Bordeau Chesnel teste l’acoustique de ses pots de rillettes

Bordeau Chesnel teste l’acoustique de ses pots de rillettes dans AGRO bordeau-chesnel-2_article

Au sein du CTTM, partenaire R&D du pôle de compétences Le Mans Acoustique, le bruit du pot de rillettes Bordeau Chesnel a été mesuré à l’aide d’une tête acoustique instrumentée qui sert pour la prise de son et d’une chambre sourde (anéchoïque) qui sert de milieu calme pour des mesures précises.

Réputée pour sa course automobile et pour ses rillettes, la métropole du Mans affiche une troisième expertise, moins connue du grand public, celle de l’acoustique. « Nous disposons du plus grand laboratoire européen dans le domaine. Il emploie 300 personnes. Le seul équivalent dans le monde se trouve à la Nasa aux Etats-Unis », indique avec chiffres à l’appui Olivier Roinson, directeur des partenariats de Le Mans Acoustique qui regroupe différents acteurs du monde de l’acoustique. Et ce, dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation.

C’est justement ce pôle de compétences que Bordeau Chesnel a contacté il y a peu pour mener une étude acoustique sur ses pots de rillettes, dans l’optique d’améliorer l’expérience de consommation de son produit phare. Une première pour ce centre qui n’avait pas encore sondé le potentiel de l’agroalimentaire ni de l’emballage.

Mesure de l’effet d’une modification d’emballage sur la perception acoustique

« Après un premier effet de surprise, nous avons pris cette demande tout à fait au sérieux et avons réalisé qu’il y avait bel et bien un potentiel pour l’acoustique dans l’agroalimentaire », ajoute le responsable. Le Centre de Transfert de Technologie du Mans (CTTM), qui est l’organe R&D du pôle, s’est penché sur cette demande émanant de la R&D de l’industriel manceau, filiale de Savencia. Il a mis en œuvre ses méthodes de psychoacoustique, discipline qui étudie le rapport entre la perception sonore de l’être humain et les bruits de son environnement. « L’industrie automobile a souvent recours à ces compétences qui mêlent les sciences physiques et cognitives, pour mesurer l’acoustique des échappements, l’insonorisation de l’habitacle, la qualité perçue d’un claquement de porte, etc. », complète Olivier Roinson. Dans le cas de Bordeau Chesnel, aucun détail n’a été divulgué, mais dans le domaine de l’emballage, la psychoacoustique pourrait permettre de mesurer l’effet d’une évolution de matériau, de forme ou de couvercle, par exemple, sur la perception du bruit de l’emballage à l’ouverture, à la refermeture, à la dépose sur une surface qu’il s’agisse de plastique, de verre ou de carton.

Déterminer objectivement la signature sonore d’un produit alimentaire

« Cela nous ouvre un nouveau champ de prospection auprès de fabricants d’emballage, ajoute Olivier Roinson. Mais aussi des marques de produits alimentaires pour déterminer objectivement la signature acoustique d’un produit au moment où on l’ouvre, où on le verse ou bien encore quand on le croque. Jusque-là, cela pouvait être mesuré de façon subjective par un jury. Avec nos méthodes, nous définissons une mesure précise de la puissance acoustique du bruit en question, de sa longueur d’onde, de sa fréquence, etc. » De quoi servir de témoin lors d’une évolution du produit.

Karine Ermenier |  18 Mai 2018 |

Plus d’information sur cette technique de psychoacoustique à lire dans Process Alimentaire de juin 2018.

Derniers commentaires

Articles récents

Et si les IA mettaient au chômage les influenceurs ?

L'influenceuse artificielle Lil Miquela

LE 13/04/2018
INTRODUCTION
Les gynoïdes (robots humanoïdes à l’apparence féminine) et autres avatars virtuels inspirent déjà des millions de followers. Mieux que les humains ? Une tribune de Virgile Brodziak, Directeur Général de J. Walter Thompson.

Parmi les figures de proue de cette transformation, Lil Miquela, une simulation digitale devenue célèbre en avril 2016 pour sa capacité à susciter la curiosité : s’agissait-il d’un projet artistique ou d’un simple coup marketing? Depuis sa création Lil Miquela a non seulement été surprise en train de sortir avec des célébrités, mais serait même aussi une source d’inspiration pour eux. Le mois dernier, le maquilleur Pat McGrath l’appelait « sa muse ». En 2016, l’actrice Lena Dunham décrivait sa fascination pour l’influenceuse virtuelle sur son site Lenny Letter.  Deux ans après, en mars 2018, Lil Miquela compte plus de 800 000 abonnés sur Instagram et défend ardemment le mouvement « Black Lives Matter ».

Sa popularité ne s’arrête pas là. Elle possède sa propre marque de vêtement, une collection de bijoux, a sorti des morceaux sur Spotify et est même apparue en couverture du New York Times Magazine en février 2018. Son discours positif et sa popularité croissante lui permettent de signer des collaborations avec des marques telles que Prada lors du #pradagifs pour leur dernière collection.

 

Alors que Lil Miquela ressemble clairement à un avatar généré par ordinateur, le personnage qu’elle incarne duplique fidèlement les réactions ou les comportements d’un humain. A l’inverse, un influenceur numérique plus récent, une femme noire appelée Shudu Gram, se revendique clairement comme étant un mannequin fictif créé par le photographe britannique Cameron-James Wilson. Wilson a commencé à poster des images de Shudu Gram sur Instagram en avril 2017. En mars 2018, elle avait gagné plus de 80 000 followers. Sa popularité est croissante et l’avatar frôle même aujourd’hui les 100 000 followers et ce malgré la récente polémique autour de son partenariat avec Fenty Beauty, la marque de Rihanna. La raison ? Le monde de la mode ne s’illustre pas franchement par sa capacité à représenter la diversité et certains internautes se sont demandé quel était l’intérêt d’avoir un recourt à un avatar plutôt que d’embaucher de vraies mannequins noires.

 

Avant eux, Kenzo avait déjà eu recourd à un avatar, Knola, pour incarner la vision créative et les valeurs de la marque. Projetée en fond de ses shows, Knola parlait en quatre langues de l’importance de la conscience écologique. Une personne en backstage contrôlait ses actions et expressions qui changeaient en temps réel. « Elle représente une vision multiculturelle de l’humanité dans le futur, » confiait Humberto Leon, directeur de création chez Kenzo, au magazine Dazed. Kenzo a également présenté Knola sur son site Web, imaginant comment elle naviguerait dans le monde en 2050.

Les influenceurs virtuels représentent un énorme potentiel pour les marques non seulement pour développer l’engagement avec les consommateurs mais aussi pour garder un contrôle total sur ce qu’incarnent leurs influenceurs. Quand les êtres humains peuvent se révéler imprévisibles, les créations digitales comme Lil Maquela et Shudu ont réussi à se faire une place, prouvant ainsi qu’un avatar virtuel peut créer une forme de connivence avec les internautes. Et si les influenceurs digitaux créent de nouvelles possibilités de connexion avec le consommateur, les avatars numériques pourraient aussi représenter le futur de la relation client.


Sur Twitter, 2/3 des échanges sont effectués par des robots

PUBLIÉ PAR ALICE HUOT LE 10/04/2018
chappie le robot
INTRODUCTION
Lorsque vous cliquez sur un lien Twitter, il y a 66% de chance pour qu’il ait été envoyé par un robot.

Une étude du Pew Research Center révèle que, sur Twitter, les « bots » représentent 66% des messages contenant des liens vers des sites web populaires. Et ils ont plutôt tendance à partager des contenus pour adulte (90%) et des sites de sport (76%). L’analyse d’1,2 millions de tweets a montré que 2/3 des liens pointant vers des sites d’informations et d’actualités ont été générés automatiquement. Les humains ne sont pas non plus à l’origine de 89% des liens vers des agrégateurs de flux.

infographie du pew research center

source : Pew Research Center

Les conditions d’utilisation de Twitter n’interdisent pas le recours aux programmes automatiquespour envoyer des messages. Le réseau social impose quand même quelques restrictions : ces utilisateurs non-humains n’ont pas le droit de s’adonner à la manipulation de masse et sont limités au partage d’« informations utiles » et de « campagnes créatives ». De toute façon, au jeu des fausses informationsles humains sont plus doués que les robots. Les chercheurs du Pew Research Center n’ont ainsi rien trouvé permettant de montrer que les informations partagées automatiquement sur Twitter suivent des biais politiques.

Les analystes du Pew Research Institute ont d’ailleurs utilisé un algorithme de machine learningpour automatiser leurs recherches. Le Botometer leur a permis de prendre en compte simultanément des milliers d’informations afin de déterminer si un lien provient d’un robot ou d’un humain.


Les chercheurs du Pew Research Center ont analysé 1,2 million de tweets en anglais sur une période la période du 27 juillet 2017 au 6 septembre 2017

Articles plus anciens

A Cyberattack in Saudi Arabia Had a Deadly Goal. Experts Fear Another Try

Le poulet FitLife de Doux soutenu en Arabie saoudite par Le Drian

Cdiscount s’invite dans la vente d’énergie

Silicon Valley – Les investissements s’envolent dans le segment de la foodtech

250.000 œufs contaminés ont été « mis sur le marché » en France

un site e commerce dans la vraie vie

CRISPR Cas9, une technique révolutionnaire pour modifier le génome

croquefeuille |
Succès Marketing |
Entre Organisation et Equit... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | 3D-Margot-Marina-Franck
| On s'amuse...
| cuisinebio