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Covid-19 : Rokid lance des lunettes de réalité augmentée affichant la température des passants

Vu ailleurs Vidéo La start-up chinoise Rokid a créé une paire de lunettes de réalité augmentée à partir de ses technologies existantes pour repérer les personnes atteintes du Covid-19 à partir de leur température corporelle. Vendu à un millier d’exemplaires, le dispositif est utilisé par des entreprises pour remplacer les points de contrôle fixes à l’entrée des bâtiments.

Covid-19 : Rokid lance des lunettes de réalité augmentée affichant la température des passants
Covid-19 : Rokid lance des lunettes de réalité augmentée affichant la température des passants © Rokid

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Covid-19 : Le port d'Anvers recourt à un bracelet connecté pour faire respecter la distanciation sociale

Les jeunes pousses entendent bien tirer parti du déconfinement de la population, suite à de longues semaines de lutte pour endiguer la pandémie de Covid-19, pour prouver l’utilité de leurs solutions. Comme le rapportent nos confrères de Reuters, c’est le cas du Chinois Rokid, à l’origine d’une paire de lunettes de réalité augmentée à même d’afficher la température des passants. Un repositionnement pour la start-up basée à Hangzhou et spécialiste du jeu vidéo, qui dit avoir conçu un modèle bien spécifique pour répondre aux besoins des autorités.

 

UN MILLIER D’UNITÉS VENDUES

Deux semaines de développement auraient suffi pour créer les lunettes T1, qui reposent en grande partie sur d’autres dispositifs de réalité augmentée précédemment mis au point par la jeune pousse. Notamment équipé d’un capteur infrarouge et d’une caméra, l’objet permet à l’utilisateur de visualiser les températures corporelles à distance grâce à un écran embarqué. Un millier d’unités auraient déjà été vendues à des pouvoirs publics, mais aussi à des entreprises ou des écoles… et la demande se ferait de plus en plus forte.

« La vérification de température à distance pourrait représenter une aide précieuse pour les pouvoirs publics. Le fait de proposer cette technologie dans un objet portatif (wearable) la rend d’autant plus pratique », a souligné auprès de Reuters Xiang Wenjie, vice-président de Rokid, précisant que sa société a levé près d’un milliard de dollars en 2018 lors d’un tour de table mené par le fonds d’investissement singapourien Temasek et le groupe bancaire Crédit suisse.

ÉVITER LES POINTS DE PRISE DE TEMPÉRATURE FIXES

La start-up chinoise affirme qu’elle continue d’améliorer sa solution dans le but d’afficher la température de plusieurs personnes simultanément pour encourager son utilisation dans des endroits très fréquentés – tels que les marchés ou les aéroports, par exemple. Selon elle, une entreprise a déjà implémenté la solution sur l’un de ses sites de Hangzhou pour remplacer les points de prise de température fixes. Installés dans la précipitation, au retour des employés après le confinement, ces derniers représentaient un casse-tête pour la société… qui a estimé que cette méthode de contrôle n’est pas assez souple pour une implémentation à long terme.

Rokid n’est pas la seule entreprise chinoise sur les rangs. KC Wearable a, pour sa part, conçu un casque connecté doté de fonctionnalités similaires et déjà adopté par les forces de l’ordre aux Emirats arabes unis. Le géant de la reconnaissance faciale SenseTime a aussi déployé des systèmes d’imagerie thermique dans de nombreuses gares à travers la Chine. Pour éviter la propagation du nouveau coronavirus, le Belge Rombit a modifié son bracelet connecté dans le but de lui permettre de garantir le bon respect de la distanciation sociale sur le lieu de travail. Interrogé par Reuters au sujet de ces dispositifs, Jin Keli, président du gestionnaire immobilier Greentown Property Management, les a jugé « très efficaces pour réaliser des mesures sans contact physique en plein milieu d’une foule ».

Contamination des aliments par les microplastiques : Eurofins propose des solutions innovantes

Depuis plus de 50 ans, la production de plastiques a explosé dans le monde avec une utilisation massive dans des produits jetables bon marché, les emballages alimentaires (PVC), les tissus et textiles (polyesters), les CD (polycarbonates). Or, s’il n’est pas correctement recyclé, le plastique constitue une menace majeure pour notre environnement et potentiellement un danger pour notre santé.
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Contamination des aliments par les microplastiques : Eurofins propose des solutions innovantes dans S DiscussionS

Définition et comparaison

Les microplastiques sont de minuscules particules, morceaux ou fibres de tous types de plastiques dont la taille est comprise entre 1 µm et 5 mm. En comparaison, le cristal de sel mesure 300 µm, le diamètre d’un cheveux 70 µm et un globule rouge 10 µm.

Les risques

N’étant pas biodégradables, les microplastiques peuvent rester dans l’environnement pendant des centaines d’années. Et cette pollution environnementale de l’eau (mers, océans, lacs, rivières), de l’air et des sols conduit à une contamination de certains aliments comme l’eau potable et en bouteille, les algues, le sel de mer, les poissons, crustacés, coquillages, voire d’autres animaux suite à l’ingestion d’insectes contaminés dans leur propre environnement direct.

Or, comme l’indique l’Anses(1), « les microplastiques peuvent présenter un danger de par leur composition, notamment du fait des additifs, potentiels contaminants chimiques, et des contaminants biologiques (bactéries) qui viennent se fixer à leur surface »

C’est pour ces raisons que de nombreuses associations environnementales militent pour que les gouvernements règlementent l’utilisation, la production et le recyclage des plastiques afin de réduire la pollution environnementale et de maintenir des écosystèmes sains. C’est ce que fait l’Union Européenne en interdisant les cotons tiges, la vaisselle jetable ou les pailles fabriquées dans ce matériau. Des études sont aussi lancées dans le monde entier afin de surveiller les plastiques et microplastiques dans l’environnement. Une étude récente du WWF International relayée par l’agence de presse Reuters(2) le 31/12/2019, montre qu’en moyenne dans le monde une personne ingèrerait potentiellement l’équivalent d’une carte de crédit en plastique par semaine (soit 20 kg dans une vie).

Les solutions Eurofins, un temps d’avance

Fort de sa stratégie d’innovation permise par son réseau international de laboratoires et dans sa volonté de toujours mieux vous accompagner sur des problématiques émergentes non encore réglementées (un avis de restriction de l’agence européenne ECHA(3) saisie depuis janvier 2018 est attendu pour juin 2020 avant examen et réglementation éventuelle par la Commission Européenne), Eurofins vous propose des solutions pour identifier la prévalence des microplastiques dans les eaux. Des développements sont en cours pour d’autres produits alimentaires comme les poissons et les fruits de mer.

Puisqu’il n’existe actuellement aucune méthode normalisée pour de telles mesures, les services R&D Eurofins ont établi des analyses robustes et fiables et vous proposent :

  • La détermination de présence de microplastiques par les technologies de spectroscopie et de microscopie FTIR (spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier), méthode la plus citée pour ce faire dans les publications scientifiques. Il s’agit d’une puissante technique qualitative et informative proposée par les laboratoires Eurofins en Norvège, Australie ou aux USA. Notre laboratoire américain dédié a d’ailleurs été le premier laboratoire à proposer sur le marché des technologies d’imagerie et de coloration NOAA (National Oceanic and Atmostpheric Administration) avec cette méthode
  • La quantification individuelle par Pyr-GC-MS (chromatographie avec injection pyrolytique) pour 8 polymères (PE, PP, PS, PVC, PET, PC, PMMA, PA6) après un processus de filtration innovant. Pour les eaux et le sel, en seulement 15 jours et pour un coût abordable, vous disposez de résultats quantitatifs donnés sous forme de concentration de masse pour répondre à la demande future de limites réglementaires. Ces analyses sont réalisées dans notre laboratoire norvégien qui est par ailleurs le seul laboratoire au monde capable de tester les particules de caoutchouc (mélange de polymères et d’autres composés qui ne peut pas être détecté avec les méthodes FTIR standard de par sa couleur noir)

Afin de vous aider dans la maîtrise de ce risque avec une vue globale, ces deux méthodes peuvent être combinées pour détecter et quantifier les microplastiques

Alors même que la réglementation n’impose pas encore de contrôle officiel, ces solutions innovantes sur les microplastiques sont  une nouvelle illustration concrète de la mission d’Eurofins de contribuer au bien-être et à la santé de tous.

(1) 2019 Les microplastiques. Anses

(2) 2019. A plateful of plastic: Visualizing the microplastic we consume. Reuters

(3) Microplastiques. ECHA: European Chemicals Agency

Fermentalg ambitieux avec Protéines France

Fermentalg ambitieux avec Protéines France
Crédit photo © Fermentalg

(Boursier.com) — Fermentalg rejoint l’association Protéines France dans le cadre du développement de sa plateforme dédiée aux protéines alternatives. Protéines France est le consortium français d’entreprises ayant pour ambition d’accélérer le développement du secteur des protéines végétales et issues de nouvelles ressources (algues, champignons, etc.) et de faire de la France un leader mondial du domaine. Coordonnée par l’IAR, le Pôle de Compétitivité dédié à la Bio-économie, l’association compte 6 membres fondateurs (Avril, Limagrain, Terreos, Terrena, Roquette et Vivescia) et 13 adhérents dont Fermentalg.

En structurant et initiant une dynamique fédératrice sur toute la chaîne de valeur, de la production des ressources (végétales, algues, insectes, micro-organismes) jusqu’aux consommateurs, Protéines France s’est imposé comme le représentant des filières des protéines végétales et alternatives. L’association participe au développement du secteur afin de saisir les opportunités de croissance et de création d’emplois offertes par l’augmentation de la demande de protéines dans le monde. Protéines France intervient notamment au Protein Summit, la conférence mondiale dédiée au secteur, en présentant l’exemple unique de la structuration des acteurs français et en animant une session stratégique visant à contribuer à la définition d’une vision du secteur à l’horizon 2030.

Avec des profils nutritionnels et environnementaux nettement différenciés par rapport à ceux des protéines végétales, les protéines de micro-algues se positionnent comme une alternative plus complète et durable aux protéines animales. Par sa maîtrise des techniques de sélection naturelle et de fermentation à échelle industrielle, Fermentalg  »vise la production de protéines algales très nutritives, avec une empreinte environnementale bien plus faible que celle des protéines animales, notamment en matière de consommation de terres arables, d’eau potable, d’engrais, de pesticides et autres polluants ». Les protéines de micro-algues sont également adaptées aux populations végétariennes et véganes, et offrent des solutions durables face à l’épuisement des ressources agricoles et à la question croissante de la souffrance animale dans les circuits de production intensive de protéine animale.

Fermentalg vise en priorité les segments de marché ou la demande en protéines alternatives est la plus forte : la nutrition pour sportifs, le ‘Weight Management’ et la nutrition médicalisée, en particulier chez les séniors.

Après avoir réalisé plusieurs campagnes de fermentation à l’échelle pilote, Fermentalg entre dans une phase de pré-industrialisation. L’objectif est une montée en échelle du procédé de fabrication afin de fournir des échantillons commerciaux à ses premiers clients dès 2020. Préalablement, les dossiers réglementaires en vue d’obtenir les autorisations de commercialisation en Europe et aux Etats-Unis vont être déposés d’ici fin octobre 2019.

« Les discussions engagées avec plusieurs partenaires industriels et commerciaux potentiels ont révélé un très fort intérêt pour les protéines algales au sein du marché en plein essor des protéines alternatives (autres que viande, poisson, lait et oeuf), qui représentait 8 milliards de dollars en 2018 et pour lequel on estime un taux de croissance annuel moyen de 7% pour la période 2017-2024″, se félicite Fermentalg.

source!: Boursier.com https://www.boursier.com/actions/actualites/news/fermentalg-ambitieux-avec-proteines-france-805264.html?rss

Uber va tester la livraison de repas en Californie

Uber s’apprête à tester la livraison de repas par drones, a annoncé le spécialiste de la réservation de voitures avec chauffeur, un concept qui combine le savoir-faire de son service Uber Eats et ses ambitions dans l’aérien.

 

Le groupe américain a annoncé, lors de son « sommet » Elevate organisé à Washington, avoir reçu l’accord des autorités pour tester auprès de vrais clients des livraisons dans la région de San Diego, au sud de la Californie (ouest). « Uber a une position unique pour se lancer dans ce défi car nous disposons du réseau de restaurants et de livreurs partenaires de Uber Eats ainsi que l’expérience et la technologie dans le domaine aérien de (notre division) Elevate », qui travaille entre autres sur de futurs « taxis volants », a expliqué Luke Fischer un des responsables de Uber Elevate.

Les drones ne remettront pas directement les repas aux clients mais les livreront dans des zones sécurisées, où un livreur Uber Eats viendra récupérer le cheeseburger ou les sushis pour les apporter au client. A terme, l’idée serait de faire atterrir les drones sur des voitures garées au plus près du client final. Uber a mis au point son propre système de contrôle aérien –baptisé Elevate Cloud Systems– qui servira à diriger les drones. Un test préliminaire a eu lieu avec McDonald’s, a précisé Uber, qui compte étendre son test grandeur nature à d’autres restaurants avant la fin de l’année.Même si le marché n’est encore que balbutiant, d’autres entreprises se lancent dans la livraison de colis ou de repas par drones.

La société a par ailleurs dévoilé son dernier véhicule autonome construit par Volvo, le XC90, qui sera « entièrement autonome » selon Uber, qui a signé en 2017 un contrat avec le constructeur automobile pour produire « des dizaines de milliers » de voitures autonomes. Le patron d’Uber Dara Khosrowshahi a déclaré mardi que des taxis entièrement autonomes n’arriveraient pas sur les routes avant au moins 15 ans. Mais avant cela, les véhicules intègreront progressivement des fonctions partiellement autonomes, avait-il estimé. Uber, qui perd des sommes colossales, cherche à se diversifier au-delà de son cœur de métier.

Par l’AFP

Le 13 juin 2019 à 21:03

 

Une plante a poussé sur la Lune

Une graine de coton aurait germé dans le petit caisson étanche emporté par la sonde Chang’e 4 qui s’est posée sur la Lune le 3 janvier. C’est la première fois que l’homme fait pousser une plante sur la Lune.

La Chine aurait fait pousser une plante sur la Lune. Pas dans le sol lunaire évidemment, mais dans un petit caisson étanche en aluminium d’un volume d’un litre et de près 3 kg emporté par la sonde Chang’e 4, qui s’est posée le 3 janvier. Ce serait une des graines de coton qui aurait germé, selon l’agence de presse officielle Xinhua. Cette dernière s’est toutefois trompée en légendant les images qu’elle a diffusées puisqu’elle a pris les trois photos prises dans le conteneur témoin resté sur Terre (ci-dessous) pour des images prises dans le caisson envoyé sur la Lune…

Les images de l'expérience-témoin restée sur Terre (ci-dessus) ont été prises pour des images réalisées dans le caisson envoyé sur la Lune...

Dès lors il semble difficile de faire confiance aux différentes sources qui reprennent l’agence. Le communiqué de l’université de Chongqing, responsable de l’expérience,ne précise pas, d’après ce que nous en comprenons (il n’est disponible qu’en chinois pour le moment), que c’est une graine de coton qui a germé sur la Lune.

Sur les 170 clichés pris au cours de l’expérience, seul un a été rendu public. Pris le 7 janvier, il semble effectivement montrer ce qui ressemble à une feuille. Notons que c’est une image historique: c’est la première fois que l’humanité fait pousser un organisme ailleurs que sur Terre (si l’on met de côté la Station spatiale internationale dans laquelle les astronautes ont déjà cultivé – et mangé! – de nombreux végétaux). Cela démontre d’une certaine manière qu’il devrait être possible de cultiver des plantes dans un environnement contrôlé le jour où l’humanité voudra s’installer dans la Lune.

» LIRE AUSSI - Premières vidéos du rover chinois sur la face cachée de la Lune

L’université précise par ailleurs qu’un caisson témoin resté sur Terre a vu germer des graines de cotons et de colza. Ce dernier était contrôlé pour que les conditions de températures, de pression, etc, soient les mêmes que celle régnant sur la Lune. Seule la gravité devait changer entre les deux dispositifs.

Les espèces de plantes envoyées par la Chine sur la Lune.

L’université donne aussi quelques précisions sur les conditions de l’expérience. Celle-ci a démarré après l’alunissage le 3 janvier. Ce n’est qu’à ce moment que l’eau a été injectée dans les différentes expériences. Les caissons comprenaient quatre plantes différentes – des graines de colza, de coton, de pomme de terre et d’arabidopsis (une plante modèle très courante en biologie) – ainsi que des larves de drosophiles et de la levure. L’idée était de recréer une petite biosphère isolée. Les plantes devaient générer l’oxygène et la nourriture nécessaires à la levure et aux mouches, qui devaient, elles, émettre en respirant le dioxyde de carbone nécessaire aux plantes. Les levures devaient enfin décomposer les déchets tout en pouvant servir de nourriture aux drosophiles.

Les mêmes graines avaient également été plantées dans des bacs ouverts gardés dans le laboratoire, après avoir observé la même période de trois mois d’hibernation que celles envoyées dans l’espace (deux mois avant le lancement, puis un mois de voyage vers la Lune avant de se poser). Trois plantes y ont germé: coton, colza et pomme de terre.

Rien ne laisse en revanche penser que la petite biosphère envoyée vers la Lune s’est développée correctement après son long périple. L’université ne donne aucune information, à notre connaissance, sur le sort des levures et des drosophiles. Elle précise simplement que les plantes qui ont germé (sans préciser lesquelles, encore une fois) ont poursuivi leur croissance jusqu’au 12 janvier, date à laquelle l’expérience a été arrêtée. La nuit tombait en effet pour une durée de 14 jours. La sonde manquant déjà cruellement d’énergie pour se réchauffer elle-même, elle ne pouvait pas en consacrer pour maintenir en vie cette petite expérience.

Ce que l’on peut dire avec certitude aujourd’hui, c’est que tout ce que le caisson contenait de vivant est désormais congelé. Et lorsque le Soleil se lèvera dans une dizaine de jours, toute cette matière organique morte devrait se décomposer rapidement. Le caisson étant étanche, ces résidus biologiques ne devraient toutefois pas contaminer la surface lunaire.

Le saviez-vous sur la pollution digitale ?

C’est quoi la pollution digitale ?

Et oui, vous avez bien lu, la pollution digitale, induite par nos usages numériques et les usines du 21ème siècle : les data centers !
La pollution digitale est produite par le parc informatique autant que par l’usage d’internet, nous sommes donc tous responsables. Tout cela s’aggrave d’années en années avec le nombre de personnes connectées et d’usages, en plus du cloud qui est très énergivore et de l’utilisation de la 4G qui a un impact énergétique très lourd : 20 fois plus élevé que l’ADSL.
Mon propos ici n’est pas de décrier le digital, mais de nous rendre tous plus conscients et donc plus responsables…
Quelques chiffres pour comprendre tout cela…
D’abord, savez-vous que si le digital était un pays, il serait le 7ème pays consommateur d’énergie. En France, les Data Centers consomment environ 10% de l’électricité du pays avec 2 58 944 antennes relais installées en France et dans les Dom-Tom, ce qui correspond à 45.72kg de déchets électriques et électroniques par seconde (source)
En 2020, 16% de la consommation mondiale d’électricité sera induite par le digital… l’activité numérique est responsable de 2% des émissions de CO2 de la planète
1 mail envoyé = 20 grammes de CO2 émis dans l’atmosphère et mettre en copie 10 personnes multiplie par 4 cet effet (vous pouvez aller sur ce site pour comprendre davantage !)
30 mails envoyés = une ampoule allumée toute la journée, sachant que chaque heure, 10 milliards de mails sont transmis dans le monde, imaginez le nombre d’ampoules ! En une heure, plus de 12 milliards de mails sont envoyés, représentant plus de  4 000 tonnes de pétrole…
L’organisation WWF explique que : « En termes d’émission de gaz à effet de serre, une journée de travail sur ordinateur correspondrait à 9 km de circulation en voiture », ou encore à « la consommation de 80 ampoules. »
Notre merveilleuse planète accueille 7.3 milliards d’êtres humains avec un nombre de smartphones actifs de 8.5 milliards !
La fabrication d’un ordinateur demande 100 fois son poids final en matières premières, sans compter que les outils numériques sont compliqués à recycler, surtout si on ajoute l’obsolescence programmée…
Ok, mais quoi faire ?
Voici des pistes sur 4 axes afin de mettre en place une stratégie d’écologie digitale :
  1. Les mails
  2. La recherche sur Internet
  3. Le matériel informatique
  4. Les impressions
Les mails
Les mails sont responsables de la principale forme de pollution numérique appelée la « pollution dormante » qui est en grande partie due au stockage des emails… Le stockage des données fait tourner l’équivalent de 5 centrales nucléaires dans le monde et le volume des données stockées double tous les deux ans !
  • organiser sa ou ses boites mails (vous en avez combien vous ?) et supprimer tous les messages qui ne sont pas utiles… sans oublier de vider la poubelle, sinon ça reste stocké, c’est ballot ! Et oui, il n’y a rien de plus polluant qu’une corbeille pleine ou qu’une boîte de spams pleine, car les data centers qui hébergent ces millions de données marchent à plein régime pendant ce temps-là…
  • Se désabonner facilement des newsletters qui ne vous intéressent pas ou plus
  • éviter les conversations par mail, préférer un coup de téléphone, plus rapide, plus efficace, et moins énergivore !
  • bannir autant que possible le bouton « répondre à tous » (lire l’article)
  • relire ses mails afin d’éviter le « mail de complément ».
  • Limiter les pièces jointes et les images peu utiles dans la signature
  • Vider régulièrement la corbeille de sa boîte mail ainsi que celle des spams et de la boîte d’envoi
La recherche sur Internet
Par exemple, la recherche online sur Google d’une pizza représente de 6 à 8 grammes en CO2 et 12 centilitres d’eau ! Pensez aux kilomètres de câbles parcourus pour trouver les réponses, c’est de l’énergie nucléaire, du charbon, du fuel de l’uranium…
  • fermer les onglets web dès que la recherche est terminée
  • Privilégier des moteurs de recherche écologiques et éthiques, comme Lilo qui finance des projets environnementaux et sociaux grâce aux revenus générés par la publicité, Ecosia qui plante des arbres…. (Lire le top 5 des moteurs de recherches solidaires)
  • Même sur les tablettes ou smartphone, désactiver les notifications et désactiver les applis non utilisées ou les supprimer
Le matériel informatique
En prendre soin et ne pas le changer tous les 4 matins, éteindre les box, éviter le cloud si ce n’est pas nécessaire.
60 millions de tonnes d’appareils numériques sont jetées chaque année (déchets d’équipement électriques et électroniques : D3E) pour seulement 5% recyclées, le digital contribue aussi, à sa manière, à l’épuisement des ressources, à la pollution de la terre, de l’air et des eaux.
Devenir conso-responsable grâce au « reconditionné » pour lutter en petit colibri contre l’obsolescence programmée technologique ! Économique et responsable, le reconditionnement vous permet de vous offrir des produits high-tech ayant déjà été utilisés, à des prix imbattables, des tablettes, smartphones, de l’électroménager qui a été envoyé dans un centre de recyclage, remis à neuf et vendus par des professionnels certifiés pour une seconde vie avec vous ! ;)
D’autres pister :
  • Débrancher son ordinateur à chaque fois que la batterie est entièrement chargée ou débrancher la prise pour adoucir la facture d’électricité.
  • Mettre son ordinateur, sa tablette ou son smartphone en mode avion lorsque l’on n’utilise pas internet, pour les recharger moins souvent.
  • Baisser la luminosité l’écran, c’est mieux pour la batterie… et pour les yeux
  • Éviter d’ouvrir 50 fenêtres de navigation, pour utiliser moins de puissance de ton ordinateur et ainsi sauver encore une fois la batterie.
Les impressions
Mieux vaut imprimer un document trop long à lire, à partir de 4 pages ou de 15 minutes, mieux vaut imprimer (papier recyclé recto-verso…)
Et quitte à imprimer, favoriser les polices d’écriture les plus fines, afin d’économiser l’encre !
Le mot de la fin…
Et je ne rappelle pas qu’il est préférable d’éteindre son ordinateur (comme tous les appareils électriques) plutôt que de les laisser en veille, vous pouvez d’ailleurs vous amuser à pratiquer quelques respirations conscientes en attendant qu’il s’allume tout frais et dispo le matin ?
Je ne suis pas technophobe mais utilisatrice responsable, et vous ?
source: http://rhconseilpme.blogs.com/saviezvous/

Comment Alibaba veut mettre l’agriculture à l’heure de l’intelligence artificielle

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Comment Alibaba veut mettre l’agriculture à l’heure de l’intelligence artificielle

• 07/06/2018

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Comment Alibaba veut mettre l’agriculture à l’heure de l’intelligence artificielle dans ACTEURS Image(1)

 Crédit : dmitry_islentev / Shutterstock

Alibaba Cloud, la filiale de cloud computing du géant chinois du e-commerce, a lancé aujourd’hui son initiative ET Agricultural Brain. Présenté à l’occasion de sa conférence cloud organisée à Shangai, le projet, déjà à l’oeuvre dans plusieurs fermes à travers le pays, utilise des technologies telles que la reconnaissance d’images, la reconnaissance vocale ou le machine-learning, afin d’optimiser les performances des exploitations. Des capteurs intelligents permettent de recueillir les données, destinées à monitorer en temps réel les conditions d’exploitation et à nourrir les algorithmes d’intelligence artificielle du programme. Alibaba donne ainsi l’exemple de l’élevage porcin : le programme peut surveiller l’activité de chaque animal pour en déduire un plan d’alimentation personnalisé, suivre son état de santé général en détectant le bétail malade et évitant les accidents, réduire les erreurs humaines, ou observer l’environnement pour tendre vers la configuration optimale.

Fournisseur de solutions technologiques

Pour déployer sa technologie avec plus d’efficacité, Alibaba préfère fournir contre redevance sa plateforme logicielle aux sociétés agricoles et aux coopératives, qui se chargent ensuite de former les agriculteurs, plutôt que d’adresser directement ces derniers. Les données recueillies resteraient propriété des clients de la solution, selon un porte-parole d’Alibaba répondant à une question du site spécialisé Tech In Asia. En plus de fournir la technologie, Alibaba aide aussi les agriculteurs de distribuer leurs produits via Tmall.com.

La communiqué de presse d’Alibaba se félicite de ses premiers résultats de son intelligence artificielle, en avançant plusieurs indicateurs de performance sur les fermes qui ont déployé le programme : ET Agricultural Brain aurait permis « d’augmenter la production annuelle d’une truie de trois nouveaux nés, tout en réduisant la mort non naturelle de 3%. On estime que le nombre de porcs par truie par an (PSY), un indicateur important de l’efficacité de l’industrie, passera à 32, ce qui renforcera l’efficacité de l’industrie chinoise sur celle des pays les plus avancés. » Tequ Group, qui utilise la solution, souhaite élever 10 millions de porcs d’ici 2020 – objectif qui selon le partenaire d’Alibaba, « ne pourrait être atteint par aucun dispositif d’automatisation ordinaire, et encore moins humain. »

Selon Simon Hu, senior vice-president du groupe Alibaba et président d’Alibaba Cloud, « L’industrie de l’agriculture et de l’élevage est un secteur stratégique qui touche la vie de milliards d’individus en Chine. À l’avenir, ET Agricultural Brain peut être adopté dans de nombreux autres secteurs, y compris la sylviculture et la pêche, aidant les entreprises et les agriculteurs individuels à accroître leur efficacité et améliorer la qualité de la production et à offrir une option plus verte et plus saine aux consommateurs. »

ET Brain, le programme global d’Alibaba

Ce programme fait partie de l’ambition globale d’Alibaba, destinée à disrupter divers pans de marché et enjeux sociétaux grâce à l’intelligence artificielle : smart cities, véhicules autonomes, production industrielle, santé, protection de l’environnement sont parmi les sujets que compte adresser Alibaba, via ET Brain. L’ambition des entreprises chinoises pour prendre le lead global en matière d’intelligence artificielle n’est plus à démontrer. Dans cette course de vitesse mondiale, elles sont pleinement soutenues par les autorités, qui affichent la volonté politique de faire du pays le champion mondial du sujet d’ici 2030, grâce à l’exécution d’un plan de développement national. En termes de technologies, la Chine s’appuie tout particulièrement sur la reconnaissance faciale, qui s’intègre chaque jour un peu plus dans le quotidien des Chinois, à des fins de consommation ou de surveillance par les autorités. Citons ainsi les licornes Megvii et SenseTime ou la start-up CloudWalk.

IA et agriculture : un marché de 2,6 milliards de dollars d’ici 2025

Mais le groupe de Jack Ma n’est pas évidemment pas le seul à vouloir utiliser l’intelligence artificielle au service de l’agriculture. Drones, machines autonomes, capteurs, outils connectés… Les perspectives du smart farming sont infinies et suscitent l’intérêt marqué des investisseurs et des entreprises. Outre les startups dédiées, les éditeurs de plateformes SaaS comme Salesforce adressent aussi ce segment avec des offres spécifiques. Le marché de l’IA en matière d’agriculture, évalué à 520 millions de dollars en 2017, devrait croître de plus de 20% par an, pour atteindre 2,6 milliards de dollars, à horizon 2025, d’après Research and Markets.

source:

A Cyberattack in Saudi Arabia Had a Deadly Goal. Experts Fear Another Try

 

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Sadara Chemical Company is a joint venture between Saudi Aramco and Dow Chemical. Its computer systems were hit by one in a string of cyberattacks last year. CreditChristophe Viseux for The New York Times

In August, a petrochemical company with a plant in Saudi Arabia was hit by a new kind of cyberassault. The attack was not designed to simply destroy data or shut down the plant, investigators believe. It was meant to sabotage the firm’s operations and trigger an explosion.

The attack was a dangerous escalation in international hacking, as faceless enemies demonstrated both the drive and the ability to inflict serious physical damage. And United States government officials, their allies and cybersecurity researchers worry that the culprits could replicate it in other countries, since thousands of industrial plants all over the world rely on the same American-engineered computer systems that were compromised.

Investigators have been tight-lipped about the August attack. They still won’t identify the company or the country where it is based and have not identified the culprits.

But the attackers were sophisticated and had plenty of time and resources, an indication that they were most likely supported by a government, according to more than a dozen people, including cybersecurity experts who have looked into the attack and asked not to be identified because of the confidentiality of the continuing investigation.

The only thing that prevented an explosion was a mistake in the attackers’ computer code, the investigators said.

The assault was the most alarming in a string of hacking attacks on petrochemical plants in Saudi Arabia. In January 2017, computers went dark at the National Industrialization Company, Tasnee for short, which is one of the few privately owned Saudi petrochemical companies. Computers also crashed 15 miles away at Sadara Chemical Company, a joint venture between the oil and chemical giants Saudi Aramco and Dow Chemical.

Within minutes of the attack at Tasnee, the hard drives inside the company’s computers were destroyed and their data wiped clean, replaced with an image of Alan Kurdithe small Syrian child who drowned off the coast of Turkey during his family’s attempt to flee that country’s civil war.

The intent of the January attacks, Tasnee officials and researchers at the security company Symantec believe, was to inflict lasting damage on the petrochemical companies and send a political message. Recovery took months.

Energy experts said the August attack could have been an attempt to complicate Crown Prince Mohammed bin Salman’s plans to encourage foreign and domestic private investment to diversify the Saudi economy and produce jobs for the country’s growing youth population.

“Not only is it an attack on the private sector, which is being touted to help promote growth in the Saudi economy, but it is also focused on the petrochemical sector, which is a core part of the Saudi economy,” said Amy Myers Jaffe, an expert on Middle East energy at the Council on Foreign Relations.

Saudi Arabia has cut oil exports in recent years to support global oil prices, a strategy central to its efforts to make a potential public offering of shares of government-controlled Saudi Aramco more attractive to international investors. The kingdom has tried to compensate for its lost revenue by expanding its petrochemical and refining industry.

Some technical details of the attack in August have been previously reported, but this is the first time the earlier attacks on Tasnee and other Saudi petrochemical companies have been reported.

Security analysts at Mandiant, a division of the security firm FireEye, are still investigating what happened in August, with the help of several companies in the United States that investigate cyberattacks on industrial control systems.

A team at Schneider Electric, which made the industrial systems that were targeted, called Triconex safety controllers, is also looking into the attack, the people who spoke to The Times said. So are the National Security Agency, the F.B.I., the Department of Homeland Security and the Pentagon’s Defense Advanced Research Projects Agency, which has been supporting research into forensic tools designed to assist hacking investigations.

All of the investigators believe the attack was most likely intended to cause an explosion that would have killed people. In the last few years, explosions at petrochemical plants in China and Mexico — though not triggered by hackers — have killed several employees, injured hundreds and forced evacuations of surrounding communities.

What worries investigators and intelligence analysts the most is that the attackers compromised Schneider’s Triconex controllers, which keep equipment operating safely by performing tasks like regulating voltage, pressure and temperatures. Those controllers are used in about 18,000 plants around the world, including nuclear and water treatment facilities, oil and gas refineries, and chemical plants.

“If attackers developed a technique against Schneider equipment in Saudi Arabia, they could very well deploy the same technique here in the United States,” said James A. Lewis, a cybersecurity expert at the Center for Strategic and International Studies, a Washington think tank.

The Triconex system was believed to be a “lock and key operation.” In other words, the safety controllers could be tweaked or dismantled only with physical contact.

So how did the hackers get in?

Investigators found an odd digital file in a computer at an engineering workstation that looked like a legitimate part of the Schneider controllers but was designed to sabotage the system. Investigators will not say how it got there, but they do not believe it was an inside job. This was the first time these systems were sabotaged remotely.

The only thing that prevented significant damage was a bug in the attackers’ computer code that inadvertently shut down the plant’s production systems.

Investigators believe that the hackers have probably fixed their mistake by now, and that it is only a matter of time before they deploy the same technique against another industrial control system. A different group could also use those tools for its own attack.

The August attack was also a significant step up from earlier attacks in Saudi Arabia. Starting on Nov. 17, 2016, computer screens at a number of Saudi government computers went dark and their hard drives were erased, according to researchers at Symantec, which investigated the attacks.

Two weeks later, the same attackers hit other Saudi targets with the same computer virus. On Jan. 23, 2017, they struck again, at Tasnee and other petrochemical firms, deploying a computer virus known as Shamoon, after a word embedded in its code.

The Shamoon virus first surfaced five years earlier at Saudi Aramco, wiping out tens of thousands of computers and replacing the data with a partial image of a burning American flag. Leon E. Panetta, the United States defense secretary at the time, said the attack could be a harbinger.

“An aggressor nation or extremist group could use these kinds of cyber tools to gain control of critical switches,” he said.

Government officials and cybersecurity experts in Saudi Arabia and the United States attributed the 2012 Shamoon attack to Iranian hackers.

“Another attacker could have adopted that code” for the January 2017 attacks, said Vikram Thakur, a senior researcher at Symantec, “but our analysis showed the likelihood it was the same perpetrator was pretty high.”

The attack in August was not a Shamoon attack. It was much more dangerous.

Investigators believe a nation-state was responsible because there was no obvious profit motive, even though the attack would have required significant financial resources. And the computer code had not been seen in any earlier assaults. Every hacking tool had been custom built.

The attackers not only had to figure out how to get into that system, they had to understand its design well enough to know the layout of the facility — what pipes went where and which valves to turn in order to trigger an explosion.

Investigators believe someone would have had to buy the same version of the Triconex safety system to figure out how it worked. The components, investigators said, could be purchased for $40,000 on eBay.

The attack has also shown the challenge of attributing with unquestionable evidence an attack to one country.

Security experts said Iran, China, Russia the United States and Israel had the technical sophistication to launch such attacks. But most of those countries had no motivation to do so. China and Russia are increasingly making energy deals with Saudi Arabia, and Israel and the United States have moved to cooperate with the kingdom against Iran.

That leaves Iran, which experts said had a growing military hacking program, although the Iranian government has denied any involvement in such attacks.

Tensions between Iran and Saudi Arabia have steadily escalated in recent years, and the conflict has drifted online.

United States officials and security analysts blamed Iranian hackers for a spate of attacks on American banks in 2012 and more recent espionage attacks on the airline industry. Iranian hackers were blamed for the 2012 Aramco attack and are also the leading suspects in the more recent Shamoon attacks.

The August attack was far more sophisticated than any previous attack originating from Iran, Mr. Thakur of Symantec said, but there is a chance Iran could have improved its hacking abilities or worked with another country, like Russia or North Korea.

Tasnee said in an email that it had hired experts from Symantec and IBM to study the attack against it. The company said it had also “completely overhauled our security standards” and started using new tools to prevent attacks.

“Being a global business,” the company said, “we believe that cybersecurity is a concern wherever you are in the world.”

Follow Nicole Perlroth and Clifford Krauss on Twitter: @nicoleperlroth and @ckrausss.

A version of this article appears in print on March 16, 2018, on Page B1 of the New York edition with the headline: How Hackers Lit a Fuse. Order ReprintsToday’s Paper|Subscribe

Steve Fankuchen

 March 16, 2018

CRISPR Cas9, une technique révolutionnaire pour modifier le génome

Une nouvelle méthode de génie génétique permet de modifier le chromosome en ôtant une zone portant un caractère à éliminer ou, au contraire, y ajouter des gènes d’intérêt

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- © Stanislav Dusko Ehrlich-Inra

Prononcez approximativement « Crisper Case 9 » ce nouvel acronyme qui s’écrit officiellement CRISPR-Cas9 (1). En tout cas, retenez ce nom qui, régulièrement, donne lieu à des articles dans la presse professionnelle mais aussi grand public et continuera à alimenter les magazines.

Au cours du séminaire Bioporc qui s’est déroulé à Rennes en décembre dernier, Alain Ducos, professeur à l’École vétérinaire de Toulouse, a présenté cette méthode de génie génétique « dont toute la communauté scientifique parle ». Elle permettrait de modifier, supprimer ou remplacer un gène des cellules animales ou végétales de façon précise, rapide et relativement peu coûteuse. Avec d’incroyables perspectives chez l’homme et chez l’animal mais avec aussi des questions éthiques, économiques et réglementaires en suspens.

Les applications potentielles de ce nouvel outil de génie génétique sont considérables : des applications biomédicales en particulier dans le traitement des maladies génétiques orphelines, des animaux modifiés tels que des moustiques qui ne pourraient plus transmettre le paludisme, et, bien entendu, des applications dans le domaine de la sélection des animaux d’élevage. Alain Ducos, professeur à l’ENVT n’a pas dissimulé son enthousiasme – mais aussi ses réserves – sur cette technique qu’il a qualifié d’emblée de révolutionnaire.

Une « paire de ciseaux génétique »

Pour schématiser, elle consiste à utiliser une enzyme bactérienne et un « dispositif de guidage », le Cas9. Celui-ci détecte la zone d’ADN où « intervenir », et l’enzyme va « couper » les deux brins qui constituent l’ADN à l’endroit précis recherché, par exemple une séquence à l’origine de maladies orphelines, d’une sensibilité aux maladies, etc. La technique permet aussi de « réparer » une anomalie en incluant une séquence d’ARN manquante (voir schéma). Voilà qui explique que la méthode ait pu être baptisée le « couteau suisse de la génétique » dans les magazines grand public.

En soi, la méthode n’est pas totalement nouvelle puisque dès les années 2000 les chercheurs étaient parvenus à produire des cellules transgéniques par micro-injection. Ce qui change c’est l’incroyable progrès qu’a apporté ce Cas9 dans la technique : plus rapide, bien plus précise et moins coûteuse que ses « ancêtres », elle offre des perspectives d’applications innombrables. « Tout étudiant en biologie de niveau Master qui dispose des équipements standards d’un laboratoire est à même de manipuler le système Crispr-Cas9 pour modifier un gène », annonce Emmanuelle Charpentier, qui n’est autre que la chercheuse française qui, avec l’américaine Jennifer Doudna, a découvert la technique en 2012. La découverte ne se limite plus aux recherches fondamentales mais va trouver très vite des applications pratiques. Elle va permettre de transférer un allèle d’intérêt existant dans une population (une race, une lignée), vers une autre population. Des chercheurs (2) sont ainsi parvenus à obtenir des porcs résistants à la souche américaine du virus du SDRP en inactivant un gène précis. Avec évidemment des perspectives commerciales qui n’auraient pas échappé à un des leaders mondiaux de la génétique porcine, à savoir PIC selon certains observateurs… Cette firme a-t-elle déjà introduit la technique dans ses outils de sélection ? Impossible de le vérifier.

Alain Ducos, professeur à l’école vétérinaire de Toulouse. « La technique CRISPR CAS9 pose de nombreuses questions d’ordre éthique, réglementaire, économique et stratégique. »
Alain Ducos, professeur à l’école vétérinaire de Toulouse. « La technique CRISPR CAS9 pose de nombreuses questions d’ordre éthique, réglementaire, économique et stratégique. » – © C. Gérard

OGM ou non OGM ?

Et c’est là une des questions majeures que pose cette manipulation génétique : les animaux qui en sont issus sont-ils considérés comme des OGM ? La question fait largement débat dans le monde entier. Alain Ducos rappelle la définition officielle (directive UE 2001/18) : « Un OGM est un organisme, à l’exception des êtres humains, dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle ». Les défenseurs de Criprs-Cas9 argumentent sur le fait que, précisément la technique permet de reproduire des modifications apparues naturellement… Par ailleurs, les modifications du génome ainsi obtenues sont quasiment indétectables. Alors comment réglementer ? Bref, autant de questions « d’ordre éthique, réglementaire, économique et stratégique », comme le souligne le chercheur qui, en tout état de cause, confirme que des sommes considérables sont aujourd’hui investies dans la recherche sur ce sujet, dans le monde entier. Enfin, les deux chercheuses ayant découvert cette technique, actuellement en procédure judiciaire aux États-Unis pour faire valoir leurs droits (et un brevet ?) sont pressenties pour recevoir un futur prix Nobel.

 

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- © Infographie Réussir

(1) Clustered Regularly Interspersed Short Palindronic Repeats
(2) Whitworth et al

Des applications multiples envisagées en élevage

Les domaines d’application du CRISPR Cas9 vont de la recherche fondamentale — applications biomédicales, thérapies humaines, maladies génétiques… —
aux applications en agriculture.
Dans le domaine de l’élevage, des recherches ont déjà été publiées sur les sujets suivants :

- des vaches, brebis ou chèvres produisant dans leurs glandes mammaires des protéines aux propriétés antimicrobiennes;
- des poulets produisant un ARN jouant le rôle de leurre pour le virus de l’influenza aviaire ;
- des porcs devenus résistants à certaines souches de SDRP;
- des bovins sans cornes;
- un système permettant d’éliminer très précocement les poussins mâles au cours de l’incubation pour les poussins destinés à la ponte ;
- des ruminants ne produisant plus de protéines allergisantes dans le lait ;
- des poules ne produisant plus de protéines allergisantes dans les œufs.
Et bien entendu, la liste n’est pas exhaustive et les recherches se poursuivent partout dans le monde, donnant lieu à de multiples publications scientifiques.

publié par: http://porc.reussir.fr/actualites/crispr-cas9-une-technique-revolutionnaire-pour-modifier-le-genome:FKCPN5PT.html

 

CAPTEURS De précieuses aides connectées pour l’agriculteur

Dans tous les gestes de l’agriculture, les capteurs permettent d’acquérir des informations et de faire des objets connectés de véritables outils d’aide à la décision pour améliorer ses pratiques, au service de l’environnement et de l’économie.

L’agriculture numérique. Extrait d’une fresque présente sur l’espace L’agriculture numérique. Extrait d’une fresque présente sur l’espace « agriculture numérique de demain » sur le stand de Terre-net Média au Sima 2017. (©Terre-net Média)En agriculture aussi, les objets connectés sont en pleine émergence. Ces outils bourrés d’électronique et capables de communiquer seront certainement plus de 50 millions en France, après 2020.

S’inspirant des avancées dans le domaine industriel, les instituts techniques et autres start-up se sont intéressés aux applications agricoles. De jour en jour, la gamme des objets connectés s’élargit donc, quitte le confidentiel pour s’installer dans le quotidien. Leur démocratisation permet aussi d’en faire baisser les prix. « Demain, nous aurons de plus en plus d’objets qui enregistreront des données et après-demain, au fur et à mesure des renouvellements, tout le matériel sera connecté », prévoit Alexandre Diaz, responsable innovation et transition numérique chez Isagri.

Un capteur enregistre des données et les transmet sous forme numérique à un ordinateur ou un smartphone.

Ce qui « connecte » un objet est la présence d’un capteur, capable d’enregistrer des données et de les transmettre sous forme numérique à un ordinateur ou un smartphone. Un capteur se compose d’une sonde qui transforme une grandeur physique (température, hydrométrie mais aussi mouvement) en impulsion électrique, d’une source d’énergie (batterie ou panneaux solaires pour travailler sans réseau électrique) et d’un module de communication sans fil. Plusieurs capteurs, parfois jusqu’à une cinquantaine sur une station météo élaborée, peuvent être combinés dans un seul appareil.

Pour transférer leurs données, les capteurs utilisent d’autres moyens de communication que nos portables « pour ne pas être dépendants de la couverture du territoire. L’utilisation des capteurs est rendu possible par le développement des communications sans fil, explique François Pinet, chercheur à l’Irstea. Si les capteurs sont assez près de l’exploitation, les transferts d’informations peuvent, par exemple, se faire  par de la communication à base de technologies ZigBee, qui créent un mini-réseau privé ». Quand la distance augmente, de nouvelles technologies ont vu le jour, comme Sigfox, un opérateur télécom spécialisé sur les applications à très bas débit, ou LoRa, une technologie basée sur les ondes radio longue portée.

« Cela permet de transmettre des données assez légères, sur une longue portée sans avoir besoin de trop d’énergie, complète Gil de Sousa, chercheur au centre Irstea de Clermont-Ferrand. Avec ces solutions, on peut travailler partout avec des objets connectés. Elles sont adaptées aux besoins agricoles car elles n’ont pas besoin de beaucoup d’énergie ».

Ces réseaux sont payants et sécurisés, ce qui permet d’être rassurés sur le transfert des données. Mais ce coût devra être intégré, comme celui de la maintenance, dans le raisonnement économique de son investissement. Mais l’échange de données « lourdes », comme par exemple les vidéos d’une caméra de surveillance, demande l’accès à internet, avec les inégalités digitales toujours fortes en zones rurales.

Gadget ou outil ?

Pour que les objets connectés dépassent la sphère des « early adopters », les friands de nouvelles technologies, il faut qu’ils apportent un réel service et que le retour sur investissement soit réel. Que permettent les capteurs ? Les plus simples sont les capteurs d’alerte : quand quelque chose ne fonctionne pas, ils vous envoient un message sur votre smartphone. On pense aux clôtures électriques qui préviennent en cas de dysfonctionnement ou des sondes thermiques qui avertissent d’un échauffement dans un stock de paille. Comme ils communiquent à distance, les capteurs permettent de s’affranchir de la distance, pour suivre les conditions hydriques de ses parcelles éloignées.

« Les détecteurs de vêlage sont certainement les capteurs les plus répandus en productions animales, avance Alexandre Diaz. Ils ont séduit les éleveurs car ils apportent un véritable retour sur investissement en termes de confort de travail dans des troupeaux de plus en plus grands où tous les animaux ne sont pas sur le même site, avec des gains chiffrables sur les performances de reproduction ».

Les capteurs allègent aussi le côté répétitif de certaines tâches et remplacent les enregistrements papier par des enregistrements informatiques transmis directement. Ils permettent d’anticiper (capteur de remplissage d’un silo) et d’organiser ses chantiers (stations météo et suivi des risques de maladies et de ravageurs).

Les capteurs sont de véritables outils d’aide au pilotage stratégique

Mais surtout, les capteurs répondent aux besoins d’une agriculture de précision, en permettant de suivre régulièrement et en détail ses cultures. Plus les outils connectés interagiront entre eux et plus on ira sur du cas par cas. Pourquoi ne pas imaginer que les capteurs de suivi d’humidité communiqueront avec un pivot qui pilotera au plus juste les apports d’eau selon les besoins réels des différentes zones de la parcelle ?

Les capteurs sont de véritables outils d’aide au pilotage stratégique. « Bien valorisées, les données d’une station météo sont une aide précieuse pour organiser ses chantiers, traiter dans de bonnes conditions, estime Alexandre Diaz. Le retour sur investissement est direct, un traitement fait au bon moment, ce sont des doses réduites et un rendement préservé ». Pour y arriver, il faut que ce que transmettent les capteurs soit analysé pour être transcrit en préconisations et en outils d’aide à la décision. Une donnée n’a de l’intérêt que si elle est valorisée. C’est l’agglomération de toutes les données collectées par différents agriculteurs qui alimentent de nouveaux modèles, pour anticiper les risques, affiner ses pratiques selon les conditions météo.

« Les agriculteurs ont tout intérêt à partager leurs données, conseille François Pinet. Après se pose la question de leurs propriétés, de leur valorisation ». Fait son chemin l’idée des plateformes collaboratives, où chacun partage ses chiffres et tire un bénéfice sous forme de conseils de la valorisation de l’ensemble des données. En même temps que la prise en main de ces nouveaux outils, les agriculteurs doivent réfléchir à l’enjeu de la collecte des données, de sa sécurité, de la propriété de ces données, de la valorisation de leur interprétation.

ven. 17 mars 2017 à 06:01 •  Cécile Julien • TERRE-NET MÉDIA

publié à: http://www.terre-net.fr/innovation-et-technologie/article/de-precieuses-aides-connectees-2894-126564.html#xtor=EREC-106-1[Le_mel_Agricole]-20160414&idemv=87356866

 

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