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À partir de 2025, le géant de l’agroalimentaire Unilever veut collecter plus de plastique qu’il n’en vend

 

La pression devient grande sur l’abus d’emballages en plastique dans l’agroalimentaire. Véritable risque pour les entreprises, deux mastodontes, Coca et PepsiCo, avaient déjà annoncé vouloir diminuer leur empreinte. Cette fois-ci, l’une des plus grandes entreprises agroalimentaires veut commercialiser moitié moins de plastique neuf d’ici 2025.

À partir de 2025, le géant de l’agroalimentaire Unilever veut collecter plus de plastique qu’il n’en vend dans ACTEURS Unilever
Unilever, l’un des leaders mondiaux de l’agroalimentaire, veut réduire son empreinte plastique.
@Unilever

Unilever, leader mondial de l’agroalimentaire et des cosmétiques, veut réduire ses emballages en plastique neuf d’ici 2025. Il répond ainsi à la pression croissante des consommateurs sur les multinationales en matière d’environnement.  »D’ici 2025, Unilever garantira une réduction de moitié de ses emballages en plastique et collectera et transformera plus d’emballages en plastique qu’il n’en commercialise », a déclaré dans un communiqué le groupe anglo-néerlandais.

Cela concerne plus de 400 marques, dont Knorr, Lipton, Magnum, ou encore Dove. Le groupe, dont l’ »empreinte plastique » est d’environ 700 000 tonnes par an, veut accélérer l’utilisation de plastique recyclé et mettre fin à l’utilisation automatique d’emballages individuels pour certains produits, comme les glaces ou les savons.

« Le plastique a sa place, mais pas dans l’environnement. Nous ne pouvons réduire les déchets plastiques qu’en agissant rapidement et en prenant des mesures radicales« , a affirmé le directeur général du groupe, Alan Jope. « Nous devons introduire de nouveaux matériaux d’emballage innovants et développer de nouveaux modèles commerciaux, tels que les emballages réutilisables« , et ceci avec « une rapidité et une intensité sans précédent« , a-t-il ajouté.

Nestlé, Coca et Pepsi en lice aussi

Unilever n’est pas la première multinationale à se plier à la pression des consommateurs sur le sujet. En août dernier, Coca-Cola et PepsiCo ont annoncé simultanément leur retrait de la Plastics Industry Association, principal lobby du secteur plastique outre-Atlantique. Coca veut collecter et recycler l’équivalent de tous ses contenants d’ici 2030. De son côté, Nestlé vise pour 2025 100 % d’emballages recyclables ou réutilisables.

Par ailleurs, fin août, le patron d’Unilever Alan Jope a déclaré que le groupe pourrait se séparer de certaines de ses marques si elles ne faisaient pas la preuve de leur durabilité. « Est-ce que ces marques peuvent rendre la société ou la planète meilleure de façon durable, sur les prochaines décennies ?« , interroge le dirigeant.  »Certaines marques peuvent améliorer leur process de fabrication, réduire les emballages ou améliorer le bien-être animal. Si elles échouent, elles seront radiées du portefeuille », explique-t-il.

Ludovic Dupin avec AFP 

pour Novethic https://www.novethic.fr/actualite/entreprise-responsable/isr-rse/a-partir-de-2025-le-geant-de-l-agroalimentaire-unilever-veut-collecter-plus-de-plastique-qu-il-n-en-vend-147775.html

Fermentalg ambitieux avec Protéines France

Fermentalg ambitieux avec Protéines France
Crédit photo © Fermentalg

(Boursier.com) — Fermentalg rejoint l’association Protéines France dans le cadre du développement de sa plateforme dédiée aux protéines alternatives. Protéines France est le consortium français d’entreprises ayant pour ambition d’accélérer le développement du secteur des protéines végétales et issues de nouvelles ressources (algues, champignons, etc.) et de faire de la France un leader mondial du domaine. Coordonnée par l’IAR, le Pôle de Compétitivité dédié à la Bio-économie, l’association compte 6 membres fondateurs (Avril, Limagrain, Terreos, Terrena, Roquette et Vivescia) et 13 adhérents dont Fermentalg.

En structurant et initiant une dynamique fédératrice sur toute la chaîne de valeur, de la production des ressources (végétales, algues, insectes, micro-organismes) jusqu’aux consommateurs, Protéines France s’est imposé comme le représentant des filières des protéines végétales et alternatives. L’association participe au développement du secteur afin de saisir les opportunités de croissance et de création d’emplois offertes par l’augmentation de la demande de protéines dans le monde. Protéines France intervient notamment au Protein Summit, la conférence mondiale dédiée au secteur, en présentant l’exemple unique de la structuration des acteurs français et en animant une session stratégique visant à contribuer à la définition d’une vision du secteur à l’horizon 2030.

Avec des profils nutritionnels et environnementaux nettement différenciés par rapport à ceux des protéines végétales, les protéines de micro-algues se positionnent comme une alternative plus complète et durable aux protéines animales. Par sa maîtrise des techniques de sélection naturelle et de fermentation à échelle industrielle, Fermentalg  »vise la production de protéines algales très nutritives, avec une empreinte environnementale bien plus faible que celle des protéines animales, notamment en matière de consommation de terres arables, d’eau potable, d’engrais, de pesticides et autres polluants ». Les protéines de micro-algues sont également adaptées aux populations végétariennes et véganes, et offrent des solutions durables face à l’épuisement des ressources agricoles et à la question croissante de la souffrance animale dans les circuits de production intensive de protéine animale.

Fermentalg vise en priorité les segments de marché ou la demande en protéines alternatives est la plus forte : la nutrition pour sportifs, le ‘Weight Management’ et la nutrition médicalisée, en particulier chez les séniors.

Après avoir réalisé plusieurs campagnes de fermentation à l’échelle pilote, Fermentalg entre dans une phase de pré-industrialisation. L’objectif est une montée en échelle du procédé de fabrication afin de fournir des échantillons commerciaux à ses premiers clients dès 2020. Préalablement, les dossiers réglementaires en vue d’obtenir les autorisations de commercialisation en Europe et aux Etats-Unis vont être déposés d’ici fin octobre 2019.

« Les discussions engagées avec plusieurs partenaires industriels et commerciaux potentiels ont révélé un très fort intérêt pour les protéines algales au sein du marché en plein essor des protéines alternatives (autres que viande, poisson, lait et oeuf), qui représentait 8 milliards de dollars en 2018 et pour lequel on estime un taux de croissance annuel moyen de 7% pour la période 2017-2024″, se félicite Fermentalg.

source!: Boursier.com https://www.boursier.com/actions/actualites/news/fermentalg-ambitieux-avec-proteines-france-805264.html?rss

Prix “C’est qui le patron” : incorrigibles Leclerc !

Prix “C’est qui le patron” : incorrigibles Leclerc !

Le 23 juillet 2019

LeclercCquiLePatron2

Annoncé en grande pompe par MEL et Nicolas Chabanne fin mai, le “deal” Leclerc / C’est qui le patron se met progressivement en place avec la “descente” des produits en magasin.

Sous-vendeur de la gamme, largement distancé par Carrefour dans le soutien à cette démarche consumériste/équitable, Leclerc promet, depuis, de devenir le meilleur élève de la classe.

Sur les volumes, l’ouverture des 600 hypers de l’enseigne à toute la gamme ou presque va produire un effet mécanique sensible. Mais le risque – si C’est qui le patron n’y prend pas garde – est d’agacer singulièrement les concurrents de Leclerc, et notamment le soutien historique Carrefour.

Car, incorrigibles, de nombreux Leclerc profitent de prix affichés sur les packs pour… vendre moins cher. Et, ce faisant, se payer une bonne tranche d’image-prix. Comme ici dans cet hyper où 13 des produits présents sont moins chers que le “bon” prix (comprendre : celui qui a été voté par les consommateurs et qui est affiché on-pack). Parfois, l’écart est énorme : 20 % sur la compote. Incorrigibles Leclerc mais… tellement prévisibles.

source: https://www.olivierdauvers.fr/2019/07/23/prix-cest-qui-le-patron-incorrigibles-leclerc/

Uber va tester la livraison de repas en Californie

Uber s’apprête à tester la livraison de repas par drones, a annoncé le spécialiste de la réservation de voitures avec chauffeur, un concept qui combine le savoir-faire de son service Uber Eats et ses ambitions dans l’aérien.

 

Le groupe américain a annoncé, lors de son « sommet » Elevate organisé à Washington, avoir reçu l’accord des autorités pour tester auprès de vrais clients des livraisons dans la région de San Diego, au sud de la Californie (ouest). « Uber a une position unique pour se lancer dans ce défi car nous disposons du réseau de restaurants et de livreurs partenaires de Uber Eats ainsi que l’expérience et la technologie dans le domaine aérien de (notre division) Elevate », qui travaille entre autres sur de futurs « taxis volants », a expliqué Luke Fischer un des responsables de Uber Elevate.

Les drones ne remettront pas directement les repas aux clients mais les livreront dans des zones sécurisées, où un livreur Uber Eats viendra récupérer le cheeseburger ou les sushis pour les apporter au client. A terme, l’idée serait de faire atterrir les drones sur des voitures garées au plus près du client final. Uber a mis au point son propre système de contrôle aérien –baptisé Elevate Cloud Systems– qui servira à diriger les drones. Un test préliminaire a eu lieu avec McDonald’s, a précisé Uber, qui compte étendre son test grandeur nature à d’autres restaurants avant la fin de l’année.Même si le marché n’est encore que balbutiant, d’autres entreprises se lancent dans la livraison de colis ou de repas par drones.

La société a par ailleurs dévoilé son dernier véhicule autonome construit par Volvo, le XC90, qui sera « entièrement autonome » selon Uber, qui a signé en 2017 un contrat avec le constructeur automobile pour produire « des dizaines de milliers » de voitures autonomes. Le patron d’Uber Dara Khosrowshahi a déclaré mardi que des taxis entièrement autonomes n’arriveraient pas sur les routes avant au moins 15 ans. Mais avant cela, les véhicules intègreront progressivement des fonctions partiellement autonomes, avait-il estimé. Uber, qui perd des sommes colossales, cherche à se diversifier au-delà de son cœur de métier.

Par l’AFP

Le 13 juin 2019 à 21:03

 

Menace sur le beurre C’est qui le patron

CQLP Beurre

C’est à la fois la force et la limite de la démarche C’est qui le patron… D’abord, en affichant le prix sur les packs de ses produits, C’est qui le patron “norme” les PVC en rayons, freinant les évolutions que les coûts matière pourraient justifier. Ensuite, en instaurant le principe d’une forme de démocratie consumériste, impossible de modifier l’un des paramètres du cahier des charges (par exemple le prix) sans l’accord des sociétaires/consommateurs. Force et limite… Car le beurre C’est qui le patron est aujourd’hui menacé, à la fois par les calculs initiaux (et trop serrés) du fournisseur et par l’évolution des marchés mondiaux des sous-produits du lait. Explications en chiffres…

Depuis l’origine, le beurre C’est qui le patron est extrêmement est compétitif, trop peut-être : 2,20 € pour 250 g, qui plus est avec la garantie bio. Mais ce prix n’est plus tenable pour le fournisseur, Sodiaal. Le prix avait été calculé sur la base d’un paiement à l’éleveur de 450 €/1 000 l. Or Sodiaal paye actuellement 466 €. Première perte en ligne donc pour la coopérative. Ensuite, Sodiaal, en acceptant le marché, estimait pouvoir revendre la poudre de lait bio restante à 3 300 € la tonne. Or la valorisation actuelle n’atteint même pas 2 000 €. Conséquence : pour assurer la pérennité de la démarche, le prix en rayon devrait passer de 2,20 € à 2,94 €. Soit la bagatelle de + 30 %. D’où l’intérêt de la consultation en cours qui indiquera déjà jusqu’où les sociétaires sont prêts à aller. S’ils répondent “non” au nouveau prix suggéré, le produit disparaîtra automatiquement des rayons. S’ils l’acceptent, l’évolution des volumes vendus en dira aussi long sur la réelle volonté des consommateurs d’être des consomm’acteurs. Voilà pourquoi, et à bien des égards, le dossier “beurre CQLP” est bigrement intéressant.
Le 09 juillet 2019

source: https://www.olivierdauvers.fr/2019/07/09/menace-sur-le-beurre-cest-qui-le-patron/

Conserves et surgelés : le marché peine à se redresser

Conserves et surgelés : le marché peine à se redresser

Après des années de pertes liées à la méfiance des Français après l’affaire de la viande de cheval, le marché des plats préparés semble aujourd’hui se relever. Les consommateurs gardent cependant une certaine méfiance vis-à-vis des plats surgelés et des conserves.

Ces dernières années ont été difficiles pour le secteur des plats cuisinés. Depuis trois ans, les ventes repartent progressivement à la hausse après des années de méfiance qui ont fait suite au scandale de la viande de cheval, provenant de l’usine Spanghero. En grandes et moyennes surfaces (qui représentent les trois quarts du marché), les ventes devraient progresser de 2,5% en 2019, soit autant qu’en 2018 selon l’analyste Xerfi France. Ainsi, à la fin de l’année, ce marché devrait atteindre au total cinq milliards d’euros et le chiffre d’affaires des fabricants de plats préparés devrait progresser de 2%.

Dégringolade depuis Spanghero et changement de méthode

En 2013, au moment du scandale de la viande de cheval, les ventes de produits cuisinés et surgelés ont lourdement chuté. Tous les secteurs étaient alors concernés, des pizzas aux plats tout faits en passant par les raviolis en conserve et les surgelés. Restaurants et fast-food s’inquiétaient comme les grandes surfaces de la méfiance des Français sur le sujet. Durant deux ou trois années, les ventes ont été incapables de se ressaisir, perdant parfois jusqu’à 50% en volume sur un an lors des pires semaines (plusieurs fois entre février et juin 2013) et près de 10% sur la seule année 2013. La perte de confiance suite à cette tromperie était alors inévitable.

L’enseigne Picard notamment a directement été impactée et a dû réagir pour rassurer les consommateurs. «Depuis cette crise, nous effectuons systématiquement des tests ADN sur tous nos produits. Nous sommes assurés désormais que nos plats préparés à base de bœuf sont 100% origine France et l’origine est systématiquement indiquée sur nos emballages», assure-t-on dans l’entreprise. Toutefois, leurs ventes ont plus nettement progressé que la moyenne. Entre 2013 et 2018, ils ont grimpé de 15%, malgré une baisse des ventes durant le scandale de près de 40%. Finalement, les seuls plats cuisinés à base de viande ont eux augmenté de 6,1% en 2017 et de 3,6% en 2018, témoignant du net rebond en place depuis deux ans.

» LIRE AUSSI - La consommation de plats préparés en chute libre

Autre gage de fiabilité, l’innovation et l’amélioration de la qualité des produits. C’est sur ce domaine que se penchent de nombreuses entreprises depuis quelque temps, se tournant parfois vers le bio et le végétal. C’est notamment le cas des plats livrés, l’objectif étant de faire repartir tous les secteurs des plats préparés et de tourner la page du scandale Spanghero.

Aujourd’hui, les produits à forte valeur ajoutée se portent mieux

Car certains produits ne rassurent pas encore totalement. En effet, en 2018, les conserves et les surgelés amenuisent les bons résultats globaux du secteur. Ces deux types de produits, dont le marché est évalué à 2,1 milliards d’euros, séduisent moins les consommateurs. En cause, la crainte de consommer des produits «ultratransformés», comme l’explique Xerfi, mêlée à la frilosité de se procurer de «l’entrée de gamme» surgelée. Pour autant, la baisse des ventes enregistrée en 2018 sur les conserves et les surgelés devrait être moins importante en 2019, notamment suite à la mise en œuvre de stratégies industrielles qui visent à moderniser ces produits. Une promesse de montée en gamme, dont témoignent les conserves bios de et les recettes dites «premium» de certaines grandes marques.

 

 

  • Mis à jour le 21/01/2019 à 17:37

 

  • Publié le 21/01/2019 à 17:04

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Ainsi, ce sont les plats jugés plus frais qui portent clairement le secteur des plats préparés. Les plats emballés ou encore les pizzas et les entrées fraîches notamment soutiennent nettement les ventes car ils profitent, eux, d’une bonne image: pratique, plus sain et relativement abordable.

LEVÉES DE FONDS EN CRYPTO-MONNAIES : FAUT-IL AVOIR PEUR DU SUCCÈS DES ICOS ?

Les levées de fonds en crypto-monnaies, baptisées ICOs (initial Coin offering) explosent. Sur les 6 premiers mois de l’année, plus de 10 milliards de dollars ont été réunis de cette manière dans le monde. En France, ce nouveau de moyen de financement en est encore à ses prémices, mais le gouvernement veut le développer. Un article est ainsi consacré à son encadrement dans la loi Pacte.

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Depuis début 2018, les ICOs ont permis de lever 10 milliards de dollars.
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Dans quelques mois, la France devrait être le premier pays au monde à avoir une réglementation sur les ICOs. Cet acronyme signifie « Initial Coins Offering », c’est-à-dire des levées de fonds en crypto-monnaies (voir le fonctionnement ci-dessous). Et celles-ci connaissent un succès fulgurant. « Une révolution est en cours, dont le bitcoin n’était que le précurseur (…) La blockchain va offrir des opportunités inédites à nos startups pour lever des fonds », assure le ministre de l’Économie Bruno Le Maire.

Selon le site de référence Coinschedule, depuis janvier plus de 400 ICO auraient permis de lever 10 milliards de dollars (8,5 milliards d’euros) dans le monde. Certaines d’entre elles, comme celle de la messagerie Telegram, ont atteint plus d’1,7 milliard de dollars ! Et selon plusieurs observateurs, des entreprises du CAC 40 seraient prêtes à se lancer…

Un mode d’émission qui préfigure l’avenir mais reste risqué

En France, si on dénombre seulement une quarantaine d’opérations de ce genre à ce jour selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), c’est que l’environnement ne s’y prêtait guère. Aussi, plusieurs startups ont réalisé d’importantes ICOs depuis la Suisse. Mais le gouvernement entend bien inverser le cours des choses.

Dans le projet de loi Pacte, présenté début juin, un article est consacré à la création d’un cadre incitatif et souple, avec un système de visa, doit permettre de les développer. Il s’agirait de la première réglementation mondiale sur les ICOs, affirme le gouvernement même si d’autres pays comme la Suisse voient les autorités de marché émettre des tampons validant la crédibilité des démarches.

Manque de garantie

L’enjeu est important. Sur ce marché non régulé, le mode d’émission des ICOs « préfigure sans doute l’avenir, mais il n’offre aujourd’hui aucune garantie réelle aux souscripteurs », souligne l’ancien sous-gouverneur de la Banque de France, Jean-Pierre Landau, dans son rapport sur les crypto-monnaies remis le 4 juillet à Bercy (1). Les arnaques sont encore fréquentes et peuvent faire perdre aux investisseurs la totalité de leur mise, avertit de son côté l’AMF.

Autre problème, ces levées de fonds émettent des actifs numériques, des jetons appelés Tokens, que les investisseurs achètent en cryptomonnaie. Mais les bénéfices qui y sont associés ne sont pas toujours très clairs : s’agit-il d’un droit de vote, de propriété, d’usage ? Il faut également se méfier de la volatilité des cours des cryptomonnaies. Ceux-ci font parfois les montagnes russes comme on a pu le voir ces derniers mois avec le bitcoin, qui a perdu plus de la moitié de sa valeur ces derniers mois.

La complexité du processus et les risques associés demandent un accompagnement que les entreprises n’hésitent plus à solliciter. C’est notamment pour cela que l’agence de communication Havas a créé une offre dédiée. « La blockchain ou les cryptomonnaies sont devenues des ‘buzzwords’ , mais il faut avoir un intérêt à ‘tokeniser’ son business model (donner accès à un service lancé par une société dans la blockchain, ndr) pour faire une levée de fonds en cryptomonnaies et ce n’est pas toujours bien compris…Chaque mois, nous recevons une centaine de projets, dont beaucoup d’ICO. Nous en retenons très peu », souligne Fabien Aufrechter, responsable d’Havas blockchain.

Ne pas tuer la dynamique

La réglementation à venir permettra-t-elle de développer cette nouvelle façon de lever de l’argent ? La consultation lancée par l’AMF avant la loi Pacte montrait qu’une large majorité des acteurs de l’économie numérique, des avocats et professionnels de la finance soutenaient l’idée d’une réglementation, souple pour assurer la sécurité des investisseurs tout en préservant l’attractivité de la France. Mais d’autres observateurs restent sceptiques sur l’urgence et la pertinence d’une telle démarche pour une technologie et un marché encore très évolutif.

« Imposer des bonnes pratiques est louable », écrit, dans une tribune (2), François-Xavier Thoorens, président et CTO d’Ark System, qui détient Ark, la plus importante crypto-monnaie française. « Il est temps en effet de moraliser le secteur ». Mais le projet de réglementation comporte des « lacunes majeures en termes monétaires, bancaires et fiscales », estime-t-il. Il craint que cela puisse « tuer le développement du secteur de la blockchain en France beaucoup plus sûrement que la concurrence étrangère ».

Béatrice Héraud @beatriceheraud 

(1) le rapport est à consulter ici 

(2) la tribune est à lire ici

 

Encadré : Comment fonctionnent les ICO ?

La première ICO (“Initial Coin Offering”) a été lancée en 2013. Ce type de levée de fonds d’un nouveau genre consiste à émettre des actifs numériques échangeables contre des cryptomonnaies, comme le bitcoin ou l’éther par exemple. Ces actifs sont des jetons, appelés tokens. Ils sont créés par l’entreprise à l’origine de l’ICO et peuvent être achetés par tout un chacun en échange de cryptomonnaies. Ces tokens ne sont pas des actions mais permettent un droit d’usage du futur service proposé par l’entreprise émettrice. Pour lancer son ICO, l’entreprise réalise une annonce publique via un executive summary qui résume l’objectif de la société puis un white paper est diffusé aux investisseurs potentiels. Les investisseurs qui participent à la levée de fonds via une cryptomonnaie reçoivent ensuite des tokens.

Les adhérents de Triskalia et D’aucy votent en faveur d’un rapprochement

Les membres des coopératives Triskalia et D’aucy se sont dits favorables, lors d’un vote, au rapprochement entre les deux structures, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2019 après avis de l’autorité de la concurrence. Le nouveau géant de l’agroalimentaire breton table sur un chiffre d’affaires de cinq milliards d’euros.

Le vote a été approuvé « à la quasi-unanimité des adhérents », ont annoncé lundi les groupes Triskalia et D’aucy dans un communiqué, lors d’une assemblée générale qui a eu lieu respectivement les 22 juin et 6 juillet. L’union des deux entités sera suivie, « à horizon de deux ans, par la fusion de D’aucy et de Triskalia dans une coopérative unique », selon ce communiqué. Ce nouveau géant, fort d’un réseau de distribution de plus de 200 magasins, va venir concurrencer les leaders Terrena (15 000 salariés, 29 000 adhérents, 5 milliards de chiffre d’affaires) et Agrial (20 000 salariés, 14 000 adhérents, 5,2 milliards de chiffre d’affaires).

Le groupe D’aucy, groupe alimentaire coopératif, rassemble 9 000 agriculteurs adhérents sur les quatre départements bretons et emploie 4 300 salariés (1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires). Il compte 28 sites industriels en France, en Hongrie et en Espagne et réalise 30 % de son chiffre d’affaires à l’international. Le groupe coopératif agricole Triskalia fédère 16 000 agriculteurs et emploie 4 800 salariés (1,9 milliard d’euros de chiffre d’affaires). La coopérative compte 35 sites industriels, dont deux en Espagne.

Consommation responsable : Après le lait, le beurre arrive en rayon pour Les éleveurs vous disent Merci !

En février dernier, Intermarché et Agromousquetaires lançaient le lait « Les éleveurs vous disent Merci ! », en co-construction avec 136 éleveurs de la Laiterie Saint Père (44). 5 mois plus tard, le seu…

Celine Agromedia | 13 juillet 2018 0

Consommation responsable : Après le lait, le beurre arrive en rayon pour Les éleveurs vous disent Merci ! dans - Pays de Loire beurre69% des consommateurs se disent prêts à payer plus cher leur produits alimentaires si c’est pour mieux rémunérer les agriculteurs.
En février dernier, Intermarché et Agromousquetaires lançaient le lait « Les éleveurs vous disent Merci ! », en co-construction avec 136 éleveurs de la Laiterie Saint Père (44). 5 mois plus tard, le seuil des 7 millions de litres vendus a été franchi. En juillet, la gamme « les éleveurs vous disent Merci ! » s’élargit, puisqu’Intermarché annonce le lancement du beurre.

30% d’éleveurs en plus

Pour Thierry Cotillard, Président d’Intermarché, «ces chiffres dépassent largement nos prévisions les plus optimistes qui étaient d’atteindre 5 millions de litres sur une année. Cela confirme l’engagement des Français en faveur d’une consommation plus responsable : ils sont 69% à se déclarer prêts à payer plus cher leur produits alimentaires si c’est pour mieux rémunérer les agriculteurs»
C’est dans ce contexte plus que favorable qu’Intermarché lance en ce début juillet 2018 son beurre doux estampillé « Les éleveurs vous disent Merci ! », le deuxième produit de la gamme.
Président de l’organisation de producteurs, Valéry Cheneau, éleveur à Saint-Père-en-Retz, se réjouit de cet engouement : «De plus en plus de producteurs, convaincus par notre démarche, nous rejoignent dans notre organisation qui compte désormais 171 éleveurs, soit 30% de plus en quelques mois ! »

La performance de l’outil de production

Yves Audo, Président d’Agromousquetaires, le pôle agroalimentaire du Groupement Les Mousquetaires, rappelle : «La performance de notre outil de production et l’absence d’intermédiaires entre producteurs, laiterie et points de vente Intermarché nous ont permis de réussir ce challenge»
Disponible dans tous les points de vente Intermarché, le lait « Les éleveurs vous disent Merci ! » se démarque par sa transparence sur la répartition du prix – clairement présentée sur le packaging. Avec une rémunération de 440 euros les 1 000 litres définie en partenariat avec les éleveurs, cette brique de lait est, dans sa catégorie, celle qui rémunère le mieux les producteurs.

Merci Bocaux, la nouvelle enseigne de produits ultra frais de Fleury-Michon

C’est dans le magasin E.Leclerc de Rueil en région parisienne que la première enseigne Merci Bocaux a été inaugurée. Un concept clé en main proposé par Esprit Frais, filiale à 100% de Fleury-Michon, dédié à la pause déjeuner sous la forme de produits ultra frais à déguster en bocaux.

Merci Bocaux

C’est dans le magasin E.Leclerc de Rueil en région parisienne, que le premier kiosque Merci Bocaux vient d’être inauguré. Le concept? Une offre large de restauration rapide de produits ultra-frais assemblés ou terminés sur place selon les recettes et présentés en bocaux. A la manoeuvre, on retrouve Fleury-Michon, ou plus exactement Esprit Frais, la filiale de l’entreprise vendéenne qui a été structurée il y a tout juste un an. Pilotée par Julien Fournier, Esprit Frais a pour mission de développer de nouveaux concepts de restauration clé en main.

L’expertise de Room Saveurs

Sur ce marché, Fleury-Michon, fort de l’acquisition de Room Saveurs, entreprise spécialisée dans la livraison de plateaux repas et de cocktails, ne part pas d’une feuille blanche. C’est justement en s’appuyant sur le réseau de fabricants de Room Saveurs qu’Esprit Frais compte bien pousser ses pions sur le marché de la restauration et des produits ultra frais. A son actif, Esprit Frais compte déjà la Saucisserie, un concept de de hot-dog artisanal à la française testé dans deux magasins Carrefour depuis le début de l’année qui doit faire encore l’objet d’ajustements.

Des produits ultra-frais

« Sur ce marché du traiteur, notre vocation n’est pas de nous substituer au magasin mais bien d’apporter des concepts clés en main avec un service différent à forte valeur ajoutée », assure Julien Fournier. C’est ainsi qu’Esprit Frais a également développé depuis 12 mois une gamme de produits snacking ultra frais sous le nom de «Par Ici ». Composée de salades sandwichs, soupes et de desserts, la carte change tous les trois mois. L’offre est implantée dans 80 magasins Franprix à Paris. « Notre valeur-ajouté va bien au-delà du produit, puisque la livraison en magasin, l’implantation en rayon et la gestion de la casse sont assurées par nos soins », détaille Julien Fournier. C’est avec ce type de service que Fleury-Michon espère ramener en GMS les clients devenus adeptes des enseignes de restauration urbaine.

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