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CHAQUE SEMAINE, NOUS AVALONS CINQ GRAMMES DE PLASTIQUE, LE POIDS D’UNE CARTE DE CRÉDIT

Avec ou sans sel ? Selon un rapport de l’université de Newcastle pour le WWF, une personne avale jusqu’à 5 grammes de plastique par semaine, l’équivalent du poids d’une carte de crédit. Nous ingurgitons ces microparticules de plastique principalement en buvant de l’eau en bouteille mais également en mangeant des fruits de mer, qui eux-mêmes avalent nos déchets plastiques.

CHAQUE SEMAINE, NOUS AVALONS CINQ GRAMMES DE PLASTIQUE, LE POIDS D’UNE CARTE DE CRÉDIT dans AGRO on-avale-jusqu-a-5-grammes-de-plastique-par-semaine
Les microparticules de plastique se trouvent notamment dans l’eau en bouteille.
©CC0

Cinq grammes. C’est le poids de plastique qu’un individu moyen ingère chaque semaine, soit le poids d’une carte de crédit, selon un rapport commandé par le WWF à l’université de Newcastle (Australie). Selon ces résultats, compilation de 50 études menées sur l’ingestion humaine de plastiques, chaque humain avalerait environ 2 000 micropièces et particules chaque semaine, soit quelque 250 grammes annuellement.

Des études ont précédemment montré que les humains ingèrent et respirent une nuée de particules de plastique chaque année, mais le défi pour les chercheurs australiens était d’en évaluer le poids. « Alors que la prise de conscience grandit quant à l’existence des microplastiques et à leur impact sur l’environnement, cette étude fournit pour la première fois un calcul précis des taux d’ingestion », a expliqué Thava Palanisami, professeur à l’Université de Newcastle. Ce qui  »contribuera à cerner les potentiels risques toxicologiques pour les humains ».

Du plastique dans l’eau, les fruits de mer, le sel…

La première source de ce plastique ingurgité est l’eau, surtout si elle est embouteillée. Selon une étude canadienne parue le 5 juin, basée sur le mode de vie d’un Américain, un adulte ingère jusqu’à 52 000 microparticules de plastique par an, auxquelles s’ajoutent 90 000 supplémentaires s’il boit uniquement de l’eau en bouteille (et 4 000 s’il se contente de l’eau du robinet).

Parmi les autres produits de consommation analysés, les fruits de mer sont aussi vecteurs de plastique. Une étude publiée en janvier 2017 par l’université de Gand, en Belgique, a montré que les consommateurs de produits de la mer (poissons, fruits de mer…) absorbent jusqu’à 11 000 microparticules de plastique chaque année. Si 99 % de ces microparticules traversent le corps humain, les 1 % restant sont absorbés par les tissus corporels. La bière et le sel sont aussi concernés.

Et si l’on prend en compte la pollution de l’air, et donc l’inhalation, ce chiffre passe à 121 000. Ces estimations variant individuellement selon le mode et le lieu de vie, ajoutait cette étude parue dans la revue Environmental Science and Technology.

Le gouvernement a saisi l’Agence de sécurité sanitaire

Pour le WWF,  »c’est un signal d’alarme pour les gouvernements : les plastiques ne polluent pas juste nos rivières et océans, ils ne tuent pas seulement la vie marine, mais ils sont en chacun d’entre nous », souligne Marco Lambertini, directeur général du WWF International, dans un communiqué.

Face à la situation, le gouvernement a annoncé avoir saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire, l’Anses.  »J’ai saisi l’Anses pour qu’elle lance une étude détaillée approfondie pour savoir clairement ce qu’il en est pour les Français », a déclaré sur RMC, Brune Poirson, secrétaire d’État à la Transition écologique,  »je veux fonder tout mon travail sur la science, je ne sais pas si cette étude est vraie, pas vraie, a tort ».

Marina Fabre, @fabre_marina avec AFP

À partir de 2025, le géant de l’agroalimentaire Unilever veut collecter plus de plastique qu’il n’en vend

 

La pression devient grande sur l’abus d’emballages en plastique dans l’agroalimentaire. Véritable risque pour les entreprises, deux mastodontes, Coca et PepsiCo, avaient déjà annoncé vouloir diminuer leur empreinte. Cette fois-ci, l’une des plus grandes entreprises agroalimentaires veut commercialiser moitié moins de plastique neuf d’ici 2025.

À partir de 2025, le géant de l’agroalimentaire Unilever veut collecter plus de plastique qu’il n’en vend dans ACTEURS Unilever
Unilever, l’un des leaders mondiaux de l’agroalimentaire, veut réduire son empreinte plastique.
@Unilever

Unilever, leader mondial de l’agroalimentaire et des cosmétiques, veut réduire ses emballages en plastique neuf d’ici 2025. Il répond ainsi à la pression croissante des consommateurs sur les multinationales en matière d’environnement.  »D’ici 2025, Unilever garantira une réduction de moitié de ses emballages en plastique et collectera et transformera plus d’emballages en plastique qu’il n’en commercialise », a déclaré dans un communiqué le groupe anglo-néerlandais.

Cela concerne plus de 400 marques, dont Knorr, Lipton, Magnum, ou encore Dove. Le groupe, dont l’ »empreinte plastique » est d’environ 700 000 tonnes par an, veut accélérer l’utilisation de plastique recyclé et mettre fin à l’utilisation automatique d’emballages individuels pour certains produits, comme les glaces ou les savons.

« Le plastique a sa place, mais pas dans l’environnement. Nous ne pouvons réduire les déchets plastiques qu’en agissant rapidement et en prenant des mesures radicales« , a affirmé le directeur général du groupe, Alan Jope. « Nous devons introduire de nouveaux matériaux d’emballage innovants et développer de nouveaux modèles commerciaux, tels que les emballages réutilisables« , et ceci avec « une rapidité et une intensité sans précédent« , a-t-il ajouté.

Nestlé, Coca et Pepsi en lice aussi

Unilever n’est pas la première multinationale à se plier à la pression des consommateurs sur le sujet. En août dernier, Coca-Cola et PepsiCo ont annoncé simultanément leur retrait de la Plastics Industry Association, principal lobby du secteur plastique outre-Atlantique. Coca veut collecter et recycler l’équivalent de tous ses contenants d’ici 2030. De son côté, Nestlé vise pour 2025 100 % d’emballages recyclables ou réutilisables.

Par ailleurs, fin août, le patron d’Unilever Alan Jope a déclaré que le groupe pourrait se séparer de certaines de ses marques si elles ne faisaient pas la preuve de leur durabilité. « Est-ce que ces marques peuvent rendre la société ou la planète meilleure de façon durable, sur les prochaines décennies ?« , interroge le dirigeant.  »Certaines marques peuvent améliorer leur process de fabrication, réduire les emballages ou améliorer le bien-être animal. Si elles échouent, elles seront radiées du portefeuille », explique-t-il.

Ludovic Dupin avec AFP 

pour Novethic https://www.novethic.fr/actualite/entreprise-responsable/isr-rse/a-partir-de-2025-le-geant-de-l-agroalimentaire-unilever-veut-collecter-plus-de-plastique-qu-il-n-en-vend-147775.html

Fermentalg ambitieux avec Protéines France

Fermentalg ambitieux avec Protéines France
Crédit photo © Fermentalg

(Boursier.com) — Fermentalg rejoint l’association Protéines France dans le cadre du développement de sa plateforme dédiée aux protéines alternatives. Protéines France est le consortium français d’entreprises ayant pour ambition d’accélérer le développement du secteur des protéines végétales et issues de nouvelles ressources (algues, champignons, etc.) et de faire de la France un leader mondial du domaine. Coordonnée par l’IAR, le Pôle de Compétitivité dédié à la Bio-économie, l’association compte 6 membres fondateurs (Avril, Limagrain, Terreos, Terrena, Roquette et Vivescia) et 13 adhérents dont Fermentalg.

En structurant et initiant une dynamique fédératrice sur toute la chaîne de valeur, de la production des ressources (végétales, algues, insectes, micro-organismes) jusqu’aux consommateurs, Protéines France s’est imposé comme le représentant des filières des protéines végétales et alternatives. L’association participe au développement du secteur afin de saisir les opportunités de croissance et de création d’emplois offertes par l’augmentation de la demande de protéines dans le monde. Protéines France intervient notamment au Protein Summit, la conférence mondiale dédiée au secteur, en présentant l’exemple unique de la structuration des acteurs français et en animant une session stratégique visant à contribuer à la définition d’une vision du secteur à l’horizon 2030.

Avec des profils nutritionnels et environnementaux nettement différenciés par rapport à ceux des protéines végétales, les protéines de micro-algues se positionnent comme une alternative plus complète et durable aux protéines animales. Par sa maîtrise des techniques de sélection naturelle et de fermentation à échelle industrielle, Fermentalg  »vise la production de protéines algales très nutritives, avec une empreinte environnementale bien plus faible que celle des protéines animales, notamment en matière de consommation de terres arables, d’eau potable, d’engrais, de pesticides et autres polluants ». Les protéines de micro-algues sont également adaptées aux populations végétariennes et véganes, et offrent des solutions durables face à l’épuisement des ressources agricoles et à la question croissante de la souffrance animale dans les circuits de production intensive de protéine animale.

Fermentalg vise en priorité les segments de marché ou la demande en protéines alternatives est la plus forte : la nutrition pour sportifs, le ‘Weight Management’ et la nutrition médicalisée, en particulier chez les séniors.

Après avoir réalisé plusieurs campagnes de fermentation à l’échelle pilote, Fermentalg entre dans une phase de pré-industrialisation. L’objectif est une montée en échelle du procédé de fabrication afin de fournir des échantillons commerciaux à ses premiers clients dès 2020. Préalablement, les dossiers réglementaires en vue d’obtenir les autorisations de commercialisation en Europe et aux Etats-Unis vont être déposés d’ici fin octobre 2019.

« Les discussions engagées avec plusieurs partenaires industriels et commerciaux potentiels ont révélé un très fort intérêt pour les protéines algales au sein du marché en plein essor des protéines alternatives (autres que viande, poisson, lait et oeuf), qui représentait 8 milliards de dollars en 2018 et pour lequel on estime un taux de croissance annuel moyen de 7% pour la période 2017-2024″, se félicite Fermentalg.

source!: Boursier.com https://www.boursier.com/actions/actualites/news/fermentalg-ambitieux-avec-proteines-france-805264.html?rss

Uberisation : la Californie adopte un projet de loi historique

Les législateurs californiens ont approuvé mardi un projet de loi qui oblige des entreprises comme Uber et Lyft à traiter leurs collaborateurs travailleurs comme des salariés. Une décision qui remet en cause l’organisation des entreprises de l’économie dite collaborative aux Etats-Unis et en Europe.

Uberisation : la Californie adopte un projet de loi historique dans ACTEURS mde2-1024x683Le contrat dit « d’adhésion » est défini unilatéralement par l’une des parties, installant le travailleur dans une insécurité financière permanente. (GettyImages/Andresr)

Mardi, les députés californiens ont approuvé un projet de loi HISTORIQUE. Celle-ci oblige des entreprises comme Uber ou Lyft à considérer leurs collaborateurs comme des salariés. Le projet de loi a été adopté par 29 voix contre 11 au Sénat de l’État et s’appliquera aux entreprises de l’économie collaborative. Le gouverneur de la Californie, Gavin Newsom, a appuyé le projet de loi porté par la députée démocrate Lorena Gonzalez. Si elle est votée, la mesure entrerait en vigueur le 1er janvier 2020 et pourrait complètement remodeler l’économie du travail et, de fait, remettre en cause le modèle économique de ces entreprises et leur survie.

Une loi qui pourrait changer le futur de l’économie californienne

La loi pourrait influencer d’autres Etats. En effet, un travail de lobbying a déjà commencé dans l’État de New-York et un projet de loi similaire avance dans l’Etat de Washington et en Oregon. Un million d’indépendants sont concernés en Californie. Pour Lorena Gonzalez, cette loi pourrait changer le futur de l’économie californienne. Si Uber n’a pas immédiatement répondu, Adrian Durbin de Lyft s’est dit déçu : « Aujourd’hui, les dirigeants politiques de notre État ont raté une occasion importante de soutenir la très grande majorité des conducteurs qui souhaitent une solution réfléchie et qui équilibre la flexibilité avec une norme de rémunération et des avantages sociaux », a-t-il exprimé dans le New York Times.

Un vent de révolte souffle en France et en Grande-Bretagne

Depuis plusieurs mois, dans le monde, de plus en plus de juges requalifient les relations de travail entre les plateformes et leurs travailleurs en contrats de travail, avec pour conséquence l’application du droit du travail et donc de ses protections (salaire minimum, congés, protection sociale…). Ainsi, en Grande-Bretagne, Uber a fait appel d’une décision d’un tribunal selon laquelle les conducteurs devaient être considérés comme des salariés. La Cour suprême du pays devrait entendre des arguments dans cette affaire l’année prochaine. En France aussi, les choses bougent. En effet, en janvier, la cour d’appel de Paris a considéré qu’un chauffeur Uber était un salarié et que la relation entre la plateforme et son chauffeur n’était pas du type client-fournisseur. La chambre sociale de la cour de cassation avait déjà condamné l’entreprise Take eat easy

La fin de l’uberisation ?

Depuis, les entreprises paniquent ! Il faut dire que toutes ou presque fonctionnent sur un business model construit pour éviter le salariat. Le contrat dit « d’adhésion » est défini unilatéralement par l’une des parties, installant le travailleur dans une insécurité financière permanente. Or on ne saurait admettre que lorsque les conditions du salariat sont remplies, les travailleurs des plateformes en soient exclus. Le travailleur qui n’a pas le droit de créer sa clientèle (interdiction de garder les coordonnées du client), qui n’a aucun pouvoir de décision sur le prix de la course, qui travaille sous le contrôle (géolocalisation notamment) de la plateforme, qui peut être sanctionné par une déconnexion forcée, est toujours un salarié.

par Adélaïde Haslé Publié le 11 septembre 2019 à 10h04

 

Prix “C’est qui le patron” : incorrigibles Leclerc !

Prix “C’est qui le patron” : incorrigibles Leclerc !

Le 23 juillet 2019

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Annoncé en grande pompe par MEL et Nicolas Chabanne fin mai, le “deal” Leclerc / C’est qui le patron se met progressivement en place avec la “descente” des produits en magasin.

Sous-vendeur de la gamme, largement distancé par Carrefour dans le soutien à cette démarche consumériste/équitable, Leclerc promet, depuis, de devenir le meilleur élève de la classe.

Sur les volumes, l’ouverture des 600 hypers de l’enseigne à toute la gamme ou presque va produire un effet mécanique sensible. Mais le risque – si C’est qui le patron n’y prend pas garde – est d’agacer singulièrement les concurrents de Leclerc, et notamment le soutien historique Carrefour.

Car, incorrigibles, de nombreux Leclerc profitent de prix affichés sur les packs pour… vendre moins cher. Et, ce faisant, se payer une bonne tranche d’image-prix. Comme ici dans cet hyper où 13 des produits présents sont moins chers que le “bon” prix (comprendre : celui qui a été voté par les consommateurs et qui est affiché on-pack). Parfois, l’écart est énorme : 20 % sur la compote. Incorrigibles Leclerc mais… tellement prévisibles.

source: https://www.olivierdauvers.fr/2019/07/23/prix-cest-qui-le-patron-incorrigibles-leclerc/

Uber va tester la livraison de repas en Californie

Uber s’apprête à tester la livraison de repas par drones, a annoncé le spécialiste de la réservation de voitures avec chauffeur, un concept qui combine le savoir-faire de son service Uber Eats et ses ambitions dans l’aérien.

 

Le groupe américain a annoncé, lors de son « sommet » Elevate organisé à Washington, avoir reçu l’accord des autorités pour tester auprès de vrais clients des livraisons dans la région de San Diego, au sud de la Californie (ouest). « Uber a une position unique pour se lancer dans ce défi car nous disposons du réseau de restaurants et de livreurs partenaires de Uber Eats ainsi que l’expérience et la technologie dans le domaine aérien de (notre division) Elevate », qui travaille entre autres sur de futurs « taxis volants », a expliqué Luke Fischer un des responsables de Uber Elevate.

Les drones ne remettront pas directement les repas aux clients mais les livreront dans des zones sécurisées, où un livreur Uber Eats viendra récupérer le cheeseburger ou les sushis pour les apporter au client. A terme, l’idée serait de faire atterrir les drones sur des voitures garées au plus près du client final. Uber a mis au point son propre système de contrôle aérien –baptisé Elevate Cloud Systems– qui servira à diriger les drones. Un test préliminaire a eu lieu avec McDonald’s, a précisé Uber, qui compte étendre son test grandeur nature à d’autres restaurants avant la fin de l’année.Même si le marché n’est encore que balbutiant, d’autres entreprises se lancent dans la livraison de colis ou de repas par drones.

La société a par ailleurs dévoilé son dernier véhicule autonome construit par Volvo, le XC90, qui sera « entièrement autonome » selon Uber, qui a signé en 2017 un contrat avec le constructeur automobile pour produire « des dizaines de milliers » de voitures autonomes. Le patron d’Uber Dara Khosrowshahi a déclaré mardi que des taxis entièrement autonomes n’arriveraient pas sur les routes avant au moins 15 ans. Mais avant cela, les véhicules intègreront progressivement des fonctions partiellement autonomes, avait-il estimé. Uber, qui perd des sommes colossales, cherche à se diversifier au-delà de son cœur de métier.

Par l’AFP

Le 13 juin 2019 à 21:03

 

Menace sur le beurre C’est qui le patron

CQLP Beurre

C’est à la fois la force et la limite de la démarche C’est qui le patron… D’abord, en affichant le prix sur les packs de ses produits, C’est qui le patron “norme” les PVC en rayons, freinant les évolutions que les coûts matière pourraient justifier. Ensuite, en instaurant le principe d’une forme de démocratie consumériste, impossible de modifier l’un des paramètres du cahier des charges (par exemple le prix) sans l’accord des sociétaires/consommateurs. Force et limite… Car le beurre C’est qui le patron est aujourd’hui menacé, à la fois par les calculs initiaux (et trop serrés) du fournisseur et par l’évolution des marchés mondiaux des sous-produits du lait. Explications en chiffres…

Depuis l’origine, le beurre C’est qui le patron est extrêmement est compétitif, trop peut-être : 2,20 € pour 250 g, qui plus est avec la garantie bio. Mais ce prix n’est plus tenable pour le fournisseur, Sodiaal. Le prix avait été calculé sur la base d’un paiement à l’éleveur de 450 €/1 000 l. Or Sodiaal paye actuellement 466 €. Première perte en ligne donc pour la coopérative. Ensuite, Sodiaal, en acceptant le marché, estimait pouvoir revendre la poudre de lait bio restante à 3 300 € la tonne. Or la valorisation actuelle n’atteint même pas 2 000 €. Conséquence : pour assurer la pérennité de la démarche, le prix en rayon devrait passer de 2,20 € à 2,94 €. Soit la bagatelle de + 30 %. D’où l’intérêt de la consultation en cours qui indiquera déjà jusqu’où les sociétaires sont prêts à aller. S’ils répondent “non” au nouveau prix suggéré, le produit disparaîtra automatiquement des rayons. S’ils l’acceptent, l’évolution des volumes vendus en dira aussi long sur la réelle volonté des consommateurs d’être des consomm’acteurs. Voilà pourquoi, et à bien des égards, le dossier “beurre CQLP” est bigrement intéressant.
Le 09 juillet 2019

source: https://www.olivierdauvers.fr/2019/07/09/menace-sur-le-beurre-cest-qui-le-patron/

Marques et transparence : Les propositions choc du think tank agroalimentaire

 jeu. 27 juin 2019 à 18:25 •  • Terre-net Média

Réunis au sein du think tank agroalimentaire, une trentaine d’acteurs agricoles et agroalimentaires ont présenté, jeudi 27 juin, 18 recommandations pour sortir l’agriculture et les filières agroalimentaires françaises des difficultés. Certaines d’entre elles – orienter la Pac vers la transition agricole, rentre totalement transparente l’origine des produits, créer « 20 marques d’excellence française » – chamboulent l’ordre agricole et agroalimentaire établi, quitte à remettre en cause le fonctionnement de filières entières, comme en viande bovine.

Table ronde lors de la présentation des 18 recommandations du think tank agroalimentaireDe gauche à droite: Olivier Dauvers, directeur du think tank agroalimentaire, Jean-Marie Séronie, agroéconomiste, Julie Davico-Pahin, fondatrice de la start’up Ombréa, Philippe Goetzmann, élu à la CCI d’Ile-de-France et Davod Barroux, des Echos. (©@LesEchosEvents)

Les représentants du think tank agroalimentaire ne voulaient pas être trop pessimistes quant à l’évolution économique des secteurs agricoles et agroalimentaires. Mais quelques chiffres, présentés en introduction de la présentation de leurs 18 recommandations « pour une nouvelle politique agricole et alimentaire »jeudi 27 juin 2019, ont suffi à brosser un panorama alarmiste. « Alors que les exportations ont progressé d’un tiers, les importations ont augmenté de moitié. Aujourd’hui, l’Allemagne exporte plus de fromages que la France », a expliqué Jean-Marc Vittori, économiste et éditorialiste aux Echos, pour qui il y a de « nombreuses raisons de s’inquiéter ».

« Depuis 2000, la production agricole stagne. Nous perdons donc des parts de marché. La France est passé de la 2e place à la 5e place en termes de parts de marché mondial derrière les États-Unis, les Pays-Bas, l’Allemagne et le Brésil » explique Olivier Dauvers, directeur du think tank, et spécialiste de la distribution et de la consommation agroalimentaire. Et bientôt à la 6e place derrière la Chine.

Il faut bousculer cette défense du modèle agricole familial à la française.

Alors comment sauver l’agriculture et les agriculteurs, la puissance agroalimentaire du pays ? « Nos recommandations vont piquer certains », prévient-il. « Il faut arrêter de croire qu’il n’y aura, demain, que des exploitations de 50 vaches allaitantes », poursuit Jean-Marc Vittori.

Des aides Pac pour accompagner la transition et non plus soutenir un revenu

L’un des leviers proposés par le think tank s’oriente logiquement vers la réforme de la Pac. « Les aides de soutien direct au revenu sont sans perspectives à long terme », juge Jean-Marie Séronie, agroéconomiste ayant participé aux réflexions. En viande bovine par exemple, les aides couplées sont pour beaucoup dans la déconnexion de la filière au marché.

« Les aides ne doivent plus être un soutien au revenu, mais un accompagnement à la transformation », tranche-t-il. Il s’agit « d’accompagner les évolutions sous deux angles : la transition agroécologique et l’économie ». « La transition agroécologique, c’est tout sauf revenir à l’agriculture des grands-parents, comme le disent certains ». L’auditoire aura compris l’allusion aux propos récents du ministre de l’agriculture. « Au contraire, c’est extrêmement technique. Il s’agira à la fois d’ exploiter le numérique et les nouvelles technologiestout en revenant au naturel, en exploitant toutes les interactions entre systèmes vivants.

L’agriculture sera gourmande, non plus en intrants, mais en connaissances.

S’il faut, selon lui, ne plus utiliser les fonds européens comme soutien au revenu des agriculteurs, les aides de la Pac doivent néanmoins aider économiquement un secteur fragile, voire en difficulté. « Les systèmes assuranciels sont une voie d’avenir. Actuellement, la Pac ne porte pas les systèmes assuranciels. Ça pourrait être un élément commun européen. » Des propos qui font allusion, là encore, mais dans le même sens cette fois, à ceux de Didier Guillaume qui souhaite une « assurance généralisée » pour les agriculteurs ».

« Industriels, arrêtez de faire semblant de soutenir l’agriculture française ! »

Si le secteur agricole doit opérer sa « transformation », le secteur agroalimentaire et la distribution sont aussi montrés comme responsables de ce déclin français face à nos concurrents internationaux. Sur le marché intérieur, le think tank exhorte les industriels à inciter les consommateurs à « consommer français ». « Seule une modification de la demande des consommateurs pourra soutenir l’offre française » et donc l’agriculture, remarque Olivier Dauvers. « Or, aujourd’hui, il n’y a pas de transparence, mais beaucoup d’hypocrisie : L’origine du produit n’est visible que si elle est valorisante. »

Aujourd’hui, il n’y a pas de transparence, mais beaucoup d’hypocrisie.

Olivier Dauvers a ainsi taclé les représentants industriels présents dans la salle, photos à l’appui. Sur une photo d’un rayon de supermarché, une conserve de lapin « origine France » côtoie un autre, quasi identique, sans mention de l’origine. « Arrêtez cette hypocrisie. Indiquez que le lapin est chinois s’il vient de là-bas ! » Selon lui, la mention de l’origine, surtout quand elle n’est pas française, orienterait davantage les consommateurs vers les produits français. Cela contribuerait à soutenir l’agriculture française.

Industriels, vous ne valorisez l’origine française que quand ça vous arrange ! Arrêtez de faire semblant de soutenir à l’agriculture française.

Cette totale transparence de l’origine ne serait possible que de deux manières : « une manière coercitive en imposant par la loi aux industriels et distributeurs de mentionner l’origine » quelle qu’elle soit, ou « un engagement des marques et des enseignes à la symétrie dans les promesses d’origine, avec la collaboration des fédérations des filières ».

À l’instar du comté, créer ou développer des marques d’excellence

Enfin, à l’export, le think tank suggère de concentrer les moyens mis en œuvre sur une vingtaine de marques, à créer ou dynamiser, et non sur des labels dans lequel le consommateur ne s’y retrouve pas. « Le comté ou le roquefort ont une valeur de marque très forte ». Mais quid des autres produits des autres filières ? Dans la filière céréalière, «  le pain à la française est un produit extraordinaire mais non valorisé », estime Philippe Goetzmann, ancien directeur des relations institutionnelles d’Auchan Retail France. « On pourrait faire de la baguette une marque à forte valeur sociétale. » Le think tank propose d’identifier des produits avec un potentiel fort à l’international, et de définir une « origine clairement identifiée et un cahier des charges amont et aval, notamment en termes de qualité sanitaire et gustative et de valeur sociétale ».

Cette démarche consistant à « construire une stratégie de filière en partant des besoins des consommateurs mondiaux et non de la production » pourrait cependant bouleverser de nombreuses logiques de filière, comme en viande bovine. « Ça fera mal à la filière bovine, en particulier aux éleveurs, mais ils doivent choisir : rester comme actuellement ou changer de modèle. »

Pour une nouvelle politique agricole et alimentaire : Les 18 recommandations du think tank agroalimentaire

Voici les 18 recommandations « faites au gouvernement et aux acteurs de la filière » :

  • Réaffirmer la mission agricole et agroalimentaire de la France
  • Repenser les périmètres et les compositions des interprofessions
  • Accepter la diversité des modèles agricoles, y compris les exploitations « agro-industrielles »
  • Limiter les distorsions dans les coûts de main-d’œuvre entre pays de l’UE
  • Remettre « le choc de simplification » à l’ordre du jour
  • Conditionner les aides à la mise en œuvre d’une réelle transition agricole
  • Revendiquer un référentiel européen
  • Assurer le contrôle du socle européen de bonnes pratiques
  • Mettre davantage en cohérence la politique agricole avec l’ensemble des politiques européennes
  • Acter le principe de non-surtransposition
  • Donner aux exploitants les moyens de gérer les aléas avec des outils assurantiels
  • Créer un observatoire des distorsions dans les conditions de production selon les pays
  • Détecter les points d’inéquité majeurs pour concentrer la négociation avec les partenaires européens
  • Accepter la remise en cause d’un modèle de « flux poussé »
  • Accroître la transparence avec la blockchain
  • Identifier 20 marques/filières d’excellence alimentaire française pour concentrer les moyens
  • Permettre réellement l’identification de l’origine des produits par le consommateur
  • Favoriser l’émergence d’un indicateur de valeur sociétale

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Une plante a poussé sur la Lune

Une graine de coton aurait germé dans le petit caisson étanche emporté par la sonde Chang’e 4 qui s’est posée sur la Lune le 3 janvier. C’est la première fois que l’homme fait pousser une plante sur la Lune.

La Chine aurait fait pousser une plante sur la Lune. Pas dans le sol lunaire évidemment, mais dans un petit caisson étanche en aluminium d’un volume d’un litre et de près 3 kg emporté par la sonde Chang’e 4, qui s’est posée le 3 janvier. Ce serait une des graines de coton qui aurait germé, selon l’agence de presse officielle Xinhua. Cette dernière s’est toutefois trompée en légendant les images qu’elle a diffusées puisqu’elle a pris les trois photos prises dans le conteneur témoin resté sur Terre (ci-dessous) pour des images prises dans le caisson envoyé sur la Lune…

Les images de l'expérience-témoin restée sur Terre (ci-dessus) ont été prises pour des images réalisées dans le caisson envoyé sur la Lune...

Dès lors il semble difficile de faire confiance aux différentes sources qui reprennent l’agence. Le communiqué de l’université de Chongqing, responsable de l’expérience,ne précise pas, d’après ce que nous en comprenons (il n’est disponible qu’en chinois pour le moment), que c’est une graine de coton qui a germé sur la Lune.

Sur les 170 clichés pris au cours de l’expérience, seul un a été rendu public. Pris le 7 janvier, il semble effectivement montrer ce qui ressemble à une feuille. Notons que c’est une image historique: c’est la première fois que l’humanité fait pousser un organisme ailleurs que sur Terre (si l’on met de côté la Station spatiale internationale dans laquelle les astronautes ont déjà cultivé – et mangé! – de nombreux végétaux). Cela démontre d’une certaine manière qu’il devrait être possible de cultiver des plantes dans un environnement contrôlé le jour où l’humanité voudra s’installer dans la Lune.

» LIRE AUSSI - Premières vidéos du rover chinois sur la face cachée de la Lune

L’université précise par ailleurs qu’un caisson témoin resté sur Terre a vu germer des graines de cotons et de colza. Ce dernier était contrôlé pour que les conditions de températures, de pression, etc, soient les mêmes que celle régnant sur la Lune. Seule la gravité devait changer entre les deux dispositifs.

Les espèces de plantes envoyées par la Chine sur la Lune.

L’université donne aussi quelques précisions sur les conditions de l’expérience. Celle-ci a démarré après l’alunissage le 3 janvier. Ce n’est qu’à ce moment que l’eau a été injectée dans les différentes expériences. Les caissons comprenaient quatre plantes différentes – des graines de colza, de coton, de pomme de terre et d’arabidopsis (une plante modèle très courante en biologie) – ainsi que des larves de drosophiles et de la levure. L’idée était de recréer une petite biosphère isolée. Les plantes devaient générer l’oxygène et la nourriture nécessaires à la levure et aux mouches, qui devaient, elles, émettre en respirant le dioxyde de carbone nécessaire aux plantes. Les levures devaient enfin décomposer les déchets tout en pouvant servir de nourriture aux drosophiles.

Les mêmes graines avaient également été plantées dans des bacs ouverts gardés dans le laboratoire, après avoir observé la même période de trois mois d’hibernation que celles envoyées dans l’espace (deux mois avant le lancement, puis un mois de voyage vers la Lune avant de se poser). Trois plantes y ont germé: coton, colza et pomme de terre.

Rien ne laisse en revanche penser que la petite biosphère envoyée vers la Lune s’est développée correctement après son long périple. L’université ne donne aucune information, à notre connaissance, sur le sort des levures et des drosophiles. Elle précise simplement que les plantes qui ont germé (sans préciser lesquelles, encore une fois) ont poursuivi leur croissance jusqu’au 12 janvier, date à laquelle l’expérience a été arrêtée. La nuit tombait en effet pour une durée de 14 jours. La sonde manquant déjà cruellement d’énergie pour se réchauffer elle-même, elle ne pouvait pas en consacrer pour maintenir en vie cette petite expérience.

Ce que l’on peut dire avec certitude aujourd’hui, c’est que tout ce que le caisson contenait de vivant est désormais congelé. Et lorsque le Soleil se lèvera dans une dizaine de jours, toute cette matière organique morte devrait se décomposer rapidement. Le caisson étant étanche, ces résidus biologiques ne devraient toutefois pas contaminer la surface lunaire.

Une carte de France pour participer aux moissons

Une carte de France pour participer aux moissons

  • FIGARO DEMAIN – Les agriculteurs qui acceptent des visiteurs à bord de leur moissonneuse-batteuse sont recensés sur une carte. Un moyen pour les novices de mieux connaître le monde agricole et pour les exploitants de partager ce temps fort de leur métier.

Un agriculteur a créé une plateforme collaborative pour permettre aux novices de découvrir les travaux à la ferme. En pleine période de moisson en France, David Forge, exploitant céréalier en Indre et Loire, a ainsi conçu une carte interactive pour permettre aux agriculteurs qui souhaitent accueillir des visiteurs dans leurs moissonneuses de se signaler.

» À écouter dans l’Esprit d’initiative sur France inter

Dans toute la France, des agriculteurs volontaires indiquent où et quand ils vont moissonner, ils ajoutent une photo de leur machine et peuvent en préciser le modèle. S’ils le souhaitent, les paysans peuvent laisser un commentaire sur la carte pour décrire ce qu’ils proposent, «Place très confortable, aux premières loges pour voir comme la nature est magique. Une petite graine semée il y a plusieurs mois en a produit cent!», écrit ainsi un agriculteur.

L’idée de ces rencontres inattendues est de «répondre à la curiosité de tout le monde, les jeunes qui s’intéressent à l’agriculture, ceux qui aiment la mécanique ou encore les curieux qui veulent connaître le métier de près!», précise David Forge, à l’origine de cette initiative. La cabine est bien insonorisée, assure l’exploitant et devient un lieu privilégié pour les échanges et les discussions.

Briser la solitude des agriculteurs et faire découvrir leur métier

Pour les agriculteurs, c’est un moyen de briser la solitude dans laquelle leur métier peut parfois les plonger et créer un lieu d’échange privilégié. D’autant que les paysans apprécient généralement de partager leur expérience. «C’est agréable de répondre aux questions, d’éduquer, d’informer sur notre métier. La moisson est le point d’orgue du métier, c’est à ce moment où l’on voit si la récolte sera bonne ou pas et de l’expliquer à notre passager», indique le céréalier basé en Indre-et-Loire qui a déjà moissonné avec des amis à bord.

L’exploitant a eu l’idée de créer ce site après avoir vu, l’an passé, plusieurs agriculteurs proposer, sur Twitter, des places dans leur moissonneuse. Parallèlement, au moment du salon de l’agriculture, une moissonneuse était exposée et les visiteurs faisaient la queue pour pouvoir monter dans la machine qui restait pourtant immobile! L’agriculteur a ainsi voulu centraliser les offres pour permettre aux novices de vivre cette expérience grandeur nature.

Le site créé ce lundi recense déjà des dizaines de propositions d’agriculteurs. De fait, David Forge est très présent sur les réseaux sociaux et sur YouTube avec plusieurs dizaines de vidéos publiées depuis trois ans. Celui qui a été reçu à l’Élysée par Emmanuel Macron compte en effet près de 40.000 abonnés à qui il dévoile son quotidien de paysan reconverti après avoir repris la ferme familiale. Parmi ses vidéos les plus vues (près de 200.000) figurent celles avec sa moissonneuse-batteuse.

Pour que la rencontre soit fructueuse, David Forge recommande aux visiteurs de rester au moins deux heures dans la machine, d’apporter quelques friandises et des boissons fraîches pour rendre le voyage encore plus convivial!


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