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La Chine ferme une usine de viande fournissant McDonald’s et KFC

Un site de production à Shanghai du fournisseur américain OSI Group, le 20 juillet 2014
Un site de production à Shanghai du fournisseur américain OSI Group, le 20 juillet 2014 (Photo STR. AFP)

La ville de Shanghai a fermé une usine du fournisseur américain OSI Group après qu’il a vendu de la viande périmée à de grandes entreprises de restauration dont McDonald’s et KFC, ont annoncé les autorités lundi, dans ce qui semble être le dernier scandale alimentaire chinois.

Selon la télévision shanghaïenne, qui a rapporté les premières allégations, les employés de l’usine d’OSI en Chine mélangeaient de la viande périmée à de la viande fraîche et ont délibérément faussé l’enquête des contrôleurs de qualité envoyés par McDonald’s.

Parmi les autres clients de l’usine figuraient les chaînes Burger King, Papa John’s Pizza, Starbucks coffee et Subway, a rapporté le Shanghai Daily lundi.

Les responsables locaux ont fermé l’usine dimanche et auraient saisi des produits qui utilisaient de la viande périmée, d’après un communiqué de l’administration en charge de la sécurité alimentaire.

Selon cet organisme, la police enquête et menace de «représailles sévères» pour des cas similaires à l’avenir.

McDonald’s a déclaré dans un communiqué avoir «immédiatement» arrêté d’utiliser la production de cette usine et le groupe de restauration Yum a indiqué que ses restaurants KFC et Pizza Hut avaient également cessé de servir de cette viande.

KFC avait déjà rencontré des problèmes en 2012 quand des niveaux indus d’antibiotiques avaient été découverts dans ses poulets.

La Chine a été ébranlée par une série de problèmes de sécurité alimentaire dus à l’application laxiste de la réglementation en la matière, et aux stratégies de certains producteurs pour la contourner.

L’un des plus gros scandales remonte à 2008, lorsqu’il a été avéré que de la mélamine, une substance toxique, avait été ajoutée à des laits pour bébés, tuant au moins six d’entre eux et rendant 300.000 personnes malades.

Le géant de la grande distribution américaine Walmart a indiqué au début de l’année qu’il renforcerait les inspections de ses fournisseurs chinois, après qu’il a été forcé de rappeler de la viande d’âne qui s’était avérée contenir du renard.

L’année dernière, la Chine a arrêté des centaines de personnes pour des délits liés à la sécurité alimentaire, notamment la vente de viande de rat et de renard étiquetée comme du boeuf et du mouton, après une campagne de répression de trois mois, a indiqué la police.

AFP

Publié par Libération.fr à http://www.liberation.fr/economie/2014/07/21/la-chine-ferme-une-usine-de-viande-fournissant-mcdonald-s-et-kfc_1067641

La mention « Fait maison » fait son apparition dans la restauration

  • La mention « Fait maison » apparition restauration

    La mention « Fait maison » fait son apparition dans la restauration

Les conditions dans lesquelles la mention « Fait maison » peut être apposée sur les cartes des restaurants ont été précisées.

Destinée à « mieux informer les consommateurs sur les plats qui leur sont servis et à valoriser le métier de cuisinier », la fameuse mention « Fait maison » peut désormais figurer sur les menus proposés par les restaurants et les entreprises de plats préparés à emporter. En effet, le décret qui devait préciser les conditions d’utilisation de cette mention a été récemment publié.

Des produits bruts, mais pas forcément frais

Ainsi, le texte, très attendu par la profession, précise ce qu’il faut entendre par plat « fait maison ». Il s’agit des plats cuisinés sur place à partir de produits bruts, c’est-à-dire n’ayant subi aucune modification importante, y compris par chauffage, marinage ou assemblage. Le but étant de distinguer ces plats des plats industriels, simplement réchauffés ou assemblés sur place. Une sauce toute prête, par exemple, ne répond pas aux critères du « fait maison ».

Un certain nombre de produits, énumérés par le décret, peuvent toutefois entrer dans la composition d’un plat « fait maison » bien qu’ils aient été transformés ailleurs. Il s’agit :

- des salaisons, saurisseries et charcuteries, à l’exception des terrines et des pâtés ;

- des fromages, des matières grasses alimentaires, de la crème fraîche et du lait ;

- du pain, des farines et des biscuits secs ;

- des légumes et fruits secs et confits ;

- des pâtes et des céréales ;

- de la choucroute crue et des abats blanchis ;

- de la levure, du sucre et de la gélatine ;

- des condiments, épices, aromates, concentrés, du chocolat, du café, des tisanes, thés et infusions ;

- des sirops, vins, alcools et liqueurs ;

- de la pâte feuilletée crue ;

- et, sous réserve d’en informer par écrit le consommateur, des fonds blancs, bruns et fumets.

De même, les légumes déjà épluchés et découpés, à l’exception des pommes de terre (qui doivent être entièrement préparées, notamment en frites ou en purée, par le restaurateur), la viande hachée ou désossée, la viande ou le poisson découpé et les produits fumés, salés, surgelés ou conditionnés sous vide peuvent également être utilisés dans les plats « faits maison ».

Des plats élaborés sur place

Un plat « fait maison » doit normalement être élaboré dans les locaux de l’établissement dans lequel il est proposé à la vente ou à la consommation. Il ne peut être conçu dans un lieu différent que dans le cadre d’une activité de traiteur organisateur de réception ou dans le cadre d’une activité de commerce ambulant (foires, marchés, manifestations de plein air).

La mention « fait maison » indiquée de façon visible

Les restaurateurs doivent indiquer de manière visible par tous les consommateurs la mention : « Les plats faits maison sont élaborés sur place à partir de produits bruts ». Lorsque l’ensemble des plats proposés est fait maison, cette mention ou le logo peuvent figurer à un endroit unique visible par tous les consommateurs. Ils peuvent figurer, le cas échéant, pour chacun des plats sur les supports utilisés pour les présenter.

En pratique : le logo certifiant le « Fait maison », qui représente une casserole sur laquelle est posé le toit d’une maison, est disponible sur le site Internet du ministère de l’Economie www.economie.gouv.fr. Il est imprimable ou reproductible à la main.

Décret n° 2014-797 du 11 juillet 2014, JO du 13

Arrêté du 11 juillet 2014, JO du 13

En savoir plus sur http://business.lesechos.fr/entrepreneurs/juridique/4506127-la-mention-fait-maison-fait-son-apparition-dans-la-restauration-101790.php?xtor=EPR-22-[entrepreneurs]-20140722-[s=542199_n=10_c=_]-1813589@2&quOkqDwg2H3S25Lf.99

Fait maison, décret bidon

L'idée du « fait maison » est désormais inscrite dans la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation.

En voilà une idée qu’elle était bonne : distinguer les restaurants qui cuisinent chez eux des produits frais de ceux qui assemblent des plats en kit fournis par l’industrie agroalimentaire. Tout le monde était d’accord. Les organisations professionnelles, soudain stupéfaites d’apprendre que 75 % de leurs membres s’approvisionnaient chez Metro ; le premier cercle des chefs étoilés, inquiets de la dégradation de l’image de la gastronomie française et de la disparition du savoir-faire ; les consommateurs, enfin, de plus en plus soucieux de l’origine de leur assiette et n’allant plus au restaurant pour payer bonbon des plats préparés, disponibles en grandes surfaces. Les instances politiques, attentives à la demande populaire et soucieuses de la réputation du pays, ont réagi.

Tout a commencé par l’amendement Siré en octobre 2011 sous la précédente mandature. Dans un souci d’information du consommateur, ce député UMP des Pyrénées-Orientales proposait de préciser sur la carte si « les plats ont été confectionnés ou non dans l’établissement et sont à base de produits frais ». Le texte est passé d’une chambre à l’autre et a fini, vidé de sa substance, dans un tiroir parlementaire à l’heure de la présidentielle.

Au sujet de l’amendement Siré : L’astérisque et l’étiquette

Il a fallu l’arrivée de Benoît Hamon au ministère de l’artisanat, du commerce et du tourisme pour réactiver la machine législative autour d’une idée, le « fait maison », désormais inscrite dans la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation.

« Un plat « fait maison » est élaboré sur place à partir de produits bruts. Des produits, déterminés par voie réglementaire, peuvent entrer dans la composition des plats « faits maison » après avoir subi une transformation de leur état brut nécessaire à leur utilisation. » Autant dire que le décret d’application était attendu avec fébrilité, la loi devant entrer en vigueur dès l’été.

UNE SEULE EXCEPTION : LES FRITES CONGELÉES

Le fameux texte doit paraître incessamment au Journal officiel sous la signature de Carole Delga, la nouvelle secrétaire d’Etat en charge du dossier. Dans sa version quasi définitive, l’article II indique : « Peuvent entrer dans la composition d’un plat « fait maison », les produits qui ont été tranchés, coupés, broyés, hachés, nettoyés, désossés, dépouillés, décortiqués, taillés, moulus ou broyés, fumés, salés, réfrigérés, congelés, surgelés ou décongelés. »

En découvrant ces lignes, j’ai compris que la messe était dite et que les lobbys de l’agroalimentaire avaient eu gain de cause : tous les produits bruts congelés – les branches d’épinard comme les crevettes – pourront figurer dans un plat « fait maison », qui sera dispensé de facto de mentionner sur la carte qu’il en contient. Rusé ! Une seule exception : les frites congelées ne sont pas acceptées, de peur que McDo et compagnie ne puissent vendre du « fait maison ».

La pâte feuilletée, les fonds de tarte, les glaces, les blancs et les jaunes d’œuf séparés vendus au litre, les fonds de sauce blancs, bruns et fumets et la mayonnaise (pour des motifs hygiénistes) sont aussi autorisés. Cerise sur le gâteau, le restaurateur peut utiliser des produits transformés ailleurs, « dès lors que la marque du produit ou le nom du professionnel qui l’a fabriqué est expressément indiqué » ! Autrement dit, les lasagnes de bœuf Spanghero ou l’andouillette à Bobosse mentionnées comme telles peuvent figurer au menu du « fait maison ».

CE DÉCRET VIDE LA LOI DE SON ESPRIT

S’il convient ici de rappeler que les produits de l’industrie agroalimentaire sont parfaitement comestibles (à quelques scandales près), il est néanmoins permis de constater que ce décret vide la loi de son esprit : permettre au client dedistinguer le restaurant qui cuisine chez lui des produits frais de la masse de ceux qui offrent des plats venus d’ailleurs et sans CV.

L’idée était également d’encourager les circuits courts, l’approvisionnement local et la création d’emplois, indispensables dans les établissements qui épluchent les légumes, lèvent les filets de poisson et brident les volailles. La cascade de dérogations ruine ces espoirs qu’un logo « fait maison » ne suffira pas à instaurer.

Les syndicats sont partagés sur le texte : insuffisant selon l’Umih (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) ; « premier pas positif » selon le Synhorcat (Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs). Il sera intéressant d’évaluer le succès de ce logo qui exposera ceux qui l’affichent aux contrôles de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.

On assure au ministère qu’ils seront à caractère pédagogique dans un premier temps, mais chacun sait le peu d’engouement de la profession pour ce genre de pratiques. Au final, ce texte ne satisfait ni la profession ni les partisans du vrai fait maison, et n’éclairera guère les clients. Un décret dans l’air du temps : mou.

Publié sur LeMonde.fr par JP Gené Chroniqueur M le Magazine

du Monde | 10.07.2014 à 15h58  à http://www.lemonde.fr/le-magazine/article/2014/07/10/fait-maison-decret-bidon_4454963_1616923.html

Lire aussi : Les insuffisances du label « fait maison »

Agroalimentaire : Carrefour recule face à l’INAO

Carrefour vient de retirer son logo Origine et Qualité sur les quatre vingt produits que l’enseigne souhaitait afficher comme de terroir et de qualité. C’est une victoire pour les défenseurs des AOC.

Le Logo de Carrefour retiré © France 3 Basse Normandie
© France 3 Basse Normandie Le Logo de Carrefour retiré
 L’affaire remonte au dernier salon de l’agriculture, en février dernier, à Paris. Des présidents d’AOC fromagères ( Camembert, Pont l’Evéque et Comté) manifestaient leur colère face à l’enseigne Carrefour qui lançait une campagne de publicité  sur sa nouvelle marque générique : Origine et Qualité.
Tentative d’usurpation d’un signe de qualité publique ou bluff marketing ?
Carrefour vient d’enlever les sigles bleus des produits dont elle souhaitait faire la promotion…
Rappel des faits et réactions des professionnels : Rémy Mauger et Loïc Blache

Voir la vidéo

Carrefour renonce face à l’INAO
Publié sur France3 Régions à http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/2014/07/15/agroalimentaire-carrefour-recule-face-l-inao-517707.html
Par Sabine Daniel

  • le 16/07/2014

L’agroalimentaire à l’offensive contre l’étiquetage des OGM aux Etats-Unis

WASHINGTON, 06 fév 2014 (AFP) – L’industrie agroalimentaire américaine a lancé jeudi une nouvelle offensive pour défendre les OGM, contenus dans 80 % des aliments aux Etats-Unis, rejetant avec force tout étiquetage obligatoire.

Cette initiative menée par une coalition d’organisations agroalimentaires intervient alors qu’une bataille sur l’étiquetage des organismes génétiquement modifiés (OGM) bat son plein dans le pays. Les projets de lois se sont multipliés dans une vingtaine d’Etats en faveur de labels signalant au consommateur que tel ou tel produit en contient. Un tel étiquetage est obligatoire dans une soixantaine de pays dans le monde.

La coalition formée de 29 membres dont la puissante Grocery Manufacturers Association, qui représente les grands groupes agroalimentaires et agrochimiques américains, lance un appel au Congrès « pour rapidement trouver une solution au niveau fédéral qui établirait des normes de sécurité et d’étiquetage des aliments et des boissons produits avec des OGM ». « Une solution fédérale à la question de l’étiquetage des OGM renforcerait la confiance des consommateurs dans la sûreté des aliments aux Etats-Unis, en réaffirmant le rôle de l’Agence des produits alimentaires et des médicaments (FDA) comme seule autorité nationale sur l’étiquetage de ces produits », a fait valoir lors d’une conférence de presse Martin Barbre, le président du Groupement américain des producteurs de maïs. Une telle approche dissiperait « la confusion et l’incertitude d’un patchwork de lois de 50 Etats sur la sûreté et l’étiquetage des OGM », estime la coalition.

Celle-ci propose de rendre obligatoire un examen par la FDA de la sûreté de nouvelles technologiesd’OGM avant qu’elles puissent être commercialisées. Aujourd’hui, l’agence se contente de prendre pour argent comptant ce que déclarent les entreprises, sans contre-vérification.

« LES OGM SONT NÉCESSAIRES »

Concernant les OGM, la coalition propose un étiquetage obligatoire seulement si les autorités constatent qu’un de ces produits pose un risque pour le consommateur. En revanche, insistent les groupes agroalimentaires, « il n’y a aucune raison d’imposer un étiquetage pour tous les produits OGM jugés sûrs », soit la quasi-totalité.

La coalition propose en outre que la FDA établisse des normes fédérales pour les sociétés qui volontairement étiquetteraient leurs produits pour indiquer la présence ou non d’OGM. Enfin, elle demande à ce que la FDA « définisse le terme « produit naturel » » pouvant être appliqué par les sociétés agroalimentaires à leurs produits, permettant de créer un cadre légal de référence pour l’industrie et les consommateurs. « Aujourd’hui, 80 % de notre alimentation contient des OGM dont le maïs et le soja, et il n’y a pas une seule étude scientifique qui montre que ces aliments sont différents des autres », a souligné devant la presse Pamela Bailey, présidente de la Grocery Manufacturers Association.

« Les lois régissant la sûreté et l’étiquetage de nos aliments ne devraient pas être décidées par des campagnes politiques ou des législatures des Etats mais par la FDA », a-t-elle aussi martelé. « Les aliments produits avec des OGM sont sûrs et présentent nombre de bienfaits importants pour le public et la planète », a dit Pamela Bailey, précisant que les cultures OGM nécessitent moins d’eau et de pesticides.

« Avec une population mondiale qui devrait passer de sept à neuf milliards de personnes d’ici 2050, nous aurons besoin de produire 70 % d’aliments en plus et les OGM sont nécessaires », a-t-elle ajouté.

Selon un sondage du New York Times fin 2013, 93 % des Américains sont favorables à l’étiquetage des OGM. Pour Andrew Kimbrell, directeur du « Center for Food Safety », un groupe de défense des consommateurs, cette nouvelle coalition de puissants intérêts est une nouvelle tentative pour contrecarrer les pressions en faveur de l’étiquetage des OGM. « Ils savent que le mouvement dans le public en faveur de l’étiquetage des OGM grandit et que ce n’est qu’une question de temps », a-t-il ajouté dans un communiqué.

Andrew Kimbrell rappelle que ces sociétés agroalimentaires ont dépensé près de 70 millions de dollars en Californie et dans l’Oregon pour faire échouer des projets de lois rendant obligatoire l’étiquetage. Cette question est également un point épineux des discussions entre les Etats-Unis et l’Union européenne sur la création d’une zone de libre échange transatlantique.

Publié par Terre-net à http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/economie-social/article/l-agroalimentaire-a-l-offensive-contre-l-etiquetage-des-ogm-202-97974.html

Les Dix Géants De L’agroalimentaire Émettent Un Total De 263,7 Millions De Tonnes De GES, Soit Plus Que La Finlande, La Suède, Le Danemark Et La Norvège Réunis

Les dix géants de l’agroalimentaire émettent un total de 263,7 millions de tonnes de GES, soit plus que la Finlande, la Suède, le Danemark et la Norvège réunis

Les dix géants de l’agroalimentaire émettent un total de 263,7 millions de tonnes de GES, soit plus que la Finlande, la Suède, le Danemark et la Norvège réunis

Selon une enquête menée par l’organisation OXFAM, les dix géants de l’agroalimentaire peuvent réduire leurs émissions de CO2 de 80 millions de tonnes, soit l’équivalent des émissions du parc automobile de ces quatre grandes villes réunies. New York, Pékin, Londres, Los Angeles.

Tout en étant très vulnérables au changement climatique, les dix plus grandes entreprises du secteur agroalimentaire contribuent considérablement au problème. Selon Oxfam, leurs émissions cumulées de gaz à effet de serre (GES) sont si importantes que, s’ils formaient un pays, ces « dix géants » se placeraient au 25e rang mondial des grands pollueurs. Or ils sont loin d’en faire assez pour les réduire.

L’organisation a calculé que les « dix géants » – Associated British Foods, Coca-Cola, Danone, General Mills, Kellogg, Mars, Mondelēz International, Nestlé, PepsiCo et Unilever – devraient pouvoir réduire l’ensemble de leurs émissions de 80 millions de tonnes à l’horizon 2020. Cela équivaudrait à retirer de la circulation le parc automobile des villes de Los Angeles, Pékin, Londres et New York réunies.

Oxfam a publié le 20 mai dernier un nouveau rapport, « Les bras croisés », dans le cadre de sa campagne « La face cachée des marques » qui passe régulièrement au crible les politiques sociales et environnementales des dix plus grandes entreprises du secteur agroalimentaire. La campagne a déjà convaincu quelques-unes des grandes entreprises mondiales du secteur agroalimentaire de renforcer leurs politiques dans des domaines comme la lutte contre les accaparements de terres et la promotion des droits des femmes.

Du poison dans nos assiettes ? – 20h40 – ARTE – le 04 octobre 2011
Une négligence criante

Les dix géants de l’agroalimentaire émettent un total de 263,7 millions de tonnes de GES, soit plus que la Finlande, la Suède, le Danemark et la Norvège réunis. De ce total, 29,8 millions de tonnes sont imputables à leurs activités, tandis qu’environ la moitié provient de la production de matières agricoles dans leurs chaînes d’approvisionnement – une moitié dont ces entreprises ne tiennent pas compte dans leurs objectifs de réduction. C’est sur ce volet des émissions agricoles qu’Oxfam pointe la négligence criante des leaders du secteur.

Le changement climatique contribue à la multiplication des tempêtes, des inondations et des sécheresses, ainsi qu’à l’imprévisibilité croissante des conditions météorologiques. Ce phénomène affecte notre approvisionnement alimentaire et fait pression sur les prix, avec pour conséquence l’aggravation de la faim et de la pauvreté dans le monde. Les expert-e-s prédisent que d’ici 2050, 50 millions de personnes supplémentaires souffriront de la faim en raison du changement climatique.

Des préjudices financiers pour les entreprises elles-mêmes

Certains des « dix géants » admettent que le changement climatique commence déjà à leur occasionner un préjudice financier. Selon Unilever, il représente une perte annuelle de 415 millions de dollars. De son côté, General Mills a déclaré avoir perdu 62 jours de production au cours du premier trimestre 2014 du seul fait des conditions météorologiques extrêmes qui vont s’aggravant avec le changement climatique. Oxfam estime en outre que le changement climatique risque d’entraîner, au cours des quinze prochaines années, une hausse du prix de produits phares, comme les pétales de maïs Corn Flakes de Kellogg et les céréales de petit-déjeuner Kix de General Mills, pouvant atteindre 44 %.

Selon Oxfam, environ 25 % des émissions mondiales de GES sont imputables au système alimentaire et ce type d’émissions augmente avec la demande alimentaire. Les expert-e-s affirment que, pour maintenir le réchauffement climatique sous le seuil critique de 2 °C jusqu’en 2050, les émissions mondiales nettes issues de l’agriculture et des forêts doivent tomber à zéro et que le secteur doit en fait devenir un « puits de carbone » d’ici le milieu du siècle – c’est-à-dire contribuer à absorber les GES de l’atmosphère. Les émissions suivent pourtant la tendance inverse.

Une « révolution » des méthodes de production

« Trop d’entreprises de l’agroalimentaire croisent les doigts, espérant que le changement climatique ne perturbera pas le système alimentaire et s’imaginant que quelqu’un d’autre remédiera à ses failles actuelles. Les « dix géants » génèrent un chiffre d’affaires d’un milliard de dollars par jour et jouissent d’une influence considérable dans les chaînes alimentaires à travers le monde. Le secteur doit poursuivre plus activement l’objectif de la « faim zéro » dans le monde tout en accomplissant une révolution dans ses méthodes de production », affirme Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam.

Davantage de responsabilité

Même si la marge de progression d’Unilever, de Coca-Cola et de Nestlé reste importante, les politiques et mesures de lutte contre le changement climatique de ces trois entreprises apparaissent relativement plus fermes.

Oxfam met sur la sellette Kellogg et General Mills, deux mauvais élèves dans ce domaine, et les appelle à faire évoluer le secteur vers plus de responsabilité. Selon Oxfam, les entreprises doivent communiquer ouvertement leurs volumes d’émissions agricoles, publier les noms de leurs fournisseurs les plus pollueurs, adopter des objectifs chiffrés de réduction des émissions dans leurs chaînes d’approvisionnement et davantage inciter les autres secteurs et les États à s’attaquer au « dérèglement climatique ».

Voici les principales conclusions de l’évaluation menée par Oxfam :

  • Les « dix géants » reconnaissent tous le besoin de réduire les émissions agricoles indirectes dans leurs chaînes d’approvisionnement et sept d’entre eux mesurent ces émissions et en rendent compte dans le cadre de l’initiative Carbon Disclosure Project. Ce n’est pas le cas de Kellogg, de General Mills ni d’Associated British Foods.
  • Seuls Unilever et Coca-Cola ont fixé des objectifs de réduction des émissions dans leurs chaînes d’approvisionnement, mais aucun des « dix géants » ne s’est clairement engagé à atteindre des objectifs de réduction visant plus précisément les émissions agricoles.
  • Aucun des « dix géants » n’impose à ses fournisseurs d’adopter des objectifs de réduction de leurs émissions.
  • Les « dix géants » se sont tous fixé des objectifs de réduction des émissions générées par leurs propres opérations, mais souvent, ceux-ci ne reposent pas sur des données scientifiques et ne prennent pas en compte toute la mesure de leur contribution au problème.
  • Plusieurs des « dix géants » se sont engagés à un calendrier ambitieux pour mettre fin aux pratiques de déforestation dans leurs chaînes d’approvisionnement en huile de palme, mais seules les politiques de Mars et de Nestlé incluent d’autres matières premières également sources de déforestation et de changements d’affectation des sols.
  • Une entreprise indonésienne qui fournit de l’huile de palme à Cargill, fournisseur de Kellogg et de General Mills, entre autres géants de l’agroalimentaire, est présumée impliquée dans le défrichement par le feu de terrains forestiers en vue de la production d’huile de palme et avoir contribué à un énorme incendie forestier qui a généré à lui seul l’équivalent des émissions produites en un an par 10,3 millions d’automobiles.
  • À l’exception d’Unilever, de Coca-Cola et de Mars, les entreprises n’en font pas assez pour engager publiquement les États et les autres entreprises à intensifier leur lutte contre le changement climatique et doivent notamment s’opposer aux positions préjudiciables ou inappropriées prises par les associations sectorielles qui les représentent.

« Le secteur agroalimentaire a l’obligation morale et la responsabilité commerciale de redoubler d’efforts pour lutter contre le changement climatique, insiste Winnie Byanyima. Les « dix géants » n’utilisent pas leur influence de manière responsable et nous en subirons toutes et tous les conséquences. Kellogg et General Mills, en particulier, ne font pas leur part. Ces entreprises devraient être un fer de lance dans les efforts pour empêcher que le changement climatique n’aggrave la faim dans le monde. Il est temps qu’elles passent à l’action. »

Les dix géants de l’agroalimentaire émettent un total de 263,7 millions de tonnes de GES, soit plus que la Finlande, la Suède, le Danemark et la Norvège réunissource:

Toshiba se lance dans les légumes

L’IDÉEToshiba prévoit aussi de cultiver des légumes ayant des particularités précises, comme une plus forte teneur en vitamine C. (Photo: Reuters)

Toshiba prévoit aussi de cultiver des légumes ayant des particularités précises, comme une plus forte teneur en vitamine C. (Photo: Reuters)
Le groupe japonais s’apprête à produire en usine des légumes sans pesticides ni autres substances chimiques, grâce à un phénoménal appareillage électronique permettant de maintenir une ambiance aseptisée. L’objectif: contribuer à maintenir les hommes en bonne santé.

Les appareils électroniques et les réacteurs nucléaires ne suffisent plus à Toshiba. Le conglomérat industriel japonais a annoncé jeudi qu’il allait se lancer dans une nouvelle activité: la production et la vente de légumes.

Des salades sans pesticide grâce à l’électronique

Sans pesticides ni autres substances chimiques, les légumes seront fabriqués dans une usine totalement aseptisée et régie par un phénoménal appareillage électronique. Le groupe est notamment en train d’équiper un établissement inutilisé dans la banlieue de Tokyo, qui sera doté « d’éclairages fluorescents spéciaux optimisés pour la croissance des végétaux, d’un air conditionné qui maintient toujours la même température et un degré d’humidité constant, d’un dispositif de surveillance de l’état physique des plantes et d’équipements de stérilisation pour l’emballage des produits ».

« En minimisant l’entrée en contact de particules avec les produits, il est possible d’en augmenter considérablement la conservation en bon état », a expliqué Toshiba.

La délicate gestion de l’ensemble reposera sur des moyens similaires à ceux employés dans les usines de semi-conducteurs, autre spécialité du groupe.

Des laitues en guise de médicaments

Sur une surface de près de 2.000 mètres carrés, le groupe va produire l’équivalent de 3 millions de salades par an, pour approvisionner supermarchés, supérettes et restaurants.

Cette nouvelle activité est parfaitement cohérente avec la stratégie du groupe, a expliqué Toshiba:

« Nous allons donner une nouvelle dimension à notre division de soins sanitaires ».

Le conglomérat, qui est aussi un spécialiste des équipements médicaux et gère son propre hôpital à Tokyo, dit vouloir contribuer à maintenir les hommes en bonne santé, par la fabrication en usine, sous certaines conditions technologiques, d’une nourriture saine. Le groupe japonais prévoit d’ailleurs aussi de cultiver, en fonction de la demande, des légumes ayant des particularités précises, comme une plus forte teneur en vitamine C.

Plusieurs « usines à légumes » au Japon

D’autres groupes d’électroniques du Japon se sont déjà intéressés aux « usines à légumes ». Panasonic et Fujitsu ont aussi des « exploitations agricoles » de ce type, ouvertes récemment dans la préfecture de Fukushima où une partie de la population craint que les légumes cultivés dans les champs ne soient radioactifs.

Toshiba de son côté voit grand: il dit aussi étudier la construction d’une grande usine de légumes hors du Japon ainsi que la vente d’équipements dédiés à ce type d’installations.

Publié par latribune.fr le 15/05/2014 à : http://www.latribune.fr/technos-medias/electronique/20140515trib000830103/toshiba-se-lance-dans-les-legumes-sans-pesticides.html

L’agroalimentaire, un secteur stratégique pour le e-commerce

ecommerceTéléchargerLes ventes en ligne dans l’alimentation connaîtront une progression significative d’ici à 2018 grâce à la capacité d’innovation digitale des acteurs de la distribution. Elles devraient même dépasser les ventes d’électronique grand public.

La transition numérique des entreprises n’est pas encore complètement aboutie mais comme le démontre l’étude Digital IQ par PWC, 81% des dirigeants estiment que les avancées technologiques transformeront leur entreprise dans les années à venir. Le commerce de détail n’échappe pas à ce besoin de digitalisation et c’est le e-commerce qui constituerait un enjeu pour favoriser les ventes du commerce de détail. La dernière étude publiée par Forrester, « European Online Retail Forecast: 2013 To 2018« , s’intéresse à la croissance des ventes en ligne et prévoit qu’à l’horizon 2018, c’est le secteur alimentaire qui pèsera le plus lourd. Les acteurs traditionnels de la distribution doivent donc s’adapter et revoir leur offre pour rester compétitifs.

Le e-commerce et l’agroalimentaire à la hausse

Entre 2013 et 2018, Forrester prévoit un taux de croissance de 12% des ventes de détail en ligne en Europe pour un total d’environ 234 milliards d’euros en 2018. En France, les ventes devraient presque doubler entre 2013 et 2018 pour atteindre 47 milliards d’euros. En effet, la France ainsi que le Royaume-Uni et l’Allemagne constitueront les marchés les plus importants pour le e-commerce de détail. Il est surtout important de noter que le secteur agroalimentaire détiendra la plus forte croissance, dépassant ainsi le secteur de l’électronique grand public. Le secteur de l’habillement, toujours en tête des ventes en ligne enregistrera une croissance moindre. Ces chiffres de croissance positive pour le commerce en ligne s’expliquent surtout par la capacité des acteurs de la distribution à proposer des services adaptés au e-commerce. « La croissance constante des ventes internet en Europe dans le contexte fragile de reprise économique démontre l’importance de la présence digitale » explique Michelle Beeson, auteure de l’étude.

L’innovation digitale adoptée par les acteurs de la distribution

Le rapport démontre ainsi que les habitudes de consommation vont se tourner progressivement vers le online puisque les internautes effectuant leurs achats en ligne vont passer de 65% en 2013 à 75% en 2018. « Les commerçants européens doivent maintenir leur investissement dans le digital et l’innovation, et optimiser leur présence digitale sur l’ensemble des appareils. » déclare Michelle Beeson. À noter notamment l’émergence d’une catégorie d’acheteurs appelés les “super shoppers”, ces internautes qui recherchent leurs achats en ligne et consomment à travers différents canaux de manière régulière. Dernièrement, des initiatives prouvent que l’innovation digitale constitue un enjeu pour les commerçants. Citons par exemple  »Inspiration Corridor » de Klépierre qui permet de créer un pont entre magasin physique et e-commerce grâce à l’installation d’un couloir aux fonctions technologiques.

Publié Par  04 juin 2014 L’agroalimentaire, un secteur stratégique pour le e-commerce dans AGRO nadir

à http://www.atelier.net/trends/articles/agroalimentaire-un-secteur-strategique-e-commerce_429695

 

Les internautes se précipitent sur le « formulaire d’oubli » de Google

Vendredi 30 mai, 12 000 demandes de retrait de liens de la part des internautes européens ont été déposées auprès du moteur de recherche.

A peine quatre jours après sa mise en ligne, le « formulaire d’oubli » de Google connaît déjà un succès foudroyant auprès des internautes désireux de faire effacer leurs traces sur le moteur de recherche. Celui-ci a reçu, rien que pour la journée de vendredi 30 mai, 12 000 demandes de retrait de liens de la part des internautes européens.

Le groupe américain se conforme à une décision, mi-mai, de la Cour européenne de justice, selon laquelle les internautes peuvent obtenir, sous certaines conditions, la suppression des liens vers les pages Web comportant des données personnelles, en s’adressant directement à l’exploitant du moteur de recherche. Le formulaire mis à disposition par Google permet de demander qu’un lien soit retiré des résultats de recherche, à condition qu’il soit « non pertinent, obsolète ou inapproprié ».

Ce chiffre de 12 000 réclamations a été confirmé par Google samedi 31 mai. Atitre de comparaison, Google traite en un mois plus de 20 millions de réclamations « classiques » dans le monde. Aucune information sur le délai de traitement des formulaires n’a été donnée. Précision importante, le retrait du lien ne s’applique qu’en Europe, c’est-à-dire uniquement sur Google FranceEspagneAllemagne… Mais le lien ne disparaîtra pas de Google.com, la version américaine du site, qui est consultable par un internaute basé sur le sol européen. Une issue qui devrait laisser insatisfaits nombre de « plaignants ».

CRITIQUE DES ASSOCIATIONS DE CONSOMMATEURS

La décision de retrait de liens sera laissée à l’appréciation de Google, qui examinera les demandes individuellement. Cette responsabilité de Google dans la prise de décision est critiquée par les associations de consommateurs : en France, l’UFC-Que Choisir estime que Google « n’est pas le bon interlocuteur » et que le placer en position d’arbitre dans ce type d’affaire met à mal la neutralité du Net. Google concentre à lui seul 90 % des requêtes sur le Web en Europe.

Reporters sans frontière (RSF) critique les possibilités de « blanchiment d’identité » qu’offre le formulaire d’oubli. Grégoire Pouget, responsable du bureau Nouveau médias chez RSF, pointe le fait que « désormais, chaque individu, même lorsqu’il a fait l’objet d’une citation de presse légitime et légale, serait en mesure d’exigerque n’apparaissent que les informations qui lui conviennent et donc de se façonner une image numérique non conforme aux informations publiées ».

C’est précisément ce risque de censure et de déni d’information qu’a soulevé la firme de Mountain View dès la semaine dernière. Son PDG, Larry Page, a regretté dans les colonnes du Financial Times de vendredi 30 mai que Google n’ait pas été« plus associée au débat en Europe », et a estimé que ces nouvelles règles pourraient pénaliser l’innovation et offriraient des moyens supplémentaires aux régimes autoritaires pour contrôler l’information sur le Web.

COMPOSER AVEC LES INSTANCES NATIONALES DE 28 PAYS

Le moteur de recherche se réserve toutefois le droit de maintenir le référencement des pages Web s’il présente un intérêt « historique, statistique ou scientifique », ou encore si la personne concernée est connue. Des demandes risquent donc de ne pas aboutir.

L’application du droit à l’oubli risque de se révéler d’autant plus complexe qu’il existe déjà des lois en Europe régissant le droit à l’oubli numérique, et que Google va devoir composer avec les instances nationales de protection de la vie privée dans 28 pays différents. Sans compter qu’effacer une information relayée sur les sites, les réseaux sociaux ou les forums de discussion relève de la gageure.

Prônant la pédagogie plutôt que la répression par la loi, les géants du Net rappellent régulièrement, à juste titre, que les internautes sont souvent, de par leur imprudence, à l’origine de la diffusion d’informations qu’ils souhaitent au final voir disparaître. C’est Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, qui disait en 2012 : « Si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez rien à cacher. »

LE MONDE | 02.06.2014 à 11h33 |Par Audrey Fournier 

publié à: http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/06/02/les-internautes-se-precipitent-sur-le-formulaire-d-oubli-de-google_4430102_3234.html

 

Les géants de l’agroalimentaire émettent autant de gaz à effet de serre que la Scandinavie

 

Une étude d’Oxfam montre que les dix plus grands groupes agroalimentaires mondiaux – parmi lesquels Danone, Nestlé, Unilever et Coca-Cola – ont émis en 2013, selon leurs propres déclarations, 263,7 millions de tonnes de carbon dans l’atmosphère. Soit autant que le Danemark, la Suède, la Norvège et la Finlande combinés. La production agricole en amont de leur chaîne de production représente près de la moitié de ces émissions. Si ces multinationales commencent à prendre conscience des risques que le changement climatique fait peser sur la viabilité à long terme de leur filières d’approvisionnement, elles agissent encore très peu pour réduire leurs propres émissions.

À quelques exceptions près, les multinationales de l’agroalimentaire font un effort de transparence sur leurs émissions de gaz à effet de serre, en incluant leur chaîne d’approvisionnement, dans le cadre d’initiatives comme le Carbon Disclosure Project (CDP), qui sert ici de base à Oxfam.

La plupart d’entre elles ont également fixé – quoique souvent de manière peu précise et transparente – des objectifs de réduction des émissions dans leurs propres opérations directes. Cependant, celles-ci ne représentent qu’une part modeste de leurs émissions globales (29,8 millions de tonnes). En revanche, aucune de ces entreprises n’a véritablement fixé d’objectifs de réduction précis concernant leur chaîne d’approvisionnement et, en particulier, concernant la production agricole en amont de chaîne. Et aucune ne requiert de ses fournisseurs – qui sont en majorité de grandes entreprises agricoles gérant des plantations, pas des petits paysans – qu’il se fixe des objectifs de réduction de ses émissions.

L’ONG ne s’étend pas, dans le cadre de cette étude, sur les moyens concrets par lesquels les multinationales agroalimentaires pourraient réduire leurs émissions agricoles. Elle n’aborde de manière un peu détaillée que leur politique de lutte contre la déforestation, en lien avec l’huile de palme. Là encore, le bilan n’est pas très flatteur.

On est surtout en droit de se demander si une véritable politique de réduction des émissions globales de gaz à effet de serre de l’industrie agroalimentaire ne requerrait pas surtout de remettre en cause le modèle commercial même des géants du secteur, basé sur une agriculture industrielle et des chaînes d’approvisionnement internationales.

L’étude (en anglais) est accessible ici. Les dix multinationales concernées sont Associated British Foods, Coca-Cola, Danone, General Mills, Kellogg, Mars, Mondelez International, Nestlé, PepsiCo et Unilever.

Olivier Petitjean

publié à http://multinationales.org/Les-geants-de-l-agroalimentaire

 

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