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Uber s’attaque au marché de la livraison de plats à domicile et lance UberEATS à Paris

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Déjà actif dans neuf villes, le service de livraison de plats à domicile UberEATS débarque en France.

Il y a quelques jours, Uber faisait de nouveau trembler ses concurrents avec l’annonce d’une baisse de 20% de ses tarifs à Paris. Aujourd’hui, il y a fort à parier que ce sont d’autres dents qui vont grincer. Depuis quelques mois, Uber s’est lancé un nouveau défi : s’imposer sur le marché de la livraison de plats à domicile avec son service UberEATS, qui promet une livraison d’une sélection de plats de restaurants en vogue en moins de dix minutes. Déjà disponible dans neuf villes, mais seulement à Barcelone en ce qui concerne l’Europe, le service UberEATS entrera en activité dans quelques jours dans la capitale.

La livraison de nourriture à domicile, ou au bureau,  est en plein boom. Selon une étude de Rocket Internet, le marché mondial de livraison de repas devrait ainsi générer près de 90 milliards de dollars d’ici 2019.

En France, de nombreuses startups se sont lancées sur ce créneau, selon des formules diverses. Chez FoodChéri, qui vient d’annoncer une levée d’1 million d’euros, pas de restaurants partenaires, le consommateur choisit parmi une sélection de plats cuisinés par les chefs maison.

Une formule différente de celle de Foodora, dont le logo rose s’expose partout dans le métro parisien en ce moment, et qui propose la livraison, à vélo, de plats des restaurants les plus en vue, tout comme Deliveroo. Quant à celui qui revendique la place de leader sur ce marché, Resto In, c’est avec la livraison gratuite pour toutes les commandes passées dans des établissements situés à moins d’1 km du domicile, un service qui vient tout juste d’être annoncé, que ce dernier entend bien tirer son épingle du jeu. En Belgique, le service Take Eat Easy a même levé 10 millions d’euros.

Les investisseurs y croient, et mettent au pot, et de l’autre côté de l’Atlantique, Amazon se prépare également à attaquer. Le géant américain a posté de nombreuses annonces sur le site Linkedin pour recruter des collaborateurs pour son offre « Amazon Restaurants ». Un nouveau service qui permet aux consommateurs de se faire livrer les plats de leurs restaurants préférés en même temps que leur livre de chevet et leur nouvelle brosse à dents électrique.

Crédit photo : The globe and mail
publié par http://www.maddyness.com/startup/2015/10/12/ubereats/

Voyage au cœur de la troisième révolution industrielle

Voyage coeur de la révolution industrielle

Le numérique bouleverse en profondeur notre société. Economie, santé, éducation, travail, vie privée, politique… Sandrine Cassini et Philippe Escande nous proposent une plongée dans le monde du capitalisme 3.0.

La machine numérique est en train de s’attaquer à toute la société et personne n’en sortira indemne. Le monde change à tous les niveaux, du plus concret – l’usage des taxis à Paris, la réservation d’un hôtel, la fabrication d’une voiture –, au plus impalpable – les comportements, la façon de penser, de vivre et d’organiser la société. C’est le principe des grandes révolutions industrielles. Elles s’insinuent dans tous les secteurs, et les ­conséquences sociétales marchent de pair avec les bienfaits matériels. Le propos de ce livre (*) est de raconter comment, tout à coup, le monde bascule.

Un vent de révolte

Un vent de panique gagne la France. Le tsunami Internet, qui a déjà détruit une bonne part de l’industrie de la musique et de la presse, s’infiltre désormais partout. Les transports et l’hôtellerie sont les prochains sur la liste. Même le puissant monopole de la SNCF commence à se poser des questions. En septembre 2013, le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, a tenu devant ses troupes un étonnant discours à l’intonation guerrière. Le PDG assure que les nouveaux ennemis de la compagnie de chemin de fer et de ses deux cent soixante mille salariés s’appellent… Google et BlaBlaCar, le site de covoiturage qui transporte chaque mois plus de deux millions de voyageurs. Sa crainte : voir, comme dans le tourisme, émerger de nouveaux intermédiaires qui détournent sa clientèle et lui fassent perdre le contact avec ses voyageurs. Et, pourquoi pas, lui volent un jour son métier ! […] S’ils ont commencé par les industries de contenus facilement dématérialisables, comme les médias ou la musique, les nouveaux seigneurs du capitalisme s’attaquent désormais à la finance, l’énergie, la santé, l’éducation, l’immobilier, la construction et même l’agriculture ! Aucun pan de la société n’est à l’abri de la révolution numérique. C’est justement ce qui caractérise une révolution. […] Parue en septembre 2013, une étude de deux chercheurs de l’université d’Oxford a fait grand bruit. Elle prévoit que 47 % du total des emplois américains sont désormais menacés. Un sur deux !

Google, le nouveau General Electric

La boulimie d’expansion [de Google] n’est pas sans rappeler la glorieuse épopée d’Edison puis de General Electric au début du xxe siècle, explorant le moindre recoin de l’énergie électrique, des turbines de barrage aux ampoules, en passant par l’électroménager, les réseaux électriques et les machines-outils. C’est le propre des marchés non stabilisés et en forte croissance. Aujourd’hui, Google, entreprise de médias, est dans ce moment critique. Sa dernière grosse acquisition est un fabricant de thermostats, Nest, créé par l’ancien concepteur des iPod d’Apple. Une façon d’entrer dans la gestion de l’énergie dans les maisons.

Et après ? Pourquoi ne pas remonter la chaîne de valeur de l’énergie, jusqu’à la production d’électricité ? La société est après tout le premier utilisateur de panneaux solaires aux Etats-Unis. Comme Elon Musk entend le faire en combinant ses voitures électriques Tesla, ses batteries et ses panneaux solaires… Google va même encore plus loin de ses bases en achetant un laboratoire de biotechnologies spécialisé dans le vieillissement et en embauchant des cerveaux de la médecine pour trouver la recette d’une vie (presque) éternelle.

La voiture, le commerce, l’énergie, l’information, la bureautique, l’informatique, la santé, l’assurance… « Bientôt, les deux tiers des patrons du CAC 40 en viendront à se demander si leur premier concurrent demain ne sera pas Google », assure Philippe Lemoine, l’ancien patron de LaSer Cofinoga, président de la Fondation Internet nouvelle génération et auteur d’un rapport sur le sujet pour le gouvernement. Google est le General Electric des temps nouveaux. C’est pour cela qu’il fait peur à tout le monde.

Quand Bouygues a peur d’un thermostat

A Issy-les-Moulineaux, en région parisienne, un « écoquartier » 100 % high-tech et 100 % développement durable a été construit dans l’ancien fort de la ville. Mille six cents logements symbolisent le futur de l’habitat et de la ville intelligents. Tout y est ­connecté. Dans chaque appartement, le résident programme à partir d’un écran tactile, situé dans l’entrée, l’allumage des lumières, de son chauffage et ses volets. L’écran l’informe également en temps réel de sa consommation énergétique. Luxe ultime, le tout est pilotable depuis une application mobile. […] A l’origine du Fort d’Issy, se trouve Bouygues Immobilier, qui a conçu non seulement les bâtiments, mais l’ensemble des services attenants. « On vend de plus en plus de l’usage, plutôt que de la propriété », justifie Christian Grellier, vice-président innovation et développement durable du groupe. Sur un bâtiment, Bouygues Immobilier prend des engagements en matière de consommation d’énergie, ce qui nécessite de capter et d’analyser les données afin d’optimiser la gestion du chauffage ou de la climatisation. A Issy-les-Moulineaux, le groupe a travaillé avec Microsoft et Bouy­gues Telecom. Sur sa route, il croise donc Nest, le thermostat racheté par Google, qui s’insère dans l’habitat et connaît mieux que vous-même vos habitudes de vie et de ­consommation.

Pour le moment, Nest reste un thermostat inoffensif. Mais que se passera-t-il s’il fait son entrée dans tous les foyers, devenant aussi indispensable qu’un smartphone ? « Demain, ils pourront nous dire : je sais comment fonctionne votre bâtiment, et je viens vous vendre les données. Nous voulons garder la propriété de nos données », avance Christian Grellier.

La fin du salariat

Emploi temporaire, sous-traitance, multi-activité, activité autonome, le CDI à vie issu des Trente Glorieuses se fissure sous les effets conjugués de la croissance faible qui perdure depuis les années 1970, et des technologies de l’information, note un rapport du Conseil pour l’orientation sur l’emploi publié en 2014. En France, le succès du statut d’autoentrepreneur, lancé en 2009, et qui a vu plus d’un million de personnes créer leur microentreprise, est la meilleure illustration de ce phénomène. […]

Au départ, travailler en solo ou monter sa microentreprise n’est pas forcément un choix. C’est face à un marché du travail qui ne veut plus d’eux que les individus optent pour l’indépendance. La plate-forme de taxis Uber emploie beaucoup d’anciens chômeurs qui deviennent autoentrepreneurs. Les nouveaux organes de presse font uniquement appel à des pigistes. EBay, PriceMinister ou Amazon, qui permettent à n’importe qui de monter facilement sa petite activité d’e-commerce, sont également des repaires d’actifs en difficulté.

[…] Mais l’indépendance ressemble aussi à une jungle où règne la loi du plus fort. Si Hopwork se vante de « libérer le travail », la plate-forme permet surtout aux entreprises d’attribuer des notes aux indépendants dont elles sont le plus satisfaites, créant ainsi un cercle vertueux (ou vicieux) qui privilégie le plus demandé et rejette le moins performant. Dans ce monde du travail du futur, plus émietté, plus morcelé, deux catégories de travailleurs émergent. D’un côté, les grands gagnants du système, à la fois doués, disposant de compétences rares et valorisées, à l’aise dans ce monde d’ultracompétition. Défaits de l’emprise hiérarchique de l’entreprise, ils gagneront en liberté, se retrouveront sur le même pied d’égalité que le donneur d’ordre. Les autres accompliront des tâches à plus faible valeur ajoutée, peu payées, qu’il faudra multiplier pour gagner de quoi vivre.

L’intimité

En 2010, Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, affirmait que le concept de vie privée était dépassé et, d’ailleurs, que les individus s’en accommodaient très bien. Depuis, le jeune patron milliardaire a adouci ses propos. Et a montré qu’il tenait beaucoup à son intimité, en rachetant les villas avoisinant la sienne à Palo Alto. Vinton Cerf, l’un des pères fondateurs de l’Internet, devenu « chief evangelist » chez Google, avait jeté un pavé dans la mare en lançant que « la vie privée pourrait très bien être une anomalie » de l’histoire. […] De fait, le concept de vie privée est une invention récente. Il prend son essor après la Révolution française, dans la bourgeoisie du xixe siècle. Au Moyen Age, la maison n’est pas un espace privé mais public, un lieu où l’on travaille, où l’on dort. Les pièces ne sont pas séparées. Au départ, le désir de l’intime est mal vu. Il est synonyme d’égoïsme, d’intrigue, de complot, rappelle l’historienne Michelle Perrot.

[…] Le numérique brouille la frontière qui sépare vie privée et vie publique. « Les données personnelles servent à autre chose qu’à de la vie privée, et notamment à de la vie publique, à de l’exposition personnelle, à des modèles économiques », relate Isabelle Falque-Pierrotin, la présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Les individus eux-mêmes attendent beaucoup de leurs données personnelles. « Jusqu’à présent, ils demandaient qu’elles soient protégées. Aujourd’hui, ils souhaitent en “faire ce qu’ils veulent”, ce qui relève d’un dessein individuel », indique la patronne de la CNIL.

Hypercapitalisme, ou partage ?

Sommes-nous à l’aube d’un hypercapitalisme où tout sera marchandise – les corps et les âmes –, porte ouverte à tous les excès et à tous les despotismes ? Nous dirigeons-nous, au contraire, vers un post­capitalisme où le partage remplacera l’échange commercial ? Ou plutôt, quel sera le dosage final entre ces deux solutions extrêmes ? Enfer ou paradis, libération ou asservissement, le monde que nous dessine la révolution numérique fera de nous et des générations à venir des êtres différents… et en même temps si semblables dans leurs élans et leurs doutes. Comme Prométhée, nous toucherons à la puissance divine pour nous apercevoir qu’elle est, à nouveau, plus loin que jamais.

* « Bienvenue dans le capitalisme 3.0 », par Sandrine Cassini et Philippe Escande, éditions Albin Michel, 18 euros.

Article des Echos paru à http://www.lesechos.fr/thema/transformation-digital/021371371499-voyage-au-coeur-de-la-troisieme-revolution-industrielle-1162155.php?fWVkkxDx0VGYhUlO.99#xtor=RSS-38

publié  LE 05/10 À 07:00, MIS À JOUR LE 07/10 À 15:44

 

Il s’offre cette maison à 4,9 millions de dollars en jouant à Minecraft

 12/10/2015 à 20h12

Cette villa se situe sur les hauteurs de Los Angeles

Cette villa se situe sur les hauteurs de Los Angeles – Nicholas Property Group
A 23 ans, Jordan Maron, alias CaptainSparklez, vient de s’offrir pour 4,5 millions de dollars cette somptueuse villa sur les hauteurs de Los Angeles. Sa fortune il l’a acquise en se filmant en train de jouer au jeu Minecraft.

Voilà peut-être deux cursus à rajouter à HEC: une formation à Minecraft et une autre consacrée à YouTube. Deux spécialités dans lesquelles Jordan Maron excelle. Car à 23 ans, cet Américain originaire de la côte ouest vient de s’offrir selon le site Variety cette sublime villa sise sur les hauteurs de Los Angeles. D’une superficie de 380 m², elle est dotée d’une vue imprenable sur la cité des anges, d’une piscine ainsi que de 5 salles de bain et de 3 chambres. Pour se la payer il a dû faire un chèque rondelet de 4,9 millions de dollars (les photos de la maison sur le compte Facebook de l’agent immobilier).

Mais plus que la maison en elle-même et l’âge de l’acquéreur c’est l’activité de ce dernier qui surprend: YouTubeur professionnel. Connu sur le site de partage de vidéo sous le pseudo CaptainSparklez, Jordan Maron se filme en train de jouer au jeu Minecraft. Voilà son activité professionnelle. Et elle est semble-t-il très rémunératrice. Il faut dire aussi que le jeune homme n’est pas un petit joueur. Il met en ligne des dizaines de vidéos par mois. Sur sa chaîne YouTube il compte près de 9 millions d’abonnées et ses vidéos ont été vues au total plus de 1,9 milliard de fois. Bref CaptainSparklez c’est un média à lui tout seul.

Des clics et du fric

Et ce n’est pas le plus riche du lot apparemment. Le Suédois PewDiePie est le champion du monde toute catégorie. Âgé de 25 ans et lui aussi passionné de jeu vidéo, il compte lui près de 40 millions d’abonnés à sa chaîne YouTube pour un nombre hallucinant de vues qui atteint les 10 milliards. Selon ses propres dires, le jeune homme de 25 ans gagnerait 4 millions de dollars par an. Ces Youtubers sont rémunérés aux clics. Ils touchent en moyenne aux alentours de 1 euro pour 1.000 clics. Mais grâce à YouTube ils acquièrent une notoriété qui leur permet de diversifier leur business. Ainsi Norman en France fait aujourd’hui des spectacles et des films et PewDiePie a désormais un jeu mobile à son effigie.

Par Frédéric Bianchi

Facebook et Eutelsat vont lancer un satellite pour diffuser Internet

À son tour, Facebook veut son satellite pour diffuser Internet là où les réseaux filaires sont déficients. L’entreprise vient de s’associer à l’opérateur européen Eutelsat pour lancer un satellite de télécommunications qui couvrira l’Afrique subsaharienne.

Le 07/10/2015 à 11:42 - Rémy Decourt, Futura-Sciences

Facebook et Eutelsat s'associent pour fournir un accès Internet à des populations de l'Afrique subsaharienne déjà familiarisées avec la téléphonie mobile. Le satellite choisi est Amos-6, de Spacecom. Ici, le satellite Amos-5. © Andrzej Olchawa, Wiimedia Commons, CC by-sa 2.0Facebook et Eutelsat s’associent pour fournir un accès Internet à des populations de l’Afrique subsaharienne déjà familiarisées avec la téléphonie mobile. Le satellite choisi est Amos-6, de Spacecom. Ici, le satellite Amos-5. © Andrzej Olchawa, Wiimedia Commons, CC by-sa 2.0

Après Google et SpaceX qui se sont associés pour financer le développement d’un réseau Internet haut débit diffusé par une constellation de satellites, Facebook annonce un partenariat avec Eutelsat pour développer l’Internet en Afrique de la même manière. Une initiative qui diffère cependant de celle de Google et SpaceX puisque Facebook et Eutelsat utiliseront un seul satellite et ne couvriront qu’une seule région du globe, l’Afrique subsaharienne.

Le satellite choisi est Amos-6, de l’Israélien Spacecom. Il sera lancé à la mi-2016 par le Falcon 9de SpaceX. Facebook et Eutelsat ont loué la totalité des capacités en bande Ku du satellite (environ 18 gigabits par seconde de débit) pour cinq ans, plus deux années en option. Il leur en coûtera 95 millions de dollars (soit 84,5 millions d’euros au cours actuel) auxquels il faut ajouter le financement de trois stations terrestres et la probable nécessité de coordonner l’achat des terminaux des utilisateurs de façon à réduire les coûts d’accès à l’Internet. Facebook et Eutelsat ont également la possibilité de résilier le contrat dans le cas où le satellite et les stations terrestres ne seraient pas prêts avant le 1er janvier 2017.

Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, veut développer l'Internet par satellite en Afrique subsaharienne. De quoi créer de nouveaux utilisateurs de son réseau social. © Facebook
Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, veut développer l’Internet par satellite en Afrique subsaharienne. De quoi créer de nouveaux utilisateurs de son réseau social. © Facebook

De nouveaux utilisateurs pour Facebook

Le projet s’inscrit dans le cadre de la plateforme Internet.org développée par Facebook et qui vise à étendre les zones de couverture du réseau social en facilitant son accès via la téléphonie mobile. Facebook, qui fait le plein d’abonnés dans les pays industrialisés, cherche de nouveaux relais de croissance. Qu’il s’agisse de progression du chiffre d’affaires, des bénéfices ou du nombre d’utilisateurs, cette progression n’est plus suffisamment attrayante. Facebook lorgne donc vers les régions et pays du globe ayant un très mauvais accès Internet et une forte densité de population.

Cette initiative vient en concurrence avec d’autres projets comme celui d’O3b Networks, qui a récemment déployé une constellation de satellites sur une orbite équatoriale pour fournir un accès Internet très haut débit à bas prix, ou encore les 900 satellites de OneWeb, qui font le pari de connecter la totalité des Terriens au réseau Internet avant la fin de la décennie.

À découvrir en vidéo autour de ce sujet :

Selon Google, les deux tiers de la population mondiale n’ont pas encore accès à Internet de façon rapide et bon marché. C’est pourquoi l’entreprise a développé en partenariat avec le Cnes un projet de ballons connectés. Voici en vidéo un aperçu de cet étonnant projet.

 

article ussi de http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/utilisation-espace-facebook-eutelsat-vont-lancer-satellite-diffuser-internet-60021/

 

Le premier burger bio et sans antibiotique de chez McDo arrive

Nourriture bio et McDonald’s, ça ne va pas vraiment ensemble.

Pourtant, la chaîne de fast-food américaine vient d’annoncer qu’elle va bientôt commercialiser son premier hamburger entièrement « bio » à ses clients. Alors, attention, le mot bio est ici utilisé car la viande sera « garantie sans antibiotique » ce qui sera une petite révolution pour la chaîne de restaurant, pas vraiment habituée à de telles mesures. Mais pour permettre au chiffre d’affaire de repartir vers la hausse (les chiffres sont plutôt mauvais pour 2014), McDonald’s tente donc de proposer une nourriture un peu plus dans l’air du temps.

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Le « McB » puisque ce sera le nom de ce burger, sera introduit dans un premier temps dans l’ensemble des fast-food d’Allemagne. Ce sera un sandwich assez classique, composé de « fromage-buns-laitue » le tout avec de la viande bio donc. Pas de grande campagne de publicité prévue mais simplement une vidéo pour expliquer comment ce nouveau burger est produit. Le « McB » sera disponible du 1er octobre au 18 novembre chez nos amis Allemands qui seront heureux puisque leur pays est le second plus gros consommateur de produits estampillés « Bio » derrière les Etats-Unis.

Et vous, seriez-vous contents de l’arrivée de cet hamburger en France ?

Source

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http://www.jdubuzz.com/2015/09/25/le-premier-burger-bio-et-sans-antibiotique-de-chez-mcdo-arrive/

 

Nutrition et durabilité : les boissons rafraîchissantes sans alcool s’engagent

L’accord collectif qui vient d’être signé par Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, et Vincent Delozière, président du Syndicat national des boissons rafraîchissantes (et directeur général de Refresco France) démontre une nouvelle avancée du Programme National pour l’Alimentation, dans le cadre duquel il a été signé.

Réduire de 5 % le taux de sucres

Le secteur des boissons rafraîchissantes sans alcool s’engage à réduire de 5 % le taux moyen de sucres de l’ensemble des boissons du secteur, sur la période 2010-2015. Ces boissons contribuent à hauteur de 6 à 11 % aux apports en sucres des Français.

Moins de publicité dans les émissions pour enfants de moins de douze ans

L’objectif repose sur la baisse des teneurs dans les produits existants et sur le lancement de produits moins sucrés. L’accord comprend également l’engagement de ne plus faire de publicité télé ou Internet dans les émissions où l’audience est constituée à plus de 35 % d’enfants de moins de douze ans.

Réduction de 15 % de la consommation d’eau pendant la production

Parallèlement, l’accord comprend des engagements en termes de durabilité. Entre 2010 et 2020, l’engagement est pris de réduire d’au moins 15 % la consommation d’eau nécessaire à la production d’un litre de boisson, soit une économie de 600 millions de litres d’eau chaque année. Autre décision : porter la quantité moyenne de plastique (PET) recyclé dans les emballages à 25 % et afficher des consignes de tri complémentaires.

Comparativement à une charte PNNS (Programme National Nutrition Santé) concentrée sur l’aspect nutritionnel, l’accord collectif dans le cadre du PNA donne une vision plus complète intégrant le développement durable.

L’accord qui vient d’être signé implique les poids lourds du secteur des boissons rafraîchissantes sans alcool. Les signataires (Refresco Gerber France, Orangina Schweppes France, Coca-Cola Entreprise, Coca-cola France et Pepsico France) représentent plus de 80 % du marché en valeur et en volume.

A noter que Refresco Délifruits (à Margès dans la Drôme) avait remporté l’édition 2012 du Prix de l’Usine alimentaire durable, organisé par le magazine Process Alimentaire en lien avec Linéaires et Rayon Boissons. (Pour en savoir plus, cliquez ici)

http://www.processalimentaire.com/Flash/Nutrition-et-durabilite-les-boissons-rafraichissantes-sans-alcool-s-engagent-24976

HP bans T-shirts at work, and employees are furious

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(Flickr / Alper Çuğun) The traditional Silicon Valley coder uniform.

For a lot of programmers, especially in Silicon Valley, the trusted T-shirt-and-hoodie combo makes up the only work uniform they need. It’s considered by many to be a perk of the job: Nobody cares how you dress for work, so long as you deliver. 

But this week, several teams within HP’s 100,000-employee-strong Enterprise Services division were sent a confidential memo cracking down on casual dress in the workplace, because higher-ups in the company are concerned that customers visiting the offices will be put off by dressed-down developers, reports The Register.

« According to HP, men should avoid turning up to the office in T-shirts with no collars, faded or torn jeans, shorts, baseball caps and other headwear, sportswear, and sandals and other open shoes. Women are advised not to wear short skirts, faded or torn jeans, low-cut dresses, sandals, crazy high heels, and too much jewelry, » says the Register report.

The memo was apparently directed not just at salespepeople, but at staffers in R&D who have decidedly different sartorial styles than their business-side colleagues. The news comes at a bad time too, as many developers took to wearing shorts to work for the warm summer months.

On Twitter, the response so far has largely been negative:

 

I understand the motivation behind HP dress code – HP customers are mostly clueless idiots that judge people by the way they dress.

— … (@cloud_opinion) July 24, 2015

HP: You there. R&D geek. Get rid of that T-shirt and put on this tie http://t.co/LjTRbTMpZ5 Sell your HP shares! Dress code = desperation

— Steve Brooks (@SteveBrooks13) July 24, 2015

HP is soon seperating into HP Inc. and Hewlett Packard Enterprise, of which Enterprise Services is a part, and it seems obvious that the company is looking to run a tighter ship as it prepares to go it alone.

But a lax dress code is a major help in recruiting top Silicon Valley talent, and it remains to be seen if the tradeoff is worth it.

An HP spokesperson said the company does not have a global dress code but had no immediate comment on the report of the memo about the Enterprise group dress code.

vu à http://finance.yahoo.com/news/hp-bans-t-shirts-employees-175820878.html?soc_src=mediacontentstory&soc_trk=fb&fb_ref=Default

 

En France, les toits des zones commerciales seront verts ou ne seront pas

L’Assemblée nationale vient de voter un amendement obligeant les nouveaux centres commerciaux à végétaliser leurs toits, ou à y installer des moyens de production d’énergie renouvelable. L’objectif : limiter les « îlots de chaleur urbains ».


Un toit végétalisé, à Toronto (Crédit : Scott Torrance Landscape Architect Ltd)

Un toit végétalisé, à Toronto (Crédit : Scott Torrance Landscape Architect Ltd)
Lors de son inauguration, en avril 2014, le centre commercial Beaugrenelle faisait figure d’exception. 7 000 m2 de toiture recouverts de plantes, en plein Paris ! Mais ce qui reste, à ce jour, la plus vaste toiture végétalisée de la capitale, devrait bientôt devenir la norme.

Car désormais, en France, tous les nouveaux bâtiments situés en zone commerciale devront suivre cet exemple. L’amendement adopté jeudi 19 mars, dans le cadre du projet de loi « pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » (votée mardi 24 mars à l’Assemblée nationale), prévoit l’installation, sur les toitures, de « dispositifs végétalisés » destinées à rafraîchir l’air ou « de production d’énergie renouvelable ».


Le toit du Palais de Chaillot, à Paris (Crédit : Milena Chessa / Le Moniteur.fr)

Le toit du Palais de Chaillot, à Paris (Crédit : Milena Chessa / Le Moniteur.fr)
Les associations écologiques et les Verts souhaitaient initialement que ces aménagements soient réalisés « sur l’ensemble des toitures »des nouveaux bâtiments. Mais le gouvernement, craignant une mesure trop « contraignante pour les porteurs de projets commerciaux », a opté pour un compromis : les constructeurs pourront choisir de recouvrir « tout ou une partie » de leurs toits de verdure. Et s’ils ne souhaitent pas y planter de fleurs ou autres plantes, ils peuvent choisir d’y installer des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques.

Comme la surface minimale de ces dispositifs n’a pas encore été précisée, les associations sont dans l’attente d’une deuxième lecture, ou d’un décret d’application qui en fixerait les normes et les seuils. « Même si cette question n’a pas encore tranchée, l’amendement en soi est un grand pas », affirme Christophe Aubel, président d’Humanité et Biodiversité. « En attendant, nous allons continuer à inciter les bâtiments existants, dont la structure supporterait de telles installations sans avoir recours à de coûteux travaux d’investissement, à verdir leurs toits également ».

LA CINQUIÈME FAÇADE QUI RAFRAÎCHIT LES VILLES

Si la mesure ne concerne que les zones commerciales, c’est que les toits des bâtiments y sont suffisamment vastes et bas. Les végétaux qu’ils supportent peuvent ainsi refroidir des volumes d’air conséquents, à proximité du sol.

En effet, les toits végétalisés favorisent l’absorption et le stockage de l’eau de pluie. Une eau qui, lors du processus d’évaporation, rafraîchit l’air ambiant, ce qui permet de réduire l’usage de la climatisation à l’intérieur des bâtiments.

Mais les toits végétalisés génèrent un autre type d’économies d’énergie pour les bâtiments : cette « cinquième façade » améliore leur isolation, notamment au niveau du dernier étage.

L’apport d’énergies renouvelables, enfin, doit aider à couvrir une grande partie de leur consommation.


(Crédit : GEP VegDUD-VD synthèse P&C, oct. 2014)

(Crédit : GEP VegDUD-VD synthèse P&C, oct. 2014)
D’après une étude réalisée entre 1998 et 2008 par l’Ifsttar (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux) et Météo-France, « les toitures végétalisées permettent d’économiser de l’énergie quelle que soit la saison », avec 23 % de gains en été, voire 28 % si les toitures sont arrosées régulièrement.

En hiver, ces gains de consommation sont plus faibles (4,5 %), mais « les économies d’énergies correspondantes [sont] plus importantes ». Seule limite observée par l’Ifsttar : ces toits verts n’amélioreraient que « peu » le confort thermique à l’intérieur des bâtiments.

 L'ONG Climate Change a imaginé une infographie interactive qui permet de comprendre le réchauffement des villes à l'horizon 2010 (Crédit : Climate Change Central)
L’ONG Climate Change a imaginé une infographie interactive qui permet de comprendre le réchauffement des villes à l’horizon 2010 (Crédit : Climate Change Central)
Des gains d’ores et déjà observés à Toronto, au Canada, où, depuis 2009, les toits verts sont obligatoires pour toute construction de bâtiments en zone industrielle et résidentielle.

Ces initiatives visent à rendre les villes, que les chercheurs décrivent comme des « îlots de chaleur urbains », plus vivables et moins énergivores. D’autant que la température qui y règne va croissante. Selon une récente étude de l’ONG scientifique Climate Change Central, à l’horizon 2100, New York devrait par exemple connaître les températures de la Floride.

Lara Charmeil
Journaliste à We Demain
@LaraCharmeil

Agroalimentaire : comment le développement durable profite à Slaney Foods

INNOVATIONL'éleveur irlandais Pat Murray, l'un des fournisseurs de bétail de Slaney Foods, reçoit la visite de Cian Keogh, chargé de communication du programme de développement durable Origin Green.

L’éleveur irlandais Pat Murray, l’un des fournisseurs de bétail de Slaney Foods, reçoit la visite de Cian Keogh, chargé de communication du programme de développement durable Origin Green.(Crédits : Tiphaine Honoré)
Tiphaine Honoré  |  10/10/2014, 12:38  -  817  mots
Ce spécialiste de l’agneau et du bœuf irlandais a opté pour le développement durable avec Origin Green, un programme national pour améliorer les pratiques de la filière agroalimentaire. L’objectif est double: réduire ses coûts et améliorer ses exportations tout en réduisant son impact environnemental, encore élevé pour ce secteur…

« Quand on peut prouver les qualités environnementales et sociales de sa chaîne de production, on convainc plus facilement les acheteurs de nous choisir. Aujourd’hui, ces deux critères sont très importants pour nos clients étrangers ».

Rory Fanning, directeur général de Slaney Foods, implantée au sud de Dublin, est persuadé d’avoir fait le bon choix en misant sur le créneau du développement durable. « C’est un avantage marketing important mais aussi une source d’économies non négligeable ».

Une initiative encouragée par l’État

Slaney Foods a adhéré, dès son lancement il y a deux ans, au programme national Origin Green, chapeauté par le bureau de l’agroalimentaire irlandais (Bord Bia). Celui-ci évalue et encourage les entreprises du secteur dans leurs efforts pour une « durabilité » de leurs pratiques. Loin du cahier des charges exigeant de l’agriculture biologique ou du commerce équitable, il incite simplement à rationaliser sa consommation d’eau, d’électricité et de matières premières, tout en s’engageant à améliorer les conditions de travail de ses employés.

La charte à respecter reste souple pour que les entreprises participent selon leurs moyens: chaque dirigeant fait le choix de se fixer ses propres objectifs parmi les grandes thématiques imposées par Origin Green. D’abord la durabilité de l’approvisionnement auprès de ses fournisseurs – les agriculteurs dans le cas de Slaney Foods -, puis les procédés de fabrication, et pour finir la responsabilité sociale de l’entreprise.

Lire sur ce sujet : Quand l’agroalimentaire irlandais veut devenir champion du développement durable

Réduire de 10% la consommation d’électricité d’ici 2017

Slaney Foods s’est ainsi fixé des buts à atteindre d’ici 2017, comme le prévoit la charte. D’abord réduire de 10% la consommation d’électricité en améliorant la réfrigération de la viande et en acquérant des outils de mesure plus précis de la température. Une source d’économie importante pour cette entreprise qui dépense 1 million d’euros par an pour ce budget…

Ensuite, l’utilisation d’eau dans la production devra encore être réduite de 10%, après une première coupe déjà importante de 11% entre 2011 et 2012, permise par l’investissement dans un nouvel abattoir. Mais c’est dans le recyclage, la collecte et la quantité d’emballage que la baisse sera la plus drastique avec 90% de déchets en moins prévus.

« Les bénéfices espérés sont difficiles à chiffrer », explique Rory Fanning. Mais, malgré les investissements importants que cet engagement nécessite, les économies dégagées devraient les compenser sur le long terme. En commençant par « améliorer son image de marque« .

Un impact environnemental à améliorer

Parmi les objectifs que l’entreprise s’est fixé, l’approvisionnement en matières premières respectueuses de l’environnement est celui où la marge de progression est importante… Car le « point noir » de la filière viande irlandaise reste les émissions de gaz à effet de serre. Selon un rapport de Teagasc, l’autorité de développement et de conseil de la filière agroalimentaire, l’Irlande est l’un des pays européens où l’agriculture rejette le plus de gaz néfastes à l’environnement : 29,1% des émissions nationales contre 9% en moyenne pour l’Union européenne.

Par ailleurs, toujours selon ce rapport, l’élevage irlandais de bœuf à viande reste près de deux fois plus émetteur de CO2 et de méthane que les fermes produisant du lait. Dans sa liste de fournisseurs, Slaney Foods a pour sa part décidé de privilégier des agriculteurs présents dans un rayon de 100 kilomètres et qui ont eux aussi adhéré au programme Origin Green.

« Pour réduire leur impact en CO2, nos éleveurs partenaires sont incités à garder moins longtemps leurs animaux en élevage en passant de 27 à 22 mois avant l’abattage », note Dympna Skelton, responsable environnement chez Slaney Foods.

La biodiversité répertoriée

L’un d’eux, Pat Murray, installé dans le sud de l’Irlande, a déjà progressé en ce sens. Son troupeau de presque 200 bœufs a remporté le prix de l’élevage irlandais le plus « durable » début septembre. En plus de réduire le temps passé par ses animaux sur ses terres, Pat Murray a divisé par deux l’épandage d’azote (constituant le nitrate) sur ses prairies. Un point sur lequel l’agroalimentaire irlandais a également du chemin à faire.

« L’Irlande possède une dérogation européenne pour l’épandage de l’azote à 250 unités par hectare, contre 170 pour la France et le reste de l’Union », rappelle Fabien Trihan, conseiller en gestion spécialiste du milieu agricole au CER France.

A travers Origin Green, Slaney Foods compte bien voir ses fournisseurs améliorer leurs pratiques environnementales pour pouvoir s’affirmer « durable » sur toute la ligne. Le programme national en est aujourd’hui à la collecte d’informations sur les fermes, telles que la part de haies et de points d’eau dans chaque exploitation. Une première étape pour préserver la biodiversité locale et mieux rayonner à l’international

source: La Tribune à http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/20141009trib748cdf53a/slaney-foods-l-eti-qui-mise-sur-la-gestion-verte-pour-booster-sa-competitivite.html

 

Les applications de la réalité virtuelle dans l’agroalimentaire

Les applications de la réalité virtuelle commencent à se développer dans l’agroalimentaire, d’abord à des fins commerciales et marketing mais aussi pour améliorer l’ergonomie et la productivité dans les supply chain
La réalité virtuelle peut permettre d'améliorer l'ergonomie posturale et la productivité d'une chaîne de production dans l'industrie agroalimentaire.La réalité virtuelle peut permettre d’améliorer l’ergonomie posturale et la productivité d’une chaîne de production dans l’industrie agroalimentaire.
La technologie est utilisée depuis plus d’une décennie dans les secteurs de l’aéronautique et des transports. Dans l’agroalimentaire, le recours à la réalité virtuelle est plus récent. Mais il se démocratise, à mesure que les entreprises prennent conscience de ses multiples applications.L’utilisation de la réalité augmentée* est en fait plus courante dans l’agroalimentaire. Principalement à des fins marketing et commerciales. La marque Chocapic a été l’une des pionnières en la matière. En 2009, elle a mis au point, en partenariat avec Dassault Systèmes et EuropaCorp, un emballage de céréales interactif qui devenait, grâce à la réalité augmentée, le support d’un jeu vidéo, inspiré de l’univers d’ Arthur et les Minimoys.
Réalité augmentée Chocapic Arthur et les Minimoys par Mu2gor

Cadbury et Ball se lancent dans la réalité augmentée

Depuis, d’autres marques ont fait de même. En 2011, Cadbury a mis au point, avec la start-up Blippar, une application, permettant de lancer un mini-jeu en pointant la caméra de son smartphone sur les barres chocolatées. Elle permettait en plus de partager son score via les réseaux sociaux.

L’entreprise Ball, qui fabrique des canettes pour les producteurs de boissons, a pour sa part été récompensée, en 2012, par la revue allemande Handelsjournal et la fédération allemande de la distribution, pour ses canettes tirant parti de la réalité augmentée. L’application permettait de faire apparaître une créature animée en 3D sur l’écran de son téléphone, avec laquelle le consommateur pouvait se photographier avant de partager l’image sur Facebook.

Réalité augmentée : le secteur du vin fait le test

L’an passé, Häagen Dazs a également fait le pari de la réalité augmentée en lançant une application pour faire patienter les consommateurs pendant que leur glace commençait à fondre pour devenir crémeuse. Durant deux minutes, une violoncelliste jouait un concerto, sur le pot de glace.

Même le secteur du vin s’y met. Le Château-Puech-Haut, un vin du Languedoc, propose une visite interactive du domaine avec la propriétaire, depuis son téléphone ou sa tablette en les pointant sur l’étiquette de la bouteille.

En Asie, des magasins virtuels voient le jour

Dans la distribution, la technologie a également fait ses preuves. En 2011, l’enseigne britannique Tesco avait lancé l’opération « Tesco Homeplus Subway Virtual » en Corée du Sud. Les linéaires de produits étaient affichés sur les quais du métro de la capitale et grâce aux QR codes intégrés, les usagers pouvaient faire leurs emplettes et se faire livrer à domicile. Même chose en Chine en 2012, où des magasins virtuels ont fait leur apparition. Des commerces de quelque 1 000 m2 ont ainsi été construits. Dans les rayons, les produits étaient visibles grâce à la caméra d’un smartphone.

La réalité virtuelle : une technologie plus mature que la réalité augmentée

Dans le secteur agroalimentaire, ces technologies ont également des applications en milieu professionnel. « Pour ces applications, nous utilisons la réalité virtuelle* plutôt que la réalité augmentée, car cette dernière n’est pas complètement mature. Nous avons encore beaucoup de projets en recherche et développement pour la réalité augmentée », explique Jean-Louis Dautin, directeur de l’Institut de réalité virtuelle Clarté de Laval.

Ce centre conçoit des applications de réalité virtuelle basées sur des simulateurs. Leur but est de répondre aux problématiques de sécurité au travail et d’ergonomie posturale, afin réduire les troubles musculo-squelettiques dans l’industrie, où les tâches répétitives sont nombreuses sur les chaînes de production.

Un poste de travail virtuel pour améliorer l’ergonomie

Le principe de l’application développée par Clarté : un opérateur de l’entreprise reproduit les gestes qu’il effectue chaque jour, sur un poste de travail virtuel. Ses mouvements sont enregistrés grâce à la « motion capture » – reconstitution virtuelle de l’ensemble du squelette grâce à un système de capteurs. Un algorithme permet de les analyser et de calculer les pressions induites par ces gestes sur les articulations. Le salarié va ensuite chercher à optimiser ses gestes et réduire la pénibilité de ses tâches, en adaptant son poste de travail. Il peut par exemple positionner un bac plus en hauteur, rapprocher une poubelle, réduire la vitesse de défilement de la chaîne, etc.

Actuellement, le secteur agroalimentaire ne constitue que 15 % à 20 % de l’activité de Clarté. Mais des entreprises telles que Lactalis, Pasquier, Bell ou encore Charal se sont déjà tournées vers la réalité virtuelle, qui tend à se démocratiser.

Réalité virtuelle : un coût abordable pour l’industrie agroalimentaire

Les coûts de cette technologie ont par ailleurs beaucoup diminué. « Il y a quelques années, nous développions une application spécifique pour chaque société. Désormais nous avons une offre plus générique et nous proposons une prestation de service », explique Jean-Louis Dautin.

Une demi-journée peut suffire à analyser une ligne de production et l’optimiser. La prestation coûte 2 500 euros environ. « Le principal frein pour les entreprises n’est plus le prix. Mais elles ont parfois du mal à comprendre la valeur ajoutée de cette technologie et ne sont pas toujours enclines à remettre en cause leur process de production. »

Améliorer productivité et climat social grâce à la réalité virtuelle

Pourtant les avantages sont multiples. D’une part, inclure les salariés dans l’optimisation des processus de production contribue à établir un climat social favorable dans l’entreprise. D’autre part, améliorer l’ergonomie et le confort de travail des opérateurs peut permettre d’accroître la productivité de l’entreprise, d’autant plus que cette application de réalité virtuelle permet également d’optimiser la gestion des flux de production dans l’usine.

La réalité virtuelle peut également s’avérer utile pour former le personnel. Les nouveaux salariés peuvent ainsi se familiariser avec les gestes spécifiques requis pour un poste de travail, via des applications virtuelles. Cette pratique, encore très marginale dans l’agroalimentaire, devrait se développer dans les années à venir. Si la réalité virtuelle est encore peu employée à des fins de formation, c’est car les équipements nécessaires sont encombrants et coûteux, explique Jean-Louis Dantin. Les entreprises qui travaillent avec Clarté ont deux possibilités : se rendre dans les locaux du centre de recherche pour utiliser le cube de réalité virtuelle, ce qui implique d’être implanté à proximité. L’alternative pour une entreprise est de posséder son propre matériel de réalité virtuelle. Une solution qui nécessite un investissement important et rarement rentable pour un industriel.

Réalité virtuelle : un outil de formation en devenir dans l’agroalimentaire

Mais il est également possible d’envisager une formation grâce à des lunettes de réalité virtuelle, équipement beaucoup moins encombrant et plus accessible en termes de coût.Generix Group a par exemple récemment lancé des lunettes de réalité augmentée, dont le but premier est de faciliter la prise de commande au sein de la supply chain, mais qui peuvent également avoir une fonction de formation. « Les applications des lunettes en milieu professionnel restent cependant limitées, estime Jean-Louis Dautin, car ces dernières peuvent être gênantes pour travailler. » Mais la technologie pourrait néanmoins se développer dans les années à venir car les applications de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée n’en sont qu’à leurs balbutiements dans le secteur agroalimentaire.

Publié par Celine Agromedia | 16 juin 2014, à http://www.agro-media.fr/analyse/realite-virtuelle-les-applications-lagroalimentaire-15106.html

La réalité augmentée est la superposition d’un modèle virtuel 3D ou 2D à la perception que nous avons naturellement de la réalité, en temps réel.  La réalité virtuelle permet la simulation interactive et en temps réel de la réalité.

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