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Drive piéton : Leclerc attaque les centres-villes

Leclerc ouvrira en avril son premier drive piéton, dans le centre-ville de Lille. Un local de 50 mètres carrés, alimenté par un drive en périphérie urbaine, qui promet de « faire rentrer un hypermarché » dans le quartier.

C’est à un cadre… d’Auchan (dont le siège est dans le Nord) que l’on doit cette découverte, partagée sur Twitter.

Leclerc va proposer 12.000 références dans 40 m2 à Lille. C’est nouveau ? @Dauvers70 @Grande_Distrib

Leclerc a d’abord utilisé ses drives pour mailler plus étroitement les abords des grandes agglomérations. Quelques implantations urbaines existent, mais sont rarissimes. En s’attaquant aujourd’hui aux centres-villes, avec un modèle dédié, l’enseigne met enfin un pied dans des zones qu’elle lorgnait avec gourmandise.

Le drive piéton ouvrira ses portes le 1er avril, avec la promesse d’un assortiment de « 12.000 produits du quotidien ». Il est situé place Louise Bettignies, dans un quartier pittoresque et très animé du vieux Lille. Le projet est porté par Thomas Pocher, un adhérent déjà propriétaire des hypers de Templeuve et Wattrelos, qui se fait fort d’apporter « les prix Leclerc » à de nouveaux clients urbains. « On sera à l’indice 95″, clame-t-il déjà sur Twitter. Il se dit aussi capable, sur certains créneaux, de tenir un délai d’une heure entre la commande et la remise des achats.

Cette formule de point de retrait, en ville, de commandes passées sur le site de l’enseigne est déjà expérimentée à Paris par AuchanDirect, depuis 2014. Cora a lancé un concept de drive piéton à Metz, baptisé « Cora en ville », à la fin de l’été 2016. Deux enseignes justement spécialistes du grand hyper, qui explorent elles aussi un territoire qui leur était jusqu’à présent inaccessible.

Drive piéton : Leclerc attaque les centres-villes
publié par Linéaires à http://www.lineaires.com/LA-DISTRIBUTION/Les-actus/Drive-pieton-Leclerc-attaque-les-centres-villes-50044

Voyage au cœur de la troisième révolution industrielle

Voyage coeur de la révolution industrielle

Le numérique bouleverse en profondeur notre société. Economie, santé, éducation, travail, vie privée, politique… Sandrine Cassini et Philippe Escande nous proposent une plongée dans le monde du capitalisme 3.0.

La machine numérique est en train de s’attaquer à toute la société et personne n’en sortira indemne. Le monde change à tous les niveaux, du plus concret – l’usage des taxis à Paris, la réservation d’un hôtel, la fabrication d’une voiture –, au plus impalpable – les comportements, la façon de penser, de vivre et d’organiser la société. C’est le principe des grandes révolutions industrielles. Elles s’insinuent dans tous les secteurs, et les ­conséquences sociétales marchent de pair avec les bienfaits matériels. Le propos de ce livre (*) est de raconter comment, tout à coup, le monde bascule.

Un vent de révolte

Un vent de panique gagne la France. Le tsunami Internet, qui a déjà détruit une bonne part de l’industrie de la musique et de la presse, s’infiltre désormais partout. Les transports et l’hôtellerie sont les prochains sur la liste. Même le puissant monopole de la SNCF commence à se poser des questions. En septembre 2013, le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, a tenu devant ses troupes un étonnant discours à l’intonation guerrière. Le PDG assure que les nouveaux ennemis de la compagnie de chemin de fer et de ses deux cent soixante mille salariés s’appellent… Google et BlaBlaCar, le site de covoiturage qui transporte chaque mois plus de deux millions de voyageurs. Sa crainte : voir, comme dans le tourisme, émerger de nouveaux intermédiaires qui détournent sa clientèle et lui fassent perdre le contact avec ses voyageurs. Et, pourquoi pas, lui volent un jour son métier ! […] S’ils ont commencé par les industries de contenus facilement dématérialisables, comme les médias ou la musique, les nouveaux seigneurs du capitalisme s’attaquent désormais à la finance, l’énergie, la santé, l’éducation, l’immobilier, la construction et même l’agriculture ! Aucun pan de la société n’est à l’abri de la révolution numérique. C’est justement ce qui caractérise une révolution. […] Parue en septembre 2013, une étude de deux chercheurs de l’université d’Oxford a fait grand bruit. Elle prévoit que 47 % du total des emplois américains sont désormais menacés. Un sur deux !

Google, le nouveau General Electric

La boulimie d’expansion [de Google] n’est pas sans rappeler la glorieuse épopée d’Edison puis de General Electric au début du xxe siècle, explorant le moindre recoin de l’énergie électrique, des turbines de barrage aux ampoules, en passant par l’électroménager, les réseaux électriques et les machines-outils. C’est le propre des marchés non stabilisés et en forte croissance. Aujourd’hui, Google, entreprise de médias, est dans ce moment critique. Sa dernière grosse acquisition est un fabricant de thermostats, Nest, créé par l’ancien concepteur des iPod d’Apple. Une façon d’entrer dans la gestion de l’énergie dans les maisons.

Et après ? Pourquoi ne pas remonter la chaîne de valeur de l’énergie, jusqu’à la production d’électricité ? La société est après tout le premier utilisateur de panneaux solaires aux Etats-Unis. Comme Elon Musk entend le faire en combinant ses voitures électriques Tesla, ses batteries et ses panneaux solaires… Google va même encore plus loin de ses bases en achetant un laboratoire de biotechnologies spécialisé dans le vieillissement et en embauchant des cerveaux de la médecine pour trouver la recette d’une vie (presque) éternelle.

La voiture, le commerce, l’énergie, l’information, la bureautique, l’informatique, la santé, l’assurance… « Bientôt, les deux tiers des patrons du CAC 40 en viendront à se demander si leur premier concurrent demain ne sera pas Google », assure Philippe Lemoine, l’ancien patron de LaSer Cofinoga, président de la Fondation Internet nouvelle génération et auteur d’un rapport sur le sujet pour le gouvernement. Google est le General Electric des temps nouveaux. C’est pour cela qu’il fait peur à tout le monde.

Quand Bouygues a peur d’un thermostat

A Issy-les-Moulineaux, en région parisienne, un « écoquartier » 100 % high-tech et 100 % développement durable a été construit dans l’ancien fort de la ville. Mille six cents logements symbolisent le futur de l’habitat et de la ville intelligents. Tout y est ­connecté. Dans chaque appartement, le résident programme à partir d’un écran tactile, situé dans l’entrée, l’allumage des lumières, de son chauffage et ses volets. L’écran l’informe également en temps réel de sa consommation énergétique. Luxe ultime, le tout est pilotable depuis une application mobile. […] A l’origine du Fort d’Issy, se trouve Bouygues Immobilier, qui a conçu non seulement les bâtiments, mais l’ensemble des services attenants. « On vend de plus en plus de l’usage, plutôt que de la propriété », justifie Christian Grellier, vice-président innovation et développement durable du groupe. Sur un bâtiment, Bouygues Immobilier prend des engagements en matière de consommation d’énergie, ce qui nécessite de capter et d’analyser les données afin d’optimiser la gestion du chauffage ou de la climatisation. A Issy-les-Moulineaux, le groupe a travaillé avec Microsoft et Bouy­gues Telecom. Sur sa route, il croise donc Nest, le thermostat racheté par Google, qui s’insère dans l’habitat et connaît mieux que vous-même vos habitudes de vie et de ­consommation.

Pour le moment, Nest reste un thermostat inoffensif. Mais que se passera-t-il s’il fait son entrée dans tous les foyers, devenant aussi indispensable qu’un smartphone ? « Demain, ils pourront nous dire : je sais comment fonctionne votre bâtiment, et je viens vous vendre les données. Nous voulons garder la propriété de nos données », avance Christian Grellier.

La fin du salariat

Emploi temporaire, sous-traitance, multi-activité, activité autonome, le CDI à vie issu des Trente Glorieuses se fissure sous les effets conjugués de la croissance faible qui perdure depuis les années 1970, et des technologies de l’information, note un rapport du Conseil pour l’orientation sur l’emploi publié en 2014. En France, le succès du statut d’autoentrepreneur, lancé en 2009, et qui a vu plus d’un million de personnes créer leur microentreprise, est la meilleure illustration de ce phénomène. […]

Au départ, travailler en solo ou monter sa microentreprise n’est pas forcément un choix. C’est face à un marché du travail qui ne veut plus d’eux que les individus optent pour l’indépendance. La plate-forme de taxis Uber emploie beaucoup d’anciens chômeurs qui deviennent autoentrepreneurs. Les nouveaux organes de presse font uniquement appel à des pigistes. EBay, PriceMinister ou Amazon, qui permettent à n’importe qui de monter facilement sa petite activité d’e-commerce, sont également des repaires d’actifs en difficulté.

[…] Mais l’indépendance ressemble aussi à une jungle où règne la loi du plus fort. Si Hopwork se vante de « libérer le travail », la plate-forme permet surtout aux entreprises d’attribuer des notes aux indépendants dont elles sont le plus satisfaites, créant ainsi un cercle vertueux (ou vicieux) qui privilégie le plus demandé et rejette le moins performant. Dans ce monde du travail du futur, plus émietté, plus morcelé, deux catégories de travailleurs émergent. D’un côté, les grands gagnants du système, à la fois doués, disposant de compétences rares et valorisées, à l’aise dans ce monde d’ultracompétition. Défaits de l’emprise hiérarchique de l’entreprise, ils gagneront en liberté, se retrouveront sur le même pied d’égalité que le donneur d’ordre. Les autres accompliront des tâches à plus faible valeur ajoutée, peu payées, qu’il faudra multiplier pour gagner de quoi vivre.

L’intimité

En 2010, Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, affirmait que le concept de vie privée était dépassé et, d’ailleurs, que les individus s’en accommodaient très bien. Depuis, le jeune patron milliardaire a adouci ses propos. Et a montré qu’il tenait beaucoup à son intimité, en rachetant les villas avoisinant la sienne à Palo Alto. Vinton Cerf, l’un des pères fondateurs de l’Internet, devenu « chief evangelist » chez Google, avait jeté un pavé dans la mare en lançant que « la vie privée pourrait très bien être une anomalie » de l’histoire. […] De fait, le concept de vie privée est une invention récente. Il prend son essor après la Révolution française, dans la bourgeoisie du xixe siècle. Au Moyen Age, la maison n’est pas un espace privé mais public, un lieu où l’on travaille, où l’on dort. Les pièces ne sont pas séparées. Au départ, le désir de l’intime est mal vu. Il est synonyme d’égoïsme, d’intrigue, de complot, rappelle l’historienne Michelle Perrot.

[…] Le numérique brouille la frontière qui sépare vie privée et vie publique. « Les données personnelles servent à autre chose qu’à de la vie privée, et notamment à de la vie publique, à de l’exposition personnelle, à des modèles économiques », relate Isabelle Falque-Pierrotin, la présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Les individus eux-mêmes attendent beaucoup de leurs données personnelles. « Jusqu’à présent, ils demandaient qu’elles soient protégées. Aujourd’hui, ils souhaitent en “faire ce qu’ils veulent”, ce qui relève d’un dessein individuel », indique la patronne de la CNIL.

Hypercapitalisme, ou partage ?

Sommes-nous à l’aube d’un hypercapitalisme où tout sera marchandise – les corps et les âmes –, porte ouverte à tous les excès et à tous les despotismes ? Nous dirigeons-nous, au contraire, vers un post­capitalisme où le partage remplacera l’échange commercial ? Ou plutôt, quel sera le dosage final entre ces deux solutions extrêmes ? Enfer ou paradis, libération ou asservissement, le monde que nous dessine la révolution numérique fera de nous et des générations à venir des êtres différents… et en même temps si semblables dans leurs élans et leurs doutes. Comme Prométhée, nous toucherons à la puissance divine pour nous apercevoir qu’elle est, à nouveau, plus loin que jamais.

* « Bienvenue dans le capitalisme 3.0 », par Sandrine Cassini et Philippe Escande, éditions Albin Michel, 18 euros.

Article des Echos paru à http://www.lesechos.fr/thema/transformation-digital/021371371499-voyage-au-coeur-de-la-troisieme-revolution-industrielle-1162155.php?fWVkkxDx0VGYhUlO.99#xtor=RSS-38

publié  LE 05/10 À 07:00, MIS À JOUR LE 07/10 À 15:44

 

L’agroalimentaire, un secteur stratégique pour le e-commerce

ecommerceTéléchargerLes ventes en ligne dans l’alimentation connaîtront une progression significative d’ici à 2018 grâce à la capacité d’innovation digitale des acteurs de la distribution. Elles devraient même dépasser les ventes d’électronique grand public.

La transition numérique des entreprises n’est pas encore complètement aboutie mais comme le démontre l’étude Digital IQ par PWC, 81% des dirigeants estiment que les avancées technologiques transformeront leur entreprise dans les années à venir. Le commerce de détail n’échappe pas à ce besoin de digitalisation et c’est le e-commerce qui constituerait un enjeu pour favoriser les ventes du commerce de détail. La dernière étude publiée par Forrester, « European Online Retail Forecast: 2013 To 2018« , s’intéresse à la croissance des ventes en ligne et prévoit qu’à l’horizon 2018, c’est le secteur alimentaire qui pèsera le plus lourd. Les acteurs traditionnels de la distribution doivent donc s’adapter et revoir leur offre pour rester compétitifs.

Le e-commerce et l’agroalimentaire à la hausse

Entre 2013 et 2018, Forrester prévoit un taux de croissance de 12% des ventes de détail en ligne en Europe pour un total d’environ 234 milliards d’euros en 2018. En France, les ventes devraient presque doubler entre 2013 et 2018 pour atteindre 47 milliards d’euros. En effet, la France ainsi que le Royaume-Uni et l’Allemagne constitueront les marchés les plus importants pour le e-commerce de détail. Il est surtout important de noter que le secteur agroalimentaire détiendra la plus forte croissance, dépassant ainsi le secteur de l’électronique grand public. Le secteur de l’habillement, toujours en tête des ventes en ligne enregistrera une croissance moindre. Ces chiffres de croissance positive pour le commerce en ligne s’expliquent surtout par la capacité des acteurs de la distribution à proposer des services adaptés au e-commerce. « La croissance constante des ventes internet en Europe dans le contexte fragile de reprise économique démontre l’importance de la présence digitale » explique Michelle Beeson, auteure de l’étude.

L’innovation digitale adoptée par les acteurs de la distribution

Le rapport démontre ainsi que les habitudes de consommation vont se tourner progressivement vers le online puisque les internautes effectuant leurs achats en ligne vont passer de 65% en 2013 à 75% en 2018. « Les commerçants européens doivent maintenir leur investissement dans le digital et l’innovation, et optimiser leur présence digitale sur l’ensemble des appareils. » déclare Michelle Beeson. À noter notamment l’émergence d’une catégorie d’acheteurs appelés les “super shoppers”, ces internautes qui recherchent leurs achats en ligne et consomment à travers différents canaux de manière régulière. Dernièrement, des initiatives prouvent que l’innovation digitale constitue un enjeu pour les commerçants. Citons par exemple  »Inspiration Corridor » de Klépierre qui permet de créer un pont entre magasin physique et e-commerce grâce à l’installation d’un couloir aux fonctions technologiques.

Publié Par  04 juin 2014 L’agroalimentaire, un secteur stratégique pour le e-commerce dans AGRO nadir

à http://www.atelier.net/trends/articles/agroalimentaire-un-secteur-strategique-e-commerce_429695

 

Percer dans le e-commerce à moindre coût: le cas Kitchen Trotter

Sur le segment très concurrentiel du e-commerce culinaire, la start-up Kitchen Trotter a trouvé les bons ingrédients pour émerger.

Kitchen Trotter

Crédits photo : Kitchen Trotter
 Réussir à percer dans le e-commerce en partant de zéro, qui plus est sur un créneau encombré, c’est le défi en grande partie réussi de Kitchen Trotter, une start-up lancée en septembre 2012 par un trio d’amis avec peu de moyen.

Le concept est simple: une formule d’abonnement qui permet à un particulier de recevoir chaque mois un « kit de cuisine exotique ». Ce dernier comprend six ou sept ingrédients difficiles à trouver en magasin, quatre recettes emblématiques d’un pays concoctées par un chef natif et un menu typique pour 4 à 6 personnes. Prix de l’abonnement, « résiliable à tout moment » : 240 euros pour 12 mois. Mais le client peut aussi choisir de ne payer que pour un, trois ou six mois. Corée du sud, Sénégal, Suède, Turquie, Pérou … la destination change à chaque envoi et est tenue secrète pour ménager un effet de surprise au destinataire.

Obstacle n°1 : l’invasion de concurrents

« Notre principal obstacle, plutôt inattendu, a été de voir se lancer au même moment que nous une vingtaine de concurrents sur ce marché de la cuisine par abonnement », raconte Kenza Hachimi, 30 ans, cofondatrice qui a attrapé le virus de l’entrepreneuriat sur les bancs de l’ESSEC.

De gauche à droite : Pierre-François Lotiron, Aïch

Crédits photo : Kitchen Trotter
De gauche à droite : Pierre-François Lotiron, Aïcha Mansouri, Kenza Hachimi

Moins de deux ans après, la moitié des prétendants a mis la clé sous la porte. Kitchen Trotter vient d’ailleurs d’en racheter un pour élargir sa base de clientèle. Avec désormais 6.000 abonnés au compteur, la start-up se revendique leader de son segment.

Les clés pour se différencier

Alors, qu’est-ce qui a fait la différence entre Kitchen Trotter et les autres ? D’abord la simplicité du concept, compréhensible immédiatement par les consommateurs : « un mois, un pays, un kit », comme le résume Kenza Hachimi. Ensuite des menus qualitatifs et originaux imaginés par des bloggeurs culinaires ou des chefs natifs du pays mis à l’honneur. Et qui laissent les clients cuisiner eux-mêmes leur plat, le « fait maison » restant très tendance.

Ajoutez à cela un site Web où il est facile de s’y retrouver, une logistique efficace, entièrement sous-traitée à un prestataire, une équipe soudée de trois associés (épaulés par 5 salariés) et on a les ingrédients du succès. Autre atout non négligeable de la start-up parisienne, le soutien et les conseils de plusieurs structures d’accompagnement (Réseau Entreprendre, Petit Poucet, 50 Partners).

Un marketing ciblé réseaux sociaux

Côté marketing, les créateurs ont été astucieux pour limiter les frais. Les efforts se sont concentrés sur les réseaux sociaux, notamment Facebook. Résultat, une« communauté » où 21.000 personnes parlent régulièrement du concept à leurs amis. De quoi accélérer le bon bouche-à-oreilles dont a bénéficié le site auprès d’une clientèle en majorité féminine, plutôt jeune et habitant aussi bien les grandes agglomérations que les zones moins peuplées. Au final, la stratégie de la start-up n’a pas été trop gourmande en financement. Une petite levée de fond a été réalisée en juin 2013 auprès de business angels.

A la conquête de l’Europe

Déjà rentable, selon Kenza Hachimi, Kitchen Trotter réfléchit désormais à un développement à l’international. L’entreprise a commencé à franchir les frontières en livrant dans trois pays limitrophes (Belgique, Suisse et Luxembourg) mais le lancement prochain d’une version du site en anglais devrait permettre de toucher davantage de zones. «C’est le grand chantier de cette année, ajoute la cofondatrice. L’appétit pour la world cuisine est le même dans toute l’Europe ».

Publié par Business Les Echos à http://business.lesechos.fr/entrepreneurs/web/percer-dans-le-e-commerce-a-moindre-cout-le-cas-kitchen-trotter-62485.php?xtor=EPR-1500-[LEE_hebdomadaire]-20140415-[s=461370_n=6_c=_]-1813589[_SDV]@1

SoCloz rapproche commerces physiques et Internet

Créé en 2010, SoCloz.com propose aux commerces physiques d’afficher leurs stocks sur Internet afin d’augmenter leur trafic en magasin. Depuis peu, Jérémie Herscovic, fondateur de la start-up, leur propose une solution de e-réservation.

 

SoCloz.com

Crédits photo : SoCloz.com
Le site SoCloz.com a vu le jour en juin 2011.

Comment inciter les consommateurs à se rendre dans les commerces ? Jérémie Herscovic a trouvé la solution. Ce trentenaire a fondé, il y a quatre ans, SoCloz.com. Le concept ? Afficher sur Internet les stocks des magasins afin de générer plus de trafic dans les boutiques.

Une idée venue par hasard, après que sa fille ait perdu son doudou fétiche. « Je me suis mis sur mon téléphone en me disant que ce serait simple de trouver un magasin aux alentours où la même peluche était vendue. Mais rien », se souvient-t-il.  Face à ce constat, Jérémie Herscovic tient son concept entrepreneurial et créé en 2010 SoCloz.com. « C’est simple, cela répond à deux demandes, détaille l’entrepreneur. La première : un très grand nombre de consommateurs ne veut pas acheter un produit avant de l’avoir essayé ou touché. La seconde, c’est le besoin de l’avoir rapidement. »

Une offre freemium

 

Jérémie Herscovic, SoCloz

Crédits photo : SoCloz
Jérémie Herscovic, fondateur de SoCloz.

 

Pour concrétiser son projet, Jérémie Herscovic investit 100.000 euros. Pour le reste, l’entrepreneur a bénéficié de deux prêts : un premier de 40.000 euros de Scientipôle ainsi que 50.000 euros d’Oséo. En octobre 2011, le site Socloz.com est lancé. Le succès ne se fait pas attendre. « Les marques ont tout de suite adhéré au concept, même celles qui étaient sceptiques et ne connaissaient pas le Web-to-store, confie Jérémie Herscovic. Aujourd’hui,nous affichons les stock de 130 marques dont Naf Naf, le Tanneur ou encore Guy Degrenne ».

Côté business model, la start-up propose une offre freemium pour figurer sur le site.« C’est aussi ça notre force par rapport à d’autres, notamment à Google, assure l’entrepreneur.  Les commerçants ne nous croyaient pas lorsqu’on leur disait qu’on allait rester gratuit quoiqu’il arrive ».

Financement
Pour son développement, la start-up a effectué deux levées de fonds en deux ans.La première en 2012, a permis de récolter près de 600.000 euros auprès d’Alven Capital, FA Dièse et divers « business angels ». La seconde, en décembre 2013, a convoqué les mêmes investisseurs et a permis à l’entrepreneur et son associé, Jean-François Bastouret, de lever 1,5 millions d’euros. L’année dernière, SoCloz a réalisé1 million d’euros de chiffre d’affaires.

Ne pas léser commerçants et consommateurs

Mais Jérémie Herscovic a trouvé un moyen de monétiser son concept, sans pour autant léser commerçants et consommateurs. « Depuis quelques mois, nous proposons notre système de e-réservation, explique-t-il. Et plutôt que que de proposer un abonnement, nous avons opter pour une facturation à la performance ». En clair, les marques adhérant au système SoCloz ne payent que si un client vient retirer un produit en magasin après l’avoir préalablement réservé sur Internet.

Ainsi, la force de l’entrepreneur ne réside pas seulement dans sa « market place » mais dans ce service de e-réservation ; directement disponible sur les sites des marques.« Réserver sur SoCloz.com n’est pas encore possible, cela viendra avec la prochaine version du site en juin prochain, détaille-t-il. Mais le système est d’ores et déjà opérationnel sur les sites d’une trentaine de marqueS, ce qui nous permet de leur montrer notre légitimité ».

Une légitimité déjà bien présente : avec 3.500 réservations en une journée, la start-up vient récemment de battre son record quotidien« Une petite victoire mais qui démontre parfaitement que l’avenir est dans la e-réservation, assure l’entrepreneur.Pour preuve, je peux d’ores et déjà vous annoncer que sur SoCloz.com, il sera possible de réserver ses articles pendant les soldes. Une avancée tant pour les consommateurs que pour les commerçants! »

Par Camille Boulate, journaliste | 08/04/2014

publié sur et par: http://business.lesechos.fr/entrepreneurs/idees-de-business/socloz-rapproche-commerces-physiques-et-internet-61802.php?xtor=EPR-1500-[LEE_hebdomadaire]-20140408-[s=461370_n=6_c=_]-1813589[_SDV]@1

 

Oscars : un selfie en or signé Samsung

Ellen DeGeneres a publié aux Oscars la photo la plus retweetée de tous les temps avec son smartphone Samsung. Une stratégie marketing savamment préparée par le constructeur sud-coréen.

Oscars : un selfie en or signé Samsung

La 86e cérémonie des Oscars a consacré dimanche 2 mars les films  » 12 Years a Slave  » et  » Gravity « . Mais l’autre grand gagnant est Samsung, qui aurait pu recevoir une statuette pour le meilleur buzz de la soirée, grâce au selfie pris en direct, puis publié sur Twitter, par l’animatrice Ellen DeGeneres. Son message a battu un record avec plus de deux millions de retweets, devançant le célèbre  » Four more years «  post-réélection de Barack Obama, qui totalise  » seulement  » 700.000 retweets.

Un coup marketing en or pour Samsung, sponsor de la soirée et fournisseur du smartphone d’Ellen DeGeneres, qui a sorti son appareil devant les caméras à trois reprises au cours de la soirée (mais a repris son iPhone en coulisses, comme le signale Mashable). Une stratégie savamment préparée par le constructeur sud-coréen, qui a signé un partenariat pour sponsoriser également dix selfies pris par les célébrités elles-mêmes pendant la cérémonie des Oscars.
Pour cela, un miroir Twitter a été installé en coulisses, en fait une simple tablette avec un cadre en filigrane, dispositif déjà testé en fin d’année dans d’autres événements médias américains. Les célébrités se présentent devant la tablette, appuient sur l’écran et prennent la pose, avant de valider ou reprendre la photo. En un clic, la photo selfie est envoyée sur le flux Twitter de l’événement.
Si le placement de produit lors de grands shows télévisés n’est pas nouveau, la stratégie marketing de Samsung va beaucoup plus loin, avec notamment  » White Glove «  (gant blanc), son programme VIP réservé aux célébrités. Le but : toucher les stars pour les convaincre d’échanger leur iPhone, BlackBerry ou autre smartphone Android contre un Samsung, et devenir les nouveaux ambassadeurs de la marque.

Le programme  » White Glove  » se présente comme un club fermé, avec dîners, soirées et rencontres entre privilégiés, choyés par l’équipe Samsung sur place, chargée de les aider à se familiariser avec ses produits. Le principe d’une soirée  » White Glove «  est simple : une célébrité accueille l’événement chez elle, pendant lequel la marque offre des produits personnalisés. Plus tard, les stars qui ont apprécié le smartphone ou la tablette offerte sont invitées à organiser à leur tour une soirée  » White Glove « , pour toucher ainsi de nouveaux ambassadeurs.

 

Et la stratégie marketing derrière ces réunions Tupperware version high-tech semble payer. Comme avec Dana Brunetti, le président de Trigger Street productions, la société derrière le film  » The Social Network  » et la série récompensée  » House of Cards  » diffusée sur Netflix. Dana Brunetti s’est vu offrir un smartphone Galaxy S3 lors d’une soirée organisée chez les jumeaux Winklevoss, célèbres pour avoir fait partie de l’aventure Facebook à ses débuts, aux côtés de Mark Zuckerberg.

Après avoir utilisé en simultané son iPhone et le Galaxy S3 pendant un mois, il a abandonné le premier à la fin du mois, allant jusqu’à troquer son iPad pour une tablette Galaxy Tab signée Samsung, et organiser à son tour sa propre soirée  » White Glove « . Et il n’est pas le seul : on compte également, parmi les stars converties, le chanteur et producteur Jay-Z, qui a proposé en avant-première son dernier album  » Magna Carta Holy Grail  » aux utilisateurs de smartphones de la marque sud-coréenne.

La stratégie marketing VIP de Samsung fait des émules. Ainsi, Nokia a lui aussi décidé d’envoyer des cadeaux personnalisés aux célébrités. Après avoir lu une interview dans USA Today où le chanteur 50 Cent affirmait avoir acheté un smartphone uniquement pour son appareil photo, le constructeur finlandais a envoyé son Lumia 1020 au rappeur. Lequel a publié sur Instagram une photo de son nouveau jouet. Les marques n’ont pas fini de faire des heureux chez les stars.

 

Oscars : un selfie en or signé Samsung dans ACTEURS T_135826

 

Source : 20minutes

Canal+ va lancer une vingtaine de chaînes sur Youtube

 

Entre autres programmes phares de Canal+, "Les Guingols" auront leur chaîne spéciale sur YouTube.

 

Pour Canal+, archétype de la télévision payante, c’est une petite révolution. A partirdu mois de décembre, ses programmes gratuits (issus par exemple du « Grand Journal ») seront diffusés hors antenne sur des chaînes YouTube spéciales. Le groupe audiovisuel et la plate-forme de vidéo en ligne ont en effet signé un accord, qui constitue entre eux une première.

« Groland », « Les Guignols » ou encore « Le Before », le rendez-vous de 18 heures : désormais, les programmes phares de la chaîne seront disponibles à travers une vingtaine de chaînes YouTube, dont Canal+ déterminera le nombre et assurera l’animation éditoriale, à l’image du Palmashow, une émission de la chaîne D8 (groupe Canal+) déjà disponible sur YouTube.

« L’Internet ouvert est en train de devenir un média à part entière, explique Rodolphe Belmer, le directeur général du groupe Canal+. Ce média a son propremode de consommation, de production et de monétisation. Il nous faut donc l’appréhender comme tel, en lançant des expressions uniquement destinées à ce monde ouvert. »

UN TOURNANT STRATÉGIQUE

Il s’agit d’un tournant stratégique pour la chaîne, qui considérait jusqu’ici Internet comme un espace de déclinaison de son offre télévisuelle. Elle entend désormaisadapter ses offres aux modes de consommation sur Internet, marqués par des temps de consultation plus courts et par la montée en puissance des terminaux mobiles, qui représentent aujourd’hui 40 % des accès à YouTube.

Plutôt que de raisonner par chaîne ou par émission, Canal+ va donc promouvoirses programmes individuellement, voire ses figures de proue, comme autant de « marques » qui auront sur YouTube leur autonomie. Elle va égalementexpérimenter la diffusion d’extraits de films ou de séries et « ne s’interdit pas detester des épisodes de séries en avant-première sur le Web », selon M. Belmer.

Au-delà de la fragmentation de ses contenus, Canal+ entend également profiter à plein du Web comme espace d’inspiration et d’alimentation de son antenne. Une chaîne Canal Factory va voir le jour, afin de tester les jeunes talents repérés par ses équipes et destinés pour certains à venir renouveler les visages à l’antenne.

« Le ‘Canal Factory’ sera une pépinière et un nouveau modèle industriel de développement de talents, décrit Rodolphe Belmer. Nous les produirons d’abord sur YouTube et les aiderons à réussir dans cet écosystème. Si cela marche, ils accéderont à l’antenne. » Canal s’inspire ici de la démarche des multi-channel networks (MCN), ces structures qui développent des programmes pour un large éventail de chaînes YouTube.

En septembre, Canal+ avait acquis une participation au sein de Maker Studios, une start-up qui gère plus de 15 000 artistes et génère près de 5 milliards devidéos vues chaque mois. Déjà producteur de contenus pour le cinéma et la télévision, Canal+ pourrait donc voir son métier s’élargir à la production de contenus pour le Web.

PARTAGE DE REVENUS

Cette nouvelle démarche impliquera la régie publicitaire de Canal+, qui assurera la commercialisation des chaînes YouTube créées par le groupe (la plate-forme de vidéo conservant la commercialisation des éventuels invendus). L’accord conclu prévoit un partage de revenus entre les deux entreprises, sans minimum garanti. Il n’a pas été possible de connaître les termes exacts de l’accord, mais le partage proposé par YouTube lui réserve habituellement 45 % des revenus.

Si YouTube parvient à imposer un revenue sharing qui lui est aussi favorable (d’autres plates-formes proposent un partage à 70-30 en faveur de l’éditeur de contenus), c’est en raison de son audience massive. La plate-forme accueille chaque mois un milliard de visiteurs uniques dans le monde et environ 28 millions en France. « Le poids de YouTube est complètement incontournable, on ne peut pas avoir une stratégie qui s’en exonère », constate M. Belmer. Il s’agit toutefois pour lui d’une stratégie « non exclusive », qui ne signifie pas que Canal+ renonce, en parallèle, à développer ses propres espaces sur le Web (sites, applications).

Pour YouTube, cet accord est un très joli coup, la plate-forme souhaitant hébergerun nombre croissant de contenus professionnels de qualité. « Cet accord donne accès à nos utilisateurs à des contenus très forts et renforce notre position dans la délinéarisation des contenus de télévision », se félicite Christophe Muller, directeur des partenariats YouTube pour l’Europe du Sud et de l’Est, le Moyen-Orient et l’Afrique.

La plate-forme ambitionne de devenir le lieu central d’accès aux contenus fragmentés issus de la télévision, que les utilisateurs y accèdent depuis un ordinateur, une tablette, un téléphone ou un téléviseur connecté à Internet. Elle travaille déjà en France avec BFM TV, M6 ou le groupe Lagardère. Dans certains pays, comme l’Inde ou la Russie, YouTube parvient même à s’imposer comme un diffuseur de contenus cinématographiques.

Pour compléter son modèle gratuit, la plate-forme a également développé une offre payante, de location à l’acte. Sur ces créneaux de la télévision de rattrapage ou de la VOD, elle se retrouve de fait en concurrence avec les offres que les chaînes de télévision mettent en place (comme par exemple Canal à la demande).« Internet est un nouveau média », estime M. Belmer, qui juge qu’il s’agit plus d’un nouvel usage que d’une concurrence envers l’usage « classique » de la télévision.

Publié par Le Monde à http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2013/11/12/canal-va-lancer-une-vingtaine-de-chaines-sur-youtube_3511886_3236.html?utm_content=buffer7b24d&utm_source=buffer&utm_medium=twitter&utm_campaign=Buffer

Par Alexis Delcambre

En Europe, 1 utilisateur de smartphone sur 7 réalise un achat en ligne à partir de son téléphone

comScore, Inc (NASDAQ: SCOR), un des leaders dans la mesure et de l’analyse du Digital, publie aujourd’hui un bilan des comportements d’achats sur mobile (m-commerce) dans les cinq principaux marchés européens (France, Allemagne, Italie, Espagne et Royaume-Uni) grâce au service comScore MobiLens. L’étude indique que l’audience mobile des sites marchands dans l’Europe des 5 a augmenté de 43 pourcent au cours de l’année écoulée, avec un utilisateur de smartphone sur 5 accèdant à des sites de vente en ligne depuis leur téléphone. Par ailleurs, 1 utilisateur de smartphone sur 7 dans l’Europe des 5 a réalisé un achat avec son mobile.

Détail du communiqué de presse:

Les usagers de smartphones européens allant sur des sites d’achats ont vu leur nombre augmenter de 43 pourcent en seulement un an

Paris, 21 octobre 2013 - comScore, Inc (NASDAQ: SCOR), un des leaders dans la mesure et de l’analyse du Digital, publie aujourd’hui un bilan des comportements d’achats sur mobile (m-commerce) dans les cinq principaux marchés européens (France, Allemagne, Italie, Espagne et Royaume-Uni) grâce au service comScore MobiLens. L’étude indique que l’audience mobile des sites marchands dans l’Europe des 5 a augmenté de 43 pourcent au cours de l’année écoulée, avec un utilisateur de smartphone sur 5 accèdant à des sites de vente en ligne depuis leur téléphone. Par ailleurs, 1 utilisateur de smartphone sur 7 dans l’Europe des 5 a réalisé un achat avec son mobile.

La consultation de sites marchands depuis des smartphones varie considérablement entre les pays de l’Europe des 5
En août 2013, 20,4 pourcent des usagers de smartphone dans l’Europe des 5 ont accédé à des sites et applications de m-commerce, soit une hausse de 2,8 points de pourcentage par rapport à l’année dernière. L’Espagne est le marché où la croissance est la plus rapide, avec un bond de 66,5 pourcent qui représente 3,3 millions d’usagers de smartphone se connectant aux sites et applications de m-commerce depuis leur téléphone. L’Italie prend la deuxième place avec une hausse de 61,3 pourcent qui représente près de 5,6 millions d’usagers de smartphones se connectant aux sites et applications de m-commerce depuis leur téléphone. Si on analyse de plus près la part d’usagers de smartphones, l’Italie prend alors la première place avec une hausse de 4,8 points de pourcentage, avec 19,3 pourcent d’usagers de smartphone. L’Allemagne, pour sa part, est le plus gros marché en valeur absolue, avec 9,9 millions d’acheteurs sur smartphone, suivi par le Royaume Uni avec 9,7 millions.

Activité de M-Commerce parmi les usagers de smartphone 
 Moyenne sur trois mois se terminant en août 2013 comparée à août 2013
 Total Europe des 5 (Allemagne, Espagne, France, Italie et Royaume Uni), Age: 13+
 Source: comScore MobiLens
  Ont accédé à des Sites et Applications Marchands sur la période
Audience smartphone (000) Croissance annuelle de l’audience % de l’audience smartphone totale Croissance annuelle en points de pourcentage
Europe des 5 31 804 43.3 % 20.4 % 2.8
Espagne 3 284 66.5 % 12.2 % 3.1
Italie 5 589 61.3 % 19.3 % 4.8
Allemagne 9 929 45.2 % 27.2 % 2.9
France 3 340 35.9 % 11.7 % 1.1
Royaume Uni 9 662 29.5 % 27.6 % 2.4

Plus d’1 usager de smartphone sur 3 prend une photo d’un produit en magasin
Dans l’Europe des 5, plus d’un usager de smartphone sur 4 prend des photos de produits sur lieu de vente au moins une fois dans le mois. Les Européens ont également tendance à consulter leurs amis ou famille avant de mener la transaction à son terme : 14,3 pourcent envoient une image produit et 14 pourcent appellent ou envoient un texto à propos d’un produit.

Activités M-Commerce sur point de vente des usagers de smartphone 
 Moyenne sur une période de 3 mois se terminant en août 2013
Total Europe des 5 (Allemagne, Espagne, France, Italie et Royaume Uni), Age: 13+
 Source: comScore MobiLens
  Audience smartphone (000) % de l’audience smartphone totale
Total Smartphone Audience: 13+ yrs old 155,772 100.0%
Ont pris la photo d’un produit 36,617 23.5%
Ont envoyé la photo d’un produit à des amis/famille             22,317               14.3%
Ont appelé ou envoyé un texto à des amis/famille sur un produit 21,782 14.0%
Ont scanné le QR-Code d’un produit 17,047 10.9%
Ont comparé les prix d’un produit 12,286 7.9%

En Europe, 1 usager de smartphone sur 7 a réalisé une transaction m-commerce
Dans l’Europe des 5, 22,8 millions d’usagers de smartphone ont acheté des produits ou services via leur téléphone en août 2013, une augmentation de 37 pourcent par rapport à août 2012.

Une analyse des 5 principaux types de produits et services achetés via un smartphone indique que les vêtements ou accessoires (5,4 pourcent de l’audience smartphone) et les appareils grand public électroniques ou ménagers (3,8 pourcent) comme les plus prisés. Les autres services ou produits achetés par les usagers européens de smartphone sont des livres (3,8 pourcent), des tickets (3,4 pourcent) ou des produits de soin / hygiène (2,6 pourcent).

Activités M-Commerce des usagers de smartphone
 Moyenne sur une période de 3 mois se terminant en août 2013
Total Europe des 5 (Allemagne, Espagne, France, Italie et Royaume Uni), Age: 13+
 Source: comScore MobiLens
  Audience smartphone (000) % de l’audience smartphone totale
Total Smartphone Audience: 13+ yrs old 155, 772 100.0%
   Ayant acheté des produits ou services 22,765 14.6%
Type de produits ou services achetés
   Vêtements ou accessoires 8,411 5.4%
   Appareils grand public électroniques / ménagers 5,957 3.8%
   Livres (exceptés e-books) 5,861 3.8%
   Billets 5,352 3.4%
   Produits de soin / hygiène 4,118 2.6%

A propos de MobiLens 
Les données MobiLens proviennent du sondage en ligne d’un échantillon représentatif d’abonnés mobiles âgés de 13 ans et plus. Les données relatives à l’usage du téléphone mobile se réfèrent uniquement à l’usage du mobile principal de l’usager et n’inclut aucune donnée correspondant à un deuxième appareil mobile.

A propos de comScore
comScore, Inc. (NASDAQ: SCOR) est un des leaders dans la mesure et l’analyse du Digital, offrant un aperçu des comportements Web, Mobile et TV permettant de maximiser leurs investissements Digital. Pour plus d’informations :www.comscore.com/companyinfo

Hélène Azevedo
Marketing Manager Europe
comScore, Inc.
+33 (0) 1 7997 03 88
worldpress@comscore.com

Publié à : http://www.comscore.com/fre/actualites_et_evenements/Press_Releases/2013/10/En_Europe_1_utilisateur_de_smartphone_sur_7_realise_un_achat_en_ligne_a_partir_de_son_telephone?ns_campaign=COM_EMEA_FR_OCT2013_EMKTG_PRESSRELEASESEUROPE&ns_mchannel=em&ns_source=comscore&ns_linkname=text_link_see_full_version&ns_fee=0

 

Les réseaux sociaux en Chine

La Chine est de plus un des pays où les réseaux sociaux sont le plus développés car les Chinois ont besoin de rester constamment connectés à leurs connaissances et leur communauté. Il existe un large paysage dans les réseaux sociaux Chinois avec des utilisations et des interfaces différentes.

Avec presque 600 millions d’internautes, la Chine est un des pays les plus connectés. Mais avec la censure du gouvernement Chinois, le « Great Firewall », la Chine a développé ses propres entreprises web, ses propres applications et ses propres réseaux sociaux.

La Chine est de plus un des pays où les réseaux sociaux sont le plus développés car les Chinois ont besoin de rester constamment connectés à leurs connaissances et leur communauté. Il existe un large paysage dans les réseaux sociaux Chinois avec des utilisations et des interfaces différentes.

Nous verrons d’abord comment se classifient les médias sociaux en fonction de leurs fonctionnalités avec un graphique présentant les principaux médias sociaux. Puis nous vous présenterons les principaux réseaux sociaux Chinois, les entreprises qui les ont créés, ainsi que leur développement dans le pays

Le diagramme du paysage des médias sociaux en Chine

Les réseaux sociaux en ChineLes réseaux sociaux en Chine. Source CIC

La partie « functional networks » correspond aux plateformes fonctionnelles qui servent de support à d’autres plateformes ou qui ont été intégrées dans d’autres plateformes. Cela incluse les sites de questions-réponses, les blogs, les wiki, et les LBS (Location-based services). On y trouve les sites appartenant à Baidu, tels que Baidu Zhidao (questions réponses) et Baidu Baike (l’équivalent de Wikipédia).

La partie « Core Networks » correspond aux principaux médias sociaux chinois qui représentent le nerf de la guerre entre les grosses entreprises du web. En effet on y trouve les microblogs, comme Weibo, les messageries instantanées, comme QQ, les plateformes sociales mobiles, comme Wechat, les sites de partage de vidéos et musiques, comme Youku, les forums, comme Baidu Tieba, l’e-commerce comme Yihaodian, et les SNS (social network services), comme renren (l’équivalent de facebook).

Il est important de noter que les plateformes mobiles sociales sont un élément important nouveau dans ce paysage, car Wechat par exemple, crée en 2011, a déjà 236 millions d’inscrits en Chine et 400 millions dans le monde.

La partie « Value-added social networks » correspond aux plateformes principales, mais avec des services ajoutés. Cela inclus le social commerce, les agrégateurs sociaux, les plateformes de « social gaming » et les moteurs de recherche sociaux comme Bing et Siri.

Enfin, la partie « emerging/niche networks » correspond à des plateformes relativement indépendantes ou qui ciblent des marchés de niche. Cale inclus les sites de voyage, les petits blogs, les sites de rencontre, les réseaux professionnels (l’équivalent de LinkedIn), les sites de partage de photos, et les télés sociales.

Il est important pour une marque de connaître ces principaux sites et leurs utilisations. Mais intéressons nous plus particulièrement aux principaux réseaux, ou en tout cas à ceux qui marchent le mieux en Chine.

Les principaux réseaux sociaux Chinois

Olivier Verot, Fondateur de l’Agence Marketing ChineOlivier Verot, Fondateur de l’Agence Marketing Chine

Weibo

Avec plus de 500 millions d’utilisateurs et 50 millions qui sont actifs chaque jour, Weibo est pour l’instant le leader dans les réseaux sociaux Chinois. Il est souvent comparé à Twitter, mais c’est en fait un mélange entre Facebook et Twitter, puisqu’il est beaucoup plus riche que ce dernier. En effetil a des fonctionnalités qui permettent de créer des fils de discussion, l’utilisateur peut partager des photos et des vidéos plus lourdes que sur nos réseaux occidentaux ; on peut écrire plus de choses que sur Twitter puisqu’avec 140 caractères on écrit plus de choses en chinois qu’en français ou qu’en anglais… Bref, il est en fait assez différent de TWitter.

Il est également très influent en Chine puisque 70% des utilisateurs pensent que les informations de Weibo sont fiables, contrairement aux médias traditionnels Chinois qui sont contrôlés par le gouvernement.

Weibo est bien évidemment également censuré mais les weibonautes réussissent parfois à contourner la censure en inventant des synonymes, ou en relayant les informations très vite. La rapidité et l’influence de ce réseau sont telles que le gouvernement a crée une loi récemment interdisant de créer des « rumeurs » sur les réseaux sociaux. Ainsi un adolescent de 16 ans a déjà été arrêté en Chine pour cette raison.

Weibo a été crée en 2009 par Sina, qui est une grosse entreprise du web qui a eu un chiffre d’affaires de 366 millions d’euros en 2011.

Wechat ou Weixin en Chinois

Crée en 2011 par Tencent, la plus grosse entreprise web chinoise, Wechat possède déjà plus de 236 millions d’utilisateurs en Chine et plus de 400 millions dans le monde. C’est un réseau social sur mobile, qui est privé, contrairement à Weibo, et où l’utilisateur partage des informations avec ses connaissances.

Tencent avait un chiffre d’affaires de presque 7 milliards de dollars en 2012, et c’est la plus grosse entreprise du web Chinois. L’entreprise avait également crée QQ, une plateforme de messagerie instantanée qui avait encore presque 800 millions de comptes actifs en mars 2013. QQ est cependant plus populaire que Wechat, qui lui a été crée pour faire de la concurrence à Weibo, et qui cible plutôt les classes chinoises urbaines moyennes et aisées.

QZone

QZone est encore un réseau social de Tencent, crée en 2005, qui permet d’écrire des blogs, de partager et d’envoyer des photos, d’écouter de la musique, de tenir un journal… Il avait 600 millions d’utilisateurs en 2012 et il est 2ème dans le classement des réseaux sociaux par taux de partages, après Weibo. Les utilisateurs QZone mettent de plus leur profil à jour au moins une fois par mois.

En conclusion, le paysage des réseaux et medias sociaux chinois est un des plus riches du monde puisque, Internet étant censuré depuis plusieurs années, depuis la création du « Great Firewall », les entreprises Chinoises du web ont eu beaucoup de temps pour se développer en créant des systèmes adaptés à la société chinoise. Il est donc important quand une marque veut s’implanter en Chine de connaître ce paysage et ces réseaux, avec notamment les plus important et les plus influents tels que Weibo, et ceux qui se développent très vite tels que Wechat. Sur ces réseaux les entreprises peuvent accroître leur visibilité, faire du buzz pour faire parler d’elles, utiliser les leaders d’opinion pour attirer des fans et des consommateurs…

Pour en savoir plus n’hésitez pas à lire l’article sur le marketing sur Weibo, et celui sur les 10 raisons d’être présent sur les réseaux sociaux chinois.

Auteur : Olivier Verot, Fondateur de l’Agence Marketing Chine

publié Par  le 15 octobre 2013 à http://www.marketing-professionnel.fr/tribune-libre/chine-reseaux-sociaux-chinois-201319.html?utm_campaign=20131017-nonabonnes&utm_source=20131017-nonabonnes&utm_medium=20131017-nonabonnes

Comment les entreprises essaient de reprendre la main sur les réseaux sociaux

 

Un tweet agacé contre les retards d’EasyJet, et Mark Leiser s’est vu refuserl’embarquement mardi 24 septembre. La compagnie a répondu sur Twitter et le doctorant en droit obtiendra finalement gain de cause. Mais l’épisode est révélateur de l’intérêt porté désormais par les entreprises à leur e-réputation.

Idem, quand la semaine dernière toujours, le patron des pâtes Barilla présente sesexcuses sur Twitter après les indignations dont bruissaient Facebook et Twitter en réaction à ses propos homophobes. Sur un mode plus positif, l’échange entre marques lancé par Vélib’ a réussi à créer le buzz, tout comme la réponse du facétieux  »community manager » (chargé de communauté) de la Fnac à un client voulant savoir comment faire entrer un « blue-raie » dans son lecteur.

Que ce soit pour assurer leur communication, pour promouvoir un événement oueffectuer leurs recrutements, les entreprises sont de plus en plus actives sur lesréseaux sociaux publics. « Les gens pensent, à raison, qu’ils ont plus de chances d’avoir gain de cause en dirigeant leurs requêtes vers les réseaux plutôt que vers le service client, affirme Laurent Cabioch, directeur stratégies digitales et réseaux sociaux de l’agence W&Cie. Car un commentaire rageur sur Facebook ou surTwitter, c’est une critique plus visible que de se mettre au milieu d’un centrecommercial et de faire un scandale : elle engage la réputation de la marque auprès de davantage de personnes et sur un laps de temps plus long. »

RÉACTIVITÉ ET PROXIMITÉ

Outre Facebook et Twitter, les réseaux Instagram, Pinterest et Vine sont très appréciés des entreprises pour leur aspect créatif, particulièrement valorisant dans le luxe, la distribution, les biens culturels… mais pas seulement. Si la SNCF refuse de transformer son « wall » Facebook en mur des lamentations (sa branche francilienne a opté pour une politique différente et invite les passagers bloqués à signaler les retards sur Twitter), la compagnie ferroviaire utilise Instagram pourlancer des concours photos et véhiculer une image plus positive.

De l’avis des spécialistes, c’est l’arrivée de Facebook en 2004 (2006, pour le grand public), qui a changé la donne pour les entreprises. Twitter joue aussi un rôle non négligeable comme support de la relation client, même si son fonctionnement, public, n’est pas adapté à la confidentialité de certains échanges. Le service après-vente se termine souvent via la messagerie privée du réseau, sans véritable plus-value par rapport à un courriel classique.

Pour les entreprises, les réseaux sociaux portent une promesse de proximité et de réactivité avec les clients. Ainsi, le compte Twitter de La Poste a été personnalisé avec l’avatar de LisaAir France précise sur son compte qu’il répond aux questions sept jours sur sept, de 9 heures à 21 heures.

« L’accès à Internet par différents supports est une nouvelle source de relation client en temps quasi réel », notent les chercheuses à l’école de management de Télécom Christine Balagué et Patricia Baudier. « On se trouve aujourd’hui dans le paradigme de l’économie de la contribution, où des milliers d’individus sur Internet donnent leur avis sur des produits ou des entreprises, votent sur des marques, commentent ou diffusent de l’information. C’est l’ère du consommacteur. »

Impact et rôle du community manager sur Twitter dans la gestion de la relation client – See more at: http://chairereseaux.wp.mines-telecom.fr/christine-balague/#sthash.h6FmJvqb.dpuf
Impact et rôle du community manager sur Twitter dans la gestion de la relation client – See more at: http://chairereseaux.wp.mines-telecom.fr/christine-balague/#sthash.h6FmJvqb.dpuf

Cette importance accordée aux réseaux sociaux se traduit dans l’organisation des entreprises.  »Les entreprises qui consacrent des budgets importants aux call centers et au SAV vont réfléchir à l’éventuel transfert d’une partie de ces activités vers les réseaux sociaux », jugent les chercheuses.

COMMUNITY MANAGER, UN NOUVEAU MÉTIER

« La présence sur les réseaux sociaux oblige l’entreprise à se transformer, avec ses circuits de circulation de l’information, raconte Laurent Cabioch. C’est souvent un job où l’on plaçait quelqu’un considéré comme ‘geek’, jeune… Aujourd’hui, la logique aurait tendance à s’inverser et on privilégiera quelqu’un qui est déjà bien intégré dans l’entreprise et connaît le secteur. »

A La Poste, « le community management est assuré par deux personnes et l’activité est complètement internalisée, explique Patrice Hillaire, responsablemédias sociaux. Plus particulièrement, en ce qui concerne la relation client, nous avons le soutien d’une équipe de spécialistes que nous avons formés aux médias sociaux et qui répondent aujourd’hui aux sollicitations sur Facebook et Twitter. »

Des témoignages compilés sur le site de recrutement en ligne RegionJobsmontrent qu’au sein des entreprises, les postes de community managers sont dans la très grande majorité des cas occupés par des salariés de moins de 35 ans, mais il ne s’agit pas toujours d’un emploi à temps complet.

 

Un métier lié aux PME et à la communication.

 

Aux Etats-Unis, l’université de Floride a ouvert le premier master au monde spécialisé dans les réseaux sociaux (entièrement en ligne). Les étudiants y apprennent à les utiliser dans le cadre d’une « stratégie de communication de masse » appliquée aux secteurs de la politique et de l’entreprise. En France, Paris 2 ou le Celsa permettent de se former, plus largement, aux métiers du multimédia.

Car c’est devenu un métier à part entière. Une récrimination concernant un jambon-beurre rassis ? Une demande d’information sur la fabrication d’un tissu confectionné en Chine ? Le signalement du comportement violent d’un vigile ? Autant de questions que posent les clients de Monoprix sur la page Facebook de l’entreprise et auxquelles répond son community manager.

« Les questions et réactions peuvent être très variées et le community manager(externalisé en agence) est aidé par Synthesio, une console qui enregistre toutes les conversations nous concernant sur les réseaux », raconte Stéphanie Jayet, la responsable web-marketing de l’enseigne. « On a également ‘coloré’ les réponses types du service client pour qu’elles correspondent à la ligne éditoriale de la page », ajoute-t-elle. Une page qui a valeur de bible à ses yeux.  »C’est un laboratoire magnifique : on récolte beaucoup d’informations sur les goûts des gens ! »

  • Journaliste au Monde

Les réseaux sociaux internes aux entreprises

 Les entreprises vont jusqu’à développer également leurs propres réseaux sociaux en interne : selon une étude du Journal du Net, 75 % des groupes du CAC 40 ont un réseau social d’entreprise, essentiellement pour un usage intranet (informations pratiques, messagerie, calendrier et communication interne).

Les entreprises ne poussent pas l’innovation jusqu’à changer de fournisseur et sont fidèles à Microsoft. Son Sharepoint est ainsi présent chez Orange, Renault ou Publicis Groupe. Parmi les autres solutions, détaille le JDN : Jive (Air Liquide, Rhodia, Saint-Gobain…), IBM Connections (Axa, Danone…), mais aussi la solution française bluekiwi, rachetée par Atos (chez Michelin et LVMH).

 

paru sur Le Monde.fr à http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/30/comment-les-entreprises-essaient-de-reprendre-la-main-sur-les-reseaux-sociaux_3484467_3234.html

 

 

 

 

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