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Alimentation : un étiquetage pour les plats préparés dès 2017 ?

Stéphane Le Foll a annoncé que le projet de traçabilité de la viande dans les plats cuisinés était bien en marche. Le ministre de l’Agriculture a en effet déposé un projet de décret au Conseil d’État…

Alimentation : un étiquetage pour les plats préparés dès 2017 ?

(Boursier.com) — Les Français pourraient bientôt savoir d’où vient le boeuf de leur plat cuisiné… Un projet de décret visant à rendre l’étiquetage de l’origine des viandes obligatoire, lorsqu’elles sont présentes comme ingrédients dans les plats préparés, a en effet été déposé auprès du Conseil d’Etat. Dans le communiqué du ministère de l’Agriculture, il est indiqué que le projet devrait également concerner le lait, utilisé comme ingrédient dans les produits laitiers.

Le Conseil d’État a deux mois pour donner son avis. S’il est positif, le dispositif pourrait ainsi « entrer en vigueur au 1er janvier 2017 pour une période de 2 ans », annonce le ministère de l’Agriculture. Le 11 mars dernier,Stéphane Le Foll avait déjà saisi la Commission européenne d’un projet de décret prévoyant l’étiquetage de ces produits.

La Commission européenne a donné son feu vert

Le ministre de l’Agriculture a d’ailleurs indiqué avoir reçu l’aval du commissaire européen à la Santé et à la Sécurité alimentaire en mars 2016. Vytenis Andriukaïtis a affirmé dans une lettre adressée aux autorités français que « rien ne s’opposait au lancement d’une expérimentation telle que proposée par la France ».

Dès cet été, une concertation est prévue pour définir « les modalités précises de mise en oeuvre de ces règles d’étiquetage, avec l’ensemble de la filière et les associations de défense des consommateurs », indique le ministère dans le communiqué.

Selon les informations d »Europe 1, le décret ferait référence à la présence d’au moins 50% de viandes ou de lait dans le plat concerné. Concernant la viande, le décret rendra obligatoire la précision d’origine, au « pays de naissance, d’engraissement et d’abattage » de l’animal. Pour le lait, il faudra indiquer « le pays de collecte, de conditionnement et de transformation ».

Un étiquetage demandé depuis quelques années

Alors que cela se fait déjà pour la viande fraîche, l’étiquetage des produits transformés dans les plats cuisinés est réclamé depuis plusieurs années, aussi bien par les associations de consommateurs que par les éleveurs français. La demande s’est endurcie depuis le scandale sanitaire des lasagnes à la viande de cheval qui avait éclaté en 2013. Au moins six pays avaient alors affirmé avoir trouvé du cheval dans des lasagnes surgelées : la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Suisse, la Suède et la Norvège.

Selon une enquête publiée en février par « Familles rurales », 41% de Français ne se sentaient pas mieux informés sur l’origine de la viande, après la crise des « lasagnes au cheval ». Pour les plats préparés qu’ils consomment plus particulièrement, 91% des sondés ne savaient d’où elle provient…

Estelle Nguyen — ©2016, Boursier.com

Publié le 6/7/2016 à http://www.boursier.com/actualites/economie/alimentation-un-etiquetage-pour-les-plats-prepares-des-2017-32159.html?fil17

 

 

Que représente le marché du halal en France ?

Rayonnage halal dans un supermarché d’Illzach (Haut-Rhin).image: http://s2.lemde.fr/image/2016/06/08/534×0/4943055_6_e4c9_rayonnage-halal-dans-un-supermarche_8b6dfaf6dde03e8ae7397362ddd8d612.jpg

Rayonnage halal dans un supermarché d’Illzach (Haut-Rhin). SEBASTIEN BOZON / AFP

« Le goût de l’Orient » chez Auchan, « Toutes les saveurs du ramadan » chez Carrefour, « Spécial Orient » chez Intermarché… Les enseignes de la grande distribution sortent leurs décors des mille et une nuits et profitent du ramadan, qui a commencé lundi 6 juin, pour mettre en avant des produits destinés spécifiquement aux musulmans, et en particulier des aliments estampillés « halal ».

1. Qu’est-ce que le halal ?

Dans la religion musulmane, halal correspond à tout ce qui est licite, permis par opposition au haram, qui est prohibé ou impur. Parmi les interdits majeurs de la religion musulmane figurent la consommation d’alcool, de drogue et de porc sous toutes ses formes, ainsi que « le sang, la bête morte ou celle sur quoi on a invoqué un autre nom que celui de Dieu » (sourate 5 du Coran). Le halal est beaucoup moins restrictif que le casher de la religion juive, qui implique d’autres interdits : crustacés et poissons sans écailles, contact entre lait et viande…

En théorie, donc, le Coran peut accepter comme licite la viande abattue par des « gens du Livre », c’est-à-dire les chrétiens et les juifs. Dans la pratique, les viandes abattues selon le rite casher (en particulier les parties postérieures des ovins, non consommées par les juifs pratiquants) sont considérées comme halal. Selon le rituel musulman (la dhabila), pour être halal, un animal doit être tourné vers la Mecque, égorgé et saigné vivant par un musulman. Cette pratique est réalisée dans des conditions particulières (immobilisation de la bête), par dérogation à la législation française qui préconise l’étourdissement.

S’appliquant à la viande, le halal s’étend ensuite logiquement aux produits élaborés : charcuterie, surgelés, plats préparés, sauces… mais aussi les bonbons, qui ne doivent pas contenir de gélatine de porc.

Le terme halal a ensuite été utilisé pour toutes sortes d’activités : la « finance halal » définit le système de finance islamique qui proscrit la notion d’usure ; le « tourisme halal » garantit aux voyageurs l’absence de nourriture ou de comportement illicite ; la « cosmétique halal » ne contient pas d’alcool… « On pourrait aussi imaginer de l’immobilier halal, avec par exemple un espace de prière orienté vers la Mecque, des alarmes pour les heures de prière, des espaces d’ablution séparés hommes-femmes », explique Mai Lam Nguyen-Conan, consultante en marketing, qui a écrit Le Marché de l’ethnique, un modèle d’intégration ? (Michalon, 2011). Toutefois, hors de l’alimentaire, le marché du halal reste extrêmement marginal en France.

2. Qui consomme des produits halal ?

Tout le monde peut acheter de la nourriture halal mais les clients « cibles » sont bien évidemment les musulmans. Problème : dans un pays où les statistiques ethniques sont interdites, difficile de savoir s’ils sont plutôt 2,1 millions de pratiquants, selon l’enquête trajectoires et origines de l’INED et l’Insee, ou 4 à 5 millions, voire davantage si on inclut toutes les personnes de culture musulmane. La France compte une importante immigration maghrébine, mais aussi de nombreux musulmans originaires d’Afriquesubsaharienne, de Turquie ou d’Asie.

Lire aussi :   Quel est le poids de l’islam en France ?

Selon un sondage de l’IFOP de 2010, 59 % des musulmans interrogés affirmaient consommer systématiquement de la viande halal, et 28 % occasionnellement. Les pratiquants sont 91 % à consommer halal, mais même les non-pratiquants le font à 44 %.

L’agence de marketing ethnique Solis précise dans son étude Horizons Shoppers 2015 que les consommateurs plébiscitent le halal pour la viande (86 %), les bouillons en cube (43 %), les sauces tomate de type bolognaise (29 %), les plats cuisinés (24 %), les soupes (22 %) et les petits pots pour bébé (8 %)… On trouve même du foie gras halal.

3. Comment sont certifiés les produits halal ?

Comme l’explique l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler dans Comprendre le halal (Edipro, 2010), le marché halal a été inventé par les pays occidentaux, dans les années 1970-1980. Afin d’exporter leurs carcasses dans les pays musulmans, les producteurs de viande (comme le volailler Doux, par exemple) les ont abattues selon le rite halal. Il s’agissait alors d’un marché de « dégagement » pour des produits de faible qualité ou en surproduction. La demande a ensuite émergé en France par le biais des populations immigrées.

Pour simplifier et rentabiliser la chaîne de production, les abattoirs préfèrent abattre de manière rituelle des lots entiers de viande, même si seule une partie sera commercialisée sous l’appellation halal. Au total, 26 % des bêtes en France étaient abattues (en particulier les ovins) selon le rite musulman en 2011, selon le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt. Au grand dam des protecteurs des animaux, qui réclament l’obligation de l’étourdissement avant la mise à mort, et de l’extrême droite qui y a trouvé matière à polémique en 2012. L’encadrement des abattages rituels a été renforcé par un décret fin 2011.

Après la création du premier certificateur, AVS, en 1991, des dizaines d’organismes ont émergé dans les années 2000. Les plus importants sont liés aux trois grandes mosquées de ParisLyon et Evry. Toutefois, les mosquées n’interviennent directement que pour délivrer des habilitations aux sacrificateurs. Mais les organismes certificateurs eux-mêmes divergent sur les méthodes de contrôle et les pratiques (par exemple, l’autorisation ou non d’un étourdissement préalable). Des polémiques éclatent régulièrement.

En 2011, le groupe Herta avait été accusé de vendre des Knackis halal contenant de l’ADN de porc. Bien qu’un second test ait blanchi le fabricant et son certificateur, le produit a été retiré du marché. D’autre part, le magazine Capital qui vient de faire tester 42 échantillons de viande halal a décelé trois produits contenant du porc.

De nombreux acteurs appellent donc à créer un cahier des charges ou un label unique, comme on en trouve pour les produits « bio » ou les « AOP ».

4. Un marché de 5,5 milliards d’euros ?

En l’absence d’une filière unique, il est très difficile d’évaluer le chiffre d’affaires du halal en France. Ainsi, les abattoirs ne connaissent pas la proportion de viande abattue selon le rituel qui sera réellement commercialisée comme halal. Par ailleurs, l’essentiel des ventes se fait via les boucheries musulmanes et les épiceries de quartier, petites structures indépendantes dont la comptabilité n’est pas centralisée.

L’étude la plus reprise dans les médias a été réalisée par le cabinet Solis, spécialisé dans le marketing « identitaire » à partir de questionnaires déclaratifs. Basée sur l’hypothèse de 5 millions de musulmans en France, elle conclut que le marché s’établissait à 5,5 milliards d’euros en 2010, dont 4,5 milliards en produits alimentaires et 1 milliard en restauration hors domicile (kebab, fast-food, pizzeria).

« Ce n’est pas une étude exhaustive, mais une estimation, précise Abbas Bendali, directeur de Solis. Les musulmans sont jeunes, actifs et surconsommateurs de viande, surtout lors d’événement comme l’Aïd, les naissances, les mariages… Ils achètent à 85 % de la viande, dans des boucheries halal qui, contrairement aux boucheries traditionnelles, résistent très bien et vendent de gros volumes. »

Cette étude a été corroborée par le cabinet Xerfi, qui évoquait, en 2011, un marché de 4 milliards d’euros. Elle est toutefois remise en cause par d’autres observateurs. Pour Mai Lam Nguyen-Conan, le chiffre a été « complètement gonflé ». Jean-Christophe Despres, directeur de l’agence de marketing ethnique Sopi, calcule qu’« à titre d’exemple, la société Zaphir (Isla Délice) réalisait 60 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2012, pour une part de marché de 45 %. Certes la réalité se trouve du côté des produits carnés bruts, mais l’opacité des filières ne permet pas de mettre en place une démarche convaincante. Il n’y a pas de marché, côté entreprises, pour mener à bien de telles études en toute rigueur. »

Même dans la grande distribution, le marché est éclaté, entre des marques spécialisées (Isla Délice, leader du secteur, Medina Halal), des géants de l’agroalimentaire qui lancent une gamme halal (Fleury Michon, Nestlé) et des marques de distributeurs (Wassila pour Casino).

Du côté des grandes surfaces, les ventes de produits halal avec code à barres (ce qui exclut la viande fraîche étiquetée différemment) atteignent 205 millions d’euros, selon l’institut Nielsen. Les produits les plus plébiscités sont les charcuteries de volaille (77 millions d’euros), les viandes surgelées (37 millions), les saucisses (16 millions) et les plats cuisinés, loin devant les confiseries (2,8 millions).

Mais si ce marché reste encore « confidentiel » en hyper et supermarchés (0,2 % des produits de grande consommation), il est en croissance continue, selon Nielsen : + 7,3 % entre 2015 et 2016, + 20 % depuis 2013. De quoi aiguiser l’appétit de certains acteurs industriels.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/06/08/que-represente-le-marche-du-halal-en-france_4943058_4355770.html#rHwBvJ6z0JPkYP6y.99

LE MONDE | 08.06.2016 à 15h43 • Mis à jour le 08.06.2016 à 16h32 | Par Anne-Aël Durand

Les limites du drive

IRI dresse un portrait de l’état des lieux du drive : croissance spectaculaire depuis deux ans, 2% de PDM sur les principales familles de PGC… Mais l’institut s’interroge sur l’essoufflement de ce nouveau format et sur sa viabilité à long terme.

Les limites du drive

C’est, selon IRI,  » LE grand évènement au sein de la distribution alimentaire depuis au moins une décennie, du moins avec l’évolution de la législation (LME) ». Grâce à son historique de deux ans (*), IRI dresse un solide état des mieux du drive, au delà de tout ce qui peut se dire ou s’écrire sur ce nouveau mode de distribution qui a révolutionné la distribution en général et le e-commerce des GSA (grandes surfaces alimentaires) en particulier.

Quelques enseignements de cette étude

Le parc

La structure du parc des drives montre la suprématie de l’enseigne Leclerc en termes d’effectifs (près de 40% des points de vente du e-commerce GSA), devant Carrefour avec ses deux enseignes (Carrefour et Carrefour Market) qui réunit aujourd’hui tout juste 1/3 des effectifs. Monoprix arrive en troisième position (11%), suivi d’Auchan (9%) et de Cora (6%).

La croissance du drive est très spectaculaire depuis 23 mois. Entre janvier 2012 et aujourd’hui, le parc a quasiment triplé, passant de 312 magasins à 988 en décembre 2013. Cette croissance, note IRI, est assez régulière et le rythme moyen d’ouvertures est de l’ordre de 30 par mois. Cette croissance vient surtout du nombre d’ouvertures au sein du groupe Carrefour. A titre d’exemple, le parc de l’enseigne d’hypermarchés était anecdotique en janvier 2012 (une dizaine de magasins), il dépasse aujourd’hui la centaine d’unités.

Les particularités

Selon IRI, l’activité drive est saisonnière : sa PDM est très faible sur la période estivale (comme pour les grands hypermarchés) en raison des flux migratoires, notamment de la part du coeur de cible (les familles avec de jeunes enfants). L’activité est aussi affectée sur le mois de décembre, vraisemblablement par le retour en magasin pour les fêtes de fin d’année.

La performance par rayon et par catégorie varie. Le poids du e-commerce GSA en 2013 varie de moins de 1% pour la beauté et les alcools à plus de 5% pour l’alimentation infantile (et pratiquement la même part de marché pour la volaille libre service/LS), soit un écart de 1 à 6. Variations encore plus fortes par catégories : les ventes en drive sont totalement marginales pour des produits tels que la coloration ou le maquillage (0,1% ou 0,2%) pour monter à près de 7% pour les viandes élaborées au rayon frais.

Cependant, sur les principales familles des PGC, en dehors bien sûr des alcools et des produits de beauté, la part de marché du drive atteint ou dépasse aujourd’hui le seuil des 2%.

La sur-représentation des MDD

Les PDM des MDD sont en moyenne de 30% en valeur et 40% en volume en hypermarchés et supermarchés. Dans le e-commerce, elles sont respectivement de41% et de 52%. Ce qui donne un différentiel de l’ordre de 11 points qui s’explique, bien sûr, par un phénomène d’offre.

La proportion de produits MDD dans l’assortiment frôle en effet la barre des 40% dans le drive alors qu’elle dépasse de peu 25% dans les magasins physiques. Un écart qui monte à près de 13 points sur la part d’offre.

Sauf cas particulier (Cora notamment), l’assortiment des magasins e-commerce GSA est un assortiment restreint. Un peu plus de 5 000 références, contre 20 000 en HM et 10 000 en SM.

L’effet de cannibalisation

Entre 2012 et 2013, la PDM du drive est passée de 1,44% à 2,18% du marché total HM+SM+HD+e-commerce. Dans ce même temps, les hypermarchés et supermarchés ont plutôt bien résisté, contrairement au hard discount qui continue sa chute. Mais, on ne peut, indique IRI déduire qu’il existe un transfert entre les deux formats. En effet, le HD ne recule pas plus sur les catégories dans lesquelles le e-commerce GSA gagne le plus de terrain. A l’inverse, le drive ne gagne pas plus de part de marché sur les catégories sur lesquelles le HD s’effondre que sur les catégories sur lesquelles il résiste.

En ce qui concerne l’évolution du drive, le white paper d’IRI montre que les nouveaux drives reproduisent la structure d’achat des drive plus anciens et que les drives installés ont du mal à améliorer leurs performances sur des catégories éloignées de leur positionnement initial ou historique.

En examinant les magasins drive accolés à un magasin physique, IRI déduit à une cannibalisation globale. Le drive représente désormais 11% de l’activité du couple magasin+drive. Il a donc pris 6,5 points sur le magasin physique, soit plus de la moitié de son activité. le drive continue de progresser dans la contribution ) l’activité du couple mais de façon marginale, sans dynamique du couple.

Les études shoppers ne distinguent que peu de spécificités entre l’hypermarché et le drive fréquenté.Les deux magasins deviennent rapidement assez substituables à un instant T, notamment sur le type de courses effectué. La fréquentation à un moment donné dépendra donc essentiellement des conditions particulières en termes de proximité au moment de la commande et surtout de la future récupération (domicile/travail), de disponibilité en termes de temps et enfin de la nature des achats envisagés (liste des courses).

Chaque format de magasin dispose cependant de points forts qui peuvent les rendre complémentaires. Pour les hypermarchés, le contact direct avec les produits, le choix, les promotions plus perceptibles et le plaisir des courses. Pour le drive : l’efficacité (gain de temps) et le confort (éviter le transport des produits pondéreux). Les utilisateurs fidélisés au drive équilibrent leurs achats entre le magasin traditionnel et le magasin virtuel. Et IRI estime qu’ils continueront à avoir recours à ces deux points de vente.

Conclusion

Même si le drive est un événement majeur dans l’histoire de la distribution, il a, selon IRI, du moins dans sa configuration actuelle quelque peu figé ses limites. L’institut s’appuie sur plusieurs niveaux :

- Sur les deux derniers mois de 2013, son rythme de croissance semble se ralentir, malgré la croissance continue de son parc.

- Le phénomène de cannibalisation semble de plus en plus fort sur les drives qui s’ouvrent aujourd’hui. Les gains de trafic s’effectuent surtout sur certaines catégories mais parfois avec une perte d’activité sur les autres familles.

Sa viabilité à long terme est très dépendante de sa rentabilité. Même si le format peut s’avérer rentable à partir d’un certain niveau d’activité et grâce à différents cadrages, logistiques notamment, le doute plane toujours sur les aspects législatifs et réglementaires.

Son succès restera conditionné par sa gratuité pour le consommateur final.  »Peut-être jusqu’à ce que l’acheteur en magasin ne réclame une réduction (ou une ristourne) pour réaliser lui-même ses courses !! », conclut IRI. A suivre…

IRI et le drive

(*) IRI couvre en e-commerce GSA, les enseignes suivantes :

- Auchan Drive

- Carrefour et Carrefour Market Drive

- Cora Drive

- Leclerc Drive

- Monoprix et Monoprix.fr

L’institut couvre les ventes, en census, sur l’ensemble du parc de ces 988 magasins sur un parc total de plus de 2 500 entités offrant ce service aux consommateurs. Un peu plus de 40% de distribution numérique (DN). Toutefois, par recoupements de différentes sources (données issues des panels de consommateurs faisant l’objet de publications, chiffres fournis par les enseignes), IRI peut estimer que la distribution valeur (DV) de « son » e-commerce GSA est de l’ordre de 70%.

Sont exclus de ce suivi, les pure players, tels que Chronodrive ou Amazon. Ne sont pas non plus intégrées, pour le moment, essentiellement pour des raisons techniques, les ventes de nombreux magasins qui ont mis en place un système de picking au sein de leurs points de vente. Il s’agit essentiellement des points de vente d’enseignes d’indépendants tels qu’Intermarché et Système U, mais aussi les drives du groupe Casino.
Publié le 20/01/2014 par Catherine Heurtebise par e marketing à http://www.e-marketing.fr/Thematique/Etudes-1007/Breves/Les-limites-drive-232731.htm?utm_source=ETUDES_22_01_2014&utm_medium=e-mail&utm_campaign=newsletter&xtor=EPR-602&XType={XType}&isn=22/01/2014

Le business intelligence destiné à l’agroalimentaire

Horecast. La start-up vient d’intégrer l’incubateur the Ark. Elle développe un système d’aide à la décision.

Horecast, basé à Martigny, est l’une des trois nouvelles start-up intégrées au sein de l’incubateur valaisan The Ark (l’Agefi du 3 juillet). Co-créée par Marco Brienza et Guillaume Savoy, elle entend proposer un système de business intelligence destiné notamment aux multinationales agroalimentaires. La plateforme développée par la start-up intégrera des données relatives au secteur de l’hôtellerie, de la restauration et des cafés (Horeca). Ces informations sont en effet indisponibles dans les solutions actuelles qui se basent uniquement sur les données provenant du retail. Le secteur Horeca est pourtant stratégique pour les groupes agroalimentaires. Il représenterait ainsi jusqu’à 50% de leur chiffre d’affaires, explique Marco Brienza dans cet entretien. La start-up espère également proposer dans un deuxième temps aux restaurants de taille moyenne des systèmes de caisse et des applications pour tablette. Elle recherche en outre entre 150.000 et 200.000 francs pour financer la première phase du projet.

Comment est né le projet?

L’idée m’est venue lorsque j’étais responsable marketing pour Henniez chez Nestlé Waters. Nous avions alors accès à un panel de données dynamiques pour le secteur du retail en Suisse. L’outil de business intelligence nous permettait ainsi d’analyser et d’évaluer de manière globale ce marché. Or, le problème que nous rencontrions, c’est que ces données n’étaient pas disponibles pour le secteur de l’hôtellerie, de la restauration et des cafés (Horeca). Nous étions alors contraints d’utiliser les résultats de sondage réalisés très ponctuellement (parfois annuellement). Un outil d’aide à la décision insuffisant pour un secteur stratégique qui peut représenter jusqu’à 50% du chiffre d’affaires d’une multinationale.

Concrètement, quel modèle souhaitez-vous proposer?

Notre objectif est donc de proposer aux grossistes de nous fournir, contre rétribution financière, les données concernant leurs livraisons. Avec les données récoltées, nous créerons un système d’information destiné en premier lieu aux multinationales. Nous sommes conscients que ce modèle présuppose une très grande masse d’informations, raison pour laquelle la prise de contact avec les grossistes constituera un élément déterminant pour notre réussite. Le défi est également d’ordre technique. Notre projet nécessite un travail important au niveau de la notion complexe de «big data». De plus, il devra nous permettre de financer notre deuxième phase de développement prévue courant 2015.

C’est-à-dire?

Nous souhaiterions en effet proposer ensuite aux restaurants de taille moyenne (jusqu’à 150 couverts par jour) des systèmes de caisse et des applications pour tablette, notamment. Le but étant de leur permettre d’optimiser leur gestion afin de gagner du temps, réduire leurs coûts et d’améliorer la qualité du service. L’objectif ultime à long terme sera d’incorporer les informations collectées par ces restaurants dans notre système d’information. Nous pourrons ainsi proposer à nos clients également des données complètes provenant des consommateurs finaux.

Il y a ainsi une problématique de confidentialité des données. Comment allez-vous gérer cet aspect?

Oui, nous sommes tout à fait conscients que notre projet inclut une dimension légale importante. C’est d’ailleurs un gros challenge. Nous avons ainsi déjà débuté des discussions avec des juristes en ce sens. Mais je reste tout à fait optimiste. En voyant par exemple ce que fait Google avec les données des internautes, je suis certain qu’il reste des petites fenêtres d’opportunités pour nous.

Comment est financé la start-up?

Les fonds proviennent essentiellement des deux créateurs, moi-même et Guillaume Savoy. Nous avons maintenant besoin d’environ 150.000 à 200.000 francs pour financer la première phase du projet. La seconde nécessitera pour sa part des montants plus importants. Nous avons déjà établi des contacts avec des investisseurs potentiels, sans promesse concrète pour l’instant.

A combien estimez-vous votre avance concurrentielle?

Je pense que nos deux modèles sont difficiles à copier. La mise en place de notre système d’information est complexe à mettre en place, pas seulement d’un point de vue technique, mais également car il nécessite un travail important au niveau des négociations avec les parties prenantes. Les systèmes de caisse que nous souhaitons proposer lors de la deuxième phase, auront selon moi trois ans avant d’être copiés.

interview: Yoann schenker

Publié par l’Agefi à http://www.agefi.com/une/detail/archive/2013/july/artikel/horecast-la-start-up-vient-dintegrer-lincubateur-the-ark-elle-developpe-un-systeme-daide-a-la-decision.html

 

Très chères données personnelles

La Data Protection Regulation est un projet de règlement européen visant à améliorer la protection des données personnelles des Européens.

 Un restaurant chic de Strasbourg, proche du Parlement européen. En ce jour d’avril, une quinzaine de convives déjeunent dans un salon privé. Il y a là deux députés, quelques assistants parlementaires, des fonctionnaires de la Commission, et face à eux, quatre membres de l’US Chamber of Commerce, association défendant les intérêts des entreprises américaines partout dans le monde – dont un senior manager arrivé tout droit de Washington.

Au menu du jour, un dossier hautement stratégique et très polémique : le Data Protection Regulation (DPR), projet de règlement visant à améliorer la protection des données personnelles des Européens quand elles sont stockées dans des bases de données ou qu’elles circulent sur Internet. Face aux fonctionnaires de la Commission qui défendent stoïquement leur projet, les Américains mènent une attaque sans merci.

Le DPR a été proposé en janvier 2012 par la commissaire à la justice, Viviane Reding, qui souhaite remplacer les règles disparates de protection de données personnelles actuellement en vigueur dans les 27 pays de l’Union par une loi commune. Pour toutes les démarches, un guichet unique sera instauré : si un internaute allemand est en conflit avec une entreprise basée en Irlande, il ne sera plus obligé de s’adresser à l’agence irlandaise de protection des données. L’agence allemande prendra son affaire en charge.

UN TRÉSOR DE 315 MILLIARDS DE DOLLARS

La Commission souhaite aussi renforcer la règle du « consentement explicite » : avant de s’emparer des données d’un consommateur, il faudra lui en demander la permission. Autre contrainte : la collecte de données sera autorisée uniquement pour servir les « intérêts légitimes » de l’entreprise, dans le cadre de son activité principale. Les entreprises de plus de 250 salariés devront nommer un « délégué à la protection des données ».

Par ailleurs, le DPR réaffirme le « droit à l’oubli » : chacun pourra demander que ses données soient effacées – dans les limites du raisonnable, car sur Internet une suppression totale est souvent impossible. A noter que ce droit ne concernera sans doute pas les données publiées volontairement par un internaute sur un réseau social.

En cas de violation des nouvelles règles, l’amende sera sévère : jusqu’à 2 % du chiffre d’affaires mondial de la société. Le DPR s’appliquera à toute entreprise étrangère visant les consommateurs européens, même si elle n’a pas de filiale enEurope.

Depuis un an, le projet est examiné par le Parlement. S’il voit le jour (probablement en 2014, pour une mise en application en 2016), il affectera tous les secteurs d’activité, publics et privés. Cela dit, les plus directement visés sont les sites Internet et les réseaux sociaux offrant des services gratuits, car leur business model repose entièrement sur la collecte et l’exploitation des données de leurs utilisateurs, pour établir des profils individualisés et envoyer des publicités ciblées. De même, les sites marchands et les applications pour mobiles ont développé des stratégies commerciales sophistiquées, fondées sur des fichiers clients mis à jour en permanence. Selon une étude américaine, les données personnelles des Européens représentaient en 2012 un trésor de 315 milliards de dollars.

UNE FORME SOURNOISE DE PROTECTIONNISME COMMERCIAL

Or, partout en Europe, ce marché est largement dominé par des sociétés américaines – GoogleFacebookAmazonAppleMicrosofteBay –, plus, en coulisses, des centaines d’autres moins connues, qui forment une nébuleuse très dense. Les Américains estiment donc avoir leur mot à dire dans cette affaire. Officiellement, ils sont favorables à l’harmonisation des lois nationales, qui simplifiera les démarches administratives – même si, en réalité, les géants de l’Internet ont su jouer des différences entre Etats : Facebook et Google ont installé leurs filiales européennes en Irlande, où la fiscalité est avantageuse, et où l’agence nationale de protection des données est peu active.

Pour le reste, ils rejettent l’essentiel du projet. Selon eux, ces mesures bureaucratiques sont en fait un nouveau type de « barrières non tarifaires » – une forme sournoise de protectionnisme commercial. Elles viendront alourdir les coûts de fonctionnement des entreprises du secteur, ce qui nuira à l’innovation, à l’investissement et à l’emploi. En particulier, le consentement explicite et le droit à l’oubli sont jugés irréalistes et passéistes.

En fait, le déjeuner de Strasbourg a un objectif précis. Les membres de l’US Chamber sont venus présenter un rapport très alarmiste sur l’impact du DPR, s’il était voté en l’état : diminution des échanges transatlantiques, baisse du PIB européen, et même chute du revenu des ménages pouvant atteindre 3,9 %… Les fonctionnaires réfutent ces chiffres avec force et accusent les auteurs du rapport de partialité, mais les députés et les assistants ont pris note. Puis les Européens s’en vont peu à peu, laissant aux membres de l’US Chamber le soin de payerl’addition pour tout le monde.

VASTE OFFENSIVE AMÉRICAINE

Ces rencontres, très fréquentes à Strasbourg et à Bruxelles, font partie d’une vaste offensive. Les grandes sociétés américaines ont embauché leurs propres lobbyistes, dont beaucoup ont fait une première carrière au sein des institutions européennes. Le responsable de la stratégie politique de Google à Bruxelles, Antoine Aubert, travaillait auparavant pour la Commission européenne. De son côté, pour diriger son bureau de Bruxelles, Facebook a embauché l’Allemande Erika Mann, qui fut députée européenne sociale-démocrate pendant quinze ans. Elle fut aussi présidente de l’association Transatlantic Policy Network, dont la mission est de « promouvoir les liens les plus étroits possibles » entre les Etats-Unis et l’Europe.

Parallèlement, plusieurs lobbies de l’industrie high-tech américaine, comme Techamerica ou Association for Competitive Technologies (ACT), ont ouvert des bureaux à Bruxelles – en général à moins de cinq minutes de marche du Parlement européen. Pour coordonner leur action contre le DPR, une quinzaine d’associations, y compris l’American Chamber of Commerce (filiale locale de l’US Chamber), se sont regroupées dans une nouvelle entité, baptisée Industry Coalition for Data Protection. Son principal porte-parole est l’Interactive AdvertisingBureau, regroupant des professionnels de la publicité en ligne américains et européens.

Le dispositif est renforcé par des instituts de recherche comme l’European Privacy Association, animés par des intellectuels européens, mais financés en partie par des entreprises américaines. Dans leurs publications, leurs conférences et leurs interventions médiatiques, ils relaient le message de leurs sponsors, avec plus ou moins de nuances.

QUATRE MILLE AMENDEMENTS AU DPR DÉPOSÉS

noter aussi l’action des grands cabinets d’avocats d’affaires anglo-saxons. Ainsi, la firme Hunton ESPERLUETTE Williams emploie à Bruxelles une dizaine d’avocats, dont cinq travaillent à plein temps sur des dossiers de protection des données.

Pour aller plus vite, les lobbyistes ont repris à leur compte une pratique classique : ils rédigent des propositions d’amendements prêts à l’emploi, qu’ils envoient aux eurodéputés jugés les plus favorables à leur cause – notamment les conservateurs et les eurosceptiques.

Le résultat est spectaculaire : en quelques mois, plus de quatre mille amendements au DPR ont été déposés, dont beaucoup sont directement inspirés de textes envoyés par les lobbyistes. L’ampleur du système a été mise au jour par le journaliste allemand Richard Gutjahr.

Avec l’aide d’un ami hacker, il a créé un moteur de recherche accessible sur Internet, baptisé « Lobbyplag » : « Grâce à l’aide discrète de quelques assistants parlementaires, nous nous sommes procuré des propositions d’amendements envoyées par les lobbies. Puis, nous les comparons, mot par mot, avec les textes des amendements déposés par les députés. » On découvre, par exemple, qu’un député britannique conservateur a déposé 55 amendements, dont 14 sont en fait des textes envoyés par Amazon, eBay et l’American Chamber of Commerce. Ils visent à supprimer les protections pour les données stockées sous pseudonyme, à baisser le montant des amendes en cas de violation du règlement, à faciliter le transfert de fichiers vers des sous-traitants, ou à limiter les droits des citoyens contre les profilages abusifs.

Cette pratique inquiète le député vert allemand Jan Philipp Albrecht, rapporteur du projet au sein de la commission des libertés civiles, chargée d’amender et devoter le texte :  »Plus de 80 % des propositions d’amendements arrivant de l’extérieur proviennent des entreprises, et principalement des géants de la Silicon Valley. » Il estime que, à la longue, le travail des lobbies s’avère efficace : « Ils sont si nombreux et si actifs que le même message semble arriver de partout à la fois. Cela crée une ambiance diffuse, qui influe sur l’état d’esprit général. » Selon lui, de nombreux députés du groupe PPE (centre droit), qui étaient favorables au DPR en 2012, sont devenus hésitants, ou hostiles. Les députés verts et socialistes, qui souhaitent au contraire un durcissement du projet, se retrouvent sur la défensive.

La commission des libertés civiles souhaite voter le texte amendé avant l’été, mais aucune date n’a été fixée. Commencera alors une nouvelle étape : les négociations entre le Parlement et le Conseil européen, pour arriver à un texte final. Certains Etats membres, notamment le Royaume-Uni et l’Irlande, souvent proches des positions américaines, semblent décidés à intervenir pour réduire les contraintes imposées aux entreprises.

Par ailleurs, le dossier du transfert transatlantique de données va être à nouveau abordé lors les négociations sur le nouvel accord général de libre-échange entre l’Union européenne et le gouvernement des Etats-Unis qui vont s’ouvrir cet été. Déjà, les lobbyistes du secteur privé se préparent pour ce nouveau combat.

Yves Eudes

Article à la Une du Monde.fr à http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2013/06/02/tres-cheres-donnees-personnelles_3422477_3208.html

 

The Futuristic Food Packaging You Can Eat, Even After Washing It

 

MAD SCIENTIST DAVID EDWARDS IMAGINES CONSUMERS BUYING SELF-CONTAINED, WASHABLE BALLS OF SODA, YOGURT, AND CHEESE AT THE GROCERY STORE.

 

Remember David Edwards, the Harvard professor behind smokable chocolate and inhalable coffee? When we last wrote about Edwards, in March, he was introducing Wahh, a Philippe Starck-designed canister that delivers puffs of vaporized alcohol. Since then, Edwards’s team has been back in the kitchen, working with designer François Azambourg to develop the WikiCell, a product that has implications for the food industry that move well beyond novelty.

The Futuristic Food Packaging You Can Eat, Even After Washing It   dans AGRO Wikiyaourt_1

A great PRI report from earlier this week introduces us to the WikiCell, an edible packaging that attempts to reduce the massive amount of packaging used to sell food. « Think about the skin of a grape and how it protects the grape itself, » explains Edwards on WikiCell’s website. « This is how a WikiCell works. This soft skin may be comprised primarily of small particles of chocolate, dried fruit, nuts, seeds, or many other natural substances with delicious taste and often useful nutrients. Inside the skin may be liquid fruit juice, or thick pudding. »

A WikiCell (alternate name: Occupy Food?) is made from a few basic ingredients. First, Edwards and Azambourg start with a crushed food like chocolate, seeds, or nuts, depending on what’s inside the cell. That’s mixed with healthy ions like calcium and chitosan, a common polysaccharide derived from the shells of shrimp. Together, they form a gel-like material that can hold everything from cocktails to yogurt.

« I get home, and I hand [the food] to my son, and he hands it to his friend, » Edwards tells PRI. « And then the friend says, ‘But did you wash your hands?’ At that point, I clean it as I do fruit and vegetables today. I can run water over it, and it doesn’t dissolve, actually. And it can be cleaned, and then I can eat it. »

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This definitely isn’t the first or even tenth attempt at edible food packaging. For example, Diane Leclair Besson is developing an edible plate that won a Core77 Design Award last month. But beyond the technical advantages of WikiCells (the whole washing thing is impressive), Edwards might have a leg up on his competition with his experience launching challenging products into the consumer market. In September, he secured $10 million in venture capital from Flagship Ventures and Polaris Venture Partners.

The money has helped the team carry out its first consumer tests (perhaps surprisingly, few seem to have a problem with the concept) and found WikiCell Designs as an independent company. In 2013, Edwards plans to open a « WikiBar » in Paris, where visitors will be able to try the company’s first commercial product: WikiCell Ice Cream.

published by at FastCo Design at http://www.fastcodesign.com/1671165/the-futuristic-food-packaging-you-can-eat-even-after-washing-it#1

DA: Se débarrasser de l’image « junk food »

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Le secteur de la distribution automatique affiche une « bonne résistance » malgré un marché global de la consommation en crise, en surfant sur la mode du snacking et en renouvelant son offre de produits afin de sortir de l’image « junk food » qui lui est parfois associée.
En 2011, le secteur a réalisé un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros sur les 637 000 distributeurs automatiques, présents en France, très majoritairement (83 %) en entreprise.
« Après des années 2008-2010 difficiles, on sort un peu la tête de l’eau, même si le contexte général reste tendu » d’une part à cause de la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs et de la mauvaise santé des entreprises « nos premiers clients » et d’autre part, de la hausse des prix des matières premières, a expliqué hier Nicolas Bodilis-Reguer, le patron de chambre syndicale nationale de Vente et Services Automatiques (NAVSA).
La résistance du secteur s’explique en premier lieu par le succès grandissant des modes de consommation nomades type snacking, qui constitue le cœur de métier du secteur. Selon une étude réalisée en 2011 par le cabinet Food Service Vision, 87 % des actifs consomment désormais des produits snacking au moins une fois par mois, dont 55 % le font via des distributeurs automatiques.
Les consommateurs, habitués à la disponibilité constante avec internet, apprécient également la facilité d’accès immédiat aux produits offerte par les distributeurs automatiques, et surtout (89 %) les horaires d’ouverture.
Mais pour beaucoup d’entre eux, les machines automatiques restent encore souvent associées à l’image de la « junk food » et du grignotage. Ils réclament ainsi à plus de 80 %, une offre en distribution automatique « plus qualitative, variée et mieux équilibrée ».
C’est en prenant en compte ces nouvelles attentes que le secteur a lancé cet été le label « Feel Good », destiné à « mieux accompagner le « manger mieux », une des tendances lourdes de la consommation de demain », a expliqué M. Bodilis-Reguer.
Ce concept vise à promouvoir, aux côtés des barres chocolatées et autres chips, quatre nouvelles catégories de produits : produits laitiers, fruits et légumes, boissons non sucrées et céréales.
De même, de nouveaux distributeurs automatiques, comme ceux de la société Traiteur Minute à Toulon, proposent des plats préparés non surgelés avec des recettes de chefs, concurrençant la restauration traditionnelle.
Le secteur commence également à nouer des partenariats avec les agriculteurs pour leur permettre de vendre directement leurs productions à toute heure du jour et de la nuit. C’est ainsi qu’un premier distributeur automatique de pommes de terre a vu le jour en décembre 2011 chez un exploitant agricole de Picardie, ou qu’une offre de distributeurs de « lait du jour » se développe chez des éleveurs vendéens.
Enfin, porté par les innovations en matière de moyens de paiement – les pièces étant de plus en plus remplacées par les cartes automatisées, puis à terme par les portables ou titres restaurant – la distribution automatique cherche aussi à s’étendre au non-alimentaire. Elle vend ainsi des produits de plus en plus variés et parfois inattendus, comme des médicaments, des cadeaux-souvenirs ou encore de l’eau bénite, pour prouver qu’elle peut-être « bien davantage qu’une simple machine à café ».

Publié à http://www.lunion.presse.fr/article/francemonde/se-debarrasser-de-limage-junk-food

OGM, un débat sous haute tension.

Analyse

Après la publication en septembre d’une étude dirigée par le professeur Séralini et qui montre que des rats nourris au maïs OGM développent davantage de tumeurs, un clivage se fait de plus en plus ressentir entre la société civile et la communauté scientifique. Agro-media.fr tente de présenter une synthèse du débat, en rappelant ce qu’est un OGM, où en trouve-t-on dans notre alimentation, ce que dit la réglementation, et en éclairant les positions des « pros » et des « contras », sans parti pris.

 

Les OGM sont présents dans notre alimentation

D’après la définition officielle du gouvernement, « un Organisme Génétiquement ModifiéOGM, est un organisme (animal, végétal, bactérie) dont on a modifié le matériel génétique (ensemble des gènes) par une technique dite de « génie génétique » pour lui conférer une caractéristique nouvelle » (source ogm.gouv.fr).

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Plus concrètement, aujourd’hui, dans le domaine agronomique, les OGM les plus cultivés dans le monde correspondent à des espèces de grande culture comme le soja, le maïs, le coton et le colza. Les propriétés recherchées vont de la résistance à certains insectes ravageurs des cultures, à la tolérance à certains herbicides, en passant par la résistance à certaines maladies. Les chercheurs étudient actuellement le développement de certaines plantes tolérantes à des conditions de stress environnemental, telles que la sécheresse, le froid, etc. Le génie génétique pourrait également permettre d’éliminer des substances toxiques produites naturellement par certaines plantes.

Dans le domaine de l’alimentationseul le maïs doux est actuellement autorisé « tel quel » en Europe. Mais on peut également trouver des aliments hautement transformés, comme des huiles, des farines, etc. issus de matières premières génétiquement modifiées, ces aliments étant autorisés. Là encore, les chercheurs travaillent sur le développement d’aliments enrichis en vitamine A, ou encore d’huiles à teneurs plus faibles en acides gras saturés, afin de limiter les carences alimentaires et les maladies cardiovasculaires.

D’une manière générale, on retrouve principalement des OGM dans les aliments suivant :

  • A base de maïs : farine et semoule de maïs, huile de maïs, chips de maïs salées, pétales de maïs pour petit déjeuner ;
  • A base de soja : huile de soja, tonyu, tofu, crèmes desserts, sauce soja ;
  • A base de betterave sucrière ;
  • A base d’huile de colza ;
  • Etc.

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On en retrouve également dans certains ingrédients, additifs et arômes utilisés en agroalimentaire :

  • Farine de maïs dans le pain, les céréales pour petit-déjeuner, les biscuits apéritifs…
  • Semoule de maïs dans les biscuits apéritifs, la chapelure, la bière, les céréales pour petit déjeuner…
  • Amidon de maïs et liants amylacés (fécule) dans les plats cuisinés, les sauces, la charcuterie, les crèmes desserts, les préparations pour desserts déshydratées, les potages, les petits pots pour bébés, les pâtisseries…
  • Dérivés de l’amidon de maïs (sirop de glucose, dextrose, maltodextrines …) dans les sauces, les biscottes, les barres céréales, les bières, les potages, les biscuits apéritifs, les préparations de fruits sur sucre incorporés dans les yaourts et divers desserts, les glaces…
  • Farines de soja dans le pain, le pain de mie, les pâtisseries…
  • Protéines de soja dans les plats cuisinés, la charcuterie, les préparations pour nourrissons…
  • Matières grasses végétales (maïs, soja, colza) dans les barres céréales, le pain de mie, les biscuits apéritifs, les pâtisseries, les matières grasses à tartiner, les potages…
  • Huile de coton dans les fritures pour aliments…
  • Issus du maïs : amidon oxydé (E 1404), phosphates d’amidon (E 1410, E 1412 à E 1414), amidons acetylés (E 1420, E 1422), amidons hydroxypropylés (E 1440, E1442), succinate d’amidon (E 1450), amidon oxydé acetylé E1451), caramels (E 150a à E 150d), sorbitol (E 420), mannitol (E421), isomalt (E 953), maltitol (E 965), lactitol (E 966), xylitol (E 967), glucono-lactone (E 575), erythorbates (E 315 et E 316) ;
  • Issus du soja : lécithine (E 322), huile de soja oxydée (E 479b) ;
  • Produits dérivés du maïs tels que amidons, maltodextrines, beta cyclodextrine ;
  • Etc.

 

La réglementation évolue vers plus de transparence sur les OGM

En tout, l’Union européenne autorise la consommation de 46 OGM, dont 26 variétés de maïs et, en moindre mesure, de sojacotoncolzapomme de terre et betterave.  Cependant, étant donné que la culture de ces OGMest largement interdite en Europe, et complètement en France, ces produits sont majoritairement importés. Ils servent à nourrir les animaux d’élevage, ou comme ingrédients ou additifs comme vu précédemment.

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Attention cependant, tous ces produits doivent être étiquetés pour leur caractère génétiquement modifié, sauf en cas de présence fortuite à une teneur inférieure à 0,9%, en application du règlement 1829/2003 relatif aux denrées alimentaires et aliments pour animaux génétiquement modifiés.

Ainsi, l’UFC – Que choisir précise que « dans la mesure où les consommateurs rejettent les produits transgéniques, les professionnels se débrouillent pour ne pas en utiliser ».

De plus, en France, depuis le 1er juillet, les fabricants de produits alimentaires ont la possibilité d’apposer deux mentions différentes, selon la probabilité plus ou moins grande que le produit contienne des traces d’organismes génétiquement modifiés :

  • « Nourri sans OGM (<0,1%) »
  • ou « Nourri sans OGM (<0,9%) ».

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Peuvent être étiquetés « Sans OGM » les ingrédients issus de végétaux génétiquement modifiés ayant fait l’objet d’une autorisation de mise sur le marché de l’Union européenne, s’ils contiennent moins de 0,1% d’OGM.

Cette réglementation, le décret n° 2012-128 du 30 janvier 2012, prévoit également l’étiquetage d’une mention « issu d’animaux nourris sans OGM ». Le miel, pour sa part, sera étiqueté « Sans OGM dans un rayon de 3 km ». Elle est cependant d’application facultative, contrairement au règlement 1829/2003.

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Ce décret, outre la plus grande transparence qu’il amène pour le consommateur, répond également à une véritable pression marketing du « sans OGM ». En effet, alors que Greenpeace, dans son Guide des produits avec ou sans OGM, adresse un carton rouge aux produits à marques de distributeurs (MDD) et pointent du doigt le fait que leslabels rouges et les appellations d’origine contrôlée ne garantissent pas une non-utilisation d’ingrédients transgéniques, Carrefour s’est empressé de communiquer sur la mise en place de son étiquetage « sans OGM » sur plus de 300 produits dès le mois d’octobre 2010.

Pour l’ONG, seule la mention « Agriculture biologique » est garante de l’absence de produits OGM.

 

L’étude Séralini, reflet des peurs de la société

Selon un sondage réalisé par l’Ifop pour Dimanche Ouest France après la publication des résultats de l’étude Séralini, 79% des personnes interrogées s’inquiètent de la présence éventuelle d’OGM dans leur alimentation. 38% se disent même « très inquiets ». Les femmes et les hommes partagent le même niveau d’inquiétude (80% contre 79%). L’appartenance politique ne semble pas non plus jouer outre mesure, qu’il s’agisse dès sympathisants PS (84% d’inquiétude), d’Europe Ecologie Les Verts (83%), du Modem (88%) ou de l’UMP (73%) et du FN (73%).

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Seul l’âge des populations semble importer, puisque les jeunes âgés de moins de 35 ans, bien que majoritairement inquiets (71%, mais seulement 57% pour les 18-24), le sont moins que les 35 ans et plus (83%).

Autre preuve de l’anxiété de la société, 130 organisations de la société civile, dont le WWF, la Confédération PaysanneGreenpeace et Attac, ont signé un appel commun dans lequel elles exigent la transparence et réclament lasuspension provisoire des autorisations du maïs NK603 et du Roundup.

Et cet appel intervient après que l’étude Séralini ait reçu un accueil particulièrement hostile d’une grande part de la communauté scientifique. Ces critiques, plutôt que de rassurer les ONG et autres associations de consommateurs, ont eu l’effet inverse, en accentuant l’esprit de défiance, et en agitant le spectre de la « théorie du complot ».

Dans leur communiqué, les 130 ONG qui soutiennent les résultats de l’étude de Gilles-Eric Séralini expliquent que « face à la gravité des conséquences sanitaires possibles », elles s’inquiètent, « d’autant plus qu’elles constatent que les principales critiques de cette étude proviennent des membres des comités d’évaluation à l’origine de l’autorisation dudit maïs ».

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Corinne Lepage, présidente du Criigen (Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le génie GENétique) qui a financé l’étude du professeur Séralini , et qui vient de publier un livre sur le sujet, va plus loin dans Le Nouvel Observateur. Pour elle, à propos des critiques formulées par la communauté scientifique, et notamment du pré-avis de l’EFSA délivré la semaine dernière qui jugeait l’étude « insuffisante » pour remettre en cause l’autorisation de mise sur le marché du maïs incriminé : « un pré-avis, rendu par des non scientifiques fonctionnaires de l’EFSA et deux scientifiques dont on ignore le nom et le parcours, sans aucun débat contradictoire, n’est pas admissible sur le plan déontologique ».

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Pour la présidente de CAP 21, « les critiques adressées à l’étude Séralini […] illustrent surtout la faiblesse insigne des études réalisées par l’EFSA et la responsabilité évidente et croissante de cet organisme et de ses experts ».

On pourrait dès lors résumer l’impact de l’étude Séralini comme suit : l’irrationalité des craintes de la société face à la froideur méthodique des justifications scientifiques.

L’étude Séralini, une étude à charge ?

La communauté scientifique semble faire front, et critiquer d’une seule voix (ou presque) l’étude du professeur Séralini, plus sur la forme que sur le fond, mais on sait à quel point la forme est importante pour la Science.

Ainsi, selon le scientifique Kevin Folta de l’Université de Floride, cette étude a tout simplement été « conçue poureffrayer » l’opinion publique.

Dans un article publié sur le site slate.fr, le journaliste scientifique Keith Kloor rappelle que Gilles-Eric Séralini n’en est pas à sa première étude « contestée » selon les termes du New-York times. Que penser également, puisqu’il est question de lobby, du financement de l’étude du professeur Séralini par un organisme, le CRIIGEN, à priori opposé aux OGM ?

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Enfin, la méthode de diffusion des résultats de l’étude est également largement critiquée tant par les scientifiques que par certains journalistes. La signature d’accords de confidentialité, le fait qu’un livre et un film sortent juste après la publication des résultats de l’étude, tout amène certains à affirmer que le professeur Séralini a orchestré une véritable campagne de communication promotionnelle autour de son étude.  Carl Zimmer, journaliste scientifique,déclarait sur son blog Discover que cette pratique est « rance et corrompue ».

D’une manière générale, on assiste à une réaction plus ou moins unanime de la part des scientifiques, à l’instar dePamela Ronald, généticienne à l’Université de Californie-Davis qui écrivait l’an dernier dans le Scientific Americanqu’il « existe un important consensus scientifique prouvant que les plantes génétiquement modifiées disponibles actuellement sur le marché alimentaire ne représentent aucun danger ».

Keith Kloor rappelle ainsi que « les humains sélectionnent consciemment les plantes et les animaux qu’ils mangent quasiment depuis qu’ils sont sortis des cavernes et, de fait, ont manipulé leurs gènes tout du long. Le processus était tout simplement un peu plus lent avant l’apparition des biotechnologies ».

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C’est François Houillet, nouveau patron de l’INRA, qui, à travers la lettre ouverte qu’il publiait la semaine dernière, conclut le débat : « Au final, les travaux de monsieur Seralini  satisfont ceux qui veulent y croire mais ne répondent probablement pas aux critères permettant d’en tirer des conclusions scientifiques solides. Dans le même temps, la recherche publique continue de conduire à bas bruit médiatique et dans des conditions de plus en plus difficiles des travaux de recherche sur les questions posées par les OGM. Ces recherches conduites sur financement public sont d’autant plus nécessaires qu’il faut entretenir une expertise scientifique de haut niveau et indépendante des intérêts particuliers sur toutes ces questions sensibles. »

 

Et maintenant, quid des OGM ?

C’est dans ce contexte houleux que le gouvernement a proposé de créer une Haute Autorité de l’Expertise scientifique et de l’Alerte en matière de santé et d’environnement (HAEA). Interrogée par Le Monde sur le rôle que pourrait avoir ce type d’organisme dans la situation actuelleMarie-Angèle Hermitte (CRNS), membre du comité de déontologie de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, expliquait que l’HAEA permettrait de « s’assurer que les experts qui donneront leur avis ne [soient] pas en situation de conflit d’intérêts (…) mais aussi qu’ils ne se soient pas déjà prononcés par le passé sur le maïs NK603 et son herbicide associé ». Car il est toujours difficile de se déjuger.

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En attendant, sollicitée par la France, l’EFSA a fait savoir qu’elle jugeait « insuffisante » l’étude de Gilles-Eric Séralinisur la toxicité du maïs NK603 pour pouvoir rendre un verdict. Elle a demandé des compléments d’informations au professeur Séralini. Ce dernier, accusant l’EFSA de conflit d’intérêts, puisque l’EFSA avait d’ores et déjà autorisé lemaïs NK603, a indiqué qu’il ne répondrait pas aux demandes de l’organisme européen.

De son côté, le gouvernement, par la voix de Stéphane Le Follministre de l’Agriculture, a indiqué attendre l’avis de l’ANSES avant de se prononcer, même s’il entend « poser la question globale des protocoles d’autorisations sur les OGM » quoi qu’il arrive. Le rapport de l’ANSES est attendu pour le 20 octobre prochain. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait également annoncé que si le danger de certains OGM était vérifié la France « défendrait au niveau européen » leur interdiction.

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Et Monsanto dans tout ça ? Le géant mondial de l’agroalimentaire « prend bonne note » de ce premier avis rendu par l’EFSA, affirmant qu’il prenait « très sérieusement toute nouvelle étude concernant [ses] semences ».

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Notons également que même les américains souhaitent plus de transparence sur leur alimentation, avec par exemple en Californie, une proposition de loi, la proposition 37, pour laquelle les électeurs Californiens devront se prononcer le 6 novembre prochain, qui prévoit de rendre obligatoire l’étiquetage des aliments, transformés ou non, contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM). Ce texte sera soumis au référendum du 6 novembre prochain pour une mise en application dans les 18 mois.

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Actuellement, deux OGM - le maïs MON810 et la pomme de terre Amflora - sont cultivés dans l’Union européenne (sauf en France) et une cinquantaine d’autres, dont le NK603, ont obtenu une autorisation pour l’alimentation animale et humaine.

Gageons sans trop se mouiller que le débat sur les OGM est loin d’être clos, et gagnerait à être présenté de manière plus pédagogique au grand public.

 

Source : agro-media.fr à http://www.agro-media.fr/news/newsletter-n144-octobre-2012?id=0#0

Le snacking a bonne mine

(Paris, XVIe) Le troisième Congrès du snacking s’est tenu le 7 juin dernier, au Tir aux pigeons. Le secteur est désormais au même niveau que la restauration collective et dépasse le segment traditionnel.

Le snacking a bonne mine dans -- comportements alimentaires sandwich_001 Les Français mangent sur le pouce 65 fois par an, contre 30 fois dans un établissement avec service à table (restauration traditionnelle).
 
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Pascal Favre d’Anne, chef étoilé au Favre d’Anne à Angers (49), parrain de la 3e édition du Congrès du snacking organisé par ‘France Snacking’.


‘Actionnez le levier de croissance du snacking’, telle était la thématique de la 3e édition du Congrès du snacking, organisée par le magazineFrance Snacking le 7 juin dernier, au Tir aux pigeons (Paris, XVIe). Avec ses 31,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2011, soit 40 % du marché de la consommation hors domicile, le secteur est désormais un poids lourd de la restauration. Selon une étude de Gira Foodservice, présentée par son directeur général Rémi Vilaine, un Français consomme en moyenne 160 repas par an hors domicile (3 par semaine) : 65 en restauration rapide, autant en restauration collective et 30 en restauration traditionnelle. Il dépense environ 570 € par an sous forme de snacking, 310 € dans la restauration collective et 620 € dans la traditionnelle. Ce marché est fleurissant grâce à la diversité de l’offre. On dénombre ainsi 165 000 points de vente en France.

Le ‘fast-casual’ au sommet de la restauration rapide

En forte croissance, le ‘fast-casual’ (restauration rapide haut de gamme ne proposant ni sandwiches ni hamburgers) représente 850 M€, incluant la restauration rapide asiatique (+ 17 % entre 2010 et 2011), les bars à pâtes (+ 19 %), les coffee-bars (+ 7 %), les ‘fast-good’ (+ 23 %). Le reste du secteur croît d’au moins 3 % (sandwicheries, kebab, boulangeries-pâtisseries). Seuls les cafés et bistrots sont en baisse. Les boulangeries-pâtisseries grignotent des parts de marché : celles qui se sont frottées à l’activité snacking ont augmenté de 20 % de leur chiffre d’affaires entre 2008 et 2011. Dernier point soulevé par Gira Foodservice : « Entre 2010 et 2011, il y a eu un gain de 95 millions de visites en restauration commerciale à l’heure du déjeuner. » Un chiffre qui prouve que les industriels, distributeurs, restaurateurs, boulangers ou circuits alternatifs ont tous une belle carte à jouer.

La pause déjeuner rime avec rapidité et praticité, mais les clients recherchent aussi un moment de détente et de convivialité. Gilles Fumey, géographe de l’alimentation à la Sorbonne, regrette « que la qualité de service dans les snackings soit laissée de côté. On privilégie les produits mais pas le client. Tout le monde voyage dorénavant, et les exigences s’accroissent ». Frédéric Loeb, gérant de Loeb Innovation, insiste : « On vit dans un monde digital : 4 milliards de personnes ont un téléphone portable. Forcément, les mangeurs sont mieux informés avec internet. Pour les conquérir, il faut autant leur offrir un service parfait que partager une expérience. »

Dernier point évoqué, la restauration rapide en gare : « À terme, il n’y aura plus de buffet de gare », se réjouit Sylvain Savoye, directeur commercial de A2C (Gares & Connexions du groupe SNCF), qui a présenté un nouveau projet nommé La Boutique du quotidien. Ce concept propose dans un même lieu plusieurs services à destination des voyageurs et d’une clientèle urbaine : snacking, presse, restaurants, activités liées au voyage (cadeaux, souvenirs), borne internet, point relais colis… « Cette Boutique du quotidien verra le jour dans 80 gares qui brassent un flux de 500 000 à 3 millions de voyageurs par an. 28 d’entre elles accueilleront cette boutique d’ici fin 2013, précise Sylvain Savoye. Les quatre candidats retenus sont Relay France, Servex, SSP France et Elior Concessions. La restauration snacking sera valorisée autour de formats de vente différents. Avec un premier challenge : faire en sorte que les voyageurs se fassent une autre idée des prix pratiqués, sachant qu’ils restent en moyenne moins de vingt minutes en gare.« 

Hélène Binet

Publié sur L’Hotellerie Restauration le  mardi 12 juin 2012 11:36 à  http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration-snacking/2012-06/Le-snacking-a-bonne-mine.htm

Quel regard la haute gastronomie porte-t-elle sur le snacking ?
Pascal Favre d’Anne, chef étoilé au Favre d’Anne à Angers (49), également parrain de la 3e édition du Congrès du snacking, connaît bien le sujet puisqu’il est le créateur du concept VF (pour Version française), aujourd’hui dupliqué. À la carte de ses fast-foods, des burgers, salades et légumes pour un ticket moyen n’excédant pas 10 € (première formule à 7,90 €). Pour lui, la restauration rapide doit être synonyme de « rapidité, peu cher, et manger avec les doigtsLe client souhaite avoir des produits bons, frais, simples et goûteux, mais pas trop ! Pas besoin de partir dans des délires de cuisinier »,précise-t-il avec sa ‘casquette’ de chef snacking.
Autre élément important : la transparence. « Le consommateur veut être rassuré, d’où le choix d’étiqueter chaque plat en indiquant la provenance et l’origine des produits par exemple. » Il convient également d’attacher de l’importance à la qualité de service. « Plaisir est un mot trop rare dans la bouche des vendeurs. Il suffit juste de demander au client ce qui lui ferait plaisir : ça ne coûte rien et ça individualise la prestation.«  Même si Pascal Favre d’Anne avait un« souhait profond » pour l’univers du snacking, il ne cache pas que ses deux boutiques VF sont complémentaires de son restaurant étoiléMichelin.  »On touche plus de clientèle grâce à l’amplitude horaire [les boutiques sont ouvertes 7 jours sur 7 de 11 heures à 23 heures, NDLR]. Et puis, la gastronomie est élitiste : peu de gens peuvent s’offrir des restaurants étoilés, admet-il. Le futur est dans la restauration rapide : tout le monde y a accès… »

LA CONVENIENCE FOOD EN 2013 SELON XERFI

La convenience food a le vent le poupe et évolue…

2012-05-23 22:21:00

Dans une étude publiée en février dernier, le cabinet Xerfi revient sur le succès des box et confirme l’avantage que ce type de préparation en boîte prête-à-manger devrait prendre en 2013 sur les sandwichs.

En février dernier, Xerfi, le cabinet d’études sectorielles, publiait les résultats d’une vaste étude menée par ses experts sur la production et la distribution des formules de déjeuner prêt-à-manger. Cette étude de 150 pages parue sous le titre « Le marché du convenience food à l’horizon 2013 (sandwiches, salades, box – perspectives de croissance, positionnement concurrentiel et axes de développement des industriels et des distributeurs) donne clairement l’avantage aux formules box et aux salades.

La convenience food, un marché porteur

Si la crise a largement bouleversé les habitudes dans le secteur alimentaire, certains produits gardent un rythme de développement soutenu. « A contre-courant de nombreux marchés alimentaires, le marché du convenience food restera donc globalement bien orienté à l’horizon 2013 » insiste Xerfi.
Soutenu par des « tendances favorables, comme le raccourcissement de la pause déjeuner ou le nomadisme alimentaire, mais aussi par l’extension de l’offre et des réseaux de distribution » la convenience food est également portée selon Xerfi par la crise. « La volonté des Français de rationaliser leurs dépenses favorisera également les reports vers les « solutions repas » les plus économiques ».

Tout va donc en faveur de la convenience food, mais, car il y a un mais, « la forte période croissance du marché est désormais révolue » selon Xerfi. Et si certains segments sont encore en phase de croissance et notamment les box, cela ne saurait durer longtemps. Quand à ceux arrivés à maturité comme les salades, l’heure est déjà à la décroissance. Dans ce contexte tourmenté, les fabricants redoublent d’innovation pour se différencier de la concurrence. « Les uns sophistiquent leurs recettes, certains adaptent leurs conditionnements » souligne Xerfi d’autres encore se positionnent sur des niches de marché (halal, wraps…).

Les distributeurs font évoluer leurs concepts

Tout comme les industriels, les distributeurs doivent également faire évoluer leurs concepts pour parer aux adversités du marché. « Bien positionnées sur le marché du convenience food, les grandes surfaces alimentaires misent de plus en plus sur leurs marques propres » atteste Xerfi.
Les MDD ont ainsi eu tôt fait de rattraper leur retard sur le segment des box, « pour en devenir en à peine un an desacteurs incontournables ». Face aux réseaux développés en franchise et aux indépendants, les enseignes de l’alimentaire ont massivement amorcé l’adaptation de leurs concepts de magasins (pôle snacking dédié, possibilité de manger sur place, etc) mais aussi réinvestis largement les centres-ville à l’image de Monop’, Franprix, Carrefour City…

La concurrence « de plus en plus redoutable des enseignes de boulangeries et sandwicheries » s’est encore attisée. « Brioche Dorée, Class’Croute ou encore Subway ne cessent d’étendre leurs réseaux » rappelle Xerfi. Et de nombreux nouveaux concepts viennent compléter l’offre notamment sur les créneaux des pâtes à emporter, sushis ou « fast good ». Assurément, crise ou pas, le marché porteur de la convenience food devrait continuer d’attiser les appétits ces prochaines années !

Dominique André-Chaigneau, Toute la Franchise©

source: http://www.toute-la-franchise.com/vie-de-la-franchise-A6431-la-convenience-food-en-2013-selon-x.html

 

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