Archives pour la catégorie – comportements alimentaires

interview d’une spécialiste de l’agroalimentaire et de la distribution

par agromedia.fr

Le cabinet Eurostaf réalise régulièrement de nombreuses études sur différents secteurs d’activité, dont l’agroalimentaire et la distribution. Récemment, trois études ont été publiées :

Pour en savoir plus sur ces trois problématiques qui sont au coeur de l’actualité des entreprises agroalimentaires et de la distribution, agro-media.fr a interviewé en exclusivité pour vous Mme Cécile Desclos, responsable du Pôle Agroalimentaire/Distribution au sein d’Eurostaf. Elle nous en dit plus sur ces trois sujets brulants :

 

Pourriez-vous brièvement nous présenter votre structure (Eurostaf), votre rôle au sein de celle-ci ?

« Eurostaf est une filiale du groupe Les Echos, il s’agit de l’activité Etudes & Conseil du groupe. Notre cœur d’activité est constitué des études multi clients qui concernent une vingtaine de secteurs de l’économie (agro, luxe, distribution, énergie, banque, assurance…). Dans ces études, nous définissons nous-mêmes le thème, selon les tendances du moment et les sujets porteurs. En parallèle des études multi clients, nous faisons aussi du ad hoc, du conseil, sur les mêmes secteurs. Nous sommes organisés par secteur d’activité et je dirige le pôle agroalimentaire/distribution. »

Vous avez publié récemment une étude sur le marché des box, quel est le poids de ce dernier par rapport aux autres produits de snacking ?

« En GMS, il représente 2,5% du marché du snacking. »

Comment peut-on expliquer l’engouement des français pour les box ?

« Il s’explique par la praticité du conditionnement (micro-ondable), la modernité du packaging, son attractivité. Les box sont complètement adaptées à une consommation nomade. »

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agro-media.fr interviewe un spécialiste des produits halal et africains.

Exclusif : 25 Jan 2012

Le marché du halal est en plein essor. Il a conquis les grandes surfaces et ne cesse de croître. Le marché des produits africains, pour sa part, reste plus confidentiel et est encore l’apanage des commerces spécialisés. Pour en savoir plus sur ces deux grandes familles de produits alimentaires, agro-media.fr a interviewé en exclusivité un spécialiste du comportement des populations maghrébine et subsaharienneM. Abbas Bendali, le dirigeant du cabinet Solis. Voici ses réponses à nos questions :

Pourriez-vous brièvement nous présenter votre cabinet et les études que vous réalisez ?

« Solis a été fondé en 1999. C’est un cabinet  spécialisé dans le traitement de données média-marketing complexes notamment la mesure de l’efficacité sur les ventes des  actions publicitaires et promotionnelles pour des produits de grande consommation, afin d’en mesurer le retour sur investissement, à partir de de données de panels ou de statistiques internes. Depuis 2005, nous travaillons sur les comportements de consommation des populations issues de l’immigration récente, celle de la 2èmemoitié du 20ème siècle.

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Eviter le gaspillage des denrées alimentaires

C’est la rentrée aussi pour le Parlement européen ! La prochaine session plénière se déroulera du 16 au 19 janvier 2012. L’un des principaux sujets débattu lors de cette session concernera la chaîne alimentaire : déséquilibres au sein de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, chaîne de distribution des intrants agricoles, ou encore gaspillage alimentaire. L’eurodéputé italien Salvatore Caronna (S&D) a rédigé un rapport dans ce dernier domaine, se concentrant sur la façon d’éviter ce gaspillage.

Poubelle

Selon une étude de la Commission européenne, le gaspillage alimentaire dans les 27 Etats membres de l’UE s’élève à 89 millions de tonnes (soit 179 kg par personne). En 2020, ce chiffre devrait augmenter de 40 % et atteindre les 140 millions de tonnes. Or ce gaspillage concerne de plus en plus des denrées alimentaires encore tout à fait comestibles.  D’autre part, selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), en diminuant les pertes d’après récoltes (environ 14 %) et les pertes au niveau de la distribution et de la consommation, il serait possible de couvrir les trois cinquièmes de l’augmentation de la production nécessaire de céréales dans le monde d’ici 2050.

Afin d’alerter l’opinion et d’inciter les Etats membres, le Conseil et la Commission européenne à agir, ce rapport propose de définir le thème du gaspillage alimentaire comme l’une des priorités à inscrire au sein de l’agenda politique européen. Il propose en outre de déclarer l’année 2013 « Année européenne de lutte contre le gaspillage alimentaire ».

Avec pour objectif la diminution de moitié du gaspillage alimentaire d’ici 2025, ce rapport met en avant des pistes afin de le réduire à tous les niveaux de la chaîne agroalimentaire, tout en prenant en compte les nombreux domaines touchés : climat ou encore économie.

Mais avant toute chose, les eurodéputés soulignent le flou entourant la définition même du gaspillage alimentaire, et notamment la différence qui existe entre cette notion et celle de déchet alimentaire. Le gaspillage alimentaire correspond à l’ensemble des produits alimentaires écartés de la chaîne agroalimentaire pour des raisons économiques ou esthétiques, ou en raison de la proximité de la date de péremption. Mais ces aliments sont encore tout à fait comestibles. La non-utilisation de ces denrées entraîne leur traitement en tant que déchets alimentaires. Leur élimination possède de nombreux points négatifs tant économiquement qu’au niveau environnemental.

Un important aspect environnemental à prendre en compte

L’impact environnemental du gaspillage alimentaire est impressionnant. En effet, comme le souligne les députés européens, « les montagnes de nourriture non consommée » entraînent une production très importante de méthane, gaz à effet de serre 21 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. Cette production est due à la fois aux rejets gazeux de la production des denrées alimentaires, mais également au conditionnement et au transport de celles qui seront jetées.

Le saviez-vous ? 

En Europe, près de 89 millions de tonnes de nourriture gaspillée produisent 170 millions de tonnes d’équivalent Co2.

En outre, les députés encouragent les Etats membres à promouvoir la production durable à petite et moyenne échelle, liée à la consommation et aux marchés locaux et régionaux. Pour ce faire, ils demandent également à la Commission européenne, dans le cadre de la future politique agricole commune (PAC), de garantir des financements suffisants pour encourager le secteur primaire, ainsi que les filières courtes ou à kilomètre zéro.

Les députés européens souhaitent, d’autre part, que la Commission européenne se penche sur l’impact d’une politique coercitive des déchets sur les comportements de gaspillage alimentaire. Se positionnant pour la mise en place d’une telle politique, ils souhaitent qu’elle intègre le principe de « pollueur-payeur ».

Une implication nécessaire de tous les acteurs de la chaîne agro-alimentaire

Avant d’exposer ses propositions, le rapport met en avant les différentes causes du gaspillage alimentaire. Elles révèlent que ce phénomène touche réellement tous les niveaux de la chaîne de production alimentaire : surproduction, détérioration des produits, normes de commercialisation, mauvaise gestion des stocks, ou encore les stratégies de marketing. Le rapport prône donc un effort d’amélioration en permanence du traitement, du conditionnement, et du transport des produits que ce soit de la part des acteurs de la transformation, des détaillants ou encore des Etats membres.

La première étape de la chaîne agroalimentaire est celle de la production. Le rapport souligne quel’agriculture utilise efficacement les ressources dont elle dispose. Il met en exergue que ce domaine peut jouer un rôle important dans la lutte contre le gaspillage, il exhorte donc la Commission européenne à prendre en compte ce facteur dans ses prochaines propositions législatives. En outre, les députés européens ont également souhaité qu’une action conjointe soit mise en place en matière d’investissement dans les domaines de la recherche, de la science, de la technologie, de l’éducation, du conseil, ainsi que de l’innovation dans l’agriculture dans le but de réduire le gaspillage alimentaire.

La lutte contre le gaspillage alimentaire dans les pays en développement

L’autosuffisance alimentairedans les pays en développement pourrait être amplifiée avec l’amélioration des infrastructures agricoles et des techniques de production. Les députés européens invitent la Commission européenne à soutenir des actions dans ce sens.

Le rapport mentionne également la nécessité de recommandations de la Commission européenne et des Etats membres en ce qui concerne la chaîne du froid. En effet, si la température n’est ni optimale, ni appropriée, les denrées alimentaires risquent de ne plus être consommables.

Le rapport souligne que la définition du calibrage et de la forme des fruits et des légumes frais est source de gaspillage. Même si cela paraît logique, les députés invitent les acteurs de ce tri à prendre conscience de la valeur tout aussi nutritionnelle de produits présentant des formes ou des calibres imparfaits.

D’autre part, les députés européens se sont également penchés sur lelien entre gaspillage alimentaire, emballage et étiquetage des aliments. Ils mettent ainsi en avant une enquête de la Commission européenne qui révèle que 18 % des citoyens européens ne comprennent pas correctement la mention « à consommer de préférence avant le ». Les entrepreneurs sont dès lors incités à expliquer les dates indiquées sur l’étiquette, afin de permettre aux consommateurs d’effectuer un choix éclairé :

  • la mention « à consommer de préférence avant le » qui correspond à la qualité du produit ;
  • la mention « à consommer jusqu’au » correspond quant à elle à la sûreté du produit.

Les députés souhaitent en outre développer les investissements dans des méthodes visant à diminuer le gaspillage alimentaire au sein de l’industrie agroalimentaire. La diminution des pertes de denrées alimentaires engendrerait une réduction du prix de ces derniers. A cette fin, il est demandé à la Commission :

  • de définir des instruments et des actions visant à stimuler d’avantage la participation des acteurs de l’industrie agroalimentaire à la lutte contre le gaspillage alimentaire (entreprises agroalimentaires, marchés de gros, chaînes de distribution, etc.) ;
  • de mettre l’industrie agroalimentaire face à ses responsabilités, notamment en les encourageant à revoir le volume des emballages des denrées alimentaires afin de s’adapter aux compositions diverses des ménages.

Enfin, des dispositions relatives au comportement des consommateurs, acteurs finaux de cette chaîne, sont également présentes au sein du rapport. Il est notamment question de « leur éducation » face à la conservation des aliments. Les députés invitent ainsi la Commission européenne à éditer un guide explicatif sur la conservation des denrées alimentaires et l’usage de ces produits proches de la date de péremption. Le rapport insiste également sur l’aspect préventif de la lutte contre le gaspillage alimentaire auprès des consommateurs. Il demande dès lors à la Commission européenne de fixer des objectifs spécifiques dans ce domaine pour les Etats membres qu’ils devront atteindre d’ici 2014.

Cependant, la diminution du gaspillage alimentaire à tous ces niveaux doit également passer par une coopération accrue entre les acteurs de la chaîne agro-alimentaire.

Une coopération à tous les niveaux entre les acteurs de la chaîne agro-alimentaire

Le rapport souligne que de nombreuses plateformes de discussions existent, ces dernières fournissant des travaux pertinents pour la lutte contre le gaspillage alimentaire : la FAO bien sûr, mais également le forum européen du commerce de détail sur la durabilité, le forum à haut niveau sur l’amélioration du fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, ou encore le réseau informel d’Etats membres baptisé « Friends of Sustainable Food ».

Les députés européens en appellent également auxinstitutions européennes !

Le nombre important de fonctionnaires européensnécessitent un lourd système de restauration. Les députés européens en appellent à la prise de mesures urgentes afin de diminuer la quantité importante de denrées alimentaires jetées dans les cantines des différentes institutions européennes.

Il est conseillé aux acteurs d’échanger leurs bonnes pratiques, aussi bien au niveau européen que national, qu’ils soient professionnels, chercheurs, administrations régionales ou locales, ou encore associations. Une meilleure coordination entre les Etats membres est également préconisée, ainsi qu’à une plus petite échelle, entre les producteurs et les consommateurs. Ces différentes coopérations permettront une meilleure sensibilisation de l’opinion publique vis-à-vis de la valeur des denrées alimentaires et des produits agricoles, et face aux causes du gaspillage. Le rapport va même jusqu’à encourager l’établissement de cours d’éducation alimentaire (comment stocker, cuisiner et jeter les aliments), à tous les niveaux de l’enseignement, et notamment dans l’enseignement supérieur.

Des solutions envisageables

Parmi les propositions du rapport pour lutter contre le gaspillage alimentaire, la redistribution gratuite ou à prix promotionnels des denrées alimentaires non conformes du point de vue de leur calibre et de leur forme, ainsi que celles proches de leur date de péremption est plusieurs fois présentée par les députés européens. Cette redistribution consisterait, pour les détaillants, à diminuer substantiellement le prix des produits alimentaires frais quand ils approchent de leur date limite de vente. Outre un aspect de réduction des stocks, cette démarche présente un avantage clair pour les consommateurs, notamment ceux à faible revenu, en leur permettant d’acquérir des denrées alimentaires à un prix bon marché. Mais un obstacle persiste : certains Etats membres interdisent la vente à perte de nourriture. Les eurodéputés déplorent cette situation et incitent ces Etats à changer leur législation.

Une autre solution est proposée dans le domaine de la passation des marchés publics. Les députés invitent ainsi la Commission européenne à mettre en œuvre des règles dans ce domaine afin de privilégier les entreprises qui garantissent la redistribution gratuite des invendus et qui encouragent les actions concrètes en vue de la réduction du gaspillage alimentaire. Toujours dans ce domaine spécifique, les eurodéputés s’adressent aux Etats membres et leur demandent de veiller à ce que les petits producteurs locaux puissent participer aux marchés publics, notamment ceux en rapport avec la promotion de la consommation de fruits et de produits laitiers dans les écoles.

En savoir plus

source: « le parlement européen en action » à http://europarlement.touteleurope.eu/suivez/actualites/details-actualite/actualite/janvier-2012-eviter-le-gaspillage-des-denrees-alimentaires.html

 

Dans 30 ans, vous mangerez des insectes… et vous aimerez ça

LE PLUS. Un grillon au barbecue, un scorpion en brochette, des vers de terre en fricassée : voilà peut-être ce qui nous attend. La Commission européenne vient en effet d’investir 3 millions d’euros dans la recherche dans ce domaine. Cette fois c’est sûr : les insectes sont nos amis. Explication avec Christophe Cotillon, directeur adjoint de l’ACTIA.

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Les pâtes séduisent de plus en plus

Les pâtes séduisent de plus en plus dans -- comportements alimentaires boite_de_pate_110929-112

Alors que les franchises de pâtes se développent sur le territoire français, nous pensons surtout à l’excellent NOOI, les groupes industriels agroalimentaires ont aussi investi ce marché et créé leur gamme de « box « ou « cup » de pâtes qui cohabite maintenant dans les rayons frais des hypers, supermarchés et supérettes près des sandwichs et des salades. Le marché des pâtes cuisinées à consommer hors domicile ou à emporter est une tendance de fond.

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Ce soir,on mange local !

Dans un ouvrage qui paraît mercredi 5 octobre, Lionel Astruc et Cécile Cros guident les consommateurs qui souhaitent« manger local » .

Cette aspiration à consommer des aliments produits à proximité est de plus en plus forte.

Elle s’inscrit dans une recherche de qualité et répond aux besoins de nouveaux débouchés des producteurs.

« Manger local », le livre

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Outre-mer : les pratiques de Danone, Yoplait et Fanta mises en cause

Les producteurs de yaourts ou de sodas vendent aux Antilles des produits plus sucrés qu’en métropole. Des députés se mobilisent pour mettre fin à des pratiques.

Outre-mer : les pratiques de Danone, Yoplait et Fanta mises en cause dans -- comportements alimentaires

Les habitants des départements d’outre-mer sont-ils victimes des techniques commerciales des géants de l’agroalimentaire? Pour faire plus de chiffre d’affaires, la plupart d’entre eux rajoutent du sucre dans leurs sodas et laitages (yaourts, etc.) lorsqu’ils les vendent en Guadeloupe, en Martinique ou encore en Guyane.

Débattue le 6 octobre à l’Assemblée nationale, une proposition de loi vise à mettre fin à cette pratique afin de lutter contre l’obésité.

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Le marché des produits bio continue sa croissance

Le marché des produits bio continue sa croissance dans -- comportements alimentaires 5843--370x0-1

Les premières tendances chiffrées de l’année 2011 de l’Agence Bio confirment l’engouement des consommateurs pour les produits biologiques !

La consommation continue en effet de progresser : les premiers indicateurs d’évolution du marché pour le 1er semestre 2011 permettent ainsi d’estimer une croissance moyenne qui dépasse les 10% tous secteurs de produits bio et tous réseaux de distribution confondus. Certains secteurs comme celui des produits élaborés affichant même des croissances record au cours de cette première partie de l’année.

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Moins de sel et de ketchup au menu des cantines scolaires

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Le décret sur la qualité nutritionnelle des repas dans les cantines scolaires est paru dimanche 2 octobre au « Journal officiel ».

« Quatre ou cinq plats devront être présentés à chaque déjeuner ou dîner, dont nécessairement un plat principal comprenant une garniture, et un produit laitier« ,indique le décret.

L’eau et le pain devront être mis à disposition sans restriction. Le sel et les sauces (mayonnaise, vinaigrette, ketchup) ne seront, en revanche, pas en libre accès mais servis en fonction des plats, indique l’arrêté d’application du décret, publié également ce dimanche au Journal officiel.

Les gestionnaires des restaurants scolaires devront « tenir à jour un registre dans lequel sont conservés, sur les trois derniers mois, les documents attestant de la composition des repas, notamment les menus et les fiches techniques descriptives des produits alimentaires achetés auprès des fournisseurs« , selon les termes du décret.

SIX MILLIONS D’ENFANTS MANGENT À LA CANTINE CHAQUE JOUR

Ce décret s’applique dès maintenant à l’ensemble des cantines scolaires en France. Toutefois, pour les services de restauration scolaire servant moins de 80 couverts par jour en moyenne sur l’année, ces dispositions n’entreront en vigueur qu’au 1er septembre 2012.

« Six millions d’enfants mangent à la cantine chaque jour, mais un sur deux a encore faim en sortant« , a déploré le ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Bruno Le Maire, dans un entretien au Journal du dimanche. « Les règles nutritionnelles ne sont ni appliquées, ni contrôlées« , a-t-il ajouté pour justifier la mise en place de ce décret.

La FCPE, principale fédération de parents d’élèves, s’est félicitée de la publication de ce décret et d’un arrêté « promis depuis un an« . C’est une « victoire« , selon son président Jacques Hazan, « après tant d’années pour l’obtention d’une réglementation sur l’équilibre nutritionnel en restauration scolaire »

LEMONDE.FR Avec AFP | 03.10.11 | 08h00 • Mis à jour le 03.10.11 | 10h25

SOURCE: http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/03/une-plus-grande-variete-alimentaire-dans-les-cantines-scolaires_1581260_3224.html#ens_id=1581263

La pause déjeuner se réduit comme peau de chagrin

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Les salariés consacrent désormais 22 minutes en moyenne à la coupure de midi, contre plus d’une heure et demie il y a vingt ans. Conséquence : ils grignotent davantage et se déconcentrent plus facilement.

La longue pause entre collègues à l’heure du déjeuner a vécu. L’intensification des rythmes de travail a eu raison de cette coupure traditionnelle, dont la longueur s’est réduite comme peau de chagrin ces vingt dernières années. Alors que les salariés s’arrêtaient volontiers plus d’une heure et demie pour se sustenter dans les années 1990, ils ne consacrent désormais pas plus de 22 minutes en moyenne à ce rituel.

«La pause déjeuner est devenue la variable d’ajustement de la journée de travail, explique Anne-Sophie Godon, directrice de la prévention au sein du groupe de protection sociale Malakoff Médéric, qui publie ce mardi une étude sur le sujet. Le contenu de la journée s’est densifié, tandis que la distance entre le travail et le domicile a plutôt tendance à progresser. Dans ce contexte, les salariés n’ont d’autre choix que de rogner sur la pause du midi». Les femmes sont encore plus concernées que les hommes, beaucoup d’entre elles préfèrant prendre le minimum de temps à midi dans l’espoir de partir plus tôt du travail, constate Odile Renard, médecin du travail à Paris.

Les salariés apportent de plus en plus leur repas

Avec la diminution du temps consacré au déjeuner, c’est la nature même du repas qui a changé. Une évolution perceptible ces toutes dernières années encore, souligne l’étude. Depuis 2009, le nombre de salariés qui rentrent chez eux pour déjeuner n’a cessé de diminuer (29% des personnes interrogées en 2011 contre 34% en 2009), de même que ceux qui se rendent dans un restaurant d’entreprise (19% au lieu de 22%). En revanche, la part de ceux qui avalent un sandwich en guise de repas progresse encore de 2 points en 2011 par rapport à 2009.

Le raccourcissement de la durée de la pause déjeuner n’est pas toujours synonyme de «malbouffe». La part des salariés qui amènent leur pitance au travail, après l’avoir préparée chez eux, est en constante augmentation. Près d’un tiers déclarent aujourd’hui le faire fréquemment, les femmes étant là encore surreprésentées. «Les Français cherchent à manger plus équilibré, c’est une tendance sociologique lourde. Apporter son repas, c’est une façon de maîtriser son alimentation. C’est aussi un moyen de faire des économies», remarque Anne-Sophie Godon. La crise est passée par là.

Baisse de concentration

Sandwich ou plat préparé à l’avance, la réduction du temps de pause n’en a pas moins des effets pervers. «Quand on mange vite, on n’a pas le temps de se sentir rassasié. La sensation de satiété n’intervient qu’au bout d’un quart d’heure environ. Et quand on mange devant son ordinateur, c’est pire : on ne fait même pas attention à ce qu’on avale. Résultat, on aura tendance à grignoter dans l’après-midi», explique Patrick Serog, médecin du travail. En 2011, 39% des salariés avouent grignoter régulièrement, soit deux points de plus qu’en 2009. «Faire une réelle pause, de trois quart d’heure environ, est capital, estime aussi Odile Renard. Sans cette coupure, le stress s’accumule».

La santé du salarié n’est pas seule en jeu. Pour l’entreprise non plus, la pause déjeuner n’est pas du temps perdu. Un salarié qui ne s’arrête pas et ne coupe pas ne serait-ce que vingt minutes avec son environnement de travail est un salarié qui risque de perdre en concentration. «L’attention a ses phases. On peut être réellement attentif pendant quarante cinq minutes ou une heure, mais rarement davantage. Si l’on se restaure dans son environnement de travail habituel, à son bureau par exemple, la concentration diminue encore plus vite, et on fait des erreurs», prévient Patrick Serog. Ceci sans compter qu’un bureau où l’on mange accueillerait selon Monster 400 fois plus de bactéries que des toilettes normalement entretenues.

» VOS TEMOIGNAGES - Et vous, prenez-vous le temps de déjeuner? Préparez-vous votre repas à l’avance ou l’achetez-vous près de votre travail? Partagez votre expérience dans les commentaires ci-dessous ou par email à l’adresse temoin@lefigaro.fr.

Publié sur Le Figaro;fr à http://www.lefigaro.fr/vie-entreprise/2011/09/27/09008-20110927ARTFIG00723-la-pause-dejeuner-se-reduit-comme-peau-de-chagrin.php

 

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