Archives pour la catégorie – comportements alimentaires

Le « jambon-beurre » ne connaît pas la crise

Il est la vedette incontestable de la vente à emporter. Celui qui, depuis des années, remporte les suffrages des papilles des Français. Lui, c’est le sandwich jambon-beurre. Environ 2,64 € de bonheur à déguster sur le pouce. Depuis hier et jusqu’à ce soir, à Paris, le salon Sandwich and Snack Show, consacré à la restauration rapide, lui doit tout, ou presque.

Le bio est en constante progression en France

par Laura Béheulière, Mardi 14 février 2012

Le bio est en constante progression en France

4 Français sur 10 consomment bio régulièrement

A l’occasion de son dixième anniversaire, l’Agence Bio a présenté un bilan plus que positif de la situation de la filière bio. Même si tous les objectifs du Grenelle de l’environnement n’ont pas été atteints, l’agriculture et le marché des produits biologiques sont en effet en constante progression.

Surfaces certifiées bio multipliées par deux, marché de l’alimentation bios’approchant des 4 milliards d’euros… En 10 ans, le bio s’est indéniablement immiscé dans notre société. « Il y a eu une évolution spectaculaire ! », résume Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio, groupement d’intérêt public à l’origine de ces données, et selon lequel les exploitations françaises bio sont passées de 10 364 en 2001 à 23 100 en 2011. Le nombre d’entreprises de stockage, de transformation et de distribution certifiées a lui aussi doublé, tandis que le marché de l’alimentation bio a quasiment quadruplé, passant de 1 milliard en 2001 à 3,5 milliards d’euros en 2010.

D’après l’Agence Bio, l’offre des produits bio est par ailleurs de plus en plus grande et diversifiée, ce qui permet de toucher un public beaucoup plus large, comme le montre l’apparition des plats préparés bio. Une progression des produits bio dans la restauration collective a également été enregistrée, et d’une manière générale les consommateurs, réguliers et fidèles, achètent de plus en plus. « Il y a une convergence, un développement de plus en plus harmonieux, entre l’offre et la demande », résume Mme Mercier.

Le prix reste toutefois le principal frein à l’achat de produits bio. Selon l’Agence Bio, pour qui les prix sont supérieurs de 15 à 20% en sortie de production par rapport aux produits conventionnels, l’explication de ce différentiel est simple : « Les circuits sont différents, donc les prix aussi. C’est surtout dû au fait que le bio est transporté en quantités beaucoup plus réduites. En outre, il y a un meilleur rapport qualité-prix, le produit n’est pas le même. »

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La soupe, pas si has been que ça !

Analyse

La soupe est probablement le plat d’hiver par excellence. D’ailleurs, c’est un produit très météo-dépendant : plus il fait froid, et plus nous en consommons. Rien de tel qu’un bol de soupe au coin du feu pour se réchauffer. Le marché est dominé par deux grandes marques : Knorr et Liebig. Pourtant, ce produit n’a pas une image très moderne. Au contraire, c’est plutôt une étiquette « has been » qui lui colle à la peau… Mais cela n’arrête pas les industriels, que ce produit inspire pourtant !

Quelles sont les grandes tendances de ce marché ? Quelles sont les dernières innovations ? La soupe est-elle si has been qu’elle en a l’air ?

Agro-media.fr vous propose de découvrir la face cachée de ce produit.

Etat des lieux du marché de la soupe.

Comme nous venons de le dire, la soupe est un produit météo-dépendant. De fait, la saison 2010-2011 a été pénalisée par un hiver plutôt doux et cet hiver n’a pas débuté sous de meilleures auspices… En effet, la fin de l’année 2011 a vu les ventes de soupes reculer de 20% (source : Climpact). Pourtant, elles tiennent bon. Elles se déclinent sous différentes formes : liquides, déshydratées ou instantanées. Ces deux dernières n’ont pas la cote et ont tendance à perdre des parts de marché au profit des conditionnement liquides, qui eux sont en progression. Ce marché a représenté tout de même 424 M€ sur la saison 2010-2011 (source : Linéaires).

Le leader du marché est Campbell, qui détient les marques Liebig (soupes liquides et déshydratées) et Royco (soupes instantanées). Il est talonné par Knorr, qui possède moins de parts de marché mais domine le segment des soupes à cuire. Les marques de distributeurs montent sur la dernière marche du podium, suivies par Maggi.

Autre marché à ne pas négliger : celui des soupes de poissons marines. Il est très important, avec un volume annuel de 17,5 millions de litres. Le principal type de conditionnement pour ces produits est le bocal stérilisé en verre, dont 4 000 tonnes sont produites chaque année sous ce format. Cependant, les innovations dédiées à ce type particulier de soupes sont rares. Il existe également des soupes glacées d’été, ou gaspachos, qui permettent aux professionnels du secteur d’étendre la consommation de leurs produits à toutes les saisons, et les soupes de fruits, qui s’apparentent auxsmoothies et peuvent être dégustées en toutes circonstances. Nous ne développerons par la suite que les innovations concernant les soupes d’hiver traditionnelles, à base de légumes.

Innovations recette

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les recettes des soupes peuvent parfois être très surprenantes ! Nous vous parlions dans l’analyse de la semaine dernière de l’essor des recettes ethniques/exotiques, eh bien les soupes illustrent parfaitement ce principe. En effet, Maggi a lancé une gamme « Escapade », qui propose par exemple une soupe italienne aux raviolis. Knorr, pour sa part, a préféré partir encore plus loin avec sa soupe New Delhi, alors que Liebig préférait miser sur sa soupe thaï et Royco sur une recette instantanée à l’orientale. Encore plus fou, l’entreprise britannique New Covent Garden a osé proposer une soupe alcoolisée. En effet, sa soupe du mois de juin 2011, Bloody Mary, était composée de tomates, ail, oignon, céleri, sauce pimenté et sauce Worcester, le tout relevé par une pointe de vodka, à l’image du cocktail du même nom. Une belle initiative !

L’accent est aussi mis sur l’authenticité des soupes, tendance que l’on retrouve dans l’ensemble du secteur agroalimentaire. Ainsi, les recettes « traditionnelles » sont en vogue : Ma Recette Maison de Liebig illustre parfaitement ce positionnement, de la même façon que Secrets de Grand-mère de Knorr ou Saveurs à l’ancienne de Maggi. Et ça marche ! Les recettes à base de Légumes vapeur au sel de Guérande de Knorr lui ont assuré un franc succès l’année dernière. D’autres marques se sont également illustrées sur ce segment, comme La Potagère, qui a décliné une gamme colorée basée sur le bien-être et la naturalité de ses soupes.

Autre positionnement qui fonctionne à merveille : la douceur. Car si les consommateurs aiment les recettes insolites, qui ont un goût bien marqué et surprenant à souhait, ils aiment aussi déguster des soupes toutes douces, bien au chaud alors qu’il neige dehors. Cet axe de développement est une véritable tendance pour cet hiver. Ainsi, la gammeDouceur de Knorr s’est élargie avec une déclinaison courgette/chèvre frais et Liebig, conscient de son retard sur ce créneau, a créé une gamme baptisée Doux plaisirs, qui comprend des recettes telles que 8 légumes à la crème fraîche, ou légumes et tomates.

Le bio est toujours un axe de développement, bien entendu, et les deux géants du marché ont tous deux leurs gammes dédiées : mouliné de tomates au basilic du côté de Knorr et récolte de légumes verts pour Liebig, par exemple.

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La folie du « Made in France ».

Le « Made in France » fait couler beaucoup d’encre en ce moment. Pour les consommateurs, il est souvent perçu comme un gage de qualité et permet de se donner bonne conscience, en soutenant l’économie locale. Pour les entreprises, il leur permet de se distinguer de leurs concurrents en jouant la carte du local et de justifier des prixgénéralement un peu plus élevés que la moyenne. Malheureusement, le « Made in France » est aussi un bel argument marketing que certains fabricants peu scrupuleux n’hésitent pas à employer à tort et à travers.

Comment les consommateurs perçoivent-ils le « Made in France » ? Comment faire le tri parmi les appellations que l’on peut trouver sur les produits alimentaires ? Le « Made in France » est-il une stratégie gagnante pour une entreprise ?

Agro-media.fr vous dit tout sur la folie du « Made in France ».

Un concept en vogue.

En début d’année, le cabinet d’études Xerfi a publié une étude sur le « Made in France », dans laquelle il le qualifiait comme « le nouvel eldorado de la filière alimentaire ». Cette enquête révélait que les principales motivations des consommateurs lorsqu’ils achètent des produits fabriqués dans l’hexagone sont la traçabilité et le maintien de l’emploi en région. L’an dernier, le marché des produits misant sur leur régionalisme a crû de 0,4% en volume. Autrement dit, ce marché est prometteur. De plus, dans le contexte actuel de crise économique, les français ont besoin de se rassurer en achetant des produits fabriqués près de chez eux. Enfin, le « Made in France » est revenu sur le tapis en raison de l’élection présidentielle qui se rapproche, et est actuellement très débattu en politique. Le concept est donc en vogue et tend à s’accentuer à l’avenir.

Le « Made in France » vu par les consommateurs.

L’Ifop, en partenariat avec le Comité des Entrepreneurs pour un Développement Responsable de l’Economie (CEDRE), a publié fin novembre les résultats d’une étude croisant la vision du « Made in France » de consommateurs et de chefs d’entreprise. 1 004 consommateurs et 301 dirigeants d’entreprises ont ainsi été interrogés sur leurs pratiques d’achat et/ou leur perception de la consommation. Du côté des consommateurs,  les français ont déclaré que leurs principaux critères de choix lors de l’achat d’un produit étaient le prix et la qualité. Ceux qui privilégient le pays de fabrication représentent 15%des consommateurs sondés. Niveau opinion politique, on remarquera que les sympathisants de droite privilégient davantage le pays de fabrication que les autres (21% d’entre eux le privilégient), alors que les sympathisants de gauche ou EELV privilégient davantage l’impact du produit sur l’environnement (respectivement 12% et 23% d’entre eux, contre 7% pour l’ensemble des consommateurs). Près d’un français sur deux tient compte souvent ou systématiquement du pays de fabrication. Pour le grand public, le fait qu’un produit soit fabriqué en France implique majoritairement :

  • que par son achat on soutient l’industrie française et l’emploi en France (94% des sondés),
  • une meilleure garantie sur la qualité du produit (92%),
  • l’assurance que le produit ait été fabriqué selon des normes sociales respectueuses des salariés (87%)
  • et que l’on favorise le respect de l’environnement, notamment en optimisant l’utilisation des transports (84%).

Alors que le « Made in France » tend à s’appliquer à toutes sortes de produits, il est ressorti de l’étude que l’origine française importait davantage aux consommateurs pour lesproduits alimentaires (90% des sondés) que pour les autres types de produits.

Finalement, les français considèrent les produits français comme de meilleure qualitéque les autres mais plus chers. Les consommateurs se déclarent prêts à payer plus cher pour des produits « Made in France » à hauteur de 72%, mais seulement si l’écart de prix ne dépasse pas 5% pour 40% d’entre eux, 5 à 10% pour 26% d’entre eux et 10 à 20% pour 5% d’entre eux. Autrement dit, le « Made in France », oui, mais pas à n’importe quel prix !

Ceci conforte une précédente étude menée par le Crédoc et dont les résultats ont été publiés en juin. 64% des Français déclaraient être prêts à payer plus cher pour des produits industriels fabriqués en France, alors qu’ils n’étaient que 55% en 2004. Toutes les catégories sociales étaient concernées même si les plus de 60 ans, les cadres, les professions intellectuelles supérieures, les diplômés du supérieur et les hauts revenus étaient davantage touchés par le phénomène. 51% d’entre eux disaient privilégier les produits d’origine française lors de leurs achats. Seuls les moins de 25 ans ne suivaient pas cette tendance. (suite…)

« République de la malbouffe » : Don Quichotte contre l’industrie agroalimentaire

source:| LEMONDE.FR | 31.01.12 | 13h27

 Une image du film documentaire français de Jacques Goldstein, "République de la malbouffe".

Une image du film documentaire français de Jacques Goldstein, « République de la malbouffe ».LA HUIT

Que ce soit à la télévision ou au cinéma, on ne compte plus les reportages et les documentaires qui nous alertent sur les dangers que nous font courir la dérégulation économique et l’absence de scrupules des diverses industries qui corrompent, polluent ou empoisonnent notre monde.

Consommés régulièrement et sans précaution, ces documents provoquent un rapport anxiogène au monde, au point qu’on finit par se demander si ce n’est pas leur diffusion, plutôt que les maux qu’ils dénoncent, qui nous rend malades. Cela dit, il ne devrait pas y avoir lieu de se plaindre que des auteurs informés veuillentdessiller les yeux de leurs concitoyens sur les abus dont ils sont les victimes, souvent inconscientes, parfois consentantes.

C’est à cette seconde catégorie que s’adresse le documentaire de Jacques Goldstein, dont le constat – la baisse générale de qualité de la nourriture et de la cuisine en France – est connu de quiconque attend aujourd’hui d’un simple « jambon beurre » qu’il lui soit servi avec du vrai pain et du vrai jambon.

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interview d’une spécialiste de l’agroalimentaire et de la distribution

par agromedia.fr

Le cabinet Eurostaf réalise régulièrement de nombreuses études sur différents secteurs d’activité, dont l’agroalimentaire et la distribution. Récemment, trois études ont été publiées :

Pour en savoir plus sur ces trois problématiques qui sont au coeur de l’actualité des entreprises agroalimentaires et de la distribution, agro-media.fr a interviewé en exclusivité pour vous Mme Cécile Desclos, responsable du Pôle Agroalimentaire/Distribution au sein d’Eurostaf. Elle nous en dit plus sur ces trois sujets brulants :

 

Pourriez-vous brièvement nous présenter votre structure (Eurostaf), votre rôle au sein de celle-ci ?

« Eurostaf est une filiale du groupe Les Echos, il s’agit de l’activité Etudes & Conseil du groupe. Notre cœur d’activité est constitué des études multi clients qui concernent une vingtaine de secteurs de l’économie (agro, luxe, distribution, énergie, banque, assurance…). Dans ces études, nous définissons nous-mêmes le thème, selon les tendances du moment et les sujets porteurs. En parallèle des études multi clients, nous faisons aussi du ad hoc, du conseil, sur les mêmes secteurs. Nous sommes organisés par secteur d’activité et je dirige le pôle agroalimentaire/distribution. »

Vous avez publié récemment une étude sur le marché des box, quel est le poids de ce dernier par rapport aux autres produits de snacking ?

« En GMS, il représente 2,5% du marché du snacking. »

Comment peut-on expliquer l’engouement des français pour les box ?

« Il s’explique par la praticité du conditionnement (micro-ondable), la modernité du packaging, son attractivité. Les box sont complètement adaptées à une consommation nomade. »

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agro-media.fr interviewe un spécialiste des produits halal et africains.

Exclusif : 25 Jan 2012

Le marché du halal est en plein essor. Il a conquis les grandes surfaces et ne cesse de croître. Le marché des produits africains, pour sa part, reste plus confidentiel et est encore l’apanage des commerces spécialisés. Pour en savoir plus sur ces deux grandes familles de produits alimentaires, agro-media.fr a interviewé en exclusivité un spécialiste du comportement des populations maghrébine et subsaharienneM. Abbas Bendali, le dirigeant du cabinet Solis. Voici ses réponses à nos questions :

Pourriez-vous brièvement nous présenter votre cabinet et les études que vous réalisez ?

« Solis a été fondé en 1999. C’est un cabinet  spécialisé dans le traitement de données média-marketing complexes notamment la mesure de l’efficacité sur les ventes des  actions publicitaires et promotionnelles pour des produits de grande consommation, afin d’en mesurer le retour sur investissement, à partir de de données de panels ou de statistiques internes. Depuis 2005, nous travaillons sur les comportements de consommation des populations issues de l’immigration récente, celle de la 2èmemoitié du 20ème siècle.

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Eviter le gaspillage des denrées alimentaires

C’est la rentrée aussi pour le Parlement européen ! La prochaine session plénière se déroulera du 16 au 19 janvier 2012. L’un des principaux sujets débattu lors de cette session concernera la chaîne alimentaire : déséquilibres au sein de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, chaîne de distribution des intrants agricoles, ou encore gaspillage alimentaire. L’eurodéputé italien Salvatore Caronna (S&D) a rédigé un rapport dans ce dernier domaine, se concentrant sur la façon d’éviter ce gaspillage.

Poubelle

Selon une étude de la Commission européenne, le gaspillage alimentaire dans les 27 Etats membres de l’UE s’élève à 89 millions de tonnes (soit 179 kg par personne). En 2020, ce chiffre devrait augmenter de 40 % et atteindre les 140 millions de tonnes. Or ce gaspillage concerne de plus en plus des denrées alimentaires encore tout à fait comestibles.  D’autre part, selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), en diminuant les pertes d’après récoltes (environ 14 %) et les pertes au niveau de la distribution et de la consommation, il serait possible de couvrir les trois cinquièmes de l’augmentation de la production nécessaire de céréales dans le monde d’ici 2050.

Afin d’alerter l’opinion et d’inciter les Etats membres, le Conseil et la Commission européenne à agir, ce rapport propose de définir le thème du gaspillage alimentaire comme l’une des priorités à inscrire au sein de l’agenda politique européen. Il propose en outre de déclarer l’année 2013 « Année européenne de lutte contre le gaspillage alimentaire ».

Avec pour objectif la diminution de moitié du gaspillage alimentaire d’ici 2025, ce rapport met en avant des pistes afin de le réduire à tous les niveaux de la chaîne agroalimentaire, tout en prenant en compte les nombreux domaines touchés : climat ou encore économie.

Mais avant toute chose, les eurodéputés soulignent le flou entourant la définition même du gaspillage alimentaire, et notamment la différence qui existe entre cette notion et celle de déchet alimentaire. Le gaspillage alimentaire correspond à l’ensemble des produits alimentaires écartés de la chaîne agroalimentaire pour des raisons économiques ou esthétiques, ou en raison de la proximité de la date de péremption. Mais ces aliments sont encore tout à fait comestibles. La non-utilisation de ces denrées entraîne leur traitement en tant que déchets alimentaires. Leur élimination possède de nombreux points négatifs tant économiquement qu’au niveau environnemental.

Un important aspect environnemental à prendre en compte

L’impact environnemental du gaspillage alimentaire est impressionnant. En effet, comme le souligne les députés européens, « les montagnes de nourriture non consommée » entraînent une production très importante de méthane, gaz à effet de serre 21 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. Cette production est due à la fois aux rejets gazeux de la production des denrées alimentaires, mais également au conditionnement et au transport de celles qui seront jetées.

Le saviez-vous ? 

En Europe, près de 89 millions de tonnes de nourriture gaspillée produisent 170 millions de tonnes d’équivalent Co2.

En outre, les députés encouragent les Etats membres à promouvoir la production durable à petite et moyenne échelle, liée à la consommation et aux marchés locaux et régionaux. Pour ce faire, ils demandent également à la Commission européenne, dans le cadre de la future politique agricole commune (PAC), de garantir des financements suffisants pour encourager le secteur primaire, ainsi que les filières courtes ou à kilomètre zéro.

Les députés européens souhaitent, d’autre part, que la Commission européenne se penche sur l’impact d’une politique coercitive des déchets sur les comportements de gaspillage alimentaire. Se positionnant pour la mise en place d’une telle politique, ils souhaitent qu’elle intègre le principe de « pollueur-payeur ».

Une implication nécessaire de tous les acteurs de la chaîne agro-alimentaire

Avant d’exposer ses propositions, le rapport met en avant les différentes causes du gaspillage alimentaire. Elles révèlent que ce phénomène touche réellement tous les niveaux de la chaîne de production alimentaire : surproduction, détérioration des produits, normes de commercialisation, mauvaise gestion des stocks, ou encore les stratégies de marketing. Le rapport prône donc un effort d’amélioration en permanence du traitement, du conditionnement, et du transport des produits que ce soit de la part des acteurs de la transformation, des détaillants ou encore des Etats membres.

La première étape de la chaîne agroalimentaire est celle de la production. Le rapport souligne quel’agriculture utilise efficacement les ressources dont elle dispose. Il met en exergue que ce domaine peut jouer un rôle important dans la lutte contre le gaspillage, il exhorte donc la Commission européenne à prendre en compte ce facteur dans ses prochaines propositions législatives. En outre, les députés européens ont également souhaité qu’une action conjointe soit mise en place en matière d’investissement dans les domaines de la recherche, de la science, de la technologie, de l’éducation, du conseil, ainsi que de l’innovation dans l’agriculture dans le but de réduire le gaspillage alimentaire.

La lutte contre le gaspillage alimentaire dans les pays en développement

L’autosuffisance alimentairedans les pays en développement pourrait être amplifiée avec l’amélioration des infrastructures agricoles et des techniques de production. Les députés européens invitent la Commission européenne à soutenir des actions dans ce sens.

Le rapport mentionne également la nécessité de recommandations de la Commission européenne et des Etats membres en ce qui concerne la chaîne du froid. En effet, si la température n’est ni optimale, ni appropriée, les denrées alimentaires risquent de ne plus être consommables.

Le rapport souligne que la définition du calibrage et de la forme des fruits et des légumes frais est source de gaspillage. Même si cela paraît logique, les députés invitent les acteurs de ce tri à prendre conscience de la valeur tout aussi nutritionnelle de produits présentant des formes ou des calibres imparfaits.

D’autre part, les députés européens se sont également penchés sur lelien entre gaspillage alimentaire, emballage et étiquetage des aliments. Ils mettent ainsi en avant une enquête de la Commission européenne qui révèle que 18 % des citoyens européens ne comprennent pas correctement la mention « à consommer de préférence avant le ». Les entrepreneurs sont dès lors incités à expliquer les dates indiquées sur l’étiquette, afin de permettre aux consommateurs d’effectuer un choix éclairé :

  • la mention « à consommer de préférence avant le » qui correspond à la qualité du produit ;
  • la mention « à consommer jusqu’au » correspond quant à elle à la sûreté du produit.

Les députés souhaitent en outre développer les investissements dans des méthodes visant à diminuer le gaspillage alimentaire au sein de l’industrie agroalimentaire. La diminution des pertes de denrées alimentaires engendrerait une réduction du prix de ces derniers. A cette fin, il est demandé à la Commission :

  • de définir des instruments et des actions visant à stimuler d’avantage la participation des acteurs de l’industrie agroalimentaire à la lutte contre le gaspillage alimentaire (entreprises agroalimentaires, marchés de gros, chaînes de distribution, etc.) ;
  • de mettre l’industrie agroalimentaire face à ses responsabilités, notamment en les encourageant à revoir le volume des emballages des denrées alimentaires afin de s’adapter aux compositions diverses des ménages.

Enfin, des dispositions relatives au comportement des consommateurs, acteurs finaux de cette chaîne, sont également présentes au sein du rapport. Il est notamment question de « leur éducation » face à la conservation des aliments. Les députés invitent ainsi la Commission européenne à éditer un guide explicatif sur la conservation des denrées alimentaires et l’usage de ces produits proches de la date de péremption. Le rapport insiste également sur l’aspect préventif de la lutte contre le gaspillage alimentaire auprès des consommateurs. Il demande dès lors à la Commission européenne de fixer des objectifs spécifiques dans ce domaine pour les Etats membres qu’ils devront atteindre d’ici 2014.

Cependant, la diminution du gaspillage alimentaire à tous ces niveaux doit également passer par une coopération accrue entre les acteurs de la chaîne agro-alimentaire.

Une coopération à tous les niveaux entre les acteurs de la chaîne agro-alimentaire

Le rapport souligne que de nombreuses plateformes de discussions existent, ces dernières fournissant des travaux pertinents pour la lutte contre le gaspillage alimentaire : la FAO bien sûr, mais également le forum européen du commerce de détail sur la durabilité, le forum à haut niveau sur l’amélioration du fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, ou encore le réseau informel d’Etats membres baptisé « Friends of Sustainable Food ».

Les députés européens en appellent également auxinstitutions européennes !

Le nombre important de fonctionnaires européensnécessitent un lourd système de restauration. Les députés européens en appellent à la prise de mesures urgentes afin de diminuer la quantité importante de denrées alimentaires jetées dans les cantines des différentes institutions européennes.

Il est conseillé aux acteurs d’échanger leurs bonnes pratiques, aussi bien au niveau européen que national, qu’ils soient professionnels, chercheurs, administrations régionales ou locales, ou encore associations. Une meilleure coordination entre les Etats membres est également préconisée, ainsi qu’à une plus petite échelle, entre les producteurs et les consommateurs. Ces différentes coopérations permettront une meilleure sensibilisation de l’opinion publique vis-à-vis de la valeur des denrées alimentaires et des produits agricoles, et face aux causes du gaspillage. Le rapport va même jusqu’à encourager l’établissement de cours d’éducation alimentaire (comment stocker, cuisiner et jeter les aliments), à tous les niveaux de l’enseignement, et notamment dans l’enseignement supérieur.

Des solutions envisageables

Parmi les propositions du rapport pour lutter contre le gaspillage alimentaire, la redistribution gratuite ou à prix promotionnels des denrées alimentaires non conformes du point de vue de leur calibre et de leur forme, ainsi que celles proches de leur date de péremption est plusieurs fois présentée par les députés européens. Cette redistribution consisterait, pour les détaillants, à diminuer substantiellement le prix des produits alimentaires frais quand ils approchent de leur date limite de vente. Outre un aspect de réduction des stocks, cette démarche présente un avantage clair pour les consommateurs, notamment ceux à faible revenu, en leur permettant d’acquérir des denrées alimentaires à un prix bon marché. Mais un obstacle persiste : certains Etats membres interdisent la vente à perte de nourriture. Les eurodéputés déplorent cette situation et incitent ces Etats à changer leur législation.

Une autre solution est proposée dans le domaine de la passation des marchés publics. Les députés invitent ainsi la Commission européenne à mettre en œuvre des règles dans ce domaine afin de privilégier les entreprises qui garantissent la redistribution gratuite des invendus et qui encouragent les actions concrètes en vue de la réduction du gaspillage alimentaire. Toujours dans ce domaine spécifique, les eurodéputés s’adressent aux Etats membres et leur demandent de veiller à ce que les petits producteurs locaux puissent participer aux marchés publics, notamment ceux en rapport avec la promotion de la consommation de fruits et de produits laitiers dans les écoles.

En savoir plus

source: « le parlement européen en action » à http://europarlement.touteleurope.eu/suivez/actualites/details-actualite/actualite/janvier-2012-eviter-le-gaspillage-des-denrees-alimentaires.html

 

Dans 30 ans, vous mangerez des insectes… et vous aimerez ça

LE PLUS. Un grillon au barbecue, un scorpion en brochette, des vers de terre en fricassée : voilà peut-être ce qui nous attend. La Commission européenne vient en effet d’investir 3 millions d’euros dans la recherche dans ce domaine. Cette fois c’est sûr : les insectes sont nos amis. Explication avec Christophe Cotillon, directeur adjoint de l’ACTIA.

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Les pâtes séduisent de plus en plus

Les pâtes séduisent de plus en plus dans -- comportements alimentaires boite_de_pate_110929-112

Alors que les franchises de pâtes se développent sur le territoire français, nous pensons surtout à l’excellent NOOI, les groupes industriels agroalimentaires ont aussi investi ce marché et créé leur gamme de « box « ou « cup » de pâtes qui cohabite maintenant dans les rayons frais des hypers, supermarchés et supérettes près des sandwichs et des salades. Le marché des pâtes cuisinées à consommer hors domicile ou à emporter est une tendance de fond.

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