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Alimentation : les Américains se détournent de la mal-bouffe

Les groupes américains font dans le

Les groupes américains font dans le « diététiquement correct ».

PepsiCo se lance dans les yaourts. Campbell Soup reprend un spécialiste de la carotte fraîche. Les ténors américains de l’agroalimentaire s’adaptent aux nouvelles habitudes de consommation. Wall Street les y incite.


Faut-il y voir un effet Obama, Michelle Obama ? En 2009, la première dame des Etats-Unis a planté des légumes bios dans son jardin de la Maison Blanche à Washington. Et, depuis 2010, elle sillonne les écoles américaines pour promouvoir son programme Let’s Move. Objectif : lutter contre l’obésité qui ruine la vie d’un enfant américain sur trois. Plus aucun américain n’ignore la « grande cause nationale » de Michelle Obama. Et tout porte à croire que ça marche. Les chiffres du marché américain de l’alimentaire le démontrent.

Le bio progresse de 9,6%

Les Américains ont modifié leur mode d’alimentation. Ils raffolent du bio. En 2011, les ventes de produits « organics » ont progressé de 9,5% aux Etats-Unis, flirtant avec les 30 milliards de dollars de chiffre d’affaires, selon une étude publiée par le bureau américain d’UbiFrance. Les Américains découvrent les produits laitiers, notamment bios ; leurs ventes ont progressé de 9,6%. « Aux Etats-Unis, a contrario de marchés matures tels que la France et l’Espagne, les ventes de produits ultra-frais sont en forte croissance », confirme Jean-Daniel Pick, directeur associé du cabinet de conseils OC&C, spécialistes des biens de consommation.

Pepsi chasse sur les terres de Danone

Les géants de l’agroalimentaire revoient leur modèle. Quitte à chasser sur les terres des français Danone et Bel qui rencontrent un grand succès aux Etats-Unis. L’un fait un tabac avec ses yaourts à la Grecque, coqueluche des diététiciens américains. L’autre écoule des millions de Mini Babybels, que les femmes avalent en guise de snack coupe-faim. L’américain Pepsico vient ainsi d’annoncer la création d’un joint-venture avec l’allemand Theo Muller, groupe aux 4,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Ensemble, ils construiront une usine à Batavia, dans l’Etat de New-York. Objectif : vendre des yaourts sur son marché historique. Celui qui n’était pas parvenu à racheter Danone en 2005 entre ainsi sur un segment moins controversé encore que les jus Tropicana et les céréales Quaker rachetés respectivement en 1998 et 2001.

Du jus de légumes aux carottes en sachet

Campbell Soup, autre figure de l’agroalimentaire américain, vient, lui, aussi de renforcer son « diétiquement correct ». Le spécialiste de la soupe et des jus de légumes V8 vient de racheter Bolthouse Farms, un spécialiste alifornien des vinaigrettes et des carottes vendues en sachet, notamment sous la marque Green Giant. Montant mis sur la table : 1,55 milliard de dollars, soit 9,5 fois le résultat opérationnel de Bolthouse. C’est cher payé aux yeux des analystes américains. Mais, de fait, Campbell est dans l’air du temps. « Partout dans le monde, les groupes agroalimentaires investissent dans trois voies : les gammes de produits dits sains, dont les yaourts, les catégories à forte croissance, tels que les produits frais et les pays dont le PIB est en forte croissance », observe Jean-Daniel Pick, en citant notamment la prise de contrôle de Yoplait par l’américain General Mills en 2011. Au passage, les groupes américains, qui trustent 30 des 50 places du palmarès des leaders mondiaux des produits de grande consommation établis par OC&C, peaufinent leur profil planétaire.

La success story de Annie’s Homegrown

Ce n’est pas pour déplaire à la Bourse. Les analystes poussent la PDG de PepsiCo, Indra Nooyi, dans cette voie. Et, depuis des mois, Wall Street se délecte des success-stories de l’alimentation équilibrée. Parmi elles, figurent Whole Foods, l’enseigne américaine aux 330 magasins bios qui, malgré la crise, ouvre à tout-va, ou son fournisseur, Annie’s Homegrown. La marque californienne de produits bios en tous genres produits localement (pâtes à pizza, fromages et autres cookies) a été introduite en Bourse en mars 2012 pour lever 95 millions de dollars. Depuis, la valeur de son titre a doublé.

Juliette Garnier

Alors que l’Europe autorise des produits à base de soja transgénique, la France étiquète les produits « sans OGM ».

Le 28 juin dernier, la Commission européenne a donné son feu vert au controversé Monsanto pour la mise sur le marché de produits contenant du soja transgénique MON 87701 X MON 89788.

Les denrées alimentaires, ingrédients ou aliments pour bétail qui contiennent ce soja OGM sont donc autorisés sur le marché européen pendant une durée de dix ans. La mise en culture du soja de Monsanto reste toutefois interdite. De plus, les produits à base de ce soja OGM devront être étiquetés comme tels et Monsanto devra fournir chaque année à la Commission européenne des rapports concernant ses effets sur l’environnement.

Cette autorisation de la Commission fait suite à l’avis de l’EFSA en février dernier sur ce même soja OGM. L’Autorité européenne de sécurité des aliments avait alors considéré que ce soja ne présentait pas plus de risques pour la santé humaine et animale ou pour l’environnement que le soja non génétiquement modifié.

Cette décision européenne intervient alors que depuis dimanche dernier en France les produits alimentaires peuvent à présent être étiquetés « sans OGM ». Pour en savoir plus sur les garanties apportées par ce nouvel étiquetage, n’hésitez pas à consulter notre article du 19 juin 2012 à ce sujet.

Etiquetage sans OGM

Source : agro-media.fr avec la décision d’exécution de la commission du 28 juin 2012, Actu-Environnement.com (Laurent Radisson) et le ministère du Développement durable.

Publié à  http://www.agro-media.fr/actualit%C3%A9/veille-r%C3%A9glementaire/alors-que-l%E2%80%99europe-autorise-des-produits-%C3%A0-base-de-soja-transg%C3%A9nique-la-france-%C3%A9tiqu%C3%A8te-les-produ

Le snacking a bonne mine

(Paris, XVIe) Le troisième Congrès du snacking s’est tenu le 7 juin dernier, au Tir aux pigeons. Le secteur est désormais au même niveau que la restauration collective et dépasse le segment traditionnel.

Le snacking a bonne mine dans -- comportements alimentaires sandwich_001 Les Français mangent sur le pouce 65 fois par an, contre 30 fois dans un établissement avec service à table (restauration traditionnelle).
 
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Pascal Favre d’Anne, chef étoilé au Favre d’Anne à Angers (49), parrain de la 3e édition du Congrès du snacking organisé par ‘France Snacking’.


‘Actionnez le levier de croissance du snacking’, telle était la thématique de la 3e édition du Congrès du snacking, organisée par le magazineFrance Snacking le 7 juin dernier, au Tir aux pigeons (Paris, XVIe). Avec ses 31,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2011, soit 40 % du marché de la consommation hors domicile, le secteur est désormais un poids lourd de la restauration. Selon une étude de Gira Foodservice, présentée par son directeur général Rémi Vilaine, un Français consomme en moyenne 160 repas par an hors domicile (3 par semaine) : 65 en restauration rapide, autant en restauration collective et 30 en restauration traditionnelle. Il dépense environ 570 € par an sous forme de snacking, 310 € dans la restauration collective et 620 € dans la traditionnelle. Ce marché est fleurissant grâce à la diversité de l’offre. On dénombre ainsi 165 000 points de vente en France.

Le ‘fast-casual’ au sommet de la restauration rapide

En forte croissance, le ‘fast-casual’ (restauration rapide haut de gamme ne proposant ni sandwiches ni hamburgers) représente 850 M€, incluant la restauration rapide asiatique (+ 17 % entre 2010 et 2011), les bars à pâtes (+ 19 %), les coffee-bars (+ 7 %), les ‘fast-good’ (+ 23 %). Le reste du secteur croît d’au moins 3 % (sandwicheries, kebab, boulangeries-pâtisseries). Seuls les cafés et bistrots sont en baisse. Les boulangeries-pâtisseries grignotent des parts de marché : celles qui se sont frottées à l’activité snacking ont augmenté de 20 % de leur chiffre d’affaires entre 2008 et 2011. Dernier point soulevé par Gira Foodservice : « Entre 2010 et 2011, il y a eu un gain de 95 millions de visites en restauration commerciale à l’heure du déjeuner. » Un chiffre qui prouve que les industriels, distributeurs, restaurateurs, boulangers ou circuits alternatifs ont tous une belle carte à jouer.

La pause déjeuner rime avec rapidité et praticité, mais les clients recherchent aussi un moment de détente et de convivialité. Gilles Fumey, géographe de l’alimentation à la Sorbonne, regrette « que la qualité de service dans les snackings soit laissée de côté. On privilégie les produits mais pas le client. Tout le monde voyage dorénavant, et les exigences s’accroissent ». Frédéric Loeb, gérant de Loeb Innovation, insiste : « On vit dans un monde digital : 4 milliards de personnes ont un téléphone portable. Forcément, les mangeurs sont mieux informés avec internet. Pour les conquérir, il faut autant leur offrir un service parfait que partager une expérience. »

Dernier point évoqué, la restauration rapide en gare : « À terme, il n’y aura plus de buffet de gare », se réjouit Sylvain Savoye, directeur commercial de A2C (Gares & Connexions du groupe SNCF), qui a présenté un nouveau projet nommé La Boutique du quotidien. Ce concept propose dans un même lieu plusieurs services à destination des voyageurs et d’une clientèle urbaine : snacking, presse, restaurants, activités liées au voyage (cadeaux, souvenirs), borne internet, point relais colis… « Cette Boutique du quotidien verra le jour dans 80 gares qui brassent un flux de 500 000 à 3 millions de voyageurs par an. 28 d’entre elles accueilleront cette boutique d’ici fin 2013, précise Sylvain Savoye. Les quatre candidats retenus sont Relay France, Servex, SSP France et Elior Concessions. La restauration snacking sera valorisée autour de formats de vente différents. Avec un premier challenge : faire en sorte que les voyageurs se fassent une autre idée des prix pratiqués, sachant qu’ils restent en moyenne moins de vingt minutes en gare.« 

Hélène Binet

Publié sur L’Hotellerie Restauration le  mardi 12 juin 2012 11:36 à  http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration-snacking/2012-06/Le-snacking-a-bonne-mine.htm

Quel regard la haute gastronomie porte-t-elle sur le snacking ?
Pascal Favre d’Anne, chef étoilé au Favre d’Anne à Angers (49), également parrain de la 3e édition du Congrès du snacking, connaît bien le sujet puisqu’il est le créateur du concept VF (pour Version française), aujourd’hui dupliqué. À la carte de ses fast-foods, des burgers, salades et légumes pour un ticket moyen n’excédant pas 10 € (première formule à 7,90 €). Pour lui, la restauration rapide doit être synonyme de « rapidité, peu cher, et manger avec les doigtsLe client souhaite avoir des produits bons, frais, simples et goûteux, mais pas trop ! Pas besoin de partir dans des délires de cuisinier »,précise-t-il avec sa ‘casquette’ de chef snacking.
Autre élément important : la transparence. « Le consommateur veut être rassuré, d’où le choix d’étiqueter chaque plat en indiquant la provenance et l’origine des produits par exemple. » Il convient également d’attacher de l’importance à la qualité de service. « Plaisir est un mot trop rare dans la bouche des vendeurs. Il suffit juste de demander au client ce qui lui ferait plaisir : ça ne coûte rien et ça individualise la prestation.«  Même si Pascal Favre d’Anne avait un« souhait profond » pour l’univers du snacking, il ne cache pas que ses deux boutiques VF sont complémentaires de son restaurant étoiléMichelin.  »On touche plus de clientèle grâce à l’amplitude horaire [les boutiques sont ouvertes 7 jours sur 7 de 11 heures à 23 heures, NDLR]. Et puis, la gastronomie est élitiste : peu de gens peuvent s’offrir des restaurants étoilés, admet-il. Le futur est dans la restauration rapide : tout le monde y a accès… »

Les industriels à l’assaut du marché du snacking

Les grands groupes qui fabriquent des barres céréalières se disent intéressés par le label Feel Good, qui offrira davantage de visibilité aux produits estampillés «sains»
Les grands groupes qui fabriquent des barres céréalières se disent intéressés par le label Feel Good, qui offrira davantage de visibilité aux produits estampillés «sains»Crédits photo : DR

C’est un juteux marché pour les industriels, dopé par le grignotage et les pauses-café.

Les industriels à l'assaut du marché du snacking dans -- comportements alimentaires coeur-Avec le label Feel Good, qui offrira davantage de visibilité aux produits estampillés «sains», les fabricants de boissons et de snacking voient d’abord une occasion de redorer leur blason, huit ans après l’interdiction des distributeurs automatiques dans les écoles. «Ce nouveau label et le coup de jeune donné aux machines vont revaloriser ce circuit de distribution et l’image d’une profession qui a été injustement montrée du doigt, estime Jean-René Pellicer, responsable du développement des nouveaux réseaux chez Nutrition et Santé (Gerblé, Gerlinéa, Céréales Bio…), leader européen en diététique, qui réalise 350 millions d’euros de chiffre d’affaires en France. La distribution automatique et la nutrition peuvent faire bon ménage et permettre de diversifier l’offre.»Tous les grands groupes qui fabriquent produits laitiers, barres céréalières ou snacking se disent intéressés par cette initiative. Premier industriel à s’être engagé, Kellogg’s y voit une véritable opportunité. «Cela peut contribuer à faire évoluer les habitudes en matière de snacking et per­mettre de gagner de nouveaux consommateurs, explique Olivier Vernier, directeur commercial de Kellogg’s France, qui réalise 300 millions d’euros de chiffre d’affaires. Nous voulons développer, grâce à ce label, la pénétration et la visibilité de nos barres céréalières.» Deux références de barres Spécial K (fruits rouges, chocolat), déjà vendues, figureront dans les machines relookées. Le groupe, qui va lancer de nouveaux produits à base de fruits et de chocolat faiblement caloriques d’ici à mi-2013, entend bien étoffer sa présence. «Notre objectif est de doubler le chiffre d’affaires de notre activité en-cas dans les cinq ans à venir», ajoute Olivier Vernier. Cette activité représente un peu plus de 10 % du chiffre d’affaires en France, contre 50 % aux États-Unis.

Des habitudes bien ancrées

Si les barres céréalières se glissent aisément dans les distributeurs automatiques, tous les industriels ne disposent pas d’une offre adaptée, avec un packaging réduit et résistant. Nutrition et Santé, qui réalise déjà 10 % de ses ventes (hors circuits spécialisés) dans ces machines, a créé un conditionnement dédié pour ces nouveaux distributeurs. Il a mis au point un format «pocket», moins haut et plus étroit, pour son biscuit complet aux germes Gerblé. «Ce label et ce circuit nous permettent d’élargir notre cible», estime Jean-René Pellicer, qui y voit un «vecteur de notoriété» pour ses produits spécialisés. C’est le cas également de La Courtisane, une PME d’Agen, qui vendra ses soupes de fruits et légumes. Parmi les marques de boissons, Cacolac devrait également faire son entrée dans les distributeurs Feel Good. D’autres industriels pourraient bientôt adhérer à cette initiative. Mais il leur faut d’abord alléger leurs recettes ou adapter leur packaging.

Reste à faire franchir le pas aux clients. «Les consommateurs achètent plutôt des produits qu’ils connaissent déjà dans les distributeurs automatiques, estime Bertrand Jacoberger, patron de la marque N.A!, qui s’intéresse à la démarche. Un petit nombre de produits réalisent le gros des ventes.» Pas facile de se faire une place, d’autant plus que les boissons sont bien plus achetées que les snacks, un domaine où Kinder Bueno (Ferrero), la barre chocolatée la plus vendue en France, reste incontournable.

Par Keren LentschnerPublié le 03/06/2012 à 18:58

Publié par Le Figaro à http://www.lefigaro.fr/societes/2012/06/03/20005-20120603ARTFIG00184-les-industriels-a-l-assaut-du-marche-du-snacking.php

L’Algérien Cevital va exporter ses produits certifiés halal en Europe

Cevital, premier groupe agroalimentaire privé algérien, vient d’obtenir la certification halal européenne pour exporter deux catégories de produits : sucre et margarine.

« Toutes les productions et analyses de l’usine ont été certifiées halal et conformes par nos soins », a indiqué au MOCI Bruno Bernard, consultant pour la Chambre de commerce & Union des entreprises de Bruxelles (Beci). De fait, pour 1500 euros, un audit industriel est réalisé avec l’aide d’un imam algérien et permet l’obtention de cette certification, sans contrôle continu, surtout destinée à l’export. «Les consommateurs musulmans européens seront intéressés par ces produits certifiés halal, assurés sans gélatine de porc, et moins chers que les français. » Selon lui, les produits algériens, qui arrivent en 48 heures à Marseille, disposent d’un packaging de grande qualité, et même « supérieur aux européens » et ont donc de quoi séduire une large clientèle.

Avec une centrale de vente située en Suisse, l’entreprise Cevital exporte ensuite en Europe, au Maghreb, au Moyen-Orient et en Afrique de l’Ouest. Et grâce à la nouvelle certification demandée par de plus en plus d’industriels, leur marché peut s’ouvrir à l’Indonésie et à la Malaisie.

Néanmoins, Alaoa Cheguettine, responsable de la cellule export, tempère cette labellisation. « C’est surtout l’Europe qui demande ce genre de certification. Il y a une mode de la certification halal ou casher sur ce continent qui concerne tout et n’importe quoi. » Pour lui, cette requête prête même à rire dans les pays musulmans, « car ils n’ont jamais entendu parler de halal pour du sucre. » Et estime que cela a plus de sens pour la viande. La certification serait plutôt considérée comme un argument de vente à mettre à valeur pour se démarquer de la concurrence.

Cevital, dont l’usine est située à Bejaia à 200 km d’Alger, est considérée comme l’une des plus grandes raffinerie de sucre au monde. La société importe de la mélasse du Brésil, puis vend une part de sa production à l’étranger. D’où une certaine crainte. «

Vont-ils faire du dumping en tirant les prix vers le bas et concurrencer les sucreries à betterave du Nord de la France ? », interroge le consultant de la Beci.

Alix Cauchoix

Pour en savoir plus :

Retrouvez notre Guide business Algérie 2012 en ligne

Ainsi que tous nos contenus sur l’agroalimentaire dans le GPS Business

Artivle du MOCI paru à: http://www.lemoci.com/011-63185-L-Algerien-Cevital-va-exporter-ses-produits-certifies-halal-en-Europe-et-en-Asie.html_1 le 31/5/2012

LA CONVENIENCE FOOD EN 2013 SELON XERFI

La convenience food a le vent le poupe et évolue…

2012-05-23 22:21:00

Dans une étude publiée en février dernier, le cabinet Xerfi revient sur le succès des box et confirme l’avantage que ce type de préparation en boîte prête-à-manger devrait prendre en 2013 sur les sandwichs.

En février dernier, Xerfi, le cabinet d’études sectorielles, publiait les résultats d’une vaste étude menée par ses experts sur la production et la distribution des formules de déjeuner prêt-à-manger. Cette étude de 150 pages parue sous le titre « Le marché du convenience food à l’horizon 2013 (sandwiches, salades, box – perspectives de croissance, positionnement concurrentiel et axes de développement des industriels et des distributeurs) donne clairement l’avantage aux formules box et aux salades.

La convenience food, un marché porteur

Si la crise a largement bouleversé les habitudes dans le secteur alimentaire, certains produits gardent un rythme de développement soutenu. « A contre-courant de nombreux marchés alimentaires, le marché du convenience food restera donc globalement bien orienté à l’horizon 2013 » insiste Xerfi.
Soutenu par des « tendances favorables, comme le raccourcissement de la pause déjeuner ou le nomadisme alimentaire, mais aussi par l’extension de l’offre et des réseaux de distribution » la convenience food est également portée selon Xerfi par la crise. « La volonté des Français de rationaliser leurs dépenses favorisera également les reports vers les « solutions repas » les plus économiques ».

Tout va donc en faveur de la convenience food, mais, car il y a un mais, « la forte période croissance du marché est désormais révolue » selon Xerfi. Et si certains segments sont encore en phase de croissance et notamment les box, cela ne saurait durer longtemps. Quand à ceux arrivés à maturité comme les salades, l’heure est déjà à la décroissance. Dans ce contexte tourmenté, les fabricants redoublent d’innovation pour se différencier de la concurrence. « Les uns sophistiquent leurs recettes, certains adaptent leurs conditionnements » souligne Xerfi d’autres encore se positionnent sur des niches de marché (halal, wraps…).

Les distributeurs font évoluer leurs concepts

Tout comme les industriels, les distributeurs doivent également faire évoluer leurs concepts pour parer aux adversités du marché. « Bien positionnées sur le marché du convenience food, les grandes surfaces alimentaires misent de plus en plus sur leurs marques propres » atteste Xerfi.
Les MDD ont ainsi eu tôt fait de rattraper leur retard sur le segment des box, « pour en devenir en à peine un an desacteurs incontournables ». Face aux réseaux développés en franchise et aux indépendants, les enseignes de l’alimentaire ont massivement amorcé l’adaptation de leurs concepts de magasins (pôle snacking dédié, possibilité de manger sur place, etc) mais aussi réinvestis largement les centres-ville à l’image de Monop’, Franprix, Carrefour City…

La concurrence « de plus en plus redoutable des enseignes de boulangeries et sandwicheries » s’est encore attisée. « Brioche Dorée, Class’Croute ou encore Subway ne cessent d’étendre leurs réseaux » rappelle Xerfi. Et de nombreux nouveaux concepts viennent compléter l’offre notamment sur les créneaux des pâtes à emporter, sushis ou « fast good ». Assurément, crise ou pas, le marché porteur de la convenience food devrait continuer d’attiser les appétits ces prochaines années !

Dominique André-Chaigneau, Toute la Franchise©

source: http://www.toute-la-franchise.com/vie-de-la-franchise-A6431-la-convenience-food-en-2013-selon-x.html

 

Ces nouveaux services offerts par les produits alimentaires qui nous facilitent la vie.

Vous souvenez-vous de cette époque où nous devions laisser bouillir notre riz 15 minutes pour le cuire, parcourir tous les rayons de notre hypermarché pour trouver tous les ingrédients nécessaires à une recette et émincer nous-mêmes nos oignons ? Heureusement que ce temps est révolu ! Grâce à l’ingéniosité des fabricants, nos produits alimentaires nous facilitent tellement la vie que quelques minutes suffisent pour faire les courses, cuisiner et déguster un plat équilibré.

Quels sont ces nouveaux produits qui nous permettent de gagner un temps précieux en magasin et en cuisine ? Quelles innovations surprenantes nous attendent encore ?

Agro-media.fr vous propose un tour d’horizon des produits alimentaires qui nous facilitent la vie.

Du temps gagné en rayon…

Peu de gens aiment arpenter les rayons de leurs supermarchés de long en large pour dénicher le produit qu’ils recherchent. Au contraire, les courses sont généralement perçues comme une corvée, et le temps qui leur est alloué ne cesse de se réduire. Cette tendance explique en partie l’incroyable essor du drive. Toutes les enseignes se sont progressivement mises à ce nouveau mode de distribution, qui permet au consommateur de commander ses courses depuis son ordinateur, bien au chaud chez lui, puis de les retirer en magasin, à une borne dédiée, sans avoir à sortir de sa voiture.

 

Les magasins n’hésitent plus non plus à se déplacer pour venir à nous. Ainsi, qui n’a jamais rêvé de rentabiliser le temps perdu à attendre son bus ou son métro ? C’est désormais possible grâce à Tesco, qui a inauguré un magasin virtuel dans le métro coréen.

 Magasin virtuel Tesco

Magasin virtuel de Tesco dans le métro coréen

Les clients n’ont qu’à utiliser leur smartphone pour scanner les QR-codes des produits présentés visuellement et peuvent également payer en ligne. De retour chez eux, ils n’ont plus qu’à attendre tranquillement que leurs produits leur soient livrés à domicile ! Le « m-commerce » semble donc, après le drive, le prochain mode de distribution nomade en vogue (pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter l’article de notre chroniqueur « Je bosse en grande distribution » sur « Le m-commerce à l’épreuve de la rue »).

 

Pour les consommateurs plus courageux qui n’hésitent pas à sortir de leur véhicule pour faire leurs courses en magasin, il existe aussi des produits qui peuvent leur faire gagner du temps. Il s’agit de kits, qui réunissent dans un seul produit les différents ingrédients nécessaires à une recette, à l’instar des plats Cookista.

 Wok Cookista

Wok de légumes verts Cookista

Ces derniers contiennent tout le nécessaire indispensable pour réaliser une recette : des légumes lavés et déjà découpés, de la viande crue, émincée et conditionnée sous vide, des assaisonnements et autres ingrédients divers (noix de coco râpée, pignons…). Un véritable gain de temps ! D’autant plus que les recettes proposées sont toutes équilibrées : wok de légumes verts, aiguillettes de poulet et noodles, fondue de poivrons, filet de dinde et pignons et enfin pétales de carottes, sauté de porc et raisins. La seule faiblesse de cette gamme innovante reste son prix : de 6,90€ à 8,90€ pour une portion individuelle. Mais au regard du temps gagné, il semblerait que cela vaille le coup !

Leclerc a également compris l’intérêt de ce créneau porteur et cherche aussi à faire gagner du temps à ses clients grâce à sa marque de distributeur (MDD) Tables du Monde, qui propose des kits permettant de réaliser des plats exotiques : tajines, couscous…

Kit pour tajine

 Kit pour Tajine Tables du Monde

… mais aussi en cuisine, que l’on soit chez soi…

Que vous ayez choisi d’opter pour le drive pour faire vos courses ou que vous vous soyez finalement rendus en magasin, il vous faut à présent cuisiner, ou tout au moins réchauffer, votre plat du soir. Heureusement, les fabricants ont pensé à tout pour vous permettre de gagner un temps précieux !

 

Fini les cuissons longues à gros bouillons pour vos féculents, à présent, vous pouvez tous les poêler ! Riz, pâtes, Ebly, gnocchis, risotto, pommes noisettes… En quelques minutes seulement à la poêle, ils seront prêts à déguster.

 Riz à poêler Lustucru

Riz à Poêler Lustucru

Les industriels sont nombreux à investir ce créneau : le Riz à Poêler de Lustucru, les Torsettes Direct’ à poêler de Rivoire & Carret, les Coquillettes à Poêler de Panzani, les Noisettes à Poêler de Lustucru ou encore le Blé à Poêler à la provençale d’Ebly ne sont que quelques exemples des multiples produits qui ont envahi le rayon. Pour les consommateurs, le gain de temps est évident.

 

Si les modes de cuisson évoluent pour faire la part belle aux poêlées, le micro-ondes n’est pas en reste. En effet, il est aujourd’hui possible de se préparer des repas variés et peu coûteux grâce à ce petite appareil électroménager.

Les box ne nécessitant qu’un réchauffage au micro-ondes pour être prêtes à être dégustées font à présent totalement partie de nos habitudes de consommation et les industriels l’ont bien compris. Elles représentent 14% du chiffre d’affaires des plats cuisinés individuels au rayon frais et 5% de celui des plats cuisinés individuels en épicerie. Sodeboet Lustucru dominent le rayon frais avec respectivement 41% et 18% des parts de marché, alors qu’au niveau de l’épicerie Panzani et D’Aucy se partagent le marché avec 65% du chiffre d’affaires pour l’un et 35% pour l’autre (source : Nielsen). De nombreuses innovations continuent à inonder le marché des box, à l’instar des Snack’Box de la marque La Cuisine d’Océane, qui tentent de concurrencer le géant des box en épicerie Panzani. Les MDD se sont aussi implantées sur le marché, même en hard-discount. Dia a ainsi par exemple lancé des pastas box sous sa marque propre.

Enfin, le micro-ondes devient un véritable mode de cuisson et pas simplement de réchauffage pour Marie, qui sépare la cuisson de la viande ou du poisson de celle de l’accompagnement dans sa nouvelle gamme de plats cuisinés, et permet au consommateur de choisir la cuisson de sa viande : 40 secondes pour une pièce de bœuf saignante, 50 secondes pour qu’elle soit à point !

Pièce de boeuf Marie

Pièce de Boeuf aux poivres Marie

 

Les emballages ont également su s’adapter pour permettre aux adeptes du micro-ondes d’obtenir des produits croustillants après cuisson, évitant ainsi le principal point faible de ce mode de cuisson, qui a tendance à ramollir les aliments.

A l’étranger, d’autres modes de cuisson encore plus originaux et toujours plus rapides font leur apparition. Tillman’s a ainsi remporté en 2010 le SIAL d’Or dans la catégorie « Produits surgelés salés » grâce à ses Toasty, des carrés de de snack de poulet à réchauffer au grille-pain !

Toasty de Tillman's

Toasty de Tillman’s

Herta a adapté le concept aux croque monsieurs et propose à présent des Toast-Up qui sont prêts en 3 minutes seulement au grille-pain.

 Toast'Up

 Gamme Toast’Up d’Herta

 

Les sachets cuissons de Knorr ou Maggi par exemple nous permettent de redécouvrir la cuisson au four. Ils permettent en effet à la fois d’assaisonner des viandes (rôti de porc, aiguillettes de poulet, escalopes..) et de préserver leur moelleux malgré une cuisson au four qui a tendance à assécher les produits.

Sachet cuisson Knorr

Sachet cuisson « Mon Rôti au Four » de Knorr

Les produits surgelés, qui ont longtemps eu mauvaise réputation, reviennent en force avec des conditionnements plus pratiques, notamment portionnables. Les légumes déjà émincés, comme les poivrons ou les oignons, restent en outre les grands favoris des cuisiniers, et Picard l’a bien compris.

Trio de poivrons Picard

 Trio de poivrons surgelés Picard

Les modes de conservation évoluent aussi, et nous permettent de garder nos aliments plus longtemps. La contrainte de l’extra-frais, à manger dans les jours à venir, tend à disparaître progressivement au profit de produits ayant une date limite de consommation plus éloignée dans le temps. Le conditionnement sous skin investit par exemple peu à peu nos rayons, et permet en outre une excellente présentation des produits aux consommateurs. On trouve aussi en Espagne des fromages en conserve, qui peuvent être consommés jusqu’à six mois après leur date de fabrication.

 

Jambon sous skin

Jambon conditionné sous skin

Enfin, les dernière innovations n’oublient pas d’améliorer le goût des produits et de rendre plus accessible le plaisir de cuisiner. Ainsi, comme nous le disions précédemment, des kits de cuisine rassemblant tous les ingrédients d’une recette ont fait leur apparition.Gastronomiz a également initié l’envoi de box à domicile rassemblant des produits « originaux et gourmets », accompagnés de recettes pour les cuisiner. Plus besoin de se déplacer, donc, pour confectionner des plats élaborés et gourmands !

La cuisine moléculaire, autrefois réservée à une élite, devient aussi de plus en plus accessible et débarque notamment en hyper avec des kits permettant aux cuisiniers en herbe de découvrir des textures inattendues.

Les assaisonnements se veulent aussi de plus en plus précis, grâce à des conditionnements sous la forme de spray. Il devient ainsi possible de pulvériser son huile ou son safran directement sur sa viande ou dans son plat pour ajuster au mieux goût et cuisson.

 

… ou à l’extérieur !

Les box et autres plats cuisinés dont nous avons parlé précédemment possèdent comme atout principal leur transportabilité. Ainsi, la tendance est à la consommation nomade, notamment sur le lieu de travail. Tous les produits ou presque sont adaptés en box ou en portions, comme les salades de fruits, les parts de gâteaux, les salades, etc. L’ère dusnacking a débuté, et avec elle son lot d’innovations en tous genres : wraps insolites (comme les Crud’Wich des Crudettes, enveloppés dans une feuille de salade), salades gourmandes et complètes (Salade & Compagnie de Sodebo), box exotiques, soupes en canette… Pour en savoir plus sur les dernières innovations en matière de snacking, n’hésitez pas à consulter notre analyse sur ce thème.

 

Crud'Wich

Gamme Crud’Wich des Crudettes

Les emballages restent le principal levier d’innovation du snacking et deviennent de plus en plus pratique. La marque Nutripause permet même aux consommateurs nomades de déguster un thé ou un café chauds, sans aucun appareil de chauffage ! En effet, elle a lancé des canettes autochauffantes, qui disposent d’un compartiment dans leur fond renfermant un piston. Ce dernier, lorsqu’il est poussé, perce un opercule, libérant ainsi de l’eau dans une poche à calcium. Une réaction chimique dégageant de la chaleur se produit alors, réchauffant la boisson en trois minutes seulement ! Elle reste chaude pendant vingt minutes supplémentaires. Une véritable avancée !

 Canettes autochauffantes

Boissons auto-chauffantes de Nutripause

 

 

Finalement, que ce soit lorsque l’on fait ses courses, lorsque l’on cuisine ou lorsque l’on est à l’extérieur, les fabricants de produits alimentaires et les distributeurs ont pensé à tout pour nous permettre de gagner du temps. Il est à présent possible de commander ses produits dans le métro ou de les recevoir directement chez nous, puis de les cuisiner grâce à des recettes fournies sur les produits ou dans les box. A l’extérieur, les possibilités de repas se sont largement développées. Il y en a désormais pour tous les goûts ! A l’intérieur, des modes de cuisson alternatifs se sont développés, comme le micro-ondes ou le grille-pain, et certains produits nous permettent même de redécouvrir des modes de cuisson usuels, comme le four, grâce aux sachets cuisson. Les dernières technologies nous permettent enfin de boire un café chaud en fin de repas, sans aucun moyen de cuisson…

Il ne vous reste plus qu’à profiter de ces précieuses minutes gagnées, mais qui ne l’ont pas été au détriment du goût ! V.D.

Publié par agro media à http://www.agro-media.fr/actualit%C3%A9/recherche-innovation/ces-nouveaux-services-offerts-par-les-produits-alimentaires-qui-nous-facilitent-la-vie

 

Les caisses des supermarchés se refont une santé

Par Keren Lentschner

N.A!, le premier snack entièrement à base de fruits, sans sucre ni conservateur.  
N.A!, le premier snack entièrement à base de fruits, sans sucre ni conservateur.
Le snacking à base de fruits prend la place des confiseries chocolatées.

Les caisses des supermarchés se refont une santé dans -- comportements alimentaires coeur-Aux caisses de cet hypermarché, les barres chocolatées ont cédé la place à de petits sachets blancs contenant des pâtes aux fruits en forme de bâtonnets. Baptisé N.A! (Nature Addicts), c’est un produit à grignoter. Implanté à côté des chewing-gums Hollywood et des bonbons Tic Tac, il s’affiche comme le geste «anti-junk food».

Lancé il y a trois ans, désormais décliné aux céréales, c’est le premier snack entièrement à base de fruits, sans sucre ni conservateur. «N.A! est une alternative saine au snacking, qui apporte plaisir, praticité et une garantie de naturalité», explique Bertrand Jacoberger, président du distributeur Solinest, la maison mère de Nature Innovation, à l’origine de la marque. Présent en devants de caisse dans la quasi-totalité de la grande distribution, N.A! se trouve aussi dans les bureaux de tabac, les stations-service, les magasins Relay, en restauration collective (Elior) comme dans certains hôtels (Accor). Prochaine étape pour Bertrand Jacoberger, convaincre les McDo et autres Quick - qui ont déjà ajouté à leur menu les Pom’Potes de Materne - d’adopter ses bâtonnets de fruits.

Les ambitions de la marque, qui ajoutera à la rentrée la Grande-Bretagne à son palmarès européen (Suisse, Belgique, Italie, Allemagne et Slovénie), vont jusqu’au Japon, où le produit sera lancé dans une chaîne de convenient stores. Solinest est convaincu qu’il s’agit d’un «marché mondial», avec une demande en hausse pour les produits sains nomades. Il entend bien «continuer à décliner sa marque», en commençant par des barres aux fruits et céréales à la rentrée. L’entreprise, qui a réalisé l’an passé 15 millions d’euros de chiffre d’affaires, espère ainsi quadrupler ses ventes d’ici à trois ans. À l’aide d’une campagne de publicité conçue par McCann, elle veut également doubler sa part de marché (5 %) sur la confiserie de poche (200 millions d’euros).

Exit les œufs Kinder, des tomates aux caisses

Solinest s’est engouffré dans la brèche ouverte en 2008 par l’ex-ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, dans sa bataille contre l’obésité infantile. À l’époque, elle appelle les distributeurs à retirer confiseries et sucreries des caisses et les menace de légiférer s’ils ne prennent pas leurs responsabilités. Michel-Édouard Leclerc joue alors les bons élèves et enlève treize catégories de produits des présentoirs. Suivront Carrefour et Auchan. «Au final, il n’y a pas eu de loi, mais des mesures volontaires des distributeurs», raconte un industriel. Seuls la confiserie pour adultes (La Vosgienne, Ricola…) et les chewing-gums sont restés en place. Exit les œufs Kinder de Ferrero. Quant aux M&M’s et autres Bueno, plus ciblés adultes, ils font de la résistance, notamment chez Monoprix, mais se font bien plus discrets.

Ce marché des devants de caisse, composé uniquement de produits d’impulsion, s’est donc réduit comme peau de chagrin. S’il continue de concentrer les trois quarts des ventes de petites confiseries et chewing-gums (600 millions d’euros), il est victime de la désaffection des consommateurs. «Ce marché a atteint son point haut en 2007, notamment grâce à l’explosion du marché des chewing-gums, explique Jacques Dupré, directeur Insight chez SymphonyIRI. Depuis 2008, il est très nettement orienté à la baisse. Nous sommes revenus aujourd’hui quasiment au niveau de 2005.» Les distributeurs planchent encore sur les solutions à mettre en place. «Nous avons modernisé nos meubles de caisse il y a un an pour enrayer la baisse du marché», explique-t-on chez Auchan. Certains magasins de l’enseigne proposent aujourd’hui des pommes et des tomates en caisse. C’est toute une partie des magasins qu’il faut aujourd’hui réinventer.

Publié sur Le Figaro à http://www.lefigaro.fr/societes/2012/05/14/20005-20120514ARTFIG00639-les-caisses-des-supermarches-se-refont-une-sante.php

Glaces: Unilever creuse l’écart avec Nestlé

Par Keren LentschnerService infographie du Figaro

Le siège du groupe Nestlé à Vevey, en Suisse.
Le siège du groupe Nestlé à Vevey, en Suisse. Crédits photo : FABRICE COFFRINI/KEYSTONE/AFP
INFOGRAPHIE- Les deux groupes, qui misent sur une montée en gamme, espèrent faire manger des glaces toute l’année.
Glaces: Unilever creuse l'écart avec Nestlé dans -- comportements alimentaires coeur-Tous les moyens sont bons pour faire manger de la glace. Nestlé s’inspire ainsi de la recherche sur les avalanches pour parfaire la texture de ses cônes et pots. Ses chercheurs tentent d’améliorer la résistance des cristaux microscopiques de glace que l’on trouve aussi bien dans la neige que dans la crème glacée.Challenger sur un marché mondial dominé par Unilever, Nestlé met les bouchées doubles en R & D et en innovation. C’est le nerf de la guerre au rayon glaces, un marché d’impulsion, dont la consommation reste modérée et surtout très saisonnière, avec 55 % des volumes annuels écoulés en huit semaines. Avec 5,5 litres par habitant et par an, les Français restent largement à la traîne derrière les Italiens (11,2 litres) et les Suédois (12,3 litres). Le marché, qui a souffert l’an passé des caprices de la météo, a stagné en volume (+ 0,9 %), mais il est nettement monté en gamme, avec une hausse de 6,4 % en valeur.

Ce potentiel de croissance du marché anime la bataille dans l’Hexagone entre Nestlé et Unilever, les marques de distributeurs continuant de reculer. En 2011, Unilever (Miko, Carte d’Or, Magnum, Ben & Jerry’s) a creusé l’écart avec Nestlé (Extrême, La Laitière…). «Toutes nos marques ont été en croissance l’an passé», déclare Valérie Osmont, chef de groupe marketing glaces chez Unilever, dont l’activité a crû de 11 % en grande distribution. Le leader historique a progressé à la fois en valeur et en volume.

Du dessert au snacking

«C’est une catégorie prioritaire pour Unilever en France, d’autant que le potentiel de développement y est important», déclare Eric Barthome, directeur de l’activité glaces, qui représente 15 % du chiffre d’affaires du groupe. Il s’appuie d’abord sur ses deux pépites: Magnum, première marque du marché en valeur, et Carte d’Or, n° 1 en volume. À lui seul, le bac familial de 1,5 l à la vanille de Carte d’Or est la première référence du marché avec 2,6 % des volumes.

Unilever a choisi de jouer à fond la carte de la gourmandise. Magnum sera décliné cette année avec des éclats de fèves de cacao et un enrobage au chocolat noir. Avec son large portefeuille de marques, Unilever veut s’imposer à tous les moments de la journée, du dessert (Carte d’Or) au snacking (Cornetto, Magnum). Il cherche également à varier les occasions de consommation et à élargir sa cible. Pour séduire les jeunes urbains accros au petit noir, il lance dans les bars, hôtels et restaurants des cafés glacés granités en pots individuels, baptisés Café Zéro.

Face à lui, Nestlé a perdu du terrain. Il a notamment pâti de son recul dans le segment familial des bacs et des pots, crucial en termes de visibilité en rayons, au profit de Häagen-Dazs (General Mills). Le troisième acteur du marché continue de progresser dans l’Hexagone avec près d’un demi-million de nouveaux foyers acheteurs.

«Nous avons la volonté de “premiumiser” notre stratégie, c’est de cette façon que nous répondons aux attentes du consommateur qui recherche davantage de plaisir et est prêt à payer plus cher, explique Javier Texido, directeur général de Nestlé Grand Froid. Notre objectif est de regagner des parts de marché cette année.» En France, le leader mondial de l’agroalimentaire parie d’abord sur les cônes (Extrême). Archileader, il a consolidé son avance grâce au lancement réussi l’an passé d’une variante plus sophistiquée, à l’américaine, qui lui a permis de conquérir près de deux millions de consommateurs supplémentaires. Avec deux nouveaux parfums, il veut capitaliser sur ce succès en 2012. Le groupe débarque aussi dans le «super premium» avec ses petits pots individuels La Laitière, à la texture très riche, à consommer après dîner, y compris hors saison. Nestlé comme Unilever sont convaincus que la crise ne fera pas fondre l’appétit des consommateurs pour les glaces.

 

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Dimanche 1er avril à 20:50, l’alimentation traditionnelle

Dimanche 1er avril à 20:50, Thomas Sotto présentera sur M6 un nouveau numéro du magazine “Capital” qui s’intéressera cette semaine à l’alimentation traditionnelle. |

Biscuits ou confitures façon « grand-mère », yaourts à l´ancienne, bons petits plats mijotés ou encore légumes frais : pas de doute, dans nos rayons alimentaires, depuis quelques temps, la tendance c´est le retour à la tradition. Synonyme pour le public de bon goût mais aussi souvent d´alimentation saine, « la tradition » est aussi et surtout un formidable argument de vente pour de nombreux industriels, commerçants et même restaurateurs.

Alors, qui sont ceux qui parient sur la carte « à l´ancienne » pourdoper leurs ventes ? Recettes secrètes, goûts différents mais aussi emballages savamment étudiés, comment donne-t-on aux produits ce doux parfum d´antan qui plaît tant ? Des fabricants de yaourts fermiers au retour de la bonne vieille cocotte, des nouveaux marchands de légumes frais aux restaurateurs qui misent sur les plats de grand-mère, Capital vous révèle comment la tradition fait aujourd´hui recette dans l´alimentaire.

Yaourts : c´est dans les vieux pots qu´on fait les nouvelles fortunes. 
KerRonan, Kereu, Malo, La Fermière : des marques de yaourts a priori peu connues mais qui font des cartons dans les rayons en pariant sur le bon goût de la ferme. Le « yaourt tradition », c´est LA tendance du moment. Le marché a progressé de 30 % en deux ans ! Et pourtant ces produits sont souvent deux à trois fois plus chers que des desserts « nature » basiques. Alors, comment ces petites marques ont-elles réussi à faire leur trou à côté des géants des produits laitiers ? Et comment ceux-ci sont-ils en train de répliquer ?

Fruits et légumes : le retour des halles 
Elles avaient quasiment disparues depuis l´avènement des supermarchés : les halles sont de retour. Dans de nombreuses villes de province, elles ambitionnent de ranimer le coeur de la cité en proposant une idée simple aux consommateurs : acheter leurs fruits et légumes, mais aussi leur viande directement aux producteurs qui viennent les vendre à la ville plutôt que dans un rayon d´hyper.L´argument : la fraîcheur, la provenance et parfois le prix. Ça marche tellement bien que certains ont décidé de créer des chaînes de halles à l´ancienne, aiguisant du même coup l´appétit de la grande distribution qui n´entend pas se laisser faire. Capital explore cette nouvelle guerre des produits frais.

Bons petits plats : la guerre des cocottes 
C´est devenu le produit incontournable des cuisines, le symbole du retour des bons petits plats : la cocotte en fonte.Si elle est si prisée c’est qu’elle a de nombreux atouts : une diffusion de la chaleur progressive, des plats mijotés avec très peu de matière grasse, des produits réputés inusables… Résultat : les ventes de cocottes sont en constante augmentation : +20%l´année dernière, alors que les prix de vente atteignent facilement 250 euros. Plusieurs fabricants français se partagent le marché comme Staub et Le Creuset. Longtemps leaders incontestés, ils subissent la concurrence de nouvelles marques low-cost venues d’Asie. Alors, comment cet ustensile de grand-mère est-il devenu si tendance ? Qu´est ce qui en a fait le produit fétiche de tous les cuisiniers ?

Tendance : la folie bistronomie 
Nappes vichy, déco années 50 et menu à 25 euros: on pourrait se croire dans un petit restaurant de quartier, sauf que, en cuisine, officie un chef étoilé. C´est tout le concept de la « bistronomie » : des plats traditionnels préparés façon « grand restaurant ». L´idée : proposer ainsi de la gastronomie à des prix défiants toute concurrence. Des dizaines d´établissements ont déjà vu le jour en France et leurs patrons se frottent les mains car cette nouvelle grande cuisine à prix réduits est plus rentable. Plongée dans les marmites de la bistronomie.

Poisson d’Avril ou pas ? Ce sera à  vous de décider …
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