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Les caisses des supermarchés se refont une santé

Par Keren Lentschner

N.A!, le premier snack entièrement à base de fruits, sans sucre ni conservateur.  
N.A!, le premier snack entièrement à base de fruits, sans sucre ni conservateur.
Le snacking à base de fruits prend la place des confiseries chocolatées.

Les caisses des supermarchés se refont une santé dans -- comportements alimentaires coeur-Aux caisses de cet hypermarché, les barres chocolatées ont cédé la place à de petits sachets blancs contenant des pâtes aux fruits en forme de bâtonnets. Baptisé N.A! (Nature Addicts), c’est un produit à grignoter. Implanté à côté des chewing-gums Hollywood et des bonbons Tic Tac, il s’affiche comme le geste «anti-junk food».

Lancé il y a trois ans, désormais décliné aux céréales, c’est le premier snack entièrement à base de fruits, sans sucre ni conservateur. «N.A! est une alternative saine au snacking, qui apporte plaisir, praticité et une garantie de naturalité», explique Bertrand Jacoberger, président du distributeur Solinest, la maison mère de Nature Innovation, à l’origine de la marque. Présent en devants de caisse dans la quasi-totalité de la grande distribution, N.A! se trouve aussi dans les bureaux de tabac, les stations-service, les magasins Relay, en restauration collective (Elior) comme dans certains hôtels (Accor). Prochaine étape pour Bertrand Jacoberger, convaincre les McDo et autres Quick - qui ont déjà ajouté à leur menu les Pom’Potes de Materne - d’adopter ses bâtonnets de fruits.

Les ambitions de la marque, qui ajoutera à la rentrée la Grande-Bretagne à son palmarès européen (Suisse, Belgique, Italie, Allemagne et Slovénie), vont jusqu’au Japon, où le produit sera lancé dans une chaîne de convenient stores. Solinest est convaincu qu’il s’agit d’un «marché mondial», avec une demande en hausse pour les produits sains nomades. Il entend bien «continuer à décliner sa marque», en commençant par des barres aux fruits et céréales à la rentrée. L’entreprise, qui a réalisé l’an passé 15 millions d’euros de chiffre d’affaires, espère ainsi quadrupler ses ventes d’ici à trois ans. À l’aide d’une campagne de publicité conçue par McCann, elle veut également doubler sa part de marché (5 %) sur la confiserie de poche (200 millions d’euros).

Exit les œufs Kinder, des tomates aux caisses

Solinest s’est engouffré dans la brèche ouverte en 2008 par l’ex-ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, dans sa bataille contre l’obésité infantile. À l’époque, elle appelle les distributeurs à retirer confiseries et sucreries des caisses et les menace de légiférer s’ils ne prennent pas leurs responsabilités. Michel-Édouard Leclerc joue alors les bons élèves et enlève treize catégories de produits des présentoirs. Suivront Carrefour et Auchan. «Au final, il n’y a pas eu de loi, mais des mesures volontaires des distributeurs», raconte un industriel. Seuls la confiserie pour adultes (La Vosgienne, Ricola…) et les chewing-gums sont restés en place. Exit les œufs Kinder de Ferrero. Quant aux M&M’s et autres Bueno, plus ciblés adultes, ils font de la résistance, notamment chez Monoprix, mais se font bien plus discrets.

Ce marché des devants de caisse, composé uniquement de produits d’impulsion, s’est donc réduit comme peau de chagrin. S’il continue de concentrer les trois quarts des ventes de petites confiseries et chewing-gums (600 millions d’euros), il est victime de la désaffection des consommateurs. «Ce marché a atteint son point haut en 2007, notamment grâce à l’explosion du marché des chewing-gums, explique Jacques Dupré, directeur Insight chez SymphonyIRI. Depuis 2008, il est très nettement orienté à la baisse. Nous sommes revenus aujourd’hui quasiment au niveau de 2005.» Les distributeurs planchent encore sur les solutions à mettre en place. «Nous avons modernisé nos meubles de caisse il y a un an pour enrayer la baisse du marché», explique-t-on chez Auchan. Certains magasins de l’enseigne proposent aujourd’hui des pommes et des tomates en caisse. C’est toute une partie des magasins qu’il faut aujourd’hui réinventer.

Publié sur Le Figaro à http://www.lefigaro.fr/societes/2012/05/14/20005-20120514ARTFIG00639-les-caisses-des-supermarches-se-refont-une-sante.php

Glaces: Unilever creuse l’écart avec Nestlé

Par Keren LentschnerService infographie du Figaro

Le siège du groupe Nestlé à Vevey, en Suisse.
Le siège du groupe Nestlé à Vevey, en Suisse. Crédits photo : FABRICE COFFRINI/KEYSTONE/AFP
INFOGRAPHIE- Les deux groupes, qui misent sur une montée en gamme, espèrent faire manger des glaces toute l’année.
Glaces: Unilever creuse l'écart avec Nestlé dans -- comportements alimentaires coeur-Tous les moyens sont bons pour faire manger de la glace. Nestlé s’inspire ainsi de la recherche sur les avalanches pour parfaire la texture de ses cônes et pots. Ses chercheurs tentent d’améliorer la résistance des cristaux microscopiques de glace que l’on trouve aussi bien dans la neige que dans la crème glacée.Challenger sur un marché mondial dominé par Unilever, Nestlé met les bouchées doubles en R & D et en innovation. C’est le nerf de la guerre au rayon glaces, un marché d’impulsion, dont la consommation reste modérée et surtout très saisonnière, avec 55 % des volumes annuels écoulés en huit semaines. Avec 5,5 litres par habitant et par an, les Français restent largement à la traîne derrière les Italiens (11,2 litres) et les Suédois (12,3 litres). Le marché, qui a souffert l’an passé des caprices de la météo, a stagné en volume (+ 0,9 %), mais il est nettement monté en gamme, avec une hausse de 6,4 % en valeur.

Ce potentiel de croissance du marché anime la bataille dans l’Hexagone entre Nestlé et Unilever, les marques de distributeurs continuant de reculer. En 2011, Unilever (Miko, Carte d’Or, Magnum, Ben & Jerry’s) a creusé l’écart avec Nestlé (Extrême, La Laitière…). «Toutes nos marques ont été en croissance l’an passé», déclare Valérie Osmont, chef de groupe marketing glaces chez Unilever, dont l’activité a crû de 11 % en grande distribution. Le leader historique a progressé à la fois en valeur et en volume.

Du dessert au snacking

«C’est une catégorie prioritaire pour Unilever en France, d’autant que le potentiel de développement y est important», déclare Eric Barthome, directeur de l’activité glaces, qui représente 15 % du chiffre d’affaires du groupe. Il s’appuie d’abord sur ses deux pépites: Magnum, première marque du marché en valeur, et Carte d’Or, n° 1 en volume. À lui seul, le bac familial de 1,5 l à la vanille de Carte d’Or est la première référence du marché avec 2,6 % des volumes.

Unilever a choisi de jouer à fond la carte de la gourmandise. Magnum sera décliné cette année avec des éclats de fèves de cacao et un enrobage au chocolat noir. Avec son large portefeuille de marques, Unilever veut s’imposer à tous les moments de la journée, du dessert (Carte d’Or) au snacking (Cornetto, Magnum). Il cherche également à varier les occasions de consommation et à élargir sa cible. Pour séduire les jeunes urbains accros au petit noir, il lance dans les bars, hôtels et restaurants des cafés glacés granités en pots individuels, baptisés Café Zéro.

Face à lui, Nestlé a perdu du terrain. Il a notamment pâti de son recul dans le segment familial des bacs et des pots, crucial en termes de visibilité en rayons, au profit de Häagen-Dazs (General Mills). Le troisième acteur du marché continue de progresser dans l’Hexagone avec près d’un demi-million de nouveaux foyers acheteurs.

«Nous avons la volonté de “premiumiser” notre stratégie, c’est de cette façon que nous répondons aux attentes du consommateur qui recherche davantage de plaisir et est prêt à payer plus cher, explique Javier Texido, directeur général de Nestlé Grand Froid. Notre objectif est de regagner des parts de marché cette année.» En France, le leader mondial de l’agroalimentaire parie d’abord sur les cônes (Extrême). Archileader, il a consolidé son avance grâce au lancement réussi l’an passé d’une variante plus sophistiquée, à l’américaine, qui lui a permis de conquérir près de deux millions de consommateurs supplémentaires. Avec deux nouveaux parfums, il veut capitaliser sur ce succès en 2012. Le groupe débarque aussi dans le «super premium» avec ses petits pots individuels La Laitière, à la texture très riche, à consommer après dîner, y compris hors saison. Nestlé comme Unilever sont convaincus que la crise ne fera pas fondre l’appétit des consommateurs pour les glaces.

 

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Dimanche 1er avril à 20:50, l’alimentation traditionnelle

Dimanche 1er avril à 20:50, Thomas Sotto présentera sur M6 un nouveau numéro du magazine “Capital” qui s’intéressera cette semaine à l’alimentation traditionnelle. |

Biscuits ou confitures façon « grand-mère », yaourts à l´ancienne, bons petits plats mijotés ou encore légumes frais : pas de doute, dans nos rayons alimentaires, depuis quelques temps, la tendance c´est le retour à la tradition. Synonyme pour le public de bon goût mais aussi souvent d´alimentation saine, « la tradition » est aussi et surtout un formidable argument de vente pour de nombreux industriels, commerçants et même restaurateurs.

Alors, qui sont ceux qui parient sur la carte « à l´ancienne » pourdoper leurs ventes ? Recettes secrètes, goûts différents mais aussi emballages savamment étudiés, comment donne-t-on aux produits ce doux parfum d´antan qui plaît tant ? Des fabricants de yaourts fermiers au retour de la bonne vieille cocotte, des nouveaux marchands de légumes frais aux restaurateurs qui misent sur les plats de grand-mère, Capital vous révèle comment la tradition fait aujourd´hui recette dans l´alimentaire.

Yaourts : c´est dans les vieux pots qu´on fait les nouvelles fortunes. 
KerRonan, Kereu, Malo, La Fermière : des marques de yaourts a priori peu connues mais qui font des cartons dans les rayons en pariant sur le bon goût de la ferme. Le « yaourt tradition », c´est LA tendance du moment. Le marché a progressé de 30 % en deux ans ! Et pourtant ces produits sont souvent deux à trois fois plus chers que des desserts « nature » basiques. Alors, comment ces petites marques ont-elles réussi à faire leur trou à côté des géants des produits laitiers ? Et comment ceux-ci sont-ils en train de répliquer ?

Fruits et légumes : le retour des halles 
Elles avaient quasiment disparues depuis l´avènement des supermarchés : les halles sont de retour. Dans de nombreuses villes de province, elles ambitionnent de ranimer le coeur de la cité en proposant une idée simple aux consommateurs : acheter leurs fruits et légumes, mais aussi leur viande directement aux producteurs qui viennent les vendre à la ville plutôt que dans un rayon d´hyper.L´argument : la fraîcheur, la provenance et parfois le prix. Ça marche tellement bien que certains ont décidé de créer des chaînes de halles à l´ancienne, aiguisant du même coup l´appétit de la grande distribution qui n´entend pas se laisser faire. Capital explore cette nouvelle guerre des produits frais.

Bons petits plats : la guerre des cocottes 
C´est devenu le produit incontournable des cuisines, le symbole du retour des bons petits plats : la cocotte en fonte.Si elle est si prisée c’est qu’elle a de nombreux atouts : une diffusion de la chaleur progressive, des plats mijotés avec très peu de matière grasse, des produits réputés inusables… Résultat : les ventes de cocottes sont en constante augmentation : +20%l´année dernière, alors que les prix de vente atteignent facilement 250 euros. Plusieurs fabricants français se partagent le marché comme Staub et Le Creuset. Longtemps leaders incontestés, ils subissent la concurrence de nouvelles marques low-cost venues d’Asie. Alors, comment cet ustensile de grand-mère est-il devenu si tendance ? Qu´est ce qui en a fait le produit fétiche de tous les cuisiniers ?

Tendance : la folie bistronomie 
Nappes vichy, déco années 50 et menu à 25 euros: on pourrait se croire dans un petit restaurant de quartier, sauf que, en cuisine, officie un chef étoilé. C´est tout le concept de la « bistronomie » : des plats traditionnels préparés façon « grand restaurant ». L´idée : proposer ainsi de la gastronomie à des prix défiants toute concurrence. Des dizaines d´établissements ont déjà vu le jour en France et leurs patrons se frottent les mains car cette nouvelle grande cuisine à prix réduits est plus rentable. Plongée dans les marmites de la bistronomie.

Poisson d’Avril ou pas ? Ce sera à  vous de décider …

Le marché du convenience food à l’horizon 2013

Les sandwiches, les salades ou les box font partie du segment convenience food. L’institut d’études Xerfi a évalué leur potentiel de croissance et leur positionnement concurrentiel. Les box ouvrent-elles davantage l’appétit que les sandwiches et les salades ?Le marché du convenience food à l'horizon 2013

© Le chiffre d’affaires des Box a bondi de 40% en 2011

 Xerfi vient de publier une étude, après plusieurs semaines d’enquêtes et d’analyses, baptisée “Le marché du convenience food à l’horizon 2013 (sandwiches, salades, box) – Perspectives de croissance, positionnement concurrentiel et axes de développement des industriels et des distributeurs”(Auteur : Eline Maure).

Principaux enseignements

Le succès des box, ces recettes principalement à base de pâtes conditionnées dans des boîtes en carton, ne se dément pas. Moins de trois ans après leur lancement en grandes surfaces, leur chiffre d’affaires frôle les 100 millions d’euros, avec un bond de plus de 40 % en 2011. Environ 150 références étaient ainsi disponibles dans les linéaires à la rentrée 2011, contre seulement une dizaine en 2009. À titre de comparaison, le nombre de sandwiches vendus en France augmentera de 2 % en 2012, puis de 3 % en 2013 (+0,8 % en 2011), tandis que les ventes de salades traiteur progresseront respectivement de 1 % et 2 % ces deux prochaines années (+2 % en 2011).

À contre-courant de nombreux marchés alimentaires, celui du convenience food restera donc globalement bien orienté à l’horizon 2013. Il est en effet soutenu par des tendances favorables, comme le raccourcissement de la pause déjeuner ou le nomadisme alimentaire, mais aussi par l’extension de l’offre et des réseaux de distribution. La volonté des Français de rationaliser leurs dépenses favorisera également les reports vers les “solutions repas” les plus économiques. Pour autant, la forte période de croissance du marché est désormais révolue, et il convient de distinguer les segments encore en phase de croissance (les box, même si elles n’échapperont pas non plus au ralentissement), de ceux arrivés à maturité.

Les industriels diversifient leur offre dans le segment des salades. Dans ce contexte, les fabricants de salades, sandwiches et box accentuent leurs efforts d’innovation en vue de stimuler la demande et de se différencier de la concurrence, en particulier desmarques de distributeur. Les uns sophistiquent leurs recettes, certains adaptent leurs conditionnements – à l’image de la gamme de plateaux de Martinet –, d’autres encore se positionnent sur des niches de marché. Daunat a par exemple successivement lancé en 2011 des wraps, des sandwiches halal (sous la marque Zakia), une gamme de snacks chauds et des boissons. Ces politiques de diversification passent aussi par des opérations de croissance externe. Fleury Michon a ainsi pris le contrôle de l’Italien Fresco en 2011Norac, le propriétaire deDaunat, s’est quant à lui étoffé en reprenant Speedwich, puis une participation majoritaire dans la société Bergam’s (fabricant de produits de snacking pour la RHF).

Les distributeurs font évoluer leurs concepts

Bien positionnées sur le marché du convenience food, les grandes surfaces alimentaires misent de plus en plus sur leurs marques propres. Les MDD se sont ainsi vite déployées sur le segment des box, pour en devenir, en à peine un an, des acteurs incontournables. Les enseignes adaptent leurs concepts de magasins pour répondre aux attentes des consommateurs urbains et pressés (pôle snacking dédié, possibilité de manger sur place, etc.). Les distributeurs déploient aussi leurs enseignes de centre-ville. Mais sur ce marché, ils doivent affronter la concurrence de plus en plus redoutable des enseignes de boulangeries et sandwicheries. Brioche Dorée, Class’Croute ou encore Subway ne cessent d’étendre leurs réseaux. Dans le même temps, l’offre continue de s’élargir avec la multiplication du nombre d’intervenants sur les créneaux des pâtes à emporter, sushis ou “fast good”, commeLina’s, Bert’s, Cojean ou Exki. L’enseigne britannique Prêt à Manger vient ainsi de s’implanter en France.

Article publié sur emarketing.fr Par Amelle Nebia, 15/02/2012 à http://www.e-marketing.fr/Breves/Le-marche-du-convenience-food-a-l-horizon-2013-44377.htm

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Le Top 5 des attentes des Français en matière de consommation

A l’occasion de la Journée internationale des droits des consommateurs du 15 mars, une étude classe les attentes des Français en matière de consommation. Logement, produits de consommation courante et frais bancaires restent leurs principaux soucis.

Des prix régulés pour certains produits (46%), une limitation des frais pour l’accès au logement (43%) et des produits « made in France » (42%). C’est le tiercé des priorités des consommateurs français. Pour obtenir le quinté, rajoutez la gratuité de la carte bancaire et la régulation des coûts moindres sur les découverts !

C’est ce qui ressort d’une étude Easypanel pour Testntrust, auprès de 1008 personnes et rendue publique à l’occasion de la Journée mondiale des droits des consommateurs (1) qui se tient chaque année le 15 mars.

30 propositions étaient faites aux personnes interrogées. « Les priorités des consommateurs français sont majoritairement axées sur les dépenses de leur quotidien, principalement les produits de première nécessité et l’accès au logement« , note l’étude.

La première priorité (Réguler les prix sur certaines catégories de produits de première nécessité) est symptômatique de la précarisation de nombreuses couches de la population et de la baisse des revenus des ménages. La limitation des frais à l’achat ou la location d’un logement (seconde priorité citée) témoigne des difficultés croissantes d’accès au logement, notamment chez les jeunes (priorité numéro 1 chez les 18-24 ans).

Le goût des Français pour des produits « Made in France » (priorité numéro 3) confirme que les consommateurs sont plus attentifs à des produits vertueux qui favorisent l’emploi. « Les femmes sont plus sensibles que les hommes à la valorisation de la fabrication locale », relève aussi l’étude.

S’agissant de la gratuité de la carte bancaire, il semble que les Français en aient marre de payer les frais liés à leur carte bancaire. Ils aimeraient par ailleurs que les coûts de leurs découverts soient régulés là-aussi.

Parmi les autres sujets de consommation qui concernent également les Français arrivent ensuite l’obligation pour les grandes surfaces de vendre une part de produits locaux, un meilleur étiquetage des produits alimentaires ou la réduction des coûts des appels aux services clients et hotlines.

Testntrust, start-up créée il y a trois ans, est un site d’avis de consommateurs. Il collabore notamment avec l’Afnor pour établir une norme française des avis fiables sur internet.

(1) Cette journée d’action internationale de sensibilisation a été choisie en mémoire d’un discours du président John F.Kennedy Il y avait énoncé les quatre droits fondamentaux du consommateur : droit à la sécurité, droit à l’information, droit de choisir et droit d’être entendu.

Par Etienne Gless pour LEntreprise.com, publié le 15/03/2012 à http://lentreprise.lexpress.fr/marketing-et-vente/le-top-5-des-attendes-des-francais-en-matiere-de-consommation_32222.html?xtor=EPR-11-[ENT_Zapping]-20120316–1441072@201469705-20120316070322

Le « jambon-beurre » ne connaît pas la crise

Il est la vedette incontestable de la vente à emporter. Celui qui, depuis des années, remporte les suffrages des papilles des Français. Lui, c’est le sandwich jambon-beurre. Environ 2,64 € de bonheur à déguster sur le pouce. Depuis hier et jusqu’à ce soir, à Paris, le salon Sandwich and Snack Show, consacré à la restauration rapide, lui doit tout, ou presque.

Le bio est en constante progression en France

par Laura Béheulière, Mardi 14 février 2012

Le bio est en constante progression en France

4 Français sur 10 consomment bio régulièrement

A l’occasion de son dixième anniversaire, l’Agence Bio a présenté un bilan plus que positif de la situation de la filière bio. Même si tous les objectifs du Grenelle de l’environnement n’ont pas été atteints, l’agriculture et le marché des produits biologiques sont en effet en constante progression.

Surfaces certifiées bio multipliées par deux, marché de l’alimentation bios’approchant des 4 milliards d’euros… En 10 ans, le bio s’est indéniablement immiscé dans notre société. « Il y a eu une évolution spectaculaire ! », résume Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio, groupement d’intérêt public à l’origine de ces données, et selon lequel les exploitations françaises bio sont passées de 10 364 en 2001 à 23 100 en 2011. Le nombre d’entreprises de stockage, de transformation et de distribution certifiées a lui aussi doublé, tandis que le marché de l’alimentation bio a quasiment quadruplé, passant de 1 milliard en 2001 à 3,5 milliards d’euros en 2010.

D’après l’Agence Bio, l’offre des produits bio est par ailleurs de plus en plus grande et diversifiée, ce qui permet de toucher un public beaucoup plus large, comme le montre l’apparition des plats préparés bio. Une progression des produits bio dans la restauration collective a également été enregistrée, et d’une manière générale les consommateurs, réguliers et fidèles, achètent de plus en plus. « Il y a une convergence, un développement de plus en plus harmonieux, entre l’offre et la demande », résume Mme Mercier.

Le prix reste toutefois le principal frein à l’achat de produits bio. Selon l’Agence Bio, pour qui les prix sont supérieurs de 15 à 20% en sortie de production par rapport aux produits conventionnels, l’explication de ce différentiel est simple : « Les circuits sont différents, donc les prix aussi. C’est surtout dû au fait que le bio est transporté en quantités beaucoup plus réduites. En outre, il y a un meilleur rapport qualité-prix, le produit n’est pas le même. »

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(suite…)

La soupe, pas si has been que ça !

Analyse

La soupe est probablement le plat d’hiver par excellence. D’ailleurs, c’est un produit très météo-dépendant : plus il fait froid, et plus nous en consommons. Rien de tel qu’un bol de soupe au coin du feu pour se réchauffer. Le marché est dominé par deux grandes marques : Knorr et Liebig. Pourtant, ce produit n’a pas une image très moderne. Au contraire, c’est plutôt une étiquette « has been » qui lui colle à la peau… Mais cela n’arrête pas les industriels, que ce produit inspire pourtant !

Quelles sont les grandes tendances de ce marché ? Quelles sont les dernières innovations ? La soupe est-elle si has been qu’elle en a l’air ?

Agro-media.fr vous propose de découvrir la face cachée de ce produit.

Etat des lieux du marché de la soupe.

Comme nous venons de le dire, la soupe est un produit météo-dépendant. De fait, la saison 2010-2011 a été pénalisée par un hiver plutôt doux et cet hiver n’a pas débuté sous de meilleures auspices… En effet, la fin de l’année 2011 a vu les ventes de soupes reculer de 20% (source : Climpact). Pourtant, elles tiennent bon. Elles se déclinent sous différentes formes : liquides, déshydratées ou instantanées. Ces deux dernières n’ont pas la cote et ont tendance à perdre des parts de marché au profit des conditionnement liquides, qui eux sont en progression. Ce marché a représenté tout de même 424 M€ sur la saison 2010-2011 (source : Linéaires).

Le leader du marché est Campbell, qui détient les marques Liebig (soupes liquides et déshydratées) et Royco (soupes instantanées). Il est talonné par Knorr, qui possède moins de parts de marché mais domine le segment des soupes à cuire. Les marques de distributeurs montent sur la dernière marche du podium, suivies par Maggi.

Autre marché à ne pas négliger : celui des soupes de poissons marines. Il est très important, avec un volume annuel de 17,5 millions de litres. Le principal type de conditionnement pour ces produits est le bocal stérilisé en verre, dont 4 000 tonnes sont produites chaque année sous ce format. Cependant, les innovations dédiées à ce type particulier de soupes sont rares. Il existe également des soupes glacées d’été, ou gaspachos, qui permettent aux professionnels du secteur d’étendre la consommation de leurs produits à toutes les saisons, et les soupes de fruits, qui s’apparentent auxsmoothies et peuvent être dégustées en toutes circonstances. Nous ne développerons par la suite que les innovations concernant les soupes d’hiver traditionnelles, à base de légumes.

Innovations recette

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les recettes des soupes peuvent parfois être très surprenantes ! Nous vous parlions dans l’analyse de la semaine dernière de l’essor des recettes ethniques/exotiques, eh bien les soupes illustrent parfaitement ce principe. En effet, Maggi a lancé une gamme « Escapade », qui propose par exemple une soupe italienne aux raviolis. Knorr, pour sa part, a préféré partir encore plus loin avec sa soupe New Delhi, alors que Liebig préférait miser sur sa soupe thaï et Royco sur une recette instantanée à l’orientale. Encore plus fou, l’entreprise britannique New Covent Garden a osé proposer une soupe alcoolisée. En effet, sa soupe du mois de juin 2011, Bloody Mary, était composée de tomates, ail, oignon, céleri, sauce pimenté et sauce Worcester, le tout relevé par une pointe de vodka, à l’image du cocktail du même nom. Une belle initiative !

L’accent est aussi mis sur l’authenticité des soupes, tendance que l’on retrouve dans l’ensemble du secteur agroalimentaire. Ainsi, les recettes « traditionnelles » sont en vogue : Ma Recette Maison de Liebig illustre parfaitement ce positionnement, de la même façon que Secrets de Grand-mère de Knorr ou Saveurs à l’ancienne de Maggi. Et ça marche ! Les recettes à base de Légumes vapeur au sel de Guérande de Knorr lui ont assuré un franc succès l’année dernière. D’autres marques se sont également illustrées sur ce segment, comme La Potagère, qui a décliné une gamme colorée basée sur le bien-être et la naturalité de ses soupes.

Autre positionnement qui fonctionne à merveille : la douceur. Car si les consommateurs aiment les recettes insolites, qui ont un goût bien marqué et surprenant à souhait, ils aiment aussi déguster des soupes toutes douces, bien au chaud alors qu’il neige dehors. Cet axe de développement est une véritable tendance pour cet hiver. Ainsi, la gammeDouceur de Knorr s’est élargie avec une déclinaison courgette/chèvre frais et Liebig, conscient de son retard sur ce créneau, a créé une gamme baptisée Doux plaisirs, qui comprend des recettes telles que 8 légumes à la crème fraîche, ou légumes et tomates.

Le bio est toujours un axe de développement, bien entendu, et les deux géants du marché ont tous deux leurs gammes dédiées : mouliné de tomates au basilic du côté de Knorr et récolte de légumes verts pour Liebig, par exemple.

(suite…)

La folie du « Made in France ».

Le « Made in France » fait couler beaucoup d’encre en ce moment. Pour les consommateurs, il est souvent perçu comme un gage de qualité et permet de se donner bonne conscience, en soutenant l’économie locale. Pour les entreprises, il leur permet de se distinguer de leurs concurrents en jouant la carte du local et de justifier des prixgénéralement un peu plus élevés que la moyenne. Malheureusement, le « Made in France » est aussi un bel argument marketing que certains fabricants peu scrupuleux n’hésitent pas à employer à tort et à travers.

Comment les consommateurs perçoivent-ils le « Made in France » ? Comment faire le tri parmi les appellations que l’on peut trouver sur les produits alimentaires ? Le « Made in France » est-il une stratégie gagnante pour une entreprise ?

Agro-media.fr vous dit tout sur la folie du « Made in France ».

Un concept en vogue.

En début d’année, le cabinet d’études Xerfi a publié une étude sur le « Made in France », dans laquelle il le qualifiait comme « le nouvel eldorado de la filière alimentaire ». Cette enquête révélait que les principales motivations des consommateurs lorsqu’ils achètent des produits fabriqués dans l’hexagone sont la traçabilité et le maintien de l’emploi en région. L’an dernier, le marché des produits misant sur leur régionalisme a crû de 0,4% en volume. Autrement dit, ce marché est prometteur. De plus, dans le contexte actuel de crise économique, les français ont besoin de se rassurer en achetant des produits fabriqués près de chez eux. Enfin, le « Made in France » est revenu sur le tapis en raison de l’élection présidentielle qui se rapproche, et est actuellement très débattu en politique. Le concept est donc en vogue et tend à s’accentuer à l’avenir.

Le « Made in France » vu par les consommateurs.

L’Ifop, en partenariat avec le Comité des Entrepreneurs pour un Développement Responsable de l’Economie (CEDRE), a publié fin novembre les résultats d’une étude croisant la vision du « Made in France » de consommateurs et de chefs d’entreprise. 1 004 consommateurs et 301 dirigeants d’entreprises ont ainsi été interrogés sur leurs pratiques d’achat et/ou leur perception de la consommation. Du côté des consommateurs,  les français ont déclaré que leurs principaux critères de choix lors de l’achat d’un produit étaient le prix et la qualité. Ceux qui privilégient le pays de fabrication représentent 15%des consommateurs sondés. Niveau opinion politique, on remarquera que les sympathisants de droite privilégient davantage le pays de fabrication que les autres (21% d’entre eux le privilégient), alors que les sympathisants de gauche ou EELV privilégient davantage l’impact du produit sur l’environnement (respectivement 12% et 23% d’entre eux, contre 7% pour l’ensemble des consommateurs). Près d’un français sur deux tient compte souvent ou systématiquement du pays de fabrication. Pour le grand public, le fait qu’un produit soit fabriqué en France implique majoritairement :

  • que par son achat on soutient l’industrie française et l’emploi en France (94% des sondés),
  • une meilleure garantie sur la qualité du produit (92%),
  • l’assurance que le produit ait été fabriqué selon des normes sociales respectueuses des salariés (87%)
  • et que l’on favorise le respect de l’environnement, notamment en optimisant l’utilisation des transports (84%).

Alors que le « Made in France » tend à s’appliquer à toutes sortes de produits, il est ressorti de l’étude que l’origine française importait davantage aux consommateurs pour lesproduits alimentaires (90% des sondés) que pour les autres types de produits.

Finalement, les français considèrent les produits français comme de meilleure qualitéque les autres mais plus chers. Les consommateurs se déclarent prêts à payer plus cher pour des produits « Made in France » à hauteur de 72%, mais seulement si l’écart de prix ne dépasse pas 5% pour 40% d’entre eux, 5 à 10% pour 26% d’entre eux et 10 à 20% pour 5% d’entre eux. Autrement dit, le « Made in France », oui, mais pas à n’importe quel prix !

Ceci conforte une précédente étude menée par le Crédoc et dont les résultats ont été publiés en juin. 64% des Français déclaraient être prêts à payer plus cher pour des produits industriels fabriqués en France, alors qu’ils n’étaient que 55% en 2004. Toutes les catégories sociales étaient concernées même si les plus de 60 ans, les cadres, les professions intellectuelles supérieures, les diplômés du supérieur et les hauts revenus étaient davantage touchés par le phénomène. 51% d’entre eux disaient privilégier les produits d’origine française lors de leurs achats. Seuls les moins de 25 ans ne suivaient pas cette tendance. (suite…)

« République de la malbouffe » : Don Quichotte contre l’industrie agroalimentaire

source:| LEMONDE.FR | 31.01.12 | 13h27

 Une image du film documentaire français de Jacques Goldstein, "République de la malbouffe".

Une image du film documentaire français de Jacques Goldstein, « République de la malbouffe ».LA HUIT

Que ce soit à la télévision ou au cinéma, on ne compte plus les reportages et les documentaires qui nous alertent sur les dangers que nous font courir la dérégulation économique et l’absence de scrupules des diverses industries qui corrompent, polluent ou empoisonnent notre monde.

Consommés régulièrement et sans précaution, ces documents provoquent un rapport anxiogène au monde, au point qu’on finit par se demander si ce n’est pas leur diffusion, plutôt que les maux qu’ils dénoncent, qui nous rend malades. Cela dit, il ne devrait pas y avoir lieu de se plaindre que des auteurs informés veuillentdessiller les yeux de leurs concitoyens sur les abus dont ils sont les victimes, souvent inconscientes, parfois consentantes.

C’est à cette seconde catégorie que s’adresse le documentaire de Jacques Goldstein, dont le constat – la baisse générale de qualité de la nourriture et de la cuisine en France – est connu de quiconque attend aujourd’hui d’un simple « jambon beurre » qu’il lui soit servi avec du vrai pain et du vrai jambon.

(suite…)

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