Archives pour la catégorie – comportements alimentaires

Vending : la distribution automatique joue la carte du snacking équilibré

Par Marie-Amélie FENOLL, 29/10/2012

Le salon Vending axé sur la distribution automatique vient de fermer ses portes à Paris. Cette année, le label Feelgood, “De la variété dans votre distributeur” lancé par la Navsa était à l’honneur. L’accent a ainsi été mis sur une pause snack saine et équilibrée. Tour d’horizon des nouveautés.

Vending : la distribution automatique joue la carte du snacking équilibré

Le salon Vending est dédié à la distribution automatique (La Canto samba de N&W Global Vending)

Des nouveautés pour manger plus sainement à l’heure de la pause café ou du petit creux du matin. C’est ce que tente de proposer depuis des années le salon Vending, rendez-vous international de la distribution automatique. Il s’est tenu du 24 au 26 octobre derniers à Paris Porte de Versailles.

Organisé en partenariat avec la Navsa (Chambre syndicale nationale de vente et services automatiques), il a réuni plus de 200 exposants du secteur. Cette année, le salon a créé une Vending Canteen dédiée à la distribution automatique “au quotidien”. De plus, le salon a permis de communiquer sur le lancement du label Feelgood, “De la variété dans votre distributeur” par la Navsa.

Des plats de traiteur… dans un distributeur

Vending : la distribution automatique joue la carte du snacking équilibré dans -- comportements alimentaires machine%20siteManger équilibré, c’est ce que propose l’entreprise Traiteur Minute qui met à disposition des plats de traiteurs préparés le jour même aux entreprises. Soit une sorte d’alternative entre la distribution automatique et le restaurant d’entreprise. « Nous mettons à disposition gratuitement une machine au sein des entreprises. Ce qui leur permet une économie de couverts mais également de cuisine et de personnel », explique Daniel Meli, créateur du concept. Les plats sont renouvelés chaque jour. Le consommateur a le choix entre trois entrées, trois plats et trois desserts. Il choisit à l’aide d’un écran et règle ensuite via sa carte bleue ou une carte prépayée par l’entreprise. « La machine a une capacité de stockage de 200 plats. Elle réchauffe le plat et peut servir deux clients et demi chaque minute, soit 150 repas à l’heure », s’enthousiasme Daniel Meli. Actuellement, il réfléchit à créer ses propres cuisines pour y faire travailler les meilleurs ouvriers de France et ainsi faire monter en gamme et en diversité son offre de plats de traiteurs.

« Pure », un soda bio 100 % français

packshot-gamme-259x300 dans consommationCôté produits, l’accent est mis sur les produits sains. Sodebo vient de lancer une gamme de cinq soupesaux goûts originaux (tomate-mascarpone, petits pois-ricotta, carotte-cumin, potiron-touche de crème, courgette-fromage frais). De son côté, la compagnie des boissons biologiques vient d’innover avec « Pure », un soda bio créé et embouteillé en France (cf photo ci-contre).Cette boisson pétillante à base de jus de fruit et de sucre de canne se décline en trois parfums (fraise, orange et citron). Une version pamplemousse rose est à l’étude pour l’été. Cette boisson est conservée dans une bouteille PET recyclable. Ce produit sera également présent dans la grande distribution au rayon sodas en mars 2013.

Des machines avec des écrans intégrés

Les machines tactiles sont peu nombreuses et concernent essentiellement l’offre haut de gamme. Des écrans tactiles intégrés au distributeur peuvent permettre de diffuser des messages à caractère informatif sur la société ou sur les produits consommés. C’est notamment l’innovation que cherche à développer Philippe Vinet, avec sa société créée en janvier 2012 baptisée Pause Infos. « Une simple application sur un smartphone pourra ainsi permettre d’obtenir des informations sur les produits distribués dans la machine », explique Philippe Vinet.

Ainsi, N&W Global Vending innove en proposant aux gestionnaires la Canto touch, un distributeur de café au design épuré, disponible courant 2013. En parallèle, la machine baptisée Canto Dual Cup sert des boissons gourmandes en 15 cl ou 20 cl. « Les machines entièrement tactiles restent marginales. Si elles reposent sur une offre premium, cela reste surtout un marché de niche », déplore Pascale Leblanc, responsable marketing chez N&W Global Vending.

Des gobelets verts aux compacteurs

Le salon est aussi l’occasion de découvrir les évolutions en termes de préoccupation écologique des acteurs du marché.

L’accent développement durable doit être mis en amont. C’est le cas de l’italien Flo avec son gobelet baptisé Hybrid. Reconnaissable grâce à son logo qui figure une feuille sur son pied, le gobelet Hybrid promet de sa fabrication à son utilisation jusqu’à 25 % de moins d’émissions de gaz à effet de serre. Cela est dû notamment à sa composition qui intègre « 20 % de substances naturelles », précise un communiqué du groupe.

Standard%20CKFD%20site dans fast foodÀ chaque édition, des prestataires développent de nouveaux concepts de recyclage de gobelets. Canibalmise sur le côté ludique. Soit une machine où il est possible de gagner des bons d’achats en recyclant son gobelet de café, sa canette ou sa bouteille. De même,Versoo propose un collecteur de gobelets avec garantie de recyclage. C’est également le cas de CKFD Environnement avec son facilo’tri (cf photo ci-contre)qui propose de compacter les bouteilles en plastique, gobelets et canettes. La machine se compose d’une trappe d’entrée unique avec deux bacs sélectifs pour les bouteilles plastiques et les canettes et des trous pour collecter les gobelets, un autre pour les touillettes et les bouchons. « La machine n’entraîne aucune dépense en électricité car elle est entièrement manuelle », explique Patrick Poirier, directeur associé chez CKFD Environnement.

CKFD propose des services associés comme le nettoyage et la vidange de la machine. « Nous effectuons également un reporting trimestriel et délivrons un certificat annuel de valorisation », explique Patrick Poirier de CKFD Environnement.Enfin, la société Satelyte propose aux gestionnaires une machine à recycler des gobelets qui fonctionne comme une consigne. À chaque gobelet recyclé, le salarié récupère ses centimes qu’il a payés en commandant son café. Cette machine fonctionne avec la reconnaissance des gobelets distribués par la marque Satelyte.

Jeu, consigne, design de la machine… tout est pensé et étudié pour ancrer le recyclage dans les habitudes des salariés de l’entreprise.

source: Décision Achats à http://www.decision-achats.fr/Breves/Vending-la-distribution-automatique-joue-la-carte-du-snacking-equilibre-49462.htm

DA: Se débarrasser de l’image « junk food »

DA: Se débarrasser de l'image « junk food » dans -- comportements alimentaires 201210255088bd1c8dd2f-0-672755

Le secteur de la distribution automatique affiche une « bonne résistance » malgré un marché global de la consommation en crise, en surfant sur la mode du snacking et en renouvelant son offre de produits afin de sortir de l’image « junk food » qui lui est parfois associée.
En 2011, le secteur a réalisé un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros sur les 637 000 distributeurs automatiques, présents en France, très majoritairement (83 %) en entreprise.
« Après des années 2008-2010 difficiles, on sort un peu la tête de l’eau, même si le contexte général reste tendu » d’une part à cause de la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs et de la mauvaise santé des entreprises « nos premiers clients » et d’autre part, de la hausse des prix des matières premières, a expliqué hier Nicolas Bodilis-Reguer, le patron de chambre syndicale nationale de Vente et Services Automatiques (NAVSA).
La résistance du secteur s’explique en premier lieu par le succès grandissant des modes de consommation nomades type snacking, qui constitue le cœur de métier du secteur. Selon une étude réalisée en 2011 par le cabinet Food Service Vision, 87 % des actifs consomment désormais des produits snacking au moins une fois par mois, dont 55 % le font via des distributeurs automatiques.
Les consommateurs, habitués à la disponibilité constante avec internet, apprécient également la facilité d’accès immédiat aux produits offerte par les distributeurs automatiques, et surtout (89 %) les horaires d’ouverture.
Mais pour beaucoup d’entre eux, les machines automatiques restent encore souvent associées à l’image de la « junk food » et du grignotage. Ils réclament ainsi à plus de 80 %, une offre en distribution automatique « plus qualitative, variée et mieux équilibrée ».
C’est en prenant en compte ces nouvelles attentes que le secteur a lancé cet été le label « Feel Good », destiné à « mieux accompagner le « manger mieux », une des tendances lourdes de la consommation de demain », a expliqué M. Bodilis-Reguer.
Ce concept vise à promouvoir, aux côtés des barres chocolatées et autres chips, quatre nouvelles catégories de produits : produits laitiers, fruits et légumes, boissons non sucrées et céréales.
De même, de nouveaux distributeurs automatiques, comme ceux de la société Traiteur Minute à Toulon, proposent des plats préparés non surgelés avec des recettes de chefs, concurrençant la restauration traditionnelle.
Le secteur commence également à nouer des partenariats avec les agriculteurs pour leur permettre de vendre directement leurs productions à toute heure du jour et de la nuit. C’est ainsi qu’un premier distributeur automatique de pommes de terre a vu le jour en décembre 2011 chez un exploitant agricole de Picardie, ou qu’une offre de distributeurs de « lait du jour » se développe chez des éleveurs vendéens.
Enfin, porté par les innovations en matière de moyens de paiement – les pièces étant de plus en plus remplacées par les cartes automatisées, puis à terme par les portables ou titres restaurant – la distribution automatique cherche aussi à s’étendre au non-alimentaire. Elle vend ainsi des produits de plus en plus variés et parfois inattendus, comme des médicaments, des cadeaux-souvenirs ou encore de l’eau bénite, pour prouver qu’elle peut-être « bien davantage qu’une simple machine à café ».

Publié à http://www.lunion.presse.fr/article/francemonde/se-debarrasser-de-limage-junk-food

La grande distribution annonce le retour de la pauvreté

Les temps modernes

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Sandro Cattacin, professeur de sociologie à l'université de Genève. [Lukas Lehmann - Keystone]

Sandro Cattacin, professeur de sociologie à l’université de Genève. [Lukas Lehmann - Keystone]

« La pauvreté revient en Europe », prédit le patron d’Unilever, le géant de l’agroalimentaire et des cosmétiques. La grande distribution va donc s’adapter et copier les habitudes de consommation des pays en développement. On achètera des échantillons de lessive ou des doses de café à l’unité. La multinationale répond ainsi aux besoins d’une population européenne en pleine mutation socio-économique. Invité: Sandro Cattacin, professeur de sociologie à l’Université de Genève.

Alimentation : les Américains se détournent de la mal-bouffe

Les groupes américains font dans le

Les groupes américains font dans le « diététiquement correct ».

PepsiCo se lance dans les yaourts. Campbell Soup reprend un spécialiste de la carotte fraîche. Les ténors américains de l’agroalimentaire s’adaptent aux nouvelles habitudes de consommation. Wall Street les y incite.


Faut-il y voir un effet Obama, Michelle Obama ? En 2009, la première dame des Etats-Unis a planté des légumes bios dans son jardin de la Maison Blanche à Washington. Et, depuis 2010, elle sillonne les écoles américaines pour promouvoir son programme Let’s Move. Objectif : lutter contre l’obésité qui ruine la vie d’un enfant américain sur trois. Plus aucun américain n’ignore la « grande cause nationale » de Michelle Obama. Et tout porte à croire que ça marche. Les chiffres du marché américain de l’alimentaire le démontrent.

Le bio progresse de 9,6%

Les Américains ont modifié leur mode d’alimentation. Ils raffolent du bio. En 2011, les ventes de produits « organics » ont progressé de 9,5% aux Etats-Unis, flirtant avec les 30 milliards de dollars de chiffre d’affaires, selon une étude publiée par le bureau américain d’UbiFrance. Les Américains découvrent les produits laitiers, notamment bios ; leurs ventes ont progressé de 9,6%. « Aux Etats-Unis, a contrario de marchés matures tels que la France et l’Espagne, les ventes de produits ultra-frais sont en forte croissance », confirme Jean-Daniel Pick, directeur associé du cabinet de conseils OC&C, spécialistes des biens de consommation.

Pepsi chasse sur les terres de Danone

Les géants de l’agroalimentaire revoient leur modèle. Quitte à chasser sur les terres des français Danone et Bel qui rencontrent un grand succès aux Etats-Unis. L’un fait un tabac avec ses yaourts à la Grecque, coqueluche des diététiciens américains. L’autre écoule des millions de Mini Babybels, que les femmes avalent en guise de snack coupe-faim. L’américain Pepsico vient ainsi d’annoncer la création d’un joint-venture avec l’allemand Theo Muller, groupe aux 4,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Ensemble, ils construiront une usine à Batavia, dans l’Etat de New-York. Objectif : vendre des yaourts sur son marché historique. Celui qui n’était pas parvenu à racheter Danone en 2005 entre ainsi sur un segment moins controversé encore que les jus Tropicana et les céréales Quaker rachetés respectivement en 1998 et 2001.

Du jus de légumes aux carottes en sachet

Campbell Soup, autre figure de l’agroalimentaire américain, vient, lui, aussi de renforcer son « diétiquement correct ». Le spécialiste de la soupe et des jus de légumes V8 vient de racheter Bolthouse Farms, un spécialiste alifornien des vinaigrettes et des carottes vendues en sachet, notamment sous la marque Green Giant. Montant mis sur la table : 1,55 milliard de dollars, soit 9,5 fois le résultat opérationnel de Bolthouse. C’est cher payé aux yeux des analystes américains. Mais, de fait, Campbell est dans l’air du temps. « Partout dans le monde, les groupes agroalimentaires investissent dans trois voies : les gammes de produits dits sains, dont les yaourts, les catégories à forte croissance, tels que les produits frais et les pays dont le PIB est en forte croissance », observe Jean-Daniel Pick, en citant notamment la prise de contrôle de Yoplait par l’américain General Mills en 2011. Au passage, les groupes américains, qui trustent 30 des 50 places du palmarès des leaders mondiaux des produits de grande consommation établis par OC&C, peaufinent leur profil planétaire.

La success story de Annie’s Homegrown

Ce n’est pas pour déplaire à la Bourse. Les analystes poussent la PDG de PepsiCo, Indra Nooyi, dans cette voie. Et, depuis des mois, Wall Street se délecte des success-stories de l’alimentation équilibrée. Parmi elles, figurent Whole Foods, l’enseigne américaine aux 330 magasins bios qui, malgré la crise, ouvre à tout-va, ou son fournisseur, Annie’s Homegrown. La marque californienne de produits bios en tous genres produits localement (pâtes à pizza, fromages et autres cookies) a été introduite en Bourse en mars 2012 pour lever 95 millions de dollars. Depuis, la valeur de son titre a doublé.

Juliette Garnier

Alors que l’Europe autorise des produits à base de soja transgénique, la France étiquète les produits « sans OGM ».

Le 28 juin dernier, la Commission européenne a donné son feu vert au controversé Monsanto pour la mise sur le marché de produits contenant du soja transgénique MON 87701 X MON 89788.

Les denrées alimentaires, ingrédients ou aliments pour bétail qui contiennent ce soja OGM sont donc autorisés sur le marché européen pendant une durée de dix ans. La mise en culture du soja de Monsanto reste toutefois interdite. De plus, les produits à base de ce soja OGM devront être étiquetés comme tels et Monsanto devra fournir chaque année à la Commission européenne des rapports concernant ses effets sur l’environnement.

Cette autorisation de la Commission fait suite à l’avis de l’EFSA en février dernier sur ce même soja OGM. L’Autorité européenne de sécurité des aliments avait alors considéré que ce soja ne présentait pas plus de risques pour la santé humaine et animale ou pour l’environnement que le soja non génétiquement modifié.

Cette décision européenne intervient alors que depuis dimanche dernier en France les produits alimentaires peuvent à présent être étiquetés « sans OGM ». Pour en savoir plus sur les garanties apportées par ce nouvel étiquetage, n’hésitez pas à consulter notre article du 19 juin 2012 à ce sujet.

Etiquetage sans OGM

Source : agro-media.fr avec la décision d’exécution de la commission du 28 juin 2012, Actu-Environnement.com (Laurent Radisson) et le ministère du Développement durable.

Publié à  http://www.agro-media.fr/actualit%C3%A9/veille-r%C3%A9glementaire/alors-que-l%E2%80%99europe-autorise-des-produits-%C3%A0-base-de-soja-transg%C3%A9nique-la-france-%C3%A9tiqu%C3%A8te-les-produ

Le snacking a bonne mine

(Paris, XVIe) Le troisième Congrès du snacking s’est tenu le 7 juin dernier, au Tir aux pigeons. Le secteur est désormais au même niveau que la restauration collective et dépasse le segment traditionnel.

Le snacking a bonne mine dans -- comportements alimentaires sandwich_001 Les Français mangent sur le pouce 65 fois par an, contre 30 fois dans un établissement avec service à table (restauration traditionnelle).
 
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Pascal Favre d’Anne, chef étoilé au Favre d’Anne à Angers (49), parrain de la 3e édition du Congrès du snacking organisé par ‘France Snacking’.


‘Actionnez le levier de croissance du snacking’, telle était la thématique de la 3e édition du Congrès du snacking, organisée par le magazineFrance Snacking le 7 juin dernier, au Tir aux pigeons (Paris, XVIe). Avec ses 31,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2011, soit 40 % du marché de la consommation hors domicile, le secteur est désormais un poids lourd de la restauration. Selon une étude de Gira Foodservice, présentée par son directeur général Rémi Vilaine, un Français consomme en moyenne 160 repas par an hors domicile (3 par semaine) : 65 en restauration rapide, autant en restauration collective et 30 en restauration traditionnelle. Il dépense environ 570 € par an sous forme de snacking, 310 € dans la restauration collective et 620 € dans la traditionnelle. Ce marché est fleurissant grâce à la diversité de l’offre. On dénombre ainsi 165 000 points de vente en France.

Le ‘fast-casual’ au sommet de la restauration rapide

En forte croissance, le ‘fast-casual’ (restauration rapide haut de gamme ne proposant ni sandwiches ni hamburgers) représente 850 M€, incluant la restauration rapide asiatique (+ 17 % entre 2010 et 2011), les bars à pâtes (+ 19 %), les coffee-bars (+ 7 %), les ‘fast-good’ (+ 23 %). Le reste du secteur croît d’au moins 3 % (sandwicheries, kebab, boulangeries-pâtisseries). Seuls les cafés et bistrots sont en baisse. Les boulangeries-pâtisseries grignotent des parts de marché : celles qui se sont frottées à l’activité snacking ont augmenté de 20 % de leur chiffre d’affaires entre 2008 et 2011. Dernier point soulevé par Gira Foodservice : « Entre 2010 et 2011, il y a eu un gain de 95 millions de visites en restauration commerciale à l’heure du déjeuner. » Un chiffre qui prouve que les industriels, distributeurs, restaurateurs, boulangers ou circuits alternatifs ont tous une belle carte à jouer.

La pause déjeuner rime avec rapidité et praticité, mais les clients recherchent aussi un moment de détente et de convivialité. Gilles Fumey, géographe de l’alimentation à la Sorbonne, regrette « que la qualité de service dans les snackings soit laissée de côté. On privilégie les produits mais pas le client. Tout le monde voyage dorénavant, et les exigences s’accroissent ». Frédéric Loeb, gérant de Loeb Innovation, insiste : « On vit dans un monde digital : 4 milliards de personnes ont un téléphone portable. Forcément, les mangeurs sont mieux informés avec internet. Pour les conquérir, il faut autant leur offrir un service parfait que partager une expérience. »

Dernier point évoqué, la restauration rapide en gare : « À terme, il n’y aura plus de buffet de gare », se réjouit Sylvain Savoye, directeur commercial de A2C (Gares & Connexions du groupe SNCF), qui a présenté un nouveau projet nommé La Boutique du quotidien. Ce concept propose dans un même lieu plusieurs services à destination des voyageurs et d’une clientèle urbaine : snacking, presse, restaurants, activités liées au voyage (cadeaux, souvenirs), borne internet, point relais colis… « Cette Boutique du quotidien verra le jour dans 80 gares qui brassent un flux de 500 000 à 3 millions de voyageurs par an. 28 d’entre elles accueilleront cette boutique d’ici fin 2013, précise Sylvain Savoye. Les quatre candidats retenus sont Relay France, Servex, SSP France et Elior Concessions. La restauration snacking sera valorisée autour de formats de vente différents. Avec un premier challenge : faire en sorte que les voyageurs se fassent une autre idée des prix pratiqués, sachant qu’ils restent en moyenne moins de vingt minutes en gare.« 

Hélène Binet

Publié sur L’Hotellerie Restauration le  mardi 12 juin 2012 11:36 à  http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration-snacking/2012-06/Le-snacking-a-bonne-mine.htm

Quel regard la haute gastronomie porte-t-elle sur le snacking ?
Pascal Favre d’Anne, chef étoilé au Favre d’Anne à Angers (49), également parrain de la 3e édition du Congrès du snacking, connaît bien le sujet puisqu’il est le créateur du concept VF (pour Version française), aujourd’hui dupliqué. À la carte de ses fast-foods, des burgers, salades et légumes pour un ticket moyen n’excédant pas 10 € (première formule à 7,90 €). Pour lui, la restauration rapide doit être synonyme de « rapidité, peu cher, et manger avec les doigtsLe client souhaite avoir des produits bons, frais, simples et goûteux, mais pas trop ! Pas besoin de partir dans des délires de cuisinier »,précise-t-il avec sa ‘casquette’ de chef snacking.
Autre élément important : la transparence. « Le consommateur veut être rassuré, d’où le choix d’étiqueter chaque plat en indiquant la provenance et l’origine des produits par exemple. » Il convient également d’attacher de l’importance à la qualité de service. « Plaisir est un mot trop rare dans la bouche des vendeurs. Il suffit juste de demander au client ce qui lui ferait plaisir : ça ne coûte rien et ça individualise la prestation.«  Même si Pascal Favre d’Anne avait un« souhait profond » pour l’univers du snacking, il ne cache pas que ses deux boutiques VF sont complémentaires de son restaurant étoiléMichelin.  »On touche plus de clientèle grâce à l’amplitude horaire [les boutiques sont ouvertes 7 jours sur 7 de 11 heures à 23 heures, NDLR]. Et puis, la gastronomie est élitiste : peu de gens peuvent s’offrir des restaurants étoilés, admet-il. Le futur est dans la restauration rapide : tout le monde y a accès… »

Les industriels à l’assaut du marché du snacking

Les grands groupes qui fabriquent des barres céréalières se disent intéressés par le label Feel Good, qui offrira davantage de visibilité aux produits estampillés «sains»
Les grands groupes qui fabriquent des barres céréalières se disent intéressés par le label Feel Good, qui offrira davantage de visibilité aux produits estampillés «sains»Crédits photo : DR

C’est un juteux marché pour les industriels, dopé par le grignotage et les pauses-café.

Les industriels à l'assaut du marché du snacking dans -- comportements alimentaires coeur-Avec le label Feel Good, qui offrira davantage de visibilité aux produits estampillés «sains», les fabricants de boissons et de snacking voient d’abord une occasion de redorer leur blason, huit ans après l’interdiction des distributeurs automatiques dans les écoles. «Ce nouveau label et le coup de jeune donné aux machines vont revaloriser ce circuit de distribution et l’image d’une profession qui a été injustement montrée du doigt, estime Jean-René Pellicer, responsable du développement des nouveaux réseaux chez Nutrition et Santé (Gerblé, Gerlinéa, Céréales Bio…), leader européen en diététique, qui réalise 350 millions d’euros de chiffre d’affaires en France. La distribution automatique et la nutrition peuvent faire bon ménage et permettre de diversifier l’offre.»Tous les grands groupes qui fabriquent produits laitiers, barres céréalières ou snacking se disent intéressés par cette initiative. Premier industriel à s’être engagé, Kellogg’s y voit une véritable opportunité. «Cela peut contribuer à faire évoluer les habitudes en matière de snacking et per­mettre de gagner de nouveaux consommateurs, explique Olivier Vernier, directeur commercial de Kellogg’s France, qui réalise 300 millions d’euros de chiffre d’affaires. Nous voulons développer, grâce à ce label, la pénétration et la visibilité de nos barres céréalières.» Deux références de barres Spécial K (fruits rouges, chocolat), déjà vendues, figureront dans les machines relookées. Le groupe, qui va lancer de nouveaux produits à base de fruits et de chocolat faiblement caloriques d’ici à mi-2013, entend bien étoffer sa présence. «Notre objectif est de doubler le chiffre d’affaires de notre activité en-cas dans les cinq ans à venir», ajoute Olivier Vernier. Cette activité représente un peu plus de 10 % du chiffre d’affaires en France, contre 50 % aux États-Unis.

Des habitudes bien ancrées

Si les barres céréalières se glissent aisément dans les distributeurs automatiques, tous les industriels ne disposent pas d’une offre adaptée, avec un packaging réduit et résistant. Nutrition et Santé, qui réalise déjà 10 % de ses ventes (hors circuits spécialisés) dans ces machines, a créé un conditionnement dédié pour ces nouveaux distributeurs. Il a mis au point un format «pocket», moins haut et plus étroit, pour son biscuit complet aux germes Gerblé. «Ce label et ce circuit nous permettent d’élargir notre cible», estime Jean-René Pellicer, qui y voit un «vecteur de notoriété» pour ses produits spécialisés. C’est le cas également de La Courtisane, une PME d’Agen, qui vendra ses soupes de fruits et légumes. Parmi les marques de boissons, Cacolac devrait également faire son entrée dans les distributeurs Feel Good. D’autres industriels pourraient bientôt adhérer à cette initiative. Mais il leur faut d’abord alléger leurs recettes ou adapter leur packaging.

Reste à faire franchir le pas aux clients. «Les consommateurs achètent plutôt des produits qu’ils connaissent déjà dans les distributeurs automatiques, estime Bertrand Jacoberger, patron de la marque N.A!, qui s’intéresse à la démarche. Un petit nombre de produits réalisent le gros des ventes.» Pas facile de se faire une place, d’autant plus que les boissons sont bien plus achetées que les snacks, un domaine où Kinder Bueno (Ferrero), la barre chocolatée la plus vendue en France, reste incontournable.

Par Keren LentschnerPublié le 03/06/2012 à 18:58

Publié par Le Figaro à http://www.lefigaro.fr/societes/2012/06/03/20005-20120603ARTFIG00184-les-industriels-a-l-assaut-du-marche-du-snacking.php

L’Algérien Cevital va exporter ses produits certifiés halal en Europe

Cevital, premier groupe agroalimentaire privé algérien, vient d’obtenir la certification halal européenne pour exporter deux catégories de produits : sucre et margarine.

« Toutes les productions et analyses de l’usine ont été certifiées halal et conformes par nos soins », a indiqué au MOCI Bruno Bernard, consultant pour la Chambre de commerce & Union des entreprises de Bruxelles (Beci). De fait, pour 1500 euros, un audit industriel est réalisé avec l’aide d’un imam algérien et permet l’obtention de cette certification, sans contrôle continu, surtout destinée à l’export. «Les consommateurs musulmans européens seront intéressés par ces produits certifiés halal, assurés sans gélatine de porc, et moins chers que les français. » Selon lui, les produits algériens, qui arrivent en 48 heures à Marseille, disposent d’un packaging de grande qualité, et même « supérieur aux européens » et ont donc de quoi séduire une large clientèle.

Avec une centrale de vente située en Suisse, l’entreprise Cevital exporte ensuite en Europe, au Maghreb, au Moyen-Orient et en Afrique de l’Ouest. Et grâce à la nouvelle certification demandée par de plus en plus d’industriels, leur marché peut s’ouvrir à l’Indonésie et à la Malaisie.

Néanmoins, Alaoa Cheguettine, responsable de la cellule export, tempère cette labellisation. « C’est surtout l’Europe qui demande ce genre de certification. Il y a une mode de la certification halal ou casher sur ce continent qui concerne tout et n’importe quoi. » Pour lui, cette requête prête même à rire dans les pays musulmans, « car ils n’ont jamais entendu parler de halal pour du sucre. » Et estime que cela a plus de sens pour la viande. La certification serait plutôt considérée comme un argument de vente à mettre à valeur pour se démarquer de la concurrence.

Cevital, dont l’usine est située à Bejaia à 200 km d’Alger, est considérée comme l’une des plus grandes raffinerie de sucre au monde. La société importe de la mélasse du Brésil, puis vend une part de sa production à l’étranger. D’où une certaine crainte. «

Vont-ils faire du dumping en tirant les prix vers le bas et concurrencer les sucreries à betterave du Nord de la France ? », interroge le consultant de la Beci.

Alix Cauchoix

Pour en savoir plus :

Retrouvez notre Guide business Algérie 2012 en ligne

Ainsi que tous nos contenus sur l’agroalimentaire dans le GPS Business

Artivle du MOCI paru à: http://www.lemoci.com/011-63185-L-Algerien-Cevital-va-exporter-ses-produits-certifies-halal-en-Europe-et-en-Asie.html_1 le 31/5/2012

LA CONVENIENCE FOOD EN 2013 SELON XERFI

La convenience food a le vent le poupe et évolue…

2012-05-23 22:21:00

Dans une étude publiée en février dernier, le cabinet Xerfi revient sur le succès des box et confirme l’avantage que ce type de préparation en boîte prête-à-manger devrait prendre en 2013 sur les sandwichs.

En février dernier, Xerfi, le cabinet d’études sectorielles, publiait les résultats d’une vaste étude menée par ses experts sur la production et la distribution des formules de déjeuner prêt-à-manger. Cette étude de 150 pages parue sous le titre « Le marché du convenience food à l’horizon 2013 (sandwiches, salades, box – perspectives de croissance, positionnement concurrentiel et axes de développement des industriels et des distributeurs) donne clairement l’avantage aux formules box et aux salades.

La convenience food, un marché porteur

Si la crise a largement bouleversé les habitudes dans le secteur alimentaire, certains produits gardent un rythme de développement soutenu. « A contre-courant de nombreux marchés alimentaires, le marché du convenience food restera donc globalement bien orienté à l’horizon 2013 » insiste Xerfi.
Soutenu par des « tendances favorables, comme le raccourcissement de la pause déjeuner ou le nomadisme alimentaire, mais aussi par l’extension de l’offre et des réseaux de distribution » la convenience food est également portée selon Xerfi par la crise. « La volonté des Français de rationaliser leurs dépenses favorisera également les reports vers les « solutions repas » les plus économiques ».

Tout va donc en faveur de la convenience food, mais, car il y a un mais, « la forte période croissance du marché est désormais révolue » selon Xerfi. Et si certains segments sont encore en phase de croissance et notamment les box, cela ne saurait durer longtemps. Quand à ceux arrivés à maturité comme les salades, l’heure est déjà à la décroissance. Dans ce contexte tourmenté, les fabricants redoublent d’innovation pour se différencier de la concurrence. « Les uns sophistiquent leurs recettes, certains adaptent leurs conditionnements » souligne Xerfi d’autres encore se positionnent sur des niches de marché (halal, wraps…).

Les distributeurs font évoluer leurs concepts

Tout comme les industriels, les distributeurs doivent également faire évoluer leurs concepts pour parer aux adversités du marché. « Bien positionnées sur le marché du convenience food, les grandes surfaces alimentaires misent de plus en plus sur leurs marques propres » atteste Xerfi.
Les MDD ont ainsi eu tôt fait de rattraper leur retard sur le segment des box, « pour en devenir en à peine un an desacteurs incontournables ». Face aux réseaux développés en franchise et aux indépendants, les enseignes de l’alimentaire ont massivement amorcé l’adaptation de leurs concepts de magasins (pôle snacking dédié, possibilité de manger sur place, etc) mais aussi réinvestis largement les centres-ville à l’image de Monop’, Franprix, Carrefour City…

La concurrence « de plus en plus redoutable des enseignes de boulangeries et sandwicheries » s’est encore attisée. « Brioche Dorée, Class’Croute ou encore Subway ne cessent d’étendre leurs réseaux » rappelle Xerfi. Et de nombreux nouveaux concepts viennent compléter l’offre notamment sur les créneaux des pâtes à emporter, sushis ou « fast good ». Assurément, crise ou pas, le marché porteur de la convenience food devrait continuer d’attiser les appétits ces prochaines années !

Dominique André-Chaigneau, Toute la Franchise©

source: http://www.toute-la-franchise.com/vie-de-la-franchise-A6431-la-convenience-food-en-2013-selon-x.html

 

Ces nouveaux services offerts par les produits alimentaires qui nous facilitent la vie.

Vous souvenez-vous de cette époque où nous devions laisser bouillir notre riz 15 minutes pour le cuire, parcourir tous les rayons de notre hypermarché pour trouver tous les ingrédients nécessaires à une recette et émincer nous-mêmes nos oignons ? Heureusement que ce temps est révolu ! Grâce à l’ingéniosité des fabricants, nos produits alimentaires nous facilitent tellement la vie que quelques minutes suffisent pour faire les courses, cuisiner et déguster un plat équilibré.

Quels sont ces nouveaux produits qui nous permettent de gagner un temps précieux en magasin et en cuisine ? Quelles innovations surprenantes nous attendent encore ?

Agro-media.fr vous propose un tour d’horizon des produits alimentaires qui nous facilitent la vie.

Du temps gagné en rayon…

Peu de gens aiment arpenter les rayons de leurs supermarchés de long en large pour dénicher le produit qu’ils recherchent. Au contraire, les courses sont généralement perçues comme une corvée, et le temps qui leur est alloué ne cesse de se réduire. Cette tendance explique en partie l’incroyable essor du drive. Toutes les enseignes se sont progressivement mises à ce nouveau mode de distribution, qui permet au consommateur de commander ses courses depuis son ordinateur, bien au chaud chez lui, puis de les retirer en magasin, à une borne dédiée, sans avoir à sortir de sa voiture.

 

Les magasins n’hésitent plus non plus à se déplacer pour venir à nous. Ainsi, qui n’a jamais rêvé de rentabiliser le temps perdu à attendre son bus ou son métro ? C’est désormais possible grâce à Tesco, qui a inauguré un magasin virtuel dans le métro coréen.

 Magasin virtuel Tesco

Magasin virtuel de Tesco dans le métro coréen

Les clients n’ont qu’à utiliser leur smartphone pour scanner les QR-codes des produits présentés visuellement et peuvent également payer en ligne. De retour chez eux, ils n’ont plus qu’à attendre tranquillement que leurs produits leur soient livrés à domicile ! Le « m-commerce » semble donc, après le drive, le prochain mode de distribution nomade en vogue (pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter l’article de notre chroniqueur « Je bosse en grande distribution » sur « Le m-commerce à l’épreuve de la rue »).

 

Pour les consommateurs plus courageux qui n’hésitent pas à sortir de leur véhicule pour faire leurs courses en magasin, il existe aussi des produits qui peuvent leur faire gagner du temps. Il s’agit de kits, qui réunissent dans un seul produit les différents ingrédients nécessaires à une recette, à l’instar des plats Cookista.

 Wok Cookista

Wok de légumes verts Cookista

Ces derniers contiennent tout le nécessaire indispensable pour réaliser une recette : des légumes lavés et déjà découpés, de la viande crue, émincée et conditionnée sous vide, des assaisonnements et autres ingrédients divers (noix de coco râpée, pignons…). Un véritable gain de temps ! D’autant plus que les recettes proposées sont toutes équilibrées : wok de légumes verts, aiguillettes de poulet et noodles, fondue de poivrons, filet de dinde et pignons et enfin pétales de carottes, sauté de porc et raisins. La seule faiblesse de cette gamme innovante reste son prix : de 6,90€ à 8,90€ pour une portion individuelle. Mais au regard du temps gagné, il semblerait que cela vaille le coup !

Leclerc a également compris l’intérêt de ce créneau porteur et cherche aussi à faire gagner du temps à ses clients grâce à sa marque de distributeur (MDD) Tables du Monde, qui propose des kits permettant de réaliser des plats exotiques : tajines, couscous…

Kit pour tajine

 Kit pour Tajine Tables du Monde

… mais aussi en cuisine, que l’on soit chez soi…

Que vous ayez choisi d’opter pour le drive pour faire vos courses ou que vous vous soyez finalement rendus en magasin, il vous faut à présent cuisiner, ou tout au moins réchauffer, votre plat du soir. Heureusement, les fabricants ont pensé à tout pour vous permettre de gagner un temps précieux !

 

Fini les cuissons longues à gros bouillons pour vos féculents, à présent, vous pouvez tous les poêler ! Riz, pâtes, Ebly, gnocchis, risotto, pommes noisettes… En quelques minutes seulement à la poêle, ils seront prêts à déguster.

 Riz à poêler Lustucru

Riz à Poêler Lustucru

Les industriels sont nombreux à investir ce créneau : le Riz à Poêler de Lustucru, les Torsettes Direct’ à poêler de Rivoire & Carret, les Coquillettes à Poêler de Panzani, les Noisettes à Poêler de Lustucru ou encore le Blé à Poêler à la provençale d’Ebly ne sont que quelques exemples des multiples produits qui ont envahi le rayon. Pour les consommateurs, le gain de temps est évident.

 

Si les modes de cuisson évoluent pour faire la part belle aux poêlées, le micro-ondes n’est pas en reste. En effet, il est aujourd’hui possible de se préparer des repas variés et peu coûteux grâce à ce petite appareil électroménager.

Les box ne nécessitant qu’un réchauffage au micro-ondes pour être prêtes à être dégustées font à présent totalement partie de nos habitudes de consommation et les industriels l’ont bien compris. Elles représentent 14% du chiffre d’affaires des plats cuisinés individuels au rayon frais et 5% de celui des plats cuisinés individuels en épicerie. Sodeboet Lustucru dominent le rayon frais avec respectivement 41% et 18% des parts de marché, alors qu’au niveau de l’épicerie Panzani et D’Aucy se partagent le marché avec 65% du chiffre d’affaires pour l’un et 35% pour l’autre (source : Nielsen). De nombreuses innovations continuent à inonder le marché des box, à l’instar des Snack’Box de la marque La Cuisine d’Océane, qui tentent de concurrencer le géant des box en épicerie Panzani. Les MDD se sont aussi implantées sur le marché, même en hard-discount. Dia a ainsi par exemple lancé des pastas box sous sa marque propre.

Enfin, le micro-ondes devient un véritable mode de cuisson et pas simplement de réchauffage pour Marie, qui sépare la cuisson de la viande ou du poisson de celle de l’accompagnement dans sa nouvelle gamme de plats cuisinés, et permet au consommateur de choisir la cuisson de sa viande : 40 secondes pour une pièce de bœuf saignante, 50 secondes pour qu’elle soit à point !

Pièce de boeuf Marie

Pièce de Boeuf aux poivres Marie

 

Les emballages ont également su s’adapter pour permettre aux adeptes du micro-ondes d’obtenir des produits croustillants après cuisson, évitant ainsi le principal point faible de ce mode de cuisson, qui a tendance à ramollir les aliments.

A l’étranger, d’autres modes de cuisson encore plus originaux et toujours plus rapides font leur apparition. Tillman’s a ainsi remporté en 2010 le SIAL d’Or dans la catégorie « Produits surgelés salés » grâce à ses Toasty, des carrés de de snack de poulet à réchauffer au grille-pain !

Toasty de Tillman's

Toasty de Tillman’s

Herta a adapté le concept aux croque monsieurs et propose à présent des Toast-Up qui sont prêts en 3 minutes seulement au grille-pain.

 Toast'Up

 Gamme Toast’Up d’Herta

 

Les sachets cuissons de Knorr ou Maggi par exemple nous permettent de redécouvrir la cuisson au four. Ils permettent en effet à la fois d’assaisonner des viandes (rôti de porc, aiguillettes de poulet, escalopes..) et de préserver leur moelleux malgré une cuisson au four qui a tendance à assécher les produits.

Sachet cuisson Knorr

Sachet cuisson « Mon Rôti au Four » de Knorr

Les produits surgelés, qui ont longtemps eu mauvaise réputation, reviennent en force avec des conditionnements plus pratiques, notamment portionnables. Les légumes déjà émincés, comme les poivrons ou les oignons, restent en outre les grands favoris des cuisiniers, et Picard l’a bien compris.

Trio de poivrons Picard

 Trio de poivrons surgelés Picard

Les modes de conservation évoluent aussi, et nous permettent de garder nos aliments plus longtemps. La contrainte de l’extra-frais, à manger dans les jours à venir, tend à disparaître progressivement au profit de produits ayant une date limite de consommation plus éloignée dans le temps. Le conditionnement sous skin investit par exemple peu à peu nos rayons, et permet en outre une excellente présentation des produits aux consommateurs. On trouve aussi en Espagne des fromages en conserve, qui peuvent être consommés jusqu’à six mois après leur date de fabrication.

 

Jambon sous skin

Jambon conditionné sous skin

Enfin, les dernière innovations n’oublient pas d’améliorer le goût des produits et de rendre plus accessible le plaisir de cuisiner. Ainsi, comme nous le disions précédemment, des kits de cuisine rassemblant tous les ingrédients d’une recette ont fait leur apparition.Gastronomiz a également initié l’envoi de box à domicile rassemblant des produits « originaux et gourmets », accompagnés de recettes pour les cuisiner. Plus besoin de se déplacer, donc, pour confectionner des plats élaborés et gourmands !

La cuisine moléculaire, autrefois réservée à une élite, devient aussi de plus en plus accessible et débarque notamment en hyper avec des kits permettant aux cuisiniers en herbe de découvrir des textures inattendues.

Les assaisonnements se veulent aussi de plus en plus précis, grâce à des conditionnements sous la forme de spray. Il devient ainsi possible de pulvériser son huile ou son safran directement sur sa viande ou dans son plat pour ajuster au mieux goût et cuisson.

 

… ou à l’extérieur !

Les box et autres plats cuisinés dont nous avons parlé précédemment possèdent comme atout principal leur transportabilité. Ainsi, la tendance est à la consommation nomade, notamment sur le lieu de travail. Tous les produits ou presque sont adaptés en box ou en portions, comme les salades de fruits, les parts de gâteaux, les salades, etc. L’ère dusnacking a débuté, et avec elle son lot d’innovations en tous genres : wraps insolites (comme les Crud’Wich des Crudettes, enveloppés dans une feuille de salade), salades gourmandes et complètes (Salade & Compagnie de Sodebo), box exotiques, soupes en canette… Pour en savoir plus sur les dernières innovations en matière de snacking, n’hésitez pas à consulter notre analyse sur ce thème.

 

Crud'Wich

Gamme Crud’Wich des Crudettes

Les emballages restent le principal levier d’innovation du snacking et deviennent de plus en plus pratique. La marque Nutripause permet même aux consommateurs nomades de déguster un thé ou un café chauds, sans aucun appareil de chauffage ! En effet, elle a lancé des canettes autochauffantes, qui disposent d’un compartiment dans leur fond renfermant un piston. Ce dernier, lorsqu’il est poussé, perce un opercule, libérant ainsi de l’eau dans une poche à calcium. Une réaction chimique dégageant de la chaleur se produit alors, réchauffant la boisson en trois minutes seulement ! Elle reste chaude pendant vingt minutes supplémentaires. Une véritable avancée !

 Canettes autochauffantes

Boissons auto-chauffantes de Nutripause

 

 

Finalement, que ce soit lorsque l’on fait ses courses, lorsque l’on cuisine ou lorsque l’on est à l’extérieur, les fabricants de produits alimentaires et les distributeurs ont pensé à tout pour nous permettre de gagner du temps. Il est à présent possible de commander ses produits dans le métro ou de les recevoir directement chez nous, puis de les cuisiner grâce à des recettes fournies sur les produits ou dans les box. A l’extérieur, les possibilités de repas se sont largement développées. Il y en a désormais pour tous les goûts ! A l’intérieur, des modes de cuisson alternatifs se sont développés, comme le micro-ondes ou le grille-pain, et certains produits nous permettent même de redécouvrir des modes de cuisson usuels, comme le four, grâce aux sachets cuisson. Les dernières technologies nous permettent enfin de boire un café chaud en fin de repas, sans aucun moyen de cuisson…

Il ne vous reste plus qu’à profiter de ces précieuses minutes gagnées, mais qui ne l’ont pas été au détriment du goût ! V.D.

Publié par agro media à http://www.agro-media.fr/actualit%C3%A9/recherche-innovation/ces-nouveaux-services-offerts-par-les-produits-alimentaires-qui-nous-facilitent-la-vie

 

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