Archives pour la catégorie SOCIETE (faits de)

un site e commerce dans la vraie vie

J’adore !!!! Deux petits moments d’humour tellement bien vus (en anglais) quand à « l’expérience e commerce »

La première vidéo dans de 2011, mais elle est toujours d’actu sur les principes du drive.

La deuxième est plus récente, et on voit apparaître l’incursion du site dans le processus d’achat.

Have fun !

CRISPR Cas9, une technique révolutionnaire pour modifier le génome

Une nouvelle méthode de génie génétique permet de modifier le chromosome en ôtant une zone portant un caractère à éliminer ou, au contraire, y ajouter des gènes d’intérêt

CRISPR Cas9, une technique révolutionnaire pour modifier le génome dans S DiscussionS FKCPN5PT1_moy
- © Stanislav Dusko Ehrlich-Inra

Prononcez approximativement « Crisper Case 9 » ce nouvel acronyme qui s’écrit officiellement CRISPR-Cas9 (1). En tout cas, retenez ce nom qui, régulièrement, donne lieu à des articles dans la presse professionnelle mais aussi grand public et continuera à alimenter les magazines.

Au cours du séminaire Bioporc qui s’est déroulé à Rennes en décembre dernier, Alain Ducos, professeur à l’École vétérinaire de Toulouse, a présenté cette méthode de génie génétique « dont toute la communauté scientifique parle ». Elle permettrait de modifier, supprimer ou remplacer un gène des cellules animales ou végétales de façon précise, rapide et relativement peu coûteuse. Avec d’incroyables perspectives chez l’homme et chez l’animal mais avec aussi des questions éthiques, économiques et réglementaires en suspens.

Les applications potentielles de ce nouvel outil de génie génétique sont considérables : des applications biomédicales en particulier dans le traitement des maladies génétiques orphelines, des animaux modifiés tels que des moustiques qui ne pourraient plus transmettre le paludisme, et, bien entendu, des applications dans le domaine de la sélection des animaux d’élevage. Alain Ducos, professeur à l’ENVT n’a pas dissimulé son enthousiasme – mais aussi ses réserves – sur cette technique qu’il a qualifié d’emblée de révolutionnaire.

Une « paire de ciseaux génétique »

Pour schématiser, elle consiste à utiliser une enzyme bactérienne et un « dispositif de guidage », le Cas9. Celui-ci détecte la zone d’ADN où « intervenir », et l’enzyme va « couper » les deux brins qui constituent l’ADN à l’endroit précis recherché, par exemple une séquence à l’origine de maladies orphelines, d’une sensibilité aux maladies, etc. La technique permet aussi de « réparer » une anomalie en incluant une séquence d’ARN manquante (voir schéma). Voilà qui explique que la méthode ait pu être baptisée le « couteau suisse de la génétique » dans les magazines grand public.

En soi, la méthode n’est pas totalement nouvelle puisque dès les années 2000 les chercheurs étaient parvenus à produire des cellules transgéniques par micro-injection. Ce qui change c’est l’incroyable progrès qu’a apporté ce Cas9 dans la technique : plus rapide, bien plus précise et moins coûteuse que ses « ancêtres », elle offre des perspectives d’applications innombrables. « Tout étudiant en biologie de niveau Master qui dispose des équipements standards d’un laboratoire est à même de manipuler le système Crispr-Cas9 pour modifier un gène », annonce Emmanuelle Charpentier, qui n’est autre que la chercheuse française qui, avec l’américaine Jennifer Doudna, a découvert la technique en 2012. La découverte ne se limite plus aux recherches fondamentales mais va trouver très vite des applications pratiques. Elle va permettre de transférer un allèle d’intérêt existant dans une population (une race, une lignée), vers une autre population. Des chercheurs (2) sont ainsi parvenus à obtenir des porcs résistants à la souche américaine du virus du SDRP en inactivant un gène précis. Avec évidemment des perspectives commerciales qui n’auraient pas échappé à un des leaders mondiaux de la génétique porcine, à savoir PIC selon certains observateurs… Cette firme a-t-elle déjà introduit la technique dans ses outils de sélection ? Impossible de le vérifier.

Alain Ducos, professeur à l’école vétérinaire de Toulouse. « La technique CRISPR CAS9 pose de nombreuses questions d’ordre éthique, réglementaire, économique et stratégique. »
Alain Ducos, professeur à l’école vétérinaire de Toulouse. « La technique CRISPR CAS9 pose de nombreuses questions d’ordre éthique, réglementaire, économique et stratégique. » – © C. Gérard

OGM ou non OGM ?

Et c’est là une des questions majeures que pose cette manipulation génétique : les animaux qui en sont issus sont-ils considérés comme des OGM ? La question fait largement débat dans le monde entier. Alain Ducos rappelle la définition officielle (directive UE 2001/18) : « Un OGM est un organisme, à l’exception des êtres humains, dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle ». Les défenseurs de Criprs-Cas9 argumentent sur le fait que, précisément la technique permet de reproduire des modifications apparues naturellement… Par ailleurs, les modifications du génome ainsi obtenues sont quasiment indétectables. Alors comment réglementer ? Bref, autant de questions « d’ordre éthique, réglementaire, économique et stratégique », comme le souligne le chercheur qui, en tout état de cause, confirme que des sommes considérables sont aujourd’hui investies dans la recherche sur ce sujet, dans le monde entier. Enfin, les deux chercheuses ayant découvert cette technique, actuellement en procédure judiciaire aux États-Unis pour faire valoir leurs droits (et un brevet ?) sont pressenties pour recevoir un futur prix Nobel.

 

FKCPN5PT3_web dans SOCIETE (faits de)
- © Infographie Réussir

(1) Clustered Regularly Interspersed Short Palindronic Repeats
(2) Whitworth et al

Des applications multiples envisagées en élevage

Les domaines d’application du CRISPR Cas9 vont de la recherche fondamentale — applications biomédicales, thérapies humaines, maladies génétiques… —
aux applications en agriculture.
Dans le domaine de l’élevage, des recherches ont déjà été publiées sur les sujets suivants :

- des vaches, brebis ou chèvres produisant dans leurs glandes mammaires des protéines aux propriétés antimicrobiennes;
- des poulets produisant un ARN jouant le rôle de leurre pour le virus de l’influenza aviaire ;
- des porcs devenus résistants à certaines souches de SDRP;
- des bovins sans cornes;
- un système permettant d’éliminer très précocement les poussins mâles au cours de l’incubation pour les poussins destinés à la ponte ;
- des ruminants ne produisant plus de protéines allergisantes dans le lait ;
- des poules ne produisant plus de protéines allergisantes dans les œufs.
Et bien entendu, la liste n’est pas exhaustive et les recherches se poursuivent partout dans le monde, donnant lieu à de multiples publications scientifiques.

publié par: http://porc.reussir.fr/actualites/crispr-cas9-une-technique-revolutionnaire-pour-modifier-le-genome:FKCPN5PT.html

 

Drive piéton : Leclerc attaque les centres-villes

Leclerc ouvrira en avril son premier drive piéton, dans le centre-ville de Lille. Un local de 50 mètres carrés, alimenté par un drive en périphérie urbaine, qui promet de « faire rentrer un hypermarché » dans le quartier.

C’est à un cadre… d’Auchan (dont le siège est dans le Nord) que l’on doit cette découverte, partagée sur Twitter.

Leclerc va proposer 12.000 références dans 40 m2 à Lille. C’est nouveau ? @Dauvers70 @Grande_Distrib

Leclerc a d’abord utilisé ses drives pour mailler plus étroitement les abords des grandes agglomérations. Quelques implantations urbaines existent, mais sont rarissimes. En s’attaquant aujourd’hui aux centres-villes, avec un modèle dédié, l’enseigne met enfin un pied dans des zones qu’elle lorgnait avec gourmandise.

Le drive piéton ouvrira ses portes le 1er avril, avec la promesse d’un assortiment de « 12.000 produits du quotidien ». Il est situé place Louise Bettignies, dans un quartier pittoresque et très animé du vieux Lille. Le projet est porté par Thomas Pocher, un adhérent déjà propriétaire des hypers de Templeuve et Wattrelos, qui se fait fort d’apporter « les prix Leclerc » à de nouveaux clients urbains. « On sera à l’indice 95″, clame-t-il déjà sur Twitter. Il se dit aussi capable, sur certains créneaux, de tenir un délai d’une heure entre la commande et la remise des achats.

Cette formule de point de retrait, en ville, de commandes passées sur le site de l’enseigne est déjà expérimentée à Paris par AuchanDirect, depuis 2014. Cora a lancé un concept de drive piéton à Metz, baptisé « Cora en ville », à la fin de l’été 2016. Deux enseignes justement spécialistes du grand hyper, qui explorent elles aussi un territoire qui leur était jusqu’à présent inaccessible.

Drive piéton : Leclerc attaque les centres-villes
publié par Linéaires à http://www.lineaires.com/LA-DISTRIBUTION/Les-actus/Drive-pieton-Leclerc-attaque-les-centres-villes-50044

Nutri-Score: classer un aliment en rouge, orange ou vert

Chaque aliment se voit attribuer des points « négatifs » en fonction de sa teneur en gras, sucre, sel et son niveau calorique.

Nutri-Score: classer un aliment en rouge, orange ou vert dans -- comportements alimentaires http%3A%2F%2Fo.aolcdn.com%2Fhss%2Fstorage%2Fmidas%2F7a2e05db5f86c9dc37afd24aac8387cf%2F205054316%2FSans%2Btitre-1

REUTERS
Nutri-Score: comment marche la recette d’Oxford pour classer un aliment en rouge, orange ou vert

SANTÉ – Le ministère de la Santé a tranché. Il a retenu l’étiquetage nutritionnel Nutri-Score et son code à 5 couleurs, du vert au rouge, pour informer les Français sur la qualité de leurs aliments. Il va entrer en application en avril, a annoncé ce 15 mars la ministre de la Santé Marisol Touraine.

Élaboré sur la base des travaux de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), il avait la faveur des nutritionnistes au lancement du test en septembre.

En effet, derrière son code couleur ultra simple, il prend en compte suffisamment de critères pour distinguer la bonne de la mauvaise pizza au fromage, par exemple. De quoi encourager des choix plus sains en rayon, et d’influencer les recettes des industriels.

Voici tout ce qu’il faut savoir sur son fonctionnement:

Comment marche Nutri-Score

La vignette Nutri-Score va du vert foncé au rouge, en passant par l’orange. Elle indique quels sont les aliments que l’on devrait manger souvent, ou occasionnellement et en petite quantité.

 

 

 dans AGROMINISTERE DE LA SANTE

 

Si le résultat est simple, le calcul qui y aboutit est un peu plus complexe. « On part des données sur les étiquettes, et on effectue un calcul très transparent, conçu par des confrères d’Oxford, explique serge Hercberg, spécialiste de la nutrition à l’Inserm, dont les travaux ont servi de base au Nutri-Score. Ensuite, on l’a adapté aux spécificités de notre alimentation. »

Chaque aliment se voit attribuer des points « négatifs » en fonction de sa teneur en gras, sucre, sel et son niveau calorique, comme on peut le voir dans ce rapport de mars 2015 publié par l’Anses. Ce score est ensuite minimisé par la teneur en protéines et en fibres.

Sur 13.000 produits de marque étudiés par l’Inserm, les scores varient de -5 pour les mieux notés à 25 pour les moins recommandables.

 

 dans nutrition santeANSES

 

Pourquoi l’huile d’olive n’aura pas la pastille rouge

Le but du Nutri-Score est autant d’informer les consommateurs sur leur alimentation, que les orienter vers des choix plus sains. Dans une même catégorie de produit, il est conçu pour distinguer les bons des mauvais élèves. « L’intérêt du logo n’est pas de dire qu’il vaut mieux manger des brocolis que des chips, tout le monde le sait », décrypte Serge Hercberg pour le HuffPost.

Ainsi, au rayon chips, la version classique va être en orange, celle au fromage en rouge, mais les tortillas au maïs pourra être en vert. Même chose pour les 35 marques de muesli aux pépites de chocolat, ou les 20 marques de pizza au fromage dans le commerce, dont les Nutri-Score vont du vert au rouge.

Aussi, la méthodologie anglaise de base a été modifiée pour mieux prendre en compte trois catégories d’aliments: les fromages, les boissons sucrées et les matières grasses ajoutées (huile, beurre…).

Alors qu’ils devraient tous être en rouge, les fromages les moins gras, les sodas les moins sucrés, seront en orange pour encourager leur consommation. Et parce que l’huile d’olive expose moins aux maladies cardiovasculaires que le beurre, elle sera aussi en orange.

Comment les industriels peuvent passer du rouge à l’orange

Cet étiquetage sera facultatif, la réglementation européenne ne permettant pas de le rendre obligatoire. Jugeant le Nutri-Score stigmatisant, les industriels et la grande distribution avaient réclamé une étude en conditions réelles d’achat.

« C’est la deuxième idée de ce barème, dont on attend beaucoup. Faire pression pour améliorer les produits », anticipe Serge Hercberg, de l’Inserm, pour le HuffPost.

« Je compte sur la pression des consommateurs, qui demandent à être informés, pour que les industriels s’engagent dans cette voie », insiste Marisol Touraine, ministre de la santé.

Grâce aux barèmes publics sur l’attribution des points en fonction des teneurs en sel, gras, sucre, etc., les industriels auront les cartes en main pour modifier leur recette et passer à la catégorie supérieure. Du rouge à l’orange foncé, à l’orange clair, et ainsi de suite.

publié par http://www.huffingtonpost.fr/2017/03/15/nutri-score-comment-marche-la-recette-doxford-pour-classer-un/

le 15/03/2017 14:21 CET | Actualisé 16/03/2017 14:24 CET

Biotechnologie : modifier le génome est maintenant rapide, précis et bon marché grâce à « CRISPR ». Pourquoi est-ce une révolution ?

  • CRISPR est une biotechnologie qui permet de supprimer et/ou ajouter et/ou désactiver un gène dans l’ADN de n’importe quelle cellule de n’importe quel organisme, que ce soit une plante, un vers de terre, un lapin ou un humain.
  • Cette technologie reproduit et perfectionne la capacité du système immunitaire de certaines bactéries à reconnaître et neutraliser certains gènes chez des virus les attaquant.
  • Pouvoir supprimer et/ou ajouter un gène dans l’ADN d’un organisme n’est pas nouveau en soi.
  • La nature le fait déjà par le biais des mutations naturelles, c’est ce qui nous a permis de passer du petit rongeur à l’homme, entre autres merveilles.
  • L’homme le fait aussi depuis des lustres indirectement via la reproduction sélective des plantes et animaux, et plus récemment et directement, en laboratoire avec les OGM.
  • Ce qui est nouveau : CRISPR est bien plus rapide, précis, fiable et économique que toutes les méthodes utilisées jusque là. C’est ce qui en fait une véritable révolution ! 
  • En gros, CRISPR donne la possibilité d’éditer très facilement le génome d’un individu au sein d’une espèce.
  • Pensez « ciseaux génétiques », « couper/copier coller génétique »
  • Ce qui prenait un an avec les anciennes méthodes prend maintenant quelques semaines.
  • 30 millions de personnes dans le monde souffrent d’une des 6000 maladies génétiques identifiées à ce jour. CRISPR offre, entre autres, l’espoir de les guérir.
  • Un enjeu pour la recherche est de savoir si l’on peut modifier les cellules reproductives, au-delà des cellules non-reproductives.
  • Modifier des gènes au sein de cellules non-reproductives permettrait de guérir l’individu sans que ces mutations puissent être transmises aux enfants. À la différence des modifications des gènes des cellules reproductives. C’est le dernier cas qui est le plus sensible au niveau éthique.
  • Les 5 applications principales devant connaître le plus de progrès en 2017
    • Comprendre à quoi sert chaque gène, et quels sont les gènes derrière un comportement ou une aptitude : on est très loin de savoir quels gènes codent pour quelles aptitudes ou caractéristiques, pouvoir inhiber un gène facilement est le moyen rêvé d’expérimenter afin de dévoiler les mystères de l’ADN
    • Mettre au point des OGMs encore plus adaptés à nos besoins et contraintes, et plus écologiques : des plantes nécessitant moins d’eau, moins de pesticides, moins d’engrais, plus résistantes à la sécheresse, aux insectes et au sel, croissant plus vite et produisant de plus gros grains.
    • Identifier des traitements possibles pour Alzheimer, contre le cancer, le SIDA, l’herpès et l’hépatite
    • Réduire notre dépendance aux hydrocarbures : CRISPR permettrait de modifier des levures pour les conduire à transformer des sucres en hydrocarbures, et notamment les molécules dont nous avons besoin pour produire du plastique, du nylon ou tout autre matériau aujourd’hui dérivé des produits pétrochimiques
    • Pour produire vaccins et médicaments : et ce, en insérant des gènes particuliers dans le génome de plantes pour leur faire produire les cellules et composés organiques voulus
    • Source en anglais – Vox.com

 

  • Les 4 principales raisons pour lesquelles on voudrait pouvoir éditer le génome de cellules humaines, de la moins à la plus controversée :
    • Faire de la recherche fondamentale sur ces cellules humaines en laboratoire : pour comprendre quel gène sert à quoi par exemple, et sans jamais chercher à produire un embryon viable ou à modifier directement un être humain.
    • Essais cliniques en vue de modifier les cellules non-reproductives d’un être humain : ce sont les fameuses thérapies géniques devant permettre de guérir cancer, sida, ainsi que les maladies génétiques. Ces modifications de l’ADN n’encourent pas le risque d’être transmis aux enfants et suscitent donc moins le débat.
    • Modifier le bagage génétique d’une ovule, d’un spermatozoïde voire d’un embryon pour couper court à une maladie génétique :
      • il ne s’agit plus là d’éditer un humain, mais d’éditer l’humanité car on touche aux cellules dites reproductives
      • les changements pourront être transmis de génération en génération
      • l’influente « National Academy of Sciences » américaine a rendu un rapport en février dernier recommandant d’autoriser ces pratiques hautement controversées dans le seul objectif de traiter des maladies génétiques graves pour lesquelles aucune alternative n’existe
    • Modifier le génome d’un individu dans le but non pas de le soigner mais de l’améliorer, le rendre plus fort, plus intelligent : c’est aujourd’hui ce qu’il y a de plus sensible, et est interdit partout dans le monde a priori, pour l’instant…

résumé français écrit par http://www.parlonsfutur.com/blog/5-taxe-sur-les-robots-cryoconserver-votre-cerveau-le-copi

Article originel:

Scientists can now genetically engineer humans. A big new report asks whether we should.

Updated by Brad Plumer@bradplumerbrad@vox.com  Feb 15, 2017, 1:53pm EST
Biotechnologie : modifier le génome est maintenant rapide, précis et bon marché grâce à

Gotta love that designer baby stock art.

 (Shutterstock)

Biotechnology has advanced so rapidly over the past few years that scientists can now edit the genomes of plants and animals with ever-increasing precision. Using new techniques like CRISPR/Cas9, researchers have already shown they can alter genes to create hornless cattle or mushrooms that don’t brown easily.

But the really big question — the stuff of sci-fi — is whether we’ll use genome-editing tools on people to wipe out heritable diseases or to enhance human capabilities. It’s no longer a question of whether we’ll be able to create “designer babies”: The technology is improving at a stunning pace. Instead, it’s a question of whether we should. It’s an ethics question, a policy question.

On Tuesday, the influential National Academy of Sciences released a 261-page report on this issue, titled “Human Genome Editing: Science, Ethics, and Governance.” It’s one of the most thorough looks yet at what’s likely to be possible with new genome-editing techniques — and why scientists should tread carefully.

The report’s recommendations are eyebrow-raising: In very, very limited cases, editing of viable human embryos should be allowed to go forward in the United States — a conclusion that’s certain to prove controversial. In particular, the report argues, clinical trials to edit human sperm, eggs, and embryos should be permissible in cases where there’s a high chance of preventing babies from being born with serious genetic diseases and no “reasonable alternatives” exist.

By contrast, the panel says editing embryos for human enhancement — say, making people stronger or more intelligent — should absolutely not proceed in the United States until there’s much broader society-wide discussion of the thorny ethics involved, like the risks of exacerbating the gap between rich and poor. The report is an in-depth discussion of the issues at play here, so let’s dig in.

The four big reasons we might want to edit the human genome

The report starts by taking stock of all the powerful biotech tools available today, from zinc finger nucleases to TALEN to CRISPR/Cas9. While the technical details vary, these techniques “can be used to make precise changes in the genome at a high frequency and with considerable accuracy.” Here’s a diagram showing how CRISPR/Cas9 works:

A basic guide to how CRISPR works.

 (Javier Zarracina)

There are four big reasons why scientists might want to tinker with the genetic material of human beings in particular — ranging from least controversial to most controversial:

1) Basic research on human cells in a lab. This one’s straightforward. A scientist takes cultures of human cells and uses, say, TALEN or CRISPR to tinker with the genetic code to figure out how our molecular processes actually work — or better understand what our genes do. Scientists might edit “somatic” cells (nonreproductive cell types like skin or liver cells) or “germline” cells (eggs or sperm). But these experiments would never produce viable embryos or modify living human beings.

This is basic, essential research that’s not much different from what’s been going on for decades, and the report argues that existing guidelines should be sufficient to govern these practices. Nothing too contentious here.

2) Clinical trials to edit somatic cells in living humans. Increasingly, however, scientists are also interested in using genome-editing techniques to treat diseases in humans. Last June, the National Institutes of Health approved the first-ever clinical trial to use CRISPR as a cancer treatment. Scientists at the University of Pennsylvania will take immune cells out of 18 cancer patients, edit the cells to make them more effective at targeting cancer, and then infuse the cells back into the patient to see what happens. (This trial is mainly intended to probe the safety of this technique.)

This sort of “gene therapy” will become more common as editing techniques improve. The NAS report cites a long list of potential applications down the road. An excerpt:

 (National Academies of Sciences)

The panel argues that there aren’t any hugely troubling ethical issues here, since this involves altering somatic (i.e., nonreproductive) cells, and the altered traits can’t be passed on to offspring. The panel does, however, urge caution. Genome-editing techniques still aren’t perfect, and they can sometimes misfire, leading to random mutations or other “off-target” effects in the edited cells. What’s more, no one’s yet been able to develop clear safety standards around what misfires are acceptable.

So, the report says, regulators at NIH will need to scrutinize proposals for gene therapy trials on a case-by-case basis. In general, it’s safest to take a cell out of a patient and edit it (known as “ex vivo” treatment), because researchers can more easily check for off-target effects. By contrast, there are still plenty of technical challenges involved in editing cells directly inside a human body (“in vivo” treatment).

3) Editing sperm, eggs, and embryos to stop inheritable diseases. Okay, now we’re getting to the controversial stuff. It’s one thing to edit an adult’s immune cells. If anything goes awry, the effects won’t be passed on. It’s another matter entirely to edit sperm, eggs, or embryos (known as the “germline”) and create genetic changes that can be passed down from generation to generation. Now we’re no longer talking about editing a single human. We’re talking about editing humanity.

For now, the FDA and NIH are barred from approving research on editing human embryos, because of the potentially fraught social and ethical concerns involved. But other countries, like China and the United Kingdom, are moving forward with embryo editing, and interest is certain to grow. There are thousands of inheritable diseases caused by mutations to a single gene (like Huntington’s). For many families, genome-editing may be the only way to prevent kids from being born with certain conditions.

So the panel tries to strike a balance here. It argues that the US government should allow clinical trials on editing sperm, eggs, or embryos — but only under very, very limited conditions. It should be done only to try to prevent “serious diseases” where there’s a convincing link between the gene in question and the disease — and only when there are no “reasonable alternatives.” The panel also urges rigorous oversight and a “continued reassessment of both health and societal benefits and risks.”

The panel concedes that this recommendation is likely to prove contentious. Some people will find the idea of editing viable sperm, eggs, or embryos morally wrong. Others will note that concepts like “reasonable alternatives” and “serious disease” are left frustratingly vague. And still other researchers may find these guidelines so strict as to bar useful research. (More on this below.)

It’s also not clear how widespread embryo editing would become even if US regulators did approve it. As the panel notes, there are still “major technical challenges to be addressed in developing this technology for safe and predictable use in humans.” As a result, the panel predicts that we aren’t likely to see much germline genome editing to prevent disease “in the foreseeable future.”

4) Editing the human genome for “enhancement.” Of course, if scientists could one day edit viable embryos to eliminate diseases, they could also conceivably edit embryos for enhancement. Stronger babies. Smarter babies. Babies born only with blue eyes. Gattacaterritory, basically.

The NAS report notes that this possibility raises all sorts of thorny issues. Would the use of genetic enhancement make inequality worse? Might it one day become so prevalent that enhancement becomes mandatory, like vaccines are today? Should parents have a right to improve their children through genetic modification? How far should regulations around genome editing go to respect religious and cultural discomfort? Are there risks we haven’t even thought of yet? (Almost certainly.)

The report basically concludes that we haven’t even begun to have a serious discussion around these issues, as a society. Nor do policymakers really understand yet what sorts of regulations and governance these techniques should require. As such, the panel recommends that “genome editing for purposes other than treatment or prevention of disease and disability should not proceed at this time.”

But that’s easier said than done. The report notes that the boundary between disease prevention and enhancement can often be hazy. Using genome editing to improve musculature for patients with muscular dystrophy might be okay. But what about improving musculature for people genetically disposed to be weaker than normal? Where do you draw the line? What about genetic editing to improve cholesterol levels? As such, the report notes, scientists and policymakers are going to have to think harder about what counts as “normal” and what is an “enhancement.”

This report won’t end controversy around human genome editing

Should we?

 (Shutterstock)

Suffice to say, this report doesn’t have all the answers for what’s okay and what’s not around human genome-editing — and it would be ridiculous to expect as much. This is a complex debate that will persist for decades.

Instead, the National Academy of Sciences panel tried to lay out some principles to guide further discussions. The development of any new regulations around genome-editing needs to be transparent and open, with ample public input. For instance: “Ongoing reassessment and public participation should precede and clinical trials of heritable germline editing.” And: “Incorporate public participation into the human genome editing policy process about ‘enhancement.’”

Even experts who are steeped in this topic have wildly different views of what’s appropriate. Back in 2015, a group of scientists wrote a letter in Nature calling for a moratorium on all embryo editing, period. The authors, led by Edward Lanphier of the DNA editing company Sangamo Therapeutics, argued that the potential benefits were still too hazy right now and the risks were too great:

In our view, genome editing in human embryos using current technologies could have unpredictable effects on future generations. This makes it dangerous and ethically unacceptable. Such research could be exploited for non-therapeutic modifications.

The critics also worried that a backlash against embryo modification could end up stifling promising research around gene therapy (No. 2 on our list in the last section):

We are concerned that a public outcry about such an ethical breach could hinder a promising area of therapeutic development, namely making genetic changes that cannot be inherited.

In an interview with Science on Tuesday, the lead author of that essay, Lanphier, expressed disappointment with the new NAS report’s cautious approval of embryo editing in some cases: “It changes the tone to an affirmative position in the absence of the broad public debate this report calls for.”

By contrast, George Church, a geneticist at Harvard and one of the pioneers of CRISPR, has long argued that while the benefits of editing embryos seem small right now, they are compelling enough to expand research. Here’s what he told Stat in 2015:

We need only one compelling argument to initiate a new social norm — even when the market is small (as for orphan drugs). For germline modification, we have at least three compelling cases: 1) mitochondrial diseases; 2) families in which post-natal remedies are inadequate and both parents are fully afflicted (20 percent of the world’s marriages involve close relatives); and 3) scenarios in which treating (and possibly pre-screening) single germ cells is safer than treating millions of somatic cells, since each cell adds to the collective risk of developing cancer.

In that same piece, NIH director Francis Collins is much more worried about the potentially risky side effects of human germline editing; you should read their entire exchange.

This new report is hardly going to be the last word on this debate, but the NAS tends to be influential in guiding US government policy, and it’s nudged the discussion significantly in the direction of allowing designer babies — even in limited cases.

Further reading

  • simple guide to CRISPR, one of the biggest science stories of the decade
  • While designer babies get all the attention, there are tons of cool things CRISPR can do that have nothing to do with editing humans. Here’s a list of a few.

Les géants du lait sont accusés d’appauvrir les fromages AOP

Véronique Richez-Lerouge, auteure de Main basse sur les fromages AOP.

 LIVRES ET IDÉES – Véronique Richez-Lerouge, journaliste et défenseure de la diversité des fromages français, dénonce l’hégémonie grandissante des multinationales du lait sur les fromages AOP.

Coup de tonnerre dans le monde du camembert au lait cru normand. Lactalis, le géant lavallois du lait, met la main sur Graindorge, l’un des derniers producteurs de camembert au lait cru AOP (appellation d’origine protégée). Il fait ainsi tomber dans son escarcelle le numéro deux du camembert de Normandie, mais aussi le leader du livarot et du pont-l’évêque, deux autres AOP normandes très reconnues.

C’est de ce rachat apparemment anodin que part Véronique Richez-Lerouge, journaliste et défenseure de la diversité des fromages français, pour dénoncer l’hégémonie grandissante des multinationales du lait sur les fromages AOP. Ce label français dont les contours s’affirment en 1935 avec la première AOP roquefort aurait largement perdu de son efficacité. De fait, il n’empêche plus l’hyper-industrialisation de savoir-faire

Les géants du lait sont accusés d'appauvrir les fromages AOP dans ACTEURS XVM24ab3278-0191-11e7-aad0-d9371b2c396c-300x400

 

centenaires. Un an après La vache qui pleurequi dénonçait la déperdition qualitative du lait industriel, et alors que s’est clos dimanche le Salon de l’agriculture, Véronique Richez-Lerouge dévoile avec Main basse sur les fromages AOPune enquête très fouillée au cœur des territoires des 50 AOP laitières françaises.

Volume ne rime pas avec maintien de la qualité

Après un détour sur la genèse du label AOP et son rôle de protection des savoir-faire fromagers tricolores, l’amoureuse du fromage dresse un état des lieux des forces en présence. Elle démontre l’impact négatif sur la qualité des fromages AOP de la concentration du secteur aux mains des multinationales. «Il n’est pas question d’attaquer les industriels, ce que sont aussi les PME qui font des AOP de très bonne qualité, explique l’auteure. Mais l’histoire montre qu’il est impossible de concilier une logique de volumes – celle des multinationales – et le maintien de la qualité.» Aucun grand groupe laitier, privé ou coopératif, n’est épargné: de Lactalis à Sodiaal en passant par Savencia ou Eurial (branche lait d’Agrial). «Tous vont dans les AOP, car même si c’est une petite partie de leur activité, c’est une vitrine très flatteuse auprès du consommateur, avec des images d’Épinal.»

Problème: en recourant systématiquement à la pasteurisation (autorisée dans la majorité des cahiers des charges AOP), les multinationales tirent vers le bas la qualité de ces fromages. Au travers de l’enquête, la journaliste revient aussi sur les raisons du dévoiement progressif du système AOP, «un système génial à l’origine qui a permis à des filières entières de se développer, mais qui n’assure plus son rôle de protection».

Aujourd’hui, deux tiers des fromages AOP (camembert, roquefort, cantal…) sont ainsi sous la coupe de géants laitiers. Infiltrés à l’Inao (Institut national de l’origine et de la qualité), un organisme censé défendre les AOP, ces groupes pèsent de tout leur poids pour ne pas durcir les cahiers des charges – parfois très légers – des AOP fromagères. De quoi conduire à des affrontements avec des producteurs fermiers qui veulent éliminer la pasteurisation de la production AOP. Un combat perdu d’avance pour Véronique Richez-Lerouge, tant l’Inao se déclare incompétent sur les sujets économiques.

Ce laissez-faire est dénoncé par l’auteure, tout comme le silence de l’Autorité de la concurrence, qui laisse notamment Savencia contrôler 80 % de l’époisses ou Lactalis 90 % du marché du livarot. Du coup, l’auteure préconise une réaffirmation du rôle de ces deux entités, en limitant à 20 % la présence des multinationales dans les AOP.

  • Par Olivia Detroyat
  • Publié le 09/03/2017 à 00:39
  • par http://www.lefigaro.fr/conso/2017/03/09/20010-20170309ARTFIG00001-les-geants-du-lait-sont-accuses-d-appauvrir-les-fromages-aop.php

Les risques du « sans viande » : Le végétalisme, « insensé pour les jeunes »

Les risques du « sans viande » : Le végétalisme, « insensé pour les jeunes »

Sans supplémentation et savants calculs, le végétalisme conduit à la mort. Manger de tout en quantité raisonnable est l’option qui présente le moins de risques pour bien grandir d’abord, et bien vieillir ensuite.

S’opposant au fait que l’on puisse exploiter et tuer des animaux, plusieurs associations « vegan » ont manifesté au Salon de l’agriculture. De nouvelles attaques qui ont amené l’ensemble des syndicats agricoles (JA, Coordination rurale, FNSEA et Confédération paysanne) à faire front commun pour afficher leur ras-le-bol de cette « culpabilisation des consommateurs » et « stigmatisation des éleveurs. »

Attaques qui finissent par accroître le doute dans l’esprit des consommateurs, de moins en moins enclins à manger de la viande. Et à mettre mal à l’aise l’ensemble des filières de productions animales. Invité à l’occasion des 70 ans de l’entreprise Michel, Philippe Legrand, directeur du laboratoire de biochimie – nutrition humaine de l’AgroCampus Rennes et de l’unité Inra associée, a apporté un regard purement scientifique dans ce débat virulent. Sans même parler du plaisir lié à une alimentation diversifiée incluant des produits animaux.

Règle principale : l’homme est omnivore. « Les végétaliens, qui excluent de leur alimentation tous les produits animaux, se mettent en danger. Pour les enfants, les adolescents et les personnes âgées, c’est une prise de risque insensée », déclare Philippe Legrand, qui depuis plus de 30 ans collabore à des recherches sur la nutrition humaine.

Délit de maltraitance nutritionnelle

Aujourd’hui en France, des signaux d’alarme commencent à apparaître par rapport au végétalisme. « Il y a eu des cas d’enfants en dénutrition avancée, et des morts liées à ce type de régime. Nous devons agir suffisamment tôt pour résoudre ce problème qui survient pourtant au sein des classes sociales les plus élevées. » Des scientifiques en lien avec l’Anses souhaitent l’instauration d’un délit de maltraitance nutritionnelle. Pour l’expert, il y aura sans doute un plafond à cet accroissement de végétaliens et végétariens. Est-il atteint ? On ne le sait pas encore.

Philippe Legrand ne défend pas non plus une trop forte consommation de viande. « Nous ne sommes pas obligés de consommer de la viande ou du poisson à tous les repas, mais il n’y a aucune raison de s’en passer dans une journée. » Et d’ajouter : « Ne pas manger suffisamment de produits végétaux comporte aussi des risques. » Sans doute qu’à l’avenir la consommation de viande pourrait baisser en Europe, mais ces produits pourront être exportés. « Partout dans le monde et depuis toujours, l’apport de produits carnés résout les problèmes de nutrition. »

Les végétaliens doivent leur survie à la chimie

Reste qu’il est difficile de communiquer avec des gens radicalisés pour qui il ne suffit pas d’admettre que l’homme mange des produits animaux depuis des millions d’années. Selon Philippe Legrand, s’adresser plutôt à l’entourage peut être une solution. Face aux attaques, les professionnels des filières animales peuvent aussi s’intéresser aux traumatisés du végétalisme, les faire témoigner. Parmi les arguments contre ce type d’alimentation, le plus fort est le manque de vitamine B 12, qui est présente exclusivement dans les produits animaux. « Les végétaliens doivent obligatoirement être complémentés. Sinon, c’est la mort. Ils doivent donc leur survie à la chimie. Le comble, c’est que ces suppléments sont produits par des levures souvent OGM… ».

« N’éliminez rien »

S’agissant du fer, il y en a dans les végétaux, mais il est beaucoup moins assimilable et en quantité moindre. « Pour compenser 100 g de viande, il faudrait manger 12 kg de mâche. » De plus, les besoins en vitamine A ne sont pas couverts avec des végétaux uniquement. Autre point de friction : protéines animales versus protéines végétales. Là encore, l’avantage revient de loin aux premières contenant beaucoup plus d’acides aminés essentiels, par ailleurs plus digestibles. « Un végétalien motivé peut réussir à vivre, mais il devra trouver les plantes capables d’équilibrer son menu et faire des calculs savants. »

Sans compter qu’il lui sera très difficile de bien vieillir. Nourrissant le cerveau et jouant un rôle contre les maladies dégénératives, les acides gras omega 3 sont présents en bonne quantité dans les poissons et les viandes. Les produits laitiers fournissent le calcium nécessaire à la croissance et la densité osseuse, et aussi des vitamines A et D. « Chez les femmes qui avaient rejeté les produits laitiers étant jeunes et qui ont plus de 50 ans aujourd’hui, on a fait le lien avec davantage de fractures osseuses. » Enfin, la science actuelle est loin de connaître tous les secrets d’un bon vieillissement. Alors autant manger de tout en quantité raisonnable pour rester en bonne santé le plus longtemps possible.

‘Viandes et cancer, une erreur’
Questionné sur l’étude faisant un lien entre consommation de viandes et cancer colorectal, Philippe Legrand pense que c’était une erreur. « Dans cette étude, les rats mangeaient une très grande quantité de viande, sans consommation de végétaux. Or des interactions existent entre ces aliments, avec les produits laitiers également. C’est vrai que le fer ferreux des viandes peut conduire à abimer la paroi intestinale, mais il faut aussi voir ses bienfaits. Sans fer, il n’y a pas de vie. Cela nous amène à la question de la juste dose. »

Pour en savoir plus : Philippe Legrand a publié « Coup de pied dans le plat » aux éditions Marabout.

Agnès CussonneauDe Agnès Cussonneau à 9 mars 2017

Publié sur: http://www.paysan-breton.fr/amp/2017/03/les-risques-du-sans-viande-le-vegetalisme-insense-pour-les-jeunes/

 

Le groupe d’agroalimentaire Le Duff investit 4,5 millions d’euros dans sa transformation digitale

Le géant breton de l’agroalimentaire fait sa transition digitale. Le groupe Le Duff amène 4,5 millions d’euros pour sa transition numérique. Pizza Del Arte et Brioche Dorée se dotent déjà de bornes de commandes, d’applications dédiées etc. Mais le groupe créé en 1967 propose également Gourming, une place de marché en ligne qui permet aux producteurs français d’exporter facilement leurs produits.

Le groupe d'agroalimentaire Le Duff investit 4,5 millions d’euros dans sa transformation digitale
Le groupe d’agroalimentaire Le Duff investit 4,5 millions d’euros dans sa transformation digitale© Le Duff

Dans 528 établissements Pizza Del Arte, Brioche Dorée ou Fournil de Pierre, pas de chatbot, de réalité augmentée ou d’Oculus Rift mais une envie de rester dans son cœur de métier : la restauration. Le groupe Le Duff, propriétaire de ces enseignes (création en 1976, 2 milliards de chiffre d’affaires, 35 420 employés) lance sa transformation numérique sans tomber dans l’excès. Pour concocter cette transition, 4,5 millions d’euros sont mis sur la table et un menu en trois étapes a été préparé par le pôle digital et innovation du groupe.

 

En entrée, 1 200 caisses connectées TCPos avec un système unique, tous supports et ouvert, valables dans toutes les enseignes du groupe breton. Pour le plat de résistance, une interface Hybris avec référentiels clients, points de vente et produits qui permettront, dès cette année, la commande et la réservation en ligne ou sur bornes.

 

Enfin le dessert est assuré par Splio qui fournit la gestion des relations clients. Petite particularité : chaque établissement du groupe gère indépendamment sa communication locale. « Nos clients sont avant tout ceux d’un restaurant, indique Anne-Laurence Velly, directrice du pôle digital et innovation pour le groupe Le Duff. Nous avons profité d’être le premier client à l’échelle nationale de Splio pour intégrer nos problématiques de fidélisation locale et nationale dans la création de leur outil. » De son côté, c’est Webhelp qui s’occupera de son côté du service client. Fromage et dessert.

 

GOURMING, UNE PLATE-FORME D’EXPORT

En parallèle de ce menu digital, le groupe a également lancé le 18 janvier dernier le site Gourming, un site pour faciliter l’exportation des produits agricoles français. Un cheveu dans la soupe ? Pas vraiment, comme nous l’explique Anne-Laurence Velly. « En fait, nous utilisons depuis des années un outil similaire en interne. Cette première place de marché, Logistimax, permet de mettre en relation des producteurs locaux avec nos transformateurs et nos restaurants. Depuis deux ans, nous réfléchissons à une manière d’ouvrir ce service à tous. »

 

Dans les faits, cette nouvelle plate-forme, permet à des producteurs d’exporter à l’étranger sans devoir s’occuper de la logistique. « Un prix d’entrée de 100 € est demandé aux utilisateurs. C’est un bon moyen pour ne garder que les gens motivés. Nous facturons également 25 % de la transaction mais on s’occupe de tout, étiquetage, le transport, l’expédition… » Deux cent cinquante producteurs sont déjà inscrits sur cette plate-forme virtuelle. Plusieurs centaines de demandes sont également en cours de traitement.

 

A LIRE AUSSI

Les coulisses de Gourming, l’Amazon de l’agroalimentaire

Les coulisses de Gourming, l’Amazon de l’agroalimentaire

[FoodTech] Les 7 start-up de la première promo d’Accelerise

[FoodTech] Les 7 start-up de la première promo d’Accelerise

Étiquetage nutritionnel simplifié (infographie)

L’expérimentation du gouvernement sous le feu des critiques

Lancée en septembre, l’évaluation grandeur nature des logos nutritionnels simplifiés, dont les conclusions devraient être connues fin janvier, a mobilisé 40 magasins durant 10 semaines pour un budget évalué à 2 millions d’euros. Que Choisir s’est rendu en magasins afin d’évaluer cette expérimentation controversée dont l’objectif est de permettre aux consommateurs de choisir les produits alimentaires les plus favorables à leur santé.

AU RAYON DES CONSERVES

C’est au rayon des plats en conserve que le peu d’engagement des marques nationales dans ce test est le plus flagrant. Ainsi, seules 16 % des conserves de marque nationale étaient étiquetées. Nulle trace en effet d’un étiquetage simplifié sur les leaders du marché que sont Wiliam Saurin ou Buitoni. À l’inverse, 75 % des conserves des marques de distributeurs (MDD) affichaient un logo simplifié. Un constat d’autant plus regrettable que les marques nationales représentent plus de 60 % du chiffre d’affaires du rayon !

AU RAYON TRAITEUR FRAIS

Au rayon traiteur frais (plats cuisinés, pizzas, pâtes à tarte…), seuls 5 produits sur 10 affichent un logo simplifié. Soit 69 % des produits de marques de distributeurs et 42 % des produits de grandes marques. À l’instar du rayon des plats en conserve, la faible participation des marques nationales à l’expérimentation est d’autant plus dommageable qu’elles représentent en réalité plus de la moitié du chiffre d’affaires de ce rayon.

AU RAYON DES PÂTISSERIES INDUSTRIELLES

C’est au rayon des viennoiseries industrielles (pains au lait, madeleines, etc.) et de la panification sèche (pains de mie, pains spéciaux) que l’on trouve le plus de produits étiquetés avec en moyenne 7 produits sur 10 portant un logo simplifié en face avant. Dans le détail, les trois quarts des produits de marques de distributeurs et 4 produits de marques nationales sur 6 jouent le jeu de l’expérimentation, dont certains grands groupes du secteur tels que Harrys ou Jacquet.

PEU DE PRODUITS « DÉSÉQUILIBRÉS » AFFICHENT UN LOGO

Au cours de leurs visites, nos enquêteurs ont relevé un très faible taux d’étiquetage de produits « déséquilibrés » signalés par un E rouge sur le logo Nutri-Score et un triangle à la pointe violette sur logo Sens. Ainsi, dans le rayon des viennoiseries industrielles des magasins expérimentant ces systèmes, moins d’un produit sur 7 était étiqueté d’un E rouge et moins d’un produit sur 5 possède un triangle violet. Difficile d’évaluer si les consommateurs se détournent de ces produits au profit d’autres si l’expérimentation peine à les inclure.

visu-etiquettes-nutritionnellesLe E rouge du logo Nutri-Score et le triangle violet du logo Sens

À PROPOS DE L’ÉTIQUETAGE NUTRITIONNEL

Étiquetage nutritionnel simplifié (infographie) dans -- comportements alimentaires principal-19561

Marie-Noëlle Delaby

 publié à https://www.quechoisir.org/actualite-etiquetage-nutritionnel-simplifie-infographie-l-experimentation-du-gouvernement-sous-le-feu-des-critiques-n23573/

DÉVELOPPEMENT D’APPLICATIONS MOBILES : APPLIQUEZ LA MÉTHODE LEAN !

Nous avons abordé ici plusieurs fois le sujet du Lean Marketing comme un marketing intelligent et extrêmement qualitatif qui apprend de ses erreurs. Nous nous sommes notamment inspiré des écrits d’Eric Ries dans son livre “The Lean Start Up”, qui applique la démarche Lean à la création d’entreprise et au management de l’innovation, pour rapprocher l’Inbound Marketing du Lean Marketing. Et nous ne sommes pas les seuls !

Dans une économie où “ce n’est pas le gros qui mange le petit mais le rapide qui dévore le lent”, lancer un projet mobile nécessite rapidité et adaptation au changement. Le système de production Lean est une méthode de travail qui cherche à éliminer toute forme de gaspillage. Voici trois de ces principes, qui, appliqués au développement mobile, permettent d’améliorer la productivité et la performance des équipes pour réduire le time-to-market.

#1 – COMBATTRE LE MUDA OU “TOUT CE QUI EST SANS VALEUR”

La première faille à combattre est le gaspillage ! Le gaspillage est ce qui est produit mais n’ajoute pas de valeur du point de vue de l’utilisateur.  Cela peut être une fonctionnalité qui n’a pas été demandée par les utilisateurs, une perte de temps dans le processus de développement, une tâche inutile, etc. Appliqué à la conception d’applications web ou mobiles, cela donne quelques principes qui permettent in fine d’accélérer la vitesse de développement et ainsi de délivrance du produit.

CASSER LES SILOS

Dans les cycles de projets classiques, le métier émet le besoin, les business analysts rédigent les spécifications, les designers conçoivent l’application, les développeurs la développent, les testeurs la testent et enfin les utilisateurs peuvent commencer à l’utiliser. Dans une démarche Lean, on optimise cette boucle en incluant les développeurs, les designers et les experts métier de la conception jusqu’au déploiement. Le Product Owner, qui a la vision du produit et la connaissance des utilisateurs finaux, pilote directement l’équipe de développement, sans l’intermédiaire d’un chef de projet. Souvent réunis en un même lieu, l’équipe de développement, l’UX designer et le Product Owner travaillent ensemble pour optimiser les cycles de décisions et les interactions. C’est le concept de plateau projet intégré.

#2 – COMBATTRE LE “MURI” OU LA SURPRODUCTION

Le second cheval de bataille du Lean est la surproduction et les stocks. Le premier indice de cette surproduction est apparue dans une étude Comscore de 2014 révélant que 65% des américains ne téléchargent aucune application chaque mois. Le second est que 83% des applications sur les stores sont des “zombies”, qui sont invisibles des utilisateurs car elles n’apparaissent dans aucun classement ou catégorie du store. Alors comment faire ressortir votre application des 2 millions d’autres ?

CONCEVOIR UNE APPLICATION UTILE ET UTILISÉE

Pour concevoir une application utilisée, vous devez connaître vos utilisateurs. Rien ne sert de passer 3 mois en conception afin de produire l’intégralité des écrans de l’application sans la confronter à l’usage. La démarche Lean UX, initialement théorisée par Jeff Gothelf,  a pour objectif d’optimiser la conception d’un produit en s’appuyant, notamment, sur le principe de la boucle de feedback. Cette conception itérative alterne 3 phases : Observer, Apprendre et Concevoir. Plus les itérations sont courtes, plus l’équipe apprend vite et a d’occasions d’améliorer le produit. Des itérations d’une semaine sont idéales pour pouvoir réagir rapidement aux changements du marché et ré-étalonner ses priorités régulièrement.

SE LIMITER À L’ESSENTIEL, LE MVP

Tant que l’application n’est pas sur les stores, tout ce qu’on a produit n’apporte pas de valeur à l’utilisateur : on accumule les stocks. La clé est de se concentrer sur l’essentiel en développant le parcours utilisateur minimum – le Minimum Viable Product – pour être vite sur le marché. Une application mobile représente un investissement pour votre entreprise : commencer petit, avec une UX irréprochable, vous permettra de valider vos hypothèses pour faire évoluer l’application avec les fonctionnalités que les utilisateurs réclament.

#3 – DEVENIR UNE ORGANISATION APPRENANTE

Tout au long de votre projet, vos idées, le design, le parcours, les fonctionnalités de votre application vont évoluer au gré des retours utilisateurs. Pour gérer ces changements, la clé est de s’adapter en temps réel. Dès 2011, Amazon déployait en production toutes les 11.6 secondes en moyenne !

MESURER ET OPTIMISER

Pour optimiser votre retour sur investissement, vous devez mesurer les performances de vos applications. Vous pouvez opter pour des mesures qualitatives ou quantitatives :

  • Les mesures qualitatives s’obtiennent en réalisant des tests en conditions réelles, dès la seconde semaine de développement et de façon régulière (au moins 1 test par semaine) :
    • soit avec des utilisateurs finaux de l’application,
    • soit avec des utilisateurs choisis au hasard (vos collègues, des proches, etc.) à qui on demande de se mettre dans la peau de l’utilisateur cible par le biais d’un scénario (user story).
  • Les mesures quantitatives s’obtiennent via l’implémentation d’analytics dès la première semaine de développement.

APPRENDRE ET RÉAGIR

Collecter des données utilisateurs en production est une mine d’informations pour votre entreprise. Les analyser en temps réel permet d’en apprendre beaucoup sur vos utilisateurs et de réagir. On passe ainsi par différentes étapes :

  • Définir des standards c’est-à-dire des objectifs à atteindre
    • Collecter de la donnée via les analytics ou des retours utilisateurs
    • Visualiser l’écart au standard : cela peut être grâce à un graphique qui affiche le standard et les données collectées par exemple
  • Analyser les causes de cet écart en émettant des hypothèses sur les points de blocage dans le processus qui ne me permettent pas d’atteindre le standard
  • Prioriser les actions en fonction de l’objectif que vous voulez atteindre le plus vite.

Vous souhaitez en savoir davantage sur le Lean et les méthodes agiles appliqués au développement mobile ? N’hésitez pas à les découvrir plus en détail ou à échanger avec les équipes de BAM qui proposent des solutions sur mesure pour vos projets mobiles. Posté le 10 novembre 2016 à https://www.markentive.fr/blog/lean-developpement-applications-mobiles/

12345...34

croquefeuille |
Succès Marketing |
Entre Organisation et Equit... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | 3D-Margot-Marina-Franck
| On s'amuse...
| cuisinebio