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Les premières mesures issues de la Convention citoyenne pour le climat ont été adoptées par le Conseil de défense écologique, il s’agit notamment de l’extinction des chaudières au fioul et au charbon ainsi que de l’interdiction de chauffer les terrasses.

La fin des chaudières polluantes

Dès le 1er janvier 2022, l’installation de chaudière au fioul ou au charbon sera proscrite dans les logements neufs. À cette même échéance, les chaudières polluantes arrivant en fin de vie devront être remplacées par des équipements plus durables telles que les pompes à chaleur. Pour cela, les ménages les plus modestes bénéficieront d’aides qui pourront portées jusqu’à 80% du coût du nouvel équipement.

La performance énergétique comme critère de décence

Un nouveau décret va faire entrer la performance énergétique comme critère pour définir un logement décent. Celui-ci devrait être applicable au 1er janvier 2023. Ainsi, les occupants de logements énergivores pourront exiger l’exécution de travaux de la part du propriétaire. En France, on compte 7 millions de logements mal isolés. On estime que l’on peut parler de logement énergivore lorsque la consommation énergétique de ceux-ci dépasse les 500 kwh au m².

La disparition des terrasses chauffées

C’était l’une des propositions de la Convention citoyenne pour le climat et le Conseil de défense écologique lui a donné vie. Dès l’hiver 2021 (ou 2022), il sera interdit d’implanter des systèmes de chauffage en extérieur sur l’espace public et les terrasses de café. Une interdiction déjà mise en œuvre dans quelques communes du territoire national, comme à Rennes.

Deux nouveaux parcs naturels régionaux

Le mont Ventoux, dans le Vaucluse et la baie de Somme, en Picardie maritime seront désormais considérés comme parcs naturels régionaux. De plus, la forêt de la Robertsau en Alsace va devenir une réserve naturelle. Ainsi, c’est 30% du territoire français qui sera sous protection.

La lutte contre l’artificialisation des sols

Une circulaire va être transmise aux préfets pour leur demander de lutter contre l’artificialisation des sols en signalant les projets d’implantation commerciale susceptibles de détruire les terres agricoles ou les espaces naturels à la commission nationale. Cette procédure permettra ainsi de geler les opérations en attendant 2021 et l’adoption d’une mesure législative allant en ce sens.

Diviser par deux la « bétonisation » c’est l’objectif du gouvernement. Cette demande qui émane de la Convention citoyenne pour le climat devrait prendre vie grâce à un fonds de plusieurs centaines de millions d’euros mis en place dans le cadre du plan de relance. Cette enveloppe budgétaire devrait permettre de réhabiliter des centaines d’hectares de friches urbaines.

Boxy, le magasin autonome où l’on ne passe pas à la caisse

Entièrement automatisée, cette supérette installée dans un conteneur à Gennevilliers ne compte aucun employé ni caisse automatique.

Installé dans un conteneur sur le port de Gennevilliers, le magasin Boxy ne compte aucun employé. © Thibaut Déléaz / Le Point
Posé près d’un parking, le conteneur rouge de Boxy détonne dans le décor morne et gris du port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Ce n’est pas un conteneur égaré après son déchargement d’une péniche, mais une petite supérette… entièrement autonome.
Après s’être inscrit sur l’application Boxy et avoir entré ses coordonnées bancaires, il suffit de scanner son code QR pour déverrouiller la porte d’entrée. À l’intérieur du magasin, une rangée de frigos remplis de sandwichs, salades, pizzas, boissons ou fromages, et des rayons de gâteaux, des pâtes, du lait ou encore des produits d’hygiène. Le client n’a plus qu’à se servir et à partir, sans rien faire de plus. Quelques minutes plus tard, le reçu arrive dans l’application et les produits pris sont facturés.

Capteurs et intelligence artificielle

L’expérience est déroutante, mais cela fonctionne. « On est entre 1 et 3 % de taux d’erreur, ce qui est très correct », confirme David Gabai, cofondateur de Storelift, la start-up derrière cette supérette ultratechnologique. C’est grâce à des capteurs disséminés partout dans le magasin et un programme d’intelligence artificielle que Boxy peut savoir quels produits le client prend dans les rayons.
« Quand vous entrez dans le magasin, le système va capter votre silhouette et votre gabarit – sans reconnaissance faciale – et l’associer à votre compte », détaille David Gabai. Plusieurs personnes peuvent ainsi faire leurs courses en même temps. Un produit pris est ajouté à notre panier virtuel, et retiré si l’on change d’avis et qu’on le repose à sa place.
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Salades, sandwichs, fromages, boissons, pâtes, gâteaux… L’offre de Boxy est surtout destinée à du dépannage ou aux repas des travailleurs. © Thibaut Déléaz / Le Point
L’objectif de Storelift avec cette mini-supérette est de proposer une offre de restauration et d’alimentation de proximité là où il n’y en a plus. Ce premier exemplaire installé début août sur le port de Gennevilliers en est le parfait exemple, installé comme un symbole devant un ancien tabac presse et un restaurant à l’abandon.
Dans cette zone où travaillent 8 000 personnes, il n’y a plus rien pour manger. « On a beaucoup de bons retours, de gens qui disent tous pareil : qu’il n’y avait plus rien avant nous », rapporte le cofondateur, qui souligne qu’une partie du chiffre d’affaires se fait aussi la nuit, quand les travailleurs nocturnes des usines prennent leur pause.

Une prise de courant suffit

Le modèle du conteneur est facile à dupliquer : il faut à peine 24 heures pour l’installer, et juste une prise pour le brancher. Une simplicité qui permet aussi d’envisager des installations temporaires, note David Gabai. « Ça peut être pertinent de l’installer dans un camping pour la saison, par exemple. » Des magasins Boxy pourraient aussi s’installer dans des locaux plus traditionnels, dans des zones périurbaines.
À l’origine, David Gabai et son associé Tom Hayat travaillaient sur une technologie à vendre aux magasins physiques pour leur apporter une connaissance plus fine de leurs clients et de leurs comportements dans les rayons et devant les produits, mais ils n’ont « pas trouvé leur marché ». À l’automne 2018, ils décident finalement de réorienter Storelift vers la création d’une chaîne de magasins autonomes, en développant une technologie similaire aux Amazon Go ouverts par le géant de la livraison outre-Atlantique.
Une multitude de capteurs permettent de suivre les achats des clients dans le magasin.
Beaucoup de travail, deux levées de fonds et un test plus tard, le premier Boxy est né sur le port de Gennevilliers. Et la start-up compte bien concurrencer les acteurs de la grande distribution sur le terrain de la proximité. « Ce n’est pas une solution technologique qu’on vendrait à des enseignes, précise David Gabai. C’est une marque, une nouvelle enseigne de proximité dans l’alimentaire. »

Petits prix et mutualisation

Leur arme face aux petits Casino, aux Carrefour Express ou aux Franprix ? Proposer des prix similaires à ceux d’une grande surface, bien inférieurs à ceux que pratiquent en temps normal les supérettes de cette taille. « Avec un magasin autonome, on arrive à réduire les charges, et l’amplitude horaire 24 heures sur 24 augmente le potentiel économique. »
Quelques minutes après sa sortie, le client reçoit une facture pour les produits qu’il a récupérés dans le magasin.
Même pour le réassort du magasin, quotidien, tout a été optimisé. L’outil informatique permet d’avoir une connaissance très fine du stock dans chaque magasin et ainsi de savoir précisément ce qui doit être renouvelé. Les commandes seront préparées et mutualisées dans un entrepôt à Ivry-sur-Seine, avant d’être livrées. Une intervention humaine éclair dans le commerce : « Le livreur fait sa tournée, il s’arrête pour ranger les produits, nettoie le magasin et contrôle les dates limites », décrit David Gabai. La surveillance des magasins, à distance, est elle aussi mutualisée, tout comme le service client.
À Gennevilliers, Boxy vise les 70 à 120 clients par jour. Pour ce premier mois d’expérimentation, le panier moyen est de 4 à 6 euros, et « 80 % des clients reviennent ». Une prochaine unité doit ouvrir à la fin du mois au parc Icade de Rungis. D’autres devraient suivre, pour, espèrent ses créateurs, installer solidement le logo rouge et blanc de Boxy dans le paysage des commerces de proximité.
Publié le 06/09/2020 à 09:00 | Le Point.fr
SOUrCE: https://www.lepoint.fr/economie/boxy-le-magasin-autonome-ou-l-on-ne-passe-pas-a-la-caisse-06-09-2020-2390500_28.php

Covid-19 : Rokid lance des lunettes de réalité augmentée affichant la température des passants

Vu ailleurs Vidéo La start-up chinoise Rokid a créé une paire de lunettes de réalité augmentée à partir de ses technologies existantes pour repérer les personnes atteintes du Covid-19 à partir de leur température corporelle. Vendu à un millier d’exemplaires, le dispositif est utilisé par des entreprises pour remplacer les points de contrôle fixes à l’entrée des bâtiments.

Covid-19 : Rokid lance des lunettes de réalité augmentée affichant la température des passants
Covid-19 : Rokid lance des lunettes de réalité augmentée affichant la température des passants © Rokid

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Covid-19 : Le port d'Anvers recourt à un bracelet connecté pour faire respecter la distanciation sociale

Les jeunes pousses entendent bien tirer parti du déconfinement de la population, suite à de longues semaines de lutte pour endiguer la pandémie de Covid-19, pour prouver l’utilité de leurs solutions. Comme le rapportent nos confrères de Reuters, c’est le cas du Chinois Rokid, à l’origine d’une paire de lunettes de réalité augmentée à même d’afficher la température des passants. Un repositionnement pour la start-up basée à Hangzhou et spécialiste du jeu vidéo, qui dit avoir conçu un modèle bien spécifique pour répondre aux besoins des autorités.

 

UN MILLIER D’UNITÉS VENDUES

Deux semaines de développement auraient suffi pour créer les lunettes T1, qui reposent en grande partie sur d’autres dispositifs de réalité augmentée précédemment mis au point par la jeune pousse. Notamment équipé d’un capteur infrarouge et d’une caméra, l’objet permet à l’utilisateur de visualiser les températures corporelles à distance grâce à un écran embarqué. Un millier d’unités auraient déjà été vendues à des pouvoirs publics, mais aussi à des entreprises ou des écoles… et la demande se ferait de plus en plus forte.

« La vérification de température à distance pourrait représenter une aide précieuse pour les pouvoirs publics. Le fait de proposer cette technologie dans un objet portatif (wearable) la rend d’autant plus pratique », a souligné auprès de Reuters Xiang Wenjie, vice-président de Rokid, précisant que sa société a levé près d’un milliard de dollars en 2018 lors d’un tour de table mené par le fonds d’investissement singapourien Temasek et le groupe bancaire Crédit suisse.

ÉVITER LES POINTS DE PRISE DE TEMPÉRATURE FIXES

La start-up chinoise affirme qu’elle continue d’améliorer sa solution dans le but d’afficher la température de plusieurs personnes simultanément pour encourager son utilisation dans des endroits très fréquentés – tels que les marchés ou les aéroports, par exemple. Selon elle, une entreprise a déjà implémenté la solution sur l’un de ses sites de Hangzhou pour remplacer les points de prise de température fixes. Installés dans la précipitation, au retour des employés après le confinement, ces derniers représentaient un casse-tête pour la société… qui a estimé que cette méthode de contrôle n’est pas assez souple pour une implémentation à long terme.

Rokid n’est pas la seule entreprise chinoise sur les rangs. KC Wearable a, pour sa part, conçu un casque connecté doté de fonctionnalités similaires et déjà adopté par les forces de l’ordre aux Emirats arabes unis. Le géant de la reconnaissance faciale SenseTime a aussi déployé des systèmes d’imagerie thermique dans de nombreuses gares à travers la Chine. Pour éviter la propagation du nouveau coronavirus, le Belge Rombit a modifié son bracelet connecté dans le but de lui permettre de garantir le bon respect de la distanciation sociale sur le lieu de travail. Interrogé par Reuters au sujet de ces dispositifs, Jin Keli, président du gestionnaire immobilier Greentown Property Management, les a jugé « très efficaces pour réaliser des mesures sans contact physique en plein milieu d’une foule ».

La cooptation fait son grand retour

Dans la guerre actuelle des talents, de plus en plus d’entreprises renouent avec ce système éprouvé de recommandation entre pairs. Il convient toutefois d’encadrer le dispositif afin d’éviter certaines dérives.

Sur le principe « les amis de mes amis sont mes amis », la cooptation revient en force selon le dernier rapport de Top Employers Institute. 73 % des « top employeurs » en France la pratiquent, soit 13 points de plus en un an. Cette méthode de recrutement qui a fait ses preuves est, de fait, un bon moyen de contourner l’état pénurique de certains profils comme les développeurs informatiques. Qui mieux qu’un collaborateur connaît à la fois son entreprise et les attentes de son réseau ? Moins chère qu’un cabinet de recrutement ou même que le dépôt d’une annonce sur un job board, la cooptation permet d’obtenir des candidatures de meilleur de qualité. S’engageant personnellement, le coopteur ne prendra pas le risque de recommander un « bras cassé ». Ce système de recommandation entre pairs permet surtout de sonder marché caché de l’emploi inaccessible aux processus classiques de recrutement.

Pour industrialiser la démarche, il existe des plateformes comme Keycoopt System ou Myjobcompany qui diffusent les annonces en interne sur lesquelles le collaborateur peut positionner des personnes de son entourage voire postuler lui-même. Ce qui permet ainsi de lier mobilité interne et cooptation. Afin d’inciter les collaborateurs à jouer les agents recruteurs, la cooptation est généralement assortie d’une prime, dont le montant oscille entre 200 et 5 000 euros, ou d’un avantage en nature comme un bon d’achat ou un voyage. L’attribution de gratifications trop élevées fait débat. Elle conduirait, selon certains experts RH, à faire des collaborateurs de véritables de chasseurs de prime. Directeur de Keycoopt System qui a notamment Bonduelle comme client, Guillaume Dubrule n’a jamais constaté ce type de dérive qui transformerait la cooptation en nouvelle source de revenus. « Tout d’abord, il n’y a pas de postes à pourvoir toutes les semaines. Ensuite, il y a des garde-fous. Une personne ne peut pas recommander tout son carnet d’adresses en se disant, qu’avec un peu de chance, un de ses contacts sera recruté. Il faut pouvoir justifier chaque recommandation. J’ai travaillé quinze ans avec Guillaume dans une autre vie, je lui connais telles qualités. Cela ne peut pas être un simple contact LinkedIn. »

Attention au clonage !

Autre risque : la confusion entre cooptation et copinage. En dépit de l’affection qu’il porte au coopté, le coopteur doit recommander une personne pour ses seules compétences professionnelles, en toute objectivité. Il en va de sa propre crédibilité. Inversement, il aurait beaucoup à perdre à entraîner un ami à venir dans son entreprise en lui cachant les difficultés du poste.

Le dernier grief contre la cooptation, c’est le « syndrome du mouton ». Un collaborateur recommandera avant tout des candidats issus de son école ou ayant suivi un parcours similaire au risque de faire venir les mêmes clones. Ce qui ne favorise pas la diversité des équipes ni les recrutements atypiques. Si tous les profils recommandés travaillent dans l’ancienne société du coopteur, cela pourrait être, par ailleurs, perçu comme un débauchage massif et donner lieu à une action en justice.

—— Xavier BISEUL (Tribune Verte 2934)

Étude : L’INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE A FAIBLEMENT RECOURS À LA COOPTATION

Selon la dernière étude de l’Apec sur le sourcing, la cooptation des salariés était le quatrième canal d’embauche de cadres en 2018 avec 10 % des postes pourvus, soit un point de plus que l’année précédente. Cette moyenne est très variable d’un secteur d’activité à l’autre. Avec un taux de recours 19 %, l’industrie agroalimentaire est celle qui est le moins portée sur la cooptation. À titre de comparaison, l’informatique affiche un taux de 64 %, la communication et les médias, 59 %, la banque-assurances, 55 %. Plus la taille de l’entreprise est grande et plus le choix de la cooptation est prononcé. Il est de 35 % pour les sociétés de 50 à 100 salariés pour s’élever à 59 % pour les celles de plus de mille employés.

Avis d’expert : « LA COOPTATION DOIT CONCERNER TOUS LES COLLABORATEURS

Guillaume Dubrule, directeur de Keycoopt System

Quels sont les facteurs-clés de réussite d’un programme de cooptation ?
Décréter la cooptation est une bonne chose mais si le programme n’est pas associé à un plan de communication, il a peu de chance de réussir. Affichage, SMS e-mailing, intranet, vidéo… Tous les supports sont bons.

Les meilleurs lancements sont portés au plus haut niveau hiérarchique de l’entreprise. Dans un mail adressé à toute l’entreprise, la direction générale expliquera les raisons du recours à la cooptation et comment elle souhaite que ses collaborateurs l’aident à recruter.

Rédiger une charte de la cooptation permet de définir les règles du programme. Peut-on, par exemple, recommander des membres de sa famille ? Aux yeux de certains employeurs, cela pourrait nuire aux relations de travail. D’autres entreprises estiment que les membres du comité direction ne sont pas éligibles au programme, la cooptation faisant partie intégrante de leur fonction.

Il faut ensuite tenir informé les coopteurs du suivi du process. La personne s’est engagée au nom de son entreprise, elle a le droit de savoir ce que la candidature est advenue que l’issue soit positive ou non.

Faut-il embarquer tous les collaborateurs ?
Je le conseille quitte à modérer le montant des primes en fonction de l’état pénurique des postes recherchés. Ne donner l’accès au programme qu’à une partie du personnel risque de générer de la frustration. Pourquoi le service IT serait intéressé au recrutement et pas le service comptabilité ? Ce n’est pas parce que je travaille au marketing que je ne connais pas des commerciaux et des ingénieurs. Les passerelles entre les métiers sont de plus en plus ouvertes et nous sommes tous amenés à avoir plusieurs vies professionnelles. Il n’y a donc pas de raison de cloisonner à l’exception de la cooptation sur des postes stratégiques ou confidentiels.

Quid de la prime ?
Je recommande d’assortir systématiquement la cooptation d’une gratification qui prend généralement la forme d’une prime financière, oscillant de 200 à 5 000 euros avec un point d’équilibre autour de 600/800 euros. Certains employeurs préfèrent donner des bons d’achat ou faire bénéficier le cooptant de tarifs préférentiels sur produits et services de la société. La tendance est aussi aux dons versés aux associations caritatives comme Les Restos du Coeur.

Je pense qu’il ne faut pas conditionner l’attribution prime à la fin de la période d’essai du coopté même si les deux tiers de nos clients versent 50 % du montant à la signature du contrat de travail et 50 % ensuite. Le rôle du cooptant s’arrête à la recommandation. Les RH ont ensuite évalué le profil et ont pris la décision de le recruter. La cooptation reviendra toujours moins chère que de faire appel à un cabinet de recrutement qui factura sa mission plusieurs milliers d’euros. Le dépôt d’une annonce sur un site d’emploi peut, lui, coûter de 500 à 1 000 euros. Non seulement la cooptation revient moins cher mais la qualité des candidatures est significativement meilleure et elle fait baisser le turnover. Le cooptant se sera assuré que le profil recommandé correspond aux valeurs de l’entreprise. Il l’aura briefé avant.

Enquête Coronavirus : en Vendée, l’agroalimentaire profite-t-il vraiment de la crise ?

 

Si les ventes de certains produits alimentaires ont explosé depuis le début du confinement, pas sûr que les entreprises du secteur gagnent toutes en rentabilité. Les géants de l’industrie agroalimentaire Fleury Michon, Europe Snacks, Maître Coq ou La Mie Câline profitent-ils tous de la crise? Enquête en Vendée.

La chaîne de production de l'activité Catering Aérien, de Fleury Michon, à Pouzauges.
La chaîne de production de l’activité Catering Aérien, de Fleury Michon, avant la crise du coronavirus, à Pouzauges, en Vendée. Celle-ci est désormais quasiment à l’arrêt. — Photo : Le Journal des Entreprises

« L’activité de nos sociétés alimentaires a augmenté de 20 à 40 %. » C’est le constat que fait Olivier Joreau, directeur général adjoint de la coopérative agricole vendéenne Cavac, depuis le début du confinement. Le fabricant de jambons et lardons, Bioporc (108 salariés, 22,7 M€ de CA), basé à La Châtaigneraie, en Vendée, connaît une explosion de la demande. Tout comme Biofournil (81 salariés), une autre société de la coopérative agricole Cavac, qui fabrique du pain pour la grande distribution et les magasins spécialisés en bio.

Si l’agroalimentaire est le secteur économique qui souffre le moins de l’épidémie de coronavirus selon l’Insee, tous les industriels ne sont pas égaux face à la crise. Exactement comme les grandes et moyennes surfaces, à l’autre bout de la chaîne. La plupart de ceux qui fournissent des produits de premières nécessités tournent à plein régime mais certains souffrent de l’arrêt de la restauration collective ou d’une partie de leurs activités. D’autres sont boudés par les consommateurs ou connaissent des difficultés logistiques, d’approvisionnements ou de recrutement qui les empêchent d’avancer.

La chaîne de production de jambons de Fleury Michon, à Pouzauges, en Vendée.
La chaîne de production de jambons de Fleury Michon, à Pouzauges, en Vendée. – Photo : Le Journal des Entreprises

Des productions en surrégime

À Pouzauges, dans le bocage vendéen, le mastodonte Fleury Michon (3 900 salariés, 717 M€ de CA) illustre la multiplicité de situations que vit l’agroalimentaire à l’heure du coronavirus. Globalement, le groupe connaît une hausse d’activité.  La première semaine de confinement, le groupe estimait que ses livraisons de charcuteries et plats cuisinés avaient ainsi augmenté de 20 à 30 %. Depuis, le géant de l’agroalimentaire observe toujours une croissance de la demande, sans donner de chiffres. La grande distribution concentre 80 % de l’activité du groupe et représente 610 M€ de chiffre d’affaires en 2019. Mais en parallèle, l’activité catering aérien de l’industriel, qui représente 11 % de l’activité et 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, a chuté avec l’arrêt quasi-total de l’activité aérienne. Deux des usines du groupe sont en conséquence à l’arrêt, au Canada et aux Pays Bas. La livraison de plateaux-repas est également en forte diminution, même si le groupe tente de repositionner l’une de ses offres avec une gamme de lunch box, pour ceux qui continuent de se rendre en entreprises. Le bilan n’est donc pas forcément positif pour le groupe, qui reste discret à ce sujet.

« Nous avons augmenté les volumes des produits les plus demandés par les consommateurs. Nous n’avons pas regardé la rentabilité »

Du côté du volailler Maître Coq, qui élabore également des produits de premières nécessités, la croissance n’est pas détonante non plus. Si l’industriel a fortement augmenté la cadence pour approvisionner les rayons libre-service des supermarchés, sa progression globale n’est que de 2 %. La raison ? Plusieurs de ses activités sont à l’arrêt, celle à destination de la restauration collective d’abord, mais également la préparation de volailles destinées aux rayons rôtisserie de la grande distribution. Maître Coq (2 500 salariés, 527 M€ de CA) basé à Saint-Fulgent en Vendée, travaille à 70 % pour la GMS. Et comme beaucoup d’industriels, il a été contraint de diminuer son nombre de références pour alimenter davantage les rayons.

Une solution pas toujours synonyme de profit. « Nous avons augmenté les volumes des produits les plus demandés par les consommateurs. Nous n’avons pas regardé la rentabilité », assure Christophe Guyony. Les produits de base sont ceux qui fonctionnent le mieux mais bénéficient rarement d’une forte valeur ajoutée. « Les œufs, le fromage, la farine, le lait sont les produits qui partent le plus », énumère Guillaume Allouin, directeur du Carrefour City de la Cité des Congrès, à Nantes. Si la hausse d’activité est parfois considérable, la rentabilité n’est donc pas toujours liée.

À Saint-Fulgent, en Vendée, le volailler Maître Coq travaille à 70 % pour la grande distribution.
À Saint-Fulgent, en Vendée, le volailler Maître Coq travaille à 70 % pour la grande distribution. – Photo : Le Journal des Entreprises

Le snacking à la peine

Les produits de snacking, plus rentables, sont quant à eux, souvent délaissés par les consommateurs. « Sur ces segments, la demande est en baisse », confirme Fleury Michon qui détient notamment le fabricant de préfou et de bouchées apéritives, Paso, dont la production est au ralenti. Le fabricant de produits apéritifs vendéen, Tapasti (7,2 M€ de CA, 50 salariés), basé à Pouzauges, a, quant à lui, vu son activité chuter de 70 %. Spécialisé dans les antipasti italiens et les tapas espagnols, la PME vendéenne travaille pourtant à 75 % pour les grandes et moyennes surfaces. Du côté des boulangeries, la chute d’activité est encore plus alarmante. À Saint-Jean-de-Monts, La Mie Câline, qui fabrique pains, viennoiseries et snacking a confié à Ouest-France, qu’elle avait diminué sa production de 90 % début avril. Selon l’association nationale des industries alimentaires (Ania), jusqu’à 88 % des entreprises agroalimentaires estiment que leur chiffre d’affaires baissait en mars. La moitié d’entre elles envisageait un recul supérieur à 25 % et un quart estimait que cette baisse serait supérieure à 50 %.

« Nous n’arrivons pas à répondre à toutes les commandes de nos clients. »

D’autant que certaines sociétés, qui connaissent une hausse de la demande, ne sont pas en capacité d’y répondre car elles rencontrent des difficultés logistiques, d’approvisionnements ou de recrutement. Europe Snacks (2 200 salariés, 380 M€ de CA), le géant du biscuit apéritif à marque de distributeurs installé à Saint-Denis-le-Chevasse en Vendée, n’est, lui, pas freiné par la baisse de la demande mais par l’absentéisme. L’industriel cherche à recruter entre 50 et 100 salariés en urgence sur ces différents sites, basés en Vendée et dans le Maine-et-Loire. « Environ 30 % de nos effectifs sont absents, précise Dominique Duprat, directeur général d’Europe Snacks France. Nous n’arrivons pas à répondre à toutes les commandes de nos clients. »

Europe Snacks est le leader français des biscuits apéritifs à marques de distributeurs. Il est basé à Saint-Denis-la-Chevasse, en Vendée.
Europe Snacks est le leader français des biscuits apéritifs à marques de distributeurs. Il est basé à Saint-Denis-la-Chevasse, en Vendée. – Photo : Le Journal des Entreprises

« Cela prouve la pertinence d’un modèle économique local »

Selon l’Ania, 25 % des entreprises agroalimentaires ont des difficultés liées à la main-d’œuvre. Le principal problème qu’elles rencontrent est logistique, il concerne 70 % d’entre elles. Quant aux difficultés d’approvisionnements, elles touchent 40 % des entreprises. Les sociétés qui semblent épargnées sont celles qui misent sur le circuit-court. « Nos clients et fournisseurs sont locaux, nous n’avons pas de difficulté logistique ni d’approvisionnement pour le moment. Cela prouve la pertinence d’un modèle économique local », se satisfait, pour sa part, la coopérative agricole vendéenne Cavac. Un constat partagé par Reynald Naulleau, cofondateur de l’entreprise Vite mon marché, qui livre à domicile à Nantes et à La Roche-sur-Yon, et qui a vu son nombre de commandes multipliées par 3,5. « Nous n’avons jamais été aussi proches des consommateurs. Je pense que ce lien devrait perdurer et témoigner de la pertinence des circuits courts », estime-t-il.

Pour les industriels, les conditions à réunir sont donc nombreuses pour bénéficier d’une hausse d’activité. Travailler quasi exclusivement avec les réseaux de distribution classiques ou spécialisés, de préférence en circuit court pour éviter les problèmes logistiques ou d’approvisionnement. Le tout en limitant le taux d’absentéisme et en continuant, bien sûr, à produire des denrées à forte valeur ajoutée. Pas évident de profiter de cette crise…

Par Jéromine Doux, le 08 avril 2020

Ordonnances sur droit du travail Corona virus

Le gouvernement a adopté 25 ordonnances dans le cadre de la loi d’urgence sanitaire hier. Édouard Philippe a solennellement déclaré que le pays allait entrer dans une période d »efforts longs » ; les mesures suivantes ont d’ores et déjà été prises pour modifier « temporairement » le droit du travail afin de l’adapter à cette période de crise, ou encore pour aider les entreprises à affronter la crise économique :

  • Le nombre d’heures de travail hebdomadaire peut être porté à 60 heures dans les « secteurs particulièrement nécessaires à la sécurité de la nation ou à la continuité de la vie économique et sociale », sur une semaine.
  • Certaines catégories d’entreprises sont autorisées à faire travailler leurs salariés 48 heures en moyenne par semaine sur 12 semaines consécutives.
  • Le travail le dimanche est autorisé dans certains secteurs d’activité.
  • L’employeur peut imposer ou différer des vacances, pour des périodes ne pouvant excéder « six jours ouvrables », avec un accord de branche.
  • Les dates des RTT peuvent être modifiées au bon vouloir de la direction des entreprises.
  • Les entreprises seront remboursées des indemnités de chômage partiel à hauteur du SMIC jusqu’à quatre fois et demi le SMIC.
  • Mise en place d’un fonds de solidarité pour les entreprises réalisant moins d’un million d’euros de chiffre d’affaires.
  • Chaque entreprise dont le chiffre d’affaires est inférieur à 1,5 million d’euros peut bénéficier d’une garantie d’Etat à hauteur de 300 milliards.
  • Suspension et échelonnement sans pénalité pour les entreprises des factures d’électricité, de gaz, d’eau et des loyers.

Coronavirus : comment l’agroalimentaire répond à l’explosion de la demande

Le géant de la charcuterie Fleury Michon, le deuxième producteur de volaille et de viande bovine français Terrena, les sociétés agroalimentaires de la coopérative agricole Cavac ou encore le groupe maraicher Cheminant, tous connaissent une hausse d’activité de 20 à 75 % depuis les premières annonces de confinement visant à éviter la propagation du coronavirus. Et tous doivent s’adapter en urgence pour livrer les grandes surfaces.

  • Coronavirus : comment l'agroalimentaire répond à l'explosion de la demande dans - Pays de Loire

    Photo : Fleury Michon

« Les livraisons de produits en charcuterie et en plats cuisinés auprès des distributeurs ont augmenté de 20 à 30 % », constate le géant de l’agroalimentaire Fleury Michon, depuis l’annonce des premières mesures visant à limiter la propagation du coronavirus. Le groupe Terrena, à Ancenis, deuxième producteur de volaille et de viande bovine en France (CA de 4,9 Mds€) confirme « la forte demande des clients et des consommateurs. » Le jambon, la charcuterie et la volaille, feraient en effet partie des produits les plus plébiscités – avec les œufs, le lait ou les pâtes – par les consommateurs. « Chez nous, ce qui progresse le plus, ce sont les produits frais comme la charcuterie et le pain », précise Olivier Joreau, directeur général adjoint de la Cavac qui a vu l’activité des sociétés agroalimentaires de la coopérative agricole augmenter de 10 à 50 % en seulement quelques jours. « Lorsque le président de la République a annoncé que les écoles allaient fermer, les stocks ont fondu », précise le directeur général adjoint de la Cavac qui produit du pain via la société Biofournil (80 salariés), de la charcuterie au sein de Bioporc (80 salariés), des biscuits avec Les Petits Amoureux (20 salariés), des galettes et crêpes via Catel Roc (20 collaborateurs) et des préparations surgelées grâce à Atlantique Alimentaire (150 collaborateurs).

« La demande de farine explose »

La société de transport Mousset, dont 50 % de l’activité est consacrée au transport d’animaux vivants, confirme cette forte hausse. « Notre pic d’activité concerne la volaille et le poulet en particulier », assure le groupe qui n’a, pour le moment, pas évaluer cette augmentation. « Nous livrons également de la farine à des meuniers, nous travaillons notamment avec U Logistique. Et la demande explose », poursuit le transporteur. Même constat pour le groupe Cheminant, à Carquefou (12,5 M€ de CA, 85 salariés) qui produit des concombres et des tomates sous serres. D’ordinaire, le groupe a un ou deux jours de stocks. Mais depuis le début de la semaine, plus rien. La coopérative Océane qui réunit 70 maraîchers nantais envoie jusqu’à 70 000 colis de concombres, tomates, poireaux ou mâches contre 40 000 habituellement. Des stocks augmentés de 75 % mais entièrement liquidés à la fin de la journée.

Un repas sur six pris hors domicile habituellement

Cette hausse de la demande s’explique par les mesures annoncées par le président de la République et le premier ministre, ayant incité certains consommateurs à faire des réserves de nourriture. Mais la fermeture de la restauration collective et des cafés et restaurants participent également au phénomène. Selon une étude sur la consommation des produits alimentaires en restauration hors domicile, les Français consomment en moyenne un repas sur six hors foyer. En cette période de confinement, les grandes et moyennes surfaces absorbent donc cette part supplémentaire. Mais pour Olivier Joreau, directeur général adjoint de la Cavac, « les Parisiens et autres Français venus rejoindre la côte vendéenne et leurs résidences secondaires continuent d’accentuer le phénomène. » L’Île d’Yeu connaîtrait, en effet, une affluence comparable à celle d’un mois de juillet, tout comme l’Île de Noirmoutier selon France Bleu.

Un faible taux d’absentéisme

Alors pour répondre à cette hausse soudaine de la production, les entreprises doivent s’adapter. Heureusement Fleury Michon comme La Cavac comptent un très faible taux d’absentéisme. Seulement 50 salariés sur les 2 500 du géant de la charcuterie sont absents, principalement pour garde d’enfant. Au sein des sociétés agroalimentaires de la Cavac, qui concentrent 450 salariés, on ne recense que deux absents.

Pour s’adapter à la demande, Fleury Michon a toutefois dû réorganiser son outil de production. Certains des collaborateurs du groupe, dédié au catering aérien, sont réaffectés sur d’autres sites. Et ces usines produisent désormais durant 6 jours au lieu de 5. L’adaptation est plus compliquée pour les maraîchers. « Il faut attendre que la plante pousse. Heureusement, le temps ne s’annonce pas trop mauvais, on va pouvoir augmenter la production dans les prochains jours », espère Antoine Cheminant.

Élargissement des horaires de production

« Ce n’est pas facile à gérer, confirme Olivier Joreau, le directeur général adjoint de la Cavac. Tous les clients des grandes et moyennes surfaces demandent de gros approvisionnements. Ils n’ont d’ailleurs jamais connu un tel niveau d’activité. » Pour faire face à la demande, les sociétés agroalimentaires de la coopérative agricole ont donc renforcé les équipes en amont et élargissent les horaires de production. « Nous privilégions les clients qui ont des besoins urgents et nous repoussons la production des produits à faibles rotations », précise le directeur général adjoint qui estime que la demande devrait ralentir dans les prochains jours.

Un ralentissement qu’espère en tout cas le groupe Cheminant. « Nous avons identifié les risques avec nos fournisseurs. L’un d’eux, qui nous fournit de l’engrais, a fermé. Pour l’instant nous avons assez de stock mais pour combien de temps ? » s’interroge-t-il.

Par Jéromine Doux, le 18 mars 2020

Contamination des aliments par les microplastiques : Eurofins propose des solutions innovantes

Depuis plus de 50 ans, la production de plastiques a explosé dans le monde avec une utilisation massive dans des produits jetables bon marché, les emballages alimentaires (PVC), les tissus et textiles (polyesters), les CD (polycarbonates). Or, s’il n’est pas correctement recyclé, le plastique constitue une menace majeure pour notre environnement et potentiellement un danger pour notre santé.
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Contamination des aliments par les microplastiques : Eurofins propose des solutions innovantes dans S DiscussionS

Définition et comparaison

Les microplastiques sont de minuscules particules, morceaux ou fibres de tous types de plastiques dont la taille est comprise entre 1 µm et 5 mm. En comparaison, le cristal de sel mesure 300 µm, le diamètre d’un cheveux 70 µm et un globule rouge 10 µm.

Les risques

N’étant pas biodégradables, les microplastiques peuvent rester dans l’environnement pendant des centaines d’années. Et cette pollution environnementale de l’eau (mers, océans, lacs, rivières), de l’air et des sols conduit à une contamination de certains aliments comme l’eau potable et en bouteille, les algues, le sel de mer, les poissons, crustacés, coquillages, voire d’autres animaux suite à l’ingestion d’insectes contaminés dans leur propre environnement direct.

Or, comme l’indique l’Anses(1), « les microplastiques peuvent présenter un danger de par leur composition, notamment du fait des additifs, potentiels contaminants chimiques, et des contaminants biologiques (bactéries) qui viennent se fixer à leur surface »

C’est pour ces raisons que de nombreuses associations environnementales militent pour que les gouvernements règlementent l’utilisation, la production et le recyclage des plastiques afin de réduire la pollution environnementale et de maintenir des écosystèmes sains. C’est ce que fait l’Union Européenne en interdisant les cotons tiges, la vaisselle jetable ou les pailles fabriquées dans ce matériau. Des études sont aussi lancées dans le monde entier afin de surveiller les plastiques et microplastiques dans l’environnement. Une étude récente du WWF International relayée par l’agence de presse Reuters(2) le 31/12/2019, montre qu’en moyenne dans le monde une personne ingèrerait potentiellement l’équivalent d’une carte de crédit en plastique par semaine (soit 20 kg dans une vie).

Les solutions Eurofins, un temps d’avance

Fort de sa stratégie d’innovation permise par son réseau international de laboratoires et dans sa volonté de toujours mieux vous accompagner sur des problématiques émergentes non encore réglementées (un avis de restriction de l’agence européenne ECHA(3) saisie depuis janvier 2018 est attendu pour juin 2020 avant examen et réglementation éventuelle par la Commission Européenne), Eurofins vous propose des solutions pour identifier la prévalence des microplastiques dans les eaux. Des développements sont en cours pour d’autres produits alimentaires comme les poissons et les fruits de mer.

Puisqu’il n’existe actuellement aucune méthode normalisée pour de telles mesures, les services R&D Eurofins ont établi des analyses robustes et fiables et vous proposent :

  • La détermination de présence de microplastiques par les technologies de spectroscopie et de microscopie FTIR (spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier), méthode la plus citée pour ce faire dans les publications scientifiques. Il s’agit d’une puissante technique qualitative et informative proposée par les laboratoires Eurofins en Norvège, Australie ou aux USA. Notre laboratoire américain dédié a d’ailleurs été le premier laboratoire à proposer sur le marché des technologies d’imagerie et de coloration NOAA (National Oceanic and Atmostpheric Administration) avec cette méthode
  • La quantification individuelle par Pyr-GC-MS (chromatographie avec injection pyrolytique) pour 8 polymères (PE, PP, PS, PVC, PET, PC, PMMA, PA6) après un processus de filtration innovant. Pour les eaux et le sel, en seulement 15 jours et pour un coût abordable, vous disposez de résultats quantitatifs donnés sous forme de concentration de masse pour répondre à la demande future de limites réglementaires. Ces analyses sont réalisées dans notre laboratoire norvégien qui est par ailleurs le seul laboratoire au monde capable de tester les particules de caoutchouc (mélange de polymères et d’autres composés qui ne peut pas être détecté avec les méthodes FTIR standard de par sa couleur noir)

Afin de vous aider dans la maîtrise de ce risque avec une vue globale, ces deux méthodes peuvent être combinées pour détecter et quantifier les microplastiques

Alors même que la réglementation n’impose pas encore de contrôle officiel, ces solutions innovantes sur les microplastiques sont  une nouvelle illustration concrète de la mission d’Eurofins de contribuer au bien-être et à la santé de tous.

(1) 2019 Les microplastiques. Anses

(2) 2019. A plateful of plastic: Visualizing the microplastic we consume. Reuters

(3) Microplastiques. ECHA: European Chemicals Agency

Plongée en 2040 dans les habitudes alimentaires d’une jeune active

Comme 75% Français 2040, Megan flexitarienne.
Comme 75% des Français de 2040, Megan est flexitarienne. @Guetty Images

DOCU-Fiction // Née en 2014, Megan, fraîchement diplômée, vient de décrocher son premier job de thérapeute en intelligence artificielle.

Comme 75% des Français de 2040, elle est flexitarienne. Il faut dire que nous sommes désormais 9 milliards de Terriens… Nous la suivons dans un monde dystopique où la pause-déjeuner des Français n’existe plus.

Après avoir obtenu en 2039 un double diplôme en programmation et en psychologie numérique à Psycho ParisTech, la grande école  de psychologie numérique, Megan, thérapeute en intelligence artificielle (TIA), a rejoint Robot Inclusive, une entreprise internationale spécialisée dans les interactions entre humains et robots. Aujourd’hui, les TIA sont les nouveaux développeurs des années 2000. En début de carrière, ce professionnel de la santé mentale des algorithmes gagne en moyenne 65.000 EUcoins par an (une monnaie descendant du feu bitcoin). Encadrée par une équipe de chercheurs, la jeune femme veille à ce que la relation entre le travailleur humain et le robot dans les entreprises ne tourne pas au vinaigre.

Analyse de ses microbiotes au petit-déjeuner

6h30. Comme chaque lundi matin, Megan commence sa journée par une analyse de son microbiote (autrement dit de ses selles). Cinq minutes après le dépôt de l’échantillon dans l’appareil XYX connecté aux toilettes, elle reçoit une alerte via son assistant personnel. La voix lui dresse un état des lieux de sa flore intestinale. Elle ne regrette pas d’avoir investi deux ans plus tôt dans ce dispositif qui lui a permis d’adapter son alimentation à ses besoins énergétiques en période d’examens. Désormais en poste, elle veut mettre les bouchées doubles pour décrocher sa première promotion dans quelques mois. Son alimentation personnalisée lui permet de gagner en efficacité, surtout quand elle fait de longues journées. Son credo : « Bien manger, c’est bien : respecter les besoins de son corps, c’est mieux ».

Lancement d’un restaurant végan industriel

Elle poursuit sa matinée par une séance de yoga de 45 minutes, en visioconférence. Plus besoin de se retrouver dans un studio, chaque élève se connecte et fait son namasté devant son écran. Maddie, prof de yoga, végétalienne, anime la séance. Après le cours, Maddie enfile son tablier pour entamer sa deuxième vie. A 30 ans, cette slasheuse est également fondatrice de Vodexo, une entreprise spécialisée dans la restauration collective végane. Lancé en 2035, le groupe nourrit chaque mois près de 15 % des travailleurs français. Elle affiche un taux de croissance de près de 50 % par an.

8h20. C’est l’heure de se mettre à table avant de filer travailler. Megan est ravie ce matin-là de ne pas avoir à avaler son Feed Breakfast sur le chemin. Elle a beau savoir que ce substitut de petit-déjeuner à forte valeur nutritionnelle contient tout ce qu’il lui faut pour démarrer la journée, rien ne vaut de se poser un moment avec un thé à la menthe cultivée dans son petit potager d’intérieur à basse consommation d’énergie. Thé, qu’elle accompagne d’une barre énergétique banane, chocolat noir et d’insectes concassés de chez ChocoSect, commandée en ligne.

L’enseigne lui a livré la semaine dernière ses barres composées par ses soins en fonction de ses besoins en protéines, vitamines et fibres. Le tout pour un prix très raisonnable : 3,50 EUcoins pour une boîte de 10. Les contenants sont biodégradables et les aliments se transforment en engrais une fois la date de péremption dépassée. Sur le réseau TikTak, elle discute avec la communauté des meilleurs mélanges, et demande des recommandations personnalisées de nutritionnistes qui ont accès aux informations sur sa flore intestinale, et ses données de santé.

Commande de son repas et livraison dans un food corner

9h15. Megan anticipe sur le déjeuner. Elle commande sur Techno Food Business, une entreprise spécialisée dans la livraison de kit alimentaire, fait maison. Pour un abonnement de 75 EUcoins par mois, la start-up vous prépare une poche de nutriments express par jour. Pour booster sa longue journée, la thérapeute en intelligence artificielle opte pour un menu protéiné avec une mixture rassemblant des galettes d’algues croustillantes, des lentilles vertes du Puy-en-Velay, un hachis parmentier à base de viande végétale, et un crumble aux pommes avec une chapelure de lombrics. Une recette qu’elle a piquée à une influenceuse qu’elle suit sur TikTak.

Pour bénéficier de sa réduction de 2 EUcoins, elle rapporte les emballages utilisés la fois précédente et opte pour une livraison dans un Food Delivery. On en trouve à peu près tous les 800 mètres à Paris. Le code envoyé par mail permet de récupérer son kit, à l’adresse indiquée, cinq minutes après la commande.Elle choisit le lieu de livraison en fonction de ses rendez-vous du jour. Aujourd’hui, elle se fait livrer à côté de Station Green. En parallèle de son activité au sein de Robot Inclusive, deux demi-journées par semaine, Megan, jeune active engagée, y fait du mécénat de compétences auprès des start-up en « early stage ».

Les jeunes diplômés veulent de vraies valeurs alimentaires

10h30. Elle assiste à un atelier sur les bienfaits de l’alimentation organisé par Julie, une de ses amies de chez EatWell, une start-up incubée à Station Green, spécialisée dans l’éducation alimentaire. Après un master en RH et un début de carrière dans l’industrie agroalimentaire, son amie a décidé de se reconvertir. Elle est désormais healthy food office manager. Son métier est de s’assurer le bien-être et l’hygiène alimentaire des collaborateurs. Et ce n’est pas vraiment par pure philanthropie. D’après la dernière étude de PGQ, un cabinet de recrutement spécialisé dans les jobs les plus bienveillants, 57 % des jeunes diplômés sont attirés par les entreprises qui affichent de vraies valeurs alimentaires et environnementales. Aujourd’hui, toutes les start-up s’arrachent les food office managers.

 

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Guetty Images

Une fois par semaine, Julie anime également un atelier sur le lien entre alimentation et productivité dans le hall de Station Green. Dans son pitch, la healthy food office manager de 28 ans explique aux entrepreneurs que le planning des repas de la semaine est aussi important que la préparation de la prochaine levée de fonds. Une raison à cela : les investisseurs s’intéressent de plus en plus à l’assiette des entrepreneurs, et tissent un lien entre leur capacité à prendre soin de leur corps et leur aptitude à faire grandir l’entreprise.

Récupérer le repas au food corner

13h00. Julie et Megan se retrouvent au food corner. Chacune récupère son kit, le connecte d’une part à un cathéter de l’autre à leur smartphone qui régule l’injection des nutriments en fonction des analyses du matin. Pendant leur déjeuner, elles discutent de « EatMirror », une série de science-fiction qui raconte le futur de l’alimentation en 2121. Dans le dernier épisode, le personnage principal est un agriculteur qui lance la première culture de soja sur la planète Mars, une piste qui permettrait de répondre au défi de l’alimentation mondiale.

Après les 5 minutes d’injection, les deux jeunes femmes partent s’installer dans le grand parc de Station Green, situé au coeur de Central Paris, un parc de 30 hectares, construit à la place de l’ancien Opéra Bastille. Sa mère une ancienne influenceuse, très en vogue en 2019 sur feu Instagram (un réseau social où a commencé la starification de l’alimentation), lui a raconté que la construction de ce parc de près d’un milliard et demi a démarré en 2022, lorsque tous les groupes politiques se sont entendus pour recouvrir la capitale de verdure.

15h30. Megan continue sa journée chez Robot Inclusive. Pour calmer sa petite fringale, Megan prendra une banane, made in Paris. Station Green a investi dans des serres tropicales où se cultivent des fruits et légumes tropicaux depuis que l’on a interdit le transport maritime de fruits et légumes venant d’outre-mer.

Escale dans le jardin partagé

17h30. Elle rejoint son petit ami Tom, un concepteur d’organe médical. Expert dans le traitement des cellulessouches et de la bio-impression 3D de tissus biologiques. Il construit des organes bioartificiels pouvant être greffés sans possibilité de rejet par les patients. Le couple n’habite pas encore ensemble, mais ils partagent une parcelle dans un jardin. Cette activité de jardinage permet au jeune couple de se retrouver et de relâcher la pression de la journée. Leur jardin est sur le toit de chez Tom, qui vit dans un co-living, dans le quartier Margaret Hamilton, une ville située dans le sud du Grand Paris, à 10 minutes à pied de son laboratoire.

Le jeune homme de 27 ans partage sa cuisineavec d’autres locataires. Chaque premier lundi du mois, il rejoint ses voisins pour un cours de cuisine avec un chef étoilé. La dernière session a, par exemple, été animée par Hugues Pierrus, à la tête d’un restaurant spécialisé en viande alternative. Au programme : un boeuf-carottes avec des viandes cultivées à 50 kilomètres de Paris, et des carottes qui viennent du toit végétalisé de la résidence. Quand la production locale n’est pas suffisante, les résidents de Margaret Hamilton achètent des aliments en « nanoencapsulation ». Le goût est légèrement altéré mais les nutriments sont là !

Soirée dans un restaurant en 3D

19h15. Ce soir, les amoureux vont dîner chez Tokyo Supreme, un restaurant de sushis imprimés en 3D ! Dès l’entrée, on voit un grand spectacle d’imprimantes dotées de bras robotiques géants concevoir les plats, sous l’oeil attentif d’un maître sushi. C’est carrément TikTakable !

Pour y accéder ? Vous réservez votre table en ligne, avec la validation vous recevez un kit santé. Vous devrez vous munir d’échantillons biologiques qui permettront aux chefs de vous concocter un menu de sushis basé sur vos besoins physiologiques. Pour accompagner le repas, ils commandent une bouteille de vin provenant d’un des plus grands vignobles de Bourgogne, où le vin est entièrement développé par des robots, mais dans cette région, la récolte des grappes de raisin se fait toujours par des ouvriers bien humains. Pour la petite histoire, l’an dernier Megan a accompagné ces robots sommeliers à développer leur palais. Au dessert, les amoureux se partagent une panacotta à base de cannabidiol, idéal pour finir la journée en légèreté.


*Cette fiction a été pensée grâce aux expertises de :
Didier Toubia, cofondateur d’Aleph Farms
Charlotte Thienpont, cofondatrice de Prune, restaurant bistronomique
Matthieu Vincent, cofondateur du DigitalFoodLab
Olivier Tangopoulos, fondateur de Foodette
Xavier Boidevezi, secrétaire nationale de la Food Tech
Ariane Voyatzakis, responsable du secteur agroalimentaire à la Direction de l’innovation de bpifrance.
Christophe Lavelle, commissaire scientifique de l’exposition « Je mange donc je suis » par le usée de l’Homme.

Par Fabiola Dor  21/02/2020 à 19:37, mis à jour le 21/02/2020
publié à https://start.lesechos.fr/innovations-startups/tech-futur/plongee-en-2040-dans-les-habitudes-alimentaires-d-une-jeune-active-17467.php

CHAQUE SEMAINE, NOUS AVALONS CINQ GRAMMES DE PLASTIQUE, LE POIDS D’UNE CARTE DE CRÉDIT

Avec ou sans sel ? Selon un rapport de l’université de Newcastle pour le WWF, une personne avale jusqu’à 5 grammes de plastique par semaine, l’équivalent du poids d’une carte de crédit. Nous ingurgitons ces microparticules de plastique principalement en buvant de l’eau en bouteille mais également en mangeant des fruits de mer, qui eux-mêmes avalent nos déchets plastiques.

CHAQUE SEMAINE, NOUS AVALONS CINQ GRAMMES DE PLASTIQUE, LE POIDS D’UNE CARTE DE CRÉDIT dans AGRO on-avale-jusqu-a-5-grammes-de-plastique-par-semaine
Les microparticules de plastique se trouvent notamment dans l’eau en bouteille.
©CC0

Cinq grammes. C’est le poids de plastique qu’un individu moyen ingère chaque semaine, soit le poids d’une carte de crédit, selon un rapport commandé par le WWF à l’université de Newcastle (Australie). Selon ces résultats, compilation de 50 études menées sur l’ingestion humaine de plastiques, chaque humain avalerait environ 2 000 micropièces et particules chaque semaine, soit quelque 250 grammes annuellement.

Des études ont précédemment montré que les humains ingèrent et respirent une nuée de particules de plastique chaque année, mais le défi pour les chercheurs australiens était d’en évaluer le poids. « Alors que la prise de conscience grandit quant à l’existence des microplastiques et à leur impact sur l’environnement, cette étude fournit pour la première fois un calcul précis des taux d’ingestion », a expliqué Thava Palanisami, professeur à l’Université de Newcastle. Ce qui  »contribuera à cerner les potentiels risques toxicologiques pour les humains ».

Du plastique dans l’eau, les fruits de mer, le sel…

La première source de ce plastique ingurgité est l’eau, surtout si elle est embouteillée. Selon une étude canadienne parue le 5 juin, basée sur le mode de vie d’un Américain, un adulte ingère jusqu’à 52 000 microparticules de plastique par an, auxquelles s’ajoutent 90 000 supplémentaires s’il boit uniquement de l’eau en bouteille (et 4 000 s’il se contente de l’eau du robinet).

Parmi les autres produits de consommation analysés, les fruits de mer sont aussi vecteurs de plastique. Une étude publiée en janvier 2017 par l’université de Gand, en Belgique, a montré que les consommateurs de produits de la mer (poissons, fruits de mer…) absorbent jusqu’à 11 000 microparticules de plastique chaque année. Si 99 % de ces microparticules traversent le corps humain, les 1 % restant sont absorbés par les tissus corporels. La bière et le sel sont aussi concernés.

Et si l’on prend en compte la pollution de l’air, et donc l’inhalation, ce chiffre passe à 121 000. Ces estimations variant individuellement selon le mode et le lieu de vie, ajoutait cette étude parue dans la revue Environmental Science and Technology.

Le gouvernement a saisi l’Agence de sécurité sanitaire

Pour le WWF,  »c’est un signal d’alarme pour les gouvernements : les plastiques ne polluent pas juste nos rivières et océans, ils ne tuent pas seulement la vie marine, mais ils sont en chacun d’entre nous », souligne Marco Lambertini, directeur général du WWF International, dans un communiqué.

Face à la situation, le gouvernement a annoncé avoir saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire, l’Anses.  »J’ai saisi l’Anses pour qu’elle lance une étude détaillée approfondie pour savoir clairement ce qu’il en est pour les Français », a déclaré sur RMC, Brune Poirson, secrétaire d’État à la Transition écologique,  »je veux fonder tout mon travail sur la science, je ne sais pas si cette étude est vraie, pas vraie, a tort ».

Marina Fabre, @fabre_marina avec AFP

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