Archives pour la catégorie Distribution

Carrefour arrête les frais sur les Planet

L’Expansion.com avec AFP - publié le 08/03/2012 à 09:52

Le groupe de distribution, qui a annoncé une chute de 14,3% de son bénéfice en 2011 à 371 millions d’euros, va réduire la voilure dans le déploiement de ses nouveaux hypermarchés.

L'univers alimentaire du Carrefour Planète de Lyon.

L’univers alimentaire du Carrefour Planète de Lyon.
Reuters

Le groupe de distribution français Carrefour français a annoncé jeudi une chute de 14,3% de son bénéfice en 2011 à 371 millions d’euros, un dividende divisé par deux à 0,52 euro par action, et va réduire la voilure dans le déploiement de ses nouveaux hypers Planet.

A l’issue de l’exercice, le numéro deux mondial du secteur a accusé une perte nette de 2,2 milliards d’euros pour ses activités poursuivies, c’est-à-dire en tenant compte de la scission de sa filiale discount Dia et de la vente des activités thaïlandaises à Casino.

Chute de 19% du résultat opérationnel courantLe résultat opérationnel courant a chuté de 19,2% à 2,18 milliards d’euros, légèrement plus que ce qu’attendaient les analystes (-19%). Carrefour avait confirmé en janvier sa prévision d’une baisse de 15 à 20% de son résultat opérationnel, mais plutôt « dans le bas de la fourchette », au terme d’une année difficile pour le groupe, contraint à trois avertissements sur résultats. « 2011 a été une année de résultats contrastés pour Carrefour », a estimé dans le communiqué le PDG Lars Olofsson. « Les ventes ont légèrement progressé, portées par une solide performance dans les pays émergents, et le groupe a dépassé son objectif cumulé de réduction de coûts » depuis le lancement du plan de transformation qu’il a initié, a-t-il fait valoir.

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Picard : un vrai chef !

Excellent article de Capital paru le 08/03/2012 à 05:00

Picard : un vrai chef ! dans ACTEURS picard-moschetti_paysage360
© REA
La chaîne de produits surgelés a inventé un concept unique de distribution. Ses magasins, ultradépouillés, rappellent l’univers low-cost. Mais dans les bacs, c’est un festival d’innovations et d’audaces culinaires. A prix élevés. D’où une rentabilité canon.

Dans le milieu, c’est connu, Picard ne fait pas de cadeaux à ses fournisseurs. Même à quinze jours de Noël. Début décembre, Jean Bolopion, le patron de la pâtisserie industrielle Prolainat, n’avait qu’un dernier lot de bûches à envoyer au roi du surgelé avant de planifier sereinement ses vacances. Quand vint la tuile : l’ultime série de son dessert s’est vue recalée au contrôle qualité de Picard. «Nous avons dû mettre 10 000 unités à la benne, précise notre homme, un brin contrit mais sans amertume. C’était justifié. Pourtant, le défaut était bénin. La bûche n’était simplement pas assez rose, une histoire de purée de pamplemousses trop cuite. «Ce n’est jamais une partie de plaisir de refuser un lot, précise Elisabeth Bouton, directrice qualité de l’enseigne. Mais nous ne pouvons pas laisser passer un produit qui n’est pas parfait.»

Ecorner la réputation de qualité de Picard ? Ce serait tuer la poule aux œufs d’or. Avec ses petits plats ultra-élaborés, des canapés apéritifs aux macarons de fin de repas, le distributeur s’est forgé une image de traiteur haut de gamme très lucrative. A la tête d’un réseau de 860 magasins, l’enseigne a enregistré un nouveau chiffre d’affaires record l’année dernière, à plus de 1,2 milliard d’euros. Grâce à son positionnement premium, le spécialiste du froid s’autorise des prix ­souvent supérieurs à ceux des rayons surgelés des grandes surfaces et dégage une rentabilité à faire rêver. Quand le résultat net d’un Carrefour ou d’un Leclerc dépasse difficilement 3%, celui de Picard flirte tranquillement avec 8%.

Ce qui ne l’empêche pas de gagner sans cesse de nouveaux fidèles. «Selon notre étude auprès de 5 000 consommateurs, c’est la marque de distribution préférée des Français», note Guy-Noël Chatelin, associé chez OC & C Strategy. En 2011, chaque jour, plus de 160 000 clients ont franchi les portes d’un magasin Picard pour en ressortir avec, en moyenne, 25 euros d’achats. A elle seule, la chaîne au flocon de neige représente désormais 20% du marché des surgelés.

Quarante ans que l’enseigne œuvre à remplir les congélateurs des Français. Si l’histoire de l’entreprise a commencé en 1906, quand Raymond Picard s’est lancé dans la livraison de pains de glace, l’envol remonte plutôt à 1973. Convaincue du développement du froid comme mode de conservation, la famille Decelle rachète la petite affaire et la transforme en ce qu’elle est aujourd’hui : un distributeur de produits surgelés capable de répondre aux besoins des familles comme des célibataires, des handicapés du fourneau comme des cordons-bleus, des fans de cuisine exotique comme des traditionnels de la cuisine en sauce.

Seule particularité, il séduit plus les cadres sup que les ouvriers. Ce concept de commerce de centre-ville, unique au monde, propose une offre premium (qualité et originalité des produits, prix élevés) dans un écrin low-cost (magasins basiques, personnel réduit et absence de marques nationales). «Contrairement à ce qu’on a pu croire, il ne plaît pas qu’aux habitants des grandes villes, analyse Olivier de Panafieu, senior partner chez Roland Berger. L’enseigne a déjà attaqué avec succès les petites agglomérations de province et peut encore aller plus loin.»

Les fonds d’investissement qui ont précédé l’actuel actionnaire, Lion Capital, ne s’y sont pas trompés : ils ont réalisé 200 à 300 millions d’euros de plus-values à la revente. Et se sont bien gardés de modifier les ingrédients du succès : une gamme extralarge de recettes exclusives et toujours plus de nouveautés. Viennoiseries, poêlées familiales, verrines apé­ritives… Dans les bacs du dis­tributeur, 1 200 références se serrent les coudes. Toutes sous logo Picard, à quelques produits Häagen-Dazs ou Charal près. Et pourtant, la chaîne ne fabrique rien. Pour alimenter ses congélateurs, elle fait appel à 200 sous-traitants. Des partenaires triés sur le volet que Picard va chercher le plus souvent en France (65%), mais aussi en Thaïlande pour les bouchées asiatiques, en Belgique pour les gaufres, en Italie pour les pizzas… «Leurs recettes sont compliquées, ce n’est pas donné à tout industriel», glisse un heureux élu.

Un exemple ? Les canapés et les verrines, fabriqués par Tipiak. «Pour chaque assortiment, une quarantaine d’ouvrières se relaient pour tartiner, pocher et déposer les cinq ingrédients de chaque bouchée», décrit Jean-Luc Boulvert, le directeur commercial. Mais une fois le fournisseur déniché, Picard le garde généralement des années sans le remettre sur la sellette lors de nouveaux appels d’offres. A condition qu’il respecte scrupuleusement son cahier des charges, «parmi les plus exigeants», glisse Regis Pennarun, directeur marketing du producteur de légumes Gelagri. Prenez la recette d’un plat cuisiné. «Picard définit bien sûr un pourcentage de viande, mais précise éga­lement le morceau voulu ou l’origine de la bête, énumère un fabricant de longue date. Ensuite, il indique la quantité ­désirée de chaque légume, la variété, la maturité et la taille des fragments.» Pour les produits bruts, idem : les fruits doivent être récoltés au plus haut de la saison, les poissons ne peuvent être surgelés plus de trois jours après la pêche…

Et pas la peine d’essayer de filouter : le service qualité veille. Dans le centre de Nemours, des agents testent chaque production avant qu’elle soit envoyée aux magasins. «On réalise en moyenne 70 000 analyses par an et on rejette 300 lots sur 20 000», résume Elisabeth Bouton. Six chimistes se chargent de vérifier les taux de nitrate, de radioactivité ou de sucre. Sept autres ­experts s’assurent de la conformité de l’aspect et du goût. Au moindre problème, retour à l’envoyeur. A se demander s’il ne faut pas être un peu maso pour livrer Picard… «Cela en vaut la peine», certifie un sous-traitant du rayon dessert. D’abord, la star du congélateur évite de tordre le bras de ses industriels. Ensuite, elle partage ses innovations. Après deux ou trois ans d’exclusivité, un partenaire peut décliner la recette pour son compte et la proposer au tout-venant. Avant de faire la fortune de Tipiak, les galettes surgelées avaient pris leur envol dans les bacs de Picard…

Des idées de recettes, l’enseigne n’en manque pas. Chaque année, pas moins de 200 nouveautés rejoignent ses best-sellers (haricots verts, baguettes, moelleux au chocolat…) et remplacent les produits en perte de vitesse (comme les crêpes au chocolat en 2011). Des références souvent avant-gardistes : «Picard a été le premier à proposer une pâtisserie au yuzu (un agrume) ou des sushis surgelés, par exem­ple», note Alexia Soyeux, directrice associée du cabinet CCDessert. Une équipe de 25 personnes se charge de concocter ces nouveautés, cubes de potiron, riz gluant à la mangue ou millefeuilles de saumon. Souvent ingénieurs agro, ils se disent «fans de bouffe» et vont chercher l’inspiration dans les restaurants du monde entier, chez les traiteurs ou dans les magazines de cuisine ou de déco. C’est ainsi que leurs mezze libanais ont vu le jour après un dîner chez Noura, ou que la feuille d’automne, un ­gâteau au chocolat, a été inspirée par Lenôtre.

Une fois l’idée trouvée, les cuistots sortent les casseroles au siège d’Issy-les-Moulineaux et commencent leur tambouille, avant de passer directement à l’étape d’industrialisation. L’intuition prime. Alors que la plupart des distributeurs et des marques nationales multiplient questionnaires clients et dégustations à l’aveugle, Picard boude les panels de consommateurs. «Ces tests lissent trop les goûts, explique Delphine Courtier, directrice marketing. Et ils requièrent beaucoup de temps.» Or, avec un sixième de sa gamme à renouveler chaque année, Picard ne dispose que de six à neuf mois pour développer une nouvelle recette, pas plus ! A quelques exceptions près, tout de même. Les macarons au foie gras par exemple, sortis à Noël, ont ­demandé aux équipes près de deux ans de travail.

Persuadé que ces nouveaux produits suffisaient à faire revenir le client, le champion du surgelé a longtemps méprisé les promotions. Un terme banni des rayons, d’ailleurs. A peine s’autorisait-il une «sélection» : un assortiment mensuel de 65 produits à – 15%. Depuis l’arrivée en 2009 de Philippe Pauze, un ancien de Carrefour, voilà que la chaîne ose enfin les opérations commerciales. «On reprend les clés du retail, mais on applique les codes Picard», précise Patricia Guyot, directrice commerciale. Traduction : pas de pancartes jaune fluo, beaucoup trop vulgaires, mais des affiches chics et sobres ; pas de fins de série bradées, seulement des nouveautés ou des best-sellers à faire découvrir et redécouvrir au client. A l’automne, ce sont les «10 jours shopping», un florilège de 20 produits phares (moelleux, lobe de foie gras…) à – 30%. En juin, voici «Nos très beaux jours», un­assortiment de produits frais (légumes, viandes à barbecue..) également à – 30%. A cela s’ajoutent des promotions récurrentes, comme les prix malins, deux ou trois recettes à – 25% qui changent tous les dix jours. Des opérations lucratives pour la star du congélateur, puisque la fréquentation et le panier moyen ont grimpé sans que les ventes subventionnées explosent (23% du chiffre d’affaires).

«C’est classique, le client vient pour la réduction et se laisse ­finalement tenter par tout autre chose, analyse Olivier Dauvers, expert en distribution. Pour l’enseigne, c’est tout bénéfice.» Et les profits, chez Picard, c’est sacré : en dehors de l’assiette, le cuistot rogne sur à peu près tout. Pour limiter ses coûts, l’entreprise a externalisé toute la logistique, transport, entrepôts et gestion des stocks, à trois partenaires. Et, vu les volumes en jeu, elle a pu imposer des tarifs similaires à ceux de ses concurrents malgré des exigences supplémentaires : une congélation à – 22 °C au lieu de 18 et surtout une kyrielle de petits services. «Par exemple, c’est à nous de contacter un magasin pour lui rappeler de passer commande», raconte Jean-Eudes Tesson, P-DG du groupe de logistique qui porte son nom. Les prestataires sont également priés de livrer les chariots dans un ordre bien précis, suivant le parcours du magasin, afin de faciliter le travail d’implantation des produits dans les bacs, assuré par un personnel déjà très occupé. Manutentionnaire, vigile, caissier, conseiller client, un salarié fait en effet tout en boutique, même le ménage ! Et pas n’importe comment : il doit être souriant, connaître chaque référence et glisser lui-même les produits dans le sac des clients. En retour, il peut espérer de jolies primes annuelles, équivalentes à deux, voire trois mois de salaire. «Mais la rémunération mensuelle rase les cacahouètes, tempère Boris Merlino, délégué syndical CGT. En tant qu’adjoint, je gagne environ 1 200 euros net, après onze années d’ancienneté.»

Picard surveille aussi de très près ses coûts immobiliers. Chaque année, quinze développeurs dénichent une trentaine de nouveaux emplacements stratégiques. Toujours en location. «Acheter nous forcerait à grignoter un peu de capital, glisse Philippe Pauze, le P-DG. Nous préférons limiter nos investissements.» Le distributeur ne fond pas non plus sous les frais de décoration. Dans les magasins, priorité aux bacs fermés (deux fois moins chers que les étals ouverts) et aux éclairages basiques. Sobre, le magasin Picard en devenait presque tristounet. Les équipes merchandising ont donc décidé cette année de déployer un nouveau concept plus communicant (pictogrammes variés, fiches d’information…), plus meublé et surtout plus coloré (peintures et uniformes orange). «Mais le nouveau modèle ne nous coûtera pas plus cher que l’ancien», assure Philippe Pauze. Seul poste sur lequel le patron a lâché un peu de lest, la communi­cation. Depuis son arrivée, les dépenses publicitaires ont tout bonnement triplé, avec une présence accrue dans la presse quotidienne régionale.

Le budget, 18,9 millions d’euros en 2011, reste toutefois raisonnable, selon une étude  Yacast. Après de multiples tentatives ratées, Picard se sent aujourd’hui d’attaque pour déployer ses magasins à l’étranger. Pour y parvenir, il s’est enfin résolu à adapter ses recettes aux goûts nationaux. Pas facile de vendre bœuf bourguignon et escargots à nos voisins européens. «Cette fois, nous allons sélectionner des fournisseurs locaux et adapter notre offre», promet Philippe Pauze, prévoyant une invasion de la Belgique et de la Suède. En Italie, c’est déjà fait et ça marche. Picard y compte 31 magasins et devrait en ouvrir une quinzaine en 2012. A terme, il table même sur 300 boutiques. Chaud devant, maestro !

Claire Bader

En chiffres :

7,7% de marge nette en 2011*
1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2011*
1 200 références proposées dans ses bacs
860 magasins en France
200 nouvelles recettes chaque année

* Compte arrêtés en mars 2011

Qui se cache derrière les produits Picard ?

Glaces françois théron
Fabriquées par La Charlotte
François Théron était un consultant de Picard. Leur collaboration s’est mal finie, mais l’enseigne peut continuer d’exploiter ce nom qui lui appartient. Les glaces vendues sous ce logo viennent d’une PME du Pas-de-Calais.

Potage légumes du soleil 
Fabriqué par Ardo
Le groupe belge respecte un cahier des charges corsé : aucun additif, un faible taux de sel et 54,5% de légumes.

Haricots verts extrafins
Fabriqués par Gelagri
Avec 210 tonnes écoulées chaque mois, les haricots sont dans le trio de tête des best-sellers maison. Même Gelagri, l’un des plus gros producteurs de légumes européens, ne peut fournir la totalité des volumes seul.

Demi-baguettes
Fabriquées par Panilor
Inattendu, ces baguettes se classent dans le top 10 des meilleures ventes de Picard. Leur avantage ? Précuites, elles sont prêtes après huit minutes au four.

Flammekueche
Fabriquée par Maître Pierre
Quinze ans que le roi du surgelé travaille avec cette PME lorraine. En 2011, il lui a commandé 3 millions de tartes fines, déclinées en cinq recettes.

Mezze
Fabriqués par Varenne Gastronomie
C’est sa maîtrise de la papillote qui a permis à cette PME normande de rem­porter le marché. Si la mise au point des bouchées n’a pas été longue, celle de la sauce au sésame a nécessité plusieurs allers-retours entre l’industriel et Picard.

Sushis
Fabriqués par Marco Polo Foods
Produits près de Blois, ces sushis n’ont rien de japonais (d’ailleurs, depuis Fukushima, aucun produit ou ingrédient Picard ne provient du Japon). Gros carton en province, ils tournent moyennement à Paris, où les restaurants japonais prolifèrent.

Citrons givrés
Fabriqués par Prolainat
Le plus classique des desserts glacés est produit par ce producteur du Gers. Lequel fournit 20 références (sur les 350 à son catalogue), pour Picard. Un ingénieur développement est dédié à ce gros client.

Emincés de saumon mariné
Fabriqués par Meralliance
Premier fournisseur français de saumon sous marque de distributeur, cette PME bretonne alimente toutes les enseignes, du premier prix au haut de gamme.

Macarons
Fabriqués par Tipiak
Le groupe nantais les produit depuis 1996 (1,7 million de boîtes par an aujourd’hui). Il fournit 60 autres références, du couscous au pain surprise.

Article publié par Capital.fr à l’adresse: http://www.capital.fr/enquetes/succes/picard-un-vrai-chef-703442

En 2 ans, McDonald’s compte ouvrir 66 restaurants en Espagne

En 2 ans, McDonald’s compte ouvrir 66 restaurants en Espagne dans ACTEURS mcdonaldsSur le marché espagnol, la chaîne de restauration rapide a augmenté son chiffre d’affaires de 9%, se plaçant au-dessus de la moyenne européenne.

Cinq industriels réduisent leurs couts de transport en regroupant leurs livraisons

Objectif : réduire les couts de transport de cinq entreprises du Grand Ouest, éloignées des principales zones de consommation. Selon une information parue dans les Echos, le conserveur de pâtés Hénaff, le fabricant de chips Altho, la conserverie de poissons Chancerelle, le transformateur de produits de la mer Furic et le biscuitier Locmaria ont créée un GIE Les Chargeurs de la Pointe de Bretagne. La mise en commun des livraisons de leurs produits auprès des enseignes de la distribution a débuté en octobre dernier. Si Carrefour est le premier distributeur à avoir accepté de recevoir les marchandises dans deux de ses plates-formes (Nord et le Bordelais), des négociations sont en cours avec d’autres enseignes afin de couvrir l’ensemble du territoire. A ce jour, ces industriels n’expédient que des produits secs mais devraient s’engager prochainement dans le frais. Ce regroupement d’entreprises régionales pour optimiser leurs livraisons est une première.

Le 01 mars 2012 par CAMILLE HAREL

Source LSA à : http://www.lsa-conso.fr/cinq-industriels-reduisent-leurs-couts-de-transport-en-regroupant-leurs-livraisons,128362

Bigard épingle la grande distribution

  • Jean-Paul Bigard, le patron du 1er groupe français de viande bovine.

    Jean-Paul Bigard, le patron du 1er groupe français de viande bovine. David Adémas

L’industriel de la viande a eu des mots très durs, hier, pour les grandes enseignes hexagonales. Il intervenait à Pontivy devant les éleveurs de Triskalia.

« La guerre est totale ». C’est ainsi que Jean-Paul Bigard, le patron du plus grand groupe français de viande bovine (40 % du marché), décrit ses relations avec la grande distribution. Il l’accuse d’acheter à vil prix auprès de ses fournisseurs de l’agroalimentaire mettant ainsi en péril toute une filière. « Nos interlocuteurs de la grande distribution sont d’une médiocrité affligeante, assène-t-il. Ce ne sont plus des professionnels mais de simples figurants. Ils achètent le plus bas possible car leur rémunération en dépend ». (1)

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MONOPRIX : La première franchise MONOP’ a ouvert ses portes à Lille

La première franchise MONOP’ a ouvert ses portes à Lille

C’est juste avant Noel au 8 Place de Béthune à Lille que le 60ème magasin du groupe Monoprix a accueilli ses premiers clients. Toujours fidèle à son concept de franchise de proximité pour faciliter le quotidien de ses clients, la franchise Monop’ de Lille s’est implantée sur 500 m2 et sur 2 étages avec des horaires larges : du lundi au samedi de 8 h 30 à minuit. Dans ce quartier très animé du centre ville, chacun pourra faire ses courses avant ou après le restaurant ou le cinéma.
L’équipe du magasin, composée de 16 collaborateurs, sera dirigée par Christelle Barnier.Le magasin qui disposera de 5 caisses qui permettront aux clients de réaliser leurs achats rapidement en libre service.

Une offre de plus de 5 000 références

Avec 5 600 références en moyenne, Monop’ met à disposition de ses clients une offre de produits qualitative et variée. Le prêt à consommer avec notamment la gamme dailymonop, des produits « d’ultra-fraîcheur », en portions individuelles (salades, pâtes fraîches, sandwichs, crudités, plats cuisinés, fruits frais et desserts), l’épicerie classique et l’épicerie fine avec, en particulier, une sélection de produits issus du commerce équitable, de l’agriculture biologique ou des partenariats agricoles. En complément, cet espace propose l’essentiel pour la maison et la parfumerie. Le frais avec un assortiment de fruits et légumes, laitages, surgelés, charcuterie, traiteur et saurisserie. Et pour compléter la cave à vins offrant un large choix.

Un espace de restauration rapide complète l’offre

Pour répondre aux besoins de la clientèle active du quartier et des nombreux passants du centre ville, un espace de restauration propose une offre large de sandwiches, salades, plats cuisinés, laitages, boissons, fruits et desserts avec une terrasse de 34 places assises en extérieur de magasin. Chaque jour sera proposé des menus différents combinant fraîcheur, saveur et équilibre nutritionnel.

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Intermarché investit dans ses usines agroalimentaires

Les sites de l’agroalimentaire appartenant au distributeur continuent de multiplier les investissements, de nouveaux programmes sont en cours chez Ranou, Capitaine Cook et à la SVA Jean Rozé.

C’est une activité un peu moins connue du groupe : Intermarché possède 60 usines, principalement de l’agroalimentaire, dont la moitié sont implantées dans l’ouest de la France. Elles permettent de répondre aux besoins des enseignes du groupe qui s’approvisionnent en priorité auprès d’elles. Elles ont aussi une existence propre, d’autant qu’Intermarché s’est fixé comme objectif que 30 % de leurs activités (3,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2011) soient réalisés hors du périmètre du distributeur d’ici à 2015.

Pour soutenir ces objectifs ambitieux, plusieurs sites se lancent donc dans une vaste politique d’investissements. A Ergué-Gabéric près de Quimper, la Société Charcutière de l’Odet, plus connue sous sa marque Ranou, entame un programme de 8 millions d’euros de travaux afin d’augmenter les capacités de ses lignes dédiées à la fabrication de saucisses. La direction générale de l’entreprise (580 salariés) table sur le doublement de ses volumes. Ces travaux font suite à une précédente enveloppe de 20 millions d’euros qui avait permis d’intensifier les cadences du secteur des jambons qui représente la moitié des activités de la Société Charcutière de l’Odet de 175 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2011, en croissance de 4 %.

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Low cost : comment réagir ?

Les consommateurs sont prêts à endurer beaucoup pour obtenir le bon prix. Ryanair, aussi célèbre pour son approche sans fioritures du client que pour ses prix cassés, en est un bon exemple. Et son business model fonctionne: pour 2009 et 2010, sa capitalisation boursière a excédé celle de Lufthansa, en dépit des revenus sept fois plus élevés de la compagnie aérienne allemande.

Comment réagir lorsque vos concurrents font mieux que vous pour moins cher ?

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La stratégie de survie de Patagonia : vendez moins !

Patagonia encourage ses clients à moins consommer. Une première pour une grande marque. Mais c’est pour le bien de la planète.

Patagonia, la marque de sportwear, encourage désormais ses clients à réduire le nombre de leurs vêtements, à les réparer, ou à les recycler plutôt qu’à en acheter de nouveaux, rapporte le magazine américain Fast Company. Une initiative pour le moins surprenante. C’est un peu comme si les dirigeants de Patagonia disaient à leurs clients : achetez moins nos produits!

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Fauchon, Hédiard, etc. – Une histoire de goût

Ce qui fait le succès de l’épicerie fine à la française
Art de vivre Tendances gourmetDistributeurs de produits culinaires d’exception, proposant un choix riche et rare provenant aussi bien du terroir le plus classique que des pays les plus exotiques, les épiceries fines fournissent à une clientèle aisée le fleuron du luxe culinaire. Secteur de niche, réservé à des consommateurs exigeants, le marché sait s’adapter aux évolutions de la consommation tout en restant garant d’une certaine gastronomie à la française. Identité forte, savoir-faire historique et stratégie marketing oscillant entre tradition et contemporanéité : telles sont les clefs du succès des grandes épiceries parisiennes.

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