Archives pour la catégorie AGRO

La semaine du goût fête ses 20 ans

  [ 12/10/2009 12:00 ] La 20e édition de la Semaine du Goût se tiendra de lundi à dimanche sur le thème « Le goût pour tous », avec la participation de plusieurs centaines de chefs et artisans des métiers de bouche dans l’ensemble du pays.   

La manifestation veut contribuer à « sensibiliser les Français à la richesse d’un patrimoine » et « leur faire prendre conscience, face à la standardisation des goûts et des identités culinaires, que le bien manger n’est pas un luxe mais doit rester une exigence au quotidien », selon les organisateurs.

Environ 300 chefs en tenue se rassembleront lundi place du Trocadéro à Paris (XVIe) pour une photo autour d’un gâteau d’anniversaire avant l’inauguration officielle de la semaine par le ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche Bruno Le Maire, et le critique gastronomique Jean-Luc Petitrenaud.

Les chefs se rendront ensuite dans diverses écoles parisiennes pour dispenser des « leçons de goût » à des élèves de CM1 et CM2. Des « leçons de goût » doivent aussi être données dans des hôpitaux. 

Au total, 6.000 « leçons » doivent être dispensées dans l’ensemble du pays.  La Semaine innove avec l’opération « Chef sur le campus » destinée à apprendre aux étudiants à « manger bien, bon et pas cher ». La Sorbonne accueillera mardi une soixantaine d’étudiants qui viendront assister au « show culinaire » du chef Gérard Cagna. Six autres universités organiseront des opérations similaires en province. 

Des menus spéciaux à prix attractif dans 500 restaurants et des animations régionales (restaurants éphémères, dégustations, démonstrations…) figurent également au menu. 

Initiée par Jean-Luc Petitrenaud et la Collective du Sucre, la Semaine du Goût est depuis 2008 pilotée par un comité constitué de la Collective du Sucre, du Centre d’Information des Viandes (CIV), du Centre National Interprofessionnel de l’Economie Laitière (CNIEL) et de FranceAgriMer (la filière pêche et aquaculture), sous le patronage du ministère de l’Agriculture et de la Pêche. 

Les « Talents du Goût », décernés par un jury de chefs et destinés à récompenser des professionnels des métiers de bouche, ont été supprimés cette année. Sur Internet :  * Programme de la semaine du goût: http://www.legout.com/home.php

Prix de l’alimentation , + 0,5 % en septembre 2009

Prix de l’alimentation , + 0,5 % en septembre  2009 dans -climat economique hausse5  

   [ 13/10/2009 10:21 ] Si en septembre 2009, l’indice général des prix à la consommation a diminué de 0,2%, il n’en va pas de même pour les prix de l’alimentation qui montre une augmentation saisonnière des prix des produits frais.

Les prix de l’alimentation augmentent de 0,5 % en septembre (–0,3 % sur un an). Cet accroissement saisonnier reflète celui des prix des produits frais, en forte hausse, après plusieurs mois de baisse : +4,6 % (+1,4 % en septembre 2008 ; –6,7 % sur un an). Les légumes frais renchérissent de 6,9 % (–5,7 % sur un an) et les fruits frais de 4,4 % (–9,2 % sur un an). A contrario, les prix des autres produits alimentaires diminuent (–0,1 % ; +0,6 % sur un an), en raison de nombreuses promotions sur les viandes (–0,2 % ; +0,8 % sur un an) et de nouvelles baisses dans le secteur du lait  (–0,2 % pour le regroupement « lait, fromage et œufs », –2,3 % sur un an).

Formation des prix alimentaires – Eric BESSON – décembre 2008

La flambée des prix observée sur plusieurs marchés agricoles l’hiver dernier a conduit le ministre de l’agriculture et de la pêche, Michel Barnier à confier à Eric BESSON, secrétaire d’Etat chargé de la prospective et de l’évaluation des politiques publiques, une mission d’évaluation sur la formation des prix alimentaires. 

Il s’agissait de comparer les prix mesurés en France avec ceux de nos voisins (Allemagne, Espagne et Pays-Bas), d’analyser la transmission des prix des matières premières aux différentes étapes de leur transformation, de déterminer le niveau des marges des différents acteurs et d’observer la perception, par les consommateurs, de la hausse du prix de Formation des prix de l’agroalimentaire s denrées…

Formation des prix alimentaires - Eric BESSON - décembre 2008 dans ... marches pdf Formation des prix de l’agroalimentaire

Prix et Marges dans le secteur des fruits et légumes – les premiers chiffres

Le comité de pilotage de pilotage de l »observatoire des prix et des marges pour les filières agroalimentaires s »est réuni le 7 octobre 2009, sous la co-présidence de Jean-Marc BOURNIGAL, Directeur général des Politiques Agricole, Agroalimentaire et des Territoires (DGPAAT), et de Nathalie HOMOBONO, Directrice générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF).Comme Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche et Hervé NOVELLI, Secrétaire d »État chargé du Commerce, de l’Artisanat, des PME, du Tourisme, des Services et de la Consommation s’y étaient engagés, le comité a validé le 7 octobre 2009 les données relatives à la formation et l »évolution des prix et des marges dans le secteur des fruits et légumes élaborées au sein du Groupe de travail, mis en place le 9 septembre 2009. Cette démarche de transparence répond à une attente forte des professionnels comme des consommateurs.
Les données rassemblées par FranceAgrimer précisent, de 2000 à 2009, les prix aux stades de l »expédition et de la commercialisation pour 8 légumes (endive, tomate, chou-fleur, melon, laitue, carotte, concombre, poireau) et 8 fruits (abricot, cerise, poire, pomme, banane, pêche, fraise et raisin) d’origine nationale ou importée. Ces données sont complétées par les résultats de l »enquête conduite par la DGCCRF du 6 au 12 juillet 2009 dans 16 régions, auprès de plusieurs centaines de professionnels, du stade production au stade détail (circuit grande distribution ou circuit petit commerce indépendant) sur 6 fruits et légumes de grande consommation (tomate, abricot, carotte, concombre, melon origine France et étranger, pêche origine France et étranger).
Ces données ont été publiées sur le site
www.dgccrf.bercy.gouv.fr/concurrence/prix/observatoire_prix.htm.
Ce site sera mis à jour au fur et à mesure des nouvelles informations qui seront disponibles. Ainsi, pour compléter les tableaux très exhaustifs publiés en ce qui concerne les marges brutes aux différents stades de la filière, une analyse ultérieure apportera des informations sur la marge nette des opérateurs, c »est-à-dire la marge brute déduction faite de l’ensemble des frais de mise en marché (emballage, transport, salaires, pertes, publicité, énergie, taxes, etc.). Le comité de pilotage a rappelé la nécessaire mobilisation de tous les acteurs pour garantir la qualité des données publiées.
ministère de l’Économie, de l’industrie et de l’emploi

Fleury Michon modification mode gouvernance

Modification de gouverance lors de l’Assemblée Générale du 25 juin 2009

Lors de l’Assemblée Générale du 25 juin 2009, le Groupe Fleury Michon a modifié son mode de gouvernance pour passer d’une organisation en Conseil de Surveillance et Directoire à une organisation en Conseil d’Administration et Direction Générale.

La Présidence du Conseil d’Administration est confiée à Grégoire Gonnord qui assurait la Vice-Présidence du Conseil de Surveillance depuis 2001 et la Présidence depuis janvier 2009.

La Direction Générale du Groupe est assurée par Régis Lebrun, Directeur Général, et Raymond Doizon, Directeur Général Délégué.
(suite…)

Salaisons : Unicopa cède Brocéliande à la Cooperl

mercredi 22 juillet 2009

Brocéliande, qui produit 52 000 tonnes de salaisons par an, principalement du jambon, va rejoindre le groupe porcin Cooperl Arc Atlantique. C’était la dernière branche industrielle qu’Unicopa détenait encore en propre. : Ouest-France

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Ce sera officiel vendredi. La coopérative de Morlaix se séparera de la dernière branche industrielledétenue en propre.

Brocéliande, ensemble de quatre unités produisant 52 000 tonnes de salaisons (250 millions d’euros de chiffre d’affaires ou CA), principalement du jambon avec 1 100 salariés et 300 intérimaires (chiffres 2007), va rejoindre Cooperl Arc Atlantique (Lamballe). Le groupe porcin, grand spécialiste de la viande de porc, mais petit faiseur en salaison (25 000 tonnes), fait ainsi une entrée fracassante dans cet univers de consommation.

Après la cession de sa branche charcuterie salaisons, le périmètre industriel d’Unicopa, union formée, en 1964, par une nébuleuse de coopératives agricoles bretonnes, va se réduire à peau de chagrin. Il ne reste plus à Unicopa, transformé en coopérative fin 2008, qu’une participation de 33,5 % dans Entremont Alliance, signée en 2005 au côté de la CNP (groupe Albert Frère).

À l’époque, l’entrée d’Unicopa dans Entremont Alliance avait été considérée comme une aubaine pour restructurer la filière laitière de l’Ouest. La porte fut même ouverte, un temps, à d’autres grands producteurs de l’Ouest. Las ! Le marché a fini par se retourner et la participation d’Unicopa est devenue un vrai « junk bond ». Car les pertes du groupe fromager reviennent aux actionnaires, en proportion de leurs positions dans le capital.

Le rêve s’achève

Dans un passé récent, Unicopa a procédé à d’autres cessions industrielles. En juin, la majorité des parts de sa branche nutrition animale Nutréa (8 usines, 550 salariés, 1,4 million de tonnes d’aliments et 200 millions d’euros de chiffre d’affaires), ont été cédées à Coopagri Bretagne avec d’autres partenaires coopératifs. En 2008, Unicopa avait vendu ses derniers actifs industriels en volaille (Socavi, Vatélis, etc.) à Terrena, quelques mois après la cession de Tilly-Sabco (Guerlesquin), société d’abattage découpe de poulets pour le grand export à son ancien directeur général, Daniel Sauvaget.

Aujourd’hui, le rêve industriel caressé par Unicopa s’achève et son chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros, fin 2007, devrait passer sous le milliard l’année prochaine. Cependant, mis à part l’avenir incertain d’Entremont Alliance, il lui reste sans doute l’essentiel : la maîtrise de la production. Eolys et Pigalys, les deux coopératives issues de la fusion progressive des coopératives fondatrices d’Unicopa comptent, en effet, 10 000 adhérents. On y trouve 2 000 laitiers (700 millions de litres), des centaines d’aviculteurs qui continuent de livrer les usines cédées, une importante production végétale et de grosses activités d’agrofourniture, notamment dans l’union Catelys formée d’Eolys, Even et Terrena, Cavac et Cea.

Enfin, Pigalys figure parmi les plus gros groupements de producteurs de porcs de France avec 800 éleveurs et 1,6 million de porcs charcutiers.

Franck JOURDAIN.

Soignon investit l’ultra-frais et le traiteur

Soignon, la marque phare du groupe coopératif nantais Eurial, lance plusieurs innovations cette année sur deux nouveaux segments pour elle : l’ultra-frais et le traiteur. Eurial compte donc capitaliser sur le succès de Soignon : à fin mai 2009, les ventes de cette marque étaient en progression de 18,6 %. Pour attirer les consommateurs, Soignon a créé des produits où le goût de chèvre n’est pas trop fort, et prévoit un important soutien médiatique. Reste à savoir si ce sera suffisant pour que ses nouvelles gammes rencontrent leur public : il y a huit ans, Eurial avait déjà essayé d’investir le rayon traiteur, sans succès.

(suite…)

Traiteur LS, bataille autour d’un périmètre

AGENCEMENT – Il ne cesse de progresser en taille depuis dix ans, au point de devenir illisible pour beaucoup. Conscients de la nécessité de réimplanter le rayon traiteur LS, les fabricants proposent des visions différentes, tandis que les enseignes testent tous azimuts.

 « À terme, notre ambition est de proposer une gamme apéritive sur toute l’année au rayon LS, et pas seulement au moment des fêtes de Noël, explique Sabrina Penven, responsable du pôle Tipiak traiteur pâtissier. Mais, à ce jour, il n’existe pas d’espace apéritif en tant que tel dans le rayon. Les produits traiteur apéritifs sont implantés au sein de la charcuterie pâtissière ou des entrées, qui regroupent beaucoup trop de choses différentes, d’où une impression de fourre-tout qui ne sert pas les produits qui y sont implantés. » 

Organisé, il y a dix ans, autour de la charcuterie pâtissière, des pâtes à tartes et des plats cuisinés, le rayon traiteur frais LS s’est progressivement ouvert aux sandwichs, aux salades, aux pizzas, aux panés, aux pâtes fraîches…Portée par la demande et dynamisée par l’innovation, la catégorie a longtemps affiché des croissances à deux chiffres, recrutant toujours plus de consommateurs, pour atteindre 96 % de taux de pénétration aujourd’hui, pendant que son linéaire n’en finissait pas de croître (plus de 10 % encore, entre juin 2007 et juin 2008). « L’ordonnancement s’est fait par la juxtaposition de divers segments, analyse Lætitia Neuville, directrice du category management chez Marie. Or, quand on interroge les consommateurs sur la perception qu’ils ont du rayon, ils voient plein de petites familles les unes à côté des autres, plein de produits et de nouveautés au milieu desquelles ils n’arrivent pas à se repérer. » Égayer un rayon froid 

Afin de mieux comprendre ce qui se passe dans le rayon, le groupe a mené pendant un an une étude consommateurs. Étude qui a confirmé le manque de lisibilité de l’offre, au point que seules trois familles de produits seraient vues en linéaires : les plats cuisinés individuels, les pizzas et les salades. Autre enseignement, l’impression laissée par la catégorie « in et hors » le linéaire. « Chez lui, le shopper associe le traiteur à la notion de plaisir. Il dit avoir envie de passer du temps dans le rayon, d’acheter, il y a presque une relation affective aux produits. De retour en magasin, il juge les linéaires froids, peu attractifs, et ne retient plus que la dimension fonctionnelle des produits. » Partant de ce constat, Marie a réfléchi à un concept store, avec une PLV adaptée pour chacune des familles de produits susceptible de recréer une ambiance. Mais elle préconise surtout un nouveau parcours d’achat qui suivrait l’ordre du repas et clarifierait, selon elle, l’offre. En test dans deux Leclerc – Gonesse (95) et Brive (19) – et un Cora – Dole (39), les premiers résultats laisseraient apparaître « une hausse de fréquentation de 6,7 % ». Fusionner des segments 

Presque toutes les enseignes ont la même organisation : un rayon avancé de produits nomades (sandwichs, salades, boissons) ou de légumes de IVe et/ou Ve gammes, plus loin le(s) meuble(s) accueillant le gros des troupes (pizzas, quiches, plats cuisinés, pâtes ménagères, produits du monde, surtout asiatiques) qui, très souvent, fait face au rayon charcuterie. Ce qui a donné l’idée à Monoprix de mixer certaines familles de la charcuterie et du traiteur, histoire de gagner de la place. Militant pour la fusion des deux rayons, Herta s’appuie sur une étude réalisée en 2007, dans laquelle 50 % des consommateurs interrogés se disaient convaincus qu’un rapprochement de la charcuterie et du traiteur leur permettrait de passer moins de temps à trouver ce qu’ils cherchent. « Nous avons creusé cette idée, la logique d’usage semblait la plus pertinente », affirme Béatrice Rochais, responsable nationale du marketing enseigne. Le nouveau plan merchandising proposé par la filiale de Nestlé s’articule autour de cinq pôles : Emportez-moi, Entre amis, Tout simplement, Côté repas et Soyez créatifs (lire p. 66). Depuis fin 2008, il est testé dans cinq magasins Champion (Reims, Chartrettes…). Une démarche similaire a été entamée avec Système U et une réflexion est en cours avec trois unités Auchan. D’après les premiers résultats, 79 % des personnes interrogées déclareraient ne pas avoir été perturbées par la nouvelle organisation, 34 % auraient découvert les nouveaux produits plus facilement après la réimplantation (contre 27 % avant), et 19 % auraient cédé à des coups de coeur (contre 12 %). Enfin, le chiffre d’affaires aurait été amélioré : 4 points de mieux que la moyenne de l’enseigne. Donner des repères 

Pour cet observateur du marché, « l’idée d’une fusion des deux rayons n’est pas nouvelle mais, dans le contexte actuel, elle permettrait à la charcuterie de récupérer un peu du linéaire perdu au profit du traiteur, une catégorie très valorisée. » Perspective d’autant plus intéressante pour Herta et Fleury Michon qu’ils interviennent sur les deux marchés, et que leur coeur de métier reste la charcuterie. Pour l’industriel vendéen, favorable lui aussi au mix des deux rayons, il s’agit seulement de « regrouper au même endroit des familles de produits qui répondent aux mêmes usages et aux mêmes besoins pour le consommateur ». L’organisation conçue par Fleury Michon repose sur trois pôles : la cuisine d’assemblage, le traiteur LS et la charcuterie LS prêts à consommer. Là encore, des tests en magasins sont en cours. En attendant « une démarche à plus grande échelle avec des enseignes, précise Annabelle Griffon, category manager. Il faudra alors penser à une PLV pour aider le consommateur à se repérer ». Des frontons et des kakemonos reprenant l’intitulé des trois pôles et des diverses familles de produits sont à l’étude, ainsi que des pictogrammes destinés à faciliter la compréhension (fourchette et couteau pour le prêt-à-consommer, poêle ou four pour ce qui nécessite une mise en oeuvre, etc.). Les rayons traiteur et charcuterie vont-ils fusionner ? La réimplantation du TFLS suivra-t-elle le déroulé du repas ? Verra-t-on un mélange des deux ? Une chose est sûre : la distribution va multiplier les tests cette année (on parle d’une dizaine de magasins par enseigne). Avec un enjeu : faire de la clarification de l’offre un vrai levier de croissance 

Le 26 mars 2009 par Jean-Philippe Joseph 

La pêche en panne, l’industrie s’adapte

Près de la moitié de la pêche fraîche française est d’origine bretonne mais, faute de matière première suffisante, le secteur ne cesse de décliner. Les industriels tablent sur la maîtrise de l’ensemble de la filière et poussent aux innovations.

Eurial / Herbignac: Nous aurions commis une faute ?

 

Article
Eurial / Herbignac: Nous aurions commis une faute ? dans - Pays de Loire Hubert Durand, DRH de la coopérative Eurial Poitouraine, revient sur le projet d’usine de mozzarelle à Herbignac, après l’abandon de Laïta et le partenariat avec Ingrédia.
Que s’est-il passé avec Laïta ? Pourquoi ont-t-ils quitté le projet ?
Ils rêvaient d’un dossier qui aurait des garanties absolues, mais un risque industriel, ça se partage.??Ils ont considéré qu’ils n’avaient pas les garanties souhaitées.?Mais depuis toujours, les choses étaient pourtant claires.
Du côté de Terrena, le lieu d’implantation de la fromagerie, Herbignac, ne faisait pas l’unanimité.?
Il y a un an, on a proposé Ancenis, ils n’étaient pas d’accord.?Mais le lieu d’implantation n’ a pas la même importance que si nous avions lancé le projet il y a quelques années. Nous avons des accords de collecte entre coopératives et avec les industriels, pour limiter les déplacements des camions, et donc limiter les coûts.? Herbignac est une zone extrêmement dense et riche.?Ce dossier n’a de sens que si pour les producteurs il y a des débouchés nouveaux qui permettront de mieux valoriser matières protéiques et matières grasses.?
Représenter désormais les deux tiers du capital du projet, est-ce un risque ??
Deux tiers, cela ne nous arrange pas, on aurait préféré la moitié [NDLR, comme initialement prévu].?Mais le faire capoter aurait été une faute.?C’est un projet dont la viabilité est établie.?Les collectivités territoriales ont toutes accepté de participer financièrement.?On va doter l’Ouest d’un nouveau débouché mondial.?
Craignez-vous le projet de Lactalis qui augmente sa capacité à Pontivy ??
Il n’y a pas de plus grand hommage de la part de Lactalis que d’agrandir ce site, quatre mois après le lancement de notre projet. C’est la preuve que notre idée est bonne et notre projet viable ! Mais on n’a pas de raison de craindre une éventuelle concurrence, parce que
notre usine fabriquera 30 000 tonnes sur un marché mondial de 2,6 millions de tonnes.?Vous voyez qu’il y a de la place pour les autres ! Même si la France se mettait à produire 100 000 tonnes de fromage industriel à pizza, cela resterait mineur ! On rentre sur un marché sans le perturber, juste en prenant un peu de la croissance du marché.?C’est quelque chose qui n’impactera pas les valorisations.
Et les éléveurs, qu’en pensent-ils ??Sont-ils inquiets ?
Ce projet vise à permettre des débouchés plus sécurisés aux producteurs de lait.?Cela concernera, en régime de croisière, 270 millions de litres ! Tout le monde a toujours été d’accord, dès le départ.?Cela veut bien dire que ce projet répond à une attente.?Et n’oublions pas que si on ne se lançait pas sur ce marché, on ne ferait que de la poudre de lait, un marché qui est très engorgé.?Cela entraînerait une baisse très important du prix du lait au producteur.
Propos recueillis

source: avenir agricole.net à http://www.aveniragricole.net/site/index/index.php?page=information&ss_page=article&iid=1538

Lire aussi L’Avenir agricole du 17 au 23/11 et sur Inter-net: Avenir agricole.net, mots clé: Herbignac ou mozarelle

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