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Le salut de l’industrie agroalimentaire passera-t-il par l’impression 3D ?

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Alors que l’évolution de l’industrie agroalimentaire soulève des problèmes d’ordre environnemental, des initiatives technologiques liées à l’impression 3D voient le jour pour tenter de les contrer.

L’industrie agroalimentaire a subi des mutations profondes ces dernières années entrainant un bouleversement colossal. C’est aujourd’hui un secteur industrialisé et productiviste qui en l’espace de 50 ans a échangé une bonne partie de ses traditions pour plus de rendement. Aux Etats-Unis plus particulièrement les paysages ruraux ont été modifiés pour laisser place à une agriculture intensive et les dégâts environnementaux qu’elle provoque à long terme sont colossaux. Mondialement, la production de viande a été multipliée par 5 depuis 50 ans. L’élevage qu’il soit intensif ou extensif est une des productions agricoles ayant le plus d’impacts environnementaux tant par l’espace qu’il requiert que par la consommation d’eau qu’il engendre ou encore par le gaz à effet de serre qu’il produit. La métamorphose productiviste que subit cette industrie doit trouver des solutions pour sa pérennisation.

L’impression 3D pourrait contribuer avec un regard nouveau et une solution partielle

Le secteur alimentaire ce n’est pas, à première vue, celui affilié à l’impression 3D. Cependant, depuis quelques mois c’est un thème qui prend de l’envergure. Plusieurs innovations sur ce sujet ont d’ailleurs été prsentées au salon CES 2014. Les recherches sur l’impression 3D alimentaire sont nombreuses, la NASA par exemple travaille sur un projet d’imprimante 3D alimentaire embarquée dans l’espace. A ce stade beaucoup d’aliments sont imprimables, la contrainte principale est qu’ils soient possiblement réduits en poudre avant l’impression. Le chocolat et le sucre sont ainsi les deux matières premières les plus travaillées aujourd’hui en impression 3D (exemples : ChocEdge et Sugar Lab). Même si c’est une avancée certaine dans le secteur, l’impression 3D de produits carnés pourrait, elle, avoir un impact réel sur l’industrie. En effet, la production d’un steak nécessite une abondante quantité d’eau (environ 200 litres), de l’espace et de l’énergie pour le transport et pour la production d’alimentation nécessaire à l’élevage (environ 300 watts) ; elle est aussi à l’origine d’émissions de 6kg d’équivalent CO2. L’équation révélée additionnée à la consommation mondiale de viande exponentielle est alarmante. C’est avec ce constat que la start-up américaine Modern Meadow s’est lancée dans la mise au point d’une imprimante 3D capable d’imprimer des produits carnés. Pour ce faire, les fondateurs ont élaboré la technique suivante : des cellules souches animales sont distinguées et misent en culture pour finir dans une cartouche d’impression, une fois imprimées elles s’agrègeront pour former un tissu biologique similaire à de la matière carnée naturelle.

Les défis spécifiques de l’impression de viande

Les questions de qualité, ou de sécurité ne sont pas encore abordées à ce stade de la recherche, cependant cette avancée technologique pourrait être un moyen de produire de la viande en quantité et ainsi de répondre à la demande grandissante des consommateurs sans passer par la case désastre environnemental. La FAO a annoncé qu’il est prévu que la consommation de viande double d’ici à 2050, le monde ne pourra très certainement pas produire cette quantité avec les ressources que cela demande aujourd’hui. Des techniques comme Modern Meadow tente de mettre en place nécessiteraient 96% d’eau en moins et 45% d’énergie en moins que l’agriculture qu’on connaît aujourd’hui et réduirait également les émissions de gaz à effet de serre de 96%. Le chemin est encore loin avant que de tels steaks soient proposés au public et encore plus loin avant qu’ils ne soient à un prix abordable. Des recherches sur le produit final quant à sa qualité nutritionnelle et ses aspects liés à la sécurité alimentaire sont aussi à prévoir. Cependant à ce stade, même si cela reste étonnant, il n’est pas absurde de penser que des technologies de ce type pourraient apporter un fragment de solution aux enjeux écologiques du productivisme agricole.

Par  pour l’atelier / disruptive innovation de BNP Paribas publié à http://www.atelier.net/trends/articles/salut-de-industrie-agroalimentaire-passera-t-impression-3d_427228

Une entreprise nordiste se lance sur le marché de l’agroalimentaire à base de microalgues

  • Des farines à base de microalgues fabriquées par l'industriel de l'agroalimentaire nordiste Roquette.

INNOVATION – La société française Roquette, spécialisée dans la production d’amidon, développe des farines ouvrant de nouvelles solutions dans l’agroalimentaire, notamment pour les consommateurs allergiques au gluten…

On pourra peut-être bientôt parler d’or jaune ou d’or vert. La société Roquette, spécialiste ans la fabrication d’amidon, a inauguré officiellement, ce jeudi, sa nouvelle unité de production industrielle dédiée aux micro-algues dans son site de production industrielle de Lestrem (Pas-de-Calais), près de Lille.

Depuis le début d’année, le site nordiste s’est lancé dans la production de trois types de farine jaune et verte à base d’algues. «Pour l’instant, quelques produits dérivés sont commercialisés en Allemagne et une mayonnaise en Afrique du Nord», note Sergio Neves, directeur de cette nouvelle filière, dans laquelle l’entreprise fonde beaucoup d’espoir. «Les micro-algues ouvrent de nouvelles solutions dans l’agroalimentaire, notamment pour les consommateurs qui sont allergiques au gluten», souligne Guillaume Fichet, directeur du site.

Une productivité exceptionnelle

Voilà une dizaine d’années que le laboratoire de recherche et développement planche sur le sujet. «Cette innovation s’inscrit en complément de notre production d’amidon alimentaire à base de pommes de terre, de maïs ou de blé», explique le directeur. Cette année, Roquette sera en capacité de produire 4 à 5.000 tonnes de cette farine nouvelle, grâce à un procédé de fermentation breveté. «En quinze jours, une algue soigneusement sélectionnée, la chlorelle, est capable de se multiplier pour passer d’un gramme en éprouvette à vingt tonnes dans des fermenteurs de 300m3», raconte Laurent Desrousseaux, responsable process et production. Difficile de rêver productivité plus forte.

Un marché émergent

Ensuite, le lait d’algues obtenu est stérilisé comme dans une laiterie, pour garantir l’absence de contamination bactériologique. Il est alors asséché pour donner une farine propre à la consommation. «C’est un marché émergent dans lequel nous sommes pionniers», précise le directeur du site. Des produits contenant des micro-algues feront sans doute leur apparition bientôt dans les rayons, mais rien n’oblige les fabricants à le signaler sur l’étiquette.

 Gilles Durand pour 20minutes Lille. Publié à http://www.20minutes.fr/lille/1399858-un-filon-d-or-jaune-et-vert-dans-le-nord

Collaboration avec l’Allemagne

Pour sélectionner les souches de microalgues, Roquette collabore avec une usine allemande qui travaille aussi sur le processus de multiplication, mais par photosynthèse, depuis 2008. Ce site de culture à très haute valeur ajoutée  permet de récolter environ une quarantaine de tonnes par an, loin des capacités de production de Lestrem.

Toshiba se lance dans les légumes

L’IDÉEToshiba prévoit aussi de cultiver des légumes ayant des particularités précises, comme une plus forte teneur en vitamine C. (Photo: Reuters)

Toshiba prévoit aussi de cultiver des légumes ayant des particularités précises, comme une plus forte teneur en vitamine C. (Photo: Reuters)
Le groupe japonais s’apprête à produire en usine des légumes sans pesticides ni autres substances chimiques, grâce à un phénoménal appareillage électronique permettant de maintenir une ambiance aseptisée. L’objectif: contribuer à maintenir les hommes en bonne santé.

Les appareils électroniques et les réacteurs nucléaires ne suffisent plus à Toshiba. Le conglomérat industriel japonais a annoncé jeudi qu’il allait se lancer dans une nouvelle activité: la production et la vente de légumes.

Des salades sans pesticide grâce à l’électronique

Sans pesticides ni autres substances chimiques, les légumes seront fabriqués dans une usine totalement aseptisée et régie par un phénoménal appareillage électronique. Le groupe est notamment en train d’équiper un établissement inutilisé dans la banlieue de Tokyo, qui sera doté « d’éclairages fluorescents spéciaux optimisés pour la croissance des végétaux, d’un air conditionné qui maintient toujours la même température et un degré d’humidité constant, d’un dispositif de surveillance de l’état physique des plantes et d’équipements de stérilisation pour l’emballage des produits ».

« En minimisant l’entrée en contact de particules avec les produits, il est possible d’en augmenter considérablement la conservation en bon état », a expliqué Toshiba.

La délicate gestion de l’ensemble reposera sur des moyens similaires à ceux employés dans les usines de semi-conducteurs, autre spécialité du groupe.

Des laitues en guise de médicaments

Sur une surface de près de 2.000 mètres carrés, le groupe va produire l’équivalent de 3 millions de salades par an, pour approvisionner supermarchés, supérettes et restaurants.

Cette nouvelle activité est parfaitement cohérente avec la stratégie du groupe, a expliqué Toshiba:

« Nous allons donner une nouvelle dimension à notre division de soins sanitaires ».

Le conglomérat, qui est aussi un spécialiste des équipements médicaux et gère son propre hôpital à Tokyo, dit vouloir contribuer à maintenir les hommes en bonne santé, par la fabrication en usine, sous certaines conditions technologiques, d’une nourriture saine. Le groupe japonais prévoit d’ailleurs aussi de cultiver, en fonction de la demande, des légumes ayant des particularités précises, comme une plus forte teneur en vitamine C.

Plusieurs « usines à légumes » au Japon

D’autres groupes d’électroniques du Japon se sont déjà intéressés aux « usines à légumes ». Panasonic et Fujitsu ont aussi des « exploitations agricoles » de ce type, ouvertes récemment dans la préfecture de Fukushima où une partie de la population craint que les légumes cultivés dans les champs ne soient radioactifs.

Toshiba de son côté voit grand: il dit aussi étudier la construction d’une grande usine de légumes hors du Japon ainsi que la vente d’équipements dédiés à ce type d’installations.

Publié par latribune.fr le 15/05/2014 à : http://www.latribune.fr/technos-medias/electronique/20140515trib000830103/toshiba-se-lance-dans-les-legumes-sans-pesticides.html

L’agroalimentaire, un secteur stratégique pour le e-commerce

ecommerceTéléchargerLes ventes en ligne dans l’alimentation connaîtront une progression significative d’ici à 2018 grâce à la capacité d’innovation digitale des acteurs de la distribution. Elles devraient même dépasser les ventes d’électronique grand public.

La transition numérique des entreprises n’est pas encore complètement aboutie mais comme le démontre l’étude Digital IQ par PWC, 81% des dirigeants estiment que les avancées technologiques transformeront leur entreprise dans les années à venir. Le commerce de détail n’échappe pas à ce besoin de digitalisation et c’est le e-commerce qui constituerait un enjeu pour favoriser les ventes du commerce de détail. La dernière étude publiée par Forrester, « European Online Retail Forecast: 2013 To 2018« , s’intéresse à la croissance des ventes en ligne et prévoit qu’à l’horizon 2018, c’est le secteur alimentaire qui pèsera le plus lourd. Les acteurs traditionnels de la distribution doivent donc s’adapter et revoir leur offre pour rester compétitifs.

Le e-commerce et l’agroalimentaire à la hausse

Entre 2013 et 2018, Forrester prévoit un taux de croissance de 12% des ventes de détail en ligne en Europe pour un total d’environ 234 milliards d’euros en 2018. En France, les ventes devraient presque doubler entre 2013 et 2018 pour atteindre 47 milliards d’euros. En effet, la France ainsi que le Royaume-Uni et l’Allemagne constitueront les marchés les plus importants pour le e-commerce de détail. Il est surtout important de noter que le secteur agroalimentaire détiendra la plus forte croissance, dépassant ainsi le secteur de l’électronique grand public. Le secteur de l’habillement, toujours en tête des ventes en ligne enregistrera une croissance moindre. Ces chiffres de croissance positive pour le commerce en ligne s’expliquent surtout par la capacité des acteurs de la distribution à proposer des services adaptés au e-commerce. « La croissance constante des ventes internet en Europe dans le contexte fragile de reprise économique démontre l’importance de la présence digitale » explique Michelle Beeson, auteure de l’étude.

L’innovation digitale adoptée par les acteurs de la distribution

Le rapport démontre ainsi que les habitudes de consommation vont se tourner progressivement vers le online puisque les internautes effectuant leurs achats en ligne vont passer de 65% en 2013 à 75% en 2018. « Les commerçants européens doivent maintenir leur investissement dans le digital et l’innovation, et optimiser leur présence digitale sur l’ensemble des appareils. » déclare Michelle Beeson. À noter notamment l’émergence d’une catégorie d’acheteurs appelés les “super shoppers”, ces internautes qui recherchent leurs achats en ligne et consomment à travers différents canaux de manière régulière. Dernièrement, des initiatives prouvent que l’innovation digitale constitue un enjeu pour les commerçants. Citons par exemple  »Inspiration Corridor » de Klépierre qui permet de créer un pont entre magasin physique et e-commerce grâce à l’installation d’un couloir aux fonctions technologiques.

Publié Par  04 juin 2014 L’agroalimentaire, un secteur stratégique pour le e-commerce dans AGRO nadir

à http://www.atelier.net/trends/articles/agroalimentaire-un-secteur-strategique-e-commerce_429695

 

Les géants de l’agroalimentaire émettent autant de gaz à effet de serre que la Scandinavie

 

Une étude d’Oxfam montre que les dix plus grands groupes agroalimentaires mondiaux – parmi lesquels Danone, Nestlé, Unilever et Coca-Cola – ont émis en 2013, selon leurs propres déclarations, 263,7 millions de tonnes de carbon dans l’atmosphère. Soit autant que le Danemark, la Suède, la Norvège et la Finlande combinés. La production agricole en amont de leur chaîne de production représente près de la moitié de ces émissions. Si ces multinationales commencent à prendre conscience des risques que le changement climatique fait peser sur la viabilité à long terme de leur filières d’approvisionnement, elles agissent encore très peu pour réduire leurs propres émissions.

À quelques exceptions près, les multinationales de l’agroalimentaire font un effort de transparence sur leurs émissions de gaz à effet de serre, en incluant leur chaîne d’approvisionnement, dans le cadre d’initiatives comme le Carbon Disclosure Project (CDP), qui sert ici de base à Oxfam.

La plupart d’entre elles ont également fixé – quoique souvent de manière peu précise et transparente – des objectifs de réduction des émissions dans leurs propres opérations directes. Cependant, celles-ci ne représentent qu’une part modeste de leurs émissions globales (29,8 millions de tonnes). En revanche, aucune de ces entreprises n’a véritablement fixé d’objectifs de réduction précis concernant leur chaîne d’approvisionnement et, en particulier, concernant la production agricole en amont de chaîne. Et aucune ne requiert de ses fournisseurs – qui sont en majorité de grandes entreprises agricoles gérant des plantations, pas des petits paysans – qu’il se fixe des objectifs de réduction de ses émissions.

L’ONG ne s’étend pas, dans le cadre de cette étude, sur les moyens concrets par lesquels les multinationales agroalimentaires pourraient réduire leurs émissions agricoles. Elle n’aborde de manière un peu détaillée que leur politique de lutte contre la déforestation, en lien avec l’huile de palme. Là encore, le bilan n’est pas très flatteur.

On est surtout en droit de se demander si une véritable politique de réduction des émissions globales de gaz à effet de serre de l’industrie agroalimentaire ne requerrait pas surtout de remettre en cause le modèle commercial même des géants du secteur, basé sur une agriculture industrielle et des chaînes d’approvisionnement internationales.

L’étude (en anglais) est accessible ici. Les dix multinationales concernées sont Associated British Foods, Coca-Cola, Danone, General Mills, Kellogg, Mars, Mondelez International, Nestlé, PepsiCo et Unilever.

Olivier Petitjean

publié à http://multinationales.org/Les-geants-de-l-agroalimentaire

 

Un think tank agricole

La Saf devient « Saf agr’iDées », un think tank agricole pour agir

Laurent Klein souhaite décloisonner  le fonctionnement de l’organisation et l’ancrer dans l’agriculture du 21ème siècle des chefs d’entreprises agricoles.

La Société des agriculteurs de France passe en mode think tank et devient  « Saf agr’iDées, réfléchir pour agir ». Et selon la volonté de son président, Laurent Klein, chaque adhérent devra être acteur du travail de réflexion qui y sera conduit en toute indépendance, articulé autour de six thèmes : les politiques agricoles, le développement rural, les industries agroalimentaires, la recherche, l’alimentation, la consommation. Enfin, les notes et les prescriptions produites à partir de ces travaux d’expertises constitueront des supports d’aides à la décision des hommes politiques auxquels elles seront adressées.

Dès l’arrivée de son nouveau secrétaire général, Patrick Ferrere, la Saf a entrepris sa mutation en remplaçant les entretiens de la rue d’Athènes par l’organisation mensuelle de Saf agr’iDébats d’une demi-journée et de Saf agr’iDays d’une journée. Le prochain débat du think tank agricole et agroalimentaire portera sur le rôle des Safer et le contrôle des structures.

Les chefs d’entreprises pourront par ailleurs se retrouver au sein de Saf agr’iDécideurs pour participer à des réunions économiques et stratégiques qui leur seront réservées.

Mais c’est Laurent Klein qui est l’artisan de la mutation opérée par l’organisation qu’il présidait pour l’ancrer dans le 21ème siècle. Jusqu’à présent, son fonctionnement en « club privé » était trop confidentiel alors qu’elle était reconnue pour la qualité de ses rapports d’experts

Selon le président de Saf agr’iDées, « le think tank se donne dorénavant les moyens de conquérir de nouveaux adhérents de tous horizons socioprofessionnels, intéressés par les questions agricoles. »

A ce jour, la Saf agr’iDées comprend un peu moins de 600 adhérents. Ils constituent d’ores et déjà une communauté sur Linkedin et seront reliés à un compte twitter. Saf agr’iDées aura aussi une adresse Facebook.

Les 1.500 lecteurs de la revue bimestrielle du think tank et les 6.500 destinataires de la newsletter devenue bimensuelle constituent le vivier des nouveaux adhérents à prospecter.

21/03/2014 | par 

Article publié par Terre.net à http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/la-saf-devient-saf-agr-idees-un-think-tank-agricole-pour-agir-205-99259.html

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Laïta : 80 millions d’euros pour préparer l’avenir

Poussée par la suppression des quotas et attirée par le marché international, la coopérative laitière joue la carte de la qualité et mise sur les poudres de lait.

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Une centaine d’emplois créés

Laïta avait promis un investissement exceptionnel… La coopérative laitière, dont le siège est à Brest, l’a dévoilé mardi à Rennes. D’ici à 2016, l’entreprise va investir 80 millions d’euros supplémentaires dans les ingrédients laitiers secs (comme la poudre de lait), en plus des 40 millions d’investissements annuels.

« Nous sommes à un moment significatif », explique Christian Couilleau, directeur général de Laïta. À l’horizon 2015 se profile en effet l’après-quotas laitiers, décidé par l’Union européenne, qui permettra aux producteurs de produire sans limite.

Au total, la coopérative – qui compte aujourd’hui 2 400 salariés – va créer une centaine d’emplois en plus, répartis sur trois sites : environ cinq à Ancenis (Loire-Atlantique), une dizaine à Landerneau (Finistère) et entre 80 et 85 à Créhen (Côtes-d’Armor).

Un « totem » à Créhen

Concrètement, l’effort va donc principalement profiter au site de Créhen, près de Dinan. Près de 54 millions d’euros vont y être injectés, permettant la réalisation d’un atelier de mise en boîte pour le lait et d’une unité de déminéralisation de lactosérum (le petit-lait issu de la fabrication du fromage).

Surtout, une tour de séchage verra le jour (pour la production, notamment, de poudre de lait infantile). Un « totem », symbole de l’investissement, sourit Christian Couilleau. Le coût de sa construction s’élève à 35 millions d’euros. À l’horizon 2017, la tour pourra produire, au maximum, 30 000 tonnes de poudres de lait, en plus des 100 000 que produit Laïta chaque année.

« Réduire l’effort à la tour de Créhen serait une erreur », temporise cependant le dirigeant. Ainsi, 18 millions d’euros seront investis à Landerneau, dans une unité de déminéralisation de lactosérum, et à Yffiniac et 4 millions d’euros à Ancenis.

L’Asie cible privilégiée

Puisque « le lait n’est pas qu’un liquide blanc », comme l’a assuré Christian Couilleau, Laïta a décidé de jouer la carte des produits dérivés (poudre alimentaire, lactosérum…) et de la qualité, plus que de la quantité. Même si le volume de lait collecté va grimper de 15 %.

L’objectif est simple : conquérir de nouveaux marchés, au-delà même des frontières européennes. Aujourd’hui, environ 10 % du chiffre d’affaires dépend des pays tiers. L’objectif est de doubler cette part.

La coopérative assure « chercher la croissance là où elle est ». Comprenez le Moyen-Orient, l’Afrique et surtout l’Asie. « Des contacts avec des entreprises asiatiques » ont été pris. La Chine pourrait être une cible privilégiée. Fatigué des scandales concernant le lait infantile, le pays accueille à bras ouverts les produits exportés.

Laïta en bref

La coopérative laitière, née en 2009 du regroupement d’Even, de Terrena et de Triskalia, réalise un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros et produit 1,3 milliard de litres de lait par an. Elle regroupe des marques connues, comme Paysan BretonMamie Nova et Régilait.

Publié par Ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/laita-80-millions-deuros-pour-preparer-lavenir-21-05-2014-146053?utm_source=newsletter&utm_medium=OFentreprise&utm_campaign=20140522_local_votreNewsletter

 

Les ventes de beurre ne fondent plus

Qui l’eût cru ? Après des années de déclin, il reprend des couleurs dans nos cuisines. Moulé, en beurrier, bio ou allégé, il séduit les gastronomes et les chasseurs de cholestérol.

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Surprise ! En 2013, le beurre a stoppé sa glissade. Ses ventes en grandes surfaces ont augmenté de 2,7 %. Les Français restent les plus gros mangeurs de beurre dans le monde, avec une consommation annuelle de huit kilos par habitant. Une croissance inattendue après trente années de déclin.

« Avec la crise, on cuisine de plus en plus à la maison. Les émissions culinaires, la volonté de se faire plaisir avec un produit simple et naturel peuvent expliquer ce rebond »,suppose Marie-Paule Pouliquen, directrice marketing chezPaysan breton, la marque du groupe coopératif Laïta, à Brest. Un contre-pied au discours hygiéniste caricaturant le beurre en boucheur d’artères. Un pied de nez à la concurrence de la margarine et des graisses végétales hydrogénées.

Image « traditionnelle et nature »

Leader sur le marché du beurre moulé, parée de sa célèbre robe vichy rouge ou bleu, la marque Paysan breton cultive méticuleusement une image « traditionnelle et naturelle » du beurre.

Sa charte de qualité repose sur une période prolongée de pâturage, bannit les colorants, les conservateurs, les arômes artificiels, sélectionne des ferments lactiques naturels pour offrir au palais une texture tartinable et un « goût de noisette », récompensés par des médailles au Salon de l’agriculture.

« Pour un bon beurre, il faut nourrir ses vaches avec des fourrages de qualité, cultivés sur l’exploitation », confirme Michel Beziaud. Éleveur laitier à Maumusson (Loire-Atlantique), il prodigue à ses trente-quatre pensionnaires un menu quatre étoiles, très diversifié selon les saisons (herbe, maïs, céréales, tourteaux de colza et de soja non OGM, luzerne…).

Stratégie payante : la marque vedette du groupe Laïta « a augmenté le volume de ses ventes de beurre en grandes surfaces de 30 % depuis 2009 », se réjouit Marie-Paule Pouliquen. Avec 14,3 % de parts de marché (source : Iri), Paysan breton talonne le leader Président (groupe Lactalis, à Laval) et devance Elle-et-Vire (groupe Bongrain).

La prédominance de ces trois marques illustre la concentration galopante du marché national du beurre entre les mains des grands groupes laitiers. Leurs beurreries géantes écoulent 60 % des tonnages sous la marque des distributeurs.

Les industriels ont multiplié les innovations. Ils ont su déployer, autour de la plaquette standard, toute une gamme adaptée à différents profils de consommateurs : beurre allégé à 60 %, beurre tendre, mini-beurres en portions individuelles, beurre aux cristaux de sel pour les fruits de mer ou beurre bio AOC.

Xavier BONNARDEL

Publié par Ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/ventes-beurre-ne-fondent-plus-06-05-2014-143904

Percer dans le e-commerce à moindre coût: le cas Kitchen Trotter

Sur le segment très concurrentiel du e-commerce culinaire, la start-up Kitchen Trotter a trouvé les bons ingrédients pour émerger.

Kitchen Trotter

Crédits photo : Kitchen Trotter
 Réussir à percer dans le e-commerce en partant de zéro, qui plus est sur un créneau encombré, c’est le défi en grande partie réussi de Kitchen Trotter, une start-up lancée en septembre 2012 par un trio d’amis avec peu de moyen.

Le concept est simple: une formule d’abonnement qui permet à un particulier de recevoir chaque mois un « kit de cuisine exotique ». Ce dernier comprend six ou sept ingrédients difficiles à trouver en magasin, quatre recettes emblématiques d’un pays concoctées par un chef natif et un menu typique pour 4 à 6 personnes. Prix de l’abonnement, « résiliable à tout moment » : 240 euros pour 12 mois. Mais le client peut aussi choisir de ne payer que pour un, trois ou six mois. Corée du sud, Sénégal, Suède, Turquie, Pérou … la destination change à chaque envoi et est tenue secrète pour ménager un effet de surprise au destinataire.

Obstacle n°1 : l’invasion de concurrents

« Notre principal obstacle, plutôt inattendu, a été de voir se lancer au même moment que nous une vingtaine de concurrents sur ce marché de la cuisine par abonnement », raconte Kenza Hachimi, 30 ans, cofondatrice qui a attrapé le virus de l’entrepreneuriat sur les bancs de l’ESSEC.

De gauche à droite : Pierre-François Lotiron, Aïch

Crédits photo : Kitchen Trotter
De gauche à droite : Pierre-François Lotiron, Aïcha Mansouri, Kenza Hachimi

Moins de deux ans après, la moitié des prétendants a mis la clé sous la porte. Kitchen Trotter vient d’ailleurs d’en racheter un pour élargir sa base de clientèle. Avec désormais 6.000 abonnés au compteur, la start-up se revendique leader de son segment.

Les clés pour se différencier

Alors, qu’est-ce qui a fait la différence entre Kitchen Trotter et les autres ? D’abord la simplicité du concept, compréhensible immédiatement par les consommateurs : « un mois, un pays, un kit », comme le résume Kenza Hachimi. Ensuite des menus qualitatifs et originaux imaginés par des bloggeurs culinaires ou des chefs natifs du pays mis à l’honneur. Et qui laissent les clients cuisiner eux-mêmes leur plat, le « fait maison » restant très tendance.

Ajoutez à cela un site Web où il est facile de s’y retrouver, une logistique efficace, entièrement sous-traitée à un prestataire, une équipe soudée de trois associés (épaulés par 5 salariés) et on a les ingrédients du succès. Autre atout non négligeable de la start-up parisienne, le soutien et les conseils de plusieurs structures d’accompagnement (Réseau Entreprendre, Petit Poucet, 50 Partners).

Un marketing ciblé réseaux sociaux

Côté marketing, les créateurs ont été astucieux pour limiter les frais. Les efforts se sont concentrés sur les réseaux sociaux, notamment Facebook. Résultat, une« communauté » où 21.000 personnes parlent régulièrement du concept à leurs amis. De quoi accélérer le bon bouche-à-oreilles dont a bénéficié le site auprès d’une clientèle en majorité féminine, plutôt jeune et habitant aussi bien les grandes agglomérations que les zones moins peuplées. Au final, la stratégie de la start-up n’a pas été trop gourmande en financement. Une petite levée de fond a été réalisée en juin 2013 auprès de business angels.

A la conquête de l’Europe

Déjà rentable, selon Kenza Hachimi, Kitchen Trotter réfléchit désormais à un développement à l’international. L’entreprise a commencé à franchir les frontières en livrant dans trois pays limitrophes (Belgique, Suisse et Luxembourg) mais le lancement prochain d’une version du site en anglais devrait permettre de toucher davantage de zones. «C’est le grand chantier de cette année, ajoute la cofondatrice. L’appétit pour la world cuisine est le même dans toute l’Europe ».

Publié par Business Les Echos à http://business.lesechos.fr/entrepreneurs/web/percer-dans-le-e-commerce-a-moindre-cout-le-cas-kitchen-trotter-62485.php?xtor=EPR-1500-[LEE_hebdomadaire]-20140415-[s=461370_n=6_c=_]-1813589[_SDV]@1

Terrena et Système U lancent une filière du porc révolutionnaire

Après deux ans de négociation, le distributeur s’engage à acheter aux éleveurs de la coopérative plus de 50.000 tonnes annuelles pendant 3 ans. Il commercialisera une viande positionnée entre le bio et l’intensif.

Un contrat de vente de trois ans et qui garantit aux producteurs une plus-value de 8 à 12 centimes d’euros le kilogramme de porc. C’est l’accord avantageux qu’ont décroché les éleveurs de la coopérative Terrena auprès de Système U. Son président Hubert Garaud a présenté mardi soir avec Serge Papin, président du distributeur et Guillaume Garot, Ministre délégué à l’agroalimentaire un partenariat qui a exigé deux ans de discussion. « Nous sommes parvenus à sortir des négociations annuelles très dures qui régissent en France les rapports entre le monde agricole et le commerce. C’est un contrat proche de ce que font les Anglo-Saxons ou les Allemands » estime Hubert Garaud. Pour Serge Papin, c’est également une façon de sortir du rapport de force. Le distributeur compte déjà une dizaine d’accords de ce type, dont le plus développé porte sur le lait bio. « Il s’agit de remettre de la régulation dans ce marché dont les prix varient de 2,5 euros à 9 euros le kilogramme de porc » rappelle Serge Papin.

Dès le 4 mars, les linéaires de Système U vendront des barquettes de porc sous la marque Agriculture Nouvelle avec les deux logos des partenaires. Cette marque concrétise pour le consommateur le niveau de qualité sur lequel Terrena s’est engagé, en contrepartie de la visibilité et de la prime que lui garantit ce contrat innovant. « Nos éleveurs s’engagent à nourrir leurs bêtes avec des graines de lin et du colza au profit de la santé des consommateurs. A réduire progressivement les antibiotiques et à améliorer le bien-être des animaux » explique Hubert Garaud. Le dirigeant explique que le surcoût de ces pratiques plus durables est de l’ordre de 3 à 5 centimes le kilogramme, soit 8.000 euros en moyenne par exploitation. Les éleveurs ont accepté cet investissement grâce à la sécurisation de leur débouché. Aux cours de leurs négociations serrées, les deux partenaires ont également réussi à supprimer des coûts inutiles. « Nous valorisons mieux toutes les parties du cochon, à travers par exemple de nouvelles recettes de saucisses. Nous avons travaillé aussi sur le déclassement, sur la logistique, etc » précise-t-il.

Filière du lapin

Sur les 150 éleveurs de Terrena, seule une trentaine de producteurs s’est pour l’instant lancée dans cette nouvelle agriculture et doit fournir 50.000 tonnes de viande la première année, sur un total de 400.000 tonnes produites par Terrena. « Nous allons monter en puissance » assure Hubert Garaud. Pour lui, il existe un marché entre les produits bio et l’agriculture conventionnelle  : « Les consommateurs veulent des produits locaux, sains, sans OGM et qui ont un impact environnemental inférieur ».

Terrena prépare cette conversion depuis plusieurs années à traverssa démarche « Nouvelle Agriculture » fondée sur les préceptes de l’agriculture écologiquement intensive. Moins radicale que le bio, cette agronomie cherche à concilier forte productivité et réduction des intrants. Terrena engage progressivement ses différentes filières mais la production de lapin était jusqu’ici est la seule à avoir commercialisé cette offre, il y a un an. Une première tentative que Terrena juge aujourd’hui transformée. Lancée par une vingtaine d’éleveurs, cette filière va mobiliser bientôt jusqu’à 120 producteurs.

Maximilien Rouer dirigele cabinet Becitizen qui a accompagné les deux partenaires depuis le début de leurs discussions en 2010. « La filière du porc est celle qui a le plus besoin de nouer des accords globaux de ce type. Contrairement à la filière bovine qui parvient à bien vendre les parties avant des bêtes (steaks), la valorisation du porc par les saucisses et les salaisons est plus difficile » explique-t-il. Pour lui, ce partenariat permettra une évolution vers des porcheries du 21e siècle qui améliorent le bien-être et l’hygiène des bêtes. Maximilien Rouer cite l’exemple d’une température de chauffage différenciée entre les petits et leurs mères. « Le seul fait pour un éleveur de se laver les mains avant de rentrer dans une porcherie permet de réduire les médicaments » illustre-t-il. « En vitesse de croisière, une fois la période de conversion passée, ces pratiques peuvent être jusqu’à 4 fois moins cher en économisant le prix des médicaments, de vétérinaire, du soja, etc » affirme le consultant.

Consultant pour la grande distribution,Philippe Bretonestime que ce type d’accord permet également au distributeur de sécuriser leur approvisionnement, d’assurer la qualité de ses produits et d’en faire un élément différenciateur par rapport à la concurrence. Pour lui, le contrat a également le mérite de transcrire en action les promesses de Serge Papin dans son livre « Pour un nouveau pacte alimentaire » paru en 2012. Terrena devra néanmoins honorer sa promesse de diminuer progressivement les antibiotiques, un pari technique sur lequel butent encore les premiers éleveurs engagés dans la démarche.

MATTHIEU QUIRET MATTHIEU QUIRET | LE 18/02/14 À 18H08
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/18/02/2014/lesechos.fr/0203323569574_terrena-et-systeme-u-lancent-une-filiere-du-porc-revolutionnaire.htm?texte=maximilien%20rouer#r2s7JBgEWQLJxvvT.99

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