Archives pour la catégorie AGRO

Les ventes de beurre ne fondent plus

Qui l’eût cru ? Après des années de déclin, il reprend des couleurs dans nos cuisines. Moulé, en beurrier, bio ou allégé, il séduit les gastronomes et les chasseurs de cholestérol.

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Surprise ! En 2013, le beurre a stoppé sa glissade. Ses ventes en grandes surfaces ont augmenté de 2,7 %. Les Français restent les plus gros mangeurs de beurre dans le monde, avec une consommation annuelle de huit kilos par habitant. Une croissance inattendue après trente années de déclin.

« Avec la crise, on cuisine de plus en plus à la maison. Les émissions culinaires, la volonté de se faire plaisir avec un produit simple et naturel peuvent expliquer ce rebond »,suppose Marie-Paule Pouliquen, directrice marketing chezPaysan breton, la marque du groupe coopératif Laïta, à Brest. Un contre-pied au discours hygiéniste caricaturant le beurre en boucheur d’artères. Un pied de nez à la concurrence de la margarine et des graisses végétales hydrogénées.

Image « traditionnelle et nature »

Leader sur le marché du beurre moulé, parée de sa célèbre robe vichy rouge ou bleu, la marque Paysan breton cultive méticuleusement une image « traditionnelle et naturelle » du beurre.

Sa charte de qualité repose sur une période prolongée de pâturage, bannit les colorants, les conservateurs, les arômes artificiels, sélectionne des ferments lactiques naturels pour offrir au palais une texture tartinable et un « goût de noisette », récompensés par des médailles au Salon de l’agriculture.

« Pour un bon beurre, il faut nourrir ses vaches avec des fourrages de qualité, cultivés sur l’exploitation », confirme Michel Beziaud. Éleveur laitier à Maumusson (Loire-Atlantique), il prodigue à ses trente-quatre pensionnaires un menu quatre étoiles, très diversifié selon les saisons (herbe, maïs, céréales, tourteaux de colza et de soja non OGM, luzerne…).

Stratégie payante : la marque vedette du groupe Laïta « a augmenté le volume de ses ventes de beurre en grandes surfaces de 30 % depuis 2009 », se réjouit Marie-Paule Pouliquen. Avec 14,3 % de parts de marché (source : Iri), Paysan breton talonne le leader Président (groupe Lactalis, à Laval) et devance Elle-et-Vire (groupe Bongrain).

La prédominance de ces trois marques illustre la concentration galopante du marché national du beurre entre les mains des grands groupes laitiers. Leurs beurreries géantes écoulent 60 % des tonnages sous la marque des distributeurs.

Les industriels ont multiplié les innovations. Ils ont su déployer, autour de la plaquette standard, toute une gamme adaptée à différents profils de consommateurs : beurre allégé à 60 %, beurre tendre, mini-beurres en portions individuelles, beurre aux cristaux de sel pour les fruits de mer ou beurre bio AOC.

Xavier BONNARDEL

Publié par Ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/ventes-beurre-ne-fondent-plus-06-05-2014-143904

Percer dans le e-commerce à moindre coût: le cas Kitchen Trotter

Sur le segment très concurrentiel du e-commerce culinaire, la start-up Kitchen Trotter a trouvé les bons ingrédients pour émerger.

Kitchen Trotter

Crédits photo : Kitchen Trotter
 Réussir à percer dans le e-commerce en partant de zéro, qui plus est sur un créneau encombré, c’est le défi en grande partie réussi de Kitchen Trotter, une start-up lancée en septembre 2012 par un trio d’amis avec peu de moyen.

Le concept est simple: une formule d’abonnement qui permet à un particulier de recevoir chaque mois un « kit de cuisine exotique ». Ce dernier comprend six ou sept ingrédients difficiles à trouver en magasin, quatre recettes emblématiques d’un pays concoctées par un chef natif et un menu typique pour 4 à 6 personnes. Prix de l’abonnement, « résiliable à tout moment » : 240 euros pour 12 mois. Mais le client peut aussi choisir de ne payer que pour un, trois ou six mois. Corée du sud, Sénégal, Suède, Turquie, Pérou … la destination change à chaque envoi et est tenue secrète pour ménager un effet de surprise au destinataire.

Obstacle n°1 : l’invasion de concurrents

« Notre principal obstacle, plutôt inattendu, a été de voir se lancer au même moment que nous une vingtaine de concurrents sur ce marché de la cuisine par abonnement », raconte Kenza Hachimi, 30 ans, cofondatrice qui a attrapé le virus de l’entrepreneuriat sur les bancs de l’ESSEC.

De gauche à droite : Pierre-François Lotiron, Aïch

Crédits photo : Kitchen Trotter
De gauche à droite : Pierre-François Lotiron, Aïcha Mansouri, Kenza Hachimi

Moins de deux ans après, la moitié des prétendants a mis la clé sous la porte. Kitchen Trotter vient d’ailleurs d’en racheter un pour élargir sa base de clientèle. Avec désormais 6.000 abonnés au compteur, la start-up se revendique leader de son segment.

Les clés pour se différencier

Alors, qu’est-ce qui a fait la différence entre Kitchen Trotter et les autres ? D’abord la simplicité du concept, compréhensible immédiatement par les consommateurs : « un mois, un pays, un kit », comme le résume Kenza Hachimi. Ensuite des menus qualitatifs et originaux imaginés par des bloggeurs culinaires ou des chefs natifs du pays mis à l’honneur. Et qui laissent les clients cuisiner eux-mêmes leur plat, le « fait maison » restant très tendance.

Ajoutez à cela un site Web où il est facile de s’y retrouver, une logistique efficace, entièrement sous-traitée à un prestataire, une équipe soudée de trois associés (épaulés par 5 salariés) et on a les ingrédients du succès. Autre atout non négligeable de la start-up parisienne, le soutien et les conseils de plusieurs structures d’accompagnement (Réseau Entreprendre, Petit Poucet, 50 Partners).

Un marketing ciblé réseaux sociaux

Côté marketing, les créateurs ont été astucieux pour limiter les frais. Les efforts se sont concentrés sur les réseaux sociaux, notamment Facebook. Résultat, une« communauté » où 21.000 personnes parlent régulièrement du concept à leurs amis. De quoi accélérer le bon bouche-à-oreilles dont a bénéficié le site auprès d’une clientèle en majorité féminine, plutôt jeune et habitant aussi bien les grandes agglomérations que les zones moins peuplées. Au final, la stratégie de la start-up n’a pas été trop gourmande en financement. Une petite levée de fond a été réalisée en juin 2013 auprès de business angels.

A la conquête de l’Europe

Déjà rentable, selon Kenza Hachimi, Kitchen Trotter réfléchit désormais à un développement à l’international. L’entreprise a commencé à franchir les frontières en livrant dans trois pays limitrophes (Belgique, Suisse et Luxembourg) mais le lancement prochain d’une version du site en anglais devrait permettre de toucher davantage de zones. «C’est le grand chantier de cette année, ajoute la cofondatrice. L’appétit pour la world cuisine est le même dans toute l’Europe ».

Publié par Business Les Echos à http://business.lesechos.fr/entrepreneurs/web/percer-dans-le-e-commerce-a-moindre-cout-le-cas-kitchen-trotter-62485.php?xtor=EPR-1500-[LEE_hebdomadaire]-20140415-[s=461370_n=6_c=_]-1813589[_SDV]@1

Terrena et Système U lancent une filière du porc révolutionnaire

Après deux ans de négociation, le distributeur s’engage à acheter aux éleveurs de la coopérative plus de 50.000 tonnes annuelles pendant 3 ans. Il commercialisera une viande positionnée entre le bio et l’intensif.

Un contrat de vente de trois ans et qui garantit aux producteurs une plus-value de 8 à 12 centimes d’euros le kilogramme de porc. C’est l’accord avantageux qu’ont décroché les éleveurs de la coopérative Terrena auprès de Système U. Son président Hubert Garaud a présenté mardi soir avec Serge Papin, président du distributeur et Guillaume Garot, Ministre délégué à l’agroalimentaire un partenariat qui a exigé deux ans de discussion. « Nous sommes parvenus à sortir des négociations annuelles très dures qui régissent en France les rapports entre le monde agricole et le commerce. C’est un contrat proche de ce que font les Anglo-Saxons ou les Allemands » estime Hubert Garaud. Pour Serge Papin, c’est également une façon de sortir du rapport de force. Le distributeur compte déjà une dizaine d’accords de ce type, dont le plus développé porte sur le lait bio. « Il s’agit de remettre de la régulation dans ce marché dont les prix varient de 2,5 euros à 9 euros le kilogramme de porc » rappelle Serge Papin.

Dès le 4 mars, les linéaires de Système U vendront des barquettes de porc sous la marque Agriculture Nouvelle avec les deux logos des partenaires. Cette marque concrétise pour le consommateur le niveau de qualité sur lequel Terrena s’est engagé, en contrepartie de la visibilité et de la prime que lui garantit ce contrat innovant. « Nos éleveurs s’engagent à nourrir leurs bêtes avec des graines de lin et du colza au profit de la santé des consommateurs. A réduire progressivement les antibiotiques et à améliorer le bien-être des animaux » explique Hubert Garaud. Le dirigeant explique que le surcoût de ces pratiques plus durables est de l’ordre de 3 à 5 centimes le kilogramme, soit 8.000 euros en moyenne par exploitation. Les éleveurs ont accepté cet investissement grâce à la sécurisation de leur débouché. Aux cours de leurs négociations serrées, les deux partenaires ont également réussi à supprimer des coûts inutiles. « Nous valorisons mieux toutes les parties du cochon, à travers par exemple de nouvelles recettes de saucisses. Nous avons travaillé aussi sur le déclassement, sur la logistique, etc » précise-t-il.

Filière du lapin

Sur les 150 éleveurs de Terrena, seule une trentaine de producteurs s’est pour l’instant lancée dans cette nouvelle agriculture et doit fournir 50.000 tonnes de viande la première année, sur un total de 400.000 tonnes produites par Terrena. « Nous allons monter en puissance » assure Hubert Garaud. Pour lui, il existe un marché entre les produits bio et l’agriculture conventionnelle  : « Les consommateurs veulent des produits locaux, sains, sans OGM et qui ont un impact environnemental inférieur ».

Terrena prépare cette conversion depuis plusieurs années à traverssa démarche « Nouvelle Agriculture » fondée sur les préceptes de l’agriculture écologiquement intensive. Moins radicale que le bio, cette agronomie cherche à concilier forte productivité et réduction des intrants. Terrena engage progressivement ses différentes filières mais la production de lapin était jusqu’ici est la seule à avoir commercialisé cette offre, il y a un an. Une première tentative que Terrena juge aujourd’hui transformée. Lancée par une vingtaine d’éleveurs, cette filière va mobiliser bientôt jusqu’à 120 producteurs.

Maximilien Rouer dirigele cabinet Becitizen qui a accompagné les deux partenaires depuis le début de leurs discussions en 2010. « La filière du porc est celle qui a le plus besoin de nouer des accords globaux de ce type. Contrairement à la filière bovine qui parvient à bien vendre les parties avant des bêtes (steaks), la valorisation du porc par les saucisses et les salaisons est plus difficile » explique-t-il. Pour lui, ce partenariat permettra une évolution vers des porcheries du 21e siècle qui améliorent le bien-être et l’hygiène des bêtes. Maximilien Rouer cite l’exemple d’une température de chauffage différenciée entre les petits et leurs mères. « Le seul fait pour un éleveur de se laver les mains avant de rentrer dans une porcherie permet de réduire les médicaments » illustre-t-il. « En vitesse de croisière, une fois la période de conversion passée, ces pratiques peuvent être jusqu’à 4 fois moins cher en économisant le prix des médicaments, de vétérinaire, du soja, etc » affirme le consultant.

Consultant pour la grande distribution,Philippe Bretonestime que ce type d’accord permet également au distributeur de sécuriser leur approvisionnement, d’assurer la qualité de ses produits et d’en faire un élément différenciateur par rapport à la concurrence. Pour lui, le contrat a également le mérite de transcrire en action les promesses de Serge Papin dans son livre « Pour un nouveau pacte alimentaire » paru en 2012. Terrena devra néanmoins honorer sa promesse de diminuer progressivement les antibiotiques, un pari technique sur lequel butent encore les premiers éleveurs engagés dans la démarche.

MATTHIEU QUIRET MATTHIEU QUIRET | LE 18/02/14 À 18H08
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/18/02/2014/lesechos.fr/0203323569574_terrena-et-systeme-u-lancent-une-filiere-du-porc-revolutionnaire.htm?texte=maximilien%20rouer#r2s7JBgEWQLJxvvT.99

Les aliments les plus surconsommés par département: la carte 2014

=> Trop rigolo: déplacez votre souris sur la carte du JDN et vous verrez quels produits alimentaires votre département sur-consomme:

« Les Parisiens achètent trois fois plus de caviar et de soupe fraîche que la moyenne des Français mais 68% de desserts glacés en moins. Découvrez les habitudes alimentaires de votre département. »

La carte est visible à: http://www.journaldunet.com/economie/distribution/consommation-alimentaire-en-france.shtml

Restauration. Daunat lance de nouveaux points de vente avec Columbus

Le fabricant de sandwich s’associe à Columbus café pour installer des « corners », partout en France.

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Les deux enseignes présenteront leur projet, en avant-première, ce mercredi et jeudi, lors du Salon du snack et sandwich de Paris.

Installé à Guingamp (Côtes-d’Armor), Daunat, le fabricant de sandwichs vendus en libre-service dans les stations-services, gares, autoroutes… va créer une franchise avec la marque Columbus Café & Co, première chaîne française de coffee-shop, qui dispose d’un réseau de 63 implantations en France. Ensemble, les deux enseignes vont lancer de nouveaux points de vente, baptisés Columbus Café & Daunature dans plus de vingt gares, galeries marchandes, aires d’autoroutes, stations-service, aéroports…

Ces « corners gourmands et urbains » proposeront une nouvelle offre libre-service. « Un parti pris qui permet au consommateur de bénéficier d’une palette gourmande élargie. Des menus complets et authentiques à composer parmi un large choix de sandwichs, salades, yaourts, smoothies lui seront proposés », explique Caroline Cantin, directrice de développement chez Daunat, qui emploie 1 000 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 135 millions d’euros.

Les clients pourront donc acheter et consommer du café et des sandwichs. Sur un marché du snacking en pleine croissance, Daunat cherche à créer de nouveaux modes de consommation de ses produits et à diversifier sa clientèle.

 

Bruno ALVAREZ

Bientôt des imprimantes 3D alimentaires pour créations sucrées et chocolatées

La confiserie de demain au salon du high-tech

Bientôt des imprimantes 3D alimentaires pour créations sucrées et chocolatées dans AGRO sugarlab_2_3DSystems_sucre_article

La société américaine 3D Systems annonce, pour le second semestre 2014, la mise sur le marché d’une imprimante 3D pour le sucre et le chocolat, en version domestique et industrielle (photo 3D Systems)

D’après les spécialistes du secteur, les objets connectés étaient l’une des tendances phares du salon CES (Consumer Electronic Show) qui s’est tenu début janvier à Las Vegas. Toujours sur le podium des innovations, les imprimantes 3D évoluent vers plus de simplicité avec par exemple des commandes d’impression possibles depuis un smartphone. Parmi les douze nouveautés présentées par la société 3D Systems, les nouveaux ChefJet et ChefJet Pro marquent une avancée vers la cuisine de 2030 telle que nous la décrivions dans Process Alimentaire d’octobre 2013. Respectivement destinés à un usage domestique et industriel, le ChefJet et ChefJet Pro sont des imprimantes 3D alimentaires capables de reproduire en chocolat ou en sucre des motifs en haute définition. Ils devraient être commercialisés à compter du second semestre 2014. Dans une vidéo réalisée par 3D Systems sur son stand du CES, Avi Reichental, le président de la société, présente le ChefJet comme un outil au service des pâtissiers créatifs. D’autant que les coûts annoncés ne dépassent pas 5000 $ pour le ChefJet et 10 000 $ pour sa variante Pro. De plus, les deux systèmes sont dotés du logiciel intuitif Digital Cookbook.

 

Des avantages qui n’ont pas échappé à Hershey’s. Le fabricant américain de confiserie, qui produit notamment les KitKat pour Nestlé, fera peut-être entrer les gaufrettes chocolatées une seconde fois dans le monde de la haute technologie, après l’utilisation de la marque par Google pour son dernier système d’exploitation. Hershey’s et 3D Systems ont en effet annoncé mi-janvier leur collaboration pour la production de confiseries chocolatées et non-chocolatées par impression 3D. « Que ce soit pour créer une toute nouvelle forme de sucrerie ou développer une nouvelle manière de la produire, nous saisissons l’occasion de travailler avec des nouvelles technologies telles que l’impression 3D pour amener nos produits vers le futur », annonce William Papa, vice-président et responsable R&D de Hershey’s.

Publié par Process Alimentaire à http://www.processalimentaire.com/Procedes/La-confiserie-de-demain-au-salon-du-high-tech-23832

 

 

Labeyrie se lance dans les plats préparés frais

 

Le spécialiste du saumon fumé et du foie gras accélère sa diversification. Il se prévaut de croissances à deux chiffres sur la période des fêtes.
En pleine phase de diversification, Labeyrie s’est lancé dans la production de plats préparés frais. Huit plats commercialisés par Monoprix depuis novembre devraient être proposés par d’autres enseignes d’ici à la mi-juin. - Labeyrie

En pleine phase de diversification, Labeyrie s’est lancé dans la production de plats préparés frais. Huit plats commercialisés par Monoprix depuis novembre devraient être proposés par d’autres enseignes d’ici à la mi-juin. – Labeyrie

Labeyrie semble avoir déjoué toutes les chausse-trapes du secteur de l’alimentation en 2013. La société landaise, contrôlée à 100 % par la coopérative Lur Berri, devrait réaliser un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros en hausse de 6,7 % sur l’exercice 2013-2014 qui clôture le 30 juin, prévoit son directeur général Jacques Trottier.

Labeyrie a vu ses ventes de saumon fumé sur les deux semaines de fin d’année faire des bonds à deux chiffres : +13,7 % pendant la semaine de Noël, +30,7 % pendant la semaine du 31 décembre. Malgré le reportage très critique de l’émission « Envoyé spécial », sur l’élevage de saumon en Norvège, diffusé par France 2 en novembre.

L’arrivée de Delpeyrat sur le marché du saumon fumé en février dernier n’a « rien changé », affirme Jacques Trottier. Les ventes de saumon fumé de Labeyrie, qui avaient progressé pendant quatre ans se sont cependant stabilisées en 2013. Avec 25 % du marché, l’entreprise est en tête des marques, mais loin derrière les MDD (51 % du marché). A 39 euros du kilo, la marque est 20 % plus chère que Delpierre, Kristsen ou Delpeyrat.

« Le chiffre d’affaires du foie gras a atteint un niveau historique », selon le directeur général. Malgré la contre-publicité exercée par le lobby anti-gavage toujours très actif. L’entreprise landaise contrôle 25 % du marché des fêtes de fin d’année, derrière les marques de distributeur (26,6 %). Les MDD reculent sur ce créneau pour la cinquième année consécutive. Le marché du caviar a très fortement augmenté en décembre (+ 36 % à 6 tonnes) par rapport au mois de décembre 2012. Labeyrie, qui propose du caviar d’Uruguay, de Bulgarie et d’Aquitaine, revendique 35 % des ventes.

Les scores enregistrés par Labeyrie pendant les fêtes ont été soutenus par un triplement de l’investissement media sur cette période.

Plats cuisinés haut de gamme

En pleine phase de diversification, de l’entrée au dessert, Labeyrie ouvre une nouvelle porte sur le marché de l’alimentation et se lance dans la production de plats préparés frais. L’entreprise devra compter avec la concurrence d’acteurs importants tels que Fleury Michon et Marie racheté par le volailler LDC, même si elle souhaite s’en démarquer en pratiquant des prix résolument supérieurs (6 euros contre 4 euros) pour des spécialités qu’elle veut « haut de gamme ». Le marché des plats cuisinés frais en grandes et moyennes surfaces pèse 600 millions d’euros . «Notre ambition est d’en couvrir 10 à 15 % », explique Jacques Trottier le directeur général de Labeyrie.

Commercialisés par Monoprix depuis novembre, les huit plats cuisinés de Labeyrie devraient être proposés par d’autres enseignes d’ici à la mi-juin. Risotto aux Saint-Jacques, Boeuf mijoté au vin rouge, Dos de cabillaud aux poivrons, le Parmentier de canard et son écrasée de pommes de terres etc …La viande est d’origine française, précise le groupe. « Des préparations quotidiennes avec des légumes frais ». Les produits sont élaborés par Festin de Sologne, une PME de Lamotte-Beuvron (Loiret) dont c’est la spécialité. Celle-ci réalise un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros. Elle fournit des compagnies aériennes, gère quelques boutiques où elle commercialise une partie de sa production et fabrique aussi pour des marques de distributeurs

Publié par Les Echos à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0203284122343-labeyrie-se-lance-dans-les-plats-prepares-frais-647113.php

par Marie-Josée Cougard

 

Pernod Ricard teste le bar à cocktails domestique et connecté

Pernod Ricard teste le bar à cocktails domestique et connecté dans ACTEURS 000192860_imageArticle

Le groupe français de vins et spiritueux, Pernod Ricard, vient de lever le voile sur « Gutenberg », un projet de mini-bar intelligent et intuitif à domicile, conçu sous la forme d’une bibliothèque connectée.

Un bar à spiritueux intelligent qui vous suggère des recettes de cocktails et vous alerte quand il manque un ingrédient ? C’est ce qu’a présenté le groupePernod Ricard en avant première mondiale lors de l’Innovation Day du groupe le 28 janvier à Paris. Ce nouveau concept, baptisé Gutenberg du nom de l’inventeur de l’imprimerie, se présente sous la forme d’une petite bibliothèque composée de plusieurs « livres », contenant différentes boissons alcoolisées du groupe (Havana Club, Absolut Vodka, Jameson, Beefeater…). Elle peut être installée sur n’importe quelle table chez soi. Chaque « livre » est posé sur une tablette qui reconnait, via une puce NFC, les contenants et calcule le niveau d’alcool restant.

« Il s’agit d’un écosystème de rupture qui redéfinit l’expérience conviviale chez soi, avec une utilisation intuitive et interactive », a expliqué Alain Défossé, le directeur général du « Breakthrough innovation group » (BIG). Cette cellule de sept personnes, créée en 2012, et volontairement située hors du siège du groupe, fonctionne comme une start-up. Elle signe ici sa première innovation, après un an de travail sur le projet. « C’est encore un concept qui n’a pas vocation à être commercialisé tout de suite », prévient Alain Défossé.

DES LIVRAISONS DIRECTES CHEZ LE CONSOMMATEUR

Le groupe entend d’abord tester cette innovation sur certains marchés clefs, dans des zones urbaines. « Nous devons valider les usages, vérifier l’adhésion du projet et mesurer le niveau de maturité des consommateurs pour ce nouveau modèle », poursuit-il.
Sur le plan commercial, « Gutenberg » devrait fonctionner en approche directe, du fabricant à l’utilisateur. Le consommateur pourra commander sur Internet ses propres recharges de 70 centilitres et se faire livrer directement dans sa boite aux lettres. Le concept s’intègre dans la stratégie de Pernod Ricard d’accélérer dans l’innovation digitale. « On ne fait pas du digital parce que ça fait bien ou parce que c’est une mode. Nous faisons du digital parce que c’est un accélérateur de business », souligne Alexandre Ricard, le directeur général délégué du groupe.

100% RECYCLABLE

Pernod Ricard reste encore discret, à ce stade, sur la technologie contenue dans les recharges, notamment sur les matériaux choisis et le système de pompe. Seule certitude, le groupe garantit que chaque « livre », qui devra aller à la poubelle une fois vide, sera 100 % recyclable. « Nous testons différentes sortes de matériaux, dans l’optique qu’ils soient totalement recyclables », insiste Alain Défossé. Ce dernier n’a pas non plus souhaité donner d’indication sur le prix possible de ce concept pour le consommateur ni sur une date de commercialisation. Une chose est sûre, « Gutenberg » n’a pas vocation à rester longtemps dans les cartons.

Adrien Cahuzac

Publié par l’Usine Digitale à http://www.usine-digitale.fr/article/pernod-ricard-teste-le-bar-a-cocktails-domestique-et-connecte.N236006

 

Agroalimentaire et « e-réputation »

Une étude en ligne fouille les commentaires sur les réseaux sociaux

« Que disent spontanément les consommateurs, les agriculteurs, et les employés de l’agroalimentaire à propos de ce secteur sur le web ? », s’est demandé Alphacoms, une agence nantaise de conseil en communication, entreprises et institutions. Les résultats de cette première étude en ligne mettent en lumière en ce qui concerne les agriculteurs différents sujets de préoccupation, en particulier les relations avec les acteurs de la filière.

Alphacoms a chargé une autre société nantaise, Dictanova, d’étudier « l’image de l’industrie agroalimentaire » sur le web à travers sa plate-forme d’écoute des réseaux sociaux.

Réalisée à partir de prises de parole spontanées sur le web sur la période 2011-2013, l’étude repose sur plus de 3.200 verbatims exprimés par des agriculteurs, des consommateurs ou des employés du secteur de l’agroalimentaire.

 

Pour les agriculteurs, le souhait d’une meilleure valorisation de leurs productions ressort, ainsi que la nécessité pour eux de faire évoluer leurs pratiques. Une autre grande préoccupation qui revient sur les réseaux sociaux concerne leurs relations avec les acteurs de la filière (industriels, coopératives, grande distribution) et les consommateurs.

 

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Les salariés du secteur agroalimentaire commentent principalement leurs conditions de travail. L’étude confirme le déficit d’image des métiers de l’agroalimentaire. Ainsi, de nombreux témoignages de jeunes qui y ont occupé des emplois saisonniers soulignent la pénibilité du travail et des niveaux de rémunération faibles.

 

Pour les consommateurs, les préoccupations principales sont l’exigence d’une nutrition de qualité (22 % des verbatims), la défiance envers l’industrie agroalimentaire (20 %), et la perception très nette des grands industriels derrière les marques de produit (9 %). Le pouvoir d’achat n’intervient, lui, qu’en quatrième place, avec 6 % des verbatims. Cette étude met aussi en évidence certains thèmes émergents autour des labels, du Made in France, du halal.

Les réactions au gré de l’actualité de la communauté des lecteurs de presse nationale ou spécialisée en ligne constituent la moitié des verbatims analysés, relève l’étude menée par Dictanova. Le reste des verbatims est issu de forums généralistes ou spécialisés, comme les forums féminins ou jeunes. Avec leur outil d’analyse des échanges des internautes sur les réseaux sociaux, Dictanova arrive à déterminer que les communautés liées à l’univers des jeux vidéos ont été un endroit d’expression particulièrement important au moment de l’affaire de la viande de cheval.

En savoir plus sur http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/agroalimentaire-et-e-reputation-une-etude-en-ligne-fouille-les-commentaires-sur-les-reseaux-sociaux-81729.html#UXYuoyaC6hoSEI9g.99

Le marché français de la dinde se transforme

Le freinage de la production française de dinde industrielle a fait dégonfler les stocks de filet. L’évolution du potentiel génétique des dindes françaises, orientée vers l’alourdissement, et le recentrage sur certains marchés ont changé la donne.

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D’année en année, la production française de dindes industrielles diminue. 2013 n’échappe pas à la tendance. Au début de l’année, les mises en place mensuelles de dindonneaux dans les élevages ont été nettement inférieures à celles de 2012 (voir graphique). Elles les ont ensuite rattrapées cet été, mais elles restaient bien en dessous des mises en place de l’été 2011. Ainsi, le cumul des mises en places des huit premiers mois de 2013 est en recul de 8 % par rapport à celui de 2012, selon les statistiques officielles, et de 17,6 % par rapport à 2011. D’après les informations recueillies par le Comité interprofessionel de la dinde française (Cidef) pour ce début d’automne, les mises en place se maintiennent en retrait (toujours de 8 % de celles de 2012). Les dindonneaux mis en place donnent des dindes prêtes pour l’abattage quelque cinq mois après. Ainsi, les filets, escalopes et cuisses sortant aujourd’hui des sites de désossage et de découpe, sont ceux de dindonneaux mis en place en début d’été. Leur volume est particulièrement réduit. Celui attendu pour le début d’année sera en principe plus fourni.
Tous les pays producteurs de l’Union européenne ont connu cette diminution, souligne-t-on au Cidef. Selon le comité, l’offre a été excessive en 2012. La demande était insuffisante et les stocks se sont constitués à partir d’août 2012. L’amoindrissement de l’offre, cette année, est bénéfique à l’amont de la filière, indique l’interprofession. « Les industriels souffrent moins », constate Gilles Le Pottier, délégué général du Cidef. En dépit d’un coût toujours élevé des aliments protéiques (plus indispensables aux dindes qu’aux poulets), les industriels remettent plus d’éleveurs sous contrat.
Les industriels français doivent adapter leurs programmations à  l’évolution génétique qui donne de plus grosses dindes. Les carcasses sont désormais plus lourdes, même en dehors des périodes où les durées d’élevage s’allongent faute de marchés. « L’alourdissement des animaux sera de moins en moins perçu dans les statistiques parce qu’on aura changé les souches »,souligne Gilles Le Pottier. Comme il y a plus de viande sur les dindes, on a besoin d’en abattre moins. Et comme on découpe davantage d’escalopes dans un gros filet, l’offre de filets a diminué ces derniers mois. Les stocks de filets se sont dégonflés, constate le Cidef. Le prix du filet sous vide s’est redressé sensiblement en août, et reste depuis en légère hausse, du fait de l’amenuisement des stocks et d’une offre européenne plus réduite. « La conjoncture se joue sur quelques pourcents », note l’observateur de la filière. L’importation, bien que supérieure à celle de l’an dernier, « reste relativement contenue », estime-t-il. Le marché du sauté (cubes de cuisse désossée) n’a pas autant augmenté que le filet.

Plans de charges optimisés
Se détournant de l’export, l’industrie française de la dinde optimise ses plans de charges à l’intention de ses trois plus solides circuits de distribution : les grandes surfaces, la restauration collective et les fabricants industriels de plats cuisinés ou de charcuteries. Les industriels de la dinde maintiennent de mieux en mieux leur équilibre matière entre le « blanc » (les filets découpés en escalopes) et le rouge (les cuisses découpées en « sauté », transformées en rôtis ou en saucisses).
Cette gestion prévisionnelle est imposée par les durées d’élevage, plus longues pour la dinde que le poulet. En revanche, elle désavantage les acheteurs occasionnels que sont les grossistes des marchés d’intérêt national. Ceux-ci sont « contraints d’importer une majorité des volumes », témoigne à regret Laurent Marquestaut, directeur commercial du groupe Avigros à Rungis. Le premier opérateur du pavillon de la volaille a commencé à importer des découpes de dinde il y a cinq ans. « Au début c’était une histoire de prix, maintenant c’est parce qu’il n’y a plus assez de disponible », estime-t-il. Le différentiel de prix, à l’entrée du pavillon de la volaille, serait compris entre 10 et 20 %, selon les professionnels. La situation s’aggrave depuis 6 mois et quelques dizaines de  palettes, de blanc et de rouge de dinde de l’étranger, font l’appoint chaque semaine des sociétés Yzet, Avigros et Taron. Les camions viennent de Pologne essentiellement, ainsi que d’autres pays membres de l’Est, d’Allemagne et « un peu » d’Italie et d’Espagne. Laurent Marquestaut regrette beaucoup le désengagement des Français à l’export. « Les Polonais sont des traders. Ils sont réactifs, disponibles depuis plusieurs années déjà », avoue-t-il. Il admet aussi que les Italiens « ont des produits soignés et sont très bons dans le colisage et le transport ». 
Pas besoin de parler anglais ou les langues des pays exportateurs ; les importateurs trouvent chez leurs fournisseurs des interlocuteurs francophones. La qualité du minerai, en revanche, peut laisser à désirer, surtout en provenance d’Allemagne, souffle-t-on. Ces importations posent la question des différences de cahiers des charges et de réglementations nationales au sein de l’Union européenne. Les graisses animales et protéines de poisson sont, par exemple, utilisées ailleurs. Mais c’est aussi pour s’appuyer sur le savoir-faire français que les GMS favorisent la dinde d’ici.

Sylvie Carriat

source: http://www.lequotidienlesmarches.fr/le-march-fran-ais-de-la-dinde-se-transforme-art366604-91.html

 

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