Archives pour la catégorie AGRO

Agroalimentaire : Carrefour recule face à l’INAO

Carrefour vient de retirer son logo Origine et Qualité sur les quatre vingt produits que l’enseigne souhaitait afficher comme de terroir et de qualité. C’est une victoire pour les défenseurs des AOC.

Le Logo de Carrefour retiré © France 3 Basse Normandie
© France 3 Basse Normandie Le Logo de Carrefour retiré
 L’affaire remonte au dernier salon de l’agriculture, en février dernier, à Paris. Des présidents d’AOC fromagères ( Camembert, Pont l’Evéque et Comté) manifestaient leur colère face à l’enseigne Carrefour qui lançait une campagne de publicité  sur sa nouvelle marque générique : Origine et Qualité.
Tentative d’usurpation d’un signe de qualité publique ou bluff marketing ?
Carrefour vient d’enlever les sigles bleus des produits dont elle souhaitait faire la promotion…
Rappel des faits et réactions des professionnels : Rémy Mauger et Loïc Blache

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Carrefour renonce face à l’INAO
Publié sur France3 Régions à http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/2014/07/15/agroalimentaire-carrefour-recule-face-l-inao-517707.html
Par Sabine Daniel

  • le 16/07/2014

Agroalimentaire : inquiétude des salariés de l’abattoir Tilly-Sabco

L’avenir de l’abattoir breton de volailles Tilly-Sabco, un des principaux acteurs de la filière poulets à l’export, suscite l’inquiétude de ses quelque 340 salariés qui en appellent à l’Etat, son principal fournisseur ayant cessé l’approvisionnement en poussins en l’absence de garanties de paiement.

« Depuis le 28 juin, il n’y a plus de poussins mis en place chez les éleveurs par Nutréa », une filiale de la coopérative bretonne Triskalia, a expliqué à l’AFP Corinne Nicole, déléguée CGT de cet abattoir dont le principal marché est le Moyen-Orient où il fait face à la féroce concurrence du Brésil.

Les volailles étant élevées environ 45 jours avant d’être achetées par l’abattoir, « il n’y a rien de programmé en termes d’activité à partir de 11 août et jusqu’au 8 septembre », se désole Corinne Nicole. Au-delà, « il faudrait que Nutréa remette des poulets » à l’élevage, poursuit-elle.

« Voilà l’enjeu », pointe la déléguée syndicale, selon laquelle Tilly-Sabco, basé à Guerlesquin (Finistère) « fait vivre au total 1.000 emplois directs ».

« A partir du moment où on n’a pas de vision de paiement des poulets, on préfère ne pas les mettre en place chez les éleveurs », justifie la direction de Nutréa, seul fournisseur de Tilly-Sabco.

Selon Mme Nicole, Nutréa serait « prêt à s’engager s’ils ont des garanties de l’Etat sur le paiement ».

Les salariés de Tilly-Sabco — qui n’en sont pas à leur première manifestation — mais aussi des éleveurs, qui partagent la même inquiétude, se sont mobilisés jeudi et ont notamment bloqué les voies de chemin de fer à Guingamp. Ils prévoient mardi après-midi une nouvelle action, encore secrète, avant une réunion en préfecture de Région, à Rennes, programmée mercredi, selon Mme Nicole.

Les difficultés de Tilly-Sabco, dont 80% de la production est destinée au Moyen-Orient, principalement dans la péninsule arabique, remontent à la suppression au milieu de l’année 2013 des aides européennes à l’exportation pour les poulets congelés — les restitutions — qui soutenaient la filière à hauteur de 55 millions d’euros par an.

- Filière malade -

Les deux groupes français Doux — lui-même touché ces deux dernières années par de graves difficultés — et Tilly-Sabco, étaient les derniers à toucher ces subventions en Europe. Celles-ci leur permettaient de supporter le différenciel de compétitivité avec le Brésil, principal concurrent des Français sur le marché du poulet congelé destiné au Moyen-Orient, un différenciel dû notamment aux coûts de production, aux normes sanitaires et aux parités monétaires.

La France a dégagé, fin 2013, 15 millions d’euros afin d’aider la filière « poulet export » à gérer la fin de ces subventions européennes. De son côté, Tilly-Sabco a récemment bénéficié d’une avance de 4 millions d’euros remboursables de la part de l’Etat, du Conseil régional de Bretagne et de la CCI de Morlaix.

Pour Corinne Nicole, c’est « toute la filière export qui est malade du fait de la concurrence » internationale. « On ne règlera pas le problème de Tilly-Sabco si on ne règle pas le problème de la filière export », analyse-t-elle.

En attendant, il est nécessaire que le gouvernement français redistribue une part de la PAC à la filière volailles, estiment les intéressés. Une aide, plaide-t-on chez Tilly-Sabco, qui serait versée aux producteurs, ce qui permettrait à l’abattoir d’acheter moins cher le poulet vivant et de conserver ainsi les parts de marché sur le Moyen-Orient.

Corinne Nicole évalue le montant de l’aide nécessaire à « 60 millions d’euros par an, pour toute la filière », le temps qu’elle « se restructure, trouve des solutions pour se passer un jour des aides ».

Pour elle, l’enjeu est de taille: « la filière volaille export représente entre 12 et 15.000 emplois directs et indirects en Bretagne », affirme-t-elle.

publié par boursorama.fr à http://www.boursorama.com/actualites/agroalimentaire-inquietude-des-salaries-de-l-abattoir-tilly-sabco-6838089dccd4d2ba25b0dd8c81bd6e5a

source: Agroalimentaire : inquiétude des salariés de l'abattoir Tilly-Sabco dans - Bretagne afpCopyright © 2014 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

L’agroalimentaire à l’offensive contre l’étiquetage des OGM aux Etats-Unis

WASHINGTON, 06 fév 2014 (AFP) – L’industrie agroalimentaire américaine a lancé jeudi une nouvelle offensive pour défendre les OGM, contenus dans 80 % des aliments aux Etats-Unis, rejetant avec force tout étiquetage obligatoire.

Cette initiative menée par une coalition d’organisations agroalimentaires intervient alors qu’une bataille sur l’étiquetage des organismes génétiquement modifiés (OGM) bat son plein dans le pays. Les projets de lois se sont multipliés dans une vingtaine d’Etats en faveur de labels signalant au consommateur que tel ou tel produit en contient. Un tel étiquetage est obligatoire dans une soixantaine de pays dans le monde.

La coalition formée de 29 membres dont la puissante Grocery Manufacturers Association, qui représente les grands groupes agroalimentaires et agrochimiques américains, lance un appel au Congrès « pour rapidement trouver une solution au niveau fédéral qui établirait des normes de sécurité et d’étiquetage des aliments et des boissons produits avec des OGM ». « Une solution fédérale à la question de l’étiquetage des OGM renforcerait la confiance des consommateurs dans la sûreté des aliments aux Etats-Unis, en réaffirmant le rôle de l’Agence des produits alimentaires et des médicaments (FDA) comme seule autorité nationale sur l’étiquetage de ces produits », a fait valoir lors d’une conférence de presse Martin Barbre, le président du Groupement américain des producteurs de maïs. Une telle approche dissiperait « la confusion et l’incertitude d’un patchwork de lois de 50 Etats sur la sûreté et l’étiquetage des OGM », estime la coalition.

Celle-ci propose de rendre obligatoire un examen par la FDA de la sûreté de nouvelles technologiesd’OGM avant qu’elles puissent être commercialisées. Aujourd’hui, l’agence se contente de prendre pour argent comptant ce que déclarent les entreprises, sans contre-vérification.

« LES OGM SONT NÉCESSAIRES »

Concernant les OGM, la coalition propose un étiquetage obligatoire seulement si les autorités constatent qu’un de ces produits pose un risque pour le consommateur. En revanche, insistent les groupes agroalimentaires, « il n’y a aucune raison d’imposer un étiquetage pour tous les produits OGM jugés sûrs », soit la quasi-totalité.

La coalition propose en outre que la FDA établisse des normes fédérales pour les sociétés qui volontairement étiquetteraient leurs produits pour indiquer la présence ou non d’OGM. Enfin, elle demande à ce que la FDA « définisse le terme « produit naturel » » pouvant être appliqué par les sociétés agroalimentaires à leurs produits, permettant de créer un cadre légal de référence pour l’industrie et les consommateurs. « Aujourd’hui, 80 % de notre alimentation contient des OGM dont le maïs et le soja, et il n’y a pas une seule étude scientifique qui montre que ces aliments sont différents des autres », a souligné devant la presse Pamela Bailey, présidente de la Grocery Manufacturers Association.

« Les lois régissant la sûreté et l’étiquetage de nos aliments ne devraient pas être décidées par des campagnes politiques ou des législatures des Etats mais par la FDA », a-t-elle aussi martelé. « Les aliments produits avec des OGM sont sûrs et présentent nombre de bienfaits importants pour le public et la planète », a dit Pamela Bailey, précisant que les cultures OGM nécessitent moins d’eau et de pesticides.

« Avec une population mondiale qui devrait passer de sept à neuf milliards de personnes d’ici 2050, nous aurons besoin de produire 70 % d’aliments en plus et les OGM sont nécessaires », a-t-elle ajouté.

Selon un sondage du New York Times fin 2013, 93 % des Américains sont favorables à l’étiquetage des OGM. Pour Andrew Kimbrell, directeur du « Center for Food Safety », un groupe de défense des consommateurs, cette nouvelle coalition de puissants intérêts est une nouvelle tentative pour contrecarrer les pressions en faveur de l’étiquetage des OGM. « Ils savent que le mouvement dans le public en faveur de l’étiquetage des OGM grandit et que ce n’est qu’une question de temps », a-t-il ajouté dans un communiqué.

Andrew Kimbrell rappelle que ces sociétés agroalimentaires ont dépensé près de 70 millions de dollars en Californie et dans l’Oregon pour faire échouer des projets de lois rendant obligatoire l’étiquetage. Cette question est également un point épineux des discussions entre les Etats-Unis et l’Union européenne sur la création d’une zone de libre échange transatlantique.

Publié par Terre-net à http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/economie-social/article/l-agroalimentaire-a-l-offensive-contre-l-etiquetage-des-ogm-202-97974.html

Le salut de l’industrie agroalimentaire passera-t-il par l’impression 3D ?

viande cubiqueTélécharger

Alors que l’évolution de l’industrie agroalimentaire soulève des problèmes d’ordre environnemental, des initiatives technologiques liées à l’impression 3D voient le jour pour tenter de les contrer.

L’industrie agroalimentaire a subi des mutations profondes ces dernières années entrainant un bouleversement colossal. C’est aujourd’hui un secteur industrialisé et productiviste qui en l’espace de 50 ans a échangé une bonne partie de ses traditions pour plus de rendement. Aux Etats-Unis plus particulièrement les paysages ruraux ont été modifiés pour laisser place à une agriculture intensive et les dégâts environnementaux qu’elle provoque à long terme sont colossaux. Mondialement, la production de viande a été multipliée par 5 depuis 50 ans. L’élevage qu’il soit intensif ou extensif est une des productions agricoles ayant le plus d’impacts environnementaux tant par l’espace qu’il requiert que par la consommation d’eau qu’il engendre ou encore par le gaz à effet de serre qu’il produit. La métamorphose productiviste que subit cette industrie doit trouver des solutions pour sa pérennisation.

L’impression 3D pourrait contribuer avec un regard nouveau et une solution partielle

Le secteur alimentaire ce n’est pas, à première vue, celui affilié à l’impression 3D. Cependant, depuis quelques mois c’est un thème qui prend de l’envergure. Plusieurs innovations sur ce sujet ont d’ailleurs été prsentées au salon CES 2014. Les recherches sur l’impression 3D alimentaire sont nombreuses, la NASA par exemple travaille sur un projet d’imprimante 3D alimentaire embarquée dans l’espace. A ce stade beaucoup d’aliments sont imprimables, la contrainte principale est qu’ils soient possiblement réduits en poudre avant l’impression. Le chocolat et le sucre sont ainsi les deux matières premières les plus travaillées aujourd’hui en impression 3D (exemples : ChocEdge et Sugar Lab). Même si c’est une avancée certaine dans le secteur, l’impression 3D de produits carnés pourrait, elle, avoir un impact réel sur l’industrie. En effet, la production d’un steak nécessite une abondante quantité d’eau (environ 200 litres), de l’espace et de l’énergie pour le transport et pour la production d’alimentation nécessaire à l’élevage (environ 300 watts) ; elle est aussi à l’origine d’émissions de 6kg d’équivalent CO2. L’équation révélée additionnée à la consommation mondiale de viande exponentielle est alarmante. C’est avec ce constat que la start-up américaine Modern Meadow s’est lancée dans la mise au point d’une imprimante 3D capable d’imprimer des produits carnés. Pour ce faire, les fondateurs ont élaboré la technique suivante : des cellules souches animales sont distinguées et misent en culture pour finir dans une cartouche d’impression, une fois imprimées elles s’agrègeront pour former un tissu biologique similaire à de la matière carnée naturelle.

Les défis spécifiques de l’impression de viande

Les questions de qualité, ou de sécurité ne sont pas encore abordées à ce stade de la recherche, cependant cette avancée technologique pourrait être un moyen de produire de la viande en quantité et ainsi de répondre à la demande grandissante des consommateurs sans passer par la case désastre environnemental. La FAO a annoncé qu’il est prévu que la consommation de viande double d’ici à 2050, le monde ne pourra très certainement pas produire cette quantité avec les ressources que cela demande aujourd’hui. Des techniques comme Modern Meadow tente de mettre en place nécessiteraient 96% d’eau en moins et 45% d’énergie en moins que l’agriculture qu’on connaît aujourd’hui et réduirait également les émissions de gaz à effet de serre de 96%. Le chemin est encore loin avant que de tels steaks soient proposés au public et encore plus loin avant qu’ils ne soient à un prix abordable. Des recherches sur le produit final quant à sa qualité nutritionnelle et ses aspects liés à la sécurité alimentaire sont aussi à prévoir. Cependant à ce stade, même si cela reste étonnant, il n’est pas absurde de penser que des technologies de ce type pourraient apporter un fragment de solution aux enjeux écologiques du productivisme agricole.

Par  pour l’atelier / disruptive innovation de BNP Paribas publié à http://www.atelier.net/trends/articles/salut-de-industrie-agroalimentaire-passera-t-impression-3d_427228

Une entreprise nordiste se lance sur le marché de l’agroalimentaire à base de microalgues

  • Des farines à base de microalgues fabriquées par l'industriel de l'agroalimentaire nordiste Roquette.

INNOVATION – La société française Roquette, spécialisée dans la production d’amidon, développe des farines ouvrant de nouvelles solutions dans l’agroalimentaire, notamment pour les consommateurs allergiques au gluten…

On pourra peut-être bientôt parler d’or jaune ou d’or vert. La société Roquette, spécialiste ans la fabrication d’amidon, a inauguré officiellement, ce jeudi, sa nouvelle unité de production industrielle dédiée aux micro-algues dans son site de production industrielle de Lestrem (Pas-de-Calais), près de Lille.

Depuis le début d’année, le site nordiste s’est lancé dans la production de trois types de farine jaune et verte à base d’algues. «Pour l’instant, quelques produits dérivés sont commercialisés en Allemagne et une mayonnaise en Afrique du Nord», note Sergio Neves, directeur de cette nouvelle filière, dans laquelle l’entreprise fonde beaucoup d’espoir. «Les micro-algues ouvrent de nouvelles solutions dans l’agroalimentaire, notamment pour les consommateurs qui sont allergiques au gluten», souligne Guillaume Fichet, directeur du site.

Une productivité exceptionnelle

Voilà une dizaine d’années que le laboratoire de recherche et développement planche sur le sujet. «Cette innovation s’inscrit en complément de notre production d’amidon alimentaire à base de pommes de terre, de maïs ou de blé», explique le directeur. Cette année, Roquette sera en capacité de produire 4 à 5.000 tonnes de cette farine nouvelle, grâce à un procédé de fermentation breveté. «En quinze jours, une algue soigneusement sélectionnée, la chlorelle, est capable de se multiplier pour passer d’un gramme en éprouvette à vingt tonnes dans des fermenteurs de 300m3», raconte Laurent Desrousseaux, responsable process et production. Difficile de rêver productivité plus forte.

Un marché émergent

Ensuite, le lait d’algues obtenu est stérilisé comme dans une laiterie, pour garantir l’absence de contamination bactériologique. Il est alors asséché pour donner une farine propre à la consommation. «C’est un marché émergent dans lequel nous sommes pionniers», précise le directeur du site. Des produits contenant des micro-algues feront sans doute leur apparition bientôt dans les rayons, mais rien n’oblige les fabricants à le signaler sur l’étiquette.

 Gilles Durand pour 20minutes Lille. Publié à http://www.20minutes.fr/lille/1399858-un-filon-d-or-jaune-et-vert-dans-le-nord

Collaboration avec l’Allemagne

Pour sélectionner les souches de microalgues, Roquette collabore avec une usine allemande qui travaille aussi sur le processus de multiplication, mais par photosynthèse, depuis 2008. Ce site de culture à très haute valeur ajoutée  permet de récolter environ une quarantaine de tonnes par an, loin des capacités de production de Lestrem.

Toshiba se lance dans les légumes

L’IDÉEToshiba prévoit aussi de cultiver des légumes ayant des particularités précises, comme une plus forte teneur en vitamine C. (Photo: Reuters)

Toshiba prévoit aussi de cultiver des légumes ayant des particularités précises, comme une plus forte teneur en vitamine C. (Photo: Reuters)
Le groupe japonais s’apprête à produire en usine des légumes sans pesticides ni autres substances chimiques, grâce à un phénoménal appareillage électronique permettant de maintenir une ambiance aseptisée. L’objectif: contribuer à maintenir les hommes en bonne santé.

Les appareils électroniques et les réacteurs nucléaires ne suffisent plus à Toshiba. Le conglomérat industriel japonais a annoncé jeudi qu’il allait se lancer dans une nouvelle activité: la production et la vente de légumes.

Des salades sans pesticide grâce à l’électronique

Sans pesticides ni autres substances chimiques, les légumes seront fabriqués dans une usine totalement aseptisée et régie par un phénoménal appareillage électronique. Le groupe est notamment en train d’équiper un établissement inutilisé dans la banlieue de Tokyo, qui sera doté « d’éclairages fluorescents spéciaux optimisés pour la croissance des végétaux, d’un air conditionné qui maintient toujours la même température et un degré d’humidité constant, d’un dispositif de surveillance de l’état physique des plantes et d’équipements de stérilisation pour l’emballage des produits ».

« En minimisant l’entrée en contact de particules avec les produits, il est possible d’en augmenter considérablement la conservation en bon état », a expliqué Toshiba.

La délicate gestion de l’ensemble reposera sur des moyens similaires à ceux employés dans les usines de semi-conducteurs, autre spécialité du groupe.

Des laitues en guise de médicaments

Sur une surface de près de 2.000 mètres carrés, le groupe va produire l’équivalent de 3 millions de salades par an, pour approvisionner supermarchés, supérettes et restaurants.

Cette nouvelle activité est parfaitement cohérente avec la stratégie du groupe, a expliqué Toshiba:

« Nous allons donner une nouvelle dimension à notre division de soins sanitaires ».

Le conglomérat, qui est aussi un spécialiste des équipements médicaux et gère son propre hôpital à Tokyo, dit vouloir contribuer à maintenir les hommes en bonne santé, par la fabrication en usine, sous certaines conditions technologiques, d’une nourriture saine. Le groupe japonais prévoit d’ailleurs aussi de cultiver, en fonction de la demande, des légumes ayant des particularités précises, comme une plus forte teneur en vitamine C.

Plusieurs « usines à légumes » au Japon

D’autres groupes d’électroniques du Japon se sont déjà intéressés aux « usines à légumes ». Panasonic et Fujitsu ont aussi des « exploitations agricoles » de ce type, ouvertes récemment dans la préfecture de Fukushima où une partie de la population craint que les légumes cultivés dans les champs ne soient radioactifs.

Toshiba de son côté voit grand: il dit aussi étudier la construction d’une grande usine de légumes hors du Japon ainsi que la vente d’équipements dédiés à ce type d’installations.

Publié par latribune.fr le 15/05/2014 à : http://www.latribune.fr/technos-medias/electronique/20140515trib000830103/toshiba-se-lance-dans-les-legumes-sans-pesticides.html

L’agroalimentaire, un secteur stratégique pour le e-commerce

ecommerceTéléchargerLes ventes en ligne dans l’alimentation connaîtront une progression significative d’ici à 2018 grâce à la capacité d’innovation digitale des acteurs de la distribution. Elles devraient même dépasser les ventes d’électronique grand public.

La transition numérique des entreprises n’est pas encore complètement aboutie mais comme le démontre l’étude Digital IQ par PWC, 81% des dirigeants estiment que les avancées technologiques transformeront leur entreprise dans les années à venir. Le commerce de détail n’échappe pas à ce besoin de digitalisation et c’est le e-commerce qui constituerait un enjeu pour favoriser les ventes du commerce de détail. La dernière étude publiée par Forrester, « European Online Retail Forecast: 2013 To 2018« , s’intéresse à la croissance des ventes en ligne et prévoit qu’à l’horizon 2018, c’est le secteur alimentaire qui pèsera le plus lourd. Les acteurs traditionnels de la distribution doivent donc s’adapter et revoir leur offre pour rester compétitifs.

Le e-commerce et l’agroalimentaire à la hausse

Entre 2013 et 2018, Forrester prévoit un taux de croissance de 12% des ventes de détail en ligne en Europe pour un total d’environ 234 milliards d’euros en 2018. En France, les ventes devraient presque doubler entre 2013 et 2018 pour atteindre 47 milliards d’euros. En effet, la France ainsi que le Royaume-Uni et l’Allemagne constitueront les marchés les plus importants pour le e-commerce de détail. Il est surtout important de noter que le secteur agroalimentaire détiendra la plus forte croissance, dépassant ainsi le secteur de l’électronique grand public. Le secteur de l’habillement, toujours en tête des ventes en ligne enregistrera une croissance moindre. Ces chiffres de croissance positive pour le commerce en ligne s’expliquent surtout par la capacité des acteurs de la distribution à proposer des services adaptés au e-commerce. « La croissance constante des ventes internet en Europe dans le contexte fragile de reprise économique démontre l’importance de la présence digitale » explique Michelle Beeson, auteure de l’étude.

L’innovation digitale adoptée par les acteurs de la distribution

Le rapport démontre ainsi que les habitudes de consommation vont se tourner progressivement vers le online puisque les internautes effectuant leurs achats en ligne vont passer de 65% en 2013 à 75% en 2018. « Les commerçants européens doivent maintenir leur investissement dans le digital et l’innovation, et optimiser leur présence digitale sur l’ensemble des appareils. » déclare Michelle Beeson. À noter notamment l’émergence d’une catégorie d’acheteurs appelés les “super shoppers”, ces internautes qui recherchent leurs achats en ligne et consomment à travers différents canaux de manière régulière. Dernièrement, des initiatives prouvent que l’innovation digitale constitue un enjeu pour les commerçants. Citons par exemple  »Inspiration Corridor » de Klépierre qui permet de créer un pont entre magasin physique et e-commerce grâce à l’installation d’un couloir aux fonctions technologiques.

Publié Par  04 juin 2014 L’agroalimentaire, un secteur stratégique pour le e-commerce dans AGRO nadir

à http://www.atelier.net/trends/articles/agroalimentaire-un-secteur-strategique-e-commerce_429695

 

Les géants de l’agroalimentaire émettent autant de gaz à effet de serre que la Scandinavie

 

Une étude d’Oxfam montre que les dix plus grands groupes agroalimentaires mondiaux – parmi lesquels Danone, Nestlé, Unilever et Coca-Cola – ont émis en 2013, selon leurs propres déclarations, 263,7 millions de tonnes de carbon dans l’atmosphère. Soit autant que le Danemark, la Suède, la Norvège et la Finlande combinés. La production agricole en amont de leur chaîne de production représente près de la moitié de ces émissions. Si ces multinationales commencent à prendre conscience des risques que le changement climatique fait peser sur la viabilité à long terme de leur filières d’approvisionnement, elles agissent encore très peu pour réduire leurs propres émissions.

À quelques exceptions près, les multinationales de l’agroalimentaire font un effort de transparence sur leurs émissions de gaz à effet de serre, en incluant leur chaîne d’approvisionnement, dans le cadre d’initiatives comme le Carbon Disclosure Project (CDP), qui sert ici de base à Oxfam.

La plupart d’entre elles ont également fixé – quoique souvent de manière peu précise et transparente – des objectifs de réduction des émissions dans leurs propres opérations directes. Cependant, celles-ci ne représentent qu’une part modeste de leurs émissions globales (29,8 millions de tonnes). En revanche, aucune de ces entreprises n’a véritablement fixé d’objectifs de réduction précis concernant leur chaîne d’approvisionnement et, en particulier, concernant la production agricole en amont de chaîne. Et aucune ne requiert de ses fournisseurs – qui sont en majorité de grandes entreprises agricoles gérant des plantations, pas des petits paysans – qu’il se fixe des objectifs de réduction de ses émissions.

L’ONG ne s’étend pas, dans le cadre de cette étude, sur les moyens concrets par lesquels les multinationales agroalimentaires pourraient réduire leurs émissions agricoles. Elle n’aborde de manière un peu détaillée que leur politique de lutte contre la déforestation, en lien avec l’huile de palme. Là encore, le bilan n’est pas très flatteur.

On est surtout en droit de se demander si une véritable politique de réduction des émissions globales de gaz à effet de serre de l’industrie agroalimentaire ne requerrait pas surtout de remettre en cause le modèle commercial même des géants du secteur, basé sur une agriculture industrielle et des chaînes d’approvisionnement internationales.

L’étude (en anglais) est accessible ici. Les dix multinationales concernées sont Associated British Foods, Coca-Cola, Danone, General Mills, Kellogg, Mars, Mondelez International, Nestlé, PepsiCo et Unilever.

Olivier Petitjean

publié à http://multinationales.org/Les-geants-de-l-agroalimentaire

 

Un think tank agricole

La Saf devient « Saf agr’iDées », un think tank agricole pour agir

Laurent Klein souhaite décloisonner  le fonctionnement de l’organisation et l’ancrer dans l’agriculture du 21ème siècle des chefs d’entreprises agricoles.

La Société des agriculteurs de France passe en mode think tank et devient  « Saf agr’iDées, réfléchir pour agir ». Et selon la volonté de son président, Laurent Klein, chaque adhérent devra être acteur du travail de réflexion qui y sera conduit en toute indépendance, articulé autour de six thèmes : les politiques agricoles, le développement rural, les industries agroalimentaires, la recherche, l’alimentation, la consommation. Enfin, les notes et les prescriptions produites à partir de ces travaux d’expertises constitueront des supports d’aides à la décision des hommes politiques auxquels elles seront adressées.

Dès l’arrivée de son nouveau secrétaire général, Patrick Ferrere, la Saf a entrepris sa mutation en remplaçant les entretiens de la rue d’Athènes par l’organisation mensuelle de Saf agr’iDébats d’une demi-journée et de Saf agr’iDays d’une journée. Le prochain débat du think tank agricole et agroalimentaire portera sur le rôle des Safer et le contrôle des structures.

Les chefs d’entreprises pourront par ailleurs se retrouver au sein de Saf agr’iDécideurs pour participer à des réunions économiques et stratégiques qui leur seront réservées.

Mais c’est Laurent Klein qui est l’artisan de la mutation opérée par l’organisation qu’il présidait pour l’ancrer dans le 21ème siècle. Jusqu’à présent, son fonctionnement en « club privé » était trop confidentiel alors qu’elle était reconnue pour la qualité de ses rapports d’experts

Selon le président de Saf agr’iDées, « le think tank se donne dorénavant les moyens de conquérir de nouveaux adhérents de tous horizons socioprofessionnels, intéressés par les questions agricoles. »

A ce jour, la Saf agr’iDées comprend un peu moins de 600 adhérents. Ils constituent d’ores et déjà une communauté sur Linkedin et seront reliés à un compte twitter. Saf agr’iDées aura aussi une adresse Facebook.

Les 1.500 lecteurs de la revue bimestrielle du think tank et les 6.500 destinataires de la newsletter devenue bimensuelle constituent le vivier des nouveaux adhérents à prospecter.

21/03/2014 | par 

Article publié par Terre.net à http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/la-saf-devient-saf-agr-idees-un-think-tank-agricole-pour-agir-205-99259.html

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Laïta : 80 millions d’euros pour préparer l’avenir

Poussée par la suppression des quotas et attirée par le marché international, la coopérative laitière joue la carte de la qualité et mise sur les poudres de lait.

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Une centaine d’emplois créés

Laïta avait promis un investissement exceptionnel… La coopérative laitière, dont le siège est à Brest, l’a dévoilé mardi à Rennes. D’ici à 2016, l’entreprise va investir 80 millions d’euros supplémentaires dans les ingrédients laitiers secs (comme la poudre de lait), en plus des 40 millions d’investissements annuels.

« Nous sommes à un moment significatif », explique Christian Couilleau, directeur général de Laïta. À l’horizon 2015 se profile en effet l’après-quotas laitiers, décidé par l’Union européenne, qui permettra aux producteurs de produire sans limite.

Au total, la coopérative – qui compte aujourd’hui 2 400 salariés – va créer une centaine d’emplois en plus, répartis sur trois sites : environ cinq à Ancenis (Loire-Atlantique), une dizaine à Landerneau (Finistère) et entre 80 et 85 à Créhen (Côtes-d’Armor).

Un « totem » à Créhen

Concrètement, l’effort va donc principalement profiter au site de Créhen, près de Dinan. Près de 54 millions d’euros vont y être injectés, permettant la réalisation d’un atelier de mise en boîte pour le lait et d’une unité de déminéralisation de lactosérum (le petit-lait issu de la fabrication du fromage).

Surtout, une tour de séchage verra le jour (pour la production, notamment, de poudre de lait infantile). Un « totem », symbole de l’investissement, sourit Christian Couilleau. Le coût de sa construction s’élève à 35 millions d’euros. À l’horizon 2017, la tour pourra produire, au maximum, 30 000 tonnes de poudres de lait, en plus des 100 000 que produit Laïta chaque année.

« Réduire l’effort à la tour de Créhen serait une erreur », temporise cependant le dirigeant. Ainsi, 18 millions d’euros seront investis à Landerneau, dans une unité de déminéralisation de lactosérum, et à Yffiniac et 4 millions d’euros à Ancenis.

L’Asie cible privilégiée

Puisque « le lait n’est pas qu’un liquide blanc », comme l’a assuré Christian Couilleau, Laïta a décidé de jouer la carte des produits dérivés (poudre alimentaire, lactosérum…) et de la qualité, plus que de la quantité. Même si le volume de lait collecté va grimper de 15 %.

L’objectif est simple : conquérir de nouveaux marchés, au-delà même des frontières européennes. Aujourd’hui, environ 10 % du chiffre d’affaires dépend des pays tiers. L’objectif est de doubler cette part.

La coopérative assure « chercher la croissance là où elle est ». Comprenez le Moyen-Orient, l’Afrique et surtout l’Asie. « Des contacts avec des entreprises asiatiques » ont été pris. La Chine pourrait être une cible privilégiée. Fatigué des scandales concernant le lait infantile, le pays accueille à bras ouverts les produits exportés.

Laïta en bref

La coopérative laitière, née en 2009 du regroupement d’Even, de Terrena et de Triskalia, réalise un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros et produit 1,3 milliard de litres de lait par an. Elle regroupe des marques connues, comme Paysan BretonMamie Nova et Régilait.

Publié par Ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/laita-80-millions-deuros-pour-preparer-lavenir-21-05-2014-146053?utm_source=newsletter&utm_medium=OFentreprise&utm_campaign=20140522_local_votreNewsletter

 

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