Archives pour la catégorie SECTEUR ACTIVITE

Cdiscount s’invite dans la vente d’énergie

Filiale de Casino, Cdiscount lance une offre de fourniture d’électricité pour concurrencer le tarif réglementé d’EDF.

Le site de vente en ligne Cdiscount investit le secteur de l’énergie. Ce jeudi, la marque grand public a lancé une offre de vente en ligne d’électricité « 15% moins chère que le tarif réglementé de vente » proposé par EDF. Le rabais annoncé sera toutefois moins important sur la facture des ménages: comme les offres des autres fournisseurs alternatifs, la réduction affichée par Cdiscount est hors taxe et hors abonnement. Ainsi, selon le comparateur d’offres énergie-info, l’offre online de Direct Energie, qui affiche 10% de réduction par rapport au TRV d’EDF, ressort à -6% toutes taxes comprises selon le dernier baromètre trimestriel publié par le régulateur du secteur. Et l’offre Happ’e d’Engie, qui offre une remise de -8%, revient à -5% toutes taxes comprises.

Barrières à l’entrée basses

Quelques jours après le lancement par Total de sa marque Total Spring , Cdiscount espère à son tour prendre sa part des 84% de sites résidentiels (soit 27 millions) qui sont encore clients d’EDF, quand Engie et les autres fournisseurs alternatifs (Direct Energie, Eni, Enercoop…) se partagent les 16% restants. « Le gâteau est très gros. Il y a encore de la place pour des nouveaux entrants avec différents positionnements: offre low cost ou verte, sur internet… », estime un expert du secteur.

Cdiscount, qui revendique 8,5 millions de clients actifs pour son site de vente en ligne, s’est déjà lancé sur le marché de la téléphonie mobile il y a un an avec une offre qui voulait directement concurrencer Free. « Aujourd’hui, les barrières à l’entrée sont très basses pour entrer sur le marché de la fourniture d’énergie. Ce qui va jouer, c’est le coût d’acquisition des clients donc la notoriété de la marque est importante », poursuit cet expert.

De l’amont à l’aval

Pour se lancer, Casino s’appuie sur une autre de ses filiales, GreenYellow, qui porte l’offre de Cdiscount dans l’énergie. Greenyellow avait même déjà lancé sa propre offre d’électricité à destination des particuliers, avec une promesse de réduction de 10% (hors taxes et hors abonnement) sur le TRV d’EDF. Créée il y a presque dix ans,GreenYellow est entrée dans le secteur de l’énergie par la production solaire et les services . A l’instar d’un Direct Energie qui a investi dans la production après la fourniture d’énergie, Casino devient ainsi un acteur présent de l’amont à l’aval.

Véronique Le Billon

un site e commerce dans la vraie vie

J’adore !!!! Deux petits moments d’humour tellement bien vus (en anglais) quand à « l’expérience e commerce »

La première vidéo dans de 2011, mais elle est toujours d’actu sur les principes du drive.

La deuxième est plus récente, et on voit apparaître l’incursion du site dans le processus d’achat.

Have fun !

Drive piéton : Leclerc attaque les centres-villes

Leclerc ouvrira en avril son premier drive piéton, dans le centre-ville de Lille. Un local de 50 mètres carrés, alimenté par un drive en périphérie urbaine, qui promet de « faire rentrer un hypermarché » dans le quartier.

C’est à un cadre… d’Auchan (dont le siège est dans le Nord) que l’on doit cette découverte, partagée sur Twitter.

Leclerc va proposer 12.000 références dans 40 m2 à Lille. C’est nouveau ? @Dauvers70 @Grande_Distrib

Leclerc a d’abord utilisé ses drives pour mailler plus étroitement les abords des grandes agglomérations. Quelques implantations urbaines existent, mais sont rarissimes. En s’attaquant aujourd’hui aux centres-villes, avec un modèle dédié, l’enseigne met enfin un pied dans des zones qu’elle lorgnait avec gourmandise.

Le drive piéton ouvrira ses portes le 1er avril, avec la promesse d’un assortiment de « 12.000 produits du quotidien ». Il est situé place Louise Bettignies, dans un quartier pittoresque et très animé du vieux Lille. Le projet est porté par Thomas Pocher, un adhérent déjà propriétaire des hypers de Templeuve et Wattrelos, qui se fait fort d’apporter « les prix Leclerc » à de nouveaux clients urbains. « On sera à l’indice 95″, clame-t-il déjà sur Twitter. Il se dit aussi capable, sur certains créneaux, de tenir un délai d’une heure entre la commande et la remise des achats.

Cette formule de point de retrait, en ville, de commandes passées sur le site de l’enseigne est déjà expérimentée à Paris par AuchanDirect, depuis 2014. Cora a lancé un concept de drive piéton à Metz, baptisé « Cora en ville », à la fin de l’été 2016. Deux enseignes justement spécialistes du grand hyper, qui explorent elles aussi un territoire qui leur était jusqu’à présent inaccessible.

Drive piéton : Leclerc attaque les centres-villes
publié par Linéaires à http://www.lineaires.com/LA-DISTRIBUTION/Les-actus/Drive-pieton-Leclerc-attaque-les-centres-villes-50044

Un fabricant américain pour les yaourts de Système U

Un fabricant américain pour les yaourts de Système U dans ACTEURS yaourt-U-k7LG-U10713568607JYE-860x420@lafranceagricole.fr

Système U annonce un partenariat avec le groupe laitier américain Schreiber pour la fourniture exclusive de yaourts à la marque U à compter de 2019… avec du lait français.

Où l’Américain Schreiber fabriquera-t-il les yaourts à la marque U à compter de 2019 ? Le communiqué de presse diffusé par Système U ce 21 mars 2017 ne le dit pas. Le seul détail que l’enseigne livre est qu’il « est prévu que Schreiber investisse prochainement dans un outil de production en France. [Car] Schreiber s’est engagé, dans le cadre de ce projet, à se fournir uniquement en lait issu de la production française. »

47 000 t par an

Selon Le Figaro, Schreiber serait en train de racheter une usine du groupe Bel (1) située dans l’est de la France. Des investissements seraient prévus pour agrandir ce site, avec à la clé, une centaine d’embauches. « Les prévisions de volume seraient de l’ordre de 47 000 tonnes de produits par an », annonce Système U. Le groupe Bel nous a fait savoir qu’aucun accord de vente d’un site n’a été finalisé à ce jour. Et donc que toute communication est prématurée.

L’enseigne ne cache pas qu’elle a l’ambition de faire de sa marque U la marque le leader des rayons ultra-frais de ses magasins. « Cette démarche s’inscrit dans la volonté de Système U de mieux maîtriser et sécuriser son approvisionnement […], détaille le communiqué. Le partenariat s’inscrirait dans la durée. »

publié à http://www.lafranceagricole.fr/actualites/elevage/lait-un-fabricant-americain-pour-les-yaourts-de-systeme-u-1,1,1571944660.html

 

Nutri-Score: classer un aliment en rouge, orange ou vert

Chaque aliment se voit attribuer des points « négatifs » en fonction de sa teneur en gras, sucre, sel et son niveau calorique.

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REUTERS
Nutri-Score: comment marche la recette d’Oxford pour classer un aliment en rouge, orange ou vert

SANTÉ – Le ministère de la Santé a tranché. Il a retenu l’étiquetage nutritionnel Nutri-Score et son code à 5 couleurs, du vert au rouge, pour informer les Français sur la qualité de leurs aliments. Il va entrer en application en avril, a annoncé ce 15 mars la ministre de la Santé Marisol Touraine.

Élaboré sur la base des travaux de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), il avait la faveur des nutritionnistes au lancement du test en septembre.

En effet, derrière son code couleur ultra simple, il prend en compte suffisamment de critères pour distinguer la bonne de la mauvaise pizza au fromage, par exemple. De quoi encourager des choix plus sains en rayon, et d’influencer les recettes des industriels.

Voici tout ce qu’il faut savoir sur son fonctionnement:

Comment marche Nutri-Score

La vignette Nutri-Score va du vert foncé au rouge, en passant par l’orange. Elle indique quels sont les aliments que l’on devrait manger souvent, ou occasionnellement et en petite quantité.

 

 

 dans AGROMINISTERE DE LA SANTE

 

Si le résultat est simple, le calcul qui y aboutit est un peu plus complexe. « On part des données sur les étiquettes, et on effectue un calcul très transparent, conçu par des confrères d’Oxford, explique serge Hercberg, spécialiste de la nutrition à l’Inserm, dont les travaux ont servi de base au Nutri-Score. Ensuite, on l’a adapté aux spécificités de notre alimentation. »

Chaque aliment se voit attribuer des points « négatifs » en fonction de sa teneur en gras, sucre, sel et son niveau calorique, comme on peut le voir dans ce rapport de mars 2015 publié par l’Anses. Ce score est ensuite minimisé par la teneur en protéines et en fibres.

Sur 13.000 produits de marque étudiés par l’Inserm, les scores varient de -5 pour les mieux notés à 25 pour les moins recommandables.

 

 dans nutrition santeANSES

 

Pourquoi l’huile d’olive n’aura pas la pastille rouge

Le but du Nutri-Score est autant d’informer les consommateurs sur leur alimentation, que les orienter vers des choix plus sains. Dans une même catégorie de produit, il est conçu pour distinguer les bons des mauvais élèves. « L’intérêt du logo n’est pas de dire qu’il vaut mieux manger des brocolis que des chips, tout le monde le sait », décrypte Serge Hercberg pour le HuffPost.

Ainsi, au rayon chips, la version classique va être en orange, celle au fromage en rouge, mais les tortillas au maïs pourra être en vert. Même chose pour les 35 marques de muesli aux pépites de chocolat, ou les 20 marques de pizza au fromage dans le commerce, dont les Nutri-Score vont du vert au rouge.

Aussi, la méthodologie anglaise de base a été modifiée pour mieux prendre en compte trois catégories d’aliments: les fromages, les boissons sucrées et les matières grasses ajoutées (huile, beurre…).

Alors qu’ils devraient tous être en rouge, les fromages les moins gras, les sodas les moins sucrés, seront en orange pour encourager leur consommation. Et parce que l’huile d’olive expose moins aux maladies cardiovasculaires que le beurre, elle sera aussi en orange.

Comment les industriels peuvent passer du rouge à l’orange

Cet étiquetage sera facultatif, la réglementation européenne ne permettant pas de le rendre obligatoire. Jugeant le Nutri-Score stigmatisant, les industriels et la grande distribution avaient réclamé une étude en conditions réelles d’achat.

« C’est la deuxième idée de ce barème, dont on attend beaucoup. Faire pression pour améliorer les produits », anticipe Serge Hercberg, de l’Inserm, pour le HuffPost.

« Je compte sur la pression des consommateurs, qui demandent à être informés, pour que les industriels s’engagent dans cette voie », insiste Marisol Touraine, ministre de la santé.

Grâce aux barèmes publics sur l’attribution des points en fonction des teneurs en sel, gras, sucre, etc., les industriels auront les cartes en main pour modifier leur recette et passer à la catégorie supérieure. Du rouge à l’orange foncé, à l’orange clair, et ainsi de suite.

publié par http://www.huffingtonpost.fr/2017/03/15/nutri-score-comment-marche-la-recette-doxford-pour-classer-un/

le 15/03/2017 14:21 CET | Actualisé 16/03/2017 14:24 CET

Les géants du lait sont accusés d’appauvrir les fromages AOP

Véronique Richez-Lerouge, auteure de Main basse sur les fromages AOP.

 LIVRES ET IDÉES – Véronique Richez-Lerouge, journaliste et défenseure de la diversité des fromages français, dénonce l’hégémonie grandissante des multinationales du lait sur les fromages AOP.

Coup de tonnerre dans le monde du camembert au lait cru normand. Lactalis, le géant lavallois du lait, met la main sur Graindorge, l’un des derniers producteurs de camembert au lait cru AOP (appellation d’origine protégée). Il fait ainsi tomber dans son escarcelle le numéro deux du camembert de Normandie, mais aussi le leader du livarot et du pont-l’évêque, deux autres AOP normandes très reconnues.

C’est de ce rachat apparemment anodin que part Véronique Richez-Lerouge, journaliste et défenseure de la diversité des fromages français, pour dénoncer l’hégémonie grandissante des multinationales du lait sur les fromages AOP. Ce label français dont les contours s’affirment en 1935 avec la première AOP roquefort aurait largement perdu de son efficacité. De fait, il n’empêche plus l’hyper-industrialisation de savoir-faire

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centenaires. Un an après La vache qui pleurequi dénonçait la déperdition qualitative du lait industriel, et alors que s’est clos dimanche le Salon de l’agriculture, Véronique Richez-Lerouge dévoile avec Main basse sur les fromages AOPune enquête très fouillée au cœur des territoires des 50 AOP laitières françaises.

Volume ne rime pas avec maintien de la qualité

Après un détour sur la genèse du label AOP et son rôle de protection des savoir-faire fromagers tricolores, l’amoureuse du fromage dresse un état des lieux des forces en présence. Elle démontre l’impact négatif sur la qualité des fromages AOP de la concentration du secteur aux mains des multinationales. «Il n’est pas question d’attaquer les industriels, ce que sont aussi les PME qui font des AOP de très bonne qualité, explique l’auteure. Mais l’histoire montre qu’il est impossible de concilier une logique de volumes – celle des multinationales – et le maintien de la qualité.» Aucun grand groupe laitier, privé ou coopératif, n’est épargné: de Lactalis à Sodiaal en passant par Savencia ou Eurial (branche lait d’Agrial). «Tous vont dans les AOP, car même si c’est une petite partie de leur activité, c’est une vitrine très flatteuse auprès du consommateur, avec des images d’Épinal.»

Problème: en recourant systématiquement à la pasteurisation (autorisée dans la majorité des cahiers des charges AOP), les multinationales tirent vers le bas la qualité de ces fromages. Au travers de l’enquête, la journaliste revient aussi sur les raisons du dévoiement progressif du système AOP, «un système génial à l’origine qui a permis à des filières entières de se développer, mais qui n’assure plus son rôle de protection».

Aujourd’hui, deux tiers des fromages AOP (camembert, roquefort, cantal…) sont ainsi sous la coupe de géants laitiers. Infiltrés à l’Inao (Institut national de l’origine et de la qualité), un organisme censé défendre les AOP, ces groupes pèsent de tout leur poids pour ne pas durcir les cahiers des charges – parfois très légers – des AOP fromagères. De quoi conduire à des affrontements avec des producteurs fermiers qui veulent éliminer la pasteurisation de la production AOP. Un combat perdu d’avance pour Véronique Richez-Lerouge, tant l’Inao se déclare incompétent sur les sujets économiques.

Ce laissez-faire est dénoncé par l’auteure, tout comme le silence de l’Autorité de la concurrence, qui laisse notamment Savencia contrôler 80 % de l’époisses ou Lactalis 90 % du marché du livarot. Du coup, l’auteure préconise une réaffirmation du rôle de ces deux entités, en limitant à 20 % la présence des multinationales dans les AOP.

  • Par Olivia Detroyat
  • Publié le 09/03/2017 à 00:39
  • par http://www.lefigaro.fr/conso/2017/03/09/20010-20170309ARTFIG00001-les-geants-du-lait-sont-accuses-d-appauvrir-les-fromages-aop.php

Le groupe d’agroalimentaire Le Duff investit 4,5 millions d’euros dans sa transformation digitale

Le géant breton de l’agroalimentaire fait sa transition digitale. Le groupe Le Duff amène 4,5 millions d’euros pour sa transition numérique. Pizza Del Arte et Brioche Dorée se dotent déjà de bornes de commandes, d’applications dédiées etc. Mais le groupe créé en 1967 propose également Gourming, une place de marché en ligne qui permet aux producteurs français d’exporter facilement leurs produits.

Le groupe d'agroalimentaire Le Duff investit 4,5 millions d’euros dans sa transformation digitale
Le groupe d’agroalimentaire Le Duff investit 4,5 millions d’euros dans sa transformation digitale© Le Duff

Dans 528 établissements Pizza Del Arte, Brioche Dorée ou Fournil de Pierre, pas de chatbot, de réalité augmentée ou d’Oculus Rift mais une envie de rester dans son cœur de métier : la restauration. Le groupe Le Duff, propriétaire de ces enseignes (création en 1976, 2 milliards de chiffre d’affaires, 35 420 employés) lance sa transformation numérique sans tomber dans l’excès. Pour concocter cette transition, 4,5 millions d’euros sont mis sur la table et un menu en trois étapes a été préparé par le pôle digital et innovation du groupe.

 

En entrée, 1 200 caisses connectées TCPos avec un système unique, tous supports et ouvert, valables dans toutes les enseignes du groupe breton. Pour le plat de résistance, une interface Hybris avec référentiels clients, points de vente et produits qui permettront, dès cette année, la commande et la réservation en ligne ou sur bornes.

 

Enfin le dessert est assuré par Splio qui fournit la gestion des relations clients. Petite particularité : chaque établissement du groupe gère indépendamment sa communication locale. « Nos clients sont avant tout ceux d’un restaurant, indique Anne-Laurence Velly, directrice du pôle digital et innovation pour le groupe Le Duff. Nous avons profité d’être le premier client à l’échelle nationale de Splio pour intégrer nos problématiques de fidélisation locale et nationale dans la création de leur outil. » De son côté, c’est Webhelp qui s’occupera de son côté du service client. Fromage et dessert.

 

GOURMING, UNE PLATE-FORME D’EXPORT

En parallèle de ce menu digital, le groupe a également lancé le 18 janvier dernier le site Gourming, un site pour faciliter l’exportation des produits agricoles français. Un cheveu dans la soupe ? Pas vraiment, comme nous l’explique Anne-Laurence Velly. « En fait, nous utilisons depuis des années un outil similaire en interne. Cette première place de marché, Logistimax, permet de mettre en relation des producteurs locaux avec nos transformateurs et nos restaurants. Depuis deux ans, nous réfléchissons à une manière d’ouvrir ce service à tous. »

 

Dans les faits, cette nouvelle plate-forme, permet à des producteurs d’exporter à l’étranger sans devoir s’occuper de la logistique. « Un prix d’entrée de 100 € est demandé aux utilisateurs. C’est un bon moyen pour ne garder que les gens motivés. Nous facturons également 25 % de la transaction mais on s’occupe de tout, étiquetage, le transport, l’expédition… » Deux cent cinquante producteurs sont déjà inscrits sur cette plate-forme virtuelle. Plusieurs centaines de demandes sont également en cours de traitement.

 

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Étiquetage nutritionnel simplifié (infographie)

L’expérimentation du gouvernement sous le feu des critiques

Lancée en septembre, l’évaluation grandeur nature des logos nutritionnels simplifiés, dont les conclusions devraient être connues fin janvier, a mobilisé 40 magasins durant 10 semaines pour un budget évalué à 2 millions d’euros. Que Choisir s’est rendu en magasins afin d’évaluer cette expérimentation controversée dont l’objectif est de permettre aux consommateurs de choisir les produits alimentaires les plus favorables à leur santé.

AU RAYON DES CONSERVES

C’est au rayon des plats en conserve que le peu d’engagement des marques nationales dans ce test est le plus flagrant. Ainsi, seules 16 % des conserves de marque nationale étaient étiquetées. Nulle trace en effet d’un étiquetage simplifié sur les leaders du marché que sont Wiliam Saurin ou Buitoni. À l’inverse, 75 % des conserves des marques de distributeurs (MDD) affichaient un logo simplifié. Un constat d’autant plus regrettable que les marques nationales représentent plus de 60 % du chiffre d’affaires du rayon !

AU RAYON TRAITEUR FRAIS

Au rayon traiteur frais (plats cuisinés, pizzas, pâtes à tarte…), seuls 5 produits sur 10 affichent un logo simplifié. Soit 69 % des produits de marques de distributeurs et 42 % des produits de grandes marques. À l’instar du rayon des plats en conserve, la faible participation des marques nationales à l’expérimentation est d’autant plus dommageable qu’elles représentent en réalité plus de la moitié du chiffre d’affaires de ce rayon.

AU RAYON DES PÂTISSERIES INDUSTRIELLES

C’est au rayon des viennoiseries industrielles (pains au lait, madeleines, etc.) et de la panification sèche (pains de mie, pains spéciaux) que l’on trouve le plus de produits étiquetés avec en moyenne 7 produits sur 10 portant un logo simplifié en face avant. Dans le détail, les trois quarts des produits de marques de distributeurs et 4 produits de marques nationales sur 6 jouent le jeu de l’expérimentation, dont certains grands groupes du secteur tels que Harrys ou Jacquet.

PEU DE PRODUITS « DÉSÉQUILIBRÉS » AFFICHENT UN LOGO

Au cours de leurs visites, nos enquêteurs ont relevé un très faible taux d’étiquetage de produits « déséquilibrés » signalés par un E rouge sur le logo Nutri-Score et un triangle à la pointe violette sur logo Sens. Ainsi, dans le rayon des viennoiseries industrielles des magasins expérimentant ces systèmes, moins d’un produit sur 7 était étiqueté d’un E rouge et moins d’un produit sur 5 possède un triangle violet. Difficile d’évaluer si les consommateurs se détournent de ces produits au profit d’autres si l’expérimentation peine à les inclure.

visu-etiquettes-nutritionnellesLe E rouge du logo Nutri-Score et le triangle violet du logo Sens

À PROPOS DE L’ÉTIQUETAGE NUTRITIONNEL

Étiquetage nutritionnel simplifié (infographie) dans -- comportements alimentaires principal-19561

Marie-Noëlle Delaby

 publié à https://www.quechoisir.org/actualite-etiquetage-nutritionnel-simplifie-infographie-l-experimentation-du-gouvernement-sous-le-feu-des-critiques-n23573/

Agroalimentaire. Pourquoi les Toblerone ont rétréci au Royaume-Uni

Chérie, j’ai rétréci le chocolat. Le nouveau format des barres Toblerone vendues au Royaume-Uni est le dernier exemple de “rétréciflation” [“shrinkflation”] dans l’industrie chocolatière, un phénomène par lequel, à prix constant, la quantité de produit diminue.

Mondelez, géant de l’agroalimentaire américain propriétaire de la marque Toblerone, impute la réduction du nombre de triangles de ses barres, fabriquées en Suisse, à l’augmentation du prix des matières premières et des coûts de production. Le fort renchérissement des ingrédients “pose problème dans l’ensemble du secteur depuis un certain temps déjà”, affirme le groupe.

Toblerone n’est en effet pas la seule chocolaterie affectée par cette rétréciflation, due à l’augmentation du prix de l’ingrédient principal, le cacao. Ces dernières

Porte-toasts ou parking à vélo ?

“Peu de friandises se distinguent autant”, par leur forme et leur packaging, que le Toblerone, constate le Financial Times. “Alors pourquoi diable cette marque, qui appartient au groupe américain Mendelez, a-t-elle décidé d’altérer la perfection [de son produit] ?”
Pour réduire ses coûts, l’industriel a en effet réduit de 10 % le poids de ses barres chocolatées au Royaume-Uni. Mais au lieu de le faire uniformément, il a considérablement élargi l’espace entre les triangles. Lorsque le mardi 8 novembre, les Britanniques ont découvert le désastre, ils se sont déchaînés sur les réseaux sociaux. D’après eux, le Toblerone ne ressemble plus à rien, si ce n’est, peut-être, à un porte-toasts ou à un parking à vélo. “L’affaire est sérieuse puisque pendant plusieurs heures, la nouvelle s’est hissée en tête du site de la BBC, devant les élections américainesnote Le TempsMercredi matin, le hashtag #tobleronegate était toujours l’un des plus suivis sur Twitter.”
Comme ce changement ne concerne que le Royaume-Uni, certains y ont vu l’un des premiers effets du Brexit. Ce qu’a démenti Mendelez, qui invoque plutôt la hausse du franc suisse, depuis 2015, explique le Financial Times. Depuis sa création en 1908 par Jean Tobler, cette friandise est en effet fabriquée à Berne.

Le groupe agroalimentaire italien Ferrero veut croquer les biscuits Delacre

Le groupe italien Ferrero aimerait acquérir les biscuits Delacre.
Le groupe italien Ferrero aimerait acquérir les biscuits Delacre.

afp.com/GIUSEPPE CACACE

Ferrero, connu pour son célèbre Nutella, a fait une offre pour acquérir les biscuits Delacre. Selon certaines sources, l’objectif est de boucler cette acquisition d’ici la fin de l’année.

Le groupe italien agroalimentaire Ferrero a fait une offre pour acquérir les biscuits Delacre, a indiqué un porte-parole du groupe ce samedi, confirmant des informations de presse. Delacre, qui fête cette année ses 125 ans d’existence, possède notamment une usine à Nieppe, dans le nord de la France.

« Il y a bien eu une offre, la procédure est en cours », a indiqué un porte-parole de Ferrero France, qui n’était pas en mesure de donner une échéance précise pour le bouclage de cette opération. Selon Reuters, le groupe aurait en réalité l’intention de clore cette acquisition d’ici la mi-décembre, l’offre ayant été présentée fin juillet.

Conquérir le marché nord-américain

Le fabricant des Ferrero Rocher, des oeufs Kinder et de la pâte à tartiner Nutella mettrait ainsi la main sur les Cigarettes russes, Délichoc et autres Sprits. En achetant Delacre – qui fait partie du groupe United Biscuits, racheté fin 2014 par le conglomérat turc Yildiz – le groupe pourrait croquer aussi une plus grande part du marché nord-américain, et ce juste avant Noël, souligne Les Echos.

Ce serait aussi l’occasion pour le groupe de se positionner sur les produits haut-de-gamme et réduire sa dépendance aux produits à base de chocolat, parmi lesquels le célèbre Nutella, composé en partie de cacao.

Plus globalement, l’épisode témoigne de l’agitation qui règne actuellement dans le secteur du biscuiterie. Ces dernières semaines, des rumeurs bruissaient de l’intention de la maison mère de Delacre de mettre en vente la biscuiterie nantaise et ses fameux Choco BN.

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 26/11/2016 à 18:36 , mis à jour à 18:39

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