Archives pour la catégorie SECTEUR ACTIVITE

Et si les IA mettaient au chômage les influenceurs ?

L'influenceuse artificielle Lil Miquela

LE 13/04/2018
INTRODUCTION
Les gynoïdes (robots humanoïdes à l’apparence féminine) et autres avatars virtuels inspirent déjà des millions de followers. Mieux que les humains ? Une tribune de Virgile Brodziak, Directeur Général de J. Walter Thompson.

Parmi les figures de proue de cette transformation, Lil Miquela, une simulation digitale devenue célèbre en avril 2016 pour sa capacité à susciter la curiosité : s’agissait-il d’un projet artistique ou d’un simple coup marketing? Depuis sa création Lil Miquela a non seulement été surprise en train de sortir avec des célébrités, mais serait même aussi une source d’inspiration pour eux. Le mois dernier, le maquilleur Pat McGrath l’appelait « sa muse ». En 2016, l’actrice Lena Dunham décrivait sa fascination pour l’influenceuse virtuelle sur son site Lenny Letter.  Deux ans après, en mars 2018, Lil Miquela compte plus de 800 000 abonnés sur Instagram et défend ardemment le mouvement « Black Lives Matter ».

Sa popularité ne s’arrête pas là. Elle possède sa propre marque de vêtement, une collection de bijoux, a sorti des morceaux sur Spotify et est même apparue en couverture du New York Times Magazine en février 2018. Son discours positif et sa popularité croissante lui permettent de signer des collaborations avec des marques telles que Prada lors du #pradagifs pour leur dernière collection.

 

Alors que Lil Miquela ressemble clairement à un avatar généré par ordinateur, le personnage qu’elle incarne duplique fidèlement les réactions ou les comportements d’un humain. A l’inverse, un influenceur numérique plus récent, une femme noire appelée Shudu Gram, se revendique clairement comme étant un mannequin fictif créé par le photographe britannique Cameron-James Wilson. Wilson a commencé à poster des images de Shudu Gram sur Instagram en avril 2017. En mars 2018, elle avait gagné plus de 80 000 followers. Sa popularité est croissante et l’avatar frôle même aujourd’hui les 100 000 followers et ce malgré la récente polémique autour de son partenariat avec Fenty Beauty, la marque de Rihanna. La raison ? Le monde de la mode ne s’illustre pas franchement par sa capacité à représenter la diversité et certains internautes se sont demandé quel était l’intérêt d’avoir un recourt à un avatar plutôt que d’embaucher de vraies mannequins noires.

 

Avant eux, Kenzo avait déjà eu recourd à un avatar, Knola, pour incarner la vision créative et les valeurs de la marque. Projetée en fond de ses shows, Knola parlait en quatre langues de l’importance de la conscience écologique. Une personne en backstage contrôlait ses actions et expressions qui changeaient en temps réel. « Elle représente une vision multiculturelle de l’humanité dans le futur, » confiait Humberto Leon, directeur de création chez Kenzo, au magazine Dazed. Kenzo a également présenté Knola sur son site Web, imaginant comment elle naviguerait dans le monde en 2050.

Les influenceurs virtuels représentent un énorme potentiel pour les marques non seulement pour développer l’engagement avec les consommateurs mais aussi pour garder un contrôle total sur ce qu’incarnent leurs influenceurs. Quand les êtres humains peuvent se révéler imprévisibles, les créations digitales comme Lil Maquela et Shudu ont réussi à se faire une place, prouvant ainsi qu’un avatar virtuel peut créer une forme de connivence avec les internautes. Et si les influenceurs digitaux créent de nouvelles possibilités de connexion avec le consommateur, les avatars numériques pourraient aussi représenter le futur de la relation client.

Le poulet FitLife de Doux soutenu en Arabie saoudite par Le Drian

Lors de son déplacement à Ryad, le chef de la diplomatie française a évoqué avec les autorités saoudiennes le renforcement des liens économiques avec la France.Lors de son déplacement à Ryad, le chef de la diplomatie française a évoqué avec les autorités saoudiennes le renforcement des liens économiques avec la France. | Daniel FOURAY - André THOMAS

C’est en présence de Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires Étrangères et ancien président du conseil régional de Bretagne, de son successeur à ce poste Loïg Chesnais-Girard, et des dirigeants du groupe Doux qu’a été lancée hier en Arabie saoudite sa nouvelle gamme de poulets FitLife. Un enjeu majeur pour le volaille breton, en difficulté.

Comme l’avait annoncé en septembre, Christophe Couroussé, directeur du pôle volailles de Terrena et président de Doux, ce nouveau produit FitLife de poulets congelés haut de gamme destiné à l’Arabie Saoudite est issu d’un travail en collaboration avec la filière Bleu Blanc Cœur et le pôle de compétitivité Valorial, soutenu par la Région Bretagne.

Le volailler français a bénéficié d’un coup de pouce de haut niveau en la personne de Jean-Yves Le Drian, ancien président du conseil régional de Bretagne et surtout ministre des Affaires étrangères. Le lancement de la gamme Fitlife en Arabie saoudite a en effet été inclus dans le programme du déplacement, les 15 et 16 novembre, du chef de la diplomatie française, au royaume saoudien.

Coopération économique renforcée

Jean-Yves Le Drian y a rencontré le roi Salmane ainsi que le nouvel homme fort du régime, le jeune prince-héritier Mohammed Ben Salmane, son fils. Outre le risque de crise au Liban, la guerre au Yémen, la lutte contre le terrorisme et son financement, la sortie de la crise syrienne, les rencontres portaient également sur le renforcement de la coopération économique entre la France et le royaume. Ceci notamment dans le cadre du plan de modernisation « Vision 2030″ porté par le prince-héritier.  Le soutien à Doux figurait dans cette partie des échanges.

Pour sa part, Loïg Chesnais-Girard, lui aussi du voyage, a déclaré : « Nous sommes au côté des dirigeants de Doux pour réussir ce projet stratégique. Doux est une entreprise majeure pour la Bretagne. Elle a des compétences fortes, depuis les éleveurs jusqu’aux salariés. Et les marchés sont là. »

Le succès de cette nouvelle gamme est d’une importance majeure pour Doux, qui enregistre de graves difficultés à l’export, sur son marché traditionnel du poulet congelé : 35 millions d’euros de pertes l’an dernier , soit près d’un million par semaine. Intenable, pour le n° 3 français de la volaille (8 sites de production à l’Ouest, 1 500 emplois directs, 5 000 indirects, 300 éleveurs).

Basé à Châteaulin (Finistère), il a été racheté voilà un an par le groupe coopératif d’Ancenis Terrena (4,7 milliards de chiffre d’affaires, 12 000 salariés), déjà très présent dans la volaille avec son pôle Gastronome (1,5 milliard d’euros).

Un audit avait confirmé que pour les marchés traditionnels du Moyen-Orient, il n’était plus possible de concurrencer le poulet d’entrée de gamme produit au Brésil à partir de soja et de cérales transgéniques de même provenance.

L’espoir d’un redressement urgent

La coopérative d’Ancenis (Loire-Atlantique) a donc annoncé, en septembre, un plan stratégique en trois volets comportant en particulier une montée en gamme des produits proposés. La gamme FitLife en est une composante essentielle. Nourris au lin, à la féverole, etc., ces poulets certifiés, avec de réelles qualités diététiques, seront un atout de poids en Arabie Saoudite, confrontée à une épidémie de diabète et d’obésité.

Le deuxième axe de cette nouvelle stratégie est de miser également sur le marché européen, en particulier avec du poulet frais conforme au rite musulman (halal).

Enfin, troisième axe, préserver les marchés export au Moyen-Orient de poulet congelé d’entrée de gamme, mais dont l’élevage et la transformation ne seraient plus réalisés en France, où les coûts ne permettent pas d’être compétitifs, mais délégués à un partenaire européen bénéficiant d’un faible coût de main d’oeuvre. La filière française n’est pas supposée pâtir de ce transfert, du fait du report de charge sur les poulets haut de gamme des deux autres volets.

Cela suffira-t-il à tirer Doux d’affaire ? Un prochain comité central d’entreprise le 21 novembre devrait permettre d’en savoir plus.

Cdiscount s’invite dans la vente d’énergie

Filiale de Casino, Cdiscount lance une offre de fourniture d’électricité pour concurrencer le tarif réglementé d’EDF.

Le site de vente en ligne Cdiscount investit le secteur de l’énergie. Ce jeudi, la marque grand public a lancé une offre de vente en ligne d’électricité « 15% moins chère que le tarif réglementé de vente » proposé par EDF. Le rabais annoncé sera toutefois moins important sur la facture des ménages: comme les offres des autres fournisseurs alternatifs, la réduction affichée par Cdiscount est hors taxe et hors abonnement. Ainsi, selon le comparateur d’offres énergie-info, l’offre online de Direct Energie, qui affiche 10% de réduction par rapport au TRV d’EDF, ressort à -6% toutes taxes comprises selon le dernier baromètre trimestriel publié par le régulateur du secteur. Et l’offre Happ’e d’Engie, qui offre une remise de -8%, revient à -5% toutes taxes comprises.

Barrières à l’entrée basses

Quelques jours après le lancement par Total de sa marque Total Spring , Cdiscount espère à son tour prendre sa part des 84% de sites résidentiels (soit 27 millions) qui sont encore clients d’EDF, quand Engie et les autres fournisseurs alternatifs (Direct Energie, Eni, Enercoop…) se partagent les 16% restants. « Le gâteau est très gros. Il y a encore de la place pour des nouveaux entrants avec différents positionnements: offre low cost ou verte, sur internet… », estime un expert du secteur.

Cdiscount, qui revendique 8,5 millions de clients actifs pour son site de vente en ligne, s’est déjà lancé sur le marché de la téléphonie mobile il y a un an avec une offre qui voulait directement concurrencer Free. « Aujourd’hui, les barrières à l’entrée sont très basses pour entrer sur le marché de la fourniture d’énergie. Ce qui va jouer, c’est le coût d’acquisition des clients donc la notoriété de la marque est importante », poursuit cet expert.

De l’amont à l’aval

Pour se lancer, Casino s’appuie sur une autre de ses filiales, GreenYellow, qui porte l’offre de Cdiscount dans l’énergie. Greenyellow avait même déjà lancé sa propre offre d’électricité à destination des particuliers, avec une promesse de réduction de 10% (hors taxes et hors abonnement) sur le TRV d’EDF. Créée il y a presque dix ans,GreenYellow est entrée dans le secteur de l’énergie par la production solaire et les services . A l’instar d’un Direct Energie qui a investi dans la production après la fourniture d’énergie, Casino devient ainsi un acteur présent de l’amont à l’aval.

Véronique Le Billon

un site e commerce dans la vraie vie

J’adore !!!! Deux petits moments d’humour tellement bien vus (en anglais) quand à « l’expérience e commerce »

La première vidéo dans de 2011, mais elle est toujours d’actu sur les principes du drive.

La deuxième est plus récente, et on voit apparaître l’incursion du site dans le processus d’achat.

Have fun !

Drive piéton : Leclerc attaque les centres-villes

Leclerc ouvrira en avril son premier drive piéton, dans le centre-ville de Lille. Un local de 50 mètres carrés, alimenté par un drive en périphérie urbaine, qui promet de « faire rentrer un hypermarché » dans le quartier.

C’est à un cadre… d’Auchan (dont le siège est dans le Nord) que l’on doit cette découverte, partagée sur Twitter.

Leclerc va proposer 12.000 références dans 40 m2 à Lille. C’est nouveau ? @Dauvers70 @Grande_Distrib

Leclerc a d’abord utilisé ses drives pour mailler plus étroitement les abords des grandes agglomérations. Quelques implantations urbaines existent, mais sont rarissimes. En s’attaquant aujourd’hui aux centres-villes, avec un modèle dédié, l’enseigne met enfin un pied dans des zones qu’elle lorgnait avec gourmandise.

Le drive piéton ouvrira ses portes le 1er avril, avec la promesse d’un assortiment de « 12.000 produits du quotidien ». Il est situé place Louise Bettignies, dans un quartier pittoresque et très animé du vieux Lille. Le projet est porté par Thomas Pocher, un adhérent déjà propriétaire des hypers de Templeuve et Wattrelos, qui se fait fort d’apporter « les prix Leclerc » à de nouveaux clients urbains. « On sera à l’indice 95″, clame-t-il déjà sur Twitter. Il se dit aussi capable, sur certains créneaux, de tenir un délai d’une heure entre la commande et la remise des achats.

Cette formule de point de retrait, en ville, de commandes passées sur le site de l’enseigne est déjà expérimentée à Paris par AuchanDirect, depuis 2014. Cora a lancé un concept de drive piéton à Metz, baptisé « Cora en ville », à la fin de l’été 2016. Deux enseignes justement spécialistes du grand hyper, qui explorent elles aussi un territoire qui leur était jusqu’à présent inaccessible.

Drive piéton : Leclerc attaque les centres-villes
publié par Linéaires à http://www.lineaires.com/LA-DISTRIBUTION/Les-actus/Drive-pieton-Leclerc-attaque-les-centres-villes-50044

Un fabricant américain pour les yaourts de Système U

Un fabricant américain pour les yaourts de Système U dans ACTEURS yaourt-U-k7LG-U10713568607JYE-860x420@lafranceagricole.fr

Système U annonce un partenariat avec le groupe laitier américain Schreiber pour la fourniture exclusive de yaourts à la marque U à compter de 2019… avec du lait français.

Où l’Américain Schreiber fabriquera-t-il les yaourts à la marque U à compter de 2019 ? Le communiqué de presse diffusé par Système U ce 21 mars 2017 ne le dit pas. Le seul détail que l’enseigne livre est qu’il « est prévu que Schreiber investisse prochainement dans un outil de production en France. [Car] Schreiber s’est engagé, dans le cadre de ce projet, à se fournir uniquement en lait issu de la production française. »

47 000 t par an

Selon Le Figaro, Schreiber serait en train de racheter une usine du groupe Bel (1) située dans l’est de la France. Des investissements seraient prévus pour agrandir ce site, avec à la clé, une centaine d’embauches. « Les prévisions de volume seraient de l’ordre de 47 000 tonnes de produits par an », annonce Système U. Le groupe Bel nous a fait savoir qu’aucun accord de vente d’un site n’a été finalisé à ce jour. Et donc que toute communication est prématurée.

L’enseigne ne cache pas qu’elle a l’ambition de faire de sa marque U la marque le leader des rayons ultra-frais de ses magasins. « Cette démarche s’inscrit dans la volonté de Système U de mieux maîtriser et sécuriser son approvisionnement […], détaille le communiqué. Le partenariat s’inscrirait dans la durée. »

publié à http://www.lafranceagricole.fr/actualites/elevage/lait-un-fabricant-americain-pour-les-yaourts-de-systeme-u-1,1,1571944660.html

 

Nutri-Score: classer un aliment en rouge, orange ou vert

Chaque aliment se voit attribuer des points « négatifs » en fonction de sa teneur en gras, sucre, sel et son niveau calorique.

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REUTERS
Nutri-Score: comment marche la recette d’Oxford pour classer un aliment en rouge, orange ou vert

SANTÉ – Le ministère de la Santé a tranché. Il a retenu l’étiquetage nutritionnel Nutri-Score et son code à 5 couleurs, du vert au rouge, pour informer les Français sur la qualité de leurs aliments. Il va entrer en application en avril, a annoncé ce 15 mars la ministre de la Santé Marisol Touraine.

Élaboré sur la base des travaux de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), il avait la faveur des nutritionnistes au lancement du test en septembre.

En effet, derrière son code couleur ultra simple, il prend en compte suffisamment de critères pour distinguer la bonne de la mauvaise pizza au fromage, par exemple. De quoi encourager des choix plus sains en rayon, et d’influencer les recettes des industriels.

Voici tout ce qu’il faut savoir sur son fonctionnement:

Comment marche Nutri-Score

La vignette Nutri-Score va du vert foncé au rouge, en passant par l’orange. Elle indique quels sont les aliments que l’on devrait manger souvent, ou occasionnellement et en petite quantité.

 

 

 dans AGROMINISTERE DE LA SANTE

 

Si le résultat est simple, le calcul qui y aboutit est un peu plus complexe. « On part des données sur les étiquettes, et on effectue un calcul très transparent, conçu par des confrères d’Oxford, explique serge Hercberg, spécialiste de la nutrition à l’Inserm, dont les travaux ont servi de base au Nutri-Score. Ensuite, on l’a adapté aux spécificités de notre alimentation. »

Chaque aliment se voit attribuer des points « négatifs » en fonction de sa teneur en gras, sucre, sel et son niveau calorique, comme on peut le voir dans ce rapport de mars 2015 publié par l’Anses. Ce score est ensuite minimisé par la teneur en protéines et en fibres.

Sur 13.000 produits de marque étudiés par l’Inserm, les scores varient de -5 pour les mieux notés à 25 pour les moins recommandables.

 

 dans nutrition santeANSES

 

Pourquoi l’huile d’olive n’aura pas la pastille rouge

Le but du Nutri-Score est autant d’informer les consommateurs sur leur alimentation, que les orienter vers des choix plus sains. Dans une même catégorie de produit, il est conçu pour distinguer les bons des mauvais élèves. « L’intérêt du logo n’est pas de dire qu’il vaut mieux manger des brocolis que des chips, tout le monde le sait », décrypte Serge Hercberg pour le HuffPost.

Ainsi, au rayon chips, la version classique va être en orange, celle au fromage en rouge, mais les tortillas au maïs pourra être en vert. Même chose pour les 35 marques de muesli aux pépites de chocolat, ou les 20 marques de pizza au fromage dans le commerce, dont les Nutri-Score vont du vert au rouge.

Aussi, la méthodologie anglaise de base a été modifiée pour mieux prendre en compte trois catégories d’aliments: les fromages, les boissons sucrées et les matières grasses ajoutées (huile, beurre…).

Alors qu’ils devraient tous être en rouge, les fromages les moins gras, les sodas les moins sucrés, seront en orange pour encourager leur consommation. Et parce que l’huile d’olive expose moins aux maladies cardiovasculaires que le beurre, elle sera aussi en orange.

Comment les industriels peuvent passer du rouge à l’orange

Cet étiquetage sera facultatif, la réglementation européenne ne permettant pas de le rendre obligatoire. Jugeant le Nutri-Score stigmatisant, les industriels et la grande distribution avaient réclamé une étude en conditions réelles d’achat.

« C’est la deuxième idée de ce barème, dont on attend beaucoup. Faire pression pour améliorer les produits », anticipe Serge Hercberg, de l’Inserm, pour le HuffPost.

« Je compte sur la pression des consommateurs, qui demandent à être informés, pour que les industriels s’engagent dans cette voie », insiste Marisol Touraine, ministre de la santé.

Grâce aux barèmes publics sur l’attribution des points en fonction des teneurs en sel, gras, sucre, etc., les industriels auront les cartes en main pour modifier leur recette et passer à la catégorie supérieure. Du rouge à l’orange foncé, à l’orange clair, et ainsi de suite.

publié par http://www.huffingtonpost.fr/2017/03/15/nutri-score-comment-marche-la-recette-doxford-pour-classer-un/

le 15/03/2017 14:21 CET | Actualisé 16/03/2017 14:24 CET

Les géants du lait sont accusés d’appauvrir les fromages AOP

Véronique Richez-Lerouge, auteure de Main basse sur les fromages AOP.

 LIVRES ET IDÉES – Véronique Richez-Lerouge, journaliste et défenseure de la diversité des fromages français, dénonce l’hégémonie grandissante des multinationales du lait sur les fromages AOP.

Coup de tonnerre dans le monde du camembert au lait cru normand. Lactalis, le géant lavallois du lait, met la main sur Graindorge, l’un des derniers producteurs de camembert au lait cru AOP (appellation d’origine protégée). Il fait ainsi tomber dans son escarcelle le numéro deux du camembert de Normandie, mais aussi le leader du livarot et du pont-l’évêque, deux autres AOP normandes très reconnues.

C’est de ce rachat apparemment anodin que part Véronique Richez-Lerouge, journaliste et défenseure de la diversité des fromages français, pour dénoncer l’hégémonie grandissante des multinationales du lait sur les fromages AOP. Ce label français dont les contours s’affirment en 1935 avec la première AOP roquefort aurait largement perdu de son efficacité. De fait, il n’empêche plus l’hyper-industrialisation de savoir-faire

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centenaires. Un an après La vache qui pleurequi dénonçait la déperdition qualitative du lait industriel, et alors que s’est clos dimanche le Salon de l’agriculture, Véronique Richez-Lerouge dévoile avec Main basse sur les fromages AOPune enquête très fouillée au cœur des territoires des 50 AOP laitières françaises.

Volume ne rime pas avec maintien de la qualité

Après un détour sur la genèse du label AOP et son rôle de protection des savoir-faire fromagers tricolores, l’amoureuse du fromage dresse un état des lieux des forces en présence. Elle démontre l’impact négatif sur la qualité des fromages AOP de la concentration du secteur aux mains des multinationales. «Il n’est pas question d’attaquer les industriels, ce que sont aussi les PME qui font des AOP de très bonne qualité, explique l’auteure. Mais l’histoire montre qu’il est impossible de concilier une logique de volumes – celle des multinationales – et le maintien de la qualité.» Aucun grand groupe laitier, privé ou coopératif, n’est épargné: de Lactalis à Sodiaal en passant par Savencia ou Eurial (branche lait d’Agrial). «Tous vont dans les AOP, car même si c’est une petite partie de leur activité, c’est une vitrine très flatteuse auprès du consommateur, avec des images d’Épinal.»

Problème: en recourant systématiquement à la pasteurisation (autorisée dans la majorité des cahiers des charges AOP), les multinationales tirent vers le bas la qualité de ces fromages. Au travers de l’enquête, la journaliste revient aussi sur les raisons du dévoiement progressif du système AOP, «un système génial à l’origine qui a permis à des filières entières de se développer, mais qui n’assure plus son rôle de protection».

Aujourd’hui, deux tiers des fromages AOP (camembert, roquefort, cantal…) sont ainsi sous la coupe de géants laitiers. Infiltrés à l’Inao (Institut national de l’origine et de la qualité), un organisme censé défendre les AOP, ces groupes pèsent de tout leur poids pour ne pas durcir les cahiers des charges – parfois très légers – des AOP fromagères. De quoi conduire à des affrontements avec des producteurs fermiers qui veulent éliminer la pasteurisation de la production AOP. Un combat perdu d’avance pour Véronique Richez-Lerouge, tant l’Inao se déclare incompétent sur les sujets économiques.

Ce laissez-faire est dénoncé par l’auteure, tout comme le silence de l’Autorité de la concurrence, qui laisse notamment Savencia contrôler 80 % de l’époisses ou Lactalis 90 % du marché du livarot. Du coup, l’auteure préconise une réaffirmation du rôle de ces deux entités, en limitant à 20 % la présence des multinationales dans les AOP.

  • Par Olivia Detroyat
  • Publié le 09/03/2017 à 00:39
  • par http://www.lefigaro.fr/conso/2017/03/09/20010-20170309ARTFIG00001-les-geants-du-lait-sont-accuses-d-appauvrir-les-fromages-aop.php

Le groupe d’agroalimentaire Le Duff investit 4,5 millions d’euros dans sa transformation digitale

Le géant breton de l’agroalimentaire fait sa transition digitale. Le groupe Le Duff amène 4,5 millions d’euros pour sa transition numérique. Pizza Del Arte et Brioche Dorée se dotent déjà de bornes de commandes, d’applications dédiées etc. Mais le groupe créé en 1967 propose également Gourming, une place de marché en ligne qui permet aux producteurs français d’exporter facilement leurs produits.

Le groupe d'agroalimentaire Le Duff investit 4,5 millions d’euros dans sa transformation digitale
Le groupe d’agroalimentaire Le Duff investit 4,5 millions d’euros dans sa transformation digitale© Le Duff

Dans 528 établissements Pizza Del Arte, Brioche Dorée ou Fournil de Pierre, pas de chatbot, de réalité augmentée ou d’Oculus Rift mais une envie de rester dans son cœur de métier : la restauration. Le groupe Le Duff, propriétaire de ces enseignes (création en 1976, 2 milliards de chiffre d’affaires, 35 420 employés) lance sa transformation numérique sans tomber dans l’excès. Pour concocter cette transition, 4,5 millions d’euros sont mis sur la table et un menu en trois étapes a été préparé par le pôle digital et innovation du groupe.

 

En entrée, 1 200 caisses connectées TCPos avec un système unique, tous supports et ouvert, valables dans toutes les enseignes du groupe breton. Pour le plat de résistance, une interface Hybris avec référentiels clients, points de vente et produits qui permettront, dès cette année, la commande et la réservation en ligne ou sur bornes.

 

Enfin le dessert est assuré par Splio qui fournit la gestion des relations clients. Petite particularité : chaque établissement du groupe gère indépendamment sa communication locale. « Nos clients sont avant tout ceux d’un restaurant, indique Anne-Laurence Velly, directrice du pôle digital et innovation pour le groupe Le Duff. Nous avons profité d’être le premier client à l’échelle nationale de Splio pour intégrer nos problématiques de fidélisation locale et nationale dans la création de leur outil. » De son côté, c’est Webhelp qui s’occupera de son côté du service client. Fromage et dessert.

 

GOURMING, UNE PLATE-FORME D’EXPORT

En parallèle de ce menu digital, le groupe a également lancé le 18 janvier dernier le site Gourming, un site pour faciliter l’exportation des produits agricoles français. Un cheveu dans la soupe ? Pas vraiment, comme nous l’explique Anne-Laurence Velly. « En fait, nous utilisons depuis des années un outil similaire en interne. Cette première place de marché, Logistimax, permet de mettre en relation des producteurs locaux avec nos transformateurs et nos restaurants. Depuis deux ans, nous réfléchissons à une manière d’ouvrir ce service à tous. »

 

Dans les faits, cette nouvelle plate-forme, permet à des producteurs d’exporter à l’étranger sans devoir s’occuper de la logistique. « Un prix d’entrée de 100 € est demandé aux utilisateurs. C’est un bon moyen pour ne garder que les gens motivés. Nous facturons également 25 % de la transaction mais on s’occupe de tout, étiquetage, le transport, l’expédition… » Deux cent cinquante producteurs sont déjà inscrits sur cette plate-forme virtuelle. Plusieurs centaines de demandes sont également en cours de traitement.

 

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Étiquetage nutritionnel simplifié (infographie)

L’expérimentation du gouvernement sous le feu des critiques

Lancée en septembre, l’évaluation grandeur nature des logos nutritionnels simplifiés, dont les conclusions devraient être connues fin janvier, a mobilisé 40 magasins durant 10 semaines pour un budget évalué à 2 millions d’euros. Que Choisir s’est rendu en magasins afin d’évaluer cette expérimentation controversée dont l’objectif est de permettre aux consommateurs de choisir les produits alimentaires les plus favorables à leur santé.

AU RAYON DES CONSERVES

C’est au rayon des plats en conserve que le peu d’engagement des marques nationales dans ce test est le plus flagrant. Ainsi, seules 16 % des conserves de marque nationale étaient étiquetées. Nulle trace en effet d’un étiquetage simplifié sur les leaders du marché que sont Wiliam Saurin ou Buitoni. À l’inverse, 75 % des conserves des marques de distributeurs (MDD) affichaient un logo simplifié. Un constat d’autant plus regrettable que les marques nationales représentent plus de 60 % du chiffre d’affaires du rayon !

AU RAYON TRAITEUR FRAIS

Au rayon traiteur frais (plats cuisinés, pizzas, pâtes à tarte…), seuls 5 produits sur 10 affichent un logo simplifié. Soit 69 % des produits de marques de distributeurs et 42 % des produits de grandes marques. À l’instar du rayon des plats en conserve, la faible participation des marques nationales à l’expérimentation est d’autant plus dommageable qu’elles représentent en réalité plus de la moitié du chiffre d’affaires de ce rayon.

AU RAYON DES PÂTISSERIES INDUSTRIELLES

C’est au rayon des viennoiseries industrielles (pains au lait, madeleines, etc.) et de la panification sèche (pains de mie, pains spéciaux) que l’on trouve le plus de produits étiquetés avec en moyenne 7 produits sur 10 portant un logo simplifié en face avant. Dans le détail, les trois quarts des produits de marques de distributeurs et 4 produits de marques nationales sur 6 jouent le jeu de l’expérimentation, dont certains grands groupes du secteur tels que Harrys ou Jacquet.

PEU DE PRODUITS « DÉSÉQUILIBRÉS » AFFICHENT UN LOGO

Au cours de leurs visites, nos enquêteurs ont relevé un très faible taux d’étiquetage de produits « déséquilibrés » signalés par un E rouge sur le logo Nutri-Score et un triangle à la pointe violette sur logo Sens. Ainsi, dans le rayon des viennoiseries industrielles des magasins expérimentant ces systèmes, moins d’un produit sur 7 était étiqueté d’un E rouge et moins d’un produit sur 5 possède un triangle violet. Difficile d’évaluer si les consommateurs se détournent de ces produits au profit d’autres si l’expérimentation peine à les inclure.

visu-etiquettes-nutritionnellesLe E rouge du logo Nutri-Score et le triangle violet du logo Sens

À PROPOS DE L’ÉTIQUETAGE NUTRITIONNEL

Étiquetage nutritionnel simplifié (infographie) dans -- comportements alimentaires principal-19561

Marie-Noëlle Delaby

 publié à https://www.quechoisir.org/actualite-etiquetage-nutritionnel-simplifie-infographie-l-experimentation-du-gouvernement-sous-le-feu-des-critiques-n23573/

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