Archives pour la catégorie - Pays de Loire

Lait. Agrial et Eurial annoncent leur fusion en 2016

A Luçon (Vendée), la fromagerie Eurial fabrique le fromage Saint Paulin et la Mozzarella..A Luçon (Vendée), la fromagerie Eurial fabrique le fromage Saint Paulin et la Mozzarella.. | Frédéric GIROU

Guillaume Le Du

Les deux groupes coopératifs ont signé le 30 juin un protocole de rapprochement. Dès l’automne, leurs activités laitières seront réunies au sein d’une entité dénommée Eurial.

Annoncée pour juin 2015, puis retardée, le mariage entre le normand Agrial et le ligérien Eurial est relancé. Dans un communiqué, les deux groupes coopératifs annoncent avoir signé, le 30 juin, un protocole de rapprochement en deux étapes.

Dès l’automne 2015, l’ensemble des activités laitières industrielles et commerciales sera réuni au sein d’une même entité, dénommée Eurial.

En juin 2016, interviendra la fusion des coopératives, après consultation des instances représentatives du personnel et validation des adhérents en assemblées générales extraordinaires. Cette fusion ne sera effective qu’après obtention de l’agrément de l’Autorité de la concurrence.

Le nouvel ensemble rayonnera sur un territoire cohérent couvrant la Basse-Normandie, les Pays de la Loire, la Bretagne, le Poitou-Charentes et le Centre, complété de la région Rhône Alpes.

2e groupe coopératif laitier

En aval, il sera structuré autour de six activités stratégiques majeures : les fromages de chèvre, où Eurial avec sa marque Soignon occupe une position de leader incontesté depuis dix ans, les produits laitiers ultra-frais, avec Senagral, numéro 1 des marques distributeurs (MDD), les fromages ingrédients : notamment la mozzarella, activité dans laquelle Eurial est le premier producteur français, le lait UHT, les ingrédients sec et le beurre, notamment le beurre de spécialité avec la marque Grand Fermage, et la crème.

Dès 2016, le nouvel ensemble se positionnera au 2e rang des groupes laitiers coopératifs français avec 2,7 milliards de litres de lait collectés, dont 55 millions de litres de lait bio ; 2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 6 450 producteurs de lait, plus de 4 000 salariés et 22 sites industriels.

http://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/lait-agrial-et-eurial-annoncent-leur-fusion-en-2016-3527449

 

 

Pays-de-la-Loire. La coopérative étend son royaume céréalier

En 2013-2014, à Thouarcé, la Coopérative agricole du Pays de Loire (CAPL) a fait l’acquisition de deux négociants. Sa collecte céréalière atteint les 300 000 tonnes de grains.

Pays-de-la-Loire. La coopérative étend son royaume céréalier dans - Pays de Loire ok

300 000 tonnes de grains dans les silos

À Thouarcé, la Coopérative agricole du Pays de Loire (CAPL) forte de 102 salariés et 3 300 adhérents, n’aime les feux des projecteurs. C’est en toute discrétion qu’elle a presque doublé sa collecte de céréales, portée à 300 000 tonnes de grains, en 2013-2014. La CAPL a changé de braquet en faisant l’acquisition de deux entreprises de négoce, aussitôt transformées en filiales. Dotée de solides réserves financières, bénéficiant de la confiance des banques, confortée par de bons résultats économiques (1,1 million d’euros de bénéfices sur 108 millions d’euros de recettes), la coopérative s’est mise en « mode de conquête », comme l’avaient annoncé, il y a un an, son directeur général, Jean-Michel Mignot, et son président, Bernard Belouard.

Deux entreprises de négoce dans l’escarcelle

Première opération en décembre 2013. La CAPL achète la Société commerciale de produits agricoles (SCPA, 35 salariés, 30 millions d’euros de chiffre d’affaires), située au Puy-Notre-Dame. Rebelote en juin 2014, avec la prise de contrôle de la société Céneray (18 salariés, 11 millions d’euros de chiffre d’affaires) à Bazouges-sur-le-Loir (Sarthe). « Ces deux entreprises sont des intervenants importants en agrofourniture, particulièrement en viticulture et en arboriculture, et elles réalisent une collecte de céréales d’environ 80 000 tonnes chaque année », indiquent les dirigeants de la coopérative thouarcéenne. Ces emplettes permettent à la CAPL d’étendre son royaume céréalier au nord des Deux-Sèvres et au sud de la Sarthe.

Grandes manoeuvres

Les yeux rivés sur les courbes croissantes de la population mondiale et de la consommation de céréales, Jean-Michel Mignot et Bernard Belouard sont persuadés du bien-fondé de leur stratégie d’expansion, réalisée au prix d’une montée en flèche de l’endettement (69 millions d’euros en 2013-2014, contre 46 millions en 2012-2013). D’autant que dans le secteur des céréales, les concentrations d’entreprises se multiplient. Y compris en Anjou, avec le rapprochement entre le groupe Terrena et le négociant Anjou Maine céréales. La CAPL ne pouvait pas se permettre de laisser passer les trains si elle voulait garder son rang d’« acteur majeur » dans les métiers du grain et de l’agrofourniture (distribution d’engrais, semences, produits phytosanitaires, matériel de culture…).

Les orfèvres du grain

Pour bien rémunérer ses 900 céréaliers, la CAPL joue les cartes de la diversification et de la qualité. « Nous sommes les bijoutiers du grain », se plaît à dire Jean-Michel Mignot, en référence aux multiples filières de valorisation des grains explorées par la coopérative : orge de brasserie, huile de tournesol et de colza, nutrition animale, agrocarburants… Sur une superficie totale de 500 ha, les lentilles vertes, le blé noir, le quinoa, le lin, le millet blanc et l’épeautre complètent l’éventail des cultures. Sans parler des légumes d’industrie (carottes, petits pois, haricots verts pour conserves et surgelés) développés en partenariat avec la coopérative bretonne Triskalia.

source: http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/pays-loire-cooperative-etend-son-royaume-cerealier-12-12-2014-177923

Terrena annonce un plan d’investissement de 100 millions d’euros

Le groupe coopératif agricole Terrena, troisième de France dans ce secteur, poursuit son expansion en lançant un grand plan de modernisation et de développement sur dix ans pour son activité de grandes cultures.

Dans un communiqué du 28 mai 2014, le groupe entend, grâce à ce plan, « anticiper l’évolution des marchés, gagner en compétitivité, s’adapter à l’augmentation des débits de chantiers et innover pour la “nouvelle agriculture” ».

« Selon les années, Terrena exporte entre 40 et 60 % des blés collectés, principalement vers l’Afrique », rappelle le communiqué. En raison de sa proximité des ports de Montoir et de La Palice, le groupe se positionne sur les marchés à l’exportation et pourra encore gagner en compétitivité grâce à ce plan. De plus, Terrena entend innover pour la « nouvelle agriculture » en « prenant l’initiative des cahiers des charges et en développant une traçabilité et des plans de progrès ».

Sur les 100 millions d’euros d’investissements, 47 millions iront « à la construction de nouvelles capacités de stockage et de réception et 53 millions à la rénovation et à la réorganisation des sites actuels ». Cela permettra « d’augmenter la productivité par site en augmentant les capacités de réception », précise le communiqué.

Fusion avec Val Nantais (légumes)

Par ailleurs, les adhérents de Terrena, réunis le 28 mai en assemblée générale extraordinaire, « ont approuvé à 98 % le projet de fusion avec Val Nantais », la coopérative maraîchère – projet qui avait déjà été entériné par les adhérents le 16 mai dernier.

« Val Nantais constitue dorénavant la branche spécialisée des légumes de Terrena tout en conservant son identité », précise le groupe. La fusion sera effective le 30 septembre prochain. Le groupe aura ainsi, selon lui, « la capacité de développer des produits pour la nouvelle agriculture sur l’ensemble de la table alimentaire ».

publié par France Agricole sur http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/grandes-cultures-terrena-annonce-un-plan-d-investissement-de-100-millions-d-euros-88844.html#yg6ifHpZk4mxBV5Z.99

Laïta : 80 millions d’euros pour préparer l’avenir

Poussée par la suppression des quotas et attirée par le marché international, la coopérative laitière joue la carte de la qualité et mise sur les poudres de lait.

Laïta : 80 millions d'euros pour préparer l'avenir dans - Bretagne siag_4651129_3.jpg34

Une centaine d’emplois créés

Laïta avait promis un investissement exceptionnel… La coopérative laitière, dont le siège est à Brest, l’a dévoilé mardi à Rennes. D’ici à 2016, l’entreprise va investir 80 millions d’euros supplémentaires dans les ingrédients laitiers secs (comme la poudre de lait), en plus des 40 millions d’investissements annuels.

« Nous sommes à un moment significatif », explique Christian Couilleau, directeur général de Laïta. À l’horizon 2015 se profile en effet l’après-quotas laitiers, décidé par l’Union européenne, qui permettra aux producteurs de produire sans limite.

Au total, la coopérative – qui compte aujourd’hui 2 400 salariés – va créer une centaine d’emplois en plus, répartis sur trois sites : environ cinq à Ancenis (Loire-Atlantique), une dizaine à Landerneau (Finistère) et entre 80 et 85 à Créhen (Côtes-d’Armor).

Un « totem » à Créhen

Concrètement, l’effort va donc principalement profiter au site de Créhen, près de Dinan. Près de 54 millions d’euros vont y être injectés, permettant la réalisation d’un atelier de mise en boîte pour le lait et d’une unité de déminéralisation de lactosérum (le petit-lait issu de la fabrication du fromage).

Surtout, une tour de séchage verra le jour (pour la production, notamment, de poudre de lait infantile). Un « totem », symbole de l’investissement, sourit Christian Couilleau. Le coût de sa construction s’élève à 35 millions d’euros. À l’horizon 2017, la tour pourra produire, au maximum, 30 000 tonnes de poudres de lait, en plus des 100 000 que produit Laïta chaque année.

« Réduire l’effort à la tour de Créhen serait une erreur », temporise cependant le dirigeant. Ainsi, 18 millions d’euros seront investis à Landerneau, dans une unité de déminéralisation de lactosérum, et à Yffiniac et 4 millions d’euros à Ancenis.

L’Asie cible privilégiée

Puisque « le lait n’est pas qu’un liquide blanc », comme l’a assuré Christian Couilleau, Laïta a décidé de jouer la carte des produits dérivés (poudre alimentaire, lactosérum…) et de la qualité, plus que de la quantité. Même si le volume de lait collecté va grimper de 15 %.

L’objectif est simple : conquérir de nouveaux marchés, au-delà même des frontières européennes. Aujourd’hui, environ 10 % du chiffre d’affaires dépend des pays tiers. L’objectif est de doubler cette part.

La coopérative assure « chercher la croissance là où elle est ». Comprenez le Moyen-Orient, l’Afrique et surtout l’Asie. « Des contacts avec des entreprises asiatiques » ont été pris. La Chine pourrait être une cible privilégiée. Fatigué des scandales concernant le lait infantile, le pays accueille à bras ouverts les produits exportés.

Laïta en bref

La coopérative laitière, née en 2009 du regroupement d’Even, de Terrena et de Triskalia, réalise un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros et produit 1,3 milliard de litres de lait par an. Elle regroupe des marques connues, comme Paysan BretonMamie Nova et Régilait.

Publié par Ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/laita-80-millions-deuros-pour-preparer-lavenir-21-05-2014-146053?utm_source=newsletter&utm_medium=OFentreprise&utm_campaign=20140522_local_votreNewsletter

 

Les ventes de beurre ne fondent plus

Qui l’eût cru ? Après des années de déclin, il reprend des couleurs dans nos cuisines. Moulé, en beurrier, bio ou allégé, il séduit les gastronomes et les chasseurs de cholestérol.

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Surprise ! En 2013, le beurre a stoppé sa glissade. Ses ventes en grandes surfaces ont augmenté de 2,7 %. Les Français restent les plus gros mangeurs de beurre dans le monde, avec une consommation annuelle de huit kilos par habitant. Une croissance inattendue après trente années de déclin.

« Avec la crise, on cuisine de plus en plus à la maison. Les émissions culinaires, la volonté de se faire plaisir avec un produit simple et naturel peuvent expliquer ce rebond »,suppose Marie-Paule Pouliquen, directrice marketing chezPaysan breton, la marque du groupe coopératif Laïta, à Brest. Un contre-pied au discours hygiéniste caricaturant le beurre en boucheur d’artères. Un pied de nez à la concurrence de la margarine et des graisses végétales hydrogénées.

Image « traditionnelle et nature »

Leader sur le marché du beurre moulé, parée de sa célèbre robe vichy rouge ou bleu, la marque Paysan breton cultive méticuleusement une image « traditionnelle et naturelle » du beurre.

Sa charte de qualité repose sur une période prolongée de pâturage, bannit les colorants, les conservateurs, les arômes artificiels, sélectionne des ferments lactiques naturels pour offrir au palais une texture tartinable et un « goût de noisette », récompensés par des médailles au Salon de l’agriculture.

« Pour un bon beurre, il faut nourrir ses vaches avec des fourrages de qualité, cultivés sur l’exploitation », confirme Michel Beziaud. Éleveur laitier à Maumusson (Loire-Atlantique), il prodigue à ses trente-quatre pensionnaires un menu quatre étoiles, très diversifié selon les saisons (herbe, maïs, céréales, tourteaux de colza et de soja non OGM, luzerne…).

Stratégie payante : la marque vedette du groupe Laïta « a augmenté le volume de ses ventes de beurre en grandes surfaces de 30 % depuis 2009 », se réjouit Marie-Paule Pouliquen. Avec 14,3 % de parts de marché (source : Iri), Paysan breton talonne le leader Président (groupe Lactalis, à Laval) et devance Elle-et-Vire (groupe Bongrain).

La prédominance de ces trois marques illustre la concentration galopante du marché national du beurre entre les mains des grands groupes laitiers. Leurs beurreries géantes écoulent 60 % des tonnages sous la marque des distributeurs.

Les industriels ont multiplié les innovations. Ils ont su déployer, autour de la plaquette standard, toute une gamme adaptée à différents profils de consommateurs : beurre allégé à 60 %, beurre tendre, mini-beurres en portions individuelles, beurre aux cristaux de sel pour les fruits de mer ou beurre bio AOC.

Xavier BONNARDEL

Publié par Ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/ventes-beurre-ne-fondent-plus-06-05-2014-143904

Terrena et Système U lancent une filière du porc révolutionnaire

Après deux ans de négociation, le distributeur s’engage à acheter aux éleveurs de la coopérative plus de 50.000 tonnes annuelles pendant 3 ans. Il commercialisera une viande positionnée entre le bio et l’intensif.

Un contrat de vente de trois ans et qui garantit aux producteurs une plus-value de 8 à 12 centimes d’euros le kilogramme de porc. C’est l’accord avantageux qu’ont décroché les éleveurs de la coopérative Terrena auprès de Système U. Son président Hubert Garaud a présenté mardi soir avec Serge Papin, président du distributeur et Guillaume Garot, Ministre délégué à l’agroalimentaire un partenariat qui a exigé deux ans de discussion. « Nous sommes parvenus à sortir des négociations annuelles très dures qui régissent en France les rapports entre le monde agricole et le commerce. C’est un contrat proche de ce que font les Anglo-Saxons ou les Allemands » estime Hubert Garaud. Pour Serge Papin, c’est également une façon de sortir du rapport de force. Le distributeur compte déjà une dizaine d’accords de ce type, dont le plus développé porte sur le lait bio. « Il s’agit de remettre de la régulation dans ce marché dont les prix varient de 2,5 euros à 9 euros le kilogramme de porc » rappelle Serge Papin.

Dès le 4 mars, les linéaires de Système U vendront des barquettes de porc sous la marque Agriculture Nouvelle avec les deux logos des partenaires. Cette marque concrétise pour le consommateur le niveau de qualité sur lequel Terrena s’est engagé, en contrepartie de la visibilité et de la prime que lui garantit ce contrat innovant. « Nos éleveurs s’engagent à nourrir leurs bêtes avec des graines de lin et du colza au profit de la santé des consommateurs. A réduire progressivement les antibiotiques et à améliorer le bien-être des animaux » explique Hubert Garaud. Le dirigeant explique que le surcoût de ces pratiques plus durables est de l’ordre de 3 à 5 centimes le kilogramme, soit 8.000 euros en moyenne par exploitation. Les éleveurs ont accepté cet investissement grâce à la sécurisation de leur débouché. Aux cours de leurs négociations serrées, les deux partenaires ont également réussi à supprimer des coûts inutiles. « Nous valorisons mieux toutes les parties du cochon, à travers par exemple de nouvelles recettes de saucisses. Nous avons travaillé aussi sur le déclassement, sur la logistique, etc » précise-t-il.

Filière du lapin

Sur les 150 éleveurs de Terrena, seule une trentaine de producteurs s’est pour l’instant lancée dans cette nouvelle agriculture et doit fournir 50.000 tonnes de viande la première année, sur un total de 400.000 tonnes produites par Terrena. « Nous allons monter en puissance » assure Hubert Garaud. Pour lui, il existe un marché entre les produits bio et l’agriculture conventionnelle  : « Les consommateurs veulent des produits locaux, sains, sans OGM et qui ont un impact environnemental inférieur ».

Terrena prépare cette conversion depuis plusieurs années à traverssa démarche « Nouvelle Agriculture » fondée sur les préceptes de l’agriculture écologiquement intensive. Moins radicale que le bio, cette agronomie cherche à concilier forte productivité et réduction des intrants. Terrena engage progressivement ses différentes filières mais la production de lapin était jusqu’ici est la seule à avoir commercialisé cette offre, il y a un an. Une première tentative que Terrena juge aujourd’hui transformée. Lancée par une vingtaine d’éleveurs, cette filière va mobiliser bientôt jusqu’à 120 producteurs.

Maximilien Rouer dirigele cabinet Becitizen qui a accompagné les deux partenaires depuis le début de leurs discussions en 2010. « La filière du porc est celle qui a le plus besoin de nouer des accords globaux de ce type. Contrairement à la filière bovine qui parvient à bien vendre les parties avant des bêtes (steaks), la valorisation du porc par les saucisses et les salaisons est plus difficile » explique-t-il. Pour lui, ce partenariat permettra une évolution vers des porcheries du 21e siècle qui améliorent le bien-être et l’hygiène des bêtes. Maximilien Rouer cite l’exemple d’une température de chauffage différenciée entre les petits et leurs mères. « Le seul fait pour un éleveur de se laver les mains avant de rentrer dans une porcherie permet de réduire les médicaments » illustre-t-il. « En vitesse de croisière, une fois la période de conversion passée, ces pratiques peuvent être jusqu’à 4 fois moins cher en économisant le prix des médicaments, de vétérinaire, du soja, etc » affirme le consultant.

Consultant pour la grande distribution,Philippe Bretonestime que ce type d’accord permet également au distributeur de sécuriser leur approvisionnement, d’assurer la qualité de ses produits et d’en faire un élément différenciateur par rapport à la concurrence. Pour lui, le contrat a également le mérite de transcrire en action les promesses de Serge Papin dans son livre « Pour un nouveau pacte alimentaire » paru en 2012. Terrena devra néanmoins honorer sa promesse de diminuer progressivement les antibiotiques, un pari technique sur lequel butent encore les premiers éleveurs engagés dans la démarche.

MATTHIEU QUIRET MATTHIEU QUIRET | LE 18/02/14 À 18H08
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/18/02/2014/lesechos.fr/0203323569574_terrena-et-systeme-u-lancent-une-filiere-du-porc-revolutionnaire.htm?texte=maximilien%20rouer#r2s7JBgEWQLJxvvT.99

Les poulets Gastronome (groupe Terrena) dans les sandwiches des restaurants KFC

 

Jeudi 19 septembre, à Paris, l’industriel de la volaille Gastronome (groupe Terrena, Ancenis, Loire-Atlantique) signe un contrat d’approvisionnement des restaurants KFC.
 Les dirigeants de Gastronome et de l’enseigne de restauration rapide KFC (Kentucky fried chicken) signeront leur partenariat dans un restaurant KFC de Paris, en présence de Guillaume Garot, le ministre délégué à l’Agroalimentaire.

Gastronome (1 800 éleveurs) fournira 2 000 t de viande de volaille aux restaurants KFC, lors de la première année du contrat.

Les deux partenaires envisagent une coopération sur le long terme. Elle permet aux éleveurs de volailles de Terrena de trouver un nouveau débouché et à Gastronome de faire tourner ses usines.

De son côté, l’enseigne KFC pourra communiquer auprès de ses clients sur l’origine française de ses produits.

Publié par Ouest-France  à http://www.angers.maville.com/actu/actudet_-Les-poulets-Gastronome-groupe-Terrena-dans-les-sandwiches-des-restaurants-KFC_fil-2399314_actu.Htm

 

 

 

L’Ouest laitier rêve de devenir la « Milk valley »

À l’avenir, les protéines du lait pourraient faire la richesse de l’Ouest. Les industriels et la recherche s’associent dans une stratégie à 10 ans.

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Pourquoi parle-t-on d’une milk valley ?

À l’instar de la Californie et de sa Silicon valley, l’Ouest de la France rêve d’avoir sa Milk valley, la vallée du lait. La nouvelle PAC accélère la spécialisation des bassins de production. La Bretagne, les Pays de Loire et la Normandie devraient encore se renforcer dans le lait. L’Ouest constitue déjà un des principaux bassins laitiers avec 10 % de la production européenne et plus de la moitié de la production française.

L’un des plus compétitifs aussi alliant savoir-faire des éleveurs, climat favorable, faible prix du foncier, densité de collecte et entreprises de taille mondiale. « Mais avec la fin des quotas, c’est aussi terra incognita. La filière doit être boostée », explique Jean-Paul Simier, de Bretagne développement innovation.

Les dix principaux industriels du lait (Lactalis, Bongrain, Sodiaal, Maîtres Laitiers etc.) ont décidé de s’associer à des chercheurs de l’Inra pour trouver de nouveaux débouchés. Une stratégie à dix ans.

La protéine du lait, un nouvel or blanc ?

Le premier projet de Milk valley a pour nom Profil (Protéines fonctionnalisées pour l’industrie laitière). En « crackant » les protéines, en les recombinant, les industriels espèrent se passer des additifs ou autres gélifiants et offrir au consommateur un produit 100 % lait et garanti sans conservateur. Étirée en fibres, la protéine du lait pourrait aussi être reconstituée en steak. « Le consommateur ne va pas se relever la nuit pour consommer plus de fromages. Il faut proposer de nouveaux produits aux consommateurs », explique Luc Castillo, directeur R & D de Sodiaal.

Le lait pourrait-il devenir un produit d’exportation ?

Actuellement 90 % du lait est consommé par les marchés nationaux. Les transformateurs cherchent à agrandir leur terrain de jeu. Chinois et pays émergents découvrent les yaourts, les fromages. Et comme on ne peut pas produire du lait partout dans le monde… Le bassin laitier de l’Ouest aura une carte à jouer. « Le marché chinois est gigantesque mais les Français sont encore timides comparés aux Néo-Zélandais », avoue Alban Renaud, avocat d’affaires, chef du bureau chinois d’Adamas.

Englués dans leurs problèmes sanitaires, les Chinois recherchent pourtant le savoir-faire français. Certains ont franchi le pas. La laiterie Isigny Sainte-Mère (Calvados), a noué un partenariat avec Biostime, fabricant chinois de produits infantiles, pour produire en Normandie 50 000 t de poudre de lait infantile d’ici 2015. De son côté, Sodiaal s’est associé à Synutra, 3e fabricant chinois, pour construire deux nouvelles tours de séchage de lait, à Carhaix (Finistère).

Les éleveurs auront-ils les moyens de répondre aux besoins ?

L’optimisme des industriels tranche avec la morosité des éleveurs laitiers. « Nos concurrents, ce sont les céréaliers », témoigne un éleveur laitier, dans les allées du salon. En 2012, le revenu moyen des céréaliers a atteint 74 400 € contre 26 500 € pour les laitiers. Les exemples de laitiers qui arrêtent l’élevage et labourent leurs terres ne sont pas rares. Avec la fin d’un marché régulé, la paie assurée a disparu.

Un nouveau directeur général pour le groupe Terrena

Changement à la tête du géant agroalimentaire régional. Alain Guillemin cède sa place à Maxime Vandoni, l’ancien directeur général de Candia, qui a rejoint le groupe en mars dernier.

Maxime Vandoni (à droite) succède à Alain Guillemin (à sa droite) qui a souhaité quitter sa fonction pour des raisons de santé.

Maxime Vandoni (à droite) succède à Alain Guillemin (à sa droite) qui a souhaité quitter sa fonction pour des raisons de santé.
La nomination officielle est intervenue ce mardi 2 juillet 2013. Réuni sous la présidence d’Hubert Garaud, le conseil d’administration de Terrena a désigné Maxime Vandoni pour assurer la direction générale du groupe, en lieu et place d’Alain Guillemin qui a souhaité  »quitter ses fonctions directement opérationnelles en raison de santé » .

Directeur général adjoint en charge des filières végétales et distributions spécialisées depuis seulement quatre mois, Maxime Vandoni, 47 ans diplômé de l’ESSEC, est un ancien cadre du groupe international allemand Henkel (Schwarzkopf, Pattex, Le Chat, Rubson etc…). Il a aussi assuré la direction générale de la société Candia (groupe Sodiaal).

Trois objectifs prioritaires lui ont été fixés par Terrena, indique le groupe :  »1. Accélérer la politique d’alliances et de reconfiguration du pôle agroalimentaire. 2. Poursuivre et structurer le déploiement d’une offre produit à forte valeur ajoutée « Nouvelle Agriculture ». 3. Renforcer l’innovation dans le domaine des produits et services pour les adhérents. »

Après six années à la tête du groupe, Alain Guillemin a été nommé administrateur indépendant du conseil d’administration des filiales et participations Terrena, une structure qui pilote les principales filiales (majoritaires ou minoritaires) détenues par le groupe en productions végétales et agroalimentaires.

Premier groupe coopératif agroalimentaire français, Terrena compte près de 22 000 agriculteurs adhérents, emploie plus de 12 000 salariés et a réalisé en 2012 un chiffre d’affaires de 4,5 milliards d’euros en hausse de +2,6%. Son résultat net s’est élevé à 10,9 millions d’euros.

Rédigé par Yves BOITEAU – Le Mercredi 3 Juillet 2013 à 16:34

Publié par Anbers.mag à http://www.angersmag.info/Un-nouveau-directeur-general-pour-le-groupe-Terrena_a7330.html?com

 

Eurofins Scientific multiplie les acquisitions

Par Armelle Bohineust | Publié le 03/04/2012 à 20:16 | Mise à jour le 03/04/2012 à 20:16

Le leader mondial spécialiste de l’analyse biotechnologique vise un milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2013.

Plus  grand, plus international, et donc…luxembourgeois. Pour les dirigeants de la société créée à Nantes en 1987, le transfert du siège social au Luxembourg, le 31 mars n’est qu’une étape logique dans la croissance effrénée d’Eurofins. «Nous avons pris le statut de société européenne en 2007 et nous réalisons déjà 82 % de notre chiffre d’affaires hors de France», assure le directeur financier d’Eurofins, Hugues Vaussy.

L’Allemagne est le premier marché du groupe, avec 21 % des ventes, suivie de la Scandinavie, la France et l’Amérique, à égalité avec 18 % de l’activité chacun. Eurofins a d’ailleurs annoncé mardi deux acquisitions en Belgique (Envirocontrol, une entreprise belge qui fournit des analyses des sols et de l’eau) et aux Pays-Bas (Labco, un prestataire d’analyses agroalimentaires), qui en font le leader au Benelux.

Eurofins, qui emploie 10.000 personnes dans trente pays, a une équipe dédiée au suivi et à l’étude des acquisitions potentielles. Et il conclut quantité d’achats ou de partenariats. Il a réalisé l’an dernier les deux plus grosses opérations de son histoire, avec le rachat de l’américain Lancaster, au chiffre d’affaires égal à 115 millions de dollars, et du Français IPL. La société d’analyse a annoncé la semaine dernière le rachat d’une activité d’analyse du chimiste allemand BASF aux États-Unis.

 

Métaux et pesticides traqués

De quoi se rapprocher plus vite que prévu de son objectif fixé à un milliard d’euros de chiffre d’affaires. Il sera atteint en 2013, a indiqué le leader mondial de l’analyse des produits agroalimentaires et pharmaceutiques et des sites pollués. Un bond par rapport au chiffre d’affaires de 829 millions d’euros en 2011. Mais, Eurofins, qui a dégagé l’an dernier une marge nette de 57 millions d’euros et qui affichait fin décembre une dette de 250 millions, soit 0,8 fois les fonds propres, a les moyens de financer cette croissance.

Eurofins entend ainsi s’imposer comme leader sur un marché, sans autre acteur mondial. La croissance externe et les partenariats constituent aussi pour le groupe un moyen de pister toutes les innovations, qu’il s’agisse de nouvelles molécules à analyser ou de technologies dernier cri.

Son spectre d’activité est particulièrement large. Eurofins compte 20.000 clients dans le monde, des grands de la pharmacie comme Sanofi ou Novartis, aux géants de l’agroalimentaire et de la distribution (Danone, Wal Mart, Coca Cola…), en passant par les acteurs de la pétrochimie ou de la filière déchets. Pour eux, Eurofins teste la qualité, la sécurité et la pureté d’ingrédients destinés à l’alimentation ou la pharmacie. Il traque pesticides et métaux lourds ou vérifie la présence de vitamines. Enfin, il analyse l’eau, l’air, ou encore les sites et les sols pollués. Autant d’activités prisées par les industriels… et par les actionnaires. Le titre, coté à Paris a gagné plus de 3 % mardi, affichant une hausse de 137 % en trois ans.

source: Le Figaro Bourse à http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/eurofins-scientific-multiplie-les-acquisitions-174553

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