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Comment Edouard Leclerc a révolutionné la distribution

« L’épicier de Landerneau » est décédé ce lundi à l’âge de 85 ans. Il était le fondateur des centres E. Leclerc, une coopérative de patrons propriétaires née dans un hangar breton. Plus que les prix bas, ce sont des idées qu’il défendait. Portrait.

DISTRIBUTION - Edouard Leclerc, décédé le 17 septembre 2012 à l'âge de 85 ans, était le fondateur des centres E. Leclerc. En 1949, il ouvre avec son épouse Hélène une épicerie dans un hangar rue des Capucins à Landerneau. Ici, il pose le 17 novembre 1956 à Issy-les-Moulineaux pour l'ouverture du premier centre Leclerc en France

DISTRIBUTION – Edouard Leclerc, décédé le 17 septembre 2012 à l’âge de 85 ans, était le fondateur des centres E. Leclerc. En 1949, il ouvre avec son épouse Hélène une épicerie dans un hangar rue des Capucins à Landerneau. Ici, il pose le 17 novembre 1956 à Issy-les-Moulineaux pour l’ouverture du premier centre Leclerc en France
AFP

A la fin des années 50, il promettait de « faire baisser le prix de la vie de 20% ». « L’épicier de Landerneau » est mort ce lundi à l’âge 85 ans. Edouard Leclerc, le fondateur des centres E.Leclerc, a été victime d’un arrêt cardio-respiratoire à son domicile, au manoir de La Haye à Saint-Divy, près de Landerneau. Il était à l’origine de la coopérative de patrons propriétaires née dans un hangar breton et propulsée au rang de première enseigne française de distribution alimentaire. Retour sur cette success story.

Supprimer les intermédiairesC’est en 1949, et avec 5000 francs, que cet ancien séminariste, né dans le Finistère, ouvre sa première épicerie à Landerneau. Il y vend à prix de gros des produits de consommation courante, d’abord des biscuits, puis de l’huile et du savon. Déjà, le jeune Edouard Leclerc se rue dans les brancards. Pour court-circuiter les fournisseurs et supprimer leurs marges, il se fournit en effet directement chez les producteurs.

Comment Edouard Leclerc a révolutionné la distributionRetour sur la saga Leclerc en images.

AFP PHOTO MARTIN BUREAU

Il prône la suppression non seulement du maximum d’intermédiaires entre le producteur et le consommateur, mais aussi de l’intégralité des marges correspondantes. C’est sans doute là que réside le caractère révolutionnaire de son projet qui permet in fine de réduire considérablement les prix de ventes.

Accusé de tuer le petit commerceC’est l’après-guerre, et Edouard Leclerc est persuadé qu’une réforme de la société doit commencer par une refonte des circuits commerciaux. Pour ce faire, il propose à tous ceux qui partagent sa vision de la distribution d’utiliser gratuitement son nom pour ouvrir leurs magasins. Aucun contrat ne lie Edouard Leclerc et ces épiciers d’un genre nouveau: seule l’obligation pour qui veut utiliser son patronyme de respecter ses principes commerciaux. En 1964, le mouvement se structure avec la création l’Association des centres distributeurs E.Leclerc (ADCLec) et en 1970 de la centrale d’achat nationale Galec. Jusqu’en 2003, où il confiera les rennes de l’association à son fils, Michel-Edouard, il se servira de l’ADCLec pour continuer à diffuser ses idées.

Mais la révolution bien sûr ne se fait pas sans résistances: Edouard Leclerc est accusé de « tuer le petit commerce ». Pierre Poujade notamment le prend pour cible, et les contrôles fiscaux s’enchaînent. Mais en 1960, il gagne les premiers procès contre des marques qui refusent de l’approvisionner.

Des petites surfaces aux hypermarchésAprès avoir longtemps défendu les petits formats, Edouard Leclerc se convertit aux très grandes surfaces de vente en ouvrant un Super Centre à Landerneau en 1965 et un véritable hypermarché à Brest en 1969. Il ne transige cependant pas sur l’indépendance des adhérents qui doivent être pleinement propriétaires de leur magasin.

C’est d’ailleurs un désaccord en 1969 sur ce point, et plus généralement une divergence profonde sur l’architecture du mouvement, qui expliquent le départ d’une partie des adhérents, menés par Jean-Pierre Le Roch. Ensemble, ces derniers fonderont « les Ex », futur Intermarché/Les Mousquetaires.

Briser les monopolesToujours avec pour objectif affiché la défense du consommateur, l’enseigne tentera à plusieurs reprises de briser les monopoles et de libérer les secteurs protégés. Pour faire plier les pouvoirs publics, elle n’hésite pas dans les années 70 à vendre des produits moins chers qu’autorisé. Tous les marchés sont attaqués : les carburants, les livres, les produits pharmaceutiques, les parfums et même l’or et les voyages.

Parfois l’action est couronnée de succès comme dans le cas des carburants où les opérations initiées par les centres Leclerc conduiront à la libéralisation des prix. En revanche, le mouvement échoue à obtenir un prix libre pour les livres. Leclerc s’impose néanmoins, avec ses espaces culturels, comme le deuxième libraire français, derrière la Fnac.

Un succès controverséMais le visionnaire n’a pas eu que des succès. Il a notamment sous-estimé deux virages de la distribution moderne: le libre-service, qu’il adoptera en 1962, et les marques de distributeurs.

Quant au personnage lui-même, il est aussi sujet à controverse. Depuis des années, les centrales d’achats Leclerc, comme d’autres géants de la distribution d’ailleurs, sont accusée de pressuriser les petits fournisseurs, producteurs indépendants et les agriculteurs. En 2011, le Nouvel Observateur soulignait avec étonnement l’enrichissement spectaculaire des patrons de centres Leclerc. « Pour devenir riche aujourd’hui, mieux vaut diriger un centre Leclerc qu’être banquier ! », avait pour habitude de dire Daniel Bouton, l’ancien patron de la Société Générale!

L’image du grand épicier a également été écornée récemment par les révélations de Bertrand Gobin selon lesquelles Edouard Leclerc, incarcéré six mois à la Libération, aurait été libéré grâce à un certificat de complaisance. En avril dernier, le journaliste a été mis en examen pour diffamation. Très critique envers les gouvernements successifs, Edouard Leclerc vouait une grande admiration au général de Gaulle. En 1987, il envisage de se présenter à l’élection présidentielle, mais y renonce.

Lire aussi: Le passé trouble d’Edouard Leclerc pendant l’occupation

Aujourd’hui Edouard Leclerc laisse derrière lui un groupement mondial implanté en Espagne, Italie, Pologne, Portugal, Andorre et Slovénie. En France, ce dernier comptait 686 magasins alimentaires mi 2011. Son fils, Michel-Edouard, qui a fait de la politique des prix bas un leitmotiv, saura perpétuer la tradition familiale…
L’Expansion.com – publié le 17/09/2012 à 18:28 à http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/comment-edouard-leclerc-a-revolutionne-la-distribution_336226.html

Doux: Sept sites sont partiellement sauvés

Charles Doux, PDG du groupe Doux sortant du tribunal de commerce de Quimper le 5 septembre dernierCharles Doux, PDG du groupe Doux sortant du tribunal de commerce de Quimper le 5 septembre dernierF.LEPAGE/SIPA

JUSTICE – Le tribunal de commerce de Quimper a validé lundi les offres de reprises partielles de cinq sites du groupe Doux…

Le tribunal de commerce de Quimper (Finistère) a validé lundi les offres de reprises partielles de sept sites sur les dix du pôle frais du groupe volailler français Doux.

Un millier d’emplois étaient menacés sur 1.700

Le tribunal de commerce a retenu les offres du groupe LDC (poulets de Loué) concernant les sites de Sérent (Morbihan) et Laval (Mayenne), celle de Glon Sanders, une filiale du groupe financier agro-alimentaire Sofiprotéol, et Duc pour les sites de Boynes (Loiret), Amilly (Loiret), Clémont (Cher) et Blancafort (Cher), et l’offre de Galina concernant le site de Pleucadeuc (Morbihan). Trois autres sites ne bénéficiaient pas d’offres de reprise: Graincourt (Pas-de-Calais), La Vraie-Croix (Morbihan), et Le Pontet (Vaucluse).

Ces sites ont été placés en liquidation judiciaire le 1er août, avec poursuite de l’activité jusqu’à ce lundi. Les juges avaient jusqu’à ce jour pour rendre leur jugement. Cinq offres de reprise partielle de Doux frais, en liquidation judiciaire, avaient été déposées le 10 août, menaçant plus d’un millier d’emplois sur 1.700. Le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garot, et le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, avaient reçus dès le 23 août les candidats à la reprise pour tenter d’«améliorer les offres qui ont été déposées».

Réaction des syndicats

La CFDT déplore une «casse sociale». La CGT, qui avait déposé avec FO un recours devant la cour d’appel de Rennes contestant la mise en liquidation du pôle frais, demandait la poursuite de son activité au-delà du 10 septembre. La période d’observation pour les branches poulets congelés destinés à l’export et produits élaborés, dont les activités se poursuivent sous l’égide de Charles Doux et de la banque Barclays, entrée dans le capital du volailler, doit quant à elle se poursuivre jusqu’au 30 novembre.

L’intersyndicale de Doux rencontrera le ministre délégué à l’agroalimentaire Guillaume Garot mardi matin à la préfecture de Rennes. Le groupe Doux, qui emploie au total 4.190 salariés, y compris les pôles congelés et produits transformés, devrait donc se survivre à lui-même, au grand dam de Sofiprotéol, qui a tenté avec la FNSEA, principal syndicat agricole, de présenter une solution alternative refusée par le tribunal de commerce.

Publié par 20 minutes.fr à http://www.20minutes.fr/economie/1000543-doux-sept-sites-partiellement-sauves

Créé le 10/09/2012 à 16h03 — Mis à jour le 10/09/2012 à 17h21

Guyader se renforce dans la charcuterie.

L’industrie agroalimentaire Guyader continue ses acquisitions sur 2012. En effet, après l’acquisition de Bretagne SaumonIAA spécialisée dans les poissons fumés, Guyader Gastronomie consolide maintenant son pôle charcuterie.

Ainsi, c’est la société agroalimentaire Andouillerie de Fouesnant (Finistère, 3 millions d’euros de chiffre d’affaires), spécialisée dans la fabrication d’andouilles et de tripes bretonnes, qui passe sous le giron de Guyader.

L’objectif de cette acquisition pour la société Guyader est de rattacher la production à son site de Quintin (Côtes d’Armor), pour mutualiser et renforcer la structure commerciale du groupe, et pour accroître le volume de production de Quintin. L’industrie agroalimentaire Guyader Gastronomie a réalisé 42 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2010.

source: Agro media à http://www.agro-media.fr/actualit%C3%A9/cession-acquisition/guyader-se-renforce-dans-la-charcuterie

Even s’affirme « toujours plus solide »

Le Groupe Even a réalisé des ventes de près de 2 milliards d’euros (+11 %) en 2011, dont 58 % dans le lait. Le groupe, qui se dit « toujours plus solide malgré la crise », ne cache cependant pas les difficultés de ses activités dans la dinde (Le Clézio et TDI).

Le Groupe Even (filiale de la Coopérative Even) a réalisé un chiffre d’affaires de 1,958 milliard d’euros en 2011, en hausse de 11 %, annonce un communiqué diffusé lundi. Les ventes se répartissent entre l’activité laitière (58 %), la distribution (26 %), l’amont agricole (15 %) et les autres filiales (1 %).

L’effectif du Groupe Even atteint 5.140 salariés, contre 4.920 en 2010 et 4.800 en 2009.

La Coopérative a réalisé, en 2011, une collecte « record » de 351 millions de litres de lait (+6,4 %), «  encouragée par la bonne tenue des cours des produits laitiers et rendue possible par les attributions complémentaires de quotas. L’augmentation du prix de base, associée aux efforts de qualité réalisés et au retour sur résultat du Groupe, a permis aux producteurs Even de percevoir en moyenne 342,70 €/1.000 litres. »

Tendances 2012

Selon Even, « le marché mondial des produits laitiers est confronté à une envolée générale de la production laitière dans le monde (+4 % depuis le début de 2012). Elle est actuellement supérieure aux capacités de croissance de la consommation (2,5 % par an). Ce déséquilibre momentané entre l’offre et la demande rend les marchés incertains depuis le début de l’année. La production pourrait néanmoins être freinée, à court terme, par la période creuse en Océanie et, à moyen terme, par des prix moins attractifs pour les producteurs (1). Les efforts de Laïta pour réduire son exposition à la volatilité des marchés devraient permettre de limiter l’incidence de cette dégradation de la conjoncture. »

En volaille de chair, la situation est jugée « préoccupante chez Le Clézio et TDI, dans un contexte de crise structurelle de la filière européenne de la dinde. Ces filiales spécialisées dans l’abattage et la découpe de dindes rencontrent, depuis le printemps de 2012, de graves difficultés liées à une perte significative de volumes d’abattage, faisant suite à l’arrêt des livraisons de dindes par un de ses principaux fournisseurs. Even a sollicité, auprès du tribunal de commerce de Saint-Brieuc, le placement de Le Clézio et TDI sous sauvegarde. Cette procédure a été engagée dans l’espoir de trouver des solutions pérennes pour préserver l’activité et les emplois », précise Even dans son communiqué.

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Publié le mardi 26 juin 2012 – 17h50 par La France Agricole à http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/cooperation-laitiere-even-s-affirme-toujours-plus-solide-59114.html

(1) Source : Atla.

Le volailler Doux revendu à la découpe ? L’usine de Graincourt s’interroge

AGROALIMENTAIRE |L’administrateur judiciaire de Doux a annoncé la mise en vente du groupe volailler, leader européen du secteur. Quel avenir pour le site de Graincourt-lès-Havrincourt, près de Marquion ?

 Près de cent cinquante éleveurs de la région travaillent exclusivement pour l'usine de Graincourt qui emploie deux cent cinquante salariés.

Coup de tonnerre dans la filière avicole. Étranglés par les dettes, les poulaillers Doux, au bord de l’asphyxie, seraient désormais en vente, après l’échec de leur plan de redressement. C’est ce qu’a annoncé l’administrateur judiciaire du groupe, Régis Valliot, chargé du dossier.

« Au bout de trois semaines d’observation, on a fait le constat que la trésorerie est trop difficile et que l’on vit d’expédients. (…)On ne va pas durer longtemps comme cela. On amorce officiellement la procédure de recherche d’un repreneur pour l’entreprise », a-t-il ajouté, en précisant que le groupe sera vendu globalement, excluant de fait toute vente à la découpe « pour ménager la filière ».

Ambiance forcément « un peu tendue »

Mais le Groupe Doux, leader européen de la volaille, dont le siège est basé à Châteaulin (Finistère), est un mastodonte du secteur, avec 3 400 salariés dans vingt-quatre usines en France, faisant travailler 700 à 800 éleveurs.

« Quel groupe est assez costaud pour racheter une telle entreprise dans sa totalité ? N’y a-t-il pas risque de voir plusieurs concurrents se partager les différentes usines ? », s’interroge Fabrice Angot, délégué CGT de l’usine Doux de Graincourt-lès-Havrincourt, près de Marquion, la seule que possède Doux dans notre région, où sont fabriqués les produits estampillés Père Dodu.

Selon le magazine LSA, Père Dodu pourrait être vendu à Terrena. Le groupe possède déjà la marque Douce France. LDC, leader de la volaille en grande distribution avec ses marques Loué, Le Gaulois et Maître Coq, pourrait reprendre les abattoirs de volailles dédiées à la viande fraîche, dans le but d’accroître ses parts de marché.

L’ambiance est donc forcément « un peu tendue » au sein de l’usine de Graincourt où travaillent deux cent cinquante salariés («  dont vingt couples »). Les conséquences pour la filière avicole ne sont pas à négliger non plus. « Nous travaillons avec cent cinquante éleveurs de la région, qui ont des contrats exclusifs avec Doux. Nous livrons les poussins et l’aliment, ils nous fournissent ensuite les poulets. » L’usine de Graincourt produit chaque semaine environ 210 000 tonnes de poulets standard et 14 000 tonnes sous label.

« Nous avons l’avantage de pouvoir produire aussi bien du poulet normal que de la poule, du poulet fermier et même du coq. Une nouvelle chaîne de production a été installée l’année dernière. Nous livrons également l’usine Moy Park, qui transforme le poulet. Au-delà de la marque Père Dodu, 60 % de notre production est pour la grande distribution en pack emballé sous leur propre étiquette. » C’est donc toute une filière qui observe avec inquiétude l’avenir du Groupe Doux. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a appelé hier à la mobilisation des partenaires bancaires afin de trouver une solution financière pour permettre la poursuite de l’activité du groupe volailler. Trente à trente-cinq millions d’euros sont à trouver. •

Le Nord – Pas-de-Calais, grand pôle avicole
La filière avicole fait vivre 3 000 éleveurs dans la région et 620 salariés travaillant dans dix sites d’abattage et de transformation, pour un chiffre d’affaires de 263 millions (source : Pôle des industries alimentaires).  Pour 53 000 tonnes de viande finie de volailles élevées dans la région, le total des abattages se monte à plus de 70 000 tonnes, soit 1,3 fois le volume produit. Par ailleurs, 523 millions d’œufs sont produits chaque année. Le Nord – Pas-de-Calais possède sept unités d’abattage et de découpe renommées au plan national et international : Doux Frais à Graincourt-lès-Havrincourt, Synavi Nord à Lens, Lapins d’Artois à Ham-en-Artois, Vandevoorde à Steenbecque, les Coopératives de Bellebrune et de Licques, ainsi que Socla à Vaudringhem. Quatre ateliers de transformation : Moy Park (deux unités à Hénin-Beaumont et Marquise), Van den Koornhuyse à Dunkerque et Franlap à Vaudringhem. Le Nord – Pas-de-Calais a deux marques labellisées Label rouge : la volaille de Licques et le poulet Malvoisine.

PAR JEAN-MARC PETIT

publié sur la Voix du Nord à http://www.lavoixdunord.fr/economie/le-volailler-doux-revendu-a-la-decoupe-l-usine-de-jna0b0n534738

Le groupe volailler Doux en cessation de paiement

Le groupe Doux, leader européen de la volaille qui emploie 3.400 salariés en France, est en cessation de paiement faute d’avoir trouvé un accord avec ses créanciers, mais le gouvernement promet des décisions pour « préserver les emplois en jeu ».

Le tribunal de commerce de Quimper a indiqué qu’il avait enregistré jeudi soir une « déclaration de cessation de paiement » du groupe familial, basé à Châteaulin (Finistère), plombé par une dette de plus de 430 millions d’euros, selon la CGT.

Le délibéré du tribunal sera rendu vendredi en début d’après-midi. Selon une source proche du dossier, il devrait prononcer un redressement judiciaire.

Le groupe Doux, connu pour sa marque « Père Dodu », avait indiqué dès jeudi qu’il pourrait demander un redressement judiciaire s’il ne parvenait pas à trouver un compromis avec ses créanciers – dont la banque d’affaires Barclays – avec lesquels il a négocié cette semaine à Paris sous l’égide du ministère du Redressement productif.

La priorité de la famille Doux, qui possède le groupe à 80%, est « qu’il conserve son intégrité en France », a précisé à l’AFP vendredi une source proche du dossier, en ajoutant qu’il n’était « pas question de plan social » et qu’un plan de continuation serait proposé.

De son côté, le gouvernement s’est dit attaché à préserver l’emploi : le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a ainsi assuré être « à pied d’oeuvre avec Arnaud Montebourg », ministre du Redressement productif, « pour préserver les emplois en jeu ».

« Le gouvernement est mobilisé pour trouver des solutions pour permettre de préserver au maximum le groupe Doux et les emplois et ne pas déstabiliser la filière », a fait savoir le ministère.

Une source proche du dossier avait expliqué jeudi qu’un éventuel redressement judicaire serait « bénéfique à deux titres : il apporterait une bouffée d’oxygène car la dette ne serait plus exigible, et il créerait un cordon sanitaire entre la France et le Brésil », pays siège d’une filiale très déficitaire.

Cette filiale – Frangosul – acquise en 1998, a fait l’objet en mai d’un accord de « location » avec JBS, géant brésilien de l’agro-alimentaire, qui n’a toutefois pas repris la dette, estimée à 294 millions d’euros par la CGT.

S’il convient que le redressement judiciaire permettra « d’assainir les comptes, le délégué central de la CFDT du groupe Doux, Jean-Luc Guillard, s’est dit pour sa part « déçu » de la déclaration de cessation de paiement.

« Le dépôt de bilan fait peur à tout le monde. Nous serons très vigilants pour l’avenir, on va se battre pour conserver les emplois », a-t-il affirmé. « J’espère que les dirigeants qui ont mené le groupe dans le mur vont avoir des comptes à rendre », a-t-il ajouté.

Le personnel de l’entreprise est convoqué à 14 heures au siège du groupe, où un comité central d’entreprise est prévu lundi.

Outre les 3.400 salariés des abattoirs et des usines d’aliments, employés essentiellement en Bretagne, le groupe Doux travaille avec « 700 à 800″ éleveurs sous contrat direct, auxquels il faut ajouter de nombreux « apporteurs », fournissant des coopératives qui alimentent le groupe en volailles.

Doux avait annoncé le 24 mai la nomination d’un nouveau directeur général délégué, Jean-Charles Doux, fils du PDG Charles Doux.

Numéro cinq mondial à l’exportation, Doux devait voir son chiffre d’affaires stagner à 1,4 milliard d’euros en 2011, selon des prévisions datant du mois de novembre. En 2010, il s’était élevé à 1,406 milliard d’euros.

Selon les analystes, le groupe, marqué par une faible rentabilité, a particulièrement souffert de la guerre des prix dans le volaille industrielle, et par la hausse des coûts de l’alimentation.

Source AFP, publié par Boursorama à http://www.boursorama.com/actualites/le-groupe-volailler-doux-en-cessation-de-paiement-1947f7fce665e7f5fa685fd908c5c57f

 

Laïta met « de l’intelligence » dans ses yaourts

  • Christian Couilleau, directeur général de Laïta (au centre), avec Dominique Chargé, président.

    Christian Couilleau, directeur général de Laïta (au centre), avec Dominique Chargé, président.

Leader pour le beurre. Laïta, dont le siège est à Gouesnou (Finistère), est le numéro 1 hexagonal pour le beurre. L’entreprise est née en 2009 de la fusion des activités laitières des coopératives Even et Coopagri (Finistère) et Terrena (Loire-Atlantique). « Dans un marché du beurre en régression, nous progressons de 7,5 %, se félicite Christian Couilleau, directeur général de Laïta. Nous gagnons également des parts de marché avec nos fromages fouettés ‘ Mme Loïc ’ grâce à la publicité et au lancement de trois nouveaux produits par an. » Le tout dernier est un fromage fouetté au poivron rouge. L’entreprise veut conquérir une clientèle plus jeune et plus féminine. Les beurres, fromages et autres yaourts sont fabriqués « sans exhausteur de goût, ni agent de texture, ni colorant »De moins en moins de produits basiques. Outre les produits de grande consommation vendus en magasins, Laïta fournit des ingrédients aux industriels. « Nous fabriquons des poudres fermentées qui entrent dans la fabrication de plats cuisinés, de pâtisseries, chocolats, indique le directeur général. Nous produisons davantage pour l’alimentation humaine et moins de poudres basiques pour l’alimentation animale. Nous voulons mettre de l’intelligence dans nos produits laitiers. » Laïta exporte un tiers de ses fabrications et développe une gamme d’ingrédients halal.

« Nourrettes » pour les bébés prématurés. Ces petits biberons ont été créés en 2011 pour alimenter les bébés nés avant terme. Laïta nourrit aussi les malades avec des potions protéinées. La nutrition santé est son troisième grand métier. Une centaine de techniciens et d’ingénieurs travaillent dans les services recherche et développement. Mais l’entreprise finistérienne ne se désintéresse pas des gros volumes destinés aux marchés des pays émergents. « Nous avons créé un système de prix différencié A et B en fonction des débouchés, indique Dominique Chargé, le président de Laïta. En 2011, le prix A (94 % de la production)était de 340 €/1 000 litres et le B, 315 €. »

100 millions d’euros d’investissements. Programmés sur les vingt-quatre prochains mois, ils serviront à la modernisation des huit tours de séchage et des lignes de fabrication. L’entreprise, qui emploie 2 230 salariés, a recruté soixante CDI en 2011 et accueilli trente apprentis. Elle en formera cinquante autres en 2012.

Jean-Paul LOUÉDOC.

Publié par Ouest France à http://www.ouest-france.fr/actu/AgricultureDet_-Laita-met-de-l-intelligence-dans-ses-yaourts-_3640-2067424_actu.Htm

 

Bilan du CFIA de Rennes 2012.

Le CFIA de Rennes s’est tenu la semaine dernière, du 13 au 15 mars 2012. Ce salon, qui est le Carrefour des Fournisseurs de l’Industrie Agroalimentaire, est un rendez-vous immanquable pour bon nombre de professionnels du secteur. Comme chaque année, lesTrophées Innovation ont récompensé les dernières avancées technologiques. La thématique de cette édition, « l’usine agroalimentaire du futur », a permis aux exposants et aux visiteurs de se pencher sur la question de l’éco-conception et du développement durable.

Quel premier bilan peut-on tirer de cette édition ? A-t-elle été un succès ? Combien de visiteurs ont arpenté les huit halls d’exposition ? Ont-ils été satisfaits de leur visite ?

Agro-media.fr dresse un premier bilan du CFIA de Rennes 2012, grâce à l’interview exclusive du directeur du salon.

(suite…)

Houdebine. Un investissement de 44 M€ à Noyal-Pontivy

L’entreprise Houdebine à Noyal-Pontivy va prendre une nouvelle dimension avec un regard sur l’Europe. En partenariat avec Davigel-Nestlé.

En janvier2014, une nouvelle unité de 20.000m² sera opérationnelle sur la zone de Kerguilloten à Noyal-Pontivy. Et avec ce nouveau projet, Houdebine SA passe une vitesse supérieure dans le monde industriel. «C’est un grand projet industriel, en Bretagne, en France, en Europe» signale Michel Houdebine. Le nouvel atelier «cuisine traiteur» représente en effet un investissement de 44millions d’euros qui sera porté par le groupe Nestlé. Ce n’est pas pour rien s’il est nommé Ariane. Telle une fusée, désormais il est mis sur orbite.

90 emplois à la clé 150M€ de CA 

(suite…)

Cinq industriels réduisent leurs couts de transport en regroupant leurs livraisons

Objectif : réduire les couts de transport de cinq entreprises du Grand Ouest, éloignées des principales zones de consommation. Selon une information parue dans les Echos, le conserveur de pâtés Hénaff, le fabricant de chips Altho, la conserverie de poissons Chancerelle, le transformateur de produits de la mer Furic et le biscuitier Locmaria ont créée un GIE Les Chargeurs de la Pointe de Bretagne. La mise en commun des livraisons de leurs produits auprès des enseignes de la distribution a débuté en octobre dernier. Si Carrefour est le premier distributeur à avoir accepté de recevoir les marchandises dans deux de ses plates-formes (Nord et le Bordelais), des négociations sont en cours avec d’autres enseignes afin de couvrir l’ensemble du territoire. A ce jour, ces industriels n’expédient que des produits secs mais devraient s’engager prochainement dans le frais. Ce regroupement d’entreprises régionales pour optimiser leurs livraisons est une première.

Le 01 mars 2012 par CAMILLE HAREL

Source LSA à : http://www.lsa-conso.fr/cinq-industriels-reduisent-leurs-couts-de-transport-en-regroupant-leurs-livraisons,128362

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