Archives pour la catégorie - Bretagne

Les adhérents de Triskalia et D’aucy votent en faveur d’un rapprochement

Les membres des coopératives Triskalia et D’aucy se sont dits favorables, lors d’un vote, au rapprochement entre les deux structures, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2019 après avis de l’autorité de la concurrence. Le nouveau géant de l’agroalimentaire breton table sur un chiffre d’affaires de cinq milliards d’euros.

Le vote a été approuvé « à la quasi-unanimité des adhérents », ont annoncé lundi les groupes Triskalia et D’aucy dans un communiqué, lors d’une assemblée générale qui a eu lieu respectivement les 22 juin et 6 juillet. L’union des deux entités sera suivie, « à horizon de deux ans, par la fusion de D’aucy et de Triskalia dans une coopérative unique », selon ce communiqué. Ce nouveau géant, fort d’un réseau de distribution de plus de 200 magasins, va venir concurrencer les leaders Terrena (15 000 salariés, 29 000 adhérents, 5 milliards de chiffre d’affaires) et Agrial (20 000 salariés, 14 000 adhérents, 5,2 milliards de chiffre d’affaires).

Le groupe D’aucy, groupe alimentaire coopératif, rassemble 9 000 agriculteurs adhérents sur les quatre départements bretons et emploie 4 300 salariés (1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires). Il compte 28 sites industriels en France, en Hongrie et en Espagne et réalise 30 % de son chiffre d’affaires à l’international. Le groupe coopératif agricole Triskalia fédère 16 000 agriculteurs et emploie 4 800 salariés (1,9 milliard d’euros de chiffre d’affaires). La coopérative compte 35 sites industriels, dont deux en Espagne.

Le poulet FitLife de Doux soutenu en Arabie saoudite par Le Drian

Lors de son déplacement à Ryad, le chef de la diplomatie française a évoqué avec les autorités saoudiennes le renforcement des liens économiques avec la France.Lors de son déplacement à Ryad, le chef de la diplomatie française a évoqué avec les autorités saoudiennes le renforcement des liens économiques avec la France. | Daniel FOURAY - André THOMAS

C’est en présence de Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires Étrangères et ancien président du conseil régional de Bretagne, de son successeur à ce poste Loïg Chesnais-Girard, et des dirigeants du groupe Doux qu’a été lancée hier en Arabie saoudite sa nouvelle gamme de poulets FitLife. Un enjeu majeur pour le volaille breton, en difficulté.

Comme l’avait annoncé en septembre, Christophe Couroussé, directeur du pôle volailles de Terrena et président de Doux, ce nouveau produit FitLife de poulets congelés haut de gamme destiné à l’Arabie Saoudite est issu d’un travail en collaboration avec la filière Bleu Blanc Cœur et le pôle de compétitivité Valorial, soutenu par la Région Bretagne.

Le volailler français a bénéficié d’un coup de pouce de haut niveau en la personne de Jean-Yves Le Drian, ancien président du conseil régional de Bretagne et surtout ministre des Affaires étrangères. Le lancement de la gamme Fitlife en Arabie saoudite a en effet été inclus dans le programme du déplacement, les 15 et 16 novembre, du chef de la diplomatie française, au royaume saoudien.

Coopération économique renforcée

Jean-Yves Le Drian y a rencontré le roi Salmane ainsi que le nouvel homme fort du régime, le jeune prince-héritier Mohammed Ben Salmane, son fils. Outre le risque de crise au Liban, la guerre au Yémen, la lutte contre le terrorisme et son financement, la sortie de la crise syrienne, les rencontres portaient également sur le renforcement de la coopération économique entre la France et le royaume. Ceci notamment dans le cadre du plan de modernisation « Vision 2030″ porté par le prince-héritier.  Le soutien à Doux figurait dans cette partie des échanges.

Pour sa part, Loïg Chesnais-Girard, lui aussi du voyage, a déclaré : « Nous sommes au côté des dirigeants de Doux pour réussir ce projet stratégique. Doux est une entreprise majeure pour la Bretagne. Elle a des compétences fortes, depuis les éleveurs jusqu’aux salariés. Et les marchés sont là. »

Le succès de cette nouvelle gamme est d’une importance majeure pour Doux, qui enregistre de graves difficultés à l’export, sur son marché traditionnel du poulet congelé : 35 millions d’euros de pertes l’an dernier , soit près d’un million par semaine. Intenable, pour le n° 3 français de la volaille (8 sites de production à l’Ouest, 1 500 emplois directs, 5 000 indirects, 300 éleveurs).

Basé à Châteaulin (Finistère), il a été racheté voilà un an par le groupe coopératif d’Ancenis Terrena (4,7 milliards de chiffre d’affaires, 12 000 salariés), déjà très présent dans la volaille avec son pôle Gastronome (1,5 milliard d’euros).

Un audit avait confirmé que pour les marchés traditionnels du Moyen-Orient, il n’était plus possible de concurrencer le poulet d’entrée de gamme produit au Brésil à partir de soja et de cérales transgéniques de même provenance.

L’espoir d’un redressement urgent

La coopérative d’Ancenis (Loire-Atlantique) a donc annoncé, en septembre, un plan stratégique en trois volets comportant en particulier une montée en gamme des produits proposés. La gamme FitLife en est une composante essentielle. Nourris au lin, à la féverole, etc., ces poulets certifiés, avec de réelles qualités diététiques, seront un atout de poids en Arabie Saoudite, confrontée à une épidémie de diabète et d’obésité.

Le deuxième axe de cette nouvelle stratégie est de miser également sur le marché européen, en particulier avec du poulet frais conforme au rite musulman (halal).

Enfin, troisième axe, préserver les marchés export au Moyen-Orient de poulet congelé d’entrée de gamme, mais dont l’élevage et la transformation ne seraient plus réalisés en France, où les coûts ne permettent pas d’être compétitifs, mais délégués à un partenaire européen bénéficiant d’un faible coût de main d’oeuvre. La filière française n’est pas supposée pâtir de ce transfert, du fait du report de charge sur les poulets haut de gamme des deux autres volets.

Cela suffira-t-il à tirer Doux d’affaire ? Un prochain comité central d’entreprise le 21 novembre devrait permettre d’en savoir plus.

Lait. Agrial et Eurial annoncent leur fusion en 2016

A Luçon (Vendée), la fromagerie Eurial fabrique le fromage Saint Paulin et la Mozzarella..A Luçon (Vendée), la fromagerie Eurial fabrique le fromage Saint Paulin et la Mozzarella.. | Frédéric GIROU

Guillaume Le Du

Les deux groupes coopératifs ont signé le 30 juin un protocole de rapprochement. Dès l’automne, leurs activités laitières seront réunies au sein d’une entité dénommée Eurial.

Annoncée pour juin 2015, puis retardée, le mariage entre le normand Agrial et le ligérien Eurial est relancé. Dans un communiqué, les deux groupes coopératifs annoncent avoir signé, le 30 juin, un protocole de rapprochement en deux étapes.

Dès l’automne 2015, l’ensemble des activités laitières industrielles et commerciales sera réuni au sein d’une même entité, dénommée Eurial.

En juin 2016, interviendra la fusion des coopératives, après consultation des instances représentatives du personnel et validation des adhérents en assemblées générales extraordinaires. Cette fusion ne sera effective qu’après obtention de l’agrément de l’Autorité de la concurrence.

Le nouvel ensemble rayonnera sur un territoire cohérent couvrant la Basse-Normandie, les Pays de la Loire, la Bretagne, le Poitou-Charentes et le Centre, complété de la région Rhône Alpes.

2e groupe coopératif laitier

En aval, il sera structuré autour de six activités stratégiques majeures : les fromages de chèvre, où Eurial avec sa marque Soignon occupe une position de leader incontesté depuis dix ans, les produits laitiers ultra-frais, avec Senagral, numéro 1 des marques distributeurs (MDD), les fromages ingrédients : notamment la mozzarella, activité dans laquelle Eurial est le premier producteur français, le lait UHT, les ingrédients sec et le beurre, notamment le beurre de spécialité avec la marque Grand Fermage, et la crème.

Dès 2016, le nouvel ensemble se positionnera au 2e rang des groupes laitiers coopératifs français avec 2,7 milliards de litres de lait collectés, dont 55 millions de litres de lait bio ; 2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 6 450 producteurs de lait, plus de 4 000 salariés et 22 sites industriels.

http://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/lait-agrial-et-eurial-annoncent-leur-fusion-en-2016-3527449

 

 

Algoculture. Le préfet dit oui à Moëlan-sur-Mer

Jean-Luc Videlaine a donné son feu vert à l’élevage d’algues brunes et de coquillages sur 225 ha. Ce projet, très contesté localement, est le premier de cette importance en Bretagne.

Algoculture. Le préfet dit oui à Moëlan-sur-Mer dans - Bretagne qminquimperle_algues.jpg11

« J’ai signé ce matin les arrêtés concernant les concessions des deux entreprises qui souhaitent faire de l’algoculture au large de Moëlan-sur-Mer. C’est la fin d’une procédure banale sur un dossier qui l’est moins. » Jean-Luc Videlaine, préfet de Finistère a tenu à préciser, hier, pourquoi il donnait son feu vert au projet Algolesko. « Les préconisations environnementales sont effectives. La durée de ces concessions est de 15 ans au lieu des 35 demandés par les porteurs de projet. C’est un laps de temps raisonnable au vu des investissements effectués, sans être un blanc-seing. »La surface d’exploitation est précisément de 225 ha au lieu de 300 au départ. La plus grande partie sera consacrée à l’élevage d’algues brunes sur cordes et une plus petite partie (30,5 ha) sera consacrée à la culture de coquillages. La concession la plus proche des terres se situe à 970 mètres de la côte.


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Deuxième volet après Lesconil

Les initiateurs de ce projet ne sont pas des inconnus. Il s’agit de Josik Thaëron, ostréiculteur à Riec-sur-Belon, Jakès Prat, marin, ostréiculteur et cultivateur d’algues et Philippe Legorjus, président de Vuelto Group, acteur dans le domaine des énergies renouvelables. Les noms de leurs sociétés sont Algolesko et Bamejyot. « Ces entrepreneurs ont déjà lancé une production d’algues à Lesconil, il y a un an, sur deux concessions de 75 ha, ajoute le préfet. Algolesko est le deuxième volet de ce projet. Cet élément nous a confortés dans notre décision. »

Évoquant les deux manifestations des opposants au projet, cet été, Jean-Luc Videlaine est revenu sur le rôle de l’État : « Dans ce département comme dans les autres, lorsqu’il y a des initiatives dans le champ de la production, je ne pense pas qu’il faille les entraver. Le contexte général de crise de la filière ostréicole incite les producteurs à diversifier leur activité. 60 000 tonnes d’algues brunes sont récoltées chaque année en Bretagne. » Une initiative à encourager, selon le préfet.

Comité de suivi

Cette décision fait suite à l’avis favorable d’Ifremer (institut français de recherche pour l’exploitation de la mer).« Nous avons mis en place un collège d’experts avec des compétences différentes pour faire le point sur ce projet. La récolte des algues se fera chaque année avant le 1er novembre pour éviter les risques de prolifération. Par ailleurs, un comité de suivi ou comité local d’information dont la composition reste à déterminer sera mis en place. »

Les premières récoltes d’algues devraient avoir lieu à l’été 2016. L’activité démarrera de manière progressive. Le préfet n’a pas donné d’éléments concernant le séchage, le transport et le traitement de ces algues. « C’est aux porteurs de projet d’organiser la filière. La préfecture n’a pas à tenir compte de ces éléments pour signer les arrêtés, conclut-il. De même que l’on n’attribue pas une concession en fonction de la densité d’emploi. »

Les précautions du représentant de l’État (surface réduite, concession sur 15 ans au lieu de 30, comité de suivi) suffiront-elles à calmer les opposants au projet, réunis au sein d’un groupe de travail qui comprend huit associations ? Rien n’est moins sûr. Aujourd’hui, leur seul recours, c’est une demande de suspension de l’arrêté devant le juge administratif.

Lucile VANWEYDEVELDT.

Publié par Ouest france à  http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/algoculture-prefet-dit-oui-moelan-sur-mer-23-10-2014-165940

Agroalimentaire : inquiétude des salariés de l’abattoir Tilly-Sabco

L’avenir de l’abattoir breton de volailles Tilly-Sabco, un des principaux acteurs de la filière poulets à l’export, suscite l’inquiétude de ses quelque 340 salariés qui en appellent à l’Etat, son principal fournisseur ayant cessé l’approvisionnement en poussins en l’absence de garanties de paiement.

« Depuis le 28 juin, il n’y a plus de poussins mis en place chez les éleveurs par Nutréa », une filiale de la coopérative bretonne Triskalia, a expliqué à l’AFP Corinne Nicole, déléguée CGT de cet abattoir dont le principal marché est le Moyen-Orient où il fait face à la féroce concurrence du Brésil.

Les volailles étant élevées environ 45 jours avant d’être achetées par l’abattoir, « il n’y a rien de programmé en termes d’activité à partir de 11 août et jusqu’au 8 septembre », se désole Corinne Nicole. Au-delà, « il faudrait que Nutréa remette des poulets » à l’élevage, poursuit-elle.

« Voilà l’enjeu », pointe la déléguée syndicale, selon laquelle Tilly-Sabco, basé à Guerlesquin (Finistère) « fait vivre au total 1.000 emplois directs ».

« A partir du moment où on n’a pas de vision de paiement des poulets, on préfère ne pas les mettre en place chez les éleveurs », justifie la direction de Nutréa, seul fournisseur de Tilly-Sabco.

Selon Mme Nicole, Nutréa serait « prêt à s’engager s’ils ont des garanties de l’Etat sur le paiement ».

Les salariés de Tilly-Sabco — qui n’en sont pas à leur première manifestation — mais aussi des éleveurs, qui partagent la même inquiétude, se sont mobilisés jeudi et ont notamment bloqué les voies de chemin de fer à Guingamp. Ils prévoient mardi après-midi une nouvelle action, encore secrète, avant une réunion en préfecture de Région, à Rennes, programmée mercredi, selon Mme Nicole.

Les difficultés de Tilly-Sabco, dont 80% de la production est destinée au Moyen-Orient, principalement dans la péninsule arabique, remontent à la suppression au milieu de l’année 2013 des aides européennes à l’exportation pour les poulets congelés — les restitutions — qui soutenaient la filière à hauteur de 55 millions d’euros par an.

- Filière malade -

Les deux groupes français Doux — lui-même touché ces deux dernières années par de graves difficultés — et Tilly-Sabco, étaient les derniers à toucher ces subventions en Europe. Celles-ci leur permettaient de supporter le différenciel de compétitivité avec le Brésil, principal concurrent des Français sur le marché du poulet congelé destiné au Moyen-Orient, un différenciel dû notamment aux coûts de production, aux normes sanitaires et aux parités monétaires.

La France a dégagé, fin 2013, 15 millions d’euros afin d’aider la filière « poulet export » à gérer la fin de ces subventions européennes. De son côté, Tilly-Sabco a récemment bénéficié d’une avance de 4 millions d’euros remboursables de la part de l’Etat, du Conseil régional de Bretagne et de la CCI de Morlaix.

Pour Corinne Nicole, c’est « toute la filière export qui est malade du fait de la concurrence » internationale. « On ne règlera pas le problème de Tilly-Sabco si on ne règle pas le problème de la filière export », analyse-t-elle.

En attendant, il est nécessaire que le gouvernement français redistribue une part de la PAC à la filière volailles, estiment les intéressés. Une aide, plaide-t-on chez Tilly-Sabco, qui serait versée aux producteurs, ce qui permettrait à l’abattoir d’acheter moins cher le poulet vivant et de conserver ainsi les parts de marché sur le Moyen-Orient.

Corinne Nicole évalue le montant de l’aide nécessaire à « 60 millions d’euros par an, pour toute la filière », le temps qu’elle « se restructure, trouve des solutions pour se passer un jour des aides ».

Pour elle, l’enjeu est de taille: « la filière volaille export représente entre 12 et 15.000 emplois directs et indirects en Bretagne », affirme-t-elle.

publié par boursorama.fr à http://www.boursorama.com/actualites/agroalimentaire-inquietude-des-salaries-de-l-abattoir-tilly-sabco-6838089dccd4d2ba25b0dd8c81bd6e5a

source: Agroalimentaire : inquiétude des salariés de l'abattoir Tilly-Sabco dans - Bretagne afpCopyright © 2014 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Laïta : 80 millions d’euros pour préparer l’avenir

Poussée par la suppression des quotas et attirée par le marché international, la coopérative laitière joue la carte de la qualité et mise sur les poudres de lait.

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Une centaine d’emplois créés

Laïta avait promis un investissement exceptionnel… La coopérative laitière, dont le siège est à Brest, l’a dévoilé mardi à Rennes. D’ici à 2016, l’entreprise va investir 80 millions d’euros supplémentaires dans les ingrédients laitiers secs (comme la poudre de lait), en plus des 40 millions d’investissements annuels.

« Nous sommes à un moment significatif », explique Christian Couilleau, directeur général de Laïta. À l’horizon 2015 se profile en effet l’après-quotas laitiers, décidé par l’Union européenne, qui permettra aux producteurs de produire sans limite.

Au total, la coopérative – qui compte aujourd’hui 2 400 salariés – va créer une centaine d’emplois en plus, répartis sur trois sites : environ cinq à Ancenis (Loire-Atlantique), une dizaine à Landerneau (Finistère) et entre 80 et 85 à Créhen (Côtes-d’Armor).

Un « totem » à Créhen

Concrètement, l’effort va donc principalement profiter au site de Créhen, près de Dinan. Près de 54 millions d’euros vont y être injectés, permettant la réalisation d’un atelier de mise en boîte pour le lait et d’une unité de déminéralisation de lactosérum (le petit-lait issu de la fabrication du fromage).

Surtout, une tour de séchage verra le jour (pour la production, notamment, de poudre de lait infantile). Un « totem », symbole de l’investissement, sourit Christian Couilleau. Le coût de sa construction s’élève à 35 millions d’euros. À l’horizon 2017, la tour pourra produire, au maximum, 30 000 tonnes de poudres de lait, en plus des 100 000 que produit Laïta chaque année.

« Réduire l’effort à la tour de Créhen serait une erreur », temporise cependant le dirigeant. Ainsi, 18 millions d’euros seront investis à Landerneau, dans une unité de déminéralisation de lactosérum, et à Yffiniac et 4 millions d’euros à Ancenis.

L’Asie cible privilégiée

Puisque « le lait n’est pas qu’un liquide blanc », comme l’a assuré Christian Couilleau, Laïta a décidé de jouer la carte des produits dérivés (poudre alimentaire, lactosérum…) et de la qualité, plus que de la quantité. Même si le volume de lait collecté va grimper de 15 %.

L’objectif est simple : conquérir de nouveaux marchés, au-delà même des frontières européennes. Aujourd’hui, environ 10 % du chiffre d’affaires dépend des pays tiers. L’objectif est de doubler cette part.

La coopérative assure « chercher la croissance là où elle est ». Comprenez le Moyen-Orient, l’Afrique et surtout l’Asie. « Des contacts avec des entreprises asiatiques » ont été pris. La Chine pourrait être une cible privilégiée. Fatigué des scandales concernant le lait infantile, le pays accueille à bras ouverts les produits exportés.

Laïta en bref

La coopérative laitière, née en 2009 du regroupement d’Even, de Terrena et de Triskalia, réalise un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros et produit 1,3 milliard de litres de lait par an. Elle regroupe des marques connues, comme Paysan BretonMamie Nova et Régilait.

Publié par Ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/laita-80-millions-deuros-pour-preparer-lavenir-21-05-2014-146053?utm_source=newsletter&utm_medium=OFentreprise&utm_campaign=20140522_local_votreNewsletter

 

Les ventes de beurre ne fondent plus

Qui l’eût cru ? Après des années de déclin, il reprend des couleurs dans nos cuisines. Moulé, en beurrier, bio ou allégé, il séduit les gastronomes et les chasseurs de cholestérol.

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Surprise ! En 2013, le beurre a stoppé sa glissade. Ses ventes en grandes surfaces ont augmenté de 2,7 %. Les Français restent les plus gros mangeurs de beurre dans le monde, avec une consommation annuelle de huit kilos par habitant. Une croissance inattendue après trente années de déclin.

« Avec la crise, on cuisine de plus en plus à la maison. Les émissions culinaires, la volonté de se faire plaisir avec un produit simple et naturel peuvent expliquer ce rebond »,suppose Marie-Paule Pouliquen, directrice marketing chezPaysan breton, la marque du groupe coopératif Laïta, à Brest. Un contre-pied au discours hygiéniste caricaturant le beurre en boucheur d’artères. Un pied de nez à la concurrence de la margarine et des graisses végétales hydrogénées.

Image « traditionnelle et nature »

Leader sur le marché du beurre moulé, parée de sa célèbre robe vichy rouge ou bleu, la marque Paysan breton cultive méticuleusement une image « traditionnelle et naturelle » du beurre.

Sa charte de qualité repose sur une période prolongée de pâturage, bannit les colorants, les conservateurs, les arômes artificiels, sélectionne des ferments lactiques naturels pour offrir au palais une texture tartinable et un « goût de noisette », récompensés par des médailles au Salon de l’agriculture.

« Pour un bon beurre, il faut nourrir ses vaches avec des fourrages de qualité, cultivés sur l’exploitation », confirme Michel Beziaud. Éleveur laitier à Maumusson (Loire-Atlantique), il prodigue à ses trente-quatre pensionnaires un menu quatre étoiles, très diversifié selon les saisons (herbe, maïs, céréales, tourteaux de colza et de soja non OGM, luzerne…).

Stratégie payante : la marque vedette du groupe Laïta « a augmenté le volume de ses ventes de beurre en grandes surfaces de 30 % depuis 2009 », se réjouit Marie-Paule Pouliquen. Avec 14,3 % de parts de marché (source : Iri), Paysan breton talonne le leader Président (groupe Lactalis, à Laval) et devance Elle-et-Vire (groupe Bongrain).

La prédominance de ces trois marques illustre la concentration galopante du marché national du beurre entre les mains des grands groupes laitiers. Leurs beurreries géantes écoulent 60 % des tonnages sous la marque des distributeurs.

Les industriels ont multiplié les innovations. Ils ont su déployer, autour de la plaquette standard, toute une gamme adaptée à différents profils de consommateurs : beurre allégé à 60 %, beurre tendre, mini-beurres en portions individuelles, beurre aux cristaux de sel pour les fruits de mer ou beurre bio AOC.

Xavier BONNARDEL

Publié par Ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/ventes-beurre-ne-fondent-plus-06-05-2014-143904

Agroalimentaire en Bretagne : une casse énorme mais des capacités de rebond


Moins 889 emplois chez Gad. 1 400 chez Doux. Et encore 1 600 dans les divers plans sociaux annoncés. Dont celui de Marine Harvest, dans le secteur du saumon cette fois : 400 postes supprimés d’ici à 2014.

Agroalimentaire en Bretagne : une casse énorme mais des capacités de rebond dans - Bretagne agroalimentaire_3_copie

+ Lire aussi « Ayrault débloque 15 millions d’euros pour l’agroalimentaire breton »


S’y ajoute Le Clézio-TDI, du groupe Even, avec 130 emplois menacés à la limite des Côtes-d’Armor et du Finistère. Plan social encore chez Boutet-Nicolas (toujours du groupe Cecab, marque D’Aucy), dans le secteur des légumes. Plus 3 000 à 4 000 emplois menacés dans le secteur de la volaille export. Oui, l’agroalimentaire breton traverse une crise très grave.On en arrive, en quelques semaines, à près de 7 000 emplois directement impactés. Une crise terrible, qui menace des milliers de familles, des bourgs et des pays entiers, comme Lampaul-Guimiliau près de Morlaix (Finistère).

Concurrence, cours des céréales…

Ces 7 000 emplois représentent 10 % de l’emploi total breton dans ce secteur (70 000 personnes). Et sont essentiellement concentrés dans le secteur de la viande (45 % des emplois de l’agroalimentaire breton), touché de plein fouet. Une filière viande à faible valeur ajoutée, où les baisses de compétitivité viennent gratter l’os.

Pourquoi ce bilan ? Pour trois raisons. D’abord la très vive concurrence que font subir l’Allemagne et les Pays-Bas à ce modèle économique breton : plus compétitifs, avec des coûts de main-d’oeuvre moindres. Il y a eu, aussi, cette flambée du cours des matières premières (céréales et aliments pour bétail).

Avec ses hausses, « en dix ans, les marges ont été divisées par deux pour être réduites quasiment à néant », pointe Jean-Paul Simier, spécialiste du sujet à Bretagne Développement Innovation. Des hausses de tarifs impossibles à répercuter auprès de la grande distribution française, très atypique en Europe, un troisième facteur déterminant.

Ce modèle économique breton de production de viande est-il condamné ? « Certainement pas », réplique Jean-Paul Simier. D’abord parce que, comme aux Pays-Bas et en Allemagne, les restructurations et concentrations sont encore sans doute souhaitables, pour des raisons de taille critique. C’est ce qu’exige, aujourd’hui, le marché. Et c’est bien ce que l’on voit arriver aujourd’hui, en Europe : le résultat de dix ans de concentrations industrielles. Reste que la production baisse (- 40 % pour la volaille en quinze ans et deux millions de porcs en moins en France), ce qui vient plomber cette filière conçue sur une saturation des outils, désormais en sous-capacité.

Quelle réponse possible ? « Sa diversité : 500 entreprises de plus de vingt salariés, 500 millions d’euros investis par an et une balance commerciale excédentaire. » Ce tissu économique n’est pas monolithique, mais très diffus et varié. « D’où de véritables capacités de rebonds. » Avec de la vraie valeur ajoutée : charcuterie, plats cuisinés… Et c’est sans doute dans cette recherche de valeur ajoutée que se trouve la réponse. Comme pour les volailles LDC, en Sarthe, qui viennent d’investir 100 millions cette année et annoncent une croissance de 7 %.

Christophe VIOLETTE

L’Ouest laitier rêve de devenir la « Milk valley »

À l’avenir, les protéines du lait pourraient faire la richesse de l’Ouest. Les industriels et la recherche s’associent dans une stratégie à 10 ans.

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Pourquoi parle-t-on d’une milk valley ?

À l’instar de la Californie et de sa Silicon valley, l’Ouest de la France rêve d’avoir sa Milk valley, la vallée du lait. La nouvelle PAC accélère la spécialisation des bassins de production. La Bretagne, les Pays de Loire et la Normandie devraient encore se renforcer dans le lait. L’Ouest constitue déjà un des principaux bassins laitiers avec 10 % de la production européenne et plus de la moitié de la production française.

L’un des plus compétitifs aussi alliant savoir-faire des éleveurs, climat favorable, faible prix du foncier, densité de collecte et entreprises de taille mondiale. « Mais avec la fin des quotas, c’est aussi terra incognita. La filière doit être boostée », explique Jean-Paul Simier, de Bretagne développement innovation.

Les dix principaux industriels du lait (Lactalis, Bongrain, Sodiaal, Maîtres Laitiers etc.) ont décidé de s’associer à des chercheurs de l’Inra pour trouver de nouveaux débouchés. Une stratégie à dix ans.

La protéine du lait, un nouvel or blanc ?

Le premier projet de Milk valley a pour nom Profil (Protéines fonctionnalisées pour l’industrie laitière). En « crackant » les protéines, en les recombinant, les industriels espèrent se passer des additifs ou autres gélifiants et offrir au consommateur un produit 100 % lait et garanti sans conservateur. Étirée en fibres, la protéine du lait pourrait aussi être reconstituée en steak. « Le consommateur ne va pas se relever la nuit pour consommer plus de fromages. Il faut proposer de nouveaux produits aux consommateurs », explique Luc Castillo, directeur R & D de Sodiaal.

Le lait pourrait-il devenir un produit d’exportation ?

Actuellement 90 % du lait est consommé par les marchés nationaux. Les transformateurs cherchent à agrandir leur terrain de jeu. Chinois et pays émergents découvrent les yaourts, les fromages. Et comme on ne peut pas produire du lait partout dans le monde… Le bassin laitier de l’Ouest aura une carte à jouer. « Le marché chinois est gigantesque mais les Français sont encore timides comparés aux Néo-Zélandais », avoue Alban Renaud, avocat d’affaires, chef du bureau chinois d’Adamas.

Englués dans leurs problèmes sanitaires, les Chinois recherchent pourtant le savoir-faire français. Certains ont franchi le pas. La laiterie Isigny Sainte-Mère (Calvados), a noué un partenariat avec Biostime, fabricant chinois de produits infantiles, pour produire en Normandie 50 000 t de poudre de lait infantile d’ici 2015. De son côté, Sodiaal s’est associé à Synutra, 3e fabricant chinois, pour construire deux nouvelles tours de séchage de lait, à Carhaix (Finistère).

Les éleveurs auront-ils les moyens de répondre aux besoins ?

L’optimisme des industriels tranche avec la morosité des éleveurs laitiers. « Nos concurrents, ce sont les céréaliers », témoigne un éleveur laitier, dans les allées du salon. En 2012, le revenu moyen des céréaliers a atteint 74 400 € contre 26 500 € pour les laitiers. Les exemples de laitiers qui arrêtent l’élevage et labourent leurs terres ne sont pas rares. Avec la fin d’un marché régulé, la paie assurée a disparu.

11 millions d’euros d’investissement pour Cargill à Lannilis

Site Cargill de Lannilis (Finistère).

Site Cargill de Lannilis (Finistère).
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Le groupe nord-américain Cargill annonce une augmentation de la capacité de production de son usine de Lannilis (Finistère) spécialisée dans les alginates.

Le groupe nord-américain Cargill fabrique à Lannilis (Finistère) des alginates à partir d’algues brunes. Il vient d’annoncer un programme d’augmentation de la production de son site moyennant une enveloppe de travaux de 11 millions d’euros à réaliser entre les années 2013 et 2015. Le groupe ne communique pas sur le volume des alginates fabriqué. Mais cette usine de Lannilis produit 20 % des besoins mondiaux d’alginates pour l’agroalimentaire, la pharmacie et la cosmétologie.

NOUVELLE GAMME D’ALGINATES

Un créneau qui est en croissance car ces agents épaississants et gélifiants sont de plus en plus réclamés par les industriels européens, nord-américains et des autres continents compte-tenu de leur capacité d’adaptation et de dissolution à froid. Une nouvelle gamme vient d’ailleurs d’être présentée par Cargill pour des applications dans la viande, la crème pâtissière, la pâte à tartiner. La matière première nécessaire est apportée par les goémoniers locaux sachant que les côtes du nord de laBretagne présentent l’une des plus importantes réserves d’algues brunes naturelles et sauvages.

Cette usine Cargill emploie 66 salariés, l’emploi va rester stable malgré l’augmentation des capacités de production. Ce site n’est pas un centre de profit, les ventes sont effectuées par Cargill Texturizing Solutions, la division du groupe spécialisée, outre les alginates, dans les pectines, les amidons, les lécithines ainsi que les gommes de caroube.

En France, le groupe Cargill est présent sur 20 sites différents, il emploie 2 500 salariés. Dans le monde, Cargill emploie 140 000 salariés pour un chiffre d’affaires annuel de plus de 133 milliards d’euros.

Stanislas du Guerny

Publié par l’usine nouvelle à http://www.usinenouvelle.com/article/11-millions-d-euros-d-investissement-pour-cargill-a-lannilis.N204675

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