Archives pour la catégorie REGIONS

Lait. Agrial et Eurial annoncent leur fusion en 2016

A Luçon (Vendée), la fromagerie Eurial fabrique le fromage Saint Paulin et la Mozzarella..A Luçon (Vendée), la fromagerie Eurial fabrique le fromage Saint Paulin et la Mozzarella.. | Frédéric GIROU

Guillaume Le Du

Les deux groupes coopératifs ont signé le 30 juin un protocole de rapprochement. Dès l’automne, leurs activités laitières seront réunies au sein d’une entité dénommée Eurial.

Annoncée pour juin 2015, puis retardée, le mariage entre le normand Agrial et le ligérien Eurial est relancé. Dans un communiqué, les deux groupes coopératifs annoncent avoir signé, le 30 juin, un protocole de rapprochement en deux étapes.

Dès l’automne 2015, l’ensemble des activités laitières industrielles et commerciales sera réuni au sein d’une même entité, dénommée Eurial.

En juin 2016, interviendra la fusion des coopératives, après consultation des instances représentatives du personnel et validation des adhérents en assemblées générales extraordinaires. Cette fusion ne sera effective qu’après obtention de l’agrément de l’Autorité de la concurrence.

Le nouvel ensemble rayonnera sur un territoire cohérent couvrant la Basse-Normandie, les Pays de la Loire, la Bretagne, le Poitou-Charentes et le Centre, complété de la région Rhône Alpes.

2e groupe coopératif laitier

En aval, il sera structuré autour de six activités stratégiques majeures : les fromages de chèvre, où Eurial avec sa marque Soignon occupe une position de leader incontesté depuis dix ans, les produits laitiers ultra-frais, avec Senagral, numéro 1 des marques distributeurs (MDD), les fromages ingrédients : notamment la mozzarella, activité dans laquelle Eurial est le premier producteur français, le lait UHT, les ingrédients sec et le beurre, notamment le beurre de spécialité avec la marque Grand Fermage, et la crème.

Dès 2016, le nouvel ensemble se positionnera au 2e rang des groupes laitiers coopératifs français avec 2,7 milliards de litres de lait collectés, dont 55 millions de litres de lait bio ; 2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 6 450 producteurs de lait, plus de 4 000 salariés et 22 sites industriels.

http://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/lait-agrial-et-eurial-annoncent-leur-fusion-en-2016-3527449

 

 

Pays-de-la-Loire. La coopérative étend son royaume céréalier

En 2013-2014, à Thouarcé, la Coopérative agricole du Pays de Loire (CAPL) a fait l’acquisition de deux négociants. Sa collecte céréalière atteint les 300 000 tonnes de grains.

Pays-de-la-Loire. La coopérative étend son royaume céréalier dans - Pays de Loire ok

300 000 tonnes de grains dans les silos

À Thouarcé, la Coopérative agricole du Pays de Loire (CAPL) forte de 102 salariés et 3 300 adhérents, n’aime les feux des projecteurs. C’est en toute discrétion qu’elle a presque doublé sa collecte de céréales, portée à 300 000 tonnes de grains, en 2013-2014. La CAPL a changé de braquet en faisant l’acquisition de deux entreprises de négoce, aussitôt transformées en filiales. Dotée de solides réserves financières, bénéficiant de la confiance des banques, confortée par de bons résultats économiques (1,1 million d’euros de bénéfices sur 108 millions d’euros de recettes), la coopérative s’est mise en « mode de conquête », comme l’avaient annoncé, il y a un an, son directeur général, Jean-Michel Mignot, et son président, Bernard Belouard.

Deux entreprises de négoce dans l’escarcelle

Première opération en décembre 2013. La CAPL achète la Société commerciale de produits agricoles (SCPA, 35 salariés, 30 millions d’euros de chiffre d’affaires), située au Puy-Notre-Dame. Rebelote en juin 2014, avec la prise de contrôle de la société Céneray (18 salariés, 11 millions d’euros de chiffre d’affaires) à Bazouges-sur-le-Loir (Sarthe). « Ces deux entreprises sont des intervenants importants en agrofourniture, particulièrement en viticulture et en arboriculture, et elles réalisent une collecte de céréales d’environ 80 000 tonnes chaque année », indiquent les dirigeants de la coopérative thouarcéenne. Ces emplettes permettent à la CAPL d’étendre son royaume céréalier au nord des Deux-Sèvres et au sud de la Sarthe.

Grandes manoeuvres

Les yeux rivés sur les courbes croissantes de la population mondiale et de la consommation de céréales, Jean-Michel Mignot et Bernard Belouard sont persuadés du bien-fondé de leur stratégie d’expansion, réalisée au prix d’une montée en flèche de l’endettement (69 millions d’euros en 2013-2014, contre 46 millions en 2012-2013). D’autant que dans le secteur des céréales, les concentrations d’entreprises se multiplient. Y compris en Anjou, avec le rapprochement entre le groupe Terrena et le négociant Anjou Maine céréales. La CAPL ne pouvait pas se permettre de laisser passer les trains si elle voulait garder son rang d’« acteur majeur » dans les métiers du grain et de l’agrofourniture (distribution d’engrais, semences, produits phytosanitaires, matériel de culture…).

Les orfèvres du grain

Pour bien rémunérer ses 900 céréaliers, la CAPL joue les cartes de la diversification et de la qualité. « Nous sommes les bijoutiers du grain », se plaît à dire Jean-Michel Mignot, en référence aux multiples filières de valorisation des grains explorées par la coopérative : orge de brasserie, huile de tournesol et de colza, nutrition animale, agrocarburants… Sur une superficie totale de 500 ha, les lentilles vertes, le blé noir, le quinoa, le lin, le millet blanc et l’épeautre complètent l’éventail des cultures. Sans parler des légumes d’industrie (carottes, petits pois, haricots verts pour conserves et surgelés) développés en partenariat avec la coopérative bretonne Triskalia.

source: http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/pays-loire-cooperative-etend-son-royaume-cerealier-12-12-2014-177923

Algoculture. Le préfet dit oui à Moëlan-sur-Mer

Jean-Luc Videlaine a donné son feu vert à l’élevage d’algues brunes et de coquillages sur 225 ha. Ce projet, très contesté localement, est le premier de cette importance en Bretagne.

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« J’ai signé ce matin les arrêtés concernant les concessions des deux entreprises qui souhaitent faire de l’algoculture au large de Moëlan-sur-Mer. C’est la fin d’une procédure banale sur un dossier qui l’est moins. » Jean-Luc Videlaine, préfet de Finistère a tenu à préciser, hier, pourquoi il donnait son feu vert au projet Algolesko. « Les préconisations environnementales sont effectives. La durée de ces concessions est de 15 ans au lieu des 35 demandés par les porteurs de projet. C’est un laps de temps raisonnable au vu des investissements effectués, sans être un blanc-seing. »La surface d’exploitation est précisément de 225 ha au lieu de 300 au départ. La plus grande partie sera consacrée à l’élevage d’algues brunes sur cordes et une plus petite partie (30,5 ha) sera consacrée à la culture de coquillages. La concession la plus proche des terres se situe à 970 mètres de la côte.


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+ Algolesko veut cultiver les algues devant Moëlan


Deuxième volet après Lesconil

Les initiateurs de ce projet ne sont pas des inconnus. Il s’agit de Josik Thaëron, ostréiculteur à Riec-sur-Belon, Jakès Prat, marin, ostréiculteur et cultivateur d’algues et Philippe Legorjus, président de Vuelto Group, acteur dans le domaine des énergies renouvelables. Les noms de leurs sociétés sont Algolesko et Bamejyot. « Ces entrepreneurs ont déjà lancé une production d’algues à Lesconil, il y a un an, sur deux concessions de 75 ha, ajoute le préfet. Algolesko est le deuxième volet de ce projet. Cet élément nous a confortés dans notre décision. »

Évoquant les deux manifestations des opposants au projet, cet été, Jean-Luc Videlaine est revenu sur le rôle de l’État : « Dans ce département comme dans les autres, lorsqu’il y a des initiatives dans le champ de la production, je ne pense pas qu’il faille les entraver. Le contexte général de crise de la filière ostréicole incite les producteurs à diversifier leur activité. 60 000 tonnes d’algues brunes sont récoltées chaque année en Bretagne. » Une initiative à encourager, selon le préfet.

Comité de suivi

Cette décision fait suite à l’avis favorable d’Ifremer (institut français de recherche pour l’exploitation de la mer).« Nous avons mis en place un collège d’experts avec des compétences différentes pour faire le point sur ce projet. La récolte des algues se fera chaque année avant le 1er novembre pour éviter les risques de prolifération. Par ailleurs, un comité de suivi ou comité local d’information dont la composition reste à déterminer sera mis en place. »

Les premières récoltes d’algues devraient avoir lieu à l’été 2016. L’activité démarrera de manière progressive. Le préfet n’a pas donné d’éléments concernant le séchage, le transport et le traitement de ces algues. « C’est aux porteurs de projet d’organiser la filière. La préfecture n’a pas à tenir compte de ces éléments pour signer les arrêtés, conclut-il. De même que l’on n’attribue pas une concession en fonction de la densité d’emploi. »

Les précautions du représentant de l’État (surface réduite, concession sur 15 ans au lieu de 30, comité de suivi) suffiront-elles à calmer les opposants au projet, réunis au sein d’un groupe de travail qui comprend huit associations ? Rien n’est moins sûr. Aujourd’hui, leur seul recours, c’est une demande de suspension de l’arrêté devant le juge administratif.

Lucile VANWEYDEVELDT.

Publié par Ouest france à  http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/algoculture-prefet-dit-oui-moelan-sur-mer-23-10-2014-165940

Agroalimentaire : inquiétude des salariés de l’abattoir Tilly-Sabco

L’avenir de l’abattoir breton de volailles Tilly-Sabco, un des principaux acteurs de la filière poulets à l’export, suscite l’inquiétude de ses quelque 340 salariés qui en appellent à l’Etat, son principal fournisseur ayant cessé l’approvisionnement en poussins en l’absence de garanties de paiement.

« Depuis le 28 juin, il n’y a plus de poussins mis en place chez les éleveurs par Nutréa », une filiale de la coopérative bretonne Triskalia, a expliqué à l’AFP Corinne Nicole, déléguée CGT de cet abattoir dont le principal marché est le Moyen-Orient où il fait face à la féroce concurrence du Brésil.

Les volailles étant élevées environ 45 jours avant d’être achetées par l’abattoir, « il n’y a rien de programmé en termes d’activité à partir de 11 août et jusqu’au 8 septembre », se désole Corinne Nicole. Au-delà, « il faudrait que Nutréa remette des poulets » à l’élevage, poursuit-elle.

« Voilà l’enjeu », pointe la déléguée syndicale, selon laquelle Tilly-Sabco, basé à Guerlesquin (Finistère) « fait vivre au total 1.000 emplois directs ».

« A partir du moment où on n’a pas de vision de paiement des poulets, on préfère ne pas les mettre en place chez les éleveurs », justifie la direction de Nutréa, seul fournisseur de Tilly-Sabco.

Selon Mme Nicole, Nutréa serait « prêt à s’engager s’ils ont des garanties de l’Etat sur le paiement ».

Les salariés de Tilly-Sabco — qui n’en sont pas à leur première manifestation — mais aussi des éleveurs, qui partagent la même inquiétude, se sont mobilisés jeudi et ont notamment bloqué les voies de chemin de fer à Guingamp. Ils prévoient mardi après-midi une nouvelle action, encore secrète, avant une réunion en préfecture de Région, à Rennes, programmée mercredi, selon Mme Nicole.

Les difficultés de Tilly-Sabco, dont 80% de la production est destinée au Moyen-Orient, principalement dans la péninsule arabique, remontent à la suppression au milieu de l’année 2013 des aides européennes à l’exportation pour les poulets congelés — les restitutions — qui soutenaient la filière à hauteur de 55 millions d’euros par an.

- Filière malade -

Les deux groupes français Doux — lui-même touché ces deux dernières années par de graves difficultés — et Tilly-Sabco, étaient les derniers à toucher ces subventions en Europe. Celles-ci leur permettaient de supporter le différenciel de compétitivité avec le Brésil, principal concurrent des Français sur le marché du poulet congelé destiné au Moyen-Orient, un différenciel dû notamment aux coûts de production, aux normes sanitaires et aux parités monétaires.

La France a dégagé, fin 2013, 15 millions d’euros afin d’aider la filière « poulet export » à gérer la fin de ces subventions européennes. De son côté, Tilly-Sabco a récemment bénéficié d’une avance de 4 millions d’euros remboursables de la part de l’Etat, du Conseil régional de Bretagne et de la CCI de Morlaix.

Pour Corinne Nicole, c’est « toute la filière export qui est malade du fait de la concurrence » internationale. « On ne règlera pas le problème de Tilly-Sabco si on ne règle pas le problème de la filière export », analyse-t-elle.

En attendant, il est nécessaire que le gouvernement français redistribue une part de la PAC à la filière volailles, estiment les intéressés. Une aide, plaide-t-on chez Tilly-Sabco, qui serait versée aux producteurs, ce qui permettrait à l’abattoir d’acheter moins cher le poulet vivant et de conserver ainsi les parts de marché sur le Moyen-Orient.

Corinne Nicole évalue le montant de l’aide nécessaire à « 60 millions d’euros par an, pour toute la filière », le temps qu’elle « se restructure, trouve des solutions pour se passer un jour des aides ».

Pour elle, l’enjeu est de taille: « la filière volaille export représente entre 12 et 15.000 emplois directs et indirects en Bretagne », affirme-t-elle.

publié par boursorama.fr à http://www.boursorama.com/actualites/agroalimentaire-inquietude-des-salaries-de-l-abattoir-tilly-sabco-6838089dccd4d2ba25b0dd8c81bd6e5a

source: Agroalimentaire : inquiétude des salariés de l'abattoir Tilly-Sabco dans - Bretagne afpCopyright © 2014 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Terrena annonce un plan d’investissement de 100 millions d’euros

Le groupe coopératif agricole Terrena, troisième de France dans ce secteur, poursuit son expansion en lançant un grand plan de modernisation et de développement sur dix ans pour son activité de grandes cultures.

Dans un communiqué du 28 mai 2014, le groupe entend, grâce à ce plan, « anticiper l’évolution des marchés, gagner en compétitivité, s’adapter à l’augmentation des débits de chantiers et innover pour la “nouvelle agriculture” ».

« Selon les années, Terrena exporte entre 40 et 60 % des blés collectés, principalement vers l’Afrique », rappelle le communiqué. En raison de sa proximité des ports de Montoir et de La Palice, le groupe se positionne sur les marchés à l’exportation et pourra encore gagner en compétitivité grâce à ce plan. De plus, Terrena entend innover pour la « nouvelle agriculture » en « prenant l’initiative des cahiers des charges et en développant une traçabilité et des plans de progrès ».

Sur les 100 millions d’euros d’investissements, 47 millions iront « à la construction de nouvelles capacités de stockage et de réception et 53 millions à la rénovation et à la réorganisation des sites actuels ». Cela permettra « d’augmenter la productivité par site en augmentant les capacités de réception », précise le communiqué.

Fusion avec Val Nantais (légumes)

Par ailleurs, les adhérents de Terrena, réunis le 28 mai en assemblée générale extraordinaire, « ont approuvé à 98 % le projet de fusion avec Val Nantais », la coopérative maraîchère – projet qui avait déjà été entériné par les adhérents le 16 mai dernier.

« Val Nantais constitue dorénavant la branche spécialisée des légumes de Terrena tout en conservant son identité », précise le groupe. La fusion sera effective le 30 septembre prochain. Le groupe aura ainsi, selon lui, « la capacité de développer des produits pour la nouvelle agriculture sur l’ensemble de la table alimentaire ».

publié par France Agricole sur http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/grandes-cultures-terrena-annonce-un-plan-d-investissement-de-100-millions-d-euros-88844.html#yg6ifHpZk4mxBV5Z.99

Laïta : 80 millions d’euros pour préparer l’avenir

Poussée par la suppression des quotas et attirée par le marché international, la coopérative laitière joue la carte de la qualité et mise sur les poudres de lait.

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Une centaine d’emplois créés

Laïta avait promis un investissement exceptionnel… La coopérative laitière, dont le siège est à Brest, l’a dévoilé mardi à Rennes. D’ici à 2016, l’entreprise va investir 80 millions d’euros supplémentaires dans les ingrédients laitiers secs (comme la poudre de lait), en plus des 40 millions d’investissements annuels.

« Nous sommes à un moment significatif », explique Christian Couilleau, directeur général de Laïta. À l’horizon 2015 se profile en effet l’après-quotas laitiers, décidé par l’Union européenne, qui permettra aux producteurs de produire sans limite.

Au total, la coopérative – qui compte aujourd’hui 2 400 salariés – va créer une centaine d’emplois en plus, répartis sur trois sites : environ cinq à Ancenis (Loire-Atlantique), une dizaine à Landerneau (Finistère) et entre 80 et 85 à Créhen (Côtes-d’Armor).

Un « totem » à Créhen

Concrètement, l’effort va donc principalement profiter au site de Créhen, près de Dinan. Près de 54 millions d’euros vont y être injectés, permettant la réalisation d’un atelier de mise en boîte pour le lait et d’une unité de déminéralisation de lactosérum (le petit-lait issu de la fabrication du fromage).

Surtout, une tour de séchage verra le jour (pour la production, notamment, de poudre de lait infantile). Un « totem », symbole de l’investissement, sourit Christian Couilleau. Le coût de sa construction s’élève à 35 millions d’euros. À l’horizon 2017, la tour pourra produire, au maximum, 30 000 tonnes de poudres de lait, en plus des 100 000 que produit Laïta chaque année.

« Réduire l’effort à la tour de Créhen serait une erreur », temporise cependant le dirigeant. Ainsi, 18 millions d’euros seront investis à Landerneau, dans une unité de déminéralisation de lactosérum, et à Yffiniac et 4 millions d’euros à Ancenis.

L’Asie cible privilégiée

Puisque « le lait n’est pas qu’un liquide blanc », comme l’a assuré Christian Couilleau, Laïta a décidé de jouer la carte des produits dérivés (poudre alimentaire, lactosérum…) et de la qualité, plus que de la quantité. Même si le volume de lait collecté va grimper de 15 %.

L’objectif est simple : conquérir de nouveaux marchés, au-delà même des frontières européennes. Aujourd’hui, environ 10 % du chiffre d’affaires dépend des pays tiers. L’objectif est de doubler cette part.

La coopérative assure « chercher la croissance là où elle est ». Comprenez le Moyen-Orient, l’Afrique et surtout l’Asie. « Des contacts avec des entreprises asiatiques » ont été pris. La Chine pourrait être une cible privilégiée. Fatigué des scandales concernant le lait infantile, le pays accueille à bras ouverts les produits exportés.

Laïta en bref

La coopérative laitière, née en 2009 du regroupement d’Even, de Terrena et de Triskalia, réalise un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros et produit 1,3 milliard de litres de lait par an. Elle regroupe des marques connues, comme Paysan BretonMamie Nova et Régilait.

Publié par Ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/laita-80-millions-deuros-pour-preparer-lavenir-21-05-2014-146053?utm_source=newsletter&utm_medium=OFentreprise&utm_campaign=20140522_local_votreNewsletter

 

Les ventes de beurre ne fondent plus

Qui l’eût cru ? Après des années de déclin, il reprend des couleurs dans nos cuisines. Moulé, en beurrier, bio ou allégé, il séduit les gastronomes et les chasseurs de cholestérol.

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Surprise ! En 2013, le beurre a stoppé sa glissade. Ses ventes en grandes surfaces ont augmenté de 2,7 %. Les Français restent les plus gros mangeurs de beurre dans le monde, avec une consommation annuelle de huit kilos par habitant. Une croissance inattendue après trente années de déclin.

« Avec la crise, on cuisine de plus en plus à la maison. Les émissions culinaires, la volonté de se faire plaisir avec un produit simple et naturel peuvent expliquer ce rebond »,suppose Marie-Paule Pouliquen, directrice marketing chezPaysan breton, la marque du groupe coopératif Laïta, à Brest. Un contre-pied au discours hygiéniste caricaturant le beurre en boucheur d’artères. Un pied de nez à la concurrence de la margarine et des graisses végétales hydrogénées.

Image « traditionnelle et nature »

Leader sur le marché du beurre moulé, parée de sa célèbre robe vichy rouge ou bleu, la marque Paysan breton cultive méticuleusement une image « traditionnelle et naturelle » du beurre.

Sa charte de qualité repose sur une période prolongée de pâturage, bannit les colorants, les conservateurs, les arômes artificiels, sélectionne des ferments lactiques naturels pour offrir au palais une texture tartinable et un « goût de noisette », récompensés par des médailles au Salon de l’agriculture.

« Pour un bon beurre, il faut nourrir ses vaches avec des fourrages de qualité, cultivés sur l’exploitation », confirme Michel Beziaud. Éleveur laitier à Maumusson (Loire-Atlantique), il prodigue à ses trente-quatre pensionnaires un menu quatre étoiles, très diversifié selon les saisons (herbe, maïs, céréales, tourteaux de colza et de soja non OGM, luzerne…).

Stratégie payante : la marque vedette du groupe Laïta « a augmenté le volume de ses ventes de beurre en grandes surfaces de 30 % depuis 2009 », se réjouit Marie-Paule Pouliquen. Avec 14,3 % de parts de marché (source : Iri), Paysan breton talonne le leader Président (groupe Lactalis, à Laval) et devance Elle-et-Vire (groupe Bongrain).

La prédominance de ces trois marques illustre la concentration galopante du marché national du beurre entre les mains des grands groupes laitiers. Leurs beurreries géantes écoulent 60 % des tonnages sous la marque des distributeurs.

Les industriels ont multiplié les innovations. Ils ont su déployer, autour de la plaquette standard, toute une gamme adaptée à différents profils de consommateurs : beurre allégé à 60 %, beurre tendre, mini-beurres en portions individuelles, beurre aux cristaux de sel pour les fruits de mer ou beurre bio AOC.

Xavier BONNARDEL

Publié par Ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/ventes-beurre-ne-fondent-plus-06-05-2014-143904

Terrena et Système U lancent une filière du porc révolutionnaire

Après deux ans de négociation, le distributeur s’engage à acheter aux éleveurs de la coopérative plus de 50.000 tonnes annuelles pendant 3 ans. Il commercialisera une viande positionnée entre le bio et l’intensif.

Un contrat de vente de trois ans et qui garantit aux producteurs une plus-value de 8 à 12 centimes d’euros le kilogramme de porc. C’est l’accord avantageux qu’ont décroché les éleveurs de la coopérative Terrena auprès de Système U. Son président Hubert Garaud a présenté mardi soir avec Serge Papin, président du distributeur et Guillaume Garot, Ministre délégué à l’agroalimentaire un partenariat qui a exigé deux ans de discussion. « Nous sommes parvenus à sortir des négociations annuelles très dures qui régissent en France les rapports entre le monde agricole et le commerce. C’est un contrat proche de ce que font les Anglo-Saxons ou les Allemands » estime Hubert Garaud. Pour Serge Papin, c’est également une façon de sortir du rapport de force. Le distributeur compte déjà une dizaine d’accords de ce type, dont le plus développé porte sur le lait bio. « Il s’agit de remettre de la régulation dans ce marché dont les prix varient de 2,5 euros à 9 euros le kilogramme de porc » rappelle Serge Papin.

Dès le 4 mars, les linéaires de Système U vendront des barquettes de porc sous la marque Agriculture Nouvelle avec les deux logos des partenaires. Cette marque concrétise pour le consommateur le niveau de qualité sur lequel Terrena s’est engagé, en contrepartie de la visibilité et de la prime que lui garantit ce contrat innovant. « Nos éleveurs s’engagent à nourrir leurs bêtes avec des graines de lin et du colza au profit de la santé des consommateurs. A réduire progressivement les antibiotiques et à améliorer le bien-être des animaux » explique Hubert Garaud. Le dirigeant explique que le surcoût de ces pratiques plus durables est de l’ordre de 3 à 5 centimes le kilogramme, soit 8.000 euros en moyenne par exploitation. Les éleveurs ont accepté cet investissement grâce à la sécurisation de leur débouché. Aux cours de leurs négociations serrées, les deux partenaires ont également réussi à supprimer des coûts inutiles. « Nous valorisons mieux toutes les parties du cochon, à travers par exemple de nouvelles recettes de saucisses. Nous avons travaillé aussi sur le déclassement, sur la logistique, etc » précise-t-il.

Filière du lapin

Sur les 150 éleveurs de Terrena, seule une trentaine de producteurs s’est pour l’instant lancée dans cette nouvelle agriculture et doit fournir 50.000 tonnes de viande la première année, sur un total de 400.000 tonnes produites par Terrena. « Nous allons monter en puissance » assure Hubert Garaud. Pour lui, il existe un marché entre les produits bio et l’agriculture conventionnelle  : « Les consommateurs veulent des produits locaux, sains, sans OGM et qui ont un impact environnemental inférieur ».

Terrena prépare cette conversion depuis plusieurs années à traverssa démarche « Nouvelle Agriculture » fondée sur les préceptes de l’agriculture écologiquement intensive. Moins radicale que le bio, cette agronomie cherche à concilier forte productivité et réduction des intrants. Terrena engage progressivement ses différentes filières mais la production de lapin était jusqu’ici est la seule à avoir commercialisé cette offre, il y a un an. Une première tentative que Terrena juge aujourd’hui transformée. Lancée par une vingtaine d’éleveurs, cette filière va mobiliser bientôt jusqu’à 120 producteurs.

Maximilien Rouer dirigele cabinet Becitizen qui a accompagné les deux partenaires depuis le début de leurs discussions en 2010. « La filière du porc est celle qui a le plus besoin de nouer des accords globaux de ce type. Contrairement à la filière bovine qui parvient à bien vendre les parties avant des bêtes (steaks), la valorisation du porc par les saucisses et les salaisons est plus difficile » explique-t-il. Pour lui, ce partenariat permettra une évolution vers des porcheries du 21e siècle qui améliorent le bien-être et l’hygiène des bêtes. Maximilien Rouer cite l’exemple d’une température de chauffage différenciée entre les petits et leurs mères. « Le seul fait pour un éleveur de se laver les mains avant de rentrer dans une porcherie permet de réduire les médicaments » illustre-t-il. « En vitesse de croisière, une fois la période de conversion passée, ces pratiques peuvent être jusqu’à 4 fois moins cher en économisant le prix des médicaments, de vétérinaire, du soja, etc » affirme le consultant.

Consultant pour la grande distribution,Philippe Bretonestime que ce type d’accord permet également au distributeur de sécuriser leur approvisionnement, d’assurer la qualité de ses produits et d’en faire un élément différenciateur par rapport à la concurrence. Pour lui, le contrat a également le mérite de transcrire en action les promesses de Serge Papin dans son livre « Pour un nouveau pacte alimentaire » paru en 2012. Terrena devra néanmoins honorer sa promesse de diminuer progressivement les antibiotiques, un pari technique sur lequel butent encore les premiers éleveurs engagés dans la démarche.

MATTHIEU QUIRET MATTHIEU QUIRET | LE 18/02/14 À 18H08
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/18/02/2014/lesechos.fr/0203323569574_terrena-et-systeme-u-lancent-une-filiere-du-porc-revolutionnaire.htm?texte=maximilien%20rouer#r2s7JBgEWQLJxvvT.99

Agroalimentaire en Bretagne : une casse énorme mais des capacités de rebond


Moins 889 emplois chez Gad. 1 400 chez Doux. Et encore 1 600 dans les divers plans sociaux annoncés. Dont celui de Marine Harvest, dans le secteur du saumon cette fois : 400 postes supprimés d’ici à 2014.

Agroalimentaire en Bretagne : une casse énorme mais des capacités de rebond dans - Bretagne agroalimentaire_3_copie

+ Lire aussi « Ayrault débloque 15 millions d’euros pour l’agroalimentaire breton »


S’y ajoute Le Clézio-TDI, du groupe Even, avec 130 emplois menacés à la limite des Côtes-d’Armor et du Finistère. Plan social encore chez Boutet-Nicolas (toujours du groupe Cecab, marque D’Aucy), dans le secteur des légumes. Plus 3 000 à 4 000 emplois menacés dans le secteur de la volaille export. Oui, l’agroalimentaire breton traverse une crise très grave.On en arrive, en quelques semaines, à près de 7 000 emplois directement impactés. Une crise terrible, qui menace des milliers de familles, des bourgs et des pays entiers, comme Lampaul-Guimiliau près de Morlaix (Finistère).

Concurrence, cours des céréales…

Ces 7 000 emplois représentent 10 % de l’emploi total breton dans ce secteur (70 000 personnes). Et sont essentiellement concentrés dans le secteur de la viande (45 % des emplois de l’agroalimentaire breton), touché de plein fouet. Une filière viande à faible valeur ajoutée, où les baisses de compétitivité viennent gratter l’os.

Pourquoi ce bilan ? Pour trois raisons. D’abord la très vive concurrence que font subir l’Allemagne et les Pays-Bas à ce modèle économique breton : plus compétitifs, avec des coûts de main-d’oeuvre moindres. Il y a eu, aussi, cette flambée du cours des matières premières (céréales et aliments pour bétail).

Avec ses hausses, « en dix ans, les marges ont été divisées par deux pour être réduites quasiment à néant », pointe Jean-Paul Simier, spécialiste du sujet à Bretagne Développement Innovation. Des hausses de tarifs impossibles à répercuter auprès de la grande distribution française, très atypique en Europe, un troisième facteur déterminant.

Ce modèle économique breton de production de viande est-il condamné ? « Certainement pas », réplique Jean-Paul Simier. D’abord parce que, comme aux Pays-Bas et en Allemagne, les restructurations et concentrations sont encore sans doute souhaitables, pour des raisons de taille critique. C’est ce qu’exige, aujourd’hui, le marché. Et c’est bien ce que l’on voit arriver aujourd’hui, en Europe : le résultat de dix ans de concentrations industrielles. Reste que la production baisse (- 40 % pour la volaille en quinze ans et deux millions de porcs en moins en France), ce qui vient plomber cette filière conçue sur une saturation des outils, désormais en sous-capacité.

Quelle réponse possible ? « Sa diversité : 500 entreprises de plus de vingt salariés, 500 millions d’euros investis par an et une balance commerciale excédentaire. » Ce tissu économique n’est pas monolithique, mais très diffus et varié. « D’où de véritables capacités de rebonds. » Avec de la vraie valeur ajoutée : charcuterie, plats cuisinés… Et c’est sans doute dans cette recherche de valeur ajoutée que se trouve la réponse. Comme pour les volailles LDC, en Sarthe, qui viennent d’investir 100 millions cette année et annoncent une croissance de 7 %.

Christophe VIOLETTE

Les poulets Gastronome (groupe Terrena) dans les sandwiches des restaurants KFC

 

Jeudi 19 septembre, à Paris, l’industriel de la volaille Gastronome (groupe Terrena, Ancenis, Loire-Atlantique) signe un contrat d’approvisionnement des restaurants KFC.
 Les dirigeants de Gastronome et de l’enseigne de restauration rapide KFC (Kentucky fried chicken) signeront leur partenariat dans un restaurant KFC de Paris, en présence de Guillaume Garot, le ministre délégué à l’Agroalimentaire.

Gastronome (1 800 éleveurs) fournira 2 000 t de viande de volaille aux restaurants KFC, lors de la première année du contrat.

Les deux partenaires envisagent une coopération sur le long terme. Elle permet aux éleveurs de volailles de Terrena de trouver un nouveau débouché et à Gastronome de faire tourner ses usines.

De son côté, l’enseigne KFC pourra communiquer auprès de ses clients sur l’origine française de ses produits.

Publié par Ouest-France  à http://www.angers.maville.com/actu/actudet_-Les-poulets-Gastronome-groupe-Terrena-dans-les-sandwiches-des-restaurants-KFC_fil-2399314_actu.Htm

 

 

 

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