Archives pour la catégorie volaille

Agroalimentaire. LDC s’invite dans la caravane du Tour de France [vidéo]

Le groupe sarthois a présenté, mardi, à Sablé, les camions et la voiture qui seront, dès samedi, dans la caravane de la course. C’est la première fois que LDC participe au Tour.

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Ils ne sont pas passés inaperçus, hier, soigneusement alignés sur le parking de LDC, à Sablé. Ces cinq camions et une voiture seront, dès samedi et jusqu’à la fin du Tour de France, le 26 juillet, dans la caravane de la célèbre course cycliste, pour porter les couleurs de la marque Le Gaulois, propriété de LDC.Pour l’occasion, le volailler a entièrement relooké ces camions… en poulets. Des ailes viennent recouvrir chaque côté des véhicules, ainsi que les rétroviseurs. À l’arrière de chaque camion, le groupe a reproduit, en très grande taille, un produit emblématique de la marque : sur l’un, c’est un paquet de cordons bleus, sur l’autre un emballage de gésiers de volaille… Des reproductions plus vraies que nature : les brochettes ou l’oeuf coque du camion qui fermera la marche semblent prêts à être dégustés. Une Peugeot 108, achetée à Sablé, ouvrira la marche. Elle est surmontée d’un poulet juché sur un vélo.Lire aussi : Agroalimentaire. La volaille de Loué s’exporte jusqu’à Roland-Garros!

Distribution de cadeaux

C’est la première fois que le groupe sarthois signe avec le Tour de France. Il s’est engagé pour trois ans. « Ce qui est intéressant, c’est d’avoir un contact direct avec le consommateur, détaille Christophe Lambert, en charge du marketing. C’est le troisième événement sportif au monde, après la Coupe du monde de football et les jeux olympiques. Et c’est un événement entièrement gratuit pour les spectateurs. »

12 à 15 millions de Français verraient passer, chaque année, le Tour, sans compter ceux qui le suivent à la télévision. Un gisement de consommateurs potentiels.

Comme le veut la tradition, les hôtesses Le Gaulois distribueront des petits cadeaux aux spectateurs : casquette, tour de cou, aimants, cabas et bons de réduction. Aux côtés des hôtesses, une cinquantaine de salariés du groupe, qui ont été tirés au sort pour passer une journée avec la caravane.

Pour soutenir l’opération, le service marketing du groupe a déployé les grands moyens : diffusion de spots publicitaires avant et après les émissions consacrées à la course, opération commerciale dans les grandes surfaces, présence sur les réseaux sociaux… Quel est le montant de l’opération ? « On ne donne pas le montant, répond Christophe Lambert. Cela reste dans notre enveloppe du budget marketing, budget qui représente 1 à 2 % du chiffre d’affaires. »

Le Gaulois sera présent dans la caravane du… par OuestFranceFR

http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/agroalimentaire-ldc-sinvite-dans-caravane-tour-france-video-01-07-2015-217497

Le Label rouge, cinquante ans de confiance

Créée en 1965 à l’initiative d’éleveurs de poulets landais, l’appellation est un gage sérieux de qualité. Elle bénéficie d’une forte crédibilité auprès des Français.

Premier estampillé  Label rouge, le poulet jaune des Landes.
Premier estampillé Label rouge, le poulet jaune des Landes. | paul & henriette pour Le Monde

Il porte allègrement la cinquantaine. La chair ferme, la peau tendue, le teint maïs, conditionné entier dans sa barquette, le poulet jaune des Landes arbore fièrement son écusson Label rouge.

Quelque 1,4 kg pour 14,90 euros dans les linéaires de l’Epicerie Le Bon Marché à Paris. Il fut le premier Label rouge attribué en 1965 sous le n° 01 65. En 2013, sa production dépassait les 7 millions dans 460 élevages dispersés sous les pins et les fougères des Landes. Son succès se confond avec celui du label.

L’idée en revient à un éleveur sarrois installé dans les Landes. Albert Falkenberg a su convaincre les professionnels d’organiser la filière avec une structure collective forte, obéissant à des règles communes strictes qui permettraient de commercialiser leur poulet partout en France, en brandissant l’appartenance géographique et la qualité comme valeurs fortes.

Années 1960 : la qualité alimentaire s’affiche

Nous sommes au début des années 1960, Edgard Pisani est ministre de l’agriculture et la notion de signe de qualité alimentaire commence à s’installer dans les esprits alors que l’agriculture intensive est en plein essor. La Commission supérieure de la qualité des produits agricoles et alimentaires est créée en 1964 et le Label rouge voit le jour par décret du 13 janvier 1965.

Le système élaboré par les fermiers landais servira de modèle pour son attribution à l’avenir. Les producteurs regroupés en association définissent un cahier des charges et déposent la demande d’habilitation au ministère de l’agriculture. Le label est accordé ou pas à l’association – aujourd’hui un ODG (organisme de défense et de gestion) –, et non à chaque producteur individuellement.

Ainsi, le poulet jaune doit appartenir à une race de croissance lente – en l’occurrence le « cou-nu à la peau fine » –, être nourri à plus de 80 % de céréales, dont du maïs produit sur place. Sa durée d’élevage est de quatre-vingt-un jours minimum (quarante-deux pour le poulet standard) en totale liberté dans la nature, sans clôture et dans des petites cabanes mobiles déplacées avec chaque « lot » – pas plus de 4 400 poulets – sur un terrain régénéré.

C’est la spécificité de l’élevage des volailles landaises. Ces « marensines » étaient jadis construites dans la forêt avec les mauvaises planches des pins abattus, pour abriter l’eau et les graines qui allaient nourrir un « lot » de poulets lâchés alentour durant trois mois. Une fois ceux-ci vendus, on démontait la marensine pour l’installer ailleurs afin de ne pas polluer trop longtemps au même endroit avec les déjections animales.

« Un mobile home pour poulets »

« Maintenant, nous avons amélioré le système. Les cabanes sont construites avec des panneaux, mieux isolées et ventilées et on ne les démonte plus. On leur a installé des roues pour les remorquer avec les tracteurs. C’est comme un mobile home pour poulets. » Bernard Tauzia, président de l’association Volailles fermières des Landes, s’en félicite. Comme de la bonne organisation de la filière, qui va de l’accouveur (fournisseur de poussins) à l’abattoir en passant par le fabricant d’aliments. « Chaque lot est contrôlé par un organisme indépendant, explique-t-il. Si un lot ne respecte pas le cahier des charges, il est déclassé en poulet standard. L’éleveur doit alors se mettre aux normes et peut encourir une pénalité en interne. »

C’est la condition de la crédibilité. Et celle du Label rouge reste élevée chez les consommateurs, notamment pour la viande et la volaille qui représentent 300 des 500 labels existant.

Quelque « 60 % des poulets entiers achetés par les ménages sont Label rouge », selon Marie Guyot, directrice générale du Synalaf, le syndicat national des labels avicoles de France. Et sur les 105 millions de volailles produites en 2013 en France, 15 millions sont sous Label rouge, ainsi que 40 % des éleveurs. « Il répond à une véritable demande, qui ne faiblit pas chez les consommateurs », conclut Marie Guyot.

Face à la multiplication des appellations, mentions valorisantes, certifications et dénominations diverses, il convient de rappeler qu’il n’existe que cinq signes de qualité officiels dignes de confiance : le Label rouge, le label AB pour le « bio », l’AOC devenue AOP pour l’appellation d’origine protégée, l’IGP pour l’indication géographique protégée et le petit dernier, le STG, spécialité traditionnelle garantie, qui ne concerne qu’un seul produit en France : les moules de bouchots.

Tout le reste n’est qu’outil de marketing.

 JP Géné

LE MONDE | 08.01.2015 à 18h16 |Par JP Géné

Publié à http://www.lemonde.fr/m-styles/article/2015/01/08/le-label-rouge-cinquante-ans-de-confiance_4552218_4497319.html#O2MwBv4iIwyGVcoU.99

 

 

Agroalimentaire : inquiétude des salariés de l’abattoir Tilly-Sabco

L’avenir de l’abattoir breton de volailles Tilly-Sabco, un des principaux acteurs de la filière poulets à l’export, suscite l’inquiétude de ses quelque 340 salariés qui en appellent à l’Etat, son principal fournisseur ayant cessé l’approvisionnement en poussins en l’absence de garanties de paiement.

« Depuis le 28 juin, il n’y a plus de poussins mis en place chez les éleveurs par Nutréa », une filiale de la coopérative bretonne Triskalia, a expliqué à l’AFP Corinne Nicole, déléguée CGT de cet abattoir dont le principal marché est le Moyen-Orient où il fait face à la féroce concurrence du Brésil.

Les volailles étant élevées environ 45 jours avant d’être achetées par l’abattoir, « il n’y a rien de programmé en termes d’activité à partir de 11 août et jusqu’au 8 septembre », se désole Corinne Nicole. Au-delà, « il faudrait que Nutréa remette des poulets » à l’élevage, poursuit-elle.

« Voilà l’enjeu », pointe la déléguée syndicale, selon laquelle Tilly-Sabco, basé à Guerlesquin (Finistère) « fait vivre au total 1.000 emplois directs ».

« A partir du moment où on n’a pas de vision de paiement des poulets, on préfère ne pas les mettre en place chez les éleveurs », justifie la direction de Nutréa, seul fournisseur de Tilly-Sabco.

Selon Mme Nicole, Nutréa serait « prêt à s’engager s’ils ont des garanties de l’Etat sur le paiement ».

Les salariés de Tilly-Sabco — qui n’en sont pas à leur première manifestation — mais aussi des éleveurs, qui partagent la même inquiétude, se sont mobilisés jeudi et ont notamment bloqué les voies de chemin de fer à Guingamp. Ils prévoient mardi après-midi une nouvelle action, encore secrète, avant une réunion en préfecture de Région, à Rennes, programmée mercredi, selon Mme Nicole.

Les difficultés de Tilly-Sabco, dont 80% de la production est destinée au Moyen-Orient, principalement dans la péninsule arabique, remontent à la suppression au milieu de l’année 2013 des aides européennes à l’exportation pour les poulets congelés — les restitutions — qui soutenaient la filière à hauteur de 55 millions d’euros par an.

- Filière malade -

Les deux groupes français Doux — lui-même touché ces deux dernières années par de graves difficultés — et Tilly-Sabco, étaient les derniers à toucher ces subventions en Europe. Celles-ci leur permettaient de supporter le différenciel de compétitivité avec le Brésil, principal concurrent des Français sur le marché du poulet congelé destiné au Moyen-Orient, un différenciel dû notamment aux coûts de production, aux normes sanitaires et aux parités monétaires.

La France a dégagé, fin 2013, 15 millions d’euros afin d’aider la filière « poulet export » à gérer la fin de ces subventions européennes. De son côté, Tilly-Sabco a récemment bénéficié d’une avance de 4 millions d’euros remboursables de la part de l’Etat, du Conseil régional de Bretagne et de la CCI de Morlaix.

Pour Corinne Nicole, c’est « toute la filière export qui est malade du fait de la concurrence » internationale. « On ne règlera pas le problème de Tilly-Sabco si on ne règle pas le problème de la filière export », analyse-t-elle.

En attendant, il est nécessaire que le gouvernement français redistribue une part de la PAC à la filière volailles, estiment les intéressés. Une aide, plaide-t-on chez Tilly-Sabco, qui serait versée aux producteurs, ce qui permettrait à l’abattoir d’acheter moins cher le poulet vivant et de conserver ainsi les parts de marché sur le Moyen-Orient.

Corinne Nicole évalue le montant de l’aide nécessaire à « 60 millions d’euros par an, pour toute la filière », le temps qu’elle « se restructure, trouve des solutions pour se passer un jour des aides ».

Pour elle, l’enjeu est de taille: « la filière volaille export représente entre 12 et 15.000 emplois directs et indirects en Bretagne », affirme-t-elle.

publié par boursorama.fr à http://www.boursorama.com/actualites/agroalimentaire-inquietude-des-salaries-de-l-abattoir-tilly-sabco-6838089dccd4d2ba25b0dd8c81bd6e5a

source: Agroalimentaire : inquiétude des salariés de l'abattoir Tilly-Sabco dans - Bretagne afpCopyright © 2014 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Le marché français de la dinde se transforme

Le freinage de la production française de dinde industrielle a fait dégonfler les stocks de filet. L’évolution du potentiel génétique des dindes françaises, orientée vers l’alourdissement, et le recentrage sur certains marchés ont changé la donne.

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D’année en année, la production française de dindes industrielles diminue. 2013 n’échappe pas à la tendance. Au début de l’année, les mises en place mensuelles de dindonneaux dans les élevages ont été nettement inférieures à celles de 2012 (voir graphique). Elles les ont ensuite rattrapées cet été, mais elles restaient bien en dessous des mises en place de l’été 2011. Ainsi, le cumul des mises en places des huit premiers mois de 2013 est en recul de 8 % par rapport à celui de 2012, selon les statistiques officielles, et de 17,6 % par rapport à 2011. D’après les informations recueillies par le Comité interprofessionel de la dinde française (Cidef) pour ce début d’automne, les mises en place se maintiennent en retrait (toujours de 8 % de celles de 2012). Les dindonneaux mis en place donnent des dindes prêtes pour l’abattage quelque cinq mois après. Ainsi, les filets, escalopes et cuisses sortant aujourd’hui des sites de désossage et de découpe, sont ceux de dindonneaux mis en place en début d’été. Leur volume est particulièrement réduit. Celui attendu pour le début d’année sera en principe plus fourni.
Tous les pays producteurs de l’Union européenne ont connu cette diminution, souligne-t-on au Cidef. Selon le comité, l’offre a été excessive en 2012. La demande était insuffisante et les stocks se sont constitués à partir d’août 2012. L’amoindrissement de l’offre, cette année, est bénéfique à l’amont de la filière, indique l’interprofession. « Les industriels souffrent moins », constate Gilles Le Pottier, délégué général du Cidef. En dépit d’un coût toujours élevé des aliments protéiques (plus indispensables aux dindes qu’aux poulets), les industriels remettent plus d’éleveurs sous contrat.
Les industriels français doivent adapter leurs programmations à  l’évolution génétique qui donne de plus grosses dindes. Les carcasses sont désormais plus lourdes, même en dehors des périodes où les durées d’élevage s’allongent faute de marchés. « L’alourdissement des animaux sera de moins en moins perçu dans les statistiques parce qu’on aura changé les souches »,souligne Gilles Le Pottier. Comme il y a plus de viande sur les dindes, on a besoin d’en abattre moins. Et comme on découpe davantage d’escalopes dans un gros filet, l’offre de filets a diminué ces derniers mois. Les stocks de filets se sont dégonflés, constate le Cidef. Le prix du filet sous vide s’est redressé sensiblement en août, et reste depuis en légère hausse, du fait de l’amenuisement des stocks et d’une offre européenne plus réduite. « La conjoncture se joue sur quelques pourcents », note l’observateur de la filière. L’importation, bien que supérieure à celle de l’an dernier, « reste relativement contenue », estime-t-il. Le marché du sauté (cubes de cuisse désossée) n’a pas autant augmenté que le filet.

Plans de charges optimisés
Se détournant de l’export, l’industrie française de la dinde optimise ses plans de charges à l’intention de ses trois plus solides circuits de distribution : les grandes surfaces, la restauration collective et les fabricants industriels de plats cuisinés ou de charcuteries. Les industriels de la dinde maintiennent de mieux en mieux leur équilibre matière entre le « blanc » (les filets découpés en escalopes) et le rouge (les cuisses découpées en « sauté », transformées en rôtis ou en saucisses).
Cette gestion prévisionnelle est imposée par les durées d’élevage, plus longues pour la dinde que le poulet. En revanche, elle désavantage les acheteurs occasionnels que sont les grossistes des marchés d’intérêt national. Ceux-ci sont « contraints d’importer une majorité des volumes », témoigne à regret Laurent Marquestaut, directeur commercial du groupe Avigros à Rungis. Le premier opérateur du pavillon de la volaille a commencé à importer des découpes de dinde il y a cinq ans. « Au début c’était une histoire de prix, maintenant c’est parce qu’il n’y a plus assez de disponible », estime-t-il. Le différentiel de prix, à l’entrée du pavillon de la volaille, serait compris entre 10 et 20 %, selon les professionnels. La situation s’aggrave depuis 6 mois et quelques dizaines de  palettes, de blanc et de rouge de dinde de l’étranger, font l’appoint chaque semaine des sociétés Yzet, Avigros et Taron. Les camions viennent de Pologne essentiellement, ainsi que d’autres pays membres de l’Est, d’Allemagne et « un peu » d’Italie et d’Espagne. Laurent Marquestaut regrette beaucoup le désengagement des Français à l’export. « Les Polonais sont des traders. Ils sont réactifs, disponibles depuis plusieurs années déjà », avoue-t-il. Il admet aussi que les Italiens « ont des produits soignés et sont très bons dans le colisage et le transport ». 
Pas besoin de parler anglais ou les langues des pays exportateurs ; les importateurs trouvent chez leurs fournisseurs des interlocuteurs francophones. La qualité du minerai, en revanche, peut laisser à désirer, surtout en provenance d’Allemagne, souffle-t-on. Ces importations posent la question des différences de cahiers des charges et de réglementations nationales au sein de l’Union européenne. Les graisses animales et protéines de poisson sont, par exemple, utilisées ailleurs. Mais c’est aussi pour s’appuyer sur le savoir-faire français que les GMS favorisent la dinde d’ici.

Sylvie Carriat

source: http://www.lequotidienlesmarches.fr/le-march-fran-ais-de-la-dinde-se-transforme-art366604-91.html

 

Restauration rapide : KFC signe un partenariat avec GASTRONOME PROFESSIONNELS

C’est en grande pompe et en présence du ministre délégué à l’agroalimentaire, Guillaume Garot, que KFC, enseigne de restauration rapide, a signé un partenariat de 2 ans renouvelable avec la coopérative Gastronome Professionnels, jeudi 19 septembre.

Engagé pour deux ans, le groupe d’éleveurs de volailles devient nouveau fournisseur de la grande chaîne américaine et livrera 2 000 tonnes de poulets la première année. Pour Jean-Yves Ménard, président de Gastronome Professionnels, ce contrat est l’occasion de« structurer une filière volaille française en difficulté ».

Après 2 ans de négociation et de discussion, Gastronome s’ajoute donc au répertoire des actuels fournisseurs de KFC, dont fait partie le volailler français Doux. « Ce contrat vient en plus de nos contrats actuels avec nos autres fournisseurs et vient répondre à nos besoins croissants », a certifié Olivier Drouet, directeur « Product Excellence » chez KFC.

Les produits Gastronome sont exclusivement destinés aux 153 restaurants KFC implantés en France, dont 37 franchises. Ils seront fournis par 45 des 1 800 éleveurs que compte la coopérative, essentiellement basés en Bretagne et en Pays de la Loire.

KFC est une enseigne de restauration rapide appartenant au groupe Yum! Brands (KFC,Pizza Hut et Taco Bell) et spécialisée dans les préparations à base de poulet. Le réseau KFC compte 153 restaurants en France et affirme vouloir doubler son parc d’ici 2017.

Gastronome Professionnels est une coopérative membre du groupe Terrena. Elle emploie 3 000 personnes, dont 1 800 éleveurs avicoles.

Publié le 20.09.2013, La rédaction des Echos de la franchise à http://www.lesechosdelafranchise.com/franchise-kfc/restauration-rapide-kfc-signe-un-partenariat-avec-gastronome-professionnels-36458.php

Les poulets Gastronome (groupe Terrena) dans les sandwiches des restaurants KFC

 

Jeudi 19 septembre, à Paris, l’industriel de la volaille Gastronome (groupe Terrena, Ancenis, Loire-Atlantique) signe un contrat d’approvisionnement des restaurants KFC.
 Les dirigeants de Gastronome et de l’enseigne de restauration rapide KFC (Kentucky fried chicken) signeront leur partenariat dans un restaurant KFC de Paris, en présence de Guillaume Garot, le ministre délégué à l’Agroalimentaire.

Gastronome (1 800 éleveurs) fournira 2 000 t de viande de volaille aux restaurants KFC, lors de la première année du contrat.

Les deux partenaires envisagent une coopération sur le long terme. Elle permet aux éleveurs de volailles de Terrena de trouver un nouveau débouché et à Gastronome de faire tourner ses usines.

De son côté, l’enseigne KFC pourra communiquer auprès de ses clients sur l’origine française de ses produits.

Publié par Ouest-France  à http://www.angers.maville.com/actu/actudet_-Les-poulets-Gastronome-groupe-Terrena-dans-les-sandwiches-des-restaurants-KFC_fil-2399314_actu.Htm

 

 

 

Poulet : l’État conteste la fin des aides à l’export

Guillaume Garot, ministre de l’Agroalimentaire, a indiqué, hier, que la France allait déposer un recours contre la décision de Bruxelles de supprimer les « restitutions ». 5 000 emplois sont en jeu.

Poulet : l’État conteste la fin des aides à l’export dans volaille doux

Recours

Hier, à la préfecture de Quimper, Guillaume Garot a tenté de rassurer les représentants de la filière de poulets export. Il leur a affirmé que l’État ne resterait pas inerte face à la décision de Bruxelles de fermer brutalement le robinet des aides européennes pour le poulet congelé exporté vers le Moyen-Orient. « Nous allons explorer toutes les voies de recours même si c’est juridiquement compliqué, explique-t-il. La bataille doit être menée, mais nous ne pouvons pas dire que nous la gagnerons. »

5 000 emplois menacés

Au même moment, une centaine de salariés, des syndicalistes agricoles de la FDSEA et les dirigeants des deux industriels bretons exportateurs de poulets, Doux et Tilly-Sabco, s’étaient rassemblés devant la préfecture du Finistère.

La filière fait bloc. « La fin des restitutions a été décidée par quatre fonctionnaires aigris, s’emporte Daniel Sauvaget, PDG de Tilly-Sabco. Ils ne nous laissent pas le temps de monter notre plan pour sortir progressivement des restitutions. Ils se moquent de tous nos efforts. »

Doux emploie 2 300 salariés et travaille sous contrat avec 350 éleveurs. « Avec les emplois indirects, la filière pèse 5 000 emplois, rappelle André Quénet, président de la section avicole de la FDSEA du Finistère. Nous sommes menacés par un tsunami économique. » Le Medef Bretagne et la CCI régionale ont, elles aussi, dénoncé la décision de Bruxelles.

Les « restitutions », c’est quoi ?

Des aides de l’Europe, créées il y a une quarantaine d’années, pour compenser les différences de coûts de production liés à la parité des monnaies et aux prix des matières premières servant à l’alimentation des volailles. Les Français Doux et Tilly-Sabco en sont les deux seuls bénéficiaires en Europe (61 millions d’euros en 2011). Mais, pour l’entourage du commissaire européen de l’Agriculture, ces aides « ne sont plus légitimes » : « L’Europe n’a pas vocation à maintenir sous perfusion des productions à faible valeur ajoutée. »

À qui profite la fin des aides ? André Quenet pointe du doigt les Allemands. « Ce sont les principaux fournisseurs de poulets en France, avec 44 % des volumes. En supprimant les restitutions, ils continuent à affaiblir notre filière avicole française pour rafler le reste de notre marché. »

Réunion de crise

Une première se déroulera, lundi, à la préfecture de la Région Bretagne et une autre à Paris, sans doute mardi. L’État a été pris de court par la décision bruxelloise, qui n’est pourtant pas une totale supprime. Depuis longtemps, la Commission annonçait la fin prochaine des restitutions. Cette fois, c’est peut-être pour de bon.

Un nouveau directeur général pour le groupe Terrena

Changement à la tête du géant agroalimentaire régional. Alain Guillemin cède sa place à Maxime Vandoni, l’ancien directeur général de Candia, qui a rejoint le groupe en mars dernier.

Maxime Vandoni (à droite) succède à Alain Guillemin (à sa droite) qui a souhaité quitter sa fonction pour des raisons de santé.

Maxime Vandoni (à droite) succède à Alain Guillemin (à sa droite) qui a souhaité quitter sa fonction pour des raisons de santé.
La nomination officielle est intervenue ce mardi 2 juillet 2013. Réuni sous la présidence d’Hubert Garaud, le conseil d’administration de Terrena a désigné Maxime Vandoni pour assurer la direction générale du groupe, en lieu et place d’Alain Guillemin qui a souhaité  »quitter ses fonctions directement opérationnelles en raison de santé » .

Directeur général adjoint en charge des filières végétales et distributions spécialisées depuis seulement quatre mois, Maxime Vandoni, 47 ans diplômé de l’ESSEC, est un ancien cadre du groupe international allemand Henkel (Schwarzkopf, Pattex, Le Chat, Rubson etc…). Il a aussi assuré la direction générale de la société Candia (groupe Sodiaal).

Trois objectifs prioritaires lui ont été fixés par Terrena, indique le groupe :  »1. Accélérer la politique d’alliances et de reconfiguration du pôle agroalimentaire. 2. Poursuivre et structurer le déploiement d’une offre produit à forte valeur ajoutée « Nouvelle Agriculture ». 3. Renforcer l’innovation dans le domaine des produits et services pour les adhérents. »

Après six années à la tête du groupe, Alain Guillemin a été nommé administrateur indépendant du conseil d’administration des filiales et participations Terrena, une structure qui pilote les principales filiales (majoritaires ou minoritaires) détenues par le groupe en productions végétales et agroalimentaires.

Premier groupe coopératif agroalimentaire français, Terrena compte près de 22 000 agriculteurs adhérents, emploie plus de 12 000 salariés et a réalisé en 2012 un chiffre d’affaires de 4,5 milliards d’euros en hausse de +2,6%. Son résultat net s’est élevé à 10,9 millions d’euros.

Rédigé par Yves BOITEAU – Le Mercredi 3 Juillet 2013 à 16:34

Publié par Anbers.mag à http://www.angersmag.info/Un-nouveau-directeur-general-pour-le-groupe-Terrena_a7330.html?com

 

La viande artificielle déjà dans les assiettes

La viande artificielle déjà dans les assiettes dans AGRO 1406839-la-viande-artificielle-deja-dans-les-assiettes

© Beyond Meat

Qu’a-t-il donc de si particulier ce poulet Beyond Meat pour tant défrayer la chronique aux Etats-Unis ? Réponse : le goût, la texture et l’aspect de la chair du volatile… mais sans un gramme de poulet. Ses ingrédients : une pincée de poudre de soja et une grosse dose de technologie. Ajoutez-y un intérêt vorace d’investisseurs réputés visionnaires, mélangez avec une croissance annuelle du secteur de 20%, agrémentez le tout d’une explosion prévisible des besoins et vous comprendrez que le JDN ne peut résister à l’envie de soulever le couvercle de la casserole pour y regarder de plus près. Le résultat ? Une plongée dans une niche de l’agroalimentaire qui pèse déjà un milliard de dollars outre-Atlantique : le marché de la viande artificielle.

La viande artificielle, qu’est-ce que c’est ?

« D’ici 50 ans, nous échapperons à l’absurdité d’élever un poulet entier pour en manger le blanc ou une aile, en produisant ces parties séparément. » Le carnivore forcené qu’était Winston Churchill avait vu juste dès 1932. Certes, il se trompait de quelques décennies. Mais le fait de manger de la viande qui ne proviendrait pas d’un animal n’appartient plus au domaine de la science-fiction. Et ce n’est pas Mark Bittman, célèbre chroniqueur gastronomique du New York Times, qui nous contredira. Lors d’un test à l’aveugle, il a confondu le faux poulet confectionné par la start-up Beyond Meat avec du vrai.

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Le poulet Beyond Meat surprend par sa ressemblance au vrai.© Beyond Meat

Alors, la viande artificielle, qu’est-ce que c’est ? De même qu’il existe différents types d’élevages, on retrouve en fait différents procédés.

Pour fabriquer ses produits, l’américain Beyond Meat manipule à la fois chaleur, refroidissement et pression. D’une protéine poudrée (issue du soja pour le poulet et de petits pois pour la viande rouge) est tirée une pâte liquide, chauffée puis extrudée à travers une machine semblable à une presse à pâtes et enfin refroidie.

Le britannique Quorn, lui, utilise de la mycoprotéine, une protéine provenant de champignons, et a recours à « un procédé de fermentation très semblable à la fermentation de la bière. Simplement, plutôt que de récolter le liquide, nous récoltons le solide. Cet ingrédient est ensuite utilisé comme base pour plus de 100 produits alimentaires différents, allant de la viande hachée et filets aux plats préparés et en-cas », explique l’entreprise.

Parmi les techniques : planter des cellules souches de bovin dans un morceau de tissu musculaire afin de les « cultiver »

A l’université de Maastricht, au Pays-Bas, une équipe de chercheurs dirigée par le physiologiste Mark Post tente de son côté de créer de la viande artificielle in vitro. La technique consiste à planter des cellules souches de bovin dans un morceau de tissu musculaire afin de les « cultiver ». Mais le procédé coûte cher : 250 000 euros pour fabriquer l’équivalent d’un steak !

Enfin, la start-up américaine Modern Meadows mise sur les techniques de l’impression 3D utilisées dans la médecine régénérative. La cartouche ne contient pas d’encre mais un mélange de différentes cellules. Une autre cartouche distille de l’hydrogel pour agréger la mixture.

 

Des acteurs plus ou moins récents

 

Pour l’instant, le poulet de Beyond Meat se trouve uniquement dans des plats préparés : salades, sandwichs et brochettes. Il est distribué dans certains magasins de la chaîne Whole Foods, équivalent américain de Naturalia, sur la côte Ouest et dans la région des Rocheuses. La compagnie vise une distribution nationale début 2013. Avant de tenter la production de viande rouge artificielle, un tout autre challenge vu la difficulté pour en imiter l’aspect.

Particularité de Beyond Meat, elle ne souhaite pas se cantonner au marché végétarien/végétalien et insiste pour que ses références soient rangées auprès de la viande conventionnelle plutôt qu’à côté du tofu. « Notre objectif est de redéfinir la catégorie, confie le fondateur Ethan Brown à Slate.com. Au lieu de la nommer « viande », elle s’appellerait « protéine », peu importe qu’elle provienne d’une vache, d’une poule, de soja, de petits pois, de quinoa ou d’autres sources végétales. »

 

fiel roast vend ses frankfurters à base de blé lors des matchs de baseball de

Fiel Roast vend ses Frankfurters à base de blé lors des matchs de baseball de Seatlle.© Field Roast

Une stratégie différente de celle des concurrents. Les nouvelles saucisses au blé de la société Field Roast, acclamées par les critiques gastronomiques, sont vendues dans le stade lors des matchs de baseball de l’équipe de Seattle. Field Roast, fondée en 1997, « assume pleinement de fabriquer des produits à base de plantes principalement à destination des végétariens », assure une responsable de la communication.

La société canadienne Garden Protein International, elle, a choisi la santé et le bien-être comme créneau marketing. Les produits à base de soja, blé ou petits pois de sa marque Gardein ont reçu pléthore de prix pour leur qualité. Lors de leur lancement aux Etats-Unis en 2009, ils ont eu droit au soutien de la célèbre présentatrice et faiseuse de rois, Oprah Winfrey,

Les substituts de viande à base de champignon de la britannique Quorn, créé en 1995, sont quant à eux disponibles aux Etats-Unis depuis 2002. L’entreprise est parvenue à se hisser en première position des marques de substituts de viande dans les magasins spécialisés dits « naturels », avec 26% des parts de ce marché. Dans les réseaux de distribution traditionnels, elle pèse 10% de PDM.

 

LA VIANDE ARTIFICIELLE DÉJÀ DANS LES ASSIETTESUn secteur en plein boom

« Ces dernières années, malgré la crise, nous avons connu des taux de croissance d’environ 20% »

Lorsque le britannique Quorn a investi le marché américain en 2002, « nous n’avions que trois produits en vente dans une centaine de magasins, se rappelle David Wilson, directeur général pour les Etats-Unis. Aujourd’hui, nous sommes présents dans plus de 10 000 magasins avec une quinzaine de références. On peut trouver nos produits jusqu’en Alaska et à Hawaï. » En 2011, les ventes au détail des produits Quorn ont atteint les 32 millions de dollars outre-Atlantique. Sur les 9 premiers mois de 2012, elles s’élèvent déjà à 36 millions. « Ces dernières années, malgré la crise, nous avons connu des taux de croissance d’environ 20%, atteignant parfois les 25% ».

Une tendance vérifiée auprès des concurrents : la marque canadienne Gardein est aujourd’hui distribuée dans 12 500 magasins contre 750 en 2003. En 2010, les ventes ont augmenté de 40% par rapport à 2009. Beyond Meat, présente uniquement sur la côte Ouest, a quant à elle été victime de son succès médiatique du début de l’été et ne souhaite plus communiquer. « Nous avons accordé des interviews un peu trop tôt et cela a déçu certains consommateurs américains qui ne pouvaient se procurer le produit », nous écrit l’entreprise par mail, qui a également demandé à ses investisseurs de ne pas répondre à nos questions.

« Les ventes de substituts de viande représentent 0,6% de l’ensemble du marché »

Désormais, aux Etats-Unis, les produits à base de substituts de viande représentent 70% des ventes de nourriture dite végétarienne. Ils séduisent évidemment les 5% d’Américains végétariens et les 2% de végétaliens mais aussi certains carnivores. « Dans son ensemble, le marché pour les substituts de viande s’est considérablement développé car il y a davantage de choix pour les consommateurs », explique David Wilson. De là à concurrencer l’industrie de la viande ?

« En 2003, les ventes de viande artificielle s’élevaient à environ 300 millions de dollars, nuance Jayson Lusk, professeur d’économie agricole à l’université d’Oklahoma. En 2011, on estime qu’elles atteignent environ 1 milliard de dollars. Si l’on considère que les ventes de bœuf étaient de 79 milliards, celles de volailles de 45 milliards et celles de porc de 30 milliards, on arrive à un total de 154 milliards. Cela voudrait dire que les ventes de substituts de viande représentent uniquement 0,6% de l’ensemble du marché. Afin de disposer d’une véritable vision de l’impact de la viande artificielle, il faut avant tout se rendre compte de l’immensité du marché de la viande. »

Les fondateurs de Twitter et celui de PayPal ont investi dans la viande artificielle

Justement, le fondateur de Beyond Meat, Ethan Brown, a pour ambition de fournir un produit propre à satisfaire la demande croissante de viande dans le monde. Ce qui a attiré des investisseurs qui n’ont pas l’habitude de placer leur argent dans l’agroalimentaire, tels que Kleiner Perkins Caufield & Byers, « l’une des sociétés de capital-risque les plus grandes et les plus établies au monde », dixit le Wall Street Journal. Ou encore Obvious Corporation, la compagnie créée par les cofondateurs de Twitter, Evan Williams et Biz Stone. Et ils ne sont pas seuls. Le milliardaire et cofondateur de PayPal Peter Thiel a investi près de 350 000 dollars dans la start-up Modern Meadows qui tente de fabriquer de la viande artificielle à l’aide d’une imprimante 3D.

« Le secteur agroalimentaire est excessivement compétitif, rappelle cependant Jayson Lusk. Les grands groupes tels que Kellogg’s [qui, en 2007, a racheté Gardenburger qui produisait des burgers végétariens dès 1985, ndlr]  risquent éventuellement de dominer le marché des substituts de viande comme ils ont à terme dominé celui des produits bio. Le nom des marques change mais derrière ce sont les mêmes grandes entreprises.

Un avenir prometteur

pour jayson lusk, professeur d'économie agricole, le succès de la viande
Pour Jayson Lusk, professeur d’économie agricole, le succès de la viande artificielle est aussi dû à la hausse des prix de la viande conventionnelle.© JL

« Depuis une dizaine d’années, les consommateurs sont devenus plus sensibles aux problèmes liés à l’impact de l’élevage intensif sur l’environnement, au traitement des animaux mais aussi à leur propre santé et bien-être, rappelle Jayson Lusk, professeur d’économie agricole à l’université d’Oklahoma. Mais, ces derniers temps, le recours aux substituts est aussi une conséquence de la hausse des prix de la viande. Dans certains cas, l’augmentation s’élève à 30% par rapport à l’année dernière. »

Une forme d’intérêt pécuniaire qui préfigure le probable besoin de viande artificielle à venir : d’ici 2060, selon l’ONU, la Terre comptera 2 milliards de personnes de plus. D’ici 2050, la demande en viande aura doublé, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Or près de 30% de la surface exploitable de la planète sert déjà aux pâturages pour animaux. Et le secteur de l’élevage contribue à 18% des émissions mondiales de gaz à effets de serre. Une étude de l’université d’Oxford, publiée en 2011, estime que la viande créée en laboratoire produit 78 à 96% moins de ces gaz que la viande conventionnelle. Elle nécessite également 82 à 96% moins d’eau.

Par ailleurs, 80% des antibiotiques vendus aux Etats-Unis sont donnés aux animaux d’élevage, selon la Food and Drug Administration, augmentant ainsi le nombre de maladies résistantes aux antibiotiques. S’ajoute à ces considérations, celle, plus morale, du sort réservé aux animaux : selon la FAO, pour se nourrir, l’homme abat 1 600 mammifères et oiseaux chaque seconde.

Réduire l’empreinte de l’homme

En souhaitant concurrencer l’industrie de la viande, Ethan Brown, patron de Beyond Meat, vise à réduire l’empreinte de l’homme sur la planète. « Auparavant, on se déplaçait grâce au cheval. Puis la voiture l’a remplacé, confie-t-il à Slate.com. Je suis persuadé qu’à l’avenir, vous marcherez dans les rayons d’un supermarché et vous demanderez du poulet ou du bœuf. Et de la même façon que l’automobile n’a plus de relation au cheval, ce que vous obtiendrez n’aura plus rien à voir avec les animaux. »

Reste à savoir si les consommateurs accepteront complètement l’idée de se retrouver avec une viande artificielle dans leur assiette. « Il existe chez les gens une certaine aversion à l’usage de la technologie dans la nourriture », rappelle Jayson Lusk. Mais auront-ils le choix ?

Article publié par  sur le JDN à http://www.journaldunet.com/economie/agroalimentaire/viande-artificielle/

Les sociétés citées dans ce dossier :

Beyond MeatField RoastGardenburgerGarden Protein InternationalKellogg’sKleiner Perkins Caufield & ByersModern MeadowsQuorn

Les personnes citées dans ce dossier :

Mark BittmanEthan BrownJayson LuskMark PostBiz StonePeter ThielEvan Williams,David Wilson

Les volaillers français perdent la moitié de leurs subventions européennes

Par Julien Bonnet - Publié le 18 janvier 2013, à 14h53

Doux - Usine de Quimper

© S. Julienne – L’Usine Nouvelle

« La Commission européenne nous a informés jeudi de sa décision de diviser par deux le niveau des restitutions sur la filière volaille », a expliqué à l’AFP le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garot. Cette subvention, dont la France est l’unique bénéficiaire, vise à encourage l’exportation de poulets. Une décision qui touche durement les groupes Doux et Tilly-Sabco.

Coup dur pour la volaille française. Les groupes Doux et Tilly-Sabco vont perdre la moitié de leurs subventions européennes. Ces dernières étaient accordés à la France pour encourager l’exportation de poulets.

« La Commission européenne nous a informés jeudi de sa décision de diviser par deux le niveau des restitutions sur la filière volaille », a expliqué à l’AFP le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garot, confirmant une information d’Europe 1.

UN  »SOUTIEN RAPIDE » AUX ENTREPRISES CONCERNÉES À L’ÉTUDE

« Avec Stéphane Le Foll (le ministre de l’Agriculture) nous avons convoqué aujourd’hui une réunion d’urgence (…) pour voir comment nous pouvons apporter un soutien rapide aux entreprises » fragilisées par cet accord, a ajouté Guillaume Garot, citant les groupes Doux et Tilly-Sabco.

Sur son site, LSA indique que Doux recevait chaque année 55 millions d’euros de subventions européennes, ce qui en faisait le premier bénéficiaire de la PAC en France.

Les ministres vont également saisir le Commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, pour contester cette décision, a encore déclaré Guillaume Garot, reconnaissant que la France était aujourd’hui le seul pays de l’Union européenne à bénéficier de ces aides.

Julien Bonnet

Publié par l’usine nouvelle à http://www.usinenouvelle.com/article/les-volaillers-francais-perdent-la-moitie-de-leurs-subventions-europeennes.N189879

 

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