Archives pour la catégorie produits laitiers

Agrial devient un acteur majeur dans la branche lait

Grâce à son alliance avec Senoble, le groupe coopératif agroalimentaire bas-normand s’impose comme un nouvel acteur dans la transformation laitière.

Par Stanislas Du Guerny

Avec un chiffre d’affaires de 2,71 milliards d’euros, soit une hausse de 20 % par rapport à 2010 (2,26 milliards d’euros l’an dernier), le groupe Agrial, basé à Caen (Calvados), affiche une croissance impressionnante. « La moitié de cette augmentation doit être attribuée à la croissance externe, dont la fusion avec Elle & Vire est un élément majeur », souligne Ludovic Spiers, directeur général.

Cette fusion, officialisée l’an dernier (« Les Echos » du 11 juillet), a permis au groupe agroalimentaire d’entrer dans la transformation laitière, en réalisant une collecte de lait de 900 millions de litres avec 3.000 producteurs. Le mouvement s’est poursuivi le 16 mars dernier avec une nouvelle étape. A cette date, le projet d’alliance d’Agrial avec le groupe Senoble (1,1 milliard d’euros de chiffre d’affaires pour une production de 650.000 tonnes de produits ultrafrais à travers 5 usines) a été concrétisé par la création de la société Sénagral, détenue à parts égales par les deux structures.

En attendant la fin des quotas

Après la récente montée à 49 % dans le capital de Délicelait, une société de la Manche dans laquelle Agrial avait pris l’an dernier une participation minoritaire, « la constitution de Sénagral confirme la position d’Agrial comme nouvel acteur dans ce secteur », souligne Ludovic Spiers. La nouvelle branche lait du groupe se met ainsi en ordre de marche, représentant désormais une collecte de 1,35 milliard de litres auprès de 3.800 producteurs, pour un chiffre d’affaires supérieur à 900 millions d’euros.

« Tout en confortant son partenariat avec le groupe CLE-Bongrain, Agrial se met en situation de conquérir de nouveaux marchés pour ses adhérents, dans la perspective de la fin des quotas laitiers en 2015 »,explique Gilbert Herpe, le président d’Agrial, qui achève cette année un mandat de douze ans.

Fort de 10.000 adhérents sur le Grand Ouest, le groupe aux 86 filiales (7.500 salariés) réalise un bénéfice de 38,4 millions d’euros, en augmentation de 11,6 % (34,4 millions d’euros en 2011). Ses fonds propres s’améliorent de 45 millions d’euros pour atteindre, fin 2011, 488 millions d’euros.

« Cette situation financière saine nous permet d’envisager de nouveaux développements par croissance externe en 2012 », ajoute Ludovic Spiers. D’ici peu, Agrial, qui vise un chiffre d’affaires de 3,3 milliards d’euros en 2012, devrait faire connaître deux nouvelles acquisitions.

Philippe Legueltel, Les Echos
CORRESPONDANT À CAEN

Chez les skatophages …

Article lu sur le blog de mediapart intitulé « Chez les skatophages (mange-merde) » rédigé le 28 Mai 2012 par victorayoli à: http://blogs.mediapart.fr/blog/victorayoli/280512/chez-les-skatophages-mange-merde

 pizza fromage erzat cargill.jpgAh qu’ils sont beaux, qu’ils sont appétissants les emballages de ces plats cuisinés de l’industrie agroalimentaire qui encombrent de plus en plus les linéaires des grandes surfaces ! Pizzas aux fromages, cheeseburgers, lasagnes. On pense à la mozzarella, au gruyère, au parmesan, au gouda, à l’emmenthal… Huuummm !

Mouais… Ça ressemble au fromage, ça a la texture du fromage, ça singe le goût du fromage mais…ce n’est pas du fromage ! Il s’agit d’un ersatz composé de matière grasse (huile de palme), farine, levure, sel, amidon et exhausteurs de goût. 

Ils appellent ça du « fromage analogue » ! Cette saloperie nous vient évidemment des Zétazunis. Inventé par Cargill, un fabricant étazyniens de produits pour l’industrie agro-alimentaire implanté dans 63 pays et basé dans le Minnesota, à Minneapolis, le fromage analogue se décline en deux types.

Le premier est une pâte composée de 15 % de protéines laitières, d’huile de palme et d’exhausteurs de goût qui existe depuis 2007. 

Le second appelé « Lygomme Tach Optimum » destiné au marché européen et datant de 2009, est composé de trois amidons, d’un galactomannane (E 410,412, 417), d’un carraghénane (E 407), tous deux gélifiants, et d’arômes. S’il ne l’est pas pour les consommateurs, ce lygomme coûte 60 % de moins pour les industriels que l’autre fromage analogue (et 200 % de moins qu’un vrai fromage) ! En plus, Cargill se glorifie cyniquement de favoriser la santé du consommateur car son lygomme ne contient pas de graisses saturées, ni de lactose et convient aussi bien à l’alimentation halal que kasher.

Le client, lui, se fie à la belle image sur l’emballage, et ignore complètement qu’il mange du faux fromage, au détriment de son plaisir et de sa santé. Il entre dans la grande famille des skatophages !

Source : http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-fromage-synthetique-colonise-de-117344

 

Mais ce n’est pas fini. Approchez, approchez ! « Con »-sommatrices, « con »-sommateurs…

Voici une belle tarte à la cerise, fort appétissante dans les rayons de votre grande surface. Eh ! Elle ne vient pas du pâtissier du quartier, cet artiste qui travaillent de bons produits pour créer du plaisir. Elle vient de l’industrie agroalimentaire. Et qu’est-ce qu’il y a dedans ? Suivez le guide.

 tarte cerise industrielle.jpgVoici, la liste des produits chimiques utilisés pour la fabrication d’une tarte aux cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu’à l’usine agroalimentaire

La pâte: Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d’un fongicide avant semis. Pendant sa culture, le blé a reçu des pesticides, des hormones ainsi que des doses d’engrais. Après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfite de carbone, puis arrosés au lopyriphosméthyl. Ensuite la farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l’acide ascorbique. Pour faire lever la pâte. La poudre levante est traitée au silicate de calcium et l’amidon est blanchi au permanganate de potassium. La pâte reçoit aussi un antioxydant (pour éviter le rancissement) comme l’hydroxytoluène de butyl.

La crème: Les œufs proviennent d’un élevage industriel où les poules sont nourries avec des granulés contenant des antioxydants (E300 à E311), des émulsifiants (alginate de calcium), des conservateurs (acide formique), des colorants (capsa théine) des agents liants (ignosulfate) et enfin des appétants (glutamate de sodium) pour qu’elles puissent avaler tout ça. Elles reçoivent aussi des antibiotiques, et surtout des anticoccidiens. Les œufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l’acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc. Le lait provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques : flavophospholipol (F712) ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse (F307), buthyl-hydrox-toluène (F321) alginate de propylène-glycol (F405), acide tartrique (E334), acide propionique (F280) azotés chimiques (F801) des colorants, et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout ça, comme le glutamate de sodium. Les huiles, ont été  extraites par des solvants comme l’acétone,  puis raffinées par action de l’acide sulfurique,  puis lavage à chaud,  neutralisées à la lessive de soude, décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc. Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine. La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme l’acide alginique (E400)

Les cerises: ont reçu entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années. Les cerises sont décolorées à l’anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine. Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d’aluminium,  et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202). Elles sont enfin enduites d’un sucre qui provient de betteraves qui, ont reçu leur bonne dose d’engrais et de pesticides.  Ce sucre est extrait par défécation à la chaux et à l’anhydride sulfureux, décoloré au sulfoxylate de sodium,  puis raffiné au norite et à l’alcoolisopropylique.  Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique. Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est nécessaire d’ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthétique du goût et de l’odeur à partir d’éléments artificiels issus de la chimie du pétrole. L’exemple développé est ici la cerise, mais est identique à de nombreux autres parfums. Le parfum artificiel de cerise se compose donc des molécules synthétiques suivantes :- acétate d’éthyle– acéthyl méthylcarbinol– butyrate d’isoamyle– caproate d’ethyle– caprylate d’isoamyle– caprate d’ethyle– butyrate de terpenyle- géraniol– butyrate de geranyl – acetylacetate d’ethyle– heptanoate d’ethyle– aldéhyde benzoïque– aldéhyde p-toluique.

 

Ce texte simplifié a été rédigé à partir d’un texte de Claude Bourguignon, un ingénieur agronome qui travailla à l’INRA, avant de quitter l’honorable maison pour cause de désaccord. Spécialiste de la microbiologie des sols, c’est lui qui démontra, pour la première fois, que les sols cultivés à grand renfort d’engrais chimiques et de pesticides, étaient biologiquement … morts.

 Source : http://2ccr.unblog.fr/2011/02/04/bon-appetit/

Décadi 10 Prairial 220

Starbucks à la conquête des supermarchés

Par Keren LentschnerPublié le 18/05/2012 à 18:08

Aujourd'hui disponibles qu'à Paris, les Frappuccinos sont vendus dans les rayons frais des supermarchés.
Aujourd’hui disponibles qu’à Paris, les Frappuccinos sont vendus dans les rayons frais des supermarchés.

La marque veut se rendre incontournable en France avec un café prêt-à-boire en bouteille.

Starbucks à la conquête des supermarchés dans ACTEURS coeur-Huit ans après son arrivée dans l’Hexagone, Starbucks ne se contente plus de servir à boire dans ses salons de café. La chaîne américaine lance des cafés «prêt-à-boire» vendus en bouteille dans les supermarchés. Pas question pour l’enseigne de faire de l’ombre au café au lait bu au zinc. Avec ses Frappuccinos, elle espère imposer une «façon différente de consommer le café» à destination des jeunes de 15 à 35 ans. Une revanche pour l’américain qui a dû renoncer à vendre ses sachets de café en grande distribution après un désaccord avec Kraft.

Pour le moment, ses boissons lactées à base de café – vendues au rayon frais aux goûts café, moka et vanille – ne sont disponibles qu’à Paris. D’ici à la fin de l’année, la distribution devrait être nationale avec environ 900 points de vente. Les Frappuccinos existent déjà en Amérique du Nord, en Scandinavie (Norvège, Finlande), au Mexique ainsi qu’en Asie (Hongkong, Corée du Sud, Chine) où ce mode de consommation nomade du café est déjà ancré dans les mœurs, surtout en canettes. Ce marché, qui pèse 17 milliards de dollars dans le monde, a crû de 5 % en cinq ans. En France et en Allemagne, où les Frappuccinos viennent d’être lancés, Starbucks fait un pari osé. «Ce marché est encore quasi inexistant en France mais le nomadisme de la consommation est de plus en plus important, commente Olivier de Mendez, directeur marketing de Starbucks France. Il y avait un terreau fertile entre la clientèle que l’on souhaitait séduire et la notoriété de la marque qui commence à s’installer dans le pays.»

Dans les gares et les aéroports

Allié à PepsiCo aux États-Unis, Starbucks a choisi le français Solinest pour distribuer Frappuccinos dans l’Hexagone. Quant à la production, elle est danoise. Le groupe a fait appel à un poids lourd du lait, la coopérative Arla.

Starbucks n’est pas le premier venu sur ce marché dans l’Hexagone. Coca-Cola, qui est associé avec Illy depuis 2007, a lancé l’an passé ses canettes de café Illyissimo (voir nos éditions du 17 octobre 2011). Vendues légèrement plus chères (2,20-3 euros), elles sont aujourd’hui disponibles dans 400 points de vente. Les deux marques se côtoient au rayon frais et aimeraient s’imposer au rayon snacking, où les places sont chères.

Avec Frappuccinos, Starbucks souhaite rendre sa marque incontournable dans l’Hexagone. «Les Frappuccinos en bouteille permettront de consommer Starbucks à tous les moments de la journée et quel que soit l’endroit où l’on se trouve, y compris lorsqu’il n’y a pas de salon de café à proximité», ajoute Olivier de Mendez. Starbucks, qui possède une soixantaine de cafés en France, ne craint pas de cannibalisation avec les boissons vendues dans son réseau. Au contraire. À terme, ses Frappuccinos pourraient être disponibles dans certaines villes avant même l’arrivée de salons de café.

Ce lancement est une nouvelle étape dans la stratégie de conquête mise en place par Howard Schultz, le PDG de Starbucks, qui a repris les rênes en 2008. Il entend suivre les consommateurs «dans les gares, les aéroports, les restaurants, les trains et les hôtels», confiait-il récemment au Figaro, envisageant même de «tester des machines automatiques qui serviront nos cafés dans la rue». En France, après deux salons de café ouverts en mars gare Saint-Lazare, deux autres devraient suivre dans les aéroports d’Orly Sud et de Marseille d’ici à la fin de l’année. Starbucks s’ouvre également à l’hôtellerie. En France, il teste avec Accor une implantation dans un hôtel Novotel parisien. Parallèlement, le groupe – qui entend bien s’installer au domicile de ses consommateurs – a annoncé le lancement en Amérique du Nord d’une cafetière et de capsules d’expresso, empiétant ainsi sur les plates-bandes de Nespresso.

Article publié dans: http://www.lefigaro.fr/societes/2012/05/18/20005-20120518ARTFIG00573-starbucks-a-la-conquete-des-supermarches.php

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» Boire du café chaque jour est bon pour la santé

Laïta met « de l’intelligence » dans ses yaourts

  • Christian Couilleau, directeur général de Laïta (au centre), avec Dominique Chargé, président.

    Christian Couilleau, directeur général de Laïta (au centre), avec Dominique Chargé, président.

Leader pour le beurre. Laïta, dont le siège est à Gouesnou (Finistère), est le numéro 1 hexagonal pour le beurre. L’entreprise est née en 2009 de la fusion des activités laitières des coopératives Even et Coopagri (Finistère) et Terrena (Loire-Atlantique). « Dans un marché du beurre en régression, nous progressons de 7,5 %, se félicite Christian Couilleau, directeur général de Laïta. Nous gagnons également des parts de marché avec nos fromages fouettés ‘ Mme Loïc ’ grâce à la publicité et au lancement de trois nouveaux produits par an. » Le tout dernier est un fromage fouetté au poivron rouge. L’entreprise veut conquérir une clientèle plus jeune et plus féminine. Les beurres, fromages et autres yaourts sont fabriqués « sans exhausteur de goût, ni agent de texture, ni colorant »De moins en moins de produits basiques. Outre les produits de grande consommation vendus en magasins, Laïta fournit des ingrédients aux industriels. « Nous fabriquons des poudres fermentées qui entrent dans la fabrication de plats cuisinés, de pâtisseries, chocolats, indique le directeur général. Nous produisons davantage pour l’alimentation humaine et moins de poudres basiques pour l’alimentation animale. Nous voulons mettre de l’intelligence dans nos produits laitiers. » Laïta exporte un tiers de ses fabrications et développe une gamme d’ingrédients halal.

« Nourrettes » pour les bébés prématurés. Ces petits biberons ont été créés en 2011 pour alimenter les bébés nés avant terme. Laïta nourrit aussi les malades avec des potions protéinées. La nutrition santé est son troisième grand métier. Une centaine de techniciens et d’ingénieurs travaillent dans les services recherche et développement. Mais l’entreprise finistérienne ne se désintéresse pas des gros volumes destinés aux marchés des pays émergents. « Nous avons créé un système de prix différencié A et B en fonction des débouchés, indique Dominique Chargé, le président de Laïta. En 2011, le prix A (94 % de la production)était de 340 €/1 000 litres et le B, 315 €. »

100 millions d’euros d’investissements. Programmés sur les vingt-quatre prochains mois, ils serviront à la modernisation des huit tours de séchage et des lignes de fabrication. L’entreprise, qui emploie 2 230 salariés, a recruté soixante CDI en 2011 et accueilli trente apprentis. Elle en formera cinquante autres en 2012.

Jean-Paul LOUÉDOC.

Publié par Ouest France à http://www.ouest-france.fr/actu/AgricultureDet_-Laita-met-de-l-intelligence-dans-ses-yaourts-_3640-2067424_actu.Htm

 

Danone doublé par Nestlé pour la nutrition infantile de Pfizer ?

(Boursier.com) – Nestlé et Danone sont décidément inséparables… Les deux géants de l’agroalimentaire, dont un grand nombre d’activités sont en concurrence, sont en course pour le rachat des actifs de nutrition mis en vente par l’américain Pfizer. Une entité valorisée quelque 10 Milliards de Dollars (environ 7,6 Milliards d’Euros), que ce soit depuis Vevey ou Evian selon le ‘Financial Times’ et Bloomberg, et 9 Mds$ selon le ‘Wall Street Journal’. Les deux quotidiens des affaires anglo-saxons annoncent ce matin que c’est le groupe suisse qui a décroché le gros lot, l’annonce officielle étant attendue en début de semaine prochaine…

« L’expérience montre que le WSJ a souvent raison quand il évoque des opérations de fusion ou d’acquisition imminentes, même si d’autres sources évoquent un prix de 10 Mds$ », soulignait tôt ce matin l’analyste Andrew Wood, de Bernstein…

En attendant d’y voir plus clair, le spécialiste rappelle quelques faits concernant la nutrition de Pfizer : ses revenus annuels représentaient 2,1 Mds$ en 2011, avec une forte exposition aux marchés émergents (estimée à 75%, dont 25% pour la seule Chine). Si Pfizer n’a pas publié sa rentabilité, Andrew Wood l’estime à 20 à 25% pour la marge d’EBITDA. Cela aboutirait donc, sur la base d’un prix de 9 Mds$, à des multiples de valorisation de 4,3 fois les ventes du précédent exercice et 17 à 22 fois l’EBITDA… un peu plus que l’acquisition de Gerber par Nestlé en 2007 (respectivement 3,3 fois et 17 fois), mais moins que celle de Numico par Danone la même année (respectivement 5,1 fois et 23 fois).

« Dans la mesure où Gerber était une activité majoritairement tournée vers les Etats-Unis et la nourriture pour bébé et où Pfizer Nutrition est centrée sur les marchés émergents et le lait infantile, des multiples d’acquisition supérieurs à ceux de Gerber semblent raisonnables », ajoute l’analyste de Bernstein, qui rappelle que les analystes ont toujours estimé que Danone avait surpayé Numico, si bien que des multiples inférieurs à cette opération apparaissent logiques. L’opération est très cohérente stratégiquement pour Nestlé, estime-t-il, surtout si le prix payé est plus proche de 17 fois que de 22 fois l’EBITDA.

Paradoxalement, Danone pourrait aussi en profiter en bourse, en ce que cela écartera la perspective d’une grosse acquisition redoutée par certains investisseurs. L’entreprise française pourrait en outre récupérer quelques actifs si les autorités antitrust obligeaient Nestlé à se séparer de certaines filiales (l’Arabie Saoudite, le Mexique, les Philippines et l’Australie pourraient être « à risque »). Andrew Wood rappelle que ses hypothèses sont fondés sur des rumeurs de presse et non sur des chiffres officiels, si bien qu’elles sont à prendre avec un certain recul.

A.B. – ©2012 www.boursier.com

Glaces: Unilever creuse l’écart avec Nestlé

Par Keren LentschnerService infographie du Figaro

Le siège du groupe Nestlé à Vevey, en Suisse.
Le siège du groupe Nestlé à Vevey, en Suisse. Crédits photo : FABRICE COFFRINI/KEYSTONE/AFP
INFOGRAPHIE- Les deux groupes, qui misent sur une montée en gamme, espèrent faire manger des glaces toute l’année.
Glaces: Unilever creuse l'écart avec Nestlé dans -- comportements alimentaires coeur-Tous les moyens sont bons pour faire manger de la glace. Nestlé s’inspire ainsi de la recherche sur les avalanches pour parfaire la texture de ses cônes et pots. Ses chercheurs tentent d’améliorer la résistance des cristaux microscopiques de glace que l’on trouve aussi bien dans la neige que dans la crème glacée.Challenger sur un marché mondial dominé par Unilever, Nestlé met les bouchées doubles en R & D et en innovation. C’est le nerf de la guerre au rayon glaces, un marché d’impulsion, dont la consommation reste modérée et surtout très saisonnière, avec 55 % des volumes annuels écoulés en huit semaines. Avec 5,5 litres par habitant et par an, les Français restent largement à la traîne derrière les Italiens (11,2 litres) et les Suédois (12,3 litres). Le marché, qui a souffert l’an passé des caprices de la météo, a stagné en volume (+ 0,9 %), mais il est nettement monté en gamme, avec une hausse de 6,4 % en valeur.

Ce potentiel de croissance du marché anime la bataille dans l’Hexagone entre Nestlé et Unilever, les marques de distributeurs continuant de reculer. En 2011, Unilever (Miko, Carte d’Or, Magnum, Ben & Jerry’s) a creusé l’écart avec Nestlé (Extrême, La Laitière…). «Toutes nos marques ont été en croissance l’an passé», déclare Valérie Osmont, chef de groupe marketing glaces chez Unilever, dont l’activité a crû de 11 % en grande distribution. Le leader historique a progressé à la fois en valeur et en volume.

Du dessert au snacking

«C’est une catégorie prioritaire pour Unilever en France, d’autant que le potentiel de développement y est important», déclare Eric Barthome, directeur de l’activité glaces, qui représente 15 % du chiffre d’affaires du groupe. Il s’appuie d’abord sur ses deux pépites: Magnum, première marque du marché en valeur, et Carte d’Or, n° 1 en volume. À lui seul, le bac familial de 1,5 l à la vanille de Carte d’Or est la première référence du marché avec 2,6 % des volumes.

Unilever a choisi de jouer à fond la carte de la gourmandise. Magnum sera décliné cette année avec des éclats de fèves de cacao et un enrobage au chocolat noir. Avec son large portefeuille de marques, Unilever veut s’imposer à tous les moments de la journée, du dessert (Carte d’Or) au snacking (Cornetto, Magnum). Il cherche également à varier les occasions de consommation et à élargir sa cible. Pour séduire les jeunes urbains accros au petit noir, il lance dans les bars, hôtels et restaurants des cafés glacés granités en pots individuels, baptisés Café Zéro.

Face à lui, Nestlé a perdu du terrain. Il a notamment pâti de son recul dans le segment familial des bacs et des pots, crucial en termes de visibilité en rayons, au profit de Häagen-Dazs (General Mills). Le troisième acteur du marché continue de progresser dans l’Hexagone avec près d’un demi-million de nouveaux foyers acheteurs.

«Nous avons la volonté de “premiumiser” notre stratégie, c’est de cette façon que nous répondons aux attentes du consommateur qui recherche davantage de plaisir et est prêt à payer plus cher, explique Javier Texido, directeur général de Nestlé Grand Froid. Notre objectif est de regagner des parts de marché cette année.» En France, le leader mondial de l’agroalimentaire parie d’abord sur les cônes (Extrême). Archileader, il a consolidé son avance grâce au lancement réussi l’an passé d’une variante plus sophistiquée, à l’américaine, qui lui a permis de conquérir près de deux millions de consommateurs supplémentaires. Avec deux nouveaux parfums, il veut capitaliser sur ce succès en 2012. Le groupe débarque aussi dans le «super premium» avec ses petits pots individuels La Laitière, à la texture très riche, à consommer après dîner, y compris hors saison. Nestlé comme Unilever sont convaincus que la crise ne fera pas fondre l’appétit des consommateurs pour les glaces.

 

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Le beurre, des hauts… et des bas

Le bilan de la matière grasse laitière est complexe. Il dépend du climat et de la collecte, mais aussi de la demande mondiale en fromage et en poudre grasse. Le marché du beurre a connu depuis 2007 des fluctuations importantes. Des records de prix ont été atteints l’année dernière. 2012 s’annonce plus difficile.

27 mars 2012  Source: RLF (Revue Laitière Française) RLF (Revue Laitière Française)

800 000 t de beurre sont échangées annuellement dans le monde. Un volume quasiment stable depuis 20 ans.800 000 t de beurre sont échangées annuellement dans le monde. Un volume quasiment stable depuis 20 ans. -© R. LEMOINE

 La matière grasse a représenté pendant longtemps le tendon d’Achille de la filière laitière. Depuis 2007, les cours mondiaux du beurre sont régulièrement supérieurs à 3500 $ la tonne alors qu’ils se maintenaient auparavant entre 1000 et 2000 $ la tonne. « Ce n’est pas du côté de la demande qu’il faut chercher une explication à l’équilibre tendu du marché mondial du beurre », remarque Gérard Calbrix d’Atla.

Parmi les grands produits laitiers échangés sur le marché mondial, seul le beurre voit ses volumes stagner depuis 20 ans, autour de 800000 tonnes tandis que la demande connait une forte croissance pour les autres produits. « L’évolution du bilan mondial de la matière grasse doit tenir compte de nombreux paramètres », explique-til.

UN POTENTIEL GENETIQUE EN BAISSE

Côté disponibilité, d’aucuns évoquent une baisse de la collecte de matière grasse laitière. En réponse au trop-plein qui sévissait dans les années quatre- vingt-dix, les professionnels ont oeuvré pour un resserrement de la politique de sélection génétique sur ce critère. « Entre 2000 et 2009, la collecte de beurre a augmenté en Europe de 16000 tonnes alors qu’elle aurait pu augmenter de 50 000 tonnes. La teneur du lait en MG aurait ainsi baissé de 0,8 % sur cette période », rapporte Christophe Lafougère directeur du Gira.

Cette baisse reste toutefois modérée: « l’effet alimentation des vaches a atténué en partie l’effet des choix génétiques, d’autant plus que la sélection s’est également opérée sur le critère production de lait en termes de quantité », constatent les experts en France. Ainsi globalement, les disponibilités en matières grasses n’ont cessé de progresser en Europe avec l’augmentation de la production laitière.

"Nous achetons de la crème pour nos fabrications de Brillat Savarin. Le prix du Kg de matière grasse laitière est passé de 2,50 € à 5,10 € en deux ans. Nous avons dû de ce fait, différer nos investissements."  (Philippe Delin, directeur de la Fromagerie Delin)« Nous achetons de la crème pour nos fabrications de Brillat Savarin. Le prix du Kg de matière grasse laitière est passé de 2,50 € à 5,10 € en deux ans. Nous avons dû de ce fait, différer nos investissements. » (Philippe Delin, directeur de la Fromagerie Delin) - © R. LEMOINE

 

FORTE DEMANDE DE POUDRES GRASSES

Face à l’évolution des volumes de matière grasse laitière collectée, il faut mettre en regard la formidable expansion de la demande de poudre grasse sur le marché mondial qui a profité à la Nouvelle-Zélande et le développement des fabrications de fromages en Europe en réponse à une forte demande des pays tiers. « Les fabrications européennes de beurre sont le débouché des volumes de matière grasse laitière qui ne trouvent pas d’utilisation dans la fabrication d’autres produits laitiers », rappelle Gérard Calbrix.

En revanche, le développement des plats préparés n’a pas profité au beurre. Les chiffres du Gira montrent plutôt, une déclinaison des achats par les IAA (industries agroalimentaires). « Les prix élevés du beurre ont conduit lesopérateurs à lui préférer les matières grasses végétales notamment pour les BVP (biscuiterieviennoiserie-pâtisserie) et les crèmes glacées. Nous observons aujourd’hui une stabilisation de ce phénomène ; les recettes étant arrêtéesdepuis quelque temps déjà », analyse Christophe Lafougère, directeur du Gira. Les industries alimentaires totalisent 40 % de la consommation de matière grasse laitière dans l’Union
européenne.

Du côté de la restauration hors foyer qui accapare 15 % des débouchés du beurre en Europe, le Gira parle aussi de décélération : « la restauration traditionnelle cède le pas devant le fast food d’une part et d’autre part,l’utilisation par les restaurateurs du « tout près », fait moins de place au beurre ».

MGLA (matière grasse laitière anhidre) équivalent beurre - (1) Source : FAM, enquête mensuelle laitière (2) Source : Eurostat / Source : FIL - estimations 2011 AtlaMGLA (matière grasse laitière anhidre) équivalent beurre – (1) Source : FAM, enquête mensuelle laitière (2) Source : Eurostat / Source : FIL – estimations 2011 Atla- © -

À NOUVEAU DANS LA TOURMENTE ?

Qu’en est-il des GMS ? Les panels de distribution affichent une rétraction des achats en volume pour l’année 2011. Une évolution structurelle selon les intervenants. Se basant sur les résultats observés sur le marché du beurre en Allemagne (- 6 % pour les achats des ménages en janvier 2012), certains évoquent une répercussion de la crise économique qui jusqu’ici épargnait le secteur. Celle-ci se fait aussi sentir au niveau des IAA, ajoute un observateur « les Italiens ont fabriqué 20 % de moins de Panettone,le gâteau traditionnel de Noël », remarque- t-il.

Le beurre entre-t-il à nouveau dans la tourmente ? « Nous sommes sur des schémas qui présentent des courbes orientées vers le bas pour la demande et vers le haut pour les disponibilités. La cotation du beurre ne va pas tarder à chuter », prédit- il. Les marchés ne semblent pas pour l’instant lui donner tort : en janvier, le prix moyen néerlandais se situait en moyenne à 3,46 euros le kilo. Il est tombé à 3,17 euros le kilo fin février. Dans les couloirs du Gulf food, ce salon qui attire à Dubai les exportateurs des quatre coins du monde, il était question des enchères de Fonterra qui, depuis 11 mois, appliquent une baisse régulière sur le prix du beurre : fin février, le kilo était mis en vente à 2,20 euros.

« Depuis juillet 2011, le marché du beurre ne se porte pas bien. Mais ceci ne s’est pas traduit sur les marchés, car aujourd’hui le comportement d’achat des opérateurs a cessé d’être rationnel. Nous assistons depuis deux ans, à des achats de couverture sur 5 à 6 mois qui ont pour conséquence un ralentissement de la chute des prix », révèle un acheteur de beurre chevronné qui souhaite garder l’anonymat.

 

L’ÉQUILIBRE OFFRE /DEMANDE SE FISSURE

Alors, à quoi faut-il s’attendre pour les mois àvenir? Depuis 2007, face à des fluctuations de 2 euros par kilo et par an, alors que la différence entre le prix le plus haut et le plus bas n’avait jamais dépassé 0,25 euro avant cette date, les experts sont humbles dans leurs prévisions. « Nous sommes sur une tendance baissière qui devrait nous amener en dessous de 3 euros le kilo dans les semaines qui viennent », escompte notre acheteur.

« Depuis novembre dernier, les prix du beurre vrac baissent, confirme Gérard Calbrix. Cette tendance s’accélère sous la pression d’une production laitière en forte hausse dans le monde, une consommation en recul dans les ménages, mais aussi dans les IAA et chez les artisans, et l’arrivée en Europe du contingent de beurre néozélandais du premier semestre. Il faudra sans doute attendre fin juin pour y voir plus clair ».

Heureusement, les stocks sont au plus bas. Ce qui pourrait permettre de gérer au mieux les prix pour ne pas occasionner une nouvelle crise du lait. « Chaque 
année, au second semestre, l’UE est déficitaire en matière grasse », souligne Gérard Calbrix. Affaire à suivre.

Dossier réalisé par RLF (Revue Laitière Française) RLF (Revue Laitière Française)

 

Entente sur les prix dans les yaourts ?

L’Autorité de la Concurrence, qui soupçonne une vaste entente dans l’industrie du lait, a ouvert une enquête et mené des perquisitions dans les locaux de huit groupes agroalimentaires, selon Les Echos dans leur édition à paraitre demain jeudi.

Les locaux de huit entreprises, dont Senoble, Novandie, Lactalis, 3A, les Maîtres Laitiers du Cotentin et Alsace Lait ont été perquisitionnés par les agents de l’Autorité de la Concurrence, suite à la dénonciation d’un industriel du secteur, affirme le quotidien. L’enquête qui porte sur les yaourts et fromages frais vendus sous marques de distributeur, durera au moins un an et risque de se solder par une amende pour les contrevenants, selon Les Echos.

Interrogé par l’AFP, le groupe Lactalis n’a pas souhaité commenter l’information et l’Autorité de la Concurrence n’était pas joignable dans la soirée. Récemment, cette dernière a prononcé plusieurs sanctions à l’encontre de l’industrie agroalimentaire pour des ententes sur les prix.

Les principaux producteurs de farine français et allemands ont ainsi été condamnés mi-mars à 242,4 millions d’euros d’amende et mardi les trois principaux fabricants de croquettes pour chiens et chats à 35,3 millions d’euros.

Publié le 21/03/2012 à 21:48

Côtes d’Armor (22) Des stratégies variées pour gérer l’offre laitière

Côtes d'Armor (22) Des stratégies variées pour gérer l’offre laitière dans -climat economique 120203ed22aLors de la journée laitière organisée par FDSEA/ Jeunes Agriculteurs mardi à Plouagat, Gérard You, ingénieur à l’Institut de l’élevage, a décortiqué une étude conduite auprès de 24 entreprises françaises (14 coopératives et 10 privés). Elles dévoilent des stratégies plus ou moins précises. En fonction de la zone de collecte, de la taille, du mix-produits, du degré de saturation des outils …, les orientations et les options envisagées pour l’après 2015 divergent.

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Veautez La Vache Qui Rit !

Pour sa première participation au Salon de l’Agriculture, la marque phare du Groupe agroalimentaire BelLa Vache Qui Rit, s’est déclarée candidate à l’élection présidentielle de mai prochain !

A la tête du « Parti d’en rire », La Vache Qui Rit voit les choses en grand, puisqu’elle propose un « pack militant » avec lettre de soutien, images, stickers, etc. Son slogan, «Veautez la Vache Qui Rit », est à la mesure de son programme en 17 points : ne pas toucher aux acquis des RTT (Réduction du Temps de Traite),  création d’une meuh-naie unique, renforcement des liens diplomatiques avec l’Inde, le pays où les vaches sont sacrées… sont autant de mesures proposées par la célèbre vache rouge.

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