Archives pour la catégorie produits laitiers

Un nouveau directeur général pour le groupe Terrena

Changement à la tête du géant agroalimentaire régional. Alain Guillemin cède sa place à Maxime Vandoni, l’ancien directeur général de Candia, qui a rejoint le groupe en mars dernier.

Maxime Vandoni (à droite) succède à Alain Guillemin (à sa droite) qui a souhaité quitter sa fonction pour des raisons de santé.

Maxime Vandoni (à droite) succède à Alain Guillemin (à sa droite) qui a souhaité quitter sa fonction pour des raisons de santé.
La nomination officielle est intervenue ce mardi 2 juillet 2013. Réuni sous la présidence d’Hubert Garaud, le conseil d’administration de Terrena a désigné Maxime Vandoni pour assurer la direction générale du groupe, en lieu et place d’Alain Guillemin qui a souhaité  »quitter ses fonctions directement opérationnelles en raison de santé » .

Directeur général adjoint en charge des filières végétales et distributions spécialisées depuis seulement quatre mois, Maxime Vandoni, 47 ans diplômé de l’ESSEC, est un ancien cadre du groupe international allemand Henkel (Schwarzkopf, Pattex, Le Chat, Rubson etc…). Il a aussi assuré la direction générale de la société Candia (groupe Sodiaal).

Trois objectifs prioritaires lui ont été fixés par Terrena, indique le groupe :  »1. Accélérer la politique d’alliances et de reconfiguration du pôle agroalimentaire. 2. Poursuivre et structurer le déploiement d’une offre produit à forte valeur ajoutée « Nouvelle Agriculture ». 3. Renforcer l’innovation dans le domaine des produits et services pour les adhérents. »

Après six années à la tête du groupe, Alain Guillemin a été nommé administrateur indépendant du conseil d’administration des filiales et participations Terrena, une structure qui pilote les principales filiales (majoritaires ou minoritaires) détenues par le groupe en productions végétales et agroalimentaires.

Premier groupe coopératif agroalimentaire français, Terrena compte près de 22 000 agriculteurs adhérents, emploie plus de 12 000 salariés et a réalisé en 2012 un chiffre d’affaires de 4,5 milliards d’euros en hausse de +2,6%. Son résultat net s’est élevé à 10,9 millions d’euros.

Rédigé par Yves BOITEAU – Le Mercredi 3 Juillet 2013 à 16:34

Publié par Anbers.mag à http://www.angersmag.info/Un-nouveau-directeur-general-pour-le-groupe-Terrena_a7330.html?com

 

Lactalis aurait vendu du faux lait frais pendant des années

Selon Le Canard Enchaîné, le laitier aurait fait passer, depuis les année 80 en Bretagne, des millions de litres de lait stérilisé pour du lait frais pasteurisé, qui peut se vendre jusqu’à deux fois plus cher.

Le Canard affirme que le lait concerné "a subi un chauffage à 130°C pendant deux secondes", comme pour le lait longue UHT conservation.

Le Canard affirme que le lait concerné « a subi un chauffage à 130°C pendant deux secondes », comme pour le lait longue UHT conservation.
REUTERS/John Gress

Lactalis a vendu en Bretagne comme frais du lait chauffé à très haute température, rapporte le Canard Enchaîné en évoquant une fraude. Selon une source industrielle, il s’agit plutôt d’un problème de qualification des produits. Contacté par l’AFP mardi soir, le groupe Lactalis n’a pas souhaité commenté la teneur de l’article.

Selon l’hebdomadaire qui relate l’affaire dans son édition de mercredi, le géant du lait « a fait passer des millions de litres de lait stérilisé pour du bon lait frais pasteurisé » qui peut se vendre « jusqu’à deux fois plus cher », assure-t-il. Le Canard affirme que le lait concerné « a subi un chauffage à 130°C pendant deux secondes », comme pour le lait longue UHT conservation.

« Le pot aux roses, poursuit-il, a été découvert en juin 2010 lors d’un contrôle de la laiterie de l’Hermitage, en Ille-et-Vilaine, par les inspecteurs de la répression des fraudes » qui ont fait un rapport, mais le Parquet de Rennes n’a pas alors donné suite à leur enquête, poursuit le journal.

Selon un expert connaisseur du dossier joint par l’AFP, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat, l’affaire est bien réelle mais ne relève pas de la fraude car « il n’a jamais été étiqueté lait frais » assure-t-il.

Pas de fraude, mais un « vide réglementaire »« C’est une histoire compliquée de définition technique des différents laits: on n’a pas le droit de parler d’un lait stérilisé, même quand il a été porté à 130°, s’il n’a pas été conditionné dans des conditions de parfaite stérilisation », explique cet expert. « Si le parquet n’a pas donné suite, c’est justement parce qu’il y a un vide réglementaire. Mais il n’y a pas eu d’infraction. Ce qui est en cause, c’est le flou de l’appellation des laits à haute pasteurisation » quand ils ne satisfont pas aux conditions de stérilisation.

Un projet de nouvelle réglementation envisagé en 2010 n’a jamais vu le jour, a-t-il ajouté. Selon ses informations, ce lait a été vendu « localement en Bretagne depuis les années 80 à une clientèle qui en était friande ».

Cet expert n’a pas été en mesure d’indiquer si la vente se poursuivait.

La direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) n’était pas joignable mardi soir pour commenter.

L’Expansion.com avec AFP - publié le 19/12/2012 à 10:27

source: http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/lactalis-aurait-vendu-du-lait-sterilise-pour-du-lait-pasteurise_365735.html?xtor=EPR-237-%5bXPN_11h%5d-20121219–1385607@223826366-20121219115414
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Plan d’économie chez Danone, un coup de Peltz

Nelson Peltz

© D.R.

  L’homme d’affaires américain, entré au capital de Danone il y a un mois environ, est un actionnaire activiste qui n’hésite pas à bouleverser la stratégie des multinationales de l’agroalimentaire : les patrons de Heinz, Kraft, Pepsico peuvent en témoigner…

Bien que le groupe s’en défende, l’annonce d’un plan d’économie de 200 millions d’euros sur l’Europe chez Danone est sans doute en partie liée à l’arrivée de l’actionnaire activiste américain Nelson Peltz à son capital à la mi-novembre. Franck Riboud a raison de se méfier de Nelson Peltz, qui a pris 1 % du capital de Danone. Car l’homme est redoutable et a déjà changé le cours de la stratégie de plusieurs géants de l’agroalimentaire.

Né en 1942 à Brooklyn, ce self-made-man financier s’est spécialisé dans l’investissement dans les grands groupes agroalimentaires. Son premier fait d’arme remonte à 1985. Il rachète National Can et American Can, deux sociétés d’emballage spécialistes des canettes en aluminium. Il les fusionne et les revend trois ans plus tard à Pechiney pour plus de 4 milliards de dollars. Dans les années 90, il s’empare pour 300 millions de dollars du fabricant de jus de fruits américain Snapple au groupe Quaker, et le revendra cinq fois plus cher trois ans plus tard à Cadbury Schweppes. En 2002, la chaîne de restauration Burger King lui échappe de peu. Qu’importe, en 2008, il entrera au capital de son concurrent Wendy’s, puis au capital de Arby’s. Il passe aussi chez le fabricant de ketchup Heinz, dont il va influencer la stratégie marketing et la réduction des coûts.

Sa méthode : au moyen de hedge funds, prendre une participation minoritaire dans des groupes qu’il estime « décoté ». L’homme noue alors des alliances avec d’autres actionnaires afin d’influencer la stratégie du groupe en revendiquant des postes au conseil d’administration, et en les forçant à prendre des décisions managériales qui maximisent le retour pour les actionnaires.

Il force ainsi la chaîne Wendy’s de se délester des magasins Tim Hortons. Si le géant américain Kraft a opéré une scission de ses activités, c’est grâce ou à cause de Nelson Peltz. C’est aussi en partie lui qui a incité le groupe à opérer un raid sur le confiseur anglais Cadbury en 2009. Fin 2011, l’investisseur bouscule le géant Pepsiso en acquérant, pour 146 millions de dollars, quelque 2,36 millions d’actions du leader mondial des soft-drinks. Avec 0,15 % seulement du capital, il va semer la zizanie au sein du conseil d’administration. Il veut pousser le groupe à la scission des activités boissons des activités snacks (Quaker, Frito Lays, Dorito). Début 2012, le groupe lance un plan de réduction des coûts influencé par le milliardaire…

L’actionnaire activiste a prévenu en entrant au capital de Danone : il veut que le français, pourtant champion de la croissance chez les multinationales de la grande consommation, accélère sa réduction des coûts. Le plan lancé aujourd’hui par le groupe, qui sera présenté aux instances représentatives en mars prochain, va tout à fait dans ce sens. Il s’étalera sur deux ans. Il a pour but « d’ajuster ses coûts au nouveau contexte en réalisant environ 200 millions d’euros d’économies en Europe », notamment en« diminuant les frais de fonctionnement du groupe et de ses filiales européennes mais aussi à adapter les organisations managériales en Europe, conçues pour accompagner des marchés en croissance ».

Mais Nelson Peltz ira-t-il plus loin ? Connu pour avoir prôné le démantèlement de plusieurs groupes agroalimentaires, va-t-il pousser Danone à se restructurer et à vendre sa branche eaux, dont les marges sont inférieures à celles des produits laitiers, du baby food et de la nutrition médicale ? Ce n’est pas impossible…

Patrick Déniel

Source: l’usine Nouvelle à http://www.usinenouvelle.com/article/plan-d-economie-chez-danone-un-coup-de-peltz.N187973

A LIRE SUR LE MÊME SUJET

 

 

Pourquoi il faut en finir avec les allégations santé de l’agroalimentaire

Les « alicaments » doivent être soumis aux mêmes règles que les médicaments, faute de quoi les études sponsorisées par l’industrie seront biaisées.

Les yaourts contenant des probiotiques ne présentent aucun véritable bienfait sur la santé.Les yaourts contenant des probiotiques ne présentent aucun véritable bienfait sur la santé. © Baziz chibane/Sipa

En décembre 2010, l’autorité de sécurité des aliments européenne a interdit aux produits alimentaires contenant des probiotiques de faire promotion de leur effet bénéfique théorique sur la santé. Un coup de tonnerre pour l’agroalimentaire. Les industriels concernés, mais aussi certains scientifiques travaillant sur ces produits – souvent sponsorisés par les mêmes industriels – ont réagi très vivement.

Une publication récente reprend l’ensemble des arguments à l’origine de cette décision (1). Le constat est sans appel. Le seul élément clair d’une action des probiotiques est celui de la prévention et/ou du traitement des diarrhées d’origine infectieuse, pour lesquelles un médicament de type probiotique existe : l’ultralevure®. Pour le reste, les bienfaits sur la santé allégués sont peu convaincants ou absents. Il en est ainsi en particulier des prétentions de réduction des effets allergiques, de la constipation et du renforcement immunitaire. Les effets sur les infections respiratoires, génitales et urinaires ont fait l’objet de quelques publications dont aucune n’a réussi à convaincre l’ensemble du monde scientifique.

Amende pour Danone

Cette décision européenne est intervenue alors que Danone était menacé d’une condamnation aux États-Unis, au terme d’une action collective lancée par des consommateurs en 2008. La firme a préféré payer une amende de 43 millions de dollars et a abandonné ses prétentions médicales.

Le sujet est crucial pour l’industrie agroalimentaire, car les produits laitiers fermentés, censés avoir une activité de protection de la santé, se vendent beaucoup plus cher que les yaourts ordinaires (jusqu’à cinq fois selon les pays).

L’auteur de l’étude insiste, comme je l’ai fait à plusieurs reprises, sur la nécessité d’avoir des tests indépendants. Comme je viens de le démontrer dans un tout récent article, les publications concernant les probiotiques sont biaisées dans le sens de l’intérêt du financeur industriel (2). Une autre étude avait déjà révélé que l’ensemble des travaux concernant l’intérêt des boissons sucrées posait le même problème (3) : les travaux sponsorisés par l’industrie agroalimentaire ne montraient jamais d’effets négatifs, tandis que près de la moitié de ceux réalisés de façon indépendante mettaient en évidence les effets négatifs.

Puisqu’il s’agit de santé publique, il faudrait que des règles, comparables à celles mises en place pour les médicaments, soient appliquées pour les aliments proclamant un intérêt médical, avec des études contrôlées, des données transparentes et des financements indépendants (2 ; 3). Actuellement, la promotion pour de tels effets relève plus de la publicité que de la démonstration scientifique !

Reference Lististeiste de référence

(1) Katan MB. Why the European Food Safety Authority was right to reject health claims for probiotics. Benef Microbes 2012 Jun 1 ; 3(2):85-9.

(2) Million M, Raoult D. Publication biases in probiotics. Eur J Epidemiol 2012 Oct 21.

(3) Lesser LI, Ebbeling CB, Goozner M, Wypij D, Ludwig DS. Relationship between funding source and conclusion among nutrition-related scientific articles. PLoS Med 2007 Jan;4(1):e5.

*Auteur de De l’ignorance et de l’aveuglement : pour une science post-moderne, Kindle Éditions, 317 pages, 5,53 euros.

Le Point.fr – Publié le 23/11/2012 à 19:40 à http://www.lepoint.fr/invites-du-point/didier_raoult/pourquoi-il-faut-en-finir-avec-les-allegations-sante-de-l-agroalimentaire-23-11-2012-1532898_445.php

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Terra Lacta veut se relancer en s’alliant avec Bongrain

Le 19 janvier, le Glac devenait Terra Lacta et fusionnait ses coopératives, Charente-lait (J.-M. Davion), USVAL (J.-L. Guillon), Lescure (A. Lebret) et Capribeur (J.-Y. Restoux), de gauche à droite.

Le 19 janvier, le Glac devenait Terra Lacta et fusionnait ses coopératives, Charente-lait (J.-M. Davion), USVAL (J.-L. Guillon), Lescure (A. Lebret) et Capribeur (J.-Y. Restoux), de gauche à droite.

L’un des deux grands groupes coopératifs laitiers s’adosse au 2 e groupe fromager français privé. Espoir pour les éleveurs, inquiétude pour la coopération.

Terra Lacta veut se relancer en s'alliant avec Bongrain dans achats fusions reorganisations empty

Si le vote final n’interviendra que début 2013 en assemblée générale extraordinaire, il ne fait pas de doute que Terra Lacta, ex-Glac, va entrer dans le giron de Bongrain. Le début des consultations des dix-sept sections territoriales du groupe des laiteries-coopératives en Charentes-Poitou a montré depuis quelques jours que les éleveurs, confrontés à un prix moyen de 280 €/1.000 litres quand leurs confrères au sein d’Eurial reçoivent 28 € de plus, ont choisi une meilleure rémunération, celle que promet Bongrain.

« On a imposé à notre interlocuteur deux conditions, résume Alain Lebret, président de Terra Lacta : une valorisation du prix du lait, le maintien des outils et des emplois » (*). S’il est leader hexagonal caprin en réunissant 30 % du lait de chèvre, Terra Lacta n’a pas su moderniser ses usines ni éponger ses stocks de caillé ni encore développer la valeur ajoutée de ses productions. Parmi celles-ci : plus de 17.000 tonnes de beurre d’appellation d’origine protégée, 35.000 tonnes de fromage (1er producteur français de fromage de chèvre), mais aussi 450 millions de litres de lait UHT, qui ont du mal à trouver preneur. Alain Lebret s’explique : « Avec la fin des quotas laitiers en 2015, le monde change plus vite, la compétition est acharnée. Pour être plus forts sur le marché mondial, nous voulons rejoindre Bongrain pour sa dimension, ses capacités commerciales et son activité recherche et développement ».

«  Les financeurs ont décidé  »

Président d’Eurial, l’autre grand groupe coopératif interrégional, Jean-Luc Rabillard craint un affaiblissement de la coopération laitière. « C’est le risque d’une cassure entre le Grand Ouest et le Sud-Ouest et d’une disparition en Charentes-Poitou de l’activité laitière, des structures et des emplois qui lui sont liés. Et nos produits respectifs vivront une concurrence accrue. »
Président de l’interprofession laitière régionale (CRIEL) et de la section lait de vache à la FRSEA, Christophe Limoge y va franco : « Depuis trois ou quatre ans, une restructuration était inévitable. Mais l’absence de prise de décision a mené Terra Lacta à un chaos total. En n’ayant pas voulu s’associer avec Eurial, Terra Lacta renonce au choix de l’alliance coopérative : une erreur qui se verra à long terme. Ce ne sont pas les sociétaires mais les financeurs qui ont décidé de ce rapprochement avec un pur économiste. Il faut s’attendre à des dommages collatéraux ». Est-ce pour autant appeler les 3.000 producteurs de Terra Lacta à repousser l’alliance avec le 2e groupe fromager français ? « Même si on est contre, on ne peut que voter pour la pérennité de l’entreprise ».

(*) En acceptant « l’adossement (à Bongrain) des activités de beurre, crème, fromages de vache et de chèvre et ingrédients », Terra Lacta vivra une spécialisation de certains sites (fromages et crème), sans pouvoir exclure, a reconnu Alain Lebret, des fermetures « de façon marginale ».

repères

Groupe agroalimentaire français, dont le siège est à Viroflay (Yvelines), Bongrain SA possède plusieurs filiales et un portefeuille de 32 marques, parmi lesquelles Caprice des Dieux (créée en 1956 par Jean-Noël Bongrain, fondateur cette même année du groupe), Tartare, Cœur de Lion, Elle et Vire, Saint-Moret, Le Vieux Pané, Fol Epi, Saint Albray, Le Rustique.
Présent dans 120 pays, Bongrain SA, est une société anonyme à caractère familial (parmi les 12 administrateurs figurent Alex Bongrain, président, fils de Jean-Noël, et Armand Bongrain) et dont la holding, Soparind Bongrain, détient entre autres Bordeau Chesnel et De Neuville.
> Leader mondial des spécialités fromagères et des pâtes molles à marques, Bongrain est le 2e groupe fromager français derrière Lactalis et le 6e groupe mondial.
Introduit en 1980 en bourse, Bongrain SA a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de 3,981 milliards d’euros et dégagé un résultat net de 43,6 M€. Il compte un effectif de 18.550 personnes.

Daniel Dartigues

Paysan Breton lance son édition automne-hiver

8 Octobre 2012

 

Paysan Breton

Comme tous les six mois, Paysan Breton propose une nouvelle version de son fromage fouetté de Madame Loïk en édition limitée.

Pour la période automne-hiver, il s’agit d’une recette comprenant des éclats de noix, des morceaux de figues violettes et une purée de raisins blancs.

La référence sera en rayon jusqu’en mars 2013 avant de laisser place à une déclinaison estivale. Sur les fromages frais aromatisés à tartiner, Paysan Breton revendique une croissance en volume de 26 % au premier semestre 2012.

Source: lineaires.com à http://www.lineaires.com/La-vie-des-produits/Paysan-Breton-lance-son-edition-automne-hiver-39050

 

Zoom sur un produit alimentaire météo-dépendant : la glace

Analyse

Ca y est, l’été est là ! Et qui dit été dit vacances, plage, soleil, mais aussi… glaces ! Car quoi de plus agréable que de déguster une glace en lézardant sur la plage ? Les glaces font partie de ces produits météo-dépendants dont lesventes sont fortement saisonnées. Industriels et artisans doivent de fait rivaliser d’inventivité pour recruter toujours plus de consommateurs pendant la saison estivale.

Quelles sont les grandes tendances en matière d’innovation dans le secteur des glaces ? Que dégusterons-nous cet été ?

Agro-media.fr vous propose une analyse ensoleillée dans le secteur des glaces.

Une filière glaces soumise à de fortes contraintes et devant sans cesse innover

Les français raffolent de la glace ! La preuve : 84% en consomment selon TNS Worldpanel, et elle serait même leur dessert préféré. Elle se décline sous diverses formes (bacs, cornets, desserts glacés) et parfums, des plus communs (vanille, chocolat, fraise…) aux plus exotiques (avocat, truffe, moutarde…). En 2008, le marché de la glace a connu une croissance de 2,1% avec un chiffre d’affaire de 1,67 milliards d’euros.

Le marché de la glace est très saisonnalisé et météo-dépendant : plus le soleil brille et plus les ventes décollent. 55 % du volume annuel des ventes en 2009 a été réalisé sur dix semaines, en particulier en juillet et en août. Ce graphique, qui représente les volumes de glaces vendus en 2006 en fonction des mois de l’année, est particulièrement parlant :

Néanmoins, les fabricants de glaces font de leur mieux pour étaler la production sur l’année, comme l’illustre l’initiative de Miko. En effet, ce dernier a organisé cette année le premier bain dans la Seine de l’année pour fêter comme il se doit l’arrivée du printemps et le passage à l’heure d’été. Une bonne occasion de dynamiser la filière pendant une période à laquelle la consommation de glaces reste très faible !

Premier bain de l'été

Grâce à ce type d’initiatives, les français consomment actuellement en hiver ce qu’ils consommaient il y a dix ans en été.

 

La glace s’impose donc aujourd’hui comme un produit incontournable, prisé des consommateurs. Vendue essentiellement en grandes et moyennes surfaces (80% des ventes de glaces), « elle présente de l’intérêt pour augmenter le chiffre d’affaire d’un commerce », d’après M. Christian MILLET, secrétaire général du Syndicat des Fabricants Industriels de Glace (SFIG).

Parallèlement à la production industrielle de glace, il existe également une multitude de fabricants artisanaux. Ces derniers se distinguent des fabricants industriels par leur atomicité. Les deux sous-filières tendent à s’opposer, tant en matière de stratégie que d’organisation.

Une sous-filière industrielle qui mise sur la gourmandise

La sous-filière industrielle fabrique 85 % des glaces produites en France, contre 15 % pour la filière artisanale, soit 293 millions de litres de glaces (ML)  industrielles contre 52 ML de glaces artisanales. Unilever et Nestlé Grand Froidoccupent plus de 45% du marché de la glace, soit 53% de la filière industrielle, devant des entreprises telles que Boncolac, Mars Chocolat France, Rolland-Flipi, etc. L’innovation est le principal levier de croissance de la filière. En 2011, 108 nouvelles glaces ont inondé le marché, contre 92 en 2010.

Häagen-Dazs (General Mills) a affiché ce printemps de très belles performances, malgré une météo maussade. En effet, selon l’agence Metnext, les ventes de glaces ont chuté de 20% en valeur entre mars et mai 2012. Or, Häagen-Dazs est parvenu à atteindre une croissance de 17% sur cette même période par rapport à l’an dernier ! Un beau succès, qui s’explique par le lancement de nombreuses innovations telles que les cocktails glacés ou les Secret Sensations, au cœur liquide. D’ailleurs, cette gamme s’étoffera cette année avec le parfum Meringue et Raspberry fondant. Les innovations ont représenté 12% du chiffre d’affaires d’Häagen-Dazs en 2011.

 

Secret sensations

Nestlé, de son côté, est le leader du marché des cônes glacés. Celui-ci représente 18,7% du marché des glaces et a progressé de 8,3% l’an dernier. Le géant du secteur a lancé avec succès l’an dernier une nouvelle gamme à l’américaine qui a recruté en une saison seulement 1,8 millions de nouveaux consommateurs. Pierre Van-Marrewijk, le directeur marketing de Nestlé Glaces, s’est réjoui : « Nous avons réussi à séduire une clientèle un peu plus jeune et plus aisée ». Or, on ne change pas une équipe qui gagne ! Cette année encore donc, Nestlé misera sur cette nouvelle gamme en lui ajoutant deux nouvelles recettes : Coffee and Cream et Vanilla Chocolate Fudge. Mais le géant des glaces ne se contentera pas de cela et lancera également de nouvelles recettes pour ses cônes classiques comme Chocolat parfum Chantilly, pépites de nougatine.

Unilever est plus que jamais le challenger du segment avec Cornetto et détient 12% des parts de marché. Cette année, la marque visera particulièrement les adolescents avec de nouveaux parfums pour Enigma Cornetto : cookie avec un cœur gourmand au chocolat, fraise…

Magnum (une marque d’Unilever) est quant à lui le leader des bâtonnets premium avec 65,1% du marché en valeur. Cette année, la marque lancera sa gamme Infinity, pour ceux qui raffolent du chocolat. Mais ce dernier ne proviendra pas de n’importe où, Magnum ayant en effet choisi de s’approvisionner à 100% avec des fèves de cacao certifiéesRainforest Alliance d’ici 2015. Magnum Temptation Fruits rouges surprendra également les papilles grâce à une nouvelle technologie brevetée qui permet à la marque d’inclure des chocolats fourrés au sirop de fruits rouges dans ses bâtonnets. Les Magnum Mini inviteront également les consommateurs au plaisir avec les déclinaisons Mini Classic, Mini Temptation, Mini Double ou Mini Infinity.

Magnum Mini

L’année 2012 marquera l’essor des bacs gourmands, pots à l’américaine et bacs classiques. Ainsi, Carte d’Orlancera son parfum vanille en 1,5 litres pour les gros consommateurs. Mais la gamme s’enrichira aussi d’une référence au caramel à la fleur de sel. Dans sa gamme gourmande, on retrouvera trois nouvelles recettes inédites :

  • amande et vanille, biscuits tendres à l’amande ;
  • plaisir de poire et vanille au caramel fondant ;
  • et un délice de vanille, crème glacée vanille blanche éclats de noisettes et pépites de chocolat.

La Laitière offrira également de nouveaux parfums intenses : menthe fraîcheur, crème de pistale et spéculos. La marque misera en outre sur le succès de sa recette chocolat noir « façon truffe », qui comporte une ganache au chocolat et de véritables morceaux de truffe, le tout saupoudré de cacao. Ses Corbeille de fruits accueilleront un nouveau parfum citron mandarine avec des morceaux d’orange et cassis parfum chantilly, deux recettes rafraîchissantes. Toupargelsera aussi de la partie avec des bacs gourmands revisitant un classique : dessert gourmand façon baba au rhum et une recette élégante et délicate : dessert gourmand vanille et cerise. Orangina R&R Ice Cream France proposera Orangina Givré en trois références cette année : bâtonnets, mini-bâtonnets et tubes.

Orangina givré

Enfin, Kraft capitalisera sur ses marques-phares (Milka, Daim, Toblerone et Oreo) en lançant des glaces en pots individuels gourmandes. Ces dernières sont « cuillérables dès la sortie du congélateur pour une gourmandise immédiate ».

Comme pour le reste du secteur agroalimentaire, le snacking sera la star des innovations avec l’arrivée massive deformats minis. On peut citer ainsi :

  • les mini-pots Vanilles gourmandes, Chocolats gourmands et Vanille et fruits gourmands de La Laitière ;
  • les Extrême Mystère de Nestlé aux recettes aux fruits ;
  • le trio de mini-cups Ben&Jerry’s,
  • les mini-cups Caramel Attraction Häagen-Dazs,
  • les Mars et Snickers glacés en format mini…

A l’étranger, de nouveaux formats de glaces émergent, à l’instar des billes de crèmes glacées proposées par Ice Joy en Russie. Ces dernières ont remporté le SIAL d’Or dans la catégorie Surgelés sucrés grâce à un produits innovant au niveau de sa forme. Les consommateurs retrouveront ainsi dans un format de type « cup » des billes de crèmes glacées de différentes couleurs et saveurs (banane, vanille, fraise et chocolat).

Ice Joy

Mais la plus grosse innovation de la filière restera Café Zéro°, une innovation de rupture impulsée par Miko. Cet hybride entre une glace, une boisson, un café et un granité, se déguste à la cuillère ou à la paille, dans une cup de 180 ml. Espresso, Cappuccino ou Mocaccino, les consommateurs nomades pourront déguster ces glaces d’un nouveau genre où qu’içls soient. Cette innovation a pour ambition de relancer le marché hors domicile.

Les artisans privilégient l’exotisme et la qualité

Sur l’ensemble du territoire français, seuls 350 artisans glaciers ont pour seule activité la fabrication de glaces. A cela s’ajoutent 70 000 artisans qui réalisent des glaces de façon saisonnière ou en parallèle d’autres activités. Les artisans glaciers cherchent à se distinguer de leurs concurrents industriels par la qualité des produits qu’ils proposent, qui passe notamment par celle de leurs matières premières. De fait, leurs prix sont plus élevés que ceux pratiqués par les industriels, mais ils visent une autre clientèle. Cette année, les grandes tendances en matière de glace artisanale sont plus que jamais la qualité, mais aussi l’exotisme et l’originalité.

Des glaces bio seront ainsi proposées par certains artisans glaciers, tels que le parisien Amorino. Ce dernier proposera par exemple un sorbet pamplemousse bio ou innovera avec un sorbet banane.

Pierre Hermé, le roi des desserts, proposera comme à l’accoutumée des glaces d’exception. On pourra ainsi retrouver cet été encore dans ses boutiques l’ « Infiniment caramel », composé de glace caramel au beurre salé et éclats de caramel croquant et le sorbet « Ispahan », au litchi, à la rose et à la framboise. Mais Pierre Hermé ne s’arrêtera pas là et proposera sa dernière création : la « Milena », une glace à la menthe fraîche et sorbet aux fruits rouges.

Milena

Hugo & Victor se lancera pour la première fois cette année dans les glaces avec des réinterprétations de ses desserts-phares. Ainsi, les aficionados pourront retrouver un sorbet en pot pétale de pamplemousse ou encore une glace à la fraise aux fines écorces de citron confit.

Noura mise pour sa part sur l’exotisme avec ses glaces orientales à la fleur d’oranger, la rose, la figue, la pistache ou la datte. Hôtel Scribe jouera la carte des glaces au thé avec la déclinaison de quatre parfums très appréciés des consommateurs :

  • « Eugène Scribe » au darjeeling, miel, orange, gingembre, girofle et bergamote ;
  • « 1 T. rue Scribe » au thé vert Sencha, pamplemousse et fleur de lotus ;
  • « Kyoto » au thé vert et fleurs de cerisiers ;
  • et « Fête des lanternes » au thé vert à la mirabelle confite.

It Mylk jouera la carte de l’allégé avec ses glaces au yaourt 0%. Ses boutiques éphémères proposeront aux passants de customiser leur glace light avec divers toppings : fraises, ananas, mangue, spéculoos, cookie, brownie, dulche de leche… Une initiative qui n’est pas sans rappeler celle de Magnum, qui avait également inauguré un espace éphémère dans lequel les clients pouvaient personnaliser leur glace.

Magnum boutique éphémère

Aux Etats-Unis, les glaces à base de yaourt à la grecque seront la véritable tendance de l’été, en pots ou en bâtonnets. Ces yaourts connaissent un véritable engouement ces dernières années dans ce pays (pour en savoir plus à ce sujet, n’hésitez pas à consulter l’article rédigé par notre chroniqueur Nutrimarketing à ce sujet), et sont en outre plus légers que leurs homologues traditionnels.

Industrielles ou artisanales, les français auront l’embarras du choix pour leurs glaces estivales. Des deux côtés, les innovations abondent et permettent de dynamiser cette filière très météo-dépendante. La saison 2012 s’annonce gourmande, mais aussi exotique et de qualité. Le snacking sera la grande tendance de l’année, avec l’arrivée en masse de mini-formats avec des recettes plus gourmandes les unes que les autres. La glace sera le petit plaisir des français cet été, et les fabricants l’ont bien compris…  V.D.

Danone : devient l’actionnaire majoritaire de la Centrale Laitière du Maroc

le 27/06/2012 à 19:40

Le groupe agroalimentaire Danone porte sa participation dans la Centrale Laitière à 67% en acquérant une partie des actions détenues par la SNI pour un montant de 550 Millions d’Euros. « Cette opération constitue une étape majeure pour le développement de Danone au Maroc » indique le groupe de Franck Riboud. Devenir l’actionnaire majoritaire de la Centrale Laitière du Maroc va permettre à Danone d’investir davantage sur un marché à fort potentiel et contribuera ainsi à soutenir le développement de la filière laitière locale.

Cette participation majoritaire permettra à Danone d’intégrer la Centrale Laitière dans ses comptes consolidés. L’opération sera relutive sur le bénéfice net par action de Danone dès la première année.

Cette opération, qui confirme l’intérêt stratégique de Danone pour l’Afrique du Nord, reste soumise à l’accord des autorités compétentes. Sa finalisation devrait avoir lieu d’ici à la fin de l’année 2012.

Rappelons que la Centrale Laitière, dans laquelle Danone est actionnaire à hauteur de 29,2% depuis 2001, est le leader des produits laitiers au Maroc avec près de 60% de parts de marché. Elle réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 600 Millions d’Euros sur un marché en forte croissance. Elle possède la plus importante plateforme de distribution du Maroc avec 30 bases logistiques desservant 70.000 points de vente. La marque Danone bénéficie déjà d’une très forte notoriété dans le pays, notamment grâce aux produits Yawmy, Moufid et Activia commercialisés par la Centrale Laitière.

Finance Plus

Even s’affirme « toujours plus solide »

Le Groupe Even a réalisé des ventes de près de 2 milliards d’euros (+11 %) en 2011, dont 58 % dans le lait. Le groupe, qui se dit « toujours plus solide malgré la crise », ne cache cependant pas les difficultés de ses activités dans la dinde (Le Clézio et TDI).

Le Groupe Even (filiale de la Coopérative Even) a réalisé un chiffre d’affaires de 1,958 milliard d’euros en 2011, en hausse de 11 %, annonce un communiqué diffusé lundi. Les ventes se répartissent entre l’activité laitière (58 %), la distribution (26 %), l’amont agricole (15 %) et les autres filiales (1 %).

L’effectif du Groupe Even atteint 5.140 salariés, contre 4.920 en 2010 et 4.800 en 2009.

La Coopérative a réalisé, en 2011, une collecte « record » de 351 millions de litres de lait (+6,4 %), «  encouragée par la bonne tenue des cours des produits laitiers et rendue possible par les attributions complémentaires de quotas. L’augmentation du prix de base, associée aux efforts de qualité réalisés et au retour sur résultat du Groupe, a permis aux producteurs Even de percevoir en moyenne 342,70 €/1.000 litres. »

Tendances 2012

Selon Even, « le marché mondial des produits laitiers est confronté à une envolée générale de la production laitière dans le monde (+4 % depuis le début de 2012). Elle est actuellement supérieure aux capacités de croissance de la consommation (2,5 % par an). Ce déséquilibre momentané entre l’offre et la demande rend les marchés incertains depuis le début de l’année. La production pourrait néanmoins être freinée, à court terme, par la période creuse en Océanie et, à moyen terme, par des prix moins attractifs pour les producteurs (1). Les efforts de Laïta pour réduire son exposition à la volatilité des marchés devraient permettre de limiter l’incidence de cette dégradation de la conjoncture. »

En volaille de chair, la situation est jugée « préoccupante chez Le Clézio et TDI, dans un contexte de crise structurelle de la filière européenne de la dinde. Ces filiales spécialisées dans l’abattage et la découpe de dindes rencontrent, depuis le printemps de 2012, de graves difficultés liées à une perte significative de volumes d’abattage, faisant suite à l’arrêt des livraisons de dindes par un de ses principaux fournisseurs. Even a sollicité, auprès du tribunal de commerce de Saint-Brieuc, le placement de Le Clézio et TDI sous sauvegarde. Cette procédure a été engagée dans l’espoir de trouver des solutions pérennes pour préserver l’activité et les emplois », précise Even dans son communiqué.

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Publié le mardi 26 juin 2012 – 17h50 par La France Agricole à http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/cooperation-laitiere-even-s-affirme-toujours-plus-solide-59114.html

(1) Source : Atla.

Senoble mise sur sa marque pour accélérer

L'entreprise familiale Senoble, installée à Jouy, au nord de la Bourgogne.
L’entreprise familiale Senoble, installée à Jouy, au nord de la Bourgogne. Crédits photo : DENIS ALLARD/REA/DENIS ALLARD/REA

Le leader français des produits frais de MDD engage un virage stratégique pour assurer sa rentabilité.

Senoble mise sur sa marque pour accélérer dans ACTEURS coeur-Senoble s’apprête à tourner une page de son histoire. Marc Senoble, 52 ans, qui a fait du groupe familial le leader français des produits laitiers frais à marque de distributeur (MDD), annonce un virage stratégique. «Nous avons décidé de concentrer nos efforts sur notre développement hors de France et sur la relance de la marque Senoble», explique au Figaro le patron de cette très discrète entreprise qui a réalisé l’an dernier 1,1 milliard d’euros de chiffre d’affaires.

Son groupe, fondé en 1921 à Jouy (Yonne) par son arrière-grand-mère, fait partie de ces champions français de l’agroalimentaire peu connus du grand public - avec la Laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel (boissons), Meralliance (poisson) ou Poult (biscuits) - qui fournissent les marques propres des enseignes.

L’ancienne fromagerie artisanale s’est reconvertie en 1960 dans la fabrication de MDD (yaourts, fromages frais, desserts…) qui est devenue son cœur de métier. Senoble s’est imposé depuis comme un poids lourd des produits laitiers frais en France, derrière Danone et Lactalis. Même succès à l’international. Grâce à l’élan donné depuis dix ans par l’actuel président, d’abord en Espagne puis dans le reste de l’Europe, le chiffre d’affaires global a plus que doublé.

Conquérir la pâtisserie

Après quatre ans de flambée des matières premières et sur fond de pression des distributeurs sur les marges, le groupe s’est marié l’an dernier à la coopérative normande Agrial (Florette, Danao, cidre Loïc Raison). Ensemble, ils ont créé une coentreprise à 50-50, Senagral. Senoble apportant ses usines françaises et une activité pesant 300 millions d’euros, Agrial (2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires) ses débouchés industriels. Le pacte d’actionnaires les lie pour plusieurs années, le temps pour Agrial d’apprendre un nouveau métier.

S’il réfute un quelconque désengagement de son activité historique en France, Marc Senoble met les bouchées doubles sur la diversification géographique et stratégique. Le groupe accentue son développement à l’international, qui représente 62 % de ses ventes et lui assure une bonne rentabilité. Numéro deux en Espagne et au Portugal, il veut pousser plus loin en Europe son activité MDD. Et avec sa marque propre, il n’exclut pas d’aller assez vite jusqu’aux États-Unis ou au Japon.

Mais, avant cela, il doit réussir la relance dans l’Hexagone de la marque Senoble qu’il considère comme un vrai bijou de famille. Le chef d’entreprise est convaincu que cette activité à forte valeur ajoutée, qui constitue désormais une entité à part entière (Senoble Desserts Premium), peut lui apporter les marges dont il a besoin et être un vrai relais de croissance. «Nous pouvons doubler l’activité de la marque Senoble d’ici deux à trois ans», déclare Steven Libermann, aux commandes de Senoble Desserts Premium.

Il part de loin. Ses entremets en marque propre et en marque de distributeur, qui génèrent 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, sont largement devancés par ceux de La Laitière (Lactalis Nestlé Produits Frais) et de Bonne Maman (Andros). Face à ces concurrents très installés, la société compte imposer sa marque en tentant d’entrer dans le surgelé et surtout en pâtisserie, afin de devenir incontournable au rayon desserts. Elle se verrait bien aussi en restauration rapide. Une vraie révolution pour le groupe.

publié par Le Figaro à http://www.lefigaro.fr/societes/2012/06/19/20005-20120619ARTFIG00541-senoble-mise-sur-sa-marque-pour-accelerer.php

par Keren Lentschner le 19/06/2012 à 10:09

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