Archives pour la catégorie produits laitiers

Un fabricant américain pour les yaourts de Système U

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Système U annonce un partenariat avec le groupe laitier américain Schreiber pour la fourniture exclusive de yaourts à la marque U à compter de 2019… avec du lait français.

Où l’Américain Schreiber fabriquera-t-il les yaourts à la marque U à compter de 2019 ? Le communiqué de presse diffusé par Système U ce 21 mars 2017 ne le dit pas. Le seul détail que l’enseigne livre est qu’il « est prévu que Schreiber investisse prochainement dans un outil de production en France. [Car] Schreiber s’est engagé, dans le cadre de ce projet, à se fournir uniquement en lait issu de la production française. »

47 000 t par an

Selon Le Figaro, Schreiber serait en train de racheter une usine du groupe Bel (1) située dans l’est de la France. Des investissements seraient prévus pour agrandir ce site, avec à la clé, une centaine d’embauches. « Les prévisions de volume seraient de l’ordre de 47 000 tonnes de produits par an », annonce Système U. Le groupe Bel nous a fait savoir qu’aucun accord de vente d’un site n’a été finalisé à ce jour. Et donc que toute communication est prématurée.

L’enseigne ne cache pas qu’elle a l’ambition de faire de sa marque U la marque le leader des rayons ultra-frais de ses magasins. « Cette démarche s’inscrit dans la volonté de Système U de mieux maîtriser et sécuriser son approvisionnement […], détaille le communiqué. Le partenariat s’inscrirait dans la durée. »

publié à http://www.lafranceagricole.fr/actualites/elevage/lait-un-fabricant-americain-pour-les-yaourts-de-systeme-u-1,1,1571944660.html

 

Les géants du lait sont accusés d’appauvrir les fromages AOP

Véronique Richez-Lerouge, auteure de Main basse sur les fromages AOP.

 LIVRES ET IDÉES – Véronique Richez-Lerouge, journaliste et défenseure de la diversité des fromages français, dénonce l’hégémonie grandissante des multinationales du lait sur les fromages AOP.

Coup de tonnerre dans le monde du camembert au lait cru normand. Lactalis, le géant lavallois du lait, met la main sur Graindorge, l’un des derniers producteurs de camembert au lait cru AOP (appellation d’origine protégée). Il fait ainsi tomber dans son escarcelle le numéro deux du camembert de Normandie, mais aussi le leader du livarot et du pont-l’évêque, deux autres AOP normandes très reconnues.

C’est de ce rachat apparemment anodin que part Véronique Richez-Lerouge, journaliste et défenseure de la diversité des fromages français, pour dénoncer l’hégémonie grandissante des multinationales du lait sur les fromages AOP. Ce label français dont les contours s’affirment en 1935 avec la première AOP roquefort aurait largement perdu de son efficacité. De fait, il n’empêche plus l’hyper-industrialisation de savoir-faire

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centenaires. Un an après La vache qui pleurequi dénonçait la déperdition qualitative du lait industriel, et alors que s’est clos dimanche le Salon de l’agriculture, Véronique Richez-Lerouge dévoile avec Main basse sur les fromages AOPune enquête très fouillée au cœur des territoires des 50 AOP laitières françaises.

Volume ne rime pas avec maintien de la qualité

Après un détour sur la genèse du label AOP et son rôle de protection des savoir-faire fromagers tricolores, l’amoureuse du fromage dresse un état des lieux des forces en présence. Elle démontre l’impact négatif sur la qualité des fromages AOP de la concentration du secteur aux mains des multinationales. «Il n’est pas question d’attaquer les industriels, ce que sont aussi les PME qui font des AOP de très bonne qualité, explique l’auteure. Mais l’histoire montre qu’il est impossible de concilier une logique de volumes – celle des multinationales – et le maintien de la qualité.» Aucun grand groupe laitier, privé ou coopératif, n’est épargné: de Lactalis à Sodiaal en passant par Savencia ou Eurial (branche lait d’Agrial). «Tous vont dans les AOP, car même si c’est une petite partie de leur activité, c’est une vitrine très flatteuse auprès du consommateur, avec des images d’Épinal.»

Problème: en recourant systématiquement à la pasteurisation (autorisée dans la majorité des cahiers des charges AOP), les multinationales tirent vers le bas la qualité de ces fromages. Au travers de l’enquête, la journaliste revient aussi sur les raisons du dévoiement progressif du système AOP, «un système génial à l’origine qui a permis à des filières entières de se développer, mais qui n’assure plus son rôle de protection».

Aujourd’hui, deux tiers des fromages AOP (camembert, roquefort, cantal…) sont ainsi sous la coupe de géants laitiers. Infiltrés à l’Inao (Institut national de l’origine et de la qualité), un organisme censé défendre les AOP, ces groupes pèsent de tout leur poids pour ne pas durcir les cahiers des charges – parfois très légers – des AOP fromagères. De quoi conduire à des affrontements avec des producteurs fermiers qui veulent éliminer la pasteurisation de la production AOP. Un combat perdu d’avance pour Véronique Richez-Lerouge, tant l’Inao se déclare incompétent sur les sujets économiques.

Ce laissez-faire est dénoncé par l’auteure, tout comme le silence de l’Autorité de la concurrence, qui laisse notamment Savencia contrôler 80 % de l’époisses ou Lactalis 90 % du marché du livarot. Du coup, l’auteure préconise une réaffirmation du rôle de ces deux entités, en limitant à 20 % la présence des multinationales dans les AOP.

  • Par Olivia Detroyat
  • Publié le 09/03/2017 à 00:39
  • par http://www.lefigaro.fr/conso/2017/03/09/20010-20170309ARTFIG00001-les-geants-du-lait-sont-accuses-d-appauvrir-les-fromages-aop.php

Nouvelle mesure d’étiquetage des produits laitiers, bonne idée ou poudre aux yeux ?

À partir du 1er janvier 2017, une mesure d’étiquetage du lait et des produits dérivés comme le fromage et les yaourts sera testée pendant deux ans. Lancée avec l’accord de Bruxelles et du Conseil d’État, cette mesure oblige les industriels à préciser l’origine du lait utilisé dans leurs produits. À qui profite cette mesure, et quels en sont les buts avoués et cachés ?

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La provenance du lait, un argument de vente ?

Une mesure de protection des consommateurs

Dans le communiqué annonçant la validation du Conseil d’État, Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll s’est félicité de cette mesure « qui permettra aux citoyens de bénéficier d’une meilleure information ». Effectivement, les consommateurs peuvent être désireux d’acheter des produits locaux, pour limiter le transport des marchandises et la pollution, favoriser l’économie locale et les éleveurs français, et bénéficier de la qualité que l’on peut attendre des produits des fermes françaises.

Une mesure de protection des agriculteurs

La mesure sert surtout à soutenir les producteurs. Les industriels auront tout intérêt à s’approvisionner en France et à utiliser la provenance française de leurs produits laitiers comme argument de vente. N’achèteriez-vous pas un produit estampillé « Lait conditionné et collecté en France » plutôt qu’un autre ? Mais Olivier Picot, président de la Fédération Nationale des Industries Laitières (FNIL), estime que cet étiquetage est contraire au principe de libre-échange dans l’Union européenne. Il affirme que la France n’a pas besoin de cette mesure protectionniste, car le pays exporte 40% de sa production. Pourtant, les importations sont en augmentation constante ces dernières années, motivées par des prix plus bas chez les producteurs voisins.

Une mesure favorablement accueillie

Les consommateurs sont en demande de transparence. De leur côté, les producteurs laitiers ne cessent de dénoncer une pression tarifaire des grandes industries laitières. Selon eux, le prix négocié par Lactalis avec les producteurs ne permet même pas de couvrir les coûts de production. Ils ont donc procédé à leur propre campagne d’étiquetage. Le 29 juillet, on pouvait lire sur les bouteilles de lait Lactalis de la Sarthe : « Ce produit laitier ruine les éleveurs » ou « Ce produit laitier crée du chômage ». Mais selon Lactalis, le vrai problème est la surproduction laitière en Europe, malgré la forte demande chinoise. Le problème n’est donc pas résolu, mais gageons que cette mesure renforcera les liens entre producteurs locaux et consommateurs français.

Trucs et astuces

La mesure adoptée prévoit également un étiquetage indiquant l’origine de la viande sur les produits transformés. N’oubliez pas vos lunettes au moment de faire les courses, il risque d’y avoir de la lecture !

Boursorama avec Pratique.fr le 09/08/2016 à 12:15

Eurial et Agrial fusionnent

Après un coup de froid officialisé en mars dernier, Eurial et Agrial annoncent finalement leur mariage pour 2016, selon les termes d’un projet de rapprochement qui va beaucoup plus loin que le programme initial, avec une fusion au sein d’une coopérative unique. Fait rare dans la coopération, il s’agit de l’union de deux coopératives saines financièrement, même si la conjoncture laitière est actuellement difficile.

En 2013, Agrial et Eurial annonçaient leur rapprochement, avec un projet de fusion de leurs activités laitières. Après deux années de fiançailles tumultueuses (Agra Alimentation du 26 mars 2015 et du 6 novembre 2014), les deux groupes ont finalement annoncé leur fusion pure et simple pour 2016 dans un communiqué diffusé le 1er juillet. Cette opération, très structurante pour la France lai-tière, puisque le nouvel ensemble prend la deuxième place de la coopération laitière hexagonale derrière Sodiaal, va donc beaucoup plus loin que le projet initial. Alors qu’il s’agissait initialement d’une simple fusion d’actifs industriels (qui aura lieu en septembre), les coopératives actionnaires d’Eurial (Colarena, UCAL, la Laiterie Coopérative du Pays de Gâtine, Poitouraine et depuis peu, Valcrest) vont finalement fusionner avec Agrial en 2016, sous réserve du vote des assemblées générales et de l’approbation de l’Autorité de la concurrence. Cette approche a le mérite de désamorcer tout problème de gouvernance à l’avenir.

DEUX COOPÉRATIVES EN BONNE SANTÉ ET UN BASSIN LAITIER PÉRENNE

« C’est la première fois que deux coopératives en bonne santé discutent, se réjouit Ludovic Spiers, directeur général d’Agrial.C’est peut-être pour cela que les choses ont pris un peu plus de temps. » De fait, Eurial amène dans le nouvel ensemble un savoir-faire industriel laitier reconnu, deux marques fortes, Soignon et, dans une moindre mesure, Grand Fermage, ainsi qu’une activité mozzarella en plein développement. Agrial, plus novice dans la transformation du lait (avec la reprise de Délicelait et Sénagral), apporte pour sa part les moyens financiers d’un grand groupe coopératif, un potentiel laitier indéniable alors que vient de s’ouvrir l’ère post-quotas, et une volonté farouche de se développer dans ce secteur. Ensemble, les deux coopératives, principalement ancrées dans des zones laitières a priori pérennes, couvrent tous les métiers de la transformation du lait.

L’URGENCE DE L’INTERNATIONAL

« Cette année, nos activités laitières combinées devraient dégager presque 60 millions d’euros d’Ebitda (pour environ 2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2014, ndlr). Nous devons travailler sur la rentabilité de ce groupe laitier. Ensuite, la priorité, c’est de l’internationaliser. Nous ne pouvons pas rester seulement français aujourd’hui », explique Ludovic Spiers. Un discours sans surprise venant d’un groupe qui a déjà internationalisé son activité légumes, et engagé une démarche du même ordre dans le cidre. Eurial, qui exporte déjà largement sa mozzarella ingrédients, a des bases à l’étranger, notamment aux Etats-Unis. Quant à Sénagral (yaourt MDD), le fait de travailler en direct avec Mercadona lui permet désormais de réaliser un tiers de son activité à l’export. A partir de ces bases, le nouvel ensemble vise ouvertement des opérations de croissance externes à l’étranger, notamment hors d’Europe.

En termes d’organisation, les activités de transformation seront structurées autour de six activités : les fromages de chèvre, portés par la marque leader qu’est Soi-gnon ; l’ultrafrais MDD avec Senagral (racheté à Senoble) ; les fromages ingrédients (notamment la mozzarella produite par Eurial à Herbignac) ; le lait UHT (issu de la fusion entre Coralis et Agrial) ; les ingrédients secs ; le beurre (notamment la marque Grand Fermage) et la crème.

Ensemble, Eurial et Agrial compteront 6 450 producteurs de lait et collecteront 2,5 milliards de litres (dont 55 millions de litres de lait bio). La branche laitière de la future coopérative unifiée, qui affiche 2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires (2014), emploiera plus de 4 000 personnes sur 22 sites industriels. Notons que cette activité laitière ne représente qu’une partie de l’activité d’Agrial, également présent dans les légumes, les productions carnées et les boissons. A titre de comparaison, Sodiaal fédère plus de 13 000 producteurs de lait et collecte 4,8 milliards de litres.

LA MARQUE GRAND FERMAGE SUR L’ULTRAFRAIS ?

Agrial ne cache pas, depuis la prise de contrôle de Sénagral, son ambition de déployer une marque sur l’ultrafrais laitier, comme elle l’a fait avec Florette sur le légume. Si Soi-gnon est axée sur le lait de chèvre, l’autre marque d’Eurial, Grand Fer-mage, pour l’heure dédiée au beurre, pourrait tout à fait habiller des yaourts au lait de vache et autres desserts. Reste à savoir quel sera le choix du futur groupe coopératif unifié, tant en termes politiques et marketing.

VERS UNE GESTION NOVATRICE DU PRIX DU LAIT ?

Parmi les chantiers que devront ouvrir Eurial et Agrial figure la gestion du prix du lait. Le premier pratique le système double prix double volume, tandis qu’Agrial n’a qu’un seul prix. Mais pas question de cantonner les débats à ces seuls systèmes. « Les pays du nord ne fonctionnent pas du tout comme cela. Ils versent un acompte, et ensuite un complément en fonction des résultats de la coopérative. Ce modèle fera partie de nos discussions », explique Ludovic Spiers.

http://www.agraalimentation.fr/eurial-et-agrial-fusionnent-art402013-2466.html?Itemid=330

 

Lait. Agrial et Eurial annoncent leur fusion en 2016

A Luçon (Vendée), la fromagerie Eurial fabrique le fromage Saint Paulin et la Mozzarella..A Luçon (Vendée), la fromagerie Eurial fabrique le fromage Saint Paulin et la Mozzarella.. | Frédéric GIROU

Guillaume Le Du

Les deux groupes coopératifs ont signé le 30 juin un protocole de rapprochement. Dès l’automne, leurs activités laitières seront réunies au sein d’une entité dénommée Eurial.

Annoncée pour juin 2015, puis retardée, le mariage entre le normand Agrial et le ligérien Eurial est relancé. Dans un communiqué, les deux groupes coopératifs annoncent avoir signé, le 30 juin, un protocole de rapprochement en deux étapes.

Dès l’automne 2015, l’ensemble des activités laitières industrielles et commerciales sera réuni au sein d’une même entité, dénommée Eurial.

En juin 2016, interviendra la fusion des coopératives, après consultation des instances représentatives du personnel et validation des adhérents en assemblées générales extraordinaires. Cette fusion ne sera effective qu’après obtention de l’agrément de l’Autorité de la concurrence.

Le nouvel ensemble rayonnera sur un territoire cohérent couvrant la Basse-Normandie, les Pays de la Loire, la Bretagne, le Poitou-Charentes et le Centre, complété de la région Rhône Alpes.

2e groupe coopératif laitier

En aval, il sera structuré autour de six activités stratégiques majeures : les fromages de chèvre, où Eurial avec sa marque Soignon occupe une position de leader incontesté depuis dix ans, les produits laitiers ultra-frais, avec Senagral, numéro 1 des marques distributeurs (MDD), les fromages ingrédients : notamment la mozzarella, activité dans laquelle Eurial est le premier producteur français, le lait UHT, les ingrédients sec et le beurre, notamment le beurre de spécialité avec la marque Grand Fermage, et la crème.

Dès 2016, le nouvel ensemble se positionnera au 2e rang des groupes laitiers coopératifs français avec 2,7 milliards de litres de lait collectés, dont 55 millions de litres de lait bio ; 2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 6 450 producteurs de lait, plus de 4 000 salariés et 22 sites industriels.

http://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/lait-agrial-et-eurial-annoncent-leur-fusion-en-2016-3527449

 

 

Candia inaugure un nouvel outil de production

Candia inaugure un nouvel outil de production dans achats fusions reorganisations eco-7

Spécificité du site, le lait frais a une nouvelle ligne de production (© Candial)

  • Spécificité du site, le lait frais a une nouvelle ligne de production (© Candial)

Propriété du géant Sodiaal, l’usine de La Talaudière traite et conditionne 100 millions de litres de lait par an. Le plus diversifié des sites Candia, situé en zone montagne, vient d’être équipé d’une nouvelle ligne de production. Plongée dans ses coulisses à l’occasion de portes ouvertes au public le 14 juin.

Elle est flambant neuve. Une petite cérémonie devait même l’inaugurer officiellement ce vendredi 13 juin. Candia y attendait à cette occasion la préfète en personne. Il aura fallu 4 mois de travail pour faire basculer la production lait frais de deux lignes à une seule.
Plus moderne, plus productive, plus sécurisée, plus hygiénique, plus de traçabilité et pleinement opérationnelle depuis avril, la nouvelle installation est un gros plus pour l’usine de La Talaudière, propriété de Sodiaal. Le géant français du lait (5 Md € de CA ; 4,6 milliards de litres collectés par an chez 14 000 producteurs de 71 départements) a lâché un total de 4 M€ pour mettre en place ce nouvel outil. Véritable gage de pérennité pour le site ligérien et ses 128 CDI après la période de restructurations que vient de connaître la 5e coopérative laitière mondiale. « Notre chiffre d’affaires ? Difficile de vous répondre : nous achetons et vendons en interne, explique Gaëtan Moyroud, directeur de l’usine, mais c’est un site à forte valeur ajoutée et en croissance… »
Avec environ 100 millions de litres de lait passant chaque année derrière ses murs, malgré une emprise de 5 ha (il compte aussi, indépendamment de l’usine, une unité logistique Sodiaal), le site est loin d’être le plus grand de Candia. Celui de Vienne, tout proche, est d’une importance environ quatre fois supérieure. Mais La Talaudière a pour lui les spécificités de ses produits, d’être la seule usine Candia en zone montagne, comme 80 % de son lait en provenance de 1 127 producteurs des Monts du Forez, du Pilat, mais aussi de la Plaine du Forez, du Rhône et jusque de Haute-Loire. Un peu du Vercors aussi. Car « nous sommes la plateforme bio de la région sud-est », précise G. Moyroud. La Talaudière chez Candia incarne la diversification.

Export jusqu’en Océanie

Pas étonnant alors que sa R&D soit en grande partie installée ici avec 6 chercheurs permanents et que 59 références y soient produites : entier ou demi écrémé, briques ou bouteilles, bio ou non, UHT ou frais. Exporté en Allemagne quand il s’agit de lait infantile bio pour la marque Hipp ou dans les maternités de Moyen-Orient pour ces 70 ml en bouteille qui n’attendent plus que la tétine à visser. Océanie, Afrique du Sud… L’export se développe. « On connaît nos exigences en qualité et en sécurité alimentaire, alors on vient nous chercher de loin », commente G. Moyroud. Charlotte, blouse, chaussures et lavage de mains réguliers à la moindre irruption dans les ateliers : ça ne rigole pas avec la sécurité alimentaire.
Le laboratoire d’analyse ponctionne par exemple 0,3 % de la production de lait infantile pour le vérifier. Laboratoire qui sépare les deux ateliers de production se répartissant l’activité quasi moitié-moitié : UHT (ultra haute température), longue conservation passé par un traitement à plus de 140° et lait frais : passé, lui, de 68 à 75° et pasteurisé pour une conservation de 25 jours. On le retrouve dans les supermarchés hexagonaux à 70 % en marque Candia, le reste en marque distributeur. C’est dans l’atelier lait frais que les deux lignes d’embouteillages (1 ou 2 l) vieilles de 40 ans ont été remplacées par une seule capable de sortir 8 000 bouteilles d’1 l et 12 000 bouteilles de 2 l par heure. Ligne qui débute par la formation des bouteilles en soufflant le plastique compacté les composant. Gain logistique mais aussi de qualité, par exemple sur l’étanchéité des bouteilles désormais transparentes.
Une passerelle d’observation toute neuve domine l’ensemble. En partie liée à une détermination de davantage communiquer. Car s’il accueillait déjà des visites ponctuelles, c’est dans l’objectif de promouvoir la consommation mais aussi de « montrer qu’il n’y a rien à cacher » et que l’activité valorise et entretient le terroir que le site, plus d’une fois cible d’agriculteurs en colère sur les prix d’achat, effectuera le 14 juin sa première journée bien à elle ouverte au public (espérée pérenne) en écho à la Journée mondiale du lait.

Xavier Alix

source: http://lessor.fr/2014/06/12/agroalimentaire-candia-inaugure-nouvel-outil-de-production/

 

Laïta : 80 millions d’euros pour préparer l’avenir

Poussée par la suppression des quotas et attirée par le marché international, la coopérative laitière joue la carte de la qualité et mise sur les poudres de lait.

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Une centaine d’emplois créés

Laïta avait promis un investissement exceptionnel… La coopérative laitière, dont le siège est à Brest, l’a dévoilé mardi à Rennes. D’ici à 2016, l’entreprise va investir 80 millions d’euros supplémentaires dans les ingrédients laitiers secs (comme la poudre de lait), en plus des 40 millions d’investissements annuels.

« Nous sommes à un moment significatif », explique Christian Couilleau, directeur général de Laïta. À l’horizon 2015 se profile en effet l’après-quotas laitiers, décidé par l’Union européenne, qui permettra aux producteurs de produire sans limite.

Au total, la coopérative – qui compte aujourd’hui 2 400 salariés – va créer une centaine d’emplois en plus, répartis sur trois sites : environ cinq à Ancenis (Loire-Atlantique), une dizaine à Landerneau (Finistère) et entre 80 et 85 à Créhen (Côtes-d’Armor).

Un « totem » à Créhen

Concrètement, l’effort va donc principalement profiter au site de Créhen, près de Dinan. Près de 54 millions d’euros vont y être injectés, permettant la réalisation d’un atelier de mise en boîte pour le lait et d’une unité de déminéralisation de lactosérum (le petit-lait issu de la fabrication du fromage).

Surtout, une tour de séchage verra le jour (pour la production, notamment, de poudre de lait infantile). Un « totem », symbole de l’investissement, sourit Christian Couilleau. Le coût de sa construction s’élève à 35 millions d’euros. À l’horizon 2017, la tour pourra produire, au maximum, 30 000 tonnes de poudres de lait, en plus des 100 000 que produit Laïta chaque année.

« Réduire l’effort à la tour de Créhen serait une erreur », temporise cependant le dirigeant. Ainsi, 18 millions d’euros seront investis à Landerneau, dans une unité de déminéralisation de lactosérum, et à Yffiniac et 4 millions d’euros à Ancenis.

L’Asie cible privilégiée

Puisque « le lait n’est pas qu’un liquide blanc », comme l’a assuré Christian Couilleau, Laïta a décidé de jouer la carte des produits dérivés (poudre alimentaire, lactosérum…) et de la qualité, plus que de la quantité. Même si le volume de lait collecté va grimper de 15 %.

L’objectif est simple : conquérir de nouveaux marchés, au-delà même des frontières européennes. Aujourd’hui, environ 10 % du chiffre d’affaires dépend des pays tiers. L’objectif est de doubler cette part.

La coopérative assure « chercher la croissance là où elle est ». Comprenez le Moyen-Orient, l’Afrique et surtout l’Asie. « Des contacts avec des entreprises asiatiques » ont été pris. La Chine pourrait être une cible privilégiée. Fatigué des scandales concernant le lait infantile, le pays accueille à bras ouverts les produits exportés.

Laïta en bref

La coopérative laitière, née en 2009 du regroupement d’Even, de Terrena et de Triskalia, réalise un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros et produit 1,3 milliard de litres de lait par an. Elle regroupe des marques connues, comme Paysan BretonMamie Nova et Régilait.

Publié par Ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/laita-80-millions-deuros-pour-preparer-lavenir-21-05-2014-146053?utm_source=newsletter&utm_medium=OFentreprise&utm_campaign=20140522_local_votreNewsletter

 

Les ventes de beurre ne fondent plus

Qui l’eût cru ? Après des années de déclin, il reprend des couleurs dans nos cuisines. Moulé, en beurrier, bio ou allégé, il séduit les gastronomes et les chasseurs de cholestérol.

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Surprise ! En 2013, le beurre a stoppé sa glissade. Ses ventes en grandes surfaces ont augmenté de 2,7 %. Les Français restent les plus gros mangeurs de beurre dans le monde, avec une consommation annuelle de huit kilos par habitant. Une croissance inattendue après trente années de déclin.

« Avec la crise, on cuisine de plus en plus à la maison. Les émissions culinaires, la volonté de se faire plaisir avec un produit simple et naturel peuvent expliquer ce rebond »,suppose Marie-Paule Pouliquen, directrice marketing chezPaysan breton, la marque du groupe coopératif Laïta, à Brest. Un contre-pied au discours hygiéniste caricaturant le beurre en boucheur d’artères. Un pied de nez à la concurrence de la margarine et des graisses végétales hydrogénées.

Image « traditionnelle et nature »

Leader sur le marché du beurre moulé, parée de sa célèbre robe vichy rouge ou bleu, la marque Paysan breton cultive méticuleusement une image « traditionnelle et naturelle » du beurre.

Sa charte de qualité repose sur une période prolongée de pâturage, bannit les colorants, les conservateurs, les arômes artificiels, sélectionne des ferments lactiques naturels pour offrir au palais une texture tartinable et un « goût de noisette », récompensés par des médailles au Salon de l’agriculture.

« Pour un bon beurre, il faut nourrir ses vaches avec des fourrages de qualité, cultivés sur l’exploitation », confirme Michel Beziaud. Éleveur laitier à Maumusson (Loire-Atlantique), il prodigue à ses trente-quatre pensionnaires un menu quatre étoiles, très diversifié selon les saisons (herbe, maïs, céréales, tourteaux de colza et de soja non OGM, luzerne…).

Stratégie payante : la marque vedette du groupe Laïta « a augmenté le volume de ses ventes de beurre en grandes surfaces de 30 % depuis 2009 », se réjouit Marie-Paule Pouliquen. Avec 14,3 % de parts de marché (source : Iri), Paysan breton talonne le leader Président (groupe Lactalis, à Laval) et devance Elle-et-Vire (groupe Bongrain).

La prédominance de ces trois marques illustre la concentration galopante du marché national du beurre entre les mains des grands groupes laitiers. Leurs beurreries géantes écoulent 60 % des tonnages sous la marque des distributeurs.

Les industriels ont multiplié les innovations. Ils ont su déployer, autour de la plaquette standard, toute une gamme adaptée à différents profils de consommateurs : beurre allégé à 60 %, beurre tendre, mini-beurres en portions individuelles, beurre aux cristaux de sel pour les fruits de mer ou beurre bio AOC.

Xavier BONNARDEL

Publié par Ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/ventes-beurre-ne-fondent-plus-06-05-2014-143904

Danone défie Mars et Kraft sur le marché du snacking

Le groupe lance un nouveau produit, entre yaourt et fromage blanc, à moins de 1 euro le pot.

Nature ou aux fruits, Danio sera vendu à moins de 1 euro le pot, à partir du 1er  janvier 2014. - Photo Danone

Nature ou aux fruits, Danio sera vendu à moins de 1 euro le pot, à partir du 1er  janvier 2014. – Photo Danone

Danone s’attaque à un nouveau segment de marché, celui de l’en-cas de 10 heures ou 16 heures, où 80 % des Français grignotent. Pour cela, le groupe dirigé par Franck Riboud a créé une marque, Danio, et «  un produit qui n’existait pas », se situant entre le yaourt et le fromage blanc. Très concentré, hyperprotéiné, il se veut une alternative à « des consommations gourmandes, riches et sucrées, comme les barres chocolatées, les biscuits ou plus diététiques, les fruits, qui ne calment pas toujours les petites faims », précise Olivier Delamea, directeur général du pôle ultra-frais en France. Avec Danio, Danone vient sur le terrain de géants comme les américains Kraft ou Mars. Et tente de réveiller le très gros marché français des produits laitiers, dont il est le leader, mais qui recule depuis dix-huit mois. Les Français ont consommé 1,8 million de tonnes de produits laitiers pour 4,5 milliards d’euros au cours des douze derniers mois.

Trois litres de lait pour 150 grammes de produit

Totalement innovante, la technologie utilisée donne, à partir de trois litres de lait, un produit de 150 grammes, différent de tout ce qui existe déjà dans le secteur ultra-frais. Très dense, en version 0 % ou 2,4 % de matières grasses, il a «  une texture unique ». Nature ou aux fruits (myrtille, passion, framboise, fraise…), il sera vendu à l’unité, à moins d’un euro le pot, à partir du 1er  janvier 2014. «  A 0,95 euro, nous nous plaçons exactement sur le terrain des spécialistes du snacking », ajoute Olivier Delamea. L’élaboration de Danio a amené Danone à se doter d’une nouvelle ligne de production dans son usine du Pays de Braye en Normandie.

Cette irruption sur un marché, qui n’est pas le sien, s’accompagnera d’ «  un dispositif de lancement extrêmement puissant », qui vise un public plutôt jeune (25-49 ans). La marque, qui se veut humoristique, sera largement promue à la télévision et sur les médias sociaux, où elle proposera des jeux. Elle fera également l’objet d’une vaste campagne de dégustation, en grandes surfaces et dans les zones à forte concentration de bureaux. Les enseignes de la distribution le proposeront à la fois dans le rayon ultra-frais et dans le rayon snacking, où seront installées des armoires réfrigérées Danone. Danio sera également vendu dans tout le circuit hors domicile, dont les stations-service. A terme, le groupe dirigé par Franck Riboud vise 10 à 15 % de l’univers du snacking.

Maire-Josée Cougard

pour les Echos. Publié à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0203042170296-danone-defie-mars-et-kraft-sur-le-marche-du-snacking-612976.php

L’Ouest laitier rêve de devenir la « Milk valley »

À l’avenir, les protéines du lait pourraient faire la richesse de l’Ouest. Les industriels et la recherche s’associent dans une stratégie à 10 ans.

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Pourquoi parle-t-on d’une milk valley ?

À l’instar de la Californie et de sa Silicon valley, l’Ouest de la France rêve d’avoir sa Milk valley, la vallée du lait. La nouvelle PAC accélère la spécialisation des bassins de production. La Bretagne, les Pays de Loire et la Normandie devraient encore se renforcer dans le lait. L’Ouest constitue déjà un des principaux bassins laitiers avec 10 % de la production européenne et plus de la moitié de la production française.

L’un des plus compétitifs aussi alliant savoir-faire des éleveurs, climat favorable, faible prix du foncier, densité de collecte et entreprises de taille mondiale. « Mais avec la fin des quotas, c’est aussi terra incognita. La filière doit être boostée », explique Jean-Paul Simier, de Bretagne développement innovation.

Les dix principaux industriels du lait (Lactalis, Bongrain, Sodiaal, Maîtres Laitiers etc.) ont décidé de s’associer à des chercheurs de l’Inra pour trouver de nouveaux débouchés. Une stratégie à dix ans.

La protéine du lait, un nouvel or blanc ?

Le premier projet de Milk valley a pour nom Profil (Protéines fonctionnalisées pour l’industrie laitière). En « crackant » les protéines, en les recombinant, les industriels espèrent se passer des additifs ou autres gélifiants et offrir au consommateur un produit 100 % lait et garanti sans conservateur. Étirée en fibres, la protéine du lait pourrait aussi être reconstituée en steak. « Le consommateur ne va pas se relever la nuit pour consommer plus de fromages. Il faut proposer de nouveaux produits aux consommateurs », explique Luc Castillo, directeur R & D de Sodiaal.

Le lait pourrait-il devenir un produit d’exportation ?

Actuellement 90 % du lait est consommé par les marchés nationaux. Les transformateurs cherchent à agrandir leur terrain de jeu. Chinois et pays émergents découvrent les yaourts, les fromages. Et comme on ne peut pas produire du lait partout dans le monde… Le bassin laitier de l’Ouest aura une carte à jouer. « Le marché chinois est gigantesque mais les Français sont encore timides comparés aux Néo-Zélandais », avoue Alban Renaud, avocat d’affaires, chef du bureau chinois d’Adamas.

Englués dans leurs problèmes sanitaires, les Chinois recherchent pourtant le savoir-faire français. Certains ont franchi le pas. La laiterie Isigny Sainte-Mère (Calvados), a noué un partenariat avec Biostime, fabricant chinois de produits infantiles, pour produire en Normandie 50 000 t de poudre de lait infantile d’ici 2015. De son côté, Sodiaal s’est associé à Synutra, 3e fabricant chinois, pour construire deux nouvelles tours de séchage de lait, à Carhaix (Finistère).

Les éleveurs auront-ils les moyens de répondre aux besoins ?

L’optimisme des industriels tranche avec la morosité des éleveurs laitiers. « Nos concurrents, ce sont les céréaliers », témoigne un éleveur laitier, dans les allées du salon. En 2012, le revenu moyen des céréaliers a atteint 74 400 € contre 26 500 € pour les laitiers. Les exemples de laitiers qui arrêtent l’élevage et labourent leurs terres ne sont pas rares. Avec la fin d’un marché régulé, la paie assurée a disparu.

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