Archives pour la catégorie Informatique et TIC

L’agroalimentaire, un secteur stratégique pour le e-commerce

ecommerceTéléchargerLes ventes en ligne dans l’alimentation connaîtront une progression significative d’ici à 2018 grâce à la capacité d’innovation digitale des acteurs de la distribution. Elles devraient même dépasser les ventes d’électronique grand public.

La transition numérique des entreprises n’est pas encore complètement aboutie mais comme le démontre l’étude Digital IQ par PWC, 81% des dirigeants estiment que les avancées technologiques transformeront leur entreprise dans les années à venir. Le commerce de détail n’échappe pas à ce besoin de digitalisation et c’est le e-commerce qui constituerait un enjeu pour favoriser les ventes du commerce de détail. La dernière étude publiée par Forrester, « European Online Retail Forecast: 2013 To 2018« , s’intéresse à la croissance des ventes en ligne et prévoit qu’à l’horizon 2018, c’est le secteur alimentaire qui pèsera le plus lourd. Les acteurs traditionnels de la distribution doivent donc s’adapter et revoir leur offre pour rester compétitifs.

Le e-commerce et l’agroalimentaire à la hausse

Entre 2013 et 2018, Forrester prévoit un taux de croissance de 12% des ventes de détail en ligne en Europe pour un total d’environ 234 milliards d’euros en 2018. En France, les ventes devraient presque doubler entre 2013 et 2018 pour atteindre 47 milliards d’euros. En effet, la France ainsi que le Royaume-Uni et l’Allemagne constitueront les marchés les plus importants pour le e-commerce de détail. Il est surtout important de noter que le secteur agroalimentaire détiendra la plus forte croissance, dépassant ainsi le secteur de l’électronique grand public. Le secteur de l’habillement, toujours en tête des ventes en ligne enregistrera une croissance moindre. Ces chiffres de croissance positive pour le commerce en ligne s’expliquent surtout par la capacité des acteurs de la distribution à proposer des services adaptés au e-commerce. « La croissance constante des ventes internet en Europe dans le contexte fragile de reprise économique démontre l’importance de la présence digitale » explique Michelle Beeson, auteure de l’étude.

L’innovation digitale adoptée par les acteurs de la distribution

Le rapport démontre ainsi que les habitudes de consommation vont se tourner progressivement vers le online puisque les internautes effectuant leurs achats en ligne vont passer de 65% en 2013 à 75% en 2018. « Les commerçants européens doivent maintenir leur investissement dans le digital et l’innovation, et optimiser leur présence digitale sur l’ensemble des appareils. » déclare Michelle Beeson. À noter notamment l’émergence d’une catégorie d’acheteurs appelés les “super shoppers”, ces internautes qui recherchent leurs achats en ligne et consomment à travers différents canaux de manière régulière. Dernièrement, des initiatives prouvent que l’innovation digitale constitue un enjeu pour les commerçants. Citons par exemple  »Inspiration Corridor » de Klépierre qui permet de créer un pont entre magasin physique et e-commerce grâce à l’installation d’un couloir aux fonctions technologiques.

Publié Par  04 juin 2014 L’agroalimentaire, un secteur stratégique pour le e-commerce dans AGRO nadir

à http://www.atelier.net/trends/articles/agroalimentaire-un-secteur-strategique-e-commerce_429695

 

Oscars : un selfie en or signé Samsung

Ellen DeGeneres a publié aux Oscars la photo la plus retweetée de tous les temps avec son smartphone Samsung. Une stratégie marketing savamment préparée par le constructeur sud-coréen.

Oscars : un selfie en or signé Samsung

La 86e cérémonie des Oscars a consacré dimanche 2 mars les films  » 12 Years a Slave  » et  » Gravity « . Mais l’autre grand gagnant est Samsung, qui aurait pu recevoir une statuette pour le meilleur buzz de la soirée, grâce au selfie pris en direct, puis publié sur Twitter, par l’animatrice Ellen DeGeneres. Son message a battu un record avec plus de deux millions de retweets, devançant le célèbre  » Four more years «  post-réélection de Barack Obama, qui totalise  » seulement  » 700.000 retweets.

Un coup marketing en or pour Samsung, sponsor de la soirée et fournisseur du smartphone d’Ellen DeGeneres, qui a sorti son appareil devant les caméras à trois reprises au cours de la soirée (mais a repris son iPhone en coulisses, comme le signale Mashable). Une stratégie savamment préparée par le constructeur sud-coréen, qui a signé un partenariat pour sponsoriser également dix selfies pris par les célébrités elles-mêmes pendant la cérémonie des Oscars.
Pour cela, un miroir Twitter a été installé en coulisses, en fait une simple tablette avec un cadre en filigrane, dispositif déjà testé en fin d’année dans d’autres événements médias américains. Les célébrités se présentent devant la tablette, appuient sur l’écran et prennent la pose, avant de valider ou reprendre la photo. En un clic, la photo selfie est envoyée sur le flux Twitter de l’événement.
Si le placement de produit lors de grands shows télévisés n’est pas nouveau, la stratégie marketing de Samsung va beaucoup plus loin, avec notamment  » White Glove «  (gant blanc), son programme VIP réservé aux célébrités. Le but : toucher les stars pour les convaincre d’échanger leur iPhone, BlackBerry ou autre smartphone Android contre un Samsung, et devenir les nouveaux ambassadeurs de la marque.

Le programme  » White Glove  » se présente comme un club fermé, avec dîners, soirées et rencontres entre privilégiés, choyés par l’équipe Samsung sur place, chargée de les aider à se familiariser avec ses produits. Le principe d’une soirée  » White Glove «  est simple : une célébrité accueille l’événement chez elle, pendant lequel la marque offre des produits personnalisés. Plus tard, les stars qui ont apprécié le smartphone ou la tablette offerte sont invitées à organiser à leur tour une soirée  » White Glove « , pour toucher ainsi de nouveaux ambassadeurs.

 

Et la stratégie marketing derrière ces réunions Tupperware version high-tech semble payer. Comme avec Dana Brunetti, le président de Trigger Street productions, la société derrière le film  » The Social Network  » et la série récompensée  » House of Cards  » diffusée sur Netflix. Dana Brunetti s’est vu offrir un smartphone Galaxy S3 lors d’une soirée organisée chez les jumeaux Winklevoss, célèbres pour avoir fait partie de l’aventure Facebook à ses débuts, aux côtés de Mark Zuckerberg.

Après avoir utilisé en simultané son iPhone et le Galaxy S3 pendant un mois, il a abandonné le premier à la fin du mois, allant jusqu’à troquer son iPad pour une tablette Galaxy Tab signée Samsung, et organiser à son tour sa propre soirée  » White Glove « . Et il n’est pas le seul : on compte également, parmi les stars converties, le chanteur et producteur Jay-Z, qui a proposé en avant-première son dernier album  » Magna Carta Holy Grail  » aux utilisateurs de smartphones de la marque sud-coréenne.

La stratégie marketing VIP de Samsung fait des émules. Ainsi, Nokia a lui aussi décidé d’envoyer des cadeaux personnalisés aux célébrités. Après avoir lu une interview dans USA Today où le chanteur 50 Cent affirmait avoir acheté un smartphone uniquement pour son appareil photo, le constructeur finlandais a envoyé son Lumia 1020 au rappeur. Lequel a publié sur Instagram une photo de son nouveau jouet. Les marques n’ont pas fini de faire des heureux chez les stars.

 

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Source : 20minutes

Acculé, BlackBerry va se retirer du marché grand public

Le groupe licencie 4.500 personnes et se recentre sur le marché « entreprises ». Ses derniers modèles de smartphones n’ont pas eu le succès escompté.

Le canadien a annoncé vendredi qu’il allait licencier 4.500 personnes, soit 40 % de ses effectifs - DR

Le canadien a annoncé vendredi qu’il allait licencier 4.500 personnes, soit 40 % de ses effectifs – DR

L’histoire était écrite. Elle n’en est pas moins triste. BlackBerry entame un nouveau chapitre dans sa longue descente aux enfers. Le canadien a annoncé vendredi qu’il allait licencier 4.500 personnes, soit 40 % de ses effectifs. La société basée à Waterloo, dans l’Ontario, ne comptera plus que 7.000 salariés. Cette coupe drastique dans les effectifs, qui fait suite aux 5.000 licenciements déjà réalisés l’an dernier, est la dernière tentative de l’ex-RIM (Research in Motion) pour tenter de rebondir sur un marché du smartphone sur lequel il a perdu pied depuis plusieurs années.

Dépassé par la concurrence, BlackBerry a en parallèle décidé de se retirer du marché grand public pour revenir à ses premières amours, l’univers professionnel, sur lequel il avait construit les bases de son succès il y a près de 10 ans. Le porte-feuille de produits devrait ainsi passer de 6 smartphones à 4 seulement. Le groupe compte aussi se concentrer davantage sur les logiciels et les services, comme la plate-forme de gestion de flotte de terminaux mobiles BlackBerry Enterprise Service, qui fonctionne aussi bien avec ses appareils qu’avec l’iOS d’Apple ou l’Android de Google. Avec ce repositionnement stratégique, le canadien espère réduire de 50 % ses dépenses de fonctionnement d’ici à mai 2014.

Les résultats du dernier trimestre (clos le 31 août), en partie dévoilés vendredi, témoignent des difficultés du groupe. Le chiffre d’affaires a quasiment été divisé par deux, à 1,6 milliard de dollars. La perte nette se situe entre 950 et 995 millions, grevée par un stock d’invendus dont la valeur est estimée entre 930 et 960 millions. En trois mois, le canadien a écoulé seulement 3,7 millions de smartphones (5,9 millions en comptant ceux livrés le trimestre précédent). C’est presque moitié moins que le nombre d’iPhone qui auraient été vendus ce week-end (environ 6 millions), selon les analystes, après le lancement des deux nouveaux modèles vendredi. En outre, la majorité de ces ventes s’est effectuée avec les anciens modèles, traduisant l’échec du lancement, en début d’année, d’une nouvelle gamme d’appareils équipés du dernier système d’exploitation maison – dont le Z10, son smartphone vedette, tout tactile –, sur lequel les dirigeants misaient beaucoup.

Avenir en suspens

Dans la foulée de l’annonce, l’action a chuté de 16,1 %, à la Bourse de Toronto. Les investisseurs demeurent en effet perplexes quant à l’avenir de BlackBerry. Le groupe n’exclut pas une cession après avoir indiqué le mois dernier former un comité stratégique destiné à « explorer les alternatives stratégiques en vue d’accroître sa valeur et de changer d’échelle ». Les banques JP Morgan et RBC avaient déjà été mandatées en 2012 pour trouver de potentiels acquéreurs. En vain. Selon le « Wall Street Journal », l’ancien co-PDG de RIM, Mike Lazaridis, qui reste l’un des principaux actionnaires avec 6 % du capital, serait en discussion avec plusieurs fonds d’investissement, dont Blackstone et Carlyle, pour tenter de racheter la société, dont il a cédé les rênes début 2012.

Malgré les difficultés, BlackBerry conserve certains atouts. La marque est reconnue comme un gage de sécurité dans les entreprises. Le système de messagerie instantanée BBM, qui a contribué à son succès auprès des jeunes, compte encore près de 60 millions d’utilisateurs et le groupe vient de le rendre disponible sur iOS et Android. La société dispose en outre d’un portefeuille de brevets important, dont la valeur est estimée entre 2 et 3 milliards de dollars. De quoi intéresser certains acteurs de la high-tech. Google n’avait pas hésité à dépenser 12,5 milliards en 2011 pour empocher Motorola et ses précieux brevets.

BlackBerry devra vite trouver une solution, compte tenu de la dégradation de ses finances. Au cours des trois derniers mois, l’entreprise a brûlé 500 millions de de cash. A ce rythme, elle pourrait être à court de trésorerie d’ici à un an.

Par Romain Gueugneau | 22/09 | 17:31

Publié par Les Echos à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0203020215864-accule-blackberry-va-se-retirer-du-marche-grand-public-607762.php?xtor=EPR-100-[NL_8h]-20130923-[s=461370_n=3_c=304_]-1228232@2

BYOD : panorama des risques juridiques pour l’entreprise

Lionel Prades, consultant en sécurité informatique chez Lexsi, met en évidence 4 risques juridiques que le développement du Byod peut entraîner dans les entreprises. 

Boyd, risque entreprises

Crédits photo : Shutterstock.com
Si les arguments, notamment financiers, en faveur du développement du Byod sont nombreux, les risques juridiques que ces outils peuvent représenter pour les entreprises sont importants.

En plein développement dans les entreprises actuellement, le Byod ou Brying your own device, désigne l’ensemble des matériels personnels divers – téléphones, « smarts » ou non, ordinateurs portables et autres tablettes - susceptibles d’être utilisés dans ou pour l’entreprise par ses salariés. Si les arguments, notamment financiers, en faveur du développement du Byod sont nombreux, les risques juridiques que ces outils peuvent représenter, le sont aussi, comme le souligne Lionel Prades, consultant en sécurité informatique au sein de Lexsi, cabinet indépendant spécialisé en sécurité informatique et gestion des risques.

Requalification du temps de travail

Avec le Byod, difficile d’établir une frontière nette entre le temps de travail, et le temps « off », ce qui n’est pas sans risque en terme de législation du travail. « Un salarié pourrait tenter de faire requalifier une partie de son temps passé hors de l’entreprise en « temps de travail », en arguant qu’il a reçu des mails à traiter urgemment à toute heure du jour et de la nuit. La société pourrait même être accusée de ne pas respecter les lois sur le temps maximum de travail ». Si avec la mobilité croissance, le risque est inhérent aujourd’hui à un nombre croissant d’univers de travail où la mobilité, le Byod accroît ce risque car le mélange des genres entre vie privée et professionnelle y est quantifiable : « la preuve est stockée dans l’équipement dont le salarié a, en outre, la propriété », souligne Lionel Prades.

Engagement de la responsabilité de la société

 

Lionel Prades, Lexsi

Crédits photo : Droits réservés
Lionel Prades, consultant en sécurité informatique chez Lexsi.

L’entreprise peut se voir attaquée par des tiers. « Quelle sera sa responsabilité si l’un de ses salariés utilise volontairement son équipement pour lancer des attaques depuis le réseau ? », illustre Lionel Prades. Même en l’absence de poursuites, l’image de l’entreprise risque de souffrir si ses employés utilisent leur matériel pour, par exemple, télécharger du contenu illicite depuis l’entreprise ? Autant dire que « tous ces cas d’usage et les interdits associés doivent être précisés dans la charte engageant l’utilisateur, afin de protéger les intérêts de l’entreprise en cas d’abus ou de compromission du matériel ». Mais le salarié lui-même peut, dans certains cas, souhaiter engager la responsabilité de l’entreprise… « Un salarié peut-il demander un dédommagement en cas de vol sur le lieu de travail de son équipement personnel, ou si ce dernier a été infecté lors d’une connexion au réseau de l’entreprise ? », souligne Lionel Prades.

Risque sur la confidentialité des données

En pratique, l’entreprise n’a qu’un droit de regard limité sur les usages fait par ses salariés de leur équipement personnel, ce qui pose des problèmes sur la confidentialité des données contenues, par exemple, dans la tablette ou le téléphone. « L’entreprise ne peut pas interdire le prêt du matériel la famille ou à un proche, ou encore l’installation de logiciels privés…», explique Lionel Prades. Sans compter que le risque se pose aussi lors d’une éventuelle revente du matériel, ou en cas d’intervention d’un service après-vente… Comment faire face à ce risque ? « Des solutions techniques existent, mais leur coût est tel que le retour sur investissement de l’opération va en être largement modifié », indique Lionel Prades.

Un risque sur les licences des logiciels

Que ce soit l’entreprise ou le salarié qui installent les logiciels, le suivi des licences est concrètement beaucoup plus complexe lorsque le matériel n’appartient pas à l’entreprise. Avec le risque pour cette dernière de se voir attaquée par les fournisseurs en cas de mauvaise adéquation entre l’usage et les brevets… « L’entreprise devra a minima interdire explicitement l’utilisation de logiciel sans licence ou de logiciel avec une licence non compatible avec un usage professionnel », estime Lionel Prades. Sauf que, quels que soient les chartes ou règlements, le vrai problème, ensuite, sera pour l’entreprise de contrôler que les principes édictés sont bien respectés.

A LIRE ÉGALEMENT

Publié part Les Echos à http://business.lesechos.fr/directions-financieres/systemes-d-information/byod-panorama-des-risques-juridiques-pour-l-entreprise-5159.php

Par Cécile Desjardins, journaliste | 01/03/2013

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