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La Chine ferme une usine de viande fournissant McDonald’s et KFC

Un site de production à Shanghai du fournisseur américain OSI Group, le 20 juillet 2014
Un site de production à Shanghai du fournisseur américain OSI Group, le 20 juillet 2014 (Photo STR. AFP)

La ville de Shanghai a fermé une usine du fournisseur américain OSI Group après qu’il a vendu de la viande périmée à de grandes entreprises de restauration dont McDonald’s et KFC, ont annoncé les autorités lundi, dans ce qui semble être le dernier scandale alimentaire chinois.

Selon la télévision shanghaïenne, qui a rapporté les premières allégations, les employés de l’usine d’OSI en Chine mélangeaient de la viande périmée à de la viande fraîche et ont délibérément faussé l’enquête des contrôleurs de qualité envoyés par McDonald’s.

Parmi les autres clients de l’usine figuraient les chaînes Burger King, Papa John’s Pizza, Starbucks coffee et Subway, a rapporté le Shanghai Daily lundi.

Les responsables locaux ont fermé l’usine dimanche et auraient saisi des produits qui utilisaient de la viande périmée, d’après un communiqué de l’administration en charge de la sécurité alimentaire.

Selon cet organisme, la police enquête et menace de «représailles sévères» pour des cas similaires à l’avenir.

McDonald’s a déclaré dans un communiqué avoir «immédiatement» arrêté d’utiliser la production de cette usine et le groupe de restauration Yum a indiqué que ses restaurants KFC et Pizza Hut avaient également cessé de servir de cette viande.

KFC avait déjà rencontré des problèmes en 2012 quand des niveaux indus d’antibiotiques avaient été découverts dans ses poulets.

La Chine a été ébranlée par une série de problèmes de sécurité alimentaire dus à l’application laxiste de la réglementation en la matière, et aux stratégies de certains producteurs pour la contourner.

L’un des plus gros scandales remonte à 2008, lorsqu’il a été avéré que de la mélamine, une substance toxique, avait été ajoutée à des laits pour bébés, tuant au moins six d’entre eux et rendant 300.000 personnes malades.

Le géant de la grande distribution américaine Walmart a indiqué au début de l’année qu’il renforcerait les inspections de ses fournisseurs chinois, après qu’il a été forcé de rappeler de la viande d’âne qui s’était avérée contenir du renard.

L’année dernière, la Chine a arrêté des centaines de personnes pour des délits liés à la sécurité alimentaire, notamment la vente de viande de rat et de renard étiquetée comme du boeuf et du mouton, après une campagne de répression de trois mois, a indiqué la police.

AFP

Publié par Libération.fr à http://www.liberation.fr/economie/2014/07/21/la-chine-ferme-une-usine-de-viande-fournissant-mcdonald-s-et-kfc_1067641

Charal se lance sur les plats cuisinés surgelés

Charal investit le segment des plats cuisinés surgelés
Charal investit le segment des plats cuisinés surgelés

Le horsegate, même pas peur ! Le leader de la viande en France, qui est passé entre les gouttes du scandale de la viande de cheval, se lance à l’assaut d’un nouveau marché : les plats cuisinés.

Le segment ne s’est toujours pas remis de la tourmente et enregistre encore des ventes valeur en recul de 5% et de 4,6% en volume (P5, CAD 2014 IRI). « Cette catégorie est la 4ème en volume du marché, c’est donc un segment incontournable. Aujourd’hui, le frein à l’achat repose sur la crainte de l’origine de la viande. Sur notre gamme, nous allons donc communiquer sur la sélection des morceaux, l’origine Viande Bovine Française et la fabrication en Normandie, à Lisieux », explique Cyril Bourrut-Lacouture, responsable de marque surgelée Charal.

Ainsi, la gamme sera composée de recettes emblématiques: un hachis Parmentier, une Moussaka, gratin boulettes au bœuf à la bolognaise et gratin boulettes au bœuf façon couscous. « Nous voulons développer des plats dont l’ingrédient principal est la viande », ajoute-t-il. D’ailleurs, la marque ne lésine pas sur les taux de bœuf. Le hachis sera composé de 28% de viande (contre environ 20% pour le marché), les gratins de 24% et la moussaka de 23%.

Publié le 17 juillet 2014 par LSA à http://www.lsa-conso.fr/charal-se-lance-sur-les-plats-cuisines-surgeles,180811?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Lsa-rss+(LSA+-+Grande+consommation+et+distribution)

ecrit par CAMILLE HAREL

 

Labeyrie se lance dans les plats préparés frais

 

Le spécialiste du saumon fumé et du foie gras accélère sa diversification. Il se prévaut de croissances à deux chiffres sur la période des fêtes.
En pleine phase de diversification, Labeyrie s’est lancé dans la production de plats préparés frais. Huit plats commercialisés par Monoprix depuis novembre devraient être proposés par d’autres enseignes d’ici à la mi-juin. - Labeyrie

En pleine phase de diversification, Labeyrie s’est lancé dans la production de plats préparés frais. Huit plats commercialisés par Monoprix depuis novembre devraient être proposés par d’autres enseignes d’ici à la mi-juin. – Labeyrie

Labeyrie semble avoir déjoué toutes les chausse-trapes du secteur de l’alimentation en 2013. La société landaise, contrôlée à 100 % par la coopérative Lur Berri, devrait réaliser un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros en hausse de 6,7 % sur l’exercice 2013-2014 qui clôture le 30 juin, prévoit son directeur général Jacques Trottier.

Labeyrie a vu ses ventes de saumon fumé sur les deux semaines de fin d’année faire des bonds à deux chiffres : +13,7 % pendant la semaine de Noël, +30,7 % pendant la semaine du 31 décembre. Malgré le reportage très critique de l’émission « Envoyé spécial », sur l’élevage de saumon en Norvège, diffusé par France 2 en novembre.

L’arrivée de Delpeyrat sur le marché du saumon fumé en février dernier n’a « rien changé », affirme Jacques Trottier. Les ventes de saumon fumé de Labeyrie, qui avaient progressé pendant quatre ans se sont cependant stabilisées en 2013. Avec 25 % du marché, l’entreprise est en tête des marques, mais loin derrière les MDD (51 % du marché). A 39 euros du kilo, la marque est 20 % plus chère que Delpierre, Kristsen ou Delpeyrat.

« Le chiffre d’affaires du foie gras a atteint un niveau historique », selon le directeur général. Malgré la contre-publicité exercée par le lobby anti-gavage toujours très actif. L’entreprise landaise contrôle 25 % du marché des fêtes de fin d’année, derrière les marques de distributeur (26,6 %). Les MDD reculent sur ce créneau pour la cinquième année consécutive. Le marché du caviar a très fortement augmenté en décembre (+ 36 % à 6 tonnes) par rapport au mois de décembre 2012. Labeyrie, qui propose du caviar d’Uruguay, de Bulgarie et d’Aquitaine, revendique 35 % des ventes.

Les scores enregistrés par Labeyrie pendant les fêtes ont été soutenus par un triplement de l’investissement media sur cette période.

Plats cuisinés haut de gamme

En pleine phase de diversification, de l’entrée au dessert, Labeyrie ouvre une nouvelle porte sur le marché de l’alimentation et se lance dans la production de plats préparés frais. L’entreprise devra compter avec la concurrence d’acteurs importants tels que Fleury Michon et Marie racheté par le volailler LDC, même si elle souhaite s’en démarquer en pratiquant des prix résolument supérieurs (6 euros contre 4 euros) pour des spécialités qu’elle veut « haut de gamme ». Le marché des plats cuisinés frais en grandes et moyennes surfaces pèse 600 millions d’euros . «Notre ambition est d’en couvrir 10 à 15 % », explique Jacques Trottier le directeur général de Labeyrie.

Commercialisés par Monoprix depuis novembre, les huit plats cuisinés de Labeyrie devraient être proposés par d’autres enseignes d’ici à la mi-juin. Risotto aux Saint-Jacques, Boeuf mijoté au vin rouge, Dos de cabillaud aux poivrons, le Parmentier de canard et son écrasée de pommes de terres etc …La viande est d’origine française, précise le groupe. « Des préparations quotidiennes avec des légumes frais ». Les produits sont élaborés par Festin de Sologne, une PME de Lamotte-Beuvron (Loiret) dont c’est la spécialité. Celle-ci réalise un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros. Elle fournit des compagnies aériennes, gère quelques boutiques où elle commercialise une partie de sa production et fabrique aussi pour des marques de distributeurs

Publié par Les Echos à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0203284122343-labeyrie-se-lance-dans-les-plats-prepares-frais-647113.php

par Marie-Josée Cougard

 

Danone défie Mars et Kraft sur le marché du snacking

Le groupe lance un nouveau produit, entre yaourt et fromage blanc, à moins de 1 euro le pot.

Nature ou aux fruits, Danio sera vendu à moins de 1 euro le pot, à partir du 1er  janvier 2014. - Photo Danone

Nature ou aux fruits, Danio sera vendu à moins de 1 euro le pot, à partir du 1er  janvier 2014. – Photo Danone

Danone s’attaque à un nouveau segment de marché, celui de l’en-cas de 10 heures ou 16 heures, où 80 % des Français grignotent. Pour cela, le groupe dirigé par Franck Riboud a créé une marque, Danio, et «  un produit qui n’existait pas », se situant entre le yaourt et le fromage blanc. Très concentré, hyperprotéiné, il se veut une alternative à « des consommations gourmandes, riches et sucrées, comme les barres chocolatées, les biscuits ou plus diététiques, les fruits, qui ne calment pas toujours les petites faims », précise Olivier Delamea, directeur général du pôle ultra-frais en France. Avec Danio, Danone vient sur le terrain de géants comme les américains Kraft ou Mars. Et tente de réveiller le très gros marché français des produits laitiers, dont il est le leader, mais qui recule depuis dix-huit mois. Les Français ont consommé 1,8 million de tonnes de produits laitiers pour 4,5 milliards d’euros au cours des douze derniers mois.

Trois litres de lait pour 150 grammes de produit

Totalement innovante, la technologie utilisée donne, à partir de trois litres de lait, un produit de 150 grammes, différent de tout ce qui existe déjà dans le secteur ultra-frais. Très dense, en version 0 % ou 2,4 % de matières grasses, il a «  une texture unique ». Nature ou aux fruits (myrtille, passion, framboise, fraise…), il sera vendu à l’unité, à moins d’un euro le pot, à partir du 1er  janvier 2014. «  A 0,95 euro, nous nous plaçons exactement sur le terrain des spécialistes du snacking », ajoute Olivier Delamea. L’élaboration de Danio a amené Danone à se doter d’une nouvelle ligne de production dans son usine du Pays de Braye en Normandie.

Cette irruption sur un marché, qui n’est pas le sien, s’accompagnera d’ «  un dispositif de lancement extrêmement puissant », qui vise un public plutôt jeune (25-49 ans). La marque, qui se veut humoristique, sera largement promue à la télévision et sur les médias sociaux, où elle proposera des jeux. Elle fera également l’objet d’une vaste campagne de dégustation, en grandes surfaces et dans les zones à forte concentration de bureaux. Les enseignes de la distribution le proposeront à la fois dans le rayon ultra-frais et dans le rayon snacking, où seront installées des armoires réfrigérées Danone. Danio sera également vendu dans tout le circuit hors domicile, dont les stations-service. A terme, le groupe dirigé par Franck Riboud vise 10 à 15 % de l’univers du snacking.

Maire-Josée Cougard

pour les Echos. Publié à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0203042170296-danone-defie-mars-et-kraft-sur-le-marche-du-snacking-612976.php

Le « fast casual » passe à la vitesse supérieure

Le « fast casual » passe à la vitesse supérieure dans -- comportements alimentaires MS016302201_1ZFast Casual : une sorte de restauration rapide haut de gamme où la qualité et le choix sont rois…

Tout droit débarqué des Etats-Unis où il connaît toujours un vif succès, le fast casual touche désormais la France. Coup de projecteur sur ce tout jeune segment de la restauration rapide.Manger vite mais bien : telle serait la tendance actuelle en restauration rapide. A mi-chemin entre le restaurant traditionnel avec service à table et la vente à emporter, le fast casual fait des émules depuis quelques années. Outre-Atlantique, où il est né, le fast casual est un savant mélange de fast-food et de good-food. La variété de l’offre est abondante et, surtout, le client peut imaginer son repas, le construire à partir d’éléments (protéines, garnitures, sauces et autres accompagnements), au gré de ses envies et de son humeur du moment. Le tout à un prix très abordable. Mais aux Etats-Unis, les grandes chaines des fast casual, au premier rang desquelles Chipotle, ont rajouté à leur concept une bonne dose d’éthique en misant sur des produits locaux et ou issus d’une agriculture responsable. Bref, une sorte de restauration rapide haut de gamme où la qualité et le choix sont rois. « C’est comme une cafétéria mais en mieux car la notion de fraicheur est primordiale », insiste Gérard Bertholon, directeur de la stratégie chez Cuisine Solutions.

Née en 1993, Chipotle compte désormais plus de 1 400 restaurants pour un chiffre d’affaires de 2,73 milliards de dollars en 2012, en hausse de plus de 20 %. A périmètre identique, la croissance n’en est pas moins alléchante : + 7,1 %. Et le groupe prévoit d’ouvrir entre 165 et 180 points de vente supplémentaires cette année. C’est dire l’ampleur du phénomène aux Etats-Unis. D’autant que Chipotle n’est évidemment pas le seul protagoniste sur le segment du fast casual. Panda Express, El Pollo Loco, Five Guys Burgers & Fries, et bien d’autres, veulent aussi leur part du gâteau de l’autre côté de l’Atlantique.

 

Prémices dans l’Hexagone

De ce côté-ci de l’océan, le mouvement n’a pas la même ampleur mais il est lancé toutefois. Selon les données publiées par le GIRA, le segment aurait enregistré une croissance de plus de 20 % par an en 2010 et 2011. Et l’arrivée de l’enseigne britannique Prêt à Manger à Paris, mais aussi de Chipotle et, depuis novembre dernier, de la chaîne de restaurants 100 % halal « Al Farroj » ne font que conforter le phénomène. A n’en pas douter, le segment restera encore dynamique dans les années à venir avec une multiplication des concepts à tous crins et l’évolution vers des propositions de plus en plus abouties, répondant aux attentes spécifiques des consommateurs français.

Pour l’heure, la conjoncture économique est évidemment un coup de pouce supplémentaire à l’essor du fast casual dans l’Hexagone. « A l’heure où le pouvoir d’achat baisse mais où les Français veulent manger bon et bien, le fast casual s’avère comme une alternative très intéressante », souligne un fabricant de surgelés. Evidemment, le fast casual peut se décliner à toutes les sauces, par types de produits (soupes, salades, sandwiches) ou par thème (asiatique, tex-mex, traditionnel). Le développement du concept est intéressant pour les industriels qui peuvent proposer des produits que les restaurateurs assembleront devant le client final. Spécialiste de la cuisson sous-vide, Cuisine Solutions croit beaucoup au développement de ce marché. Le fabricant vient par exemple de lancer une gamme de viandes tranchées sous-vide pour l’élaboration de sandwiches, salades, etc. « Si les utilisateurs veulent conserver une part d’ingrédients crus pour cuisiner sous les yeux des consommateurs, ils doivent avoir recours à des produits prêts à l’emploi pour des questions de savoir-faire ou de temps, argumente Gérard Bertholon de Cuisine Solutions. L’avantage avec cette cuisine d’assemblage, c’est que les restaurateurs peuvent sélectionner les meilleurs produits afin de proposer à leurs clients des solutions repas haut de gamme ».

Chiffres clés

 La restauration rapide en 2012 (France)

A l’occasion du salon Sandwich & Snack Show 2013, Gira Conseil a réalisé une étude sur le marché de la restauration rapide en France, dont voici quelques chiffres clés :

34 Milliards d’euros, c’est l’estimation par Gira Conseil du chiffre d’affaires 2012 du marché de la Vente Au Comptoir (VAC), en croissance de 4 % par rapport à 2011.

52 %, c’est la part en volume de la vente à emporter (VAE) en France. Selon les formules et concepts, celle-ci peut évoluer de 30 à 75 %. Cet engouement pour la vente à emporter place désormais la France quasiment au même niveau que les États-Unis.

1,31 milliard, c’est le nombre de sandwiches jambon-beurre que les Français ont acheté en 2012, soit 62 % de la totalité des sandwichs consommés. En moyenne, ce « jambon beurre » leur a coûté 2,68 €, soit une hausse de 1,31 % par rapport à 2011.

Source : « Restauration rapide France 2012 : état des lieux du marché et focus restauration collective » – Gira Conseil – 2013 ».

 

Le marché de la pizza en France

5,52 milliards d’euros* : c’est chiffre d’affaires du marché de la pizza en France, tous circuits confondus, pour un volume qui s’élève à plus de 328 000 tonnes de pizzas vendues, soit 821 millions de pizzas.

Le marché de la pizza enregistre une baisse globale de chiffre d’affaires de l’ordre de 2 %, tous circuits confondus, sauf pour les GMS (Grandes et Moyennes Surfaces) qui ont vu leur volume de vente augmenter de plus de 4 % entre 2011 et 2012. « La pizza, produit de masse par excellence comme d’autres produits de masse, est également touchée en particulier dans la restauration commerciale » analyse Bernard Boutboul.

Source : « L’essentiel sur le marché de la pizza 2012 » – Gira Conseil – 2013 ».

Publié le 1 avril 2013  (espérons que ce n’est pas un gag !) par Le Monde du Surgelé n° 0163 à http://www.lemondedusurgele.fr/Archives-article/Fiche/1683/Le–fast-casual–passe-a-la-vitesse-superieure

 

Paris veut des sanctions dans le dossier de la viande de cheval

Source : Reuters

11/02/2013 à 19:12 / Mis à jour le 11/02/2013 à 19:15
Paris veut des sanctions dans le dossier de la viande de cheval dans ACTEURS ofrtp-union-france-cheval-2-20130211_paysage360

Les ministres de l’Agriculture Stéphane Le Foll (à gauche) et de la Consommation Benoît Hamon, après une réunion de crise lundi à Bercy à la suite de la découverte de la présence de viande de cheval dans des préparations au boeuf. S’il n’est pas possible de déterminer pour l’instant si cette affaire, qui a conduit des enseignes à retirer des rayons les plats surgelés concernés dans plusieurs pays européens, résulte d’une négligence ou d’une fraude délibérée, François Hollande a annoncé lundi que des sanctions devraient être prononcées. /Photo prise le 11 février 2013/REUTERS/Jacky Naegelen

François Hollande a annoncé lundi « des sanctions » après la découverte de viande de cheval dans des préparations au boeuf distribuées dans plusieurs pays européens qui a conduit des enseignes à retirer des rayons les plats surgelés concernés.

Une réunion de crise a eu lieu lundi à Bercy en présence des ministres de l’Agriculture Stéphane Le Foll, de la Consommation Benoît Hamon et de l’Agroalimentaire, Guillaume Garot, avec des représentants de la filière viande.

Benoît Hamon a indiqué à l’issue de cette réunion qu’il n’était pas possible de déterminer pour l’instant s’il s’agissait d’une « négligence » ou d’une « fraude délibérée », qui serait un délit, et qu’on en saurait plus dans les « 48 heures ».

« Nous n’avons pas encore tranché s’il s’agissait d’une négligence ou d’une fraude », a-t-il dit lors d’un point de presse, rappelant qu’il ne s’agissait pas d’une crise sanitaire mais d’une « fraude économique ».

L’enquête menée en France par la Répression des fraudes (DGCCRF) a mis en lumière un circuit complexe de commercialisation de cette viande et ses agents ont effectué des inspections sur plusieurs sites en France.

Un inventaire complet des bons de livraison des sociétés françaises Comigel et Spanghero, qui fournissent la marque de produits de surgelés Findus, est en cours pour voir si d’autres clients ont reçu des produits qui n’ont pas été retirés des rayons, a dit Benoît Hamon.

Le ministre a également annoncé une extension des contrôles sur les autres produits pour toute l’année 2013.

LA ROUMANIE CLAME SON INNOCENCE

Une réunion devrait avoir lieu avant la fin de la semaine au niveau européen sur « cette question posée par la tromperie de cet étiquetage », a précisé pour sa part Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture.

La branche britannique de l’entreprise de produits surgelés Findus a entamé le rappel de ses lasagnes de boeuf la semaine dernière sur le conseil de son fournisseur français, Comigel, qui affirme que la viande douteuse vient de Roumanie.

Mais le Premier ministre roumain Victor Ponta a assuré lundi qu’aucune fraude n’avait été commise dans son pays et s’est dit irrité par les accusations lancées à l’encontre de la Roumanie.

Lors d’un déplacement en banlieue parisienne, le président français a pour sa part souligné le « double devoir de transparence et de responsabilité » de l’Etat.

« Il y a eu des manquements visiblement, des profits, des comportements inadmissibles, des sanctions devront être prononcées: sanctions administratives, sanctions pénales si le dossier le justifie », a-t-il dit.

PLAINTE CONTRE X

Findus, marque dont certains produits contenaient de la viande de cheval, se fournissait auprès d’une usine luxembourgeoise du groupe français Comigel, qui se fournissait elle-même auprès de Spanghero, filiale du groupe Pujol.

De source proche du dossier, on apprend que les inspecteurs de la DGCCRF ont procédé à des inspections dans les installations de Spanghero, dans le sud de la France, et de Comigel, à Metz.

Ce groupe a acquis de la viande surgelée via un négociant chypriote qui avait sous-traité la commande à un trader situé aux Pays-Bas, ce dernier s’étant fourni auprès d’un abattoir et d’un atelier de découpe en Roumanie.

Dans un communiqué, la société Spanghero assure « qu’elle exerce son activité dans le strict respect des réglementations européenne et française » et qu’elle n’a pas d’activité d’achat, de revente ou de transformation de produits à base de cheval.

Spanghero a décidé de porter plainte contre X pour tromperie.

Invité sur Europe 1, le président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) a réfuté toute remise en cause de la traçabilité des produits alimentaires.

L’industrie a été victime de la « tromperie » d’un fournisseur mais n’est pas responsable de la crise, a déclaré Jean-René Buisson. « Nous avons un problème de tromperie, il ne faut pas mélanger les problèmes avec le contrôle de la filière qui reste le meilleur du monde. »

Findus France, qui estime avoir été trompée, a annoncé dimanche qu’elle porterait plainte contre X.

Marine Pennetier, avec Elizabeth Pineau à Pierrefitte-sur-Seine et Marion Douet, édité par Yves Clarisse

© 2013 Reut

Salon de l’agroalimentaire : petits luxes entre amis

Le plus grand salon consacré à l’agroalimentaire a été inauguré dimanche. S’y expose ce que vous mangerez (ou pas) demain.

Les innovations culinaires s'exposent au Sial, le plus grand salon mondial de l'agroalimentaire.Les innovations culinaires s’exposent au Sial, le plus grand salon mondial de l’agroalimentaire. © Éric Feferberg / AF
REGARDEZ les innovations à découvrir au Sial:

VIDÉO. Salon de l’agroalimentaire : petits luxes entre amis

Une larme de sel, un souffle de safran, une goutte de homard, dans la série « c’est moi qui l’ai fait », le sac à malices du Sial, vitrine mondiale des innovations agroalimentaires, encourage le partage des petits luxes entre amis et renonce aux extravagances. Feu la moutarde en cube ou le mashmallow à tartiner. Les audaces récompensées pour leur innovation (une vingtaine, sur les quatre cents présentées) favorisent plutôt la simplicité et le goût, même s’il s’agit de le vaporiser ou de le déguster en grains ou en bouchées préformatées.

« Les tendances globales, ce sont plaisir, santé, pratique« , résume dimanche Xavier Terlet, analyste et consultant pour le Salon international de l’agroalimentaire qui se tient à Villepinte, près de Paris, jusqu’à jeudi. « Dans un contexte de crise et de retour à la maison et au basique, la convivialité prime. Attention, pas le premier prix moche : les petits luxes, sans ostentation », dit-il.

De l’eau de sel

Ainsi, le goût (réel) du homard, sans l’étiquette, avec cette « huile de homard » made in Groix, concoctée par la dernière conserverie de l’île bretonne (huile de pépin de raisin infusée de carcasses de crustacés) et servie en flacon-pompe. « On peut l’ajouter à un filet de poisson, une salade de fruits de mer ou une purée de pomme de terre », explique Emmanuelle Bernhardt de Groix-Nature.

De même le safran : l’une des épices les plus chères de la planète (30 à 35 euros le gramme) est présentée ici en solution aqueuse à vaporiser, par souci d’économie et d’efficacité par une société d’Ile-de-France : « C’est prêt à l’emploi, plus facile que d’avoir à faire tremper les pistils », souligne Maiten de Saint-Paul, chez Foodbiotic (10 euros environ en rayon, pour deux ans de recherche).

Sur les bords du lac Majeur en Italie (nord), Acetificio Mengazzoli, vinaigrerie historique fondée à la fin du XIXe, a mis le sel en flacon : après la fleur, les flocons, voici l’eau de sel. Quelle différence avec l’eau de mer ? « Elle est propre », répond sans rire le responsable à l’export Marco Nodari devant des flacons rouge, blanc et noir pour les sels d’Hawaï, de Méditerranée et d’Atlantique. « Ça permet de maîtriser sa consommation de sodium, on en utilise un quart en moins », dit-il en arrosant un plat de crudités d’une légère pression.

Décidément, les industriels sont devenus très sages. Même les perles noires et craquantes de vinaigre balsamique de la PME Coolkal, en Lorraine (est), font rêver comme du caviar.

Exit les colorants

Tous les industriels primés insistent sur la qualité des ingrédients (naturels, sans colorants) et l’éthique de leur production (traçabilité, durabilité). Les « coulis de bonbons » (nougat aux amandes, réglisse…) sont pur fruit/pur sucre comme les miels parfumés à tartiner (framboise, noisette…). La mousse au chocolat en bombe laisse en tout cas deux copines de l’Est dubitatives – « Bon, ça peut être marrant », lâche Sophie.

Les mêmes restent franchement de marbre devant le prêt à gober des boules de yaourt, fromage ou crèmes glacées de la taille d’une cerise : mises au point par un chimiste franco-américain, David Edwards – voisin du Massachusetts Institute of Technoloy (MIT), la fabrique à Nobel de la côte est -, les « WikiCells » sont enrobées d’un emballage comestible et survitaminé pour jeunes gens pressés.

Le consultant Xavier Terlet apporte toutefois un bémol : « Une innovation sur deux est un échec. 50 % des investissements dans l’agroalimentaire sont faits en pure perte. »

Réservé aux professionnels, le salon est ouvert jusqu’à jeudi.

 

publié Le Point.fr – Publié le 21/10/2012 à 17:58 - Modifié le 21/10/2012 à 18:32 à http://www.lepoint.fr/societe/video-salon-de-l-agroalimentaire-petits-luxes-entre-amis-21-10-2012-1519447_23.php

Sodebo se lance sur les soupes

30 Août 2012

Sodebo se lance sur les soupes

Sodebo lance cinq soupes à consommer dans un emballage nomade.

Trois recettes sont permanentes : tomate mascarpone, petit pois ricotta, courgette fromage frais. Les deux références de saison, pour ce lancement d’octobre, sont potiron crème et carotte cumin (elles seront remplacées en avril).

Ces soupes se présentent dans une « cup » de 340 ml, à réchauffer au micro-ondes. L’emballage est transparent mais une large bague en carton évite de se brûler. Une protection s’enlève dans le couvercle pour une dégustation « façon Starbucks ».

Prix indicatif : 2,80 €. DLC : 17 jours.Source: linéaires à http://www.lineaires.com/La-vie-des-produits/Sodebo-se-lance-sur-les-soupes-38335

 

Guyader se renforce dans la charcuterie.

L’industrie agroalimentaire Guyader continue ses acquisitions sur 2012. En effet, après l’acquisition de Bretagne SaumonIAA spécialisée dans les poissons fumés, Guyader Gastronomie consolide maintenant son pôle charcuterie.

Ainsi, c’est la société agroalimentaire Andouillerie de Fouesnant (Finistère, 3 millions d’euros de chiffre d’affaires), spécialisée dans la fabrication d’andouilles et de tripes bretonnes, qui passe sous le giron de Guyader.

L’objectif de cette acquisition pour la société Guyader est de rattacher la production à son site de Quintin (Côtes d’Armor), pour mutualiser et renforcer la structure commerciale du groupe, et pour accroître le volume de production de Quintin. L’industrie agroalimentaire Guyader Gastronomie a réalisé 42 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2010.

source: Agro media à http://www.agro-media.fr/actualit%C3%A9/cession-acquisition/guyader-se-renforce-dans-la-charcuterie

En France, le «snacking» grignote le marché de la restauration

Publié le 08 juin 2012 à 11h15 | Mis à jour le 08 juin 2012 à 11h15

Repas sur le pouce dans un fast food ou une saladerie chic, sandwich du...

 

Cécile Baraille
Agence France-Presse
Paris

Repas sur le pouce dans un fast food ou une saladerie chic, sandwich du boulanger, salade en barquette de la supérette: le «snacking» représente près de 3 repas sur 4 hors domicile et est devenu un poids lourd de la restauration, avec plus de 30 milliards d’euros de ventes.

Les enquêtes le prouvent : dans environ 75% des cas, quand les consommateurs poussent la porte d’un établissement pour y déjeuner ou dîner, ils entrent dans un fast-food, une sandwicherie, un traiteur. Et dans un cas sur quatre seulement, dans un restaurant traditionnel avec service à table.

Chaque Français mange sur le pouce 65 fois par an en moyenne (autant qu’à la cantine de son entreprise), mais ne s’assoit que 30 fois à une table où il sera servi, selon une étude du cabinet Gira Food Service dévoilée jeudi lors d’un congrès organisé à Paris par le magazine professionnelFrance Snacking.

Si ce consommateur dépense davantage au restaurant (620 euros/an en moyenne, soit près de 800 $CAN), il consacre quand même 570 euros par an (734 $CAN) au «snacking» et 310 (400 $CAN) à la restauration collective.

La restauration traditionnelle «est en train de mourir», prédit Frédéric Loeb, expert en tendance dans la restauration, en marge du congrès. Le développement du secteur passe par le «snacking», estime-t-il.

Visiteur remarqué du dernier salon du sandwich en février, André Daguin, l’emblématique président des restaurateurs et chef étoilé qui a démocratisé le magret de canard, y voit même «l’avenir» de la restauration.

Le secteur est très diversifié, puisqu’il englobe toute la restauration rapide mais aussi les rayons spécialisés des grandes surfaces ou des commerces de centre-ville. Il commence seulement à acquérir ses lettres de noblesse.

Les chefs s’y mettent aussi

Les chefs s’y sont mis: Bocuse et son Ouest Express à Lyon, les frères Pourcel à Montpellier en 2003. Même l’une des chaînes les plus importantes, Hippopotamus, se décline désormais en version express avec RED d’Hippo, présent bientôt gare de Lyon.

La restauration collective n’y échappe pas non plus. «La demande de « snacking », qui n’apparaissait que dans un appel d’offres sur trois il y a encore quelques années, est désormais systématique», reconnaît Jocelyne Gisquet de Sodexo.

Suivant la taille de l’entreprise cliente, le leader de la restauration collective peut proposer des sandwichs en cafétéria ou une enseigne spécialisée appelé Plazza Express. Le comptoir à emporter peut représenter 15 à 20% de l’activité de certaines cantines, assure-t-elle.

Déjà fournisseur de la restauration rapide, les industries agroalimentaires innovent dans les rayons «snacking» des commerces avec des plats préparés, à réchauffer au micro-ondes et parfois vendus avec la cuillère ou la fourchette nécessaire.

Au Congrès du «snacking», Sébastien Souliac, l’un des responsables de l’enseigne de grande distribution Dia, explique par exemple que les premiers yogourts du rayon «snacking» était en fait des yogourts classiques mais «déconditionnés» (séparés, NDLR) pour être vendus à l’unité.

Puis il a approvisionné ses rayons avec des «yogourts avec cuillère incorporée». Désormais, l’enseigne à bas prix fait fabriquer des laitages pour le snacking sous sa marque propre.

Reste qu’au pays de la gastronomie, les habitudes alimentaires ont la vie dure, relève Eric Eygasier, directeur des opérations de Relay France, qui étoffe son rayon «snacking» dans les gares, à côté des journaux et des livres: il n’est pas rare de rentrer chez soi le soir, en disant qu’on n’a «pas eu le temps de déjeuner le midi» parce qu’on n’a «mangé qu’un sandwich».

Publié sur La Presse à http://www.lapresse.ca/vivre/sante/nutrition/201206/08/01-4533046-en-france-le-snacking-grignote-le-marche-de-la-restauration.php

 

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