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Senoble mise sur sa marque pour accélérer

L'entreprise familiale Senoble, installée à Jouy, au nord de la Bourgogne.
L’entreprise familiale Senoble, installée à Jouy, au nord de la Bourgogne. Crédits photo : DENIS ALLARD/REA/DENIS ALLARD/REA

Le leader français des produits frais de MDD engage un virage stratégique pour assurer sa rentabilité.

Senoble mise sur sa marque pour accélérer dans ACTEURS coeur-Senoble s’apprête à tourner une page de son histoire. Marc Senoble, 52 ans, qui a fait du groupe familial le leader français des produits laitiers frais à marque de distributeur (MDD), annonce un virage stratégique. «Nous avons décidé de concentrer nos efforts sur notre développement hors de France et sur la relance de la marque Senoble», explique au Figaro le patron de cette très discrète entreprise qui a réalisé l’an dernier 1,1 milliard d’euros de chiffre d’affaires.

Son groupe, fondé en 1921 à Jouy (Yonne) par son arrière-grand-mère, fait partie de ces champions français de l’agroalimentaire peu connus du grand public - avec la Laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel (boissons), Meralliance (poisson) ou Poult (biscuits) - qui fournissent les marques propres des enseignes.

L’ancienne fromagerie artisanale s’est reconvertie en 1960 dans la fabrication de MDD (yaourts, fromages frais, desserts…) qui est devenue son cœur de métier. Senoble s’est imposé depuis comme un poids lourd des produits laitiers frais en France, derrière Danone et Lactalis. Même succès à l’international. Grâce à l’élan donné depuis dix ans par l’actuel président, d’abord en Espagne puis dans le reste de l’Europe, le chiffre d’affaires global a plus que doublé.

Conquérir la pâtisserie

Après quatre ans de flambée des matières premières et sur fond de pression des distributeurs sur les marges, le groupe s’est marié l’an dernier à la coopérative normande Agrial (Florette, Danao, cidre Loïc Raison). Ensemble, ils ont créé une coentreprise à 50-50, Senagral. Senoble apportant ses usines françaises et une activité pesant 300 millions d’euros, Agrial (2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires) ses débouchés industriels. Le pacte d’actionnaires les lie pour plusieurs années, le temps pour Agrial d’apprendre un nouveau métier.

S’il réfute un quelconque désengagement de son activité historique en France, Marc Senoble met les bouchées doubles sur la diversification géographique et stratégique. Le groupe accentue son développement à l’international, qui représente 62 % de ses ventes et lui assure une bonne rentabilité. Numéro deux en Espagne et au Portugal, il veut pousser plus loin en Europe son activité MDD. Et avec sa marque propre, il n’exclut pas d’aller assez vite jusqu’aux États-Unis ou au Japon.

Mais, avant cela, il doit réussir la relance dans l’Hexagone de la marque Senoble qu’il considère comme un vrai bijou de famille. Le chef d’entreprise est convaincu que cette activité à forte valeur ajoutée, qui constitue désormais une entité à part entière (Senoble Desserts Premium), peut lui apporter les marges dont il a besoin et être un vrai relais de croissance. «Nous pouvons doubler l’activité de la marque Senoble d’ici deux à trois ans», déclare Steven Libermann, aux commandes de Senoble Desserts Premium.

Il part de loin. Ses entremets en marque propre et en marque de distributeur, qui génèrent 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, sont largement devancés par ceux de La Laitière (Lactalis Nestlé Produits Frais) et de Bonne Maman (Andros). Face à ces concurrents très installés, la société compte imposer sa marque en tentant d’entrer dans le surgelé et surtout en pâtisserie, afin de devenir incontournable au rayon desserts. Elle se verrait bien aussi en restauration rapide. Une vraie révolution pour le groupe.

publié par Le Figaro à http://www.lefigaro.fr/societes/2012/06/19/20005-20120619ARTFIG00541-senoble-mise-sur-sa-marque-pour-accelerer.php

par Keren Lentschner le 19/06/2012 à 10:09

Le rennais Loc Maria rachète la Biscuiterie du Blavet

Le groupe rennais s’est porté acquéreur de l’entreprise familiale fondée en 1946 à Plounévez-Quintin.

TIC : Vision Objects entre les mains d’investisseurs américains

44 – Vision Objects, start-up nantaise spécialisée dans la reconnaissance de l’écriture manuscrite, est rachetée par Doubleday Holdings, fonds d’investissement américain basé à Dayton (Ohio). Fondée par un chercheur, Stefan Knerr, qui reste à sa tête, Vision Objects a vu son chiffre d’affaires passer de 1,4 M€ en 2004 à 4 M€ en 2008 (10 % de résultat d’exploitation). Après une percée dans le domaine de l’automatisation de formulaires, la société a abordé récemment les marchés de l’embarqué comme l’automobile et la téléphonie mobile (La Lettre API du 28/02/09), toujours sur la base de son logiciel Myscript. Doubleday Holdings présente cette acquisition comme complémentaire de celles de l’américain Expedeta en 2007, acteur global de l’écriture numérique, et du suédois Anoto, inventeur du stylo numérique. Son ambition est de maîtriser l’ensemble de ces technologies pour en élargir les débouchés : enseignement, santé, finance, transport.

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