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Agroalimentaire : les nouveaux enjeux de la sécurité sanitaire

La maîtrise des risques sanitaires est une exigence fondamentale des sociétés modernes, en particulier dans le domaine sensible de l’alimentation. Les progrès considérables ont été réalisés depuis cinquante ans. Néanmoins, l’horizon semble parfois reculer et des crises surviennent régulièrement. Il reste difficile d’accepter que le risque zéro n’existe pas alors que des dangers apparaissent, dont on n’avait pas conscience jusqu’à présent. Quels sont les défis aujourd’hui, et comment les relever ?

Commençons par revenir sur les évolutions récentes, qui sont spectaculaires. La sécurité sanitaire des aliments connaît depuis plusieurs décennies une sorte de révolution permanente, marquées à la fois par des crises, des ruptures technologiques, et de profondes évolutions sociales, économiques et politiques.

Le risque sanitaire au centre des attentions
Ces changements concernent au premier chef l’espace et le temps. L’espace, d’abord : les échelles auxquelles on doit analyser les dangers sanitaires ont été fondamentalement modifiées. En quelques décennies on est passé d’une appréciation des risques au niveau familial et local à des échelles nationales, continentales, puis globales. La fameuse crise de la vache folle, comme les crises associées aux Listeria, dans les années 1990, en sont de bons exemples, puisqu’elles ont impliqué des flux nationaux voire transfrontaliers. Le temps, ensuite : les temporalités sur lesquelles on doit gérer ces risques se sont contractées. On est passé d’une gestion sur le long cours, insistant sur l’éducation à l’hygiène et la réduction progressive des dangers, à une gestion dans l’instant et dans l’urgence, avant de faire un nouveau pas en avant avec la prévention généralisée, voire l’application du principe de précaution. Ainsi, dès le début des années 1990 émerge un nouveau champ d’application des mathématiques, celui de la modélisation et de la prévision des risques associés aux développements microbiens dans les aliments : la microbiologie prévisionnelle.

Aux changements d’échelle et de temporalité s’ajoute une complexification croissante des processus à prendre en compte dans l’analyse. Cela touche d’abord la maîtrise des dangers. L’insistance sur le risque est sans aucun doute un trait marquant de l’industrie agroalimentaire depuis ses origines, contemporaines de la microbiologie et de l’apparition des bases de l’hygiène. La prise en compte des dangers biologiques et microbiologiques reste aujourd’hui au cœur des procédures de fabrication et de contrôle. Mais le cadre d’analyse a changé : alors qu’il y a encore vingt ou trente ans on privilégiait une approche segmentée, isolant chacune des étapes de la vie du produit, on tend de plus en plus à considérer les processus dans leur intégralité, « du champ à la table ».

Dans ce contexte, il devient essentiel de pouvoir conduire des investigations épidémiologiques et remonter à la source des dangers dans « la vie du produit » et anticiper les liens de causalité de l’amont à l’aval. Comme pour la police scientifique, l’émergence des méthodes de typage moléculaire et d’amplification génique au début des années 1990 a sensiblement amélioré les capacités d’expertise et de contrôle le long de cette chaîne. L’analyse moléculaire permet ainsi d’identifier les agents responsables de la contamination, de déterminer la source d’infection et les voies de transmission. L’amplification génique permet de mettre en évidence in vitro des quantités infinitésimales d’ADN : on reproduit en grande quantité un fragment d’ADN correspondant à un gène connu, puis à l’identifier grâce à une sonde spécifique capable de reconnaître le gène.

Au-delà de ce changement de régime dans l’évaluation et la gestion du risque, la complexification se joue aussi dans une multiplication des enjeux, et donc des acteurs impliqués. Il n’est plus simplement question de nourrir la population ou de construire des filières : ce sont désormais des politiques de santé publique qui sont concernées – sécurité des aliments, qualité de l’alimentation, impact des régimes alimentaires. Avec la création de l’OMC (1995) et la prise en compte de l’analyse des risques sanitaires comme unique argument ou presque de limitation des échanges commerciaux transfrontaliers, les préoccupations touchant à la santé publique s’entrecroisent avec le souci de protéger certains marchés. Elles se combinent aussi désormais aux enjeux de préservation de l’environnement, ce qui fait peser de nouvelles contraintes sur les différentes filières et conduit à faire émerger de nouvelles instances d’expertise et de régulation.

Les pays développés ont entrepris de faire évoluer les relations entre les autorités publiques, l’expertise scientifique et les entreprises. Le cadre juridique s’est inscrit progressivement dans une harmonisation réglementaire internationale. Les responsabilités respectives des acteurs publics et privés dans la gestion des risques ont évolué : ainsi, dans l’Union européenne, le « Paquet Hygiène » (cinq règlements communautaires adoptés entre 2002 et 2005) fait reposer une grande partie de l’effort sur les entreprises : la charge de la preuve est à l’industriel qui doit démontrer l’innocuité des substances utilisées.

Il ne faut pas, enfin, négliger la dimension culturelle de l’alimentation, qui inscrit la sécurité sanitaire dans des contraintes parfois contradictoires. La perception du risque alimentaire et la relation que nous entretenons avec notre alimentation impliquent à la fois une attente de progrès et de modernité et un souci de préservation de repères traditionnels. À cet égard le rôle des médias et leurs interactions avec les différentes parties prenantes (entreprises, administrations, agences d’expertise, associations de consommateurs) sont fondamentaux.

C’est dans ce contexte que les sociétés occidentales, en pointe sur ce sujet, se sont dotées de dispositifs de gestion et d’expertises scientifiques performants visant à anticiper la plupart des dangers identifiés et de gérer les risques avec efficacité. Dans l’ensemble, c’est un succès : malgré un accroissement de la diversité des dangers, les niveaux de risque sont restés à des valeurs très faibles. Mais tant la nature que la perception des risques évoluent constamment, et nous sommes aujourd’hui confrontés à plusieurs questions.

La première touche aux prochaines menaces : quelle importance accorder, en particulier, aux risques chimiques ? Sachant, ensuite, que le risque zéro n’existe pas, peut-on néanmoins continuer à réduire les risques existants, et selon quelles approches ? Cela conduit notamment à interroger le rôle de l’expertise, et la confiance que l’on peut lui accorder. Comment, enfin, l’enjeu de sécurité sanitaire des aliments se trouve-t-il intégré dans les grands défis planétaires de demain ? Tentons d’y voir plus clair.

Les dangers chimiques, nouvelle frontière ?
L’histoire récente est marquée par l’émergence des risques chimiques et toxicologiques. Ces risques sont associés aux pratiques d’élevage (hormones, résidus d’antibiotiques), aux pratiques culturales (produits phytosanitaires), aux procédés de transformation des produits (par exemple l’acrylamide, un polymère cancérigène qui se forme dans la caisson de certains produits) ou plus largement aux contaminations de l’environnement de production ou de transformation.

Les débats récurrents sur l’innocuité des produits phytosanitaires dans les aliments (insecticides, antiparasitaires…) en sont des exemples. Le DDT est interdit d’utilisation en Norvège et en Suède depuis 1970, aux États-Unis depuis 1972, en Grande-Bretagne depuis 1984. Mais, malgré les mesures prises pour limiter leur présence dans l’environnement, la rémanence des produits toxiques reste un sujet d’actualité : on peut citer les crises survenues récemment aux Antilles avec la chlordécone, un pesticide parfois présent dans les sols utilisés pour les cultures vivrières.

De très nombreuses substances sont potentiellement présentes dans les environnements naturels, industriels et commerciaux (emballages) des matières premières agricoles et des aliments transformés. Cette présence peut être liée à un manque d’anticipation ou à une situation accidentelle, voire frauduleuse (pollution, mélange de produits interdits…). Les crises récentes associées aux dioxines en sont une bonne illustration. Ces substances ont été par exemple introduites en 2009 dans l’alimentation animale (volailles, porcs) à partir de graisses frelatées avec de l’huile de moteur. Elles ont aussi été retrouvées, dans les années 1990 et 2000, dans des produits d’origine animale (par exemple le lait) à la suite de la contamination des prairies au voisinage d’incinérateurs défectueux ou ne disposant pas des installations adéquates pour limiter les émissions.

Dans les années à venir, les questions associées aux dangers chimiques devraient mobiliser de façon croissante l’ensemble des acteurs publics et privés, et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord les capacités de détection s’améliorent, avec notamment la disponibilité croissante des méthodes de mesures à haute résolution. Il faut noter à cet égard que les recherches en toxicologie alimentaire, quelque peu délaissées ces vingt dernières années, font à nouveau l’objet d’investissements. D’ores et déjà on peut entrevoir des améliorations majeures dans l’identification et la caractérisation des dangers, avec par exemple de nouvelles approches pour tester la toxicité.

Cette dynamique de recherche répond à l’émergence de nouveaux risques. L’agroalimentaire est en effet un secteur très innovant, marqué par des innovations de rupture. L’apparition de nouvelles substances dont on ne connaît pas encore l’innocuité, comme les nanoparticules, impose une plus grande vigilance.

Enfin, la sensibilité nouvelle de l’opinion publique à l’égard des risques chimiques amène un peu partout dans le monde un renforcement des dispositions réglementaires. C’est notoirement le cas en Europe, avec la directive Reach de 2006 qui vise à supprimer progressivement dans l’Union les substances chimiques évaluées comme les plus dangereuses et ce quelles que soient les utilisations.

Jusqu’où peut-on réduire les risques ?
Qu’il s’agisse de risques chimiques ou microbiologiques, conventionnels ou émergents, le risque zéro n’existe pas. Cette réalité, redécouverte à la faveur des grandes crises qui ont marqué les années 1990 (ESB, Listeria…), est source d’inquiétude et de frustration. La population est travaillée par des craintes que ni l’expert (souvent incompréhensible), ni le politique (accusé de partialité), ni l’entreprise (suspectée d’être motivée par des considérations strictement économiques), ne sont en mesure de lever.

Pour le consommateur, le risque est d’autant moins acceptable qu’en dépit des exigences de traçabilité il ne connaît pas la provenance des matières premières ni plus généralement ce qui « se cache » derrière le produit : le danger, le processus, les acteurs impliqués. Son inquiétude est en quelque sorte la rançon de la complexité, de la sophistication des process industriels et des connaissances scientifiques engagés dans la production et la vérification des produits.

De fait, le nombre de dangers potentiels a nettement augmenté avec le développement, alors même que les risques sont globalement de mieux en mieux maîtrisés grâce à l’ensemble des dispositifs d’évaluation et de gestion. Les niveaux de risque considérés comme acceptables atteignent aujourd’hui des valeurs très faibles. Prenons l’exemple de la listériose, une infection très dangereuse causée par la Listeria monocytogenes. Entre 1987 et 1997 l’incidence des listérioses en France est passée de 16,7 cas par million d’habitants (toutes catégories de patients confondues) à 5,4 cas par million d’habitants , pour varier ensuite autour de 4 cas par million de 1999 à 2006. En Europe cette incidence se situe entre 2 et 10 cas par million. Peut-on aller encore plus bas sans que cela ait un impact sur notre modèle alimentaire et sur les coûts à supporter par les industriels et in fine les consommateurs ?

Pour les dangers désormais évalués et entrant dans les dispositifs de maîtrise, la recherche d’une diminution supplémentaire des risques aurait du mal, en général, à se justifier, dans la mesure où les dispositions déjà en vigueur sont respectées. La question n’est pas de savoir s’il faut éviter à tout prix une émergence, un accident qui est, en toutes probabilités, inévitable. L’objectif doit plutôt être de s’assurer qu’en cas de défaillance ou d’émergence du danger, les systèmes d’évaluation et de gestion soient réactifs pour limiter toute propagation. Certes, il existe encore des contrexemples récents tels que la crise des E.coli O104/H7, dites du « concombre », en Allemagne. Néanmoins, dans de nombreux pays, les dispositifs d’investigation, d’alerte, d’évaluation et de rappel ont fortement progressé.

On peut donc retourner le problème, en considérant que la question touche moins aux progrès possibles qu’à l’acceptation sociale du fait que les risques ne soient jamais nuls et que leur valeur soit fortement dépendante de nos choix de société. Il nous faudra donc, collectivement, réaliser des arbitrages. Le débat public est à cet égard balbutiant. Un enjeu fort des prochaines années sera d’offrir aux citoyens-consommateurs des informations leur permettant de mieux appréhender les conséquences économiques, sociales, environnementales d’une réduction supplémentaire de certains de risques vers une valeur encore plus faible (on parle de balance coût-bénéfice). Pour l’instant cette notion est peu présente dans les débats. Elle est pourtant au cœur de la période qui s’annonce : celle de la tension économique dans les territoires de production, celle de la tension globale sur nos ressources essentielles, celle d’un nouveau cadre d’innovation et de développement.

L’expertise en crise ?
Avec l’évolution des marchés alimentaires et les changements d’échelle de production et de distribution, les dimensions économiques et politiques associées aux questions sanitaires ont pris une importance stratégique. Cette accentuation des enjeux économiques et sociaux a placé l’expertise au cœur des décisions. Les recommandations scientifiques ont progressivement pris une dimension collective jamais égalée que ce soit sur le plan sanitaire, en raison de grande diffusion des produits concernés, ou sur le plan économique, en raison de l’importance prise par l’évaluation dans toutes les régulations nationales et internationales. L’expertise est donc devenue le centre de toutes les attentions… et de toutes les méfiances. La confiance dans les experts a été mise à mal avec les grandes crises des années 1990. Plus largement, elle ne peut en aucun cas se décréter, s’instituer. Il ne suffit plus de convoquer des compétences, des références académiques pour obtenir des citoyens une confiance aveugle dans les recommandations qui sont produites. Cette confiance est un sentiment fragile qui touche à des aspects fondamentaux de notre existence, comme la sécurité et le « vivre ensemble ». Elle se mérite, dit-on ! Pour y parvenir, trois grands principes se détachent des évolutions en cours. Un, l’intelligence collective et la pluralité des points de vue sont plus robustes qu’un avis individuel ; deux, l’expertise ne doit pas être influencée par des enjeux autres que ceux qui consistent à mobiliser en toute objectivité, la connaissance et l’analyse scientifique la plus pertinente ; trois, le citoyen doit avoir accès à l’information de façon transparente et ce pendant tout le processus d’expertise, de la question posée au résultat de l’analyse.

C’est à l’aune de ces principes que les agences créées dans les années 1990 à la suite des grandes crises sanitaires ont conduit leur action. Le cas de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) est exemplaire. Dès ses premiers mois d’existence, en 1999, l’agence a mis en place un processus indépendant et transparent de recrutement des experts ; elle a formalisé la conduite de l’expertise collective ; elle a établi des déclarations publiques d’intérêts (pour les experts comme pour ses personnels) ; elle a mené une politique très active d’information et de transparence, elle a joué son rôle de vigilance et d’alerte…

Cette nouvelle approche de l’expertise sanitaire a contribué à renforcer la confiance de la population. Cependant, la performance de ces dispositions n’est jamais acquise définitivement. Il existe des possibilités de dérives, des points de fragilité. À côté des conflits d’intérêts, d’autres défauts d’indépendance peuvent perturber l’objectivité de l’analyse scientifique : les partis pris idéologiques, éthiques, politiques. Il est très difficile d’en maîtriser l’expression. La seule façon d’y remédier consiste à s’appuyer sur la grande diversité des experts mobilisés dans les évaluations collectives. Le débat sur les OGM, tout comme celui qui a prévalu lors des crises sanitaires des années 90, sont des exemples particulièrement illustratifs de la fragilité de l’argumentation scientifique si celle-ci ne se conduit dans un cadre parfaitement neutre, légitime au yeux de tous et protégé de toutes suspicions.

Plus largement, il est très important que les processus d’expertise fassent l’objet d’évaluations régulières. Ces évaluations doivent porter sur les trois principes évoqués précédemment : pluralité des points de vue, indépendance et transparence.

L’enjeu de sécurité sanitaire et les défis planétaires
Les prévisions démographiques estiment la population mondiale à l’horizon 2050 à plus de 9 milliards d’humains. Cette évolution de la population pourrait conduire à une forte pression sur les productions agricoles et alimentaires. Dans ce contexte, la ressource agricole constitue une des quatre ressources fondamentales de l’humanité, avec l’eau de qualité en quantité suffisante, l’énergie disponible à coût supportable, la biodiversité et les services écologiques qui lui sont associés.

Le défi à relever n’engage pas seulement notre capacité collective à préserver la disponibilité de chacune de ces ressources. Il tient aussi à leur forte interrelation, qui rend l’ensemble du système particulièrement instable, et à l’arrivée d’un nouveau facteur de perturbation, le changement climatique.

Ces nouveaux enjeux de durabilité produisent déjà des perturbations dans les flux de produits et de matières premières: aux effets des grandes variations climatiques sur les récoltes s’ajoutent la spéculation sur les matières premières et la demande croissante des pays émergents en produits agricoles transformés… L’engagement très important des filières agricoles et agro-industrielles des pays industrialisés dans une société de consommation a conduit à un niveau de développement qui est aujourd’hui la référence imposée à l’ensemble des pays dans le contexte de l’OMC. Pour les pays en développement, la globalisation des échanges agricoles et des produits agro-industriels est enjeu social et économique majeur.

Un pays comme le Brésil a pris la mesure de ces enjeux en investissant fortement dans ce secteur et en se positionnant parmi les leaders mondiaux. Mais pour la très grande majorité des pays en développement, la mondialisation va de pair avec une forte pression sur les prix et des contraintes difficiles à anticiper au plan sanitaire. Ces pays affrontent plusieurs défis à la fois : assurer la sécurité alimentaire d’une population en forte croissance, structurer des filières de production et transformation, disposer des compétences et des moyens technologiques pour assurer la sécurité sanitaire des produits et des procédés à des niveaux d’exigence équivalents à ceux mis en place dans les pays industrialisés. Ce qui revient à obtenir, en quelques années, un niveau de capacité en productivité, compétitivité et fiabilité sanitaire, équivalent à celui atteint par les pays industrialisés en cinquante ans.

Or, comme le rappellent Marcel Mazoyer et Laurence Roudart, sur les 3 milliards de « paysans » et agriculteurs présents sur la planète, 1,3 milliard sont des actifs agricoles dont un tiers travaille à la main sans semence sélectionnée, sans engrais, sans animal de trait. Le nombre de tracteurs dans le monde est estimé à environ une trentaine de millions. Les pays les moins avancés ont une productivité qui peut être mille fois plus faible que celle des pays les plus productifs (les plus mécanisés). Seuls 10% de la production agricole mondiale circulent sur les marchés internationaux. Ces matières premières circulantes sont produites par les pays ayant les meilleures productivités et qui sont à l’origine des prix imposés à tous, fondés sur des rendements élevés et des coûts relativement faibles. On comprend donc bien la difficulté pour un paysan africain de vendre localement des produits sûrs et à un prix compétitif.

Le défi pour assurer la sécurité agricole et alimentaire mondiale consistera à obtenir en moyenne sur la planète, d’ici 2050, un quasi doublement de la production agricole. Cet effort de production pourrait nécessiter, dans certains pays faiblement développés, une multiplication par un facteur 5.

Certes, le modèle de massification de l’accès aux produits alimentaires tel qu’il s’est développé dans les pays industrialisés n’est pas nécessairement celui qui conviendra à l’ensemble des régions en développement. Mais quel que soit le modèle de développement qui s’imposera, les enjeux de sécurité sanitaire seront centraux. Ils constituent l’autre face du défi alimentaire.

Un des enjeux est évidemment la régulation des marchés des matières premières agricoles, afin d’éviter la double peine aux pays en développement. Au-delà, la pression sur les ressources agricoles et alimentaires ne peut être atténuée que s’ils se dotent d’une politique durable de développement agricole et agro-industriel. Cela suppose que les pays agro-industrialisés leur apportent leur expérience, par un transfert rapide d’expertise et d’innovation : l’enjeu est à la fois le développement de la consommation et la maîtrise de la sécurité sanitaire des produits.

Publié par ParisTechReview à http://www.paristechreview.com/2013/02/27/securite-sanitaire/

 

Les légumes asiatiques lourdement contaminés aux pesticides

06/2013

Les légumes asiatiques lourdement contaminés aux pesticides

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On savait déjà que les cultivateurs asiatiques qui travaillent massivement pour l’export ont la main lourde en matière de produits phytosanitaires (insecticides, herbicides et fongicides, engrais). Mais c’est la Suisse qui enfonce le clou : un laboratoire confirme la pollution massive et les Autorités sanitaires suisses ont réagi en retirant du marché nombre de légumes importés d’Asie, trop chargés en pesticides.

L’agriculture asiatique : trop de pesticides et fongicides

PesticidesInsecticides, herbicides et fongicides affectent non seulement l’environnement mais aussi la santé humaine. En consommer n’est pas sans conséquence et pourtant, tous ceux qui mangent des légumes qui proviennent de Chine ou d’Asie le font. Or cette zone est devenue une grande zone exportatrice pour bien des produits, comme notamment les champignons qui sont abondamment couverts de pesticides.70% de la consommation de champignons de Paris en France proviennent de Chine et de ses 10 millions d’éleveurs !

En 2012, Greenpeace avait trouvé 29 pesticides dans le thé des Chinois. Il n’y a pas de débat. Comme le confirme l’ONG Food Sentry: les aliments d’origine chinoise sont bien ceux qui posent le plus problème en termes de pollution aux pesticides, malgré une politique qui officiellement cherche à les limiter depuis 2007.

Un rapport qui fait peur : 1 légume sur 4 retiré du marché

Un laboratoire cantonal de Zurich a jeté un froid* et bien qu’on ne veuille pas être trop alarmiste sur consoGlobe, il nous parait important de le partager avec vous :

pesticides-toxique-danger>Sur 230 légumes exotiques prélevés directement aux frontières suis à des fins d’analyse, 63 ont été retirés du marché (27%) à cause de teneurs en pesticides excessives.

Pire, les Autorités sanitaires ont considéré que les légumes pouvaient représenter un danger pour la santé dans 7% des cas !

Le chimiste genevois, Patrick Edder, explique la gravité de la chose et que «les dépassements sont énormes. Il n’est pas rare d’observer des valeurs qui 10 fois ou même 100 fois supérieures aux normes admises». La Confédération suisse a réagi très vite et décidé de renforcer ses contrôles aux frontières.

Les pesticides de plus en plus décriés

L’impact négatif des pesticides sur la santé humaine fait toujours l’objet de débats parmi les chercheurs. Car l’enjeu économique est énorme. Le marché mondial s’élevait en 2011 à 33 milliards d’euros (44 mds $) :

On avait cru un moment, en 2001, à un léger mieux car il y avait un peu moins de pesticides dans nos légumes.  Mais, un récent rapport alarmiste a montré qu’en matière de pesticides, nous sommes plus exposés en France qu’ailleurs.

Developpement durable articleD’où l’importance d’améliorer l’estimation des réels dégâts causés par les pesticides. Le rapport de l’Inserm du 13 juin dernier a dévoilé une étude de grande ampleur qui fait le point sur l’ensemble des connaissances internationales actuelles. C’est déprimant ! Sa conclusion est accablante :  l’exposition à des pesticides, qui s’accumulent dans le sang, «conduit à des augmentations de risques significatives pour plusieurs pathologies», au nombre desquelles figurent les cancers, les maladies du sang, les troubles neurologiques et les malformations.

etoilePlus que jamais, il faut savoir d’où viennent les fruits et légumes que vous achetez et d’interroger votre producteur préféré. Direction l’annuaire des Amap et des producteurs BIO. Bon appétit !

Publié par Consoglobe à http://www.consoglobe.com/legumes-asiatiques-contamines-pesticides-cg

 

Les nouvelles tendances du « consommer autrement »

Magasins bio, livraison de menus sur mesure, épiceries de produits régionaux couplées à des restaurants, tables d’hôtes valorisant les produits de saison… Les lieux qui prônent une alimentation locale et de qualité se multiplient, en ville comme à la campagne, répondant à la demande de plus en plus forte des consommateurs de consommer équilibré, sain et avec du goût. Petit tour d’horizon de ces nouveaux modes de consommation et d’achat dans le grand Sud-Ouest.

Le grand boom du bio 

La fréquentation des Biocoop, premier réseau de magasins bio en France, explose. Avec ses 320 points de vente en France, la coopérative s’est très bien implantée dans le Sud-Ouest. « Notre chiffre d’affaires a doublé en un an. Nous avons entre 400 et 500 clients par jour. C’est un vrai succès », témoigne Sylvie Delpech, la gérante de la Biocoop Jean-Jaurès, ouverte en 2011 dans le centre-ville de Toulouse. « Nous n’avons pas seulement des militants, mais beaucoup d’étudiants, de familles et de seniors », ajoute Sylvie Delpech, qui se fait livrer directement par une centaine de producteurs locaux. Avec l’ouverture en mars et en avril de deux nouvelles boutiques aux Minimes à Toulouse, et à Portet-sur-Garonne, l’enseigne atteindra les dix points de vente dans l’agglomération. L’Aquitaine n’est pas en reste avec 12 magasins rien qu’en Gironde. Montpellier et le département de l’Hérault ont seulement 4 magasins pour l’instant.

La vente directe en ville de produits régionaux 
Qui a dit qu’il fallait vivre à la campagne pour avoir accès à des produits fermiers ? Des boutiques de vente directe s’installent dans les centres des grandes villes. Ferme Attitude, qui vient de fêter ses deux ans, fait figure de pionnier à Toulouse. 70 producteurs de Midi-Pyrénées associés y vendent fruits et légumes de saison, volailles élevées en plein air, viandes engraissées sur l’exploitation, produits laitiers, pain, conserves et produits d’épicerie. L’absence d’intermédiaires permet de rémunérer à prix juste leur travail. La boutique, qui prône la fraîcheur et la sécurité des aliments, privilégie « l’agriculture vivrière et la transparence des cycles de production, avec des techniques de fabrication traditionnelles »Les nouvelles tendances du Récemment installée dans la Ville rose aussi, la coopérative Le Recantou propose un concept équivalent. Composée d’une trentaine de producteurs, tous installés à moins de 60 Km du lieu de vente, l’épicerie associative paysanne ne vend que des produits certifiés sans pesticides et sans OGM.

Des épiceries-restaurants pour consommer sur place ET acheter des produits
Après s’être régalés sur place, les clients peuvent faire quelques emplettes, en parcourant les rayons de vins, les épiceries fines, ou les produits frais. Les épiceries-restaurants combinent une activité de restauration simple, à base de produits du terroir, à une activité de vente alimentaire. On peut citer l’épicerie Lalande ou encore le Goût des autres, à Toulouse, qui cuisine sur place gratins et œufs cocotte, tout en vendant ses alléchants produits du Quercy et du Rouergue. De nombreuses boutiques gourmandes de ce type ont fleuri dans la ville rose. Le créneau se développe également à Bordeaux et à Montpellier. Au Comestible, dans la cité girondine, le chef cuisine devant le client un repas élaboré en fonction d’un budget défini. Il utilise des produits made in Sud-ouest, qui sont également en vente sur place. Chez Gustave, dans le quartier des Beaux-Arts à Montpellier, le client peut choisir de déambuler dans les rayons de condiments, de confitures et de fins bocaux, ou de se sustenter sur place d’une soupe du jour, de pâtes fraîches, ou d’un plat du marché.

L’art du “fast good”, façon camion
index6-3-40305-65972 dans AGROLe concept des « Food trucks » vient tout droit des Etats-Unis : il s’agit de camions proposant de la nourriture de qualité dans les zones d’activités ou commerçantes.« Le camion qui fume » à Paris, monté par une chef californienne formée à l’école Ferrandi, aurait été le premier en France. Mais ces restaurants ambulants vantant le « fast-good » s’installent aussi en province, au pied des entreprises. Dans le parc d’activités de Saint-Martin-du-Touch, près de Nemea Toulouse Constellation, Coralie Belmonte sert depuis 7 ans à une centaine d’habitués, dont de nombreux salariés d’Airbus, des plats du jour originaux, des sandwiches au magret de canard et des salades, le tout à base de produits du marché. Un autre restaurateur a monté il y a deux ans un concept de bistrot parisien dans son camion, sur la ZAC de Basso Cambo, à Toulouse. Il se fournit exclusivement chez les producteurs de la région ou en bio. Et Colomiers a depuis peu son« camion gourmand » sur la zone En-Jacca. Enfin, à Montpellier, c’est dans la zone industrielle de Lavérune, qu’a choisi de s’implanter en 2010 un camion spécialisé dans les pizzas bio au feu de bois.

Les tables d’hôtes en ville… ou à la campagne
La Table de William ou La Pente douce conjuguent gastronomie et responsabilité vis-à-vis de l’environnement. Ces deux tables d’hôtes toulousaines composent leurs assiettes de produits de qualité et de saison, issus de producteurs locaux, et achètent leurs vins aux petits producteurs de la région. La Cognée, à Cugnaux, suit le même principe, tout comme le chef Vincent Valat, qui, après onze ans chez les frères Pourcel, propose à sa table, située dans le Vieux Montpellier, une carte inspirée des saisons et du terroir. Mais cette démarche n’est pas l’apanage des villes. On trouve aussi des tables paysannes au Pays Basque, dans le vignoble bordelais… Le Relais du Bastidou à Beaumarché, niché dans la campagne gersoise, a même adhéré au mouvement Slow Food, et organise des séjours « de la ferme à l’assiette ». Ses produits sont tous bio ou issus de l’agriculture « raisonnée » du terroir de Gascogne.

Gastronomie alternative ou menus diététiques à domicile
Ancien chef dans des restaurants étoilés, Gilles Drouillat a opéré un virage à 180 degrés en se lançant en 2009, dans la gastronomie végétarienne et responsable, à Toulouse. Son credo : utiliser les circuits courts et oublier les protéines animales, afin de réduire au maximum l’impact environnemental. « J’utilise beaucoup les légumineuses. Je me suis formé à rechercher un autre équilibre nutritionnel avec l’appui d’ouvrages de diététiciens, de naturopathes, de médecins ». Au-delà de son activité de traiteur, son entreprise Saveurs Vertes propose la réalisation de menus individualisés (sans gluten, sans œufs ou sans lait en cas d’allergies par exemple), ainsi que des stages pour les particuliers et les professionnels.
De nombreuses entreprises surfent sur l’idée d’équilibre nutritionnel, de plus en plus importante aux yeux des consommateurs. Diet chef et Menus Services, par exemple, livrent à domicile des repas établis en fonction des besoins caloriques du client, en intégrant un service de suivi et de conseil. Il s’agit de plats « cuisinés par de vrais chefs » et personnalisés après la visite d’une diététicienne.


Rééquilibrer son alimentation grâce à la naturopathie
Parmi les médecines naturelles qui ont le vent en poupe, la naturopathie, fondée par l’Allemand Benedict Lust à la fin du XIXe siècle, s’intéresse au patient dans son intégralité et cherche à traiter les causes et non les symptômes. La nutrition fait partie des outils qu’elle utilise pour concevoir un programme destiné à rétablir l’équilibre du patient, en centrant son alimentation sur ses besoins et sur les saisons. Mais attention, aucune réglementation officielle ne contrôle la naturopathie. Et les consultations ne sont pas prises en charge par la sécurité sociale.

par Armelle Parion sur www.frituremag.info 27 avril 2013 Par Friture Mag

 

 

Vending : la distribution automatique joue la carte du snacking équilibré

Le salon Vending axé sur la distribution automatique vient de fermer ses portes à Paris. Cette année, le label Feelgood, “De la variété dans votre distributeur” lancé par la Navsa était à l’honneur. L’accent a ainsi été mis sur une pause snack saine et équilibrée. Tour d’horizon des nouveautés.

Vending : la distribution automatique joue la carte du snacking équilibré

Le salon Vending est dédié à la distribution automatique (La Canto samba de N&W Global Vending)

Des nouveautés pour manger plus sainement à l’heure de la pause café ou du petit creux du matin. C’est ce que tente de proposer depuis des années le salon Vending, rendez-vous international de la distribution automatique. Il s’est tenu du 24 au 26 octobre derniers à Paris Porte de Versailles.

Organisé en partenariat avec la Navsa (Chambre syndicale nationale de vente et services automatiques), il a réuni plus de 200 exposants du secteur. Cette année, le salon a créé une Vending Canteen dédiée à la distribution automatique “au quotidien”. De plus, le salon a permis de communiquer sur le lancement du label Feelgood, “De la variété dans votre distributeur” par la Navsa.

Des plats de traiteur… dans un distributeur

Vending : la distribution automatique joue la carte du snacking équilibré dans AGRO machine%20siteManger équilibré, c’est ce que propose l’entreprise Traiteur Minute qui met à disposition des plats de traiteurs préparés le jour même aux entreprises. Soit une sorte d’alternative entre la distribution automatique et le restaurant d’entreprise. « Nous mettons à disposition gratuitement une machine au sein des entreprises. Ce qui leur permet une économie de couverts mais également de cuisine et de personnel », explique Daniel Meli, créateur du concept. Les plats sont renouvelés chaque jour. Le consommateur a le choix entre trois entrées, trois plats et trois desserts. Il choisit à l’aide d’un écran et règle ensuite via sa carte bleue ou une carte prépayée par l’entreprise. « La machine a une capacité de stockage de 200 plats. Elle réchauffe le plat et peut servir deux clients et demi chaque minute, soit 150 repas à l’heure », s’enthousiasme Daniel Meli. Actuellement, il réfléchit à créer ses propres cuisines pour y faire travailler les meilleurs ouvriers de France et ainsi faire monter en gamme et en diversité son offre de plats de traiteurs.

« Pure », un soda bio 100 % français

packshot-gamme-259x300 dans Evenement professCôté produits, l’accent est mis sur les produits sains. Sodebo vient de lancer une gamme de cinq soupesaux goûts originaux (tomate-mascarpone, petits pois-ricotta, carotte-cumin, potiron-touche de crème, courgette-fromage frais). De son côté, la compagnie des boissons biologiques vient d’innover avec « Pure », un soda bio créé et embouteillé en France (cf photo ci-contre).Cette boisson pétillante à base de jus de fruit et de sucre de canne se décline en trois parfums (fraise, orange et citron). Une version pamplemousse rose est à l’étude pour l’été. Cette boisson est conservée dans une bouteille PET recyclable. Ce produit sera également présent dans la grande distribution au rayon sodas en mars 2013.

Des machines avec des écrans intégrés

Les machines tactiles sont peu nombreuses et concernent essentiellement l’offre haut de gamme. Des écrans tactiles intégrés au distributeur peuvent permettre de diffuser des messages à caractère informatif sur la société ou sur les produits consommés. C’est notamment l’innovation que cherche à développer Philippe Vinet, avec sa société créée en janvier 2012 baptisée Pause Infos. « Une simple application sur un smartphone pourra ainsi permettre d’obtenir des informations sur les produits distribués dans la machine », explique Philippe Vinet.

Ainsi, N&W Global Vending innove en proposant aux gestionnaires la Canto touch, un distributeur de café au design épuré, disponible courant 2013. En parallèle, la machine baptisée Canto Dual Cup sert des boissons gourmandes en 15 cl ou 20 cl. « Les machines entièrement tactiles restent marginales. Si elles reposent sur une offre premium, cela reste surtout un marché de niche », déplore Pascale Leblanc, responsable marketing chez N&W Global Vending.

Des gobelets verts aux compacteurs

Le salon est aussi l’occasion de découvrir les évolutions en termes de préoccupation écologique des acteurs du marché.

L’accent développement durable doit être mis en amont. C’est le cas de l’italien Flo avec son gobelet baptisé Hybrid. Reconnaissable grâce à son logo qui figure une feuille sur son pied, le gobelet Hybrid promet de sa fabrication à son utilisation jusqu’à 25 % de moins d’émissions de gaz à effet de serre. Cela est dû notamment à sa composition qui intègre « 20 % de substances naturelles », précise un communiqué du groupe.

Standard%20CKFD%20site dans fast foodÀ chaque édition, des prestataires développent de nouveaux concepts de recyclage de gobelets. Canibalmise sur le côté ludique. Soit une machine où il est possible de gagner des bons d’achats en recyclant son gobelet de café, sa canette ou sa bouteille. De même,Versoo propose un collecteur de gobelets avec garantie de recyclage. C’est également le cas de CKFD Environnement avec son facilo’tri (cf photo ci-contre)qui propose de compacter les bouteilles en plastique, gobelets et canettes. La machine se compose d’une trappe d’entrée unique avec deux bacs sélectifs pour les bouteilles plastiques et les canettes et des trous pour collecter les gobelets, un autre pour les touillettes et les bouchons. « La machine n’entraîne aucune dépense en électricité car elle est entièrement manuelle », explique Patrick Poirier, directeur associé chez CKFD Environnement.

CKFD propose des services associés comme le nettoyage et la vidange de la machine. « Nous effectuons également un reporting trimestriel et délivrons un certificat annuel de valorisation », explique Patrick Poirier de CKFD Environnement.Enfin, la société Satelyte propose aux gestionnaires une machine à recycler des gobelets qui fonctionne comme une consigne. À chaque gobelet recyclé, le salarié récupère ses centimes qu’il a payés en commandant son café. Cette machine fonctionne avec la reconnaissance des gobelets distribués par la marque Satelyte.

Jeu, consigne, design de la machine… tout est pensé et étudié pour ancrer le recyclage dans les habitudes des salariés de l’entreprise.
Par Marie-Amélie FENOLL, 29/10/2012

Source: Décision Achat à http://www.decision-achats.fr/Breves/Vending-la-distribution-automatique-joue-la-carte-du-snacking-equilibre-49462.htm

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Kraft Foods veut convertir tous les Européens au « snacking »

Le numéro deux mondial de l’agroalimentaire multiplie les innovations produit pour se renforcer sur le marché du « snacking ». La consommation de produits alimentaires entre les repas représente un marché de près de 260 milliards d’euros en Europe.

Kraft Foods veut convertir tous les Européens au « snacking »

Le « snacking » partout et à tout moment… C’est un peu l’ambition de Tim Cofer, le patron Europe de Kraft Foods. Rebaptisé Mondelez International depuis la scission des activités américaines d’épicerie le 1 er octobre, le numéro deux mondial de l’agroalimentaire derrière Nestlé veut encourager le « grignotage » sur le Vieux Continent et les repas pris sur le pouce.

Le marché du « snacking » est déjà très important en Europe, même si les modes d’alimentation ne sont pas encore aussi déstructurés qu’en Amérique. Mondelez évalue les ventes à 259 milliards d’euros par an. Le groupe est le premier acteur du secteur, avec une part de marché de 3,5 %. Et son ambition est de passer rapidement à 4,5 %.« Un point de plus nous rapporterait 3,5 milliards de dollars », explique Tim Cofer, dont l’ambition est de « délivrer une croissance forte et constante aux actionnaires ».

Mondelez a des cartes en main pour atteindre cet objectif. Ce groupe de 36 milliards de dollars de chiffre d’affaires (28 milliards d’euros) a pris un poids considérable en Europe en achetant les biscuits LU en 2007 et le britannique Cadbury en 2010. Il possède désormais 59 usines sur le Vieux Continent ainsi qu’un portefeuille de marques comme Milka ou Toblerone. Tout a ensuite été mis en oeuvre pour répondre aux besoins de« consommation de tous les instants » des Européens. Le groupe a analysé les comportements des consommateurs en tous sens. D’après Mondelez, à peine 36 % culpabilisent quand ils « snackent » tandis que 40 % adorent le faire et que 24 % le font« par routine ».

En France, un consommateur sur deux ne prend pas de petit-déjeuner parce qu’il n’a pas le temps. Mais il le regrette. Qu’à cela ne tienne. Mondelez propose un sac petit-déjeuner tout prêt. Des expériences dans les supermarchés tendent à prouver qu’en offrant des solutions toutes prêtes, il était possible de conquérir de nouveaux clients. Notamment pour les biscuits BelVita, (initialement appelés LU Petit Dej), dont le groupe affirme qu’ils contiennent tous les éléments nutritionnels permettant de tenir le matin sans avoir pris de vrai petit-déjeuner.

Chewing-gum à l’unité

Pour développer le « snacking », Mondelez mise aussi sur le fromage. Sa marque de fromage tartinable Philadelphia a été déclinée pour tous les goûts. Nature, light, ultralight, au chocolat, au saumon, aux champignons. En grand format, en petit pour tremper des légumes frais à l’apéritif. Les machines Tassimo, qui fournissent café, thé, chocolat à la maison, proposent des dosettes aux marques du groupe : Cadbury, Milka, Carte Noire… Les chewing-gums sont un autre axe de travail. Le marché est en recul de 3 % par an en Europe. «  On s’est rendu compte que les ados mâchent de moins en moins. Trop absorbés par les écrans », explique Krister Zackari, en charge de l’activité. Le prix est aussi devenu dissuasif et le produit perçu comme manquant de fantaisie. Pour relancer les ventes, Mondelez a conçu les chewing-gums Twist censés «  casser l’ennui » et séduire les poches percées. Dans cette optique, le groupe va lancer un chewing-gum à l’unité pour 10 centimes d’euro. Pour « snacker » à petit prix…

MARIE-JOSÉE COUGARD
Publié par Les Echos à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0202352401758-kraft-foods-veut-convertir-tous-les-europeens-au-snacking-505026.php

La taxe sur les boissons énergisantes annulée par le Conseil constitutionnel

Les Sages ont validé ce jeudi l’essentiel de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013 mais ont jugé que la taxe sur les boissons énergisantes « est contraire à la Constitution ».

Le Conseil constitutionnel - AFP

Le Conseil constitutionnel – AFP

Il n’y aura pas de « taxe Red Bull ». Le Conseil constitutionnel a validé jeudi soir l’essentiel de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013, mais il a annulé la taxe sur les boissons énergisantes introduite par amendement par les députés. Celui-ci créait une taxe de 50 euros par hectolitre pour les boissons énergisantes contenant un seuil minimal de 0,22 gramme de caféine pour 1 litre ou un seuil minimal de 0,30 gramme de taurine pour 1 litre.

Problème : pour justifier cette taxation spécifique, les députés ont fait le lien avec la consommation d’alcool des jeunes, qu’ils souhaitaient prévenir. Or le Conseil estime que, « en taxant des boissons ne contenant pas d’alcool à des fins de lutte contre la consommation alcoolique des jeunes », le législateur « a établi une imposition qui n’est pas fondée sur des critères objectifs et rationnels en rapport avec l’objectif poursuivi ». Les sages jugent donc la taxe (dont le rendement était mineur) « contraire à la Constitution ».

124 millions d’euros de chiffre d’affaires en France

Le gouvernement avait appuyé le principe de la taxe, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, soulignant que « ces boissons contiennent de puissants excitants dont l’impact sur la santé fait actuellement l’objet d’une évaluation par l’gence nationale de sécurité sanitaire. Surtout, elles sont consommées par des jeunes, qui les mélangent à des alcools forts comme la vodka ». Au cours des douze derniers mois, il s’est vendu en France près de 30 millions de litres de boissons énergisantes, pour un chiffre d’affaires de 124 millions d’euros dans les grandes surfaces, selon ACNielsen.

Pour le reste, le Conseil a validé les articles attaqués par l’opposition, à l’instar de celui augmentant la taxation des travailleurs indépendants, ou encore celui qui étend l’assiette de la contribution sur les dépenses de promotion des médicaments aux frais de congrès scientifiques. Il a en revanche retoqué la possibilité donnée aux hôpitaux d’émettre des billets de trésorerie, parce qu’une telle disposition n’avait pas sa place dans un texte budgétaire.

SOURCE REUTERS via Les echos à http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202449067240-le-conseil-constitutionnel-annule-la-taxe-sur-les-boissons-energisantes-520448.php?xtor=EPR-1500-[nl_8h]-20121214-[s=461370_n=2_c=201_]-1228232[_SDV]@1

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Pourquoi il faut en finir avec les allégations santé de l’agroalimentaire

Les « alicaments » doivent être soumis aux mêmes règles que les médicaments, faute de quoi les études sponsorisées par l’industrie seront biaisées.

Les yaourts contenant des probiotiques ne présentent aucun véritable bienfait sur la santé.Les yaourts contenant des probiotiques ne présentent aucun véritable bienfait sur la santé. © Baziz chibane/Sipa

En décembre 2010, l’autorité de sécurité des aliments européenne a interdit aux produits alimentaires contenant des probiotiques de faire promotion de leur effet bénéfique théorique sur la santé. Un coup de tonnerre pour l’agroalimentaire. Les industriels concernés, mais aussi certains scientifiques travaillant sur ces produits – souvent sponsorisés par les mêmes industriels – ont réagi très vivement.

Une publication récente reprend l’ensemble des arguments à l’origine de cette décision (1). Le constat est sans appel. Le seul élément clair d’une action des probiotiques est celui de la prévention et/ou du traitement des diarrhées d’origine infectieuse, pour lesquelles un médicament de type probiotique existe : l’ultralevure®. Pour le reste, les bienfaits sur la santé allégués sont peu convaincants ou absents. Il en est ainsi en particulier des prétentions de réduction des effets allergiques, de la constipation et du renforcement immunitaire. Les effets sur les infections respiratoires, génitales et urinaires ont fait l’objet de quelques publications dont aucune n’a réussi à convaincre l’ensemble du monde scientifique.

Amende pour Danone

Cette décision européenne est intervenue alors que Danone était menacé d’une condamnation aux États-Unis, au terme d’une action collective lancée par des consommateurs en 2008. La firme a préféré payer une amende de 43 millions de dollars et a abandonné ses prétentions médicales.

Le sujet est crucial pour l’industrie agroalimentaire, car les produits laitiers fermentés, censés avoir une activité de protection de la santé, se vendent beaucoup plus cher que les yaourts ordinaires (jusqu’à cinq fois selon les pays).

L’auteur de l’étude insiste, comme je l’ai fait à plusieurs reprises, sur la nécessité d’avoir des tests indépendants. Comme je viens de le démontrer dans un tout récent article, les publications concernant les probiotiques sont biaisées dans le sens de l’intérêt du financeur industriel (2). Une autre étude avait déjà révélé que l’ensemble des travaux concernant l’intérêt des boissons sucrées posait le même problème (3) : les travaux sponsorisés par l’industrie agroalimentaire ne montraient jamais d’effets négatifs, tandis que près de la moitié de ceux réalisés de façon indépendante mettaient en évidence les effets négatifs.

Puisqu’il s’agit de santé publique, il faudrait que des règles, comparables à celles mises en place pour les médicaments, soient appliquées pour les aliments proclamant un intérêt médical, avec des études contrôlées, des données transparentes et des financements indépendants (2 ; 3). Actuellement, la promotion pour de tels effets relève plus de la publicité que de la démonstration scientifique !

Reference Lististeiste de référence

(1) Katan MB. Why the European Food Safety Authority was right to reject health claims for probiotics. Benef Microbes 2012 Jun 1 ; 3(2):85-9.

(2) Million M, Raoult D. Publication biases in probiotics. Eur J Epidemiol 2012 Oct 21.

(3) Lesser LI, Ebbeling CB, Goozner M, Wypij D, Ludwig DS. Relationship between funding source and conclusion among nutrition-related scientific articles. PLoS Med 2007 Jan;4(1):e5.

*Auteur de De l’ignorance et de l’aveuglement : pour une science post-moderne, Kindle Éditions, 317 pages, 5,53 euros.

Le Point.fr – Publié le 23/11/2012 à 19:40 à http://www.lepoint.fr/invites-du-point/didier_raoult/pourquoi-il-faut-en-finir-avec-les-allegations-sante-de-l-agroalimentaire-23-11-2012-1532898_445.php

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Amendement Nutella : la pâte à tartiner bientôt plus chère !

Afin de pousser les géants de l’agroalimentaire à diminuer l’utilisation de l’huile de palme dans leurs produits, la commission des Affaires sociales du Sénat a adopté ce mercredi 7 novembre un amendement que l’on surnomme déjà « amendement Nutella »… Explications.

Amendement Nutella : la pâte à tartiner bientôt plus chère !

Amendement Nutella : la pâte à tartiner bientôt plus chère ! dans -- comportements alimentaires plus

Le prix au kilo du Nutella risque d’augmenter dans les prochains mois. Aujourd’hui, mercredi 7 novembre, la commission des Affaires sociales du Sénat a adopté un amendement afin d’augmenter de 300% la taxe sur l’huile de palme. Utilisée dans le Nutella, l’huile de palme est fréquemment décriée pour ses effets néfastes sur la santé des consommateurs ainsi que sur la planète.
Amendement Nutella : 30 centimes d’augmentation pour un pot de 5 kg
Yves Daudigny (PS), rapporteur de la commission et auteur de l’amendement a expliqué à l’AFP que l’augmentation de cette taxe constituait un signal « non à destination des consommateurs, mais à destination des industries agroalimentaires pour qu’elles substituent à ces huiles de nouvelles compositions plus respectueuses de la santé humaine », relaye le site internet de France Tv Info.
Si les industries agroalimentaires décident de faire payer l’augmentation de la taxe à ses consommateurs, le pot de Nutella de 5 kg, actuellement vendu au prix de 37 euros, devrait augmenter de 30 centimes d’euros.
Actuellement, 126 000 tonnes d’huile de palme sont consommées chaque année en France, soit 2 kg par habitant et par an. En plus d’encourager la déforestation et de nuire à la planète, l’huile de palme encouragerait l’obésité ainsi que les maladies cardio-vasculaires, d’après l’ANSES, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. Pour éviter les produits en contenant, surveillez de près les étiquettes de vos produits préférés et évitez la mention « huile végétale » cachant souvent en réalité de l’huile de palme.

 

A lire également :
L’huile de palme : pourquoi fait-elle polémique ?

paru sur Magic maman.com à http://www.magicmaman.com/,amendement-nutella-la-pate-a-tartiner-bientot-plus-chere,2220,2254095.asp

 

Branle-bas de combat autour de l’étiquetage des OGM

 Branle-bas de combat autour de l’étiquetage des OGM dans - climat politique rayon_sauces_bioLe rayon sauces d’un magasin bio à Berkeley, en Californie (Justin Sullivan/Getty/AFP)

Panique au sein des multinationales de l’agroalimentaire : en novembre, les électeurs californiens décideront si la présence d’OGM doit être mentionnée sur les emballages de nourriture. « Big Ag » et « Big Food », les lobbys de l’agroalimentaire, ont mis au pot 19,2 millions d’euros pour faire barrage à l’initiative citoyenne « Nous avons le droit de savoir ce que nous mangeons ».

L’enjeu est colossal, il explique l’union sacrée des plus grosses sociétés mondiales : toutes catégories d’aliment confondues, 80% de la nourriture américaine non bio contient des OGM. Et ce qui se décide en Californie, où vit 10% de la population du pays, préfigure ce qui va devenir obligatoire dans le reste des Etats-Unis.

Le maïs OGM, le soja OGM, les betteraves à sucre OGM, le coton OGM (cultivé pour son huile) sont à la base des sucres, graisses et additifs dont sont farcis les aliments nationaux.

Les céréales du petit déjeuner, certains pains et farines, des aliments comme le tofu, les épis de maïs doux, certains saumons d’élevage, pour ne citer que quelques exemples, sont de purs aliments OGM.

Ils sont bien rares, les consommateurs qui traquent la mention « Ne contient pas d’OGM » sur les bouteilles de lait de soja ou d’amande, sur les paquets de Granola ou sur les plats surgelés. L’immense majorité des Américains n’est pas au courant de cette invasion. S’ils l’étaient, il est probable que ça ne changerait rien à leur décision d’achat.

Exclus de l’étiquetage : la nourriture de restaurant et les boissons alcoolisées

Mais voilà, l’industrie agroalimentaire ne veut pas prendre le risque de générer des questionnements dans le public. Dès que la « proposition 37 » (P37), ainsi qu’a été baptisé le texte qui sera soumis au référendum californien, a eu recueilli en mai assez de signatures pour être validée, la contre-attaque industrielle a débuté à coup de millions de dollars.

Que dit cette proposition 37 ?

  • L’étiquetage est obligatoire dès qu’un aliment cru ou transformé destiné à la consommation est composé de plantes ou d’animaux génétiquement modifiés.
  • Il est interdit de qualifier ou de promouvoir comme « naturel » ce type d’aliment.
  • Sont exclus de l’obligation les aliments certifiés bio ; contenant accidentellement des OGM ; faits à partir d’animaux nourris ou injectés avec des ingrédients OGM, mais non génétiquement modifiés eux-mêmes ; contenant des faibles portions d’ingrédients OGM ; en contenant à cause de traitements médicaux ; destinés à la consommation immédiate comme dans un restaurant ; les boissons alcoolisées.

La pétition a été lancée au printemps par, entre autres, l’Association des consommateurs de bio et le parti démocrate californien. Elle appelait aux signatures avec cet argumentaire :

« Un million de Californiens ont déjà dit : nous avons le droit de savoir ce que nous mangeons. Signons pour faire passer le message que les produits alimentaires doivent comporter des étiquettes simples signalant s’ils ont été génétiquement modifiés.

Le droit de savoir est un droit fondamental et une valeur de base américaine. Dans une société démocratique et un marché libre, les consommateurs doivent pouvoir faire des choix éclairés quant à ce qu’ils mangent et donnent à leurs familles. »

Fabricants d’OGM et de pesticides, chimistes et céréaliers, tous unis !

 dans AGROInfographie représentant les deux camps qui s’affrontent autour de la « proposition 37 », (Cornucopia Institute)

Apparemment, tel n’est pas l’avis des producteurs qui se sont cotisés pour faire échouer la P37. En tête des contributeurs à la contre-campagne, Monsanto et Dupont (plus de 3,2 millions d’euros chacun), les deux plus gros producteurs mondiaux d’OGM. Immédiatement derrière, PepsiCo (1,3 million d’euros), suivi d’autres géants comme BASF, Bayer, Dow, Coca Cola, Nestlé, Kellogg, et onze autres, pour un total de 19,2 millions d’euros exactement.

Que vont peser les 2 millions d’euros levés par les leaders indépendants du bio américain pour soutenir le texte, face à la somme presque dix fois supérieure collectée par l’agrobusiness pour le combattre ?

Un article paru sur le site d’infos environnementales Grist donne une idée de la campagne menée pour faire capoter la P37 :

« Où va l’argent, exactement ? Plusieurs de ces compagnies rémunèrent les mêmes consultants qui ont travaillé pour l’industrie du tabac. Ils vont créer de toute pièce des “astroturf”, des faux groupes de citoyens qui vont tenter de faire croire qu’une majorité de gens estime que l’étiquetage est une mauvaise idée. Et forcément, ils vont réussir à convaincre beaucoup d’électeurs. »

Les OGM ne sont pas forcément mauvais pour la santé

Sans compter les publicités télévisées qui vont envahir les écrans à la rentrée, s’ajoutant aux publicités politiques déjà intenses en prévision du scrutin présidentiel qui se tiendra le même jour.

Les arguments déclinés dans les pubs sont déjà martelés dans les journaux par les sociétés agroalimentaires et les scientifiques qui travaillent pour eux :

  • la nocivité des OGM n’est absolument pas prouvée scientifiquement ;
  • les prix des aliments augmenteraient dans les épiceries à cause du surcoût de l’étiquetage ;
  • ce serait la porte ouverte à des procès intentés par les consommateurs aux entreprises et aux agriculteurs.

Paradoxalement, plusieurs des géants agroalimentaires qui financent cette contre-campagne sont les maisons-mère de marques bio bien implantées dans la grande distribution, lesquelles affichent naturellement le logo « sans OGM » sur leurs boîtes.

Ces marques-là souffrent déjà de la mauvaise publicité que leur font les pro-P37, comme en témoigne ce poster qui circule non seulement en Californie, mais aussi dans le reste des Etats-Unis.

Les sondages donnent gagnante la proposition 37

La bataille californienne s’annonce bien plus rude que celle qui a eu lieu en Ohio il y a dix ans, lorsqu’une initiative citoyenne analogue avait tenté le même coup que la P37. Les lobbys de l’agroalimentaire avaient alors facilement pulvérisé la tentative des consommateurs.

Cette fois, les chances de la proposition 37 sont réelles. Selon un sondage détaillé par Reuters, 60% des électeurs à la mi-août y étaient favorables. Un cauchemar pour Big Food et Big Ag, qui devraient alors décider de généraliser préventivement ou non à l’ensemble des Etats-Unis l’étiquetage anti-OGM, sachant que d’autres Etats s’engouffreraient alors dans la brèche ouverte par la Californie.

Tout de même, les Californiens ont beau jeu de se rebeller contre l’invasion des OGM dans leur alimentation. Leur Etat recèle l’immense majorité des cultures bios américaines, qui pèsent lourd dans l’économie locale. La P37 n’aurait littéralement aucune chance dans les Etats du Midwest, où est produit l’essentiel du maïs et du soja américain, OGM à 95%.

publié à http://blogs.rue89.com/americanmiroir/2012/08/26/branle-bas-de-combat-autour-de-letiquetage-des-ogm-228232 par Hélène Crié-Wiesner
Binationale

Sodebo se lance sur les soupes

30 Août 2012

Sodebo se lance sur les soupes

Sodebo lance cinq soupes à consommer dans un emballage nomade.

Trois recettes sont permanentes : tomate mascarpone, petit pois ricotta, courgette fromage frais. Les deux références de saison, pour ce lancement d’octobre, sont potiron crème et carotte cumin (elles seront remplacées en avril).

Ces soupes se présentent dans une « cup » de 340 ml, à réchauffer au micro-ondes. L’emballage est transparent mais une large bague en carton évite de se brûler. Une protection s’enlève dans le couvercle pour une dégustation « façon Starbucks ».

Prix indicatif : 2,80 €. DLC : 17 jours.Source: linéaires à http://www.lineaires.com/La-vie-des-produits/Sodebo-se-lance-sur-les-soupes-38335

 

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