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Les applications de la réalité virtuelle dans l’agroalimentaire

Les applications de la réalité virtuelle commencent à se développer dans l’agroalimentaire, d’abord à des fins commerciales et marketing mais aussi pour améliorer l’ergonomie et la productivité dans les supply chain
La réalité virtuelle peut permettre d'améliorer l'ergonomie posturale et la productivité d'une chaîne de production dans l'industrie agroalimentaire.La réalité virtuelle peut permettre d’améliorer l’ergonomie posturale et la productivité d’une chaîne de production dans l’industrie agroalimentaire.
La technologie est utilisée depuis plus d’une décennie dans les secteurs de l’aéronautique et des transports. Dans l’agroalimentaire, le recours à la réalité virtuelle est plus récent. Mais il se démocratise, à mesure que les entreprises prennent conscience de ses multiples applications.L’utilisation de la réalité augmentée* est en fait plus courante dans l’agroalimentaire. Principalement à des fins marketing et commerciales. La marque Chocapic a été l’une des pionnières en la matière. En 2009, elle a mis au point, en partenariat avec Dassault Systèmes et EuropaCorp, un emballage de céréales interactif qui devenait, grâce à la réalité augmentée, le support d’un jeu vidéo, inspiré de l’univers d’ Arthur et les Minimoys.
Réalité augmentée Chocapic Arthur et les Minimoys par Mu2gor

Cadbury et Ball se lancent dans la réalité augmentée

Depuis, d’autres marques ont fait de même. En 2011, Cadbury a mis au point, avec la start-up Blippar, une application, permettant de lancer un mini-jeu en pointant la caméra de son smartphone sur les barres chocolatées. Elle permettait en plus de partager son score via les réseaux sociaux.

L’entreprise Ball, qui fabrique des canettes pour les producteurs de boissons, a pour sa part été récompensée, en 2012, par la revue allemande Handelsjournal et la fédération allemande de la distribution, pour ses canettes tirant parti de la réalité augmentée. L’application permettait de faire apparaître une créature animée en 3D sur l’écran de son téléphone, avec laquelle le consommateur pouvait se photographier avant de partager l’image sur Facebook.

Réalité augmentée : le secteur du vin fait le test

L’an passé, Häagen Dazs a également fait le pari de la réalité augmentée en lançant une application pour faire patienter les consommateurs pendant que leur glace commençait à fondre pour devenir crémeuse. Durant deux minutes, une violoncelliste jouait un concerto, sur le pot de glace.

Même le secteur du vin s’y met. Le Château-Puech-Haut, un vin du Languedoc, propose une visite interactive du domaine avec la propriétaire, depuis son téléphone ou sa tablette en les pointant sur l’étiquette de la bouteille.

En Asie, des magasins virtuels voient le jour

Dans la distribution, la technologie a également fait ses preuves. En 2011, l’enseigne britannique Tesco avait lancé l’opération « Tesco Homeplus Subway Virtual » en Corée du Sud. Les linéaires de produits étaient affichés sur les quais du métro de la capitale et grâce aux QR codes intégrés, les usagers pouvaient faire leurs emplettes et se faire livrer à domicile. Même chose en Chine en 2012, où des magasins virtuels ont fait leur apparition. Des commerces de quelque 1 000 m2 ont ainsi été construits. Dans les rayons, les produits étaient visibles grâce à la caméra d’un smartphone.

La réalité virtuelle : une technologie plus mature que la réalité augmentée

Dans le secteur agroalimentaire, ces technologies ont également des applications en milieu professionnel. « Pour ces applications, nous utilisons la réalité virtuelle* plutôt que la réalité augmentée, car cette dernière n’est pas complètement mature. Nous avons encore beaucoup de projets en recherche et développement pour la réalité augmentée », explique Jean-Louis Dautin, directeur de l’Institut de réalité virtuelle Clarté de Laval.

Ce centre conçoit des applications de réalité virtuelle basées sur des simulateurs. Leur but est de répondre aux problématiques de sécurité au travail et d’ergonomie posturale, afin réduire les troubles musculo-squelettiques dans l’industrie, où les tâches répétitives sont nombreuses sur les chaînes de production.

Un poste de travail virtuel pour améliorer l’ergonomie

Le principe de l’application développée par Clarté : un opérateur de l’entreprise reproduit les gestes qu’il effectue chaque jour, sur un poste de travail virtuel. Ses mouvements sont enregistrés grâce à la « motion capture » – reconstitution virtuelle de l’ensemble du squelette grâce à un système de capteurs. Un algorithme permet de les analyser et de calculer les pressions induites par ces gestes sur les articulations. Le salarié va ensuite chercher à optimiser ses gestes et réduire la pénibilité de ses tâches, en adaptant son poste de travail. Il peut par exemple positionner un bac plus en hauteur, rapprocher une poubelle, réduire la vitesse de défilement de la chaîne, etc.

Actuellement, le secteur agroalimentaire ne constitue que 15 % à 20 % de l’activité de Clarté. Mais des entreprises telles que Lactalis, Pasquier, Bell ou encore Charal se sont déjà tournées vers la réalité virtuelle, qui tend à se démocratiser.

Réalité virtuelle : un coût abordable pour l’industrie agroalimentaire

Les coûts de cette technologie ont par ailleurs beaucoup diminué. « Il y a quelques années, nous développions une application spécifique pour chaque société. Désormais nous avons une offre plus générique et nous proposons une prestation de service », explique Jean-Louis Dautin.

Une demi-journée peut suffire à analyser une ligne de production et l’optimiser. La prestation coûte 2 500 euros environ. « Le principal frein pour les entreprises n’est plus le prix. Mais elles ont parfois du mal à comprendre la valeur ajoutée de cette technologie et ne sont pas toujours enclines à remettre en cause leur process de production. »

Améliorer productivité et climat social grâce à la réalité virtuelle

Pourtant les avantages sont multiples. D’une part, inclure les salariés dans l’optimisation des processus de production contribue à établir un climat social favorable dans l’entreprise. D’autre part, améliorer l’ergonomie et le confort de travail des opérateurs peut permettre d’accroître la productivité de l’entreprise, d’autant plus que cette application de réalité virtuelle permet également d’optimiser la gestion des flux de production dans l’usine.

La réalité virtuelle peut également s’avérer utile pour former le personnel. Les nouveaux salariés peuvent ainsi se familiariser avec les gestes spécifiques requis pour un poste de travail, via des applications virtuelles. Cette pratique, encore très marginale dans l’agroalimentaire, devrait se développer dans les années à venir. Si la réalité virtuelle est encore peu employée à des fins de formation, c’est car les équipements nécessaires sont encombrants et coûteux, explique Jean-Louis Dantin. Les entreprises qui travaillent avec Clarté ont deux possibilités : se rendre dans les locaux du centre de recherche pour utiliser le cube de réalité virtuelle, ce qui implique d’être implanté à proximité. L’alternative pour une entreprise est de posséder son propre matériel de réalité virtuelle. Une solution qui nécessite un investissement important et rarement rentable pour un industriel.

Réalité virtuelle : un outil de formation en devenir dans l’agroalimentaire

Mais il est également possible d’envisager une formation grâce à des lunettes de réalité virtuelle, équipement beaucoup moins encombrant et plus accessible en termes de coût.Generix Group a par exemple récemment lancé des lunettes de réalité augmentée, dont le but premier est de faciliter la prise de commande au sein de la supply chain, mais qui peuvent également avoir une fonction de formation. « Les applications des lunettes en milieu professionnel restent cependant limitées, estime Jean-Louis Dautin, car ces dernières peuvent être gênantes pour travailler. » Mais la technologie pourrait néanmoins se développer dans les années à venir car les applications de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée n’en sont qu’à leurs balbutiements dans le secteur agroalimentaire.

Publié par Celine Agromedia | 16 juin 2014, à http://www.agro-media.fr/analyse/realite-virtuelle-les-applications-lagroalimentaire-15106.html

La réalité augmentée est la superposition d’un modèle virtuel 3D ou 2D à la perception que nous avons naturellement de la réalité, en temps réel.  La réalité virtuelle permet la simulation interactive et en temps réel de la réalité.

Nutrition. Le Nantais Eurofins s’associe à Danone en Allemagne

Le Nantais va reprendre le laboratoire d’analyses de nutrition infantile de Danone. Une externalisation pour ce dernier.

Le groupe Eurofins scientific, qui a démarré à Nantes il y a vingt-cinq ans, a annoncé un contrat d’externalisation de long terme avec Danone. Il va reprendre un laboratoire d’analyses de nutrition infantile de Danone (CLF), en Allemagne.

Eurofins sera en charge des analyses de nutrition infantile du géant agroalimentaire et de sa filiale allemande dans ce domaine, Milupa. Ce contrat exclusif représente au moins 30 millions d’euros de revenus sur cinq ans.

Le marché de l’analyse des aliments représente onze milliards d’euros dans le monde, dont 15 % seulement sont externalisés. « Laccord fera de CLF un centre de compétences dEurofins pour lanalyse de la nourriture pour bébés, un marché de croissance qui requiert les services de tests de la plus haute qualité », précise le patron d’Eurofins, Gilles Martin.

Depuis son siège social installé au Luxembourg, Eurofins emploie 14 000 personnes dans 180 laboratoires, aussi bien dans l’agroalimentaire que la génétique ou la pharmacie, pour un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros. Le groupe souhaite doubler son chiffre d’affaires à l’horizon de 2017.

 

source: Ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/nutrition-nantais-eurofins-sassocie-danone-allemagne-08-08-2013-106291

 

« Le marché du « bio » alimentaire est en croissance »

INTERVIEW. Alors que le Salon de l’agriculture a fermé ses portes, la société d’études Xerfi publie un dossier spécial « agro-alimentaire » qui contient un volet sur l’agriculture bio. Zoom sans additif.
Isabelle Senand, Xerfi DRIsabelle Senand, Xerfi DR

Quelles sont les tendances que vous avez repérées concernant le bio lors du Salon de l’agriculture ?

Ce sont surtout des confirmations de tendances enclenchées il y a quatre ou cinq ans qui ont pu être constatées : la vogue du « made in France », par exemple, ou encore la tendance du « locavorisme » -à savoir le fait de ne consommer que des produits produits localement, dans l’environnement immédiat du consommateur. Par ailleurs, des réponses ont été apportées à l’accusation que supporte le « bio » en France, à savoir une tendance à l’importation : aujourd’hui, seulement 25% des produits bio consommés en France sont importés, contre 38% en 2009. En Europe, la France ne s’en sort pas trop mal: nous sommes numéros 2 derrière l’Allemagne pour la consommation de produits bio et, pour la production, numéros 3 derrière l’Allemagne et l’Italie.

Et quelles tendances de marché avez-vous décelées ?

Déjà, le marché du bio pèse  4, 1 milliards d’euros en France, et la part du bio représente aujourd’hui 2% de l’alimentation des Français, contre 1% en 2006.

Ce marché est toujours en croissance: nous avions prévu +3% en 2013, en fait la croissance a atteint  5% environ. Les grandes et moyennes surfaces voient leur part de marché augmenter : elle passe de 35% en 2000 à 50% en 2011. Les réseaux spécialisés se sont bien défendus, avec 27% de part de marché, et on a vu émerger des réseaux de plus en plus puissants sous enseigne « bio » spécifique: les réseaux Bio c’ bon, Naturalia, Biocoop. Enfin, les boutiques indépendantes vont de plus en plus être amenées à rejoindre des réseaux spécialisés « Bio ».

Quelles sont les attentes actuelles des consommateurs ?

Essentiellementl la traçabilité et la naturalité. Les consommateurs veulent en effet un maximum d’informations sur la composition et l’origine des aliments. Ces attentes, qui sesont accentuées après les récents scandales sanitaires, constituent de véritables opportunités pour les opérateurs de l’agroalimentaire.

L’alimentation « bio », c’est un concept qui semble assez vague: quels sont les grands segments du « bio alimentaire » ?

On distingue d’abord les produits biologiques (4,1 milliards d’euros en 2013 selon nos calculs). Ce marché répond à l’exigence de naturalité et progressera de 4,5% en 2014 et de 6% en 2015 pour atteindre 4,6 milliards d’euros. Ensuite, on peut citer les aliments Bleu Blanc Cœur (556 millions d’euros en grandes surfaces en  2013 selon nos calculs). Ces produits enrichis en oméga 3 par une modification de l’alimentation des animaux font l’objet d’un suivi continu depuis l’élevage. Grâce à l’aspect santé et aux garanties de traçabilité, les ventes augmenteront de 6% en 2014 et de 7% en 2015 pour représenter 630 millions d’euros.

Ensuite, on compte les produits sans gluten, un marché de 80 millions d’euros en 2013 d’après nos calculs. Ce marché, qui séduit de plus en plus les consommateurs en dehors de la cible des allergiques et des intolérants au gluten, devrait croître de 30% par an en 2014 et 2015 à 135 millions d’euros. Et enfin, les produits « clean label ». Les ventes de ces aliments, dont la liste des  ingrédients a été simplifiée (sans conservateurs, sans additifs,…), bénéficieront des nouvelles tendances de consommation. Ce marché, qui ne peut se chiffrer précisément, concerne un nombre croissant de produits.

Si le marché est en augmentation, les industriels doivent-ils continuer à communiquer?

Oui, car en fait  seule une minorité de consommateurs leur fait confiance! Pour reconquérir le cœur des Français, ces opérateurs devront communiquer davantage sur la traçabilité et la naturalité des produits. Certains insistent sur la proximité avec l’amont des filières agricoles. C’est le  cas des contrats entre producteurs laitiers et transformateurs. D’autres opérateurs privilégient le « made in France ». Findus, par exemple, a relocalisé sa production de poissons à Boulogne-sur-Mer.

Les industriels et les fabricants de produits intermédiaires surfent aussi sur le concept de naturalité. Contrairement aux allégations « santé », le caractère «naturel» des produits n’est pas soumis à la réglementation. Jouer la carte de la réduction de la teneur en sucre, sel, (etc.) améliore le profil nutritionnel des aliments. Les acteurs peuvent aussi s’engager dans le cadre du Programme National de Nutrition Santé (PNNS), à l’image des chartes signées par Nestlé. La suppression ou le remplacement d’additifs, de conservateurs et autres adjuvants pour proposer des produits plus « naturels » est aussi une alternative. Par exemple, Mondelez International supprimera les matières hydrogénées dans les biscuits LU début 2014 tandis que certains substituent déjà la stévia au sucre.

Les distributeurs, eux, ne produisent rien : doivent-ils eux aussi regagner la confiance des consommateurs ?

Oui, les distributeurs doivent valoriser leur offre de MDD (« marque de distributeur » NDLR) et regagner la confiance de leurs clients car ils souffrent également d’un déficit d’image. Pour cela, ils peuvent compter sur l’image de leurs marques propres référencées sur le segment terroir, comme par exemple Reflets de France de Carrefour, ou en santé (Casino bien pour vous ! de Casino). Mais pour séduire toujours plus de consommateurs et se différencier de la concurrence sur leur zone de chalandise, ils élargissent leur offre de produits locaux.

Et concernant les garanties de traçabilité ?

Pour sécuriser les approvisionnements et garantir la traçabilité de leurs produits, les distributeurs mettent aussi en avant leurs liens avec l’amont des filières alimentaires. Ainsi, par exemple, l’Engagement Qualité de Carrefour ou les Alliances Locales de Leclerc renforcent le lien avec les exploitants agricoles. En termes de naturalité, les distributeurs élargissent leur offre de produits biologiques, certifiés sans OGM (alimentation sans OGM des poulets fermiers d’Auvergne labellisés Engagement Qualité Carrefour), sans traitements chimiques, (etc.)

Et qu’en est-il du marché du bio au niveau des restaurants ou de la restauration hors-foyer ?

La restauration hors foyer ne reste pas inactive ! Elle  se montre aussi attentive aux attentes des consommateurs en matière de traçabilité et naturalité. Aujourd’hui, les opérateurs réalisent de nombreuses analyses sur les aliments et matières premières livrées dans leurs restaurants. API Restauration effectue ainsi plus de 5 000 analyses chaque année.

De plus, certains n’hésitent plus à informer en temps réel le client en détaillant l’origine des produits sur leur menu. A titre d’exemple, Hippopotamus (Groupe Flo) affiche son partenariat avec les éleveurs AOC Maine-Anjou sur sa nouvelle carte (octobre 2013).

Enfin, la nécessité de proposer des menus plus équilibrés en restauration hors-foyer incite les industriels en amont à élargir leurs gammes de produits locaux en foodservice. C’est le cas avec la gamme de légumes « 100% cultivé en France » de D’aucy (CECAB).

Ecrit 

Publié dans Challenges > Entreprise > à http://www.challenges.fr/entreprise/20140225.CHA0827/le-marche-du-bio-alimentaire-est-en-croissance.html

 

1er Mailing du Président de Picard à l’occasion de la tromperie à la viande de cheval

1er Mailing du Président de Picard à l’occasion de la tromperie à la viande de cheval spacer
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spacer Cher client,

Fidèle à notre niveau d’exigence et à nos valeurs, je souhaite vous informer des mesures prises face à la crise qui touche deux de nos produits.

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Déclaration de Philippe PAUZE. Président de Picard. 13 février 2013. Voir la vidéo
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spacer Les deux produits retirés de la vente sont les lasagnes à la bolognaise Formule Express et le chili con carne Cuisine Evasion. Ces produits ne présentent toutefois aucun risque sanitaire et restent consommables.
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Aucun des 1 200 autres produits de la gamme Picard
n’est concerné par cette non-conformité.
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Picard s’engage à répondre à vos questions :

Par téléphone

Numero Azur : 0 810 13 12 11. Prix d'un appel local
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client@picard.fr
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spacer Nous vous remercions de votre confiance.

Cordialement,
Philippe Pauze
Président de Picard

Saria et Terrena inaugurent une grosse centrale de méthanisation

Les Echos n° 21298 du 24 Octobre 2012 • page 11

Saria et Terrena inaugurent une grosse centrale de méthanisation ECH21298047_1

Après cinq ans de préparation, Saria, Terrena et d’autres partenaires viennent d’inaugurer une centrale de méthanisation de 2,1 MW entre Nantes et Rennes. L’installation produira l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de 2.500 foyers. La chaleur est valorisée sur le site et bientôt récupérée par un industriel voisin.

L’approvisionnement en matière organique atteindra les 58.600 tonnes par an, livrées à raison d’une quinzaine de véhicules par jour. Les sources sont très variées : la grande distribution apporte ses produits invendus qui sont débarrassés sur place mécaniquement de leur emballage. Des boues d’épuration, des déchets de la restauration, mais aussi des coproduits de l’abattoir voisin de Castel Viandes et des effluents fermiers alimentent également la fermentation. L’usine produira plus de 220 tonnes d’azote par an qui seront épandues sur des terres agricoles de la zone. Elle évitera 1.700 tonnes de CO2. Les actionnaires du projet ont investi plus de 12 millions d’euros et reçu plus de 2 millions d’euros de subventions. Une vingtaine d’emplois ont été créés.

M. Q.

30 idées nouvelles pour manager autrement

De l’Art management au zéro contrôle, en passant par la Nursery des Possibles et les principes des moines, voici sous forme d’abécédaire les tendances 2012 en matière de management.

Corinne Moriou pour LEntreprise.com, publié le 11/06/2012 à 04:00

Art Management

L’art management, c’est l’art du management par l’art ! Vacances bleues, une chaîne hôtelière de loisirs, expose régulièrement trois artistes, à son siège, à Marseille. « Le comité de sélection est constitué de dix salariés qui sont à n’importe quel niveau hiérarchique de la société, mais sont motivés par la recherche de talents », explique Jean-Louis Largeteau, président de Vacances bleues. Par ailleurs, une salle baptisée L’Atelier est réservée à une artiste qui est en train de peindre une toile sur le thème du voyage. Les salariés lui apportent des souvenirs de vacances : photo, coquillage, bout de ficelle… Dans le nord de la France, Mathias Duhamel peint « l’âme » des sociétés qui lui ouvrent leurs portes. Il s’installe dans le hall d’accueil, sous l’oeil attentif des salariés et des visiteurs qui voient au fil des jours l’oeuvre évoluer.

Assez de clones

Le candidat qui arrive d’une entreprise concurrente pour exercer le même type de fonction dans une nouvelle société sera-t-il véritablement motivé ? N’est-ce pas déjà pour lui la routine avant même qu’il ait débuté ? N’est-il pas judicieux de recruter un banquier d’affaires plutôt qu’un journaliste qui a vingt ans de métier pour écrire dans un magazine économique ? « Les clones sont tristes. Pour les éviter, il vaut mieux recruter soi-même que par l’intermédiaire d’un cabinet de chasse de têtes qui préfère ne pas prendre de risques. En 2012, l’innovation est devenue la priorité du monde des affaires. Recruter une pépite peut changer le destin d’une entreprise », fait remarquer Pierre-Yves Poulain, ancien délégué général de l’ANDRH et cofondateur de Luxury Society.

Binômage

Le binômage est pratiqué notamment chez UT 7, une start-up créée sous forme de Scop spécialisée dans le conseil en informatique. « Nous avons fait du travail à deux la règle. Nous réfléchissons à deux sur la conception d’un nouveau produit, nous effectuons à deux une formation, nous allons voir à deux un client. Ce mode de fonctionnement nous rend plus performants, car nous avons toujours le feedback de l’autre. C’est sécurisant, enrichissant et cela nous rend plus heureux, car nous échappons à la solitude », explique Eric Séguier, venu nous rencontrer à L’Entreprise avec Raphaël Pierquin, son binôme.

Boulier annuel

Au moment de l’évaluation annuelle, Louise Guerre, la fondatrice de la société Serda, propose trois options à ses salariés : plus d’argent, plus de formation, plus de confort de vie. Il s’agit de répartir dix boules sur ces différents objectifs. « Une salariée peut demander à travailler deux jours par mois en télétravail. L’année suivante, elle peut préférer un salaire supérieur », explique la dirigeante.

Coaching d’équipe

Au coaching individuel s’ajoute une forme nouvelle de coaching : le coaching d’équipe.Le coach intervient auprès des cadres dirigeants d’une PME. « A la différence d’un consultant, le coach ne donne pas la solution, mais il fait travailler sur les valeurs de l’entreprise et « accoucher » de la solution, explique Laurent Tylski, coach de dirigeants. Il s’agit d’une montée en puissance des individus et de l’entreprise. » Ainsi, Altera, cabinet de conseil en systèmes d’information, a fait appel à Laurent Tylski pour former dix collaborateurs au leadership sur une période d’une année. « Les consultants ont gagné de la confiance en eux et cela a eu un impact très positif sur nos clients », note Nicolas Loonis, cofondateur du groupe Altera.

Coopétition

Pourquoi refaire le monde ? La paresse a aussi ses vertus. La « coopétition » consiste à entrer en concurrence avec les autres en utilisant les mêmes idées, mais avec une légère adaptation de forme, à un meilleur coût. « C’est le « karaoke capitalism », l’intelligence ajoutée qui permet de créer quelque chose de nouveau, d’être plus innovant que le concurrent », met en évidence Benjamin Chaminade, coauteur de Wanagement. Manager à contre-courant (Dunod).

Démarche clandestine

Un dossier coincé ? Une situation bloquée ? Jean-Louis Muller, de Cegos, préconise le management clandestin. De manière ponctuelle, il s’agit de s’affranchir des règles et de la hiérarchie. Ainsi, en croisant le numéro deux à la cafétéria, le manager peut trouver l’aide recherchée.

Faites confiance

« Ce qui compte, c’est le résultat. Pas la manière dont le salarié organise son emploi du temps, assure Gérard Carton, coach de dirigeants. Il a envie de bien faire. Il faut lui faire confiance. » Chez Favi (équipementier automobile), on a supprimé les contrôles. « Le manque à gagner lié à l’absence de contrôle ne coûte rien en regard du coût des postes de contrôleurs », affirme Jean-François Zobrist, consultant et ancien dirigeant de cette PME.

 

Fedex day

Philippe Korda, conseil en management et dirigeant de Korda Partners (50 salariés), pratique le Fedex Day depuis trois ans. Cette journée a lieu mi-juillet. La société est fermée et il y a une permanence téléphonique. Les salariés doivent « livrer » leur travail avant 16 heures, d’où le nom de Fedex Day. Les collaborateurs travaillent sur le sujet qui les intéresse, seuls ou en équipe.

Fiesta sponsorisée

« Tous les ans, je remets 300 euros à huit équipes afin qu’elles créent une attraction. En général, cela a lieu au moment de Noël, explique Jean Valentin, fondateur et PDG d’Extrême, une agence de communication. Dernièrement, nous avons fait la fête autour d’un bar à huîtres présenté dans un décor fluorescent. C’est à l’équipe qui surprendra le plus l’autre. La convivialité crée une plus grande cohésion dans l’entreprise. »

Forum ouvert et loi des deux pieds

« Le forum ouvert est une méthode qui permet de mettre en place des réunions créatives destinées à des groupes de 5 à 2 000 personnes pour traiter de questions importantes, parfois complexes, voire conflictuelles. Toutes les questions soulevées sont étudiées – aucune n’est éludée – et sont soumises à discussion. Il en découle des actions à mettre en oeuvre dont les résultats peuvent être totalement inattendus. » Voilà l’explication donnée par le Mouvement Colibris, fondé par Pierre Rabhi, agriculteur, philosophe et essayiste. UT 7 organise son forum le dernier jeudi de chaque mois. « La participation n’est pas obligatoire et nous y ajoutons « la loi des deux pieds », c’est-à-dire que l’on peut se lever et partir à tout moment », précise Raphaël Pierquin, cofondateur d’UT 7.

Générosité par principe

Selon le modèle Google, la course à l’innovation suppose de recruter les meilleurs. Et pour cela, il faut verser aux collaborateurs des salaires supérieurs à ceux qu’ils obtiendraient chez les concurrents. Les entreprises savent qu’en retour, les salariés font plus d’efforts pour les remercier de leur générosité. Chez Frequent Flyer Travel (FFT), une PME de 50 salariés spécialisée dans le voyage d’affaires, les salariés sont chouchoutés. De très beaux locaux, un équipement par salarié évalué à 5 000 euros (au lieu de 1 000 euros en moyenne dans la profession), PEE, Perco, treizième mois, prime annuelle pouvant atteindre un mois de salaire, 4 % de la masse salariale (au lieu de 1,6 %) pour le budget formation continue, chèques-cadeaux à Noël, soirées au restaurant, week-ends en France, voyages à l’étranger… « J’offre ce que j’aurais aimé connaître lorsque j’étais salarié », commente Marc Leidelinger, le PDG-fondateur de FFT, dont la société ne cesse de grappiller des parts de marché aux mastodontes du métier.

Happychic live

Une musique appelle au grand rassemblement des 350 collaborateurs qui travaillent au siège d’Happychic. Ce rendez-vous obligatoire a lieu un lundi par mois de 11 h 45 à 12 h 30 dans l’atrium. « On peut tout dire à tout le monde. On peut poser toutes les questions que l’on souhaite, souligne Gauthier Watrelot, le directeur général d’Happychic. Il m’arrive de prendre les devants. Par exemple : « Nous avons de moins bons résultats depuis deux mois. Expliquez-moi pourquoi nous sommes moins performants ? »"

Liberté & Cie

Isaac Getz, expert APM, a créé le Cercle des leaders libérateurs, un petit noyau de patrons français, qui veulent sortir du mode hiérarchique classique. Il met en évidence, dans son livre Liberté & Cie (Fayard), l’intérêt d’ériger la liberté comme le principe phare du management du XXIe siècle. « Les salariés doivent trouver du sens à leur travail et décider eux-mêmes de leur propre organisation. En réveillant le potentiel humain, les entreprises peuvent battre des records de productivité. » Et de citer en exemple Favi, mais aussi Harley-Davidson, Gore, Morning Star, Sol.

Loto déjeuner

Une organisation en silo, un manque de communication transversale ? Instaurez deux fois par mois le tirage au sort du « qui déjeune avec qui ? ». Une façon de booster la communication interne entre les collaborateurs qui se connaissent très bien ou pas du tout. Cela coûte zéro euro puisqu’ils utilisent leurs titres-restaurant!

Management wikipédié

« La structure pyramidale ne fonctionne pas avec la génération des 22-35 ans, qui est née avec internet, Facebook et autres réseaux sociaux. J’ai mis en place un management wikipédié où chaque collaborateur s’exprime, apporte ses idées, sa contribution technique. Cela a suscité un vif engouement et je n’ai plus de turnover », se réjouit Béatrice Joyaud, avocate d’affaires à Paris.

Manager hiérarque

Pierre-Eric Sutter, auteur de l’ouvrage Le Manager hiérarque. Y a-t-il un pilote dans l’organisation ? (Editea), estime que « le manager hiérarque est celui qui hiérarchise les problèmes à traiter ». Il sait discerner du sens, de la valeur à ce qui en a et à ce qui n’en a pas. « Le manager hiérarque est celui qui conjugue humanisme et rentabilité au lieu de les opposer », ajoute-t-il. Il n’est pas le meilleur technicien, mais celui qui sait gérer le plus d’erreurs comme le célèbre pilote qui a sauvé les 155 passagers d’un Airbus A320 en se posant sur l’Hudson River.

MBWA ou Management by Wandering Around

A l’heure des risques psychosociaux, un chef de service doit créer « un lien par jour » avec chaque membre de son équipe. « Aujourd’hui, les managers sont plus occupés par leur propre job que préoccupés par leurs collaborateurs, auxquels ils ne prêtent pas suffisamment attention, estime Jean-Louis Muller, directeur associé de Cegos. Il y a une grande plainte des salariés. Est-ce que j’existe dans cette entreprise ? Le contact peut se faire de visu ou par téléphone, mais il doit y avoir un lien par jour, même s’il est purement formel. Le management par la présence permet de réduire l’absentéisme, voire les suicides. »

No call no show

Le PDG ne revient pas de ses vacances à la date prévue. Il a prévenu son adjoint et lui a demandé d’observer comment les choses se passent. Qui prend quoi en charge naturellement, qui essaie de s’en sortir, qui semble désespéré et perdu sans savoir quoi faire ? Il s’en dégagera un ou plusieurs leaders, dont le futur remplaçant du patron. Thierry Marx estime que le numéro un doit toujours avoir en tête de former son éventuel remplaçant. C’est ce qu’il appelle la « théorie de l’autobus ». A la question « et si je passe sous un autobus ? » il doit y avoir une réponse.

Nursery des possibles

Gauthier Watrelot, directeur général d’Happychic, groupe de 4 200 salariés spécialisé dans le prêt-à-porter, a mis en place la Nursery des possibles afin de faire naître des projets innovants. « Des managers facilitateurs et dix collaborateurs appelés les « généreux donateurs » donnent de leur temps pour faire avancer les idées d’un porteur de projet. Le porteur de projet a toute liberté de proposer une innovation qui ne correspond pas à son champ habituel de compétence. La DRH découvre ainsi chez certaines personnes des aptitudes qu’elle ne soupçonnait pas. Cela peut faciliter la mutation de collaborateurs vers de nouveaux métiers. »

PDG formateur

Après la création d’une université d’été et d’une école des Easy Makers, Sylvain Breuzard, PDG de Norsys, a lancé l’Ecole du manager en janvier 2012. Sur un total de 250 personnes, la société d’ingénierie informatique compte 43 managers. Pendant cinq jours, les nouveaux arrivants et les managers en poste travaillent sur l’appropriation des valeurs de la société. Sylvain Breuzard anime lui-même la formation. « On ne peut véritablement innover et grandir si l’on ne met pas en place nos propres formations », assure l’ancien président du CJD, dont l’activité et le chiffre d’affaires sont en progression depuis plusieurs années.

Permutation

La journée des fous, préconisée par Jean-Louis Muller (Cegos), pourrait aussi s’appeler le switch-management. Pendant quelques heures, les rôles sont inversés. Le responsable financier prend la place du responsable marketing. La comptable s’occupe du comité d’entreprise. L’informaticien se transforme en attaché de presse. Le président devient le vendeur dans l’une de ses boutiques. C’est moins long que le stage ouvrier imposé aux polytechniciens, mais c’est très efficace. Cela permet à chacun de prendre conscience de la technicité nécessaire pour occuper une fonction. Nul n’est interchangeable.

Prime au bonheur

Plutôt qu’une prime au résultat, pourquoi ne pas instituer une prime au bonheur ? Le salarié qui est heureux reçoit une prime. A terme, c’est tout bénéfice pour l’entreprise qui sait qu’elle peut compter sur lui. Le patron d’une entreprise de BTP dans les Vosges s’en félicite.

Principes de moines

Sébastien Henry, auteur de Quand les décideurs s’inspirent des moines (Dunod) estime que les chefs d’entreprise peuvent trouver plus de joie, de sérénité et de sens à leur vie professionnelle en prenant exemple sur neuf principes qui régissent la vie des moines, dont l’hospitalité, la solitude et le silence, l’amour et la compassion, la méditation, la stabilité.

Quick standing up meeting

Les réunions où l’on reste debout sont très vite fatigantes. Ainsi, on a la certitude qu’elles ne dureront pas plus de quinze minutes, le temps que le café devienne froid. « En général, le quick standing up meeting se déroule le matin. C’est une bonne façon d’amener les membres de son équipe à aborder les vraies questions avec concision. Dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et du commerce, elles permettent de faire le bilan de la journée écoulée et de fixer les objectifs à atteindre pour la journée à venir. Thierry Marx, le chef du Mandarin oriental, tient à faire lui-même le café ! Lors de son « morning meeting », il ne laisse pas plus de trois minutes de parole aux collaborateurs de sa garde rapprochée.

Réflexe de l’humour

L’humour permet de prendre du recul par rapport aux difficultés du quotidien. On peut riposter par un sourire, un jeu de mots, une histoire drôle face à un interlocuteur qui dramatise une situation qui n’en vaut pas la peine. Afin de cultiver ce type de réflexe, Sylvain Breuzard, PDG de Norsys, crée cette année le festival de l’humour. Sur la base du volontariat, les salariés se transformeront en acteurs et pourront présenter des sketchs. Des entreprises proposent la journée de l’humour. Ce jour-là, il convient d’être spirituel. Simple pour certains collaborateurs, un effort pour d’autres. Philippe Korda, coauteur de « De la stratégie à l’action », fait remarquer que « les leaders rient trois fois plus que les autres. » N’est-ce pas le cas du dalaï-lama, toujours souriant et rieur ?

Soyons francs

! Les béni-oui-oui, toujours d’accord avec le boss, ne font pas avancer le monde. Jean-Louis Muller, directeur associé de Cegos et expert en management, forme les dirigeants de Renault à recevoir des feedbacks francs de la part de leurs collaborateurs, quelles que soient leurs opinions et positions dans la hiérarchie. « Il faut remercier un salarié d’avoir eu le courage de dire ce qu’il pense. Cela ne veut pas dire que l’on est d’accord avec lui », souligne-t-il. A cela, on peut ajouter l’ »option vérité ». « Tout ce que vous me dites ne sera pas retenu contre vous. En revanche, tout ce que vous ne me dites pas pourra être retenu contre vous. »

Stop à l’évaluation de fin d’année

Pourquoi tient-on absolument à évaluer ses équipes en fin d’année ? Chaque cas doit être traité au moment le plus opportun. L’évaluation n’est pas forcément perçue comme une épée de Damoclès qui grandirait en fin d’année. Cela engendre d’ailleurs des comportements absurdes, comme courir après le résultat en décembre ou faire son chiffre en urgence, en mettant tout le monde en panique et en faussant la perception du marché. Alcan Packaging, par exemple, opère sa revue de potentiels toute l’année.

TPE attitude

Pierre-Eric Sutter, directeur de l’Observatoire de la vie au travail, a constaté que ce sont dans les TPE que les salariés sont le plus heureux parce que ces petites entreprises adoptent la TPE attitude : T pour transparence, P pour proximité, E pour enthousiasme. « Dans les entreprises dont les effectifs sont plus élevés, il faut créer de petites équipes de 10 personnes au maximum afin que les gens ne soient pas isolés », conseille-t-il.

Travail pendulaire

« 30 % de nos collaborateurs travaillent deux ou trois jours par semaine chez eux, sur la base du volontariat, explique Marc Leidelinger, dirigeant de Frequent Flyer Travel (FFT). Le travail à distance apporte un confort aux salariés, notamment à ceux qui ont une à deux heures de trajet par jour, et permet de les fidéliser. Il repose sur la confiance et l’esprit d’initiative. »

Zéro contrôle

François Dupuy, sociologue des organisations et auteur de « Lost in management » (Seuil), est un fervent défenseur du retour à la simplicité. Lors de l’université d’hiver de l’association Entreprise & Personnel, il a mis en avant le danger du trio infernal : les process, les contrôles et les indicateurs de performance. « Ils sont source de stress et de démotivation des salariés. Des contrôleurs d’une grande entreprise se sont amusés à glisser des poèmes dans leurs rapports et nul ne s’en est aperçu ! » a-t-il souligné, pour marquer les limites d’un système technocratique.

Publié sur l’entreprise L’express à http://lentreprise.lexpress.fr/manager-et-organiser/30-idees-nouvelles-pour-manager-autrement_32941.html?xtor=EPR-11-[ENT_Zapping]-20120611–1441072@207938755-20120611071518

 

 

Nourriture à haut risque : panique dans nos assiettes

Comment la puissante industrie agroalimentaire fragilise nos organismes

Pizza quatre saisons, poulet cordon-bleu. C'est bon mais pas pour l'organisme.

Pizza quatre saisons, c’est bon mais pas pour l’organisme.

Photo DR

Des nuggets de poulet aux pizzas quattro stagioni, des céréales au miel au soda goût cola, le grand supermarché de la malbouffe n’en finit plus de nous proposer ses produits transformés. En France, pour se nourrir, nous n’avons qu’à piocher parmi un immense catalogue de 600 000 références, toutes sorties des chaînes de fabrication de l’industrie agroalimentaire.

C’est à ce puissant lobby regroupant 10 000 entreprises que Stéphane Horel et Brigitte Rossigneux se sont intéressés. Dans cet édifiant reportage intitulé Les alimenteurs, les réalisateurs n’ont pu faire entendre la voix des principaux intéressés : ceux-ci ont catégoriquement refusé de laisser entrer les caméras dans leurs murs. Las, Stéphane Horel et Brigitte Rossigneux ont construit leur film à partir des témoignages d’experts en nutrition, de médecins et de politiques qui ont tous, à un moment de leur carrière, eu à traiter avec les fabricants de barres chocolatées ou de saucisson sec.

Côté images, le film enchaîne malicieusement les gros plans sur l’escalope panée noyée dans son huile ou le jet de ketchup, façon émission de cuisine trash, qui donne envie de tout, sauf de passer à table. Dans cet océan de mauvais cholestérol, il donne d’abord la parole à Pierre Meneton, expert à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), qui pointe les deux conséquences liées àe la transformation des produits : l’appauvrissement en nutriments essentiels pour la santé d’un côté, et l’ajout massif de sucre, de sel, de graisses, de colorants et de conservateurs, de l’autre. Avec, à la clé, épidémie d’obèses, de cancers et de maladies cardiovasculaires.

Mais il y a plus : certains additifs, tels les bêta-cyclodextrines, sont allègrement saupoudrés sur certains aliments destinés… aux bébés. Dès leurs premiers pas, les petits, via leurs programmes télévisés préférés, subissent le matraquage de l’industrie agroalimentaire. Plus tard, ils guident les achats de leurs parents. Les pouvoirs publics, soucieux de la santé de leurs jeunes citoyens, ont bien tenté de limiter les dégâts. En 2001, par exemple, une circulaire a suggéré d’équilibrer les menus servis à la cantine. Plus de dix ans après, « il ne s’est pas passé grand-chose, déplore Olivier Andrault, chargé de mission « alimentation et nutrition » à l’UFC-Que choisir ? ajoutant : « Il faut dire que cette circulaire n’était pas obligatoire… »

La même année, le PNNS (Programme national nutrition santé) a bien imposé les slogans de prévention dans les pubs, appelant à manger fruits et légumes ou à bouger davantage. Peu visibles, inaccessibles aux moins de 6 ans, ces messages ont un effet limité. Car le lobby de l’industrie veille. En finançant les travaux de certains professeurs de médecine, en faisant pression sur les parlementaires jusqu’au niveau européen, ils s’assurent de belles années de tranquillité. Pendant ce temps, les Français obèses à 18 %, continuent de grossir. Selon une courbe, affirme Olivier Andrault de l’UFC-Que choisir, qui suit la progression de celle observée aux États-Unis dans les années soixante-dix. Un pays dans lequel 30 à 35 % de la population est aujourd’hui obèse.

« Les Alimenteurs », ce soir 20 h 35 sur France 5

Anne-Sophie DOUET (agence de presse GHM)

Glaces: Unilever creuse l’écart avec Nestlé

Par Keren LentschnerService infographie du Figaro

Le siège du groupe Nestlé à Vevey, en Suisse.
Le siège du groupe Nestlé à Vevey, en Suisse. Crédits photo : FABRICE COFFRINI/KEYSTONE/AFP
INFOGRAPHIE- Les deux groupes, qui misent sur une montée en gamme, espèrent faire manger des glaces toute l’année.
Glaces: Unilever creuse l'écart avec Nestlé dans -- comportements alimentaires coeur-Tous les moyens sont bons pour faire manger de la glace. Nestlé s’inspire ainsi de la recherche sur les avalanches pour parfaire la texture de ses cônes et pots. Ses chercheurs tentent d’améliorer la résistance des cristaux microscopiques de glace que l’on trouve aussi bien dans la neige que dans la crème glacée.Challenger sur un marché mondial dominé par Unilever, Nestlé met les bouchées doubles en R & D et en innovation. C’est le nerf de la guerre au rayon glaces, un marché d’impulsion, dont la consommation reste modérée et surtout très saisonnière, avec 55 % des volumes annuels écoulés en huit semaines. Avec 5,5 litres par habitant et par an, les Français restent largement à la traîne derrière les Italiens (11,2 litres) et les Suédois (12,3 litres). Le marché, qui a souffert l’an passé des caprices de la météo, a stagné en volume (+ 0,9 %), mais il est nettement monté en gamme, avec une hausse de 6,4 % en valeur.

Ce potentiel de croissance du marché anime la bataille dans l’Hexagone entre Nestlé et Unilever, les marques de distributeurs continuant de reculer. En 2011, Unilever (Miko, Carte d’Or, Magnum, Ben & Jerry’s) a creusé l’écart avec Nestlé (Extrême, La Laitière…). «Toutes nos marques ont été en croissance l’an passé», déclare Valérie Osmont, chef de groupe marketing glaces chez Unilever, dont l’activité a crû de 11 % en grande distribution. Le leader historique a progressé à la fois en valeur et en volume.

Du dessert au snacking

«C’est une catégorie prioritaire pour Unilever en France, d’autant que le potentiel de développement y est important», déclare Eric Barthome, directeur de l’activité glaces, qui représente 15 % du chiffre d’affaires du groupe. Il s’appuie d’abord sur ses deux pépites: Magnum, première marque du marché en valeur, et Carte d’Or, n° 1 en volume. À lui seul, le bac familial de 1,5 l à la vanille de Carte d’Or est la première référence du marché avec 2,6 % des volumes.

Unilever a choisi de jouer à fond la carte de la gourmandise. Magnum sera décliné cette année avec des éclats de fèves de cacao et un enrobage au chocolat noir. Avec son large portefeuille de marques, Unilever veut s’imposer à tous les moments de la journée, du dessert (Carte d’Or) au snacking (Cornetto, Magnum). Il cherche également à varier les occasions de consommation et à élargir sa cible. Pour séduire les jeunes urbains accros au petit noir, il lance dans les bars, hôtels et restaurants des cafés glacés granités en pots individuels, baptisés Café Zéro.

Face à lui, Nestlé a perdu du terrain. Il a notamment pâti de son recul dans le segment familial des bacs et des pots, crucial en termes de visibilité en rayons, au profit de Häagen-Dazs (General Mills). Le troisième acteur du marché continue de progresser dans l’Hexagone avec près d’un demi-million de nouveaux foyers acheteurs.

«Nous avons la volonté de “premiumiser” notre stratégie, c’est de cette façon que nous répondons aux attentes du consommateur qui recherche davantage de plaisir et est prêt à payer plus cher, explique Javier Texido, directeur général de Nestlé Grand Froid. Notre objectif est de regagner des parts de marché cette année.» En France, le leader mondial de l’agroalimentaire parie d’abord sur les cônes (Extrême). Archileader, il a consolidé son avance grâce au lancement réussi l’an passé d’une variante plus sophistiquée, à l’américaine, qui lui a permis de conquérir près de deux millions de consommateurs supplémentaires. Avec deux nouveaux parfums, il veut capitaliser sur ce succès en 2012. Le groupe débarque aussi dans le «super premium» avec ses petits pots individuels La Laitière, à la texture très riche, à consommer après dîner, y compris hors saison. Nestlé comme Unilever sont convaincus que la crise ne fera pas fondre l’appétit des consommateurs pour les glaces.

 

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LIRE AUSSI:

Restauration: un marché de 83,25Mds€

AFP Publié le 16/04/2012 à 19:00

La consommation alimentaire hors domicile, qui couvre tous types de restauration à consommer sur place ou à emporter, a représenté un marché de 83,25 milliards d’euros en France (+4,17%), selon une étude de Gira conseil publiée dans la presse professionnelle L’Hotellerie-Restauration.

Avec cette progression supérieure à 4%, « 2011 est l’une des meilleures années de la décénie », selon l’hebdomadaire, qui publie les « première tendances » de l’étude annuelle qui ne sera complète qu’en mai.

Le nombre de repas pris hors domicile, que ce soit dans un restaurant commercial, rapide et/ou servant à table, un restaurant collectif, ou chez un traiteur, a progressé de 2,81% à 9,40 milliards d’unités, selon Gira Conseil, cabinet d’étude spécialisé dans la restauration.

La dépense moyenne n’a augmenté que de 1,32%, poursuit-il. Alors que dans le même temps, l’inflation a été de 2,1%.

Les secteurs les plus dynamiques sont la restauration commerciales (+4,67%), surtout les segments les plus économiques, et les circuits alternatifs (boulangers, traiteurs, rayon snacking des grandes et moyennes surfaces, NDLR) avec une hausse de 5,58%.

En revanche, les cafés-bars-brasseries ne progressent que de 1,2% et la restauration hôtelière que de 0,9%.

Source: Le Figaro.fr à http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/04/16/97002-20120416FILWWW00582-restauration-un-marche-de-8325mds.php

Les MDD ne gagnent plus de parts de marché depuis 2 ans

Le 23 mars 2012 par YVES PUGET

Les MDD ne gagnent plus de parts de marché depuis 2 ans 000014070_5

Hier, le site LSA.fr publiait des chiffres de Nielsen montrant l’évolution du Hard Discount depuis dix ans. Aujourd’hui, ces chiffres, toujours de Nielsen, montrent la progression des marques de distributeurs depuis 1997. Sans surprise, il apparaît clairement  que les produits gérés par les enseignes, après des années de croissance régulière, stagnent depuis 2009. Qu’en sera-t-il en 2012. Certains prédisent un retour en forme des MDD en raison de la crise et de l’accroissement de l’assortiment. D’autres, bien au contraire, parient sur les marques nationales qui innovent plus que jamais et ont su reconquérir le cœur de gamme avec des marques de «combat».

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source LSA à http://www.lsa-conso.fr/les-mdd-ne-gagnent-plus-de-parts-de-marche-depuis-2-ans,128924

 

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