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Oscars : un selfie en or signé Samsung

Ellen DeGeneres a publié aux Oscars la photo la plus retweetée de tous les temps avec son smartphone Samsung. Une stratégie marketing savamment préparée par le constructeur sud-coréen.

Oscars : un selfie en or signé Samsung

La 86e cérémonie des Oscars a consacré dimanche 2 mars les films  » 12 Years a Slave  » et  » Gravity « . Mais l’autre grand gagnant est Samsung, qui aurait pu recevoir une statuette pour le meilleur buzz de la soirée, grâce au selfie pris en direct, puis publié sur Twitter, par l’animatrice Ellen DeGeneres. Son message a battu un record avec plus de deux millions de retweets, devançant le célèbre  » Four more years «  post-réélection de Barack Obama, qui totalise  » seulement  » 700.000 retweets.

Un coup marketing en or pour Samsung, sponsor de la soirée et fournisseur du smartphone d’Ellen DeGeneres, qui a sorti son appareil devant les caméras à trois reprises au cours de la soirée (mais a repris son iPhone en coulisses, comme le signale Mashable). Une stratégie savamment préparée par le constructeur sud-coréen, qui a signé un partenariat pour sponsoriser également dix selfies pris par les célébrités elles-mêmes pendant la cérémonie des Oscars.
Pour cela, un miroir Twitter a été installé en coulisses, en fait une simple tablette avec un cadre en filigrane, dispositif déjà testé en fin d’année dans d’autres événements médias américains. Les célébrités se présentent devant la tablette, appuient sur l’écran et prennent la pose, avant de valider ou reprendre la photo. En un clic, la photo selfie est envoyée sur le flux Twitter de l’événement.
Si le placement de produit lors de grands shows télévisés n’est pas nouveau, la stratégie marketing de Samsung va beaucoup plus loin, avec notamment  » White Glove «  (gant blanc), son programme VIP réservé aux célébrités. Le but : toucher les stars pour les convaincre d’échanger leur iPhone, BlackBerry ou autre smartphone Android contre un Samsung, et devenir les nouveaux ambassadeurs de la marque.

Le programme  » White Glove  » se présente comme un club fermé, avec dîners, soirées et rencontres entre privilégiés, choyés par l’équipe Samsung sur place, chargée de les aider à se familiariser avec ses produits. Le principe d’une soirée  » White Glove «  est simple : une célébrité accueille l’événement chez elle, pendant lequel la marque offre des produits personnalisés. Plus tard, les stars qui ont apprécié le smartphone ou la tablette offerte sont invitées à organiser à leur tour une soirée  » White Glove « , pour toucher ainsi de nouveaux ambassadeurs.

 

Et la stratégie marketing derrière ces réunions Tupperware version high-tech semble payer. Comme avec Dana Brunetti, le président de Trigger Street productions, la société derrière le film  » The Social Network  » et la série récompensée  » House of Cards  » diffusée sur Netflix. Dana Brunetti s’est vu offrir un smartphone Galaxy S3 lors d’une soirée organisée chez les jumeaux Winklevoss, célèbres pour avoir fait partie de l’aventure Facebook à ses débuts, aux côtés de Mark Zuckerberg.

Après avoir utilisé en simultané son iPhone et le Galaxy S3 pendant un mois, il a abandonné le premier à la fin du mois, allant jusqu’à troquer son iPad pour une tablette Galaxy Tab signée Samsung, et organiser à son tour sa propre soirée  » White Glove « . Et il n’est pas le seul : on compte également, parmi les stars converties, le chanteur et producteur Jay-Z, qui a proposé en avant-première son dernier album  » Magna Carta Holy Grail  » aux utilisateurs de smartphones de la marque sud-coréenne.

La stratégie marketing VIP de Samsung fait des émules. Ainsi, Nokia a lui aussi décidé d’envoyer des cadeaux personnalisés aux célébrités. Après avoir lu une interview dans USA Today où le chanteur 50 Cent affirmait avoir acheté un smartphone uniquement pour son appareil photo, le constructeur finlandais a envoyé son Lumia 1020 au rappeur. Lequel a publié sur Instagram une photo de son nouveau jouet. Les marques n’ont pas fini de faire des heureux chez les stars.

 

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Source : 20minutes

Pernod Ricard teste le bar à cocktails domestique et connecté

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Le groupe français de vins et spiritueux, Pernod Ricard, vient de lever le voile sur « Gutenberg », un projet de mini-bar intelligent et intuitif à domicile, conçu sous la forme d’une bibliothèque connectée.

Un bar à spiritueux intelligent qui vous suggère des recettes de cocktails et vous alerte quand il manque un ingrédient ? C’est ce qu’a présenté le groupePernod Ricard en avant première mondiale lors de l’Innovation Day du groupe le 28 janvier à Paris. Ce nouveau concept, baptisé Gutenberg du nom de l’inventeur de l’imprimerie, se présente sous la forme d’une petite bibliothèque composée de plusieurs « livres », contenant différentes boissons alcoolisées du groupe (Havana Club, Absolut Vodka, Jameson, Beefeater…). Elle peut être installée sur n’importe quelle table chez soi. Chaque « livre » est posé sur une tablette qui reconnait, via une puce NFC, les contenants et calcule le niveau d’alcool restant.

« Il s’agit d’un écosystème de rupture qui redéfinit l’expérience conviviale chez soi, avec une utilisation intuitive et interactive », a expliqué Alain Défossé, le directeur général du « Breakthrough innovation group » (BIG). Cette cellule de sept personnes, créée en 2012, et volontairement située hors du siège du groupe, fonctionne comme une start-up. Elle signe ici sa première innovation, après un an de travail sur le projet. « C’est encore un concept qui n’a pas vocation à être commercialisé tout de suite », prévient Alain Défossé.

DES LIVRAISONS DIRECTES CHEZ LE CONSOMMATEUR

Le groupe entend d’abord tester cette innovation sur certains marchés clefs, dans des zones urbaines. « Nous devons valider les usages, vérifier l’adhésion du projet et mesurer le niveau de maturité des consommateurs pour ce nouveau modèle », poursuit-il.
Sur le plan commercial, « Gutenberg » devrait fonctionner en approche directe, du fabricant à l’utilisateur. Le consommateur pourra commander sur Internet ses propres recharges de 70 centilitres et se faire livrer directement dans sa boite aux lettres. Le concept s’intègre dans la stratégie de Pernod Ricard d’accélérer dans l’innovation digitale. « On ne fait pas du digital parce que ça fait bien ou parce que c’est une mode. Nous faisons du digital parce que c’est un accélérateur de business », souligne Alexandre Ricard, le directeur général délégué du groupe.

100% RECYCLABLE

Pernod Ricard reste encore discret, à ce stade, sur la technologie contenue dans les recharges, notamment sur les matériaux choisis et le système de pompe. Seule certitude, le groupe garantit que chaque « livre », qui devra aller à la poubelle une fois vide, sera 100 % recyclable. « Nous testons différentes sortes de matériaux, dans l’optique qu’ils soient totalement recyclables », insiste Alain Défossé. Ce dernier n’a pas non plus souhaité donner d’indication sur le prix possible de ce concept pour le consommateur ni sur une date de commercialisation. Une chose est sûre, « Gutenberg » n’a pas vocation à rester longtemps dans les cartons.

Adrien Cahuzac

Publié par l’Usine Digitale à http://www.usine-digitale.fr/article/pernod-ricard-teste-le-bar-a-cocktails-domestique-et-connecte.N236006

 

La PQR est morte, vive la PQR ?

Quels que soient ses atouts, la presse quotidienne « au centre du village » n’échappera pas à son aggiornamento

Camion PQRCertes 2012 fut une annus horribilis pour la presse quotidienne régionale (PQR) mais 2013 s’annonce bien pire ! Le quotidien local n’échappe pas à la mutation profonde de la presse. Sa chute a beau être moins rapide que celle de la presse nationale, les bouleversements de la PQR la conduisent à s’interroger sur ses futurs possibles. Structurellement la lecture recule, en particulier chez les jeunes, et la gratuité augmente jusqu’à des sommets inédits grâce à Internet.

Quand, du côté de la conjoncture, les titres régionaux enregistrent une chute sans précédent de leurs recettes publicitaires. Et ce qui est perdu sur le papier n’est pas rattrapé sur le digital. A l’instar de toutes les autres familles de presse, les quotidiens régionaux sont, eux aussi, confrontés au casse-tête de la monétisation sur le numérique. Le traditionnel modèle de la PQR est mort. Vive le nouveau ? Proximité et ancrage sur le terrain, puissance de l’audience et des marques, les 35 titres régionaux ne manquent pas d’atouts. Le besoin d’information locale n’a jamais été si fort mais tous les modèles de la chaîne de création de valeur sont périmés. Alors ?

Le décrochage lecteur
“Habituée à être au centre du village, comme naguère l’église, la presse locale ne l’est probablement plus”, observe Jean-Clément Texier, témoin attentif des vicissitudes du secteur. En un quart de siècle, elle a perdu près d’un quart de sa diffusion, passant de 6,6 millions d’exemplaires/jour en 1987 à 5,1 millions en 2012. La PQR a beau se féliciter de ses 18,6 millions de lecteurs quotidiens, elle subit néanmoins une lente hémorragie . “En 10 ans, une dizaine de points d’audience ont été perdus”, relève Xavier Dordor, professeur Associé à Assas Paris II, spécialiste de la presse.

“Ne nous voilons pas la face : le lecteur a changé plus vite que les éditeurs. L’information locale de proximité demeure un besoin du côté des individus. Nos collaborateurs travaillent bien. Mais il y a un décrochage, constate Denis Huertas, le directeur de la publication de Paris-Normandie. Aujourd’hui notre principal concurrent est la non-lecture.” Parmi les publics les plus concernés : la jeunesse. Selon l’étude One 2011 d’Audipresse, seul un Français sur quatre de moins de 34 ans “consomme” de la PQR. Cette tranche d’âge compte le moins de lecteurs.

Les habitudes de consommation changent. Malgré 60 000 points de vente, pratiquement deux fois plus que Presstalis, la vente au numéro ne cesse de diminuer (-5,7 % en 2012). Résultat, la vente fidélisée représente aujourd’hui 50 % de la diffusion car, grâce aux aides directes, le portage affiche une croissance soutenue. Ce succès du journal sur le paillasson ou dans la boîte aux lettres avant 7 heures du matin s’explique aussi par la satisfaction d’un besoin.

“Qui dit portage, dit augmentation de la qualité de service, le journal arrive tôt le matin. Cela permet d’augmenter le portefeuille d’abonnés et le taux de résiliation est moins important. C’est l’avenir”, estime Olivier Gérolami, PDG du groupe Sud Ouest. Son navire amiral, le titre Sud Ouest, réalise 60 % de ses ventes par portage. Seul bémol : son coût. Porter un journal dans un foyer tous les jours coûte en moyenne 30 % plus cher que de le mettre à disposition dans un point de vente du fait des dépenses de main- d’œuvre et de carburant.

Autre enjeu : le prix. “Il faut être malin et innover. Les journaux ont toujours proposé deux prix : un pour la vente à l’unité et l’autre pour l’abonnement. C’est fini : nous travaillons le prix dans le mix-marketing”, explique Jacques Hardouin, le directeur général du groupe la Voix du Nord. Vendu à 1,2 euro en semaine et à 1,35 euro le week-end, son journal est l’un des plus chers de la presse de province. Pour sa dernière augmentation, il y a quelques mois, le titre a “marketé” son prix.

Les abonnés fidèles – plus de 5 ans – se sont vu proposer une remise en cas de renouvellement. L’abonnement au quotidien permet l’accès illimité aux contenus sur Internet permettant de satisfaire ce lecteur qui attend de l’information à tout moment de la journée. Le journal innove aussi : pour 19,9 euros par mois le lecteur a accès au digital toute la semaine et au papier le vendredi et le week-end. “Les journaux ont toujours été des mass media. Nous ne connaissions pas vraiment nos clients tant en kiosque qu’en portage. Nos entreprises apprennent un nouveau métier : la relation client. Cela devient essentiel”, conclut le manager lillois.

La chute publicitaire
Du côté des ressources publicitaires, le bulletin de santé est peu réjouissant. “De 2007 à 2012, nous avons perdu plus de 20 % de notre chiffre d’affaires publicitaire, 227 millions d’euros. En 2012, la moins-value s’élève à 60 millions d’euros par rapport à l’année précédente, énumère Jean Viansson-Ponté, le président du Syndicat de la presse quotidienne régionale, le SPQR. Il ne faut pas se faire d’illusions : jamais nous ne retrouverons les niveaux de revenus publicitaires d’antan !” L’effondrement drastique des petites annonces ayant quitté le papier pour le Web y est pour beaucoup. En 2012, ces fameuses “PA”, comme les nomment les éditeurs, ont reculé de 5,8 % – plus de 18 millions d’euros – pour l’ensemble des titres. Durant ces 5 dernières années, Ouest France a perdu plus de 30 millions d’euros de recettes de PA.

Les annonces légales et les marchés publics se font également plus rares : “Les collectivités locales, exsangues, passent moins d’annonces légales”, confie un éditeur. S’y ajoute depuis peu la dégradation du marché de la publicité commerciale qui en 2012, s’est contracté de 6,7 %, chiffre supérieur à la chute des petites annonces ! Jean-Paul Boucher, directeur général délégué du journal Ouest France, l’a vécu : “L’an dernier, notre chiffre d’affaires publicitaire a baissé de 6 %. Cela s’aggrave en 2013 : sur les trois premiers mois, il a reculé de plus de 10 %.” Les besoins des annonceurs évoluent.

“Vendre des mètres carrés d’espace pour afficher de la réclame ne marche plus. Désormais, nous faisons un travail de conseil en communication autour des produits ou des services”, reconnaît Bernard Maffre, directeur général du groupe La Dépêche du Midi. Les annonceurs veulent du sur-mesure. Les opérations spéciales – tout ce qui n’est pas prévu dans les kits médias des éditeurs – sont particulièrement appréciées. “On a beau s’agiter dans tous les sens, la seule information locale ne suffit plus aux annonceurs”, constate Bernard Maffre.

Les relais de croissance se situent désormais dans de nouveaux métiers périphériques comme la production de salons ou la gestion de parcs d’exposition. Comme le pratique le groupe de presse de Toulouse avec Dépêche Events. L’événementiel est une piste particulièrement plébiscitée des régionaux. “Logique, estime Xavier Dordor. La PQR représente des marques à la force colossale. Elles véhiculent des liens sociaux très puissants. Atout remarquable pour réunir les publics autour d’événements. Les annonceurs adorent.”

La valeur de l’information de proximité
Si la presse régionale a un atout maître, c’est bien ses contenus spécifiques, exclusifs. “Le local est un sujet moderne, or nous en sommes les acteurs les plus légitimes”, soutient Jacques Hardouin de la Voix du Nord. Comme le quotidien lillois, chaque journal de province puise sa valeur ajoutée dans l’information de proximité. La Voix du Nord édite 24 éditions. Ouest France en propose 52 dans 12 départements grâce à 550 journalistes et 2 500 correspondants. “Face à nous, les radios et les télévisions ne comptent que 360 journalistes, les agences de presse 60, détaille Jean-Paul Boucher de Ouest France. L’information locale a des contraintes fortes que personne ne veut assumer à notre place.”

Au total, les quotidiens régionaux emploient 18 000 salariés dont 5 200 plumes et 18 000 correspondants locaux, le plus souvent pigistes. Malgré cette puissance journalistique, ils n’ont plus le monopole de l’information locale. La multiplication des émetteurs empiète sur ses territoires. “Il faut se garder de reproduire le 20 heures. Mais la presse locale ne doit pas s’empêcher d’avoir un œil pertinent sur l’actualité nationale et internationale”, estime Jean Viansson-Ponté du SPQR.

Des changements sont en cours. Sous forme de mutualisation : dans l’Est, le groupe Ebra (les Dernières Nouvelles d’Alsace, le Dauphiné, Le Progrès) a entrepris de mutualiser les informations générales de ses titres. A Paris, des journalistes rédigent des informations nationales et internationales pour tous les titres du groupe. Initiative encore isolée qui pourrait être adoptée par d’autres. Cet enjeu de la fabrique de l’éditorial, Bernard Maffre le résume ainsi : “Notre métier évolue d’éditeur de presse vers celui de producteur d’information. Notre enjeu ? Constituer une base informative sur notre territoire et être capable de la distribuer en fonction des besoins sur tous les supports.”

La monétisation du numérique
“Le modèle économique de l’Internet, reste à écrire”, estime Olivier Gérolami. “Le succès d’audience est là mais la valeur qui disparaît sur le papier n’est jamais retrouvée sur Internet. Quand nous perdons 10 sur le papier, nous retrouvons 1 sur le numérique”, ajoute Jean-Paul Boucher. En moyenne, le Web ne génère que 10 % du chiffre d’affaires global des titres selon le SPQR.

Comment monétiser l’audience ? Profiter de l’engouement des publics pour les smartphones et les tablettes ? Les stratégies élaborées diffèrent en fonction des titres. Certains comme la Voix du Nord croient au système de péage (paywall) proposant chaque mois un maximum de 10 articles gratuits, d’autres non, comme le groupe Sud Ouest dont le président ne veut pas casser la dynamique de l’audience mais préfère investir sur les nouveaux supports digitaux mobiles.

“La tablette est la tête de gondole du numérique payant”, explique-t-il. Son idée ? Vendre des contenus certes mais aussi de l’audience de plus en plus ciblée et géolocalisée. Selon une récente étude Xerfi-Precepta, les éditeurs doivent articuler leur offre autour du multi-écran. Près de 40 % des internautes ont un smartphone, 14 % une tablette. En 2012, près de 8 % de l’audience sur Internet se fait au travers de nouveaux écrans contre à peine 2 % en 2011. Pour Xavier Dordor, “si les tablettes sont des relais de croissance pour l’information, le mobile peut être le bras armé des services en régions. La PQR est tout à fait légitime pour proposer des services numériques mobiles au public.”

Outre les investissements en technologie – système d’informations, logiciels, applicatifs -, le numérique demande aussi des investissements humains pour transformer les rédactions en plurimédias. “Notre enjeu est aussi de dominer la technique. Ne pas la laisser nous emporter dans de mauvaises directions”, pense Denis Huertas de Paris-Normandie.

L’archaïsme social
“Le papier c’est le présent, c’est aussi un bout de l’avenir”, estime Jean Viansson-Ponté. En raison des restructurations à réaliser, il y a sans doute un peu plus d’argent à perdre qu’à gagner. Historiquement les organisations de PQR n’ont que très peu évolué depuis la période faste des années 90. Ses coûts de production sont parmi les plus élevés. “Les régimes sociaux particuliers font que le journaliste français ne travaille qu’une demi-année quand son homologue étranger travaille deux tiers d’année. En France pour tenir un poste, il faut deux salariés”, constate Jean-Clément Texier. Pour avancer, les entreprises de presse sont en recherche permanente d’amélioration et d’optimisation. Cela passe notamment par une meilleure organisation du travail.

“Dans nos organisations, la culture syndicale, rétive au changement, est très forte. Impossible de changer les méthodes sans de longues négociations paritaires”, déplore Olivier Gérolami. Au final, toute action demande surtout des ressources financières. Avant d’investir, Sud-Ouest par exemple entame une nouvelle phase de restructuration avec un plan de départ volontaire de 140 postes, en cours d’élaboration. Objectif : alléger les coûts de structure autour de 10 millions d’euros pour mettre l’entreprise en cohérence avec l’évolution de son chiffre d’affaires et de son marché. Comme les autres familles de presse, les équilibres des régionaux se jouent sur des crêtes étroites .

Pour la première fois en 2012, un titre de PQR – Paris-Normandie – était repris au tribunal de commerce ! La bataille n’est pas perdue à condition de trouver la bonne méthode : “Il faut juste accepter que demain ne sera pas comme aujourd’hui, que le monde change et qu’il faut transformer nos entreprises. Les succès futurs passent par la mobilisation des équipes”, pense Jean Viansson-Ponté.

Les contraintes de l’intégration industrielle
L’information a beau filer à la vitesse de la lumière sur les ordinateurs et aujourd’hui les mobiles et les tablettes, le média papier demeure un métier très industriel. L’après-guerre a jeté les bases d’un modèle de création de valeur très intégré verticalement : de l’imprimerie au portage en passant par l’investigation, l’édition et la commercialisation. Certains journaux américains ont poussé ce modèle à son extrémité : ils possédaient même les forêts qui fournissaient le papier ! Epoque révolue. Les quotidiens externalisent très peu.

La contrainte temporelle du service oblige historiquement à privilégier l’intégration. Est-ce une fatalité pour la presse régionale ? La sous-traitance est souvent plus intéressante en terme de coût. Elle reste difficile à mettre en œuvre, en particulier dans la fabrication du journal.

“Aucun prestataire n’est en capacité d’imprimer mon quotidien à ma place. Il n’y a personne”, explique Jean-Paul Boucher de Ouest France. Son groupe vient d’ailleurs d’investir des dizaines de millions d’euros dans deux nouveaux centres d’impression. La rotative est moins l’expression de la puissance qu’il y a 15 ans. Cela reste toutefois un actif stratégique. L’enjeu est à l’optimisation. Dans les groupes par une réduction du nombre de centres d’impression mais aussi par la multiplication des offres d’impression pour les tiers. L’imprimerie du groupe La Dépêche à Toulouse travaille pour d’autres journaux de presse nationale comme le Monde. Il est en négociation avancée avec d’autres titres.

L’inéluctable consolidation capitalistique
Sur un marché en profonde mutation, la taille est un atout. Les grands groupes peuvent mutualiser des services et des investissements par exemple dans le numérique. Par exemple, quand l’ensemble des rédactions du groupe Rossel, en France et en Belgique, s’équipe d’une solution d’édition multimédia, il obtient un tarif avantageux du fait du nombre important d’utilisateurs. La compétitivité passe par l’investissement. Investir mais avec quelles ressources ? Surtout quel actionnaire ? Quand certains titres cherchent des renforts, investisseurs et potentiels actionnaires ne se précipitent pas.

“Les vraies fortunes se font dans des situations économiques contre-cycliques. Aux Etats-Unis, Warren Buffet achète des journaux locaux. En France, les blocages sont trop importants”, regrette Jean-Clément Texier. Sous couvert d’anonymat, un éditeur confie : “Notre PQR est un risque absolu pour un nouvel actionnaire. Dans une situation normale, des investisseurs comme Springer ou Bolloré seraient venus. Au contraire, nous avons Bernard Tapie, as de la reprise de sociétés en fin de cycle. C’est très révélateur de la situation de décomposition du secteur.” Les pesanteurs sociales de la PQR en effraient plus d’un. Il est compliqué pour un acteur extérieur à cette profession de se lancer.

En quelques années, la banque Crédit Mutuel a, sous la houlette de Michel Lucas, constitué le premier groupe de presse régional (voir encadré) devant Ouest France. Pour le reste, outre quelques rares indépendants, la presse régionale relève du capitalisme familial avec quelques familles dynastiques propriétaires. “Tout le monde est vendeur mais il n’y a pas d’acheteur. Les valorisations ne sont plus les mêmes que durant la décennie passée”, résume Jean-Clément Texier. Pour beaucoup la poursuite de la consolidation est inévitable. “Aujourd’hui, nous sommes une dizaine autour de la table. Dans quelques années je ne serais pas surpris que nous soyons plus que 4 ou 5”, sourit le manager d’un grand groupe. La recomposition est loin d’être terminée. Trop souvent sur la défensive et pas assez dans l’anticipation, la presse régionale, si elle veut des lendemains qui chantent, n’échappera pas à son aggiornamento.

Par Edouard Laugier
Les grands groupes de la presse régionale

La PQR est morte, vive la PQR ? dans marketing
NB : Le Télégramme tout comme Le Parisien est quant à lui, indépendant.

Infographie réalisée par Amadou Dieng

Paris veut des sanctions dans le dossier de la viande de cheval

Source : Reuters

11/02/2013 à 19:12 / Mis à jour le 11/02/2013 à 19:15
Paris veut des sanctions dans le dossier de la viande de cheval dans ACTEURS ofrtp-union-france-cheval-2-20130211_paysage360

Les ministres de l’Agriculture Stéphane Le Foll (à gauche) et de la Consommation Benoît Hamon, après une réunion de crise lundi à Bercy à la suite de la découverte de la présence de viande de cheval dans des préparations au boeuf. S’il n’est pas possible de déterminer pour l’instant si cette affaire, qui a conduit des enseignes à retirer des rayons les plats surgelés concernés dans plusieurs pays européens, résulte d’une négligence ou d’une fraude délibérée, François Hollande a annoncé lundi que des sanctions devraient être prononcées. /Photo prise le 11 février 2013/REUTERS/Jacky Naegelen

François Hollande a annoncé lundi « des sanctions » après la découverte de viande de cheval dans des préparations au boeuf distribuées dans plusieurs pays européens qui a conduit des enseignes à retirer des rayons les plats surgelés concernés.

Une réunion de crise a eu lieu lundi à Bercy en présence des ministres de l’Agriculture Stéphane Le Foll, de la Consommation Benoît Hamon et de l’Agroalimentaire, Guillaume Garot, avec des représentants de la filière viande.

Benoît Hamon a indiqué à l’issue de cette réunion qu’il n’était pas possible de déterminer pour l’instant s’il s’agissait d’une « négligence » ou d’une « fraude délibérée », qui serait un délit, et qu’on en saurait plus dans les « 48 heures ».

« Nous n’avons pas encore tranché s’il s’agissait d’une négligence ou d’une fraude », a-t-il dit lors d’un point de presse, rappelant qu’il ne s’agissait pas d’une crise sanitaire mais d’une « fraude économique ».

L’enquête menée en France par la Répression des fraudes (DGCCRF) a mis en lumière un circuit complexe de commercialisation de cette viande et ses agents ont effectué des inspections sur plusieurs sites en France.

Un inventaire complet des bons de livraison des sociétés françaises Comigel et Spanghero, qui fournissent la marque de produits de surgelés Findus, est en cours pour voir si d’autres clients ont reçu des produits qui n’ont pas été retirés des rayons, a dit Benoît Hamon.

Le ministre a également annoncé une extension des contrôles sur les autres produits pour toute l’année 2013.

LA ROUMANIE CLAME SON INNOCENCE

Une réunion devrait avoir lieu avant la fin de la semaine au niveau européen sur « cette question posée par la tromperie de cet étiquetage », a précisé pour sa part Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture.

La branche britannique de l’entreprise de produits surgelés Findus a entamé le rappel de ses lasagnes de boeuf la semaine dernière sur le conseil de son fournisseur français, Comigel, qui affirme que la viande douteuse vient de Roumanie.

Mais le Premier ministre roumain Victor Ponta a assuré lundi qu’aucune fraude n’avait été commise dans son pays et s’est dit irrité par les accusations lancées à l’encontre de la Roumanie.

Lors d’un déplacement en banlieue parisienne, le président français a pour sa part souligné le « double devoir de transparence et de responsabilité » de l’Etat.

« Il y a eu des manquements visiblement, des profits, des comportements inadmissibles, des sanctions devront être prononcées: sanctions administratives, sanctions pénales si le dossier le justifie », a-t-il dit.

PLAINTE CONTRE X

Findus, marque dont certains produits contenaient de la viande de cheval, se fournissait auprès d’une usine luxembourgeoise du groupe français Comigel, qui se fournissait elle-même auprès de Spanghero, filiale du groupe Pujol.

De source proche du dossier, on apprend que les inspecteurs de la DGCCRF ont procédé à des inspections dans les installations de Spanghero, dans le sud de la France, et de Comigel, à Metz.

Ce groupe a acquis de la viande surgelée via un négociant chypriote qui avait sous-traité la commande à un trader situé aux Pays-Bas, ce dernier s’étant fourni auprès d’un abattoir et d’un atelier de découpe en Roumanie.

Dans un communiqué, la société Spanghero assure « qu’elle exerce son activité dans le strict respect des réglementations européenne et française » et qu’elle n’a pas d’activité d’achat, de revente ou de transformation de produits à base de cheval.

Spanghero a décidé de porter plainte contre X pour tromperie.

Invité sur Europe 1, le président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) a réfuté toute remise en cause de la traçabilité des produits alimentaires.

L’industrie a été victime de la « tromperie » d’un fournisseur mais n’est pas responsable de la crise, a déclaré Jean-René Buisson. « Nous avons un problème de tromperie, il ne faut pas mélanger les problèmes avec le contrôle de la filière qui reste le meilleur du monde. »

Findus France, qui estime avoir été trompée, a annoncé dimanche qu’elle porterait plainte contre X.

Marine Pennetier, avec Elizabeth Pineau à Pierrefitte-sur-Seine et Marion Douet, édité par Yves Clarisse

© 2013 Reut

Mojo permet aux téléspectateurs connectés d’acheter des produits vus à la télé

Mojo

La société Mojo a été créée en mars 2012 par Mickael Royer (debout). Jérôme Métral (à g.), responsable technique, et Brice Capobianco (à d.), community manager, finalisent avec lui le développement du site. (© Mojo)

La société Mojo a développé www.shozap.tv, un site internet qui crée un lien entre des programmes de télévision et des sites de e-commerce qui proposent les produits vus dans une émission ou un film.

Il permet de chercher, sur les sites marchands partenaires, tous les produits vus en direct, de les ajouter sur le site et d’en discuter avec d’autres téléspectateurs connectés à internet. A partir du guide TV proposé sur le site, ils peuvent en quelques clics acheter le livre présenté dans une émission ou la robe de l’héroïne d’une série. Ils peuvent aussi partager leur expérience sur les réseaux sociaux. Le site permet également d’ajouter des produits qu’ils ont reconnus dans une émission et de les partager. A terme, Shozap rémunérera les utilisateurs si les produits qu’ils ont ajoutés sont achetés.
Cette solution intéresse les professionnels du marketing et de la communication des marques, car il leur permet un retour sur investissement. Par exemple, les marques qui habillent une présentatrice ont aujourd’hui une visibilité très faible. Shozap leur permet de mettre en avant leurs produits sur le site et les réseaux sociaux, et de générer des ventes immédiates pendant ou après la diffusion d’une émission.
Une première version du site est actuellement en ligne afin d’effectuer des tests avant un lancement officiel prévu à la fin de l’année 2012. Les dirigeants prévoient de recruter très rapidement de nouveaux collaborateurs dans les domaines technique, éditorial et marketing/communication.

www.shozap.tv

Contact : Mickael Royer - Tél : 06 24 32 44 50
Publié par Rennes Atalante à http://www.rennes-atalante.fr/actualites-technopole/actualites-de-la-technopole/blog/mojo-permet-aux-telespectateurs-connectes-dacheter-des-produits-vus-a-la-tele.html

Nutella et l’huile de palme : Casino en remet une couche

 Très directement visée par la taxe sur l’huile de palme à laquelle on a donné son nom, Nutella, la marque phare du groupe Ferrero est attaquée de manière tout aussi directe par le groupe Casino. Le distributeur a lancé début septembre la première pâte à tartiner non bio sans huile de palme. Et il le fait savoir via une publicité comparative sans équivoque.

Nutella et l'huile de palme : Casino en remet une couche« Avec huile de palme / sans huile de palme, 13% de noisettes, 7% de cacao. » En voilà une publicité comparative comme on en voit si peu en France !
Si la publicité comparative fait légion aux Etats-Unis (exemple, la guéguerre permanente Pepsi / Coca-Cola), chez nous, elle est très peu utilisée. Il faut dire que la législation offre un cadre plutôt rigide, même si elle autorise cette forme de communication depuis le début des années 1990.

Le point faible de Nutella : l’huile de palme !

Casino n’a pas hésité pourtant à utiliser cette technique marketing pour faire la promotion de sa pâte à tartiner au chocolat « Je suis noisette », en enfonçant allègrement le grand leader incontesté Nutella. Nul besoin de grands discours : ici, on fait juste remarquer que dans un pot de Nutella, on trouve de l’huile de palme alors que dans le même produit de la marque du distributeur, il n’y en a tout simplement pas.

Nutella et l’huile de palme : Casino en remet une couche dans ACTEURS pubJesuisNoisette

« Je suis noisette », lancée en septembre dernier, est ainsi la première pâte à tartiner non bio ne contenant pas d’huile de palme.

L’absence d’huile de palme est sans doute le seul argument qui pourrait permettre à toute pâte à tartiner autre que Nutella d’essayer un tant soit peu de concurrencer l’indétrônable produit vedette du groupe Ferrero. Beaucoup s’y sont frotté mais Nutella reste très largement leader sur le marché depuis sa création en 1964. En 2011, 85% des pots de pâte à tartiner portaient les couleurs de la marque italienne.

La fameuse taxe Nutella

Le message véhiculé par Casino ne peut qu’interpeller le consommateur qui se familiarise avec les déclarations anti huile de palme. La palme est en effet accusée de nuisances tant sur l’environnement puisque sa production engendre de la déforestationque sur la santé.

patetartinerNoisette dans AGROSans oublier que Casino s’appuie sur l’actualité du moment : la fameuse « taxe Nutella » qui vise à augmenter de 300% la taxe sur l’huile de palme entrant dans la composition des préparations alimentaires industrielles et qui s’élève aujourd’hui à 98,74€ la tonne. Cette fameuse taxe a de quoi rester en travers de la gorge de Ferrero : non seulement l’image du produit star du goûter des enfants en prend un sacré coup rien qu’avec le sobriquet donné à la taxe (si c’était nécessaire), mais en plus, cette dernière représentera une augmentation de quelques centimes d’euros par pot (à titre d’exemple, 1 pot géant de 5kg coûtera 30 cents de plus).

Si le cœur du consommateur penche presque à tous les coups pour Nutella, Casino compte bien faire appel à sa raison avec son argument massue contre l’huile de palme. D’ailleurs, le distributeur a été le premier à signer la « Charte d’engagements volontaires de progrès nutritionnel » avec entre autres le ministère de la Santé et à s’est engager à supprimer l’huile de palme de tous ses produits en 2010.

L’huile de coco, vierge de tout soupçon ?

Ne pas utiliser d’huile de palme dans ses produits, c’est louable, à condition de la remplacer par une huile bien meilleure pour la Planète et pour la santé !

L’huile de coco (appelée aussi huile de coprah) est régulièrement contestée. Son tort : contenir une quantité assez importante d’acides gras saturés (ce qu’on reproche par ailleurs à l’huile de palme). Or, consommés en excès, les graisses saturées favorisent le risque de maladies cardio-vasculaires car elles provoquent le dépôt de cholestérol dans les artères.

Si l’on compare la valeur nutritionnelle des 2 pâtes à tartiner, on s’aperçoit du léger avantage de la pâte Casino par rapport à Nutella ; elle présente en effet un peu moins d’acides gras saturés, notamment parce qu’elle contient aussi de l’huile de tournesol.

Niveau santé, léger avantage à Casino donc.

valeursNutritionnelles dans consommationvaleurs nutrionnelles Nutella / Je suis noisette

Si l’on compare les 2 étiquettes, on s’aperçoit que dans 100g de Nutella, on retrouve 31g de lipides dont 10,3 d’acides gras saturés alors que dans 100g de Je suis noisette, on retrouve 32g de lipides mais seulement 6,1g d’acides gras saturés.

Point de vue environnemental, la production d’huile de coco (ou de coprah) n’a pas le même impact sur les forêts que l’huile de palme. Large avantage à Casino.

Enfin niveau prix, « Je suis noisette » est bien meilleur marché. En comparaison, un pot de Nutella de 750 grammes est vendu 3,80€ contre 2,39€ pour la même quantité de la marque distributeur. La pâte à tartiner de Casino existe aussi en format 200 g (1,15 €) et 400 g (1,49€).

Conclusion : même si ce n’est pas la panacée, autant privilégier une pâte à tartiner qui aurait les mêmes qualités gustatives mais un peu moins nocive pour la santé, l’environnement et le porte-monnaie. Le tout est bien entendu d’en consommer avec parcimonie.

Sinon, il existe beaucoup d’autres pâtes à tartiner sur le marché qui sont bio, équitables, voire les 2 !

D’autres articles sur l’huile de palme :

source: Consoglobe à http://www.consoglobe.com/nutella-et-lhuile-de-palme-casino-en-remet-une-couche-cg?utm_source=newsletter_alimentation&utm_campaign=news_alimentation_du_2012-11-29

 

Pourquoi il faut en finir avec les allégations santé de l’agroalimentaire

Les « alicaments » doivent être soumis aux mêmes règles que les médicaments, faute de quoi les études sponsorisées par l’industrie seront biaisées.

Les yaourts contenant des probiotiques ne présentent aucun véritable bienfait sur la santé.Les yaourts contenant des probiotiques ne présentent aucun véritable bienfait sur la santé. © Baziz chibane/Sipa

En décembre 2010, l’autorité de sécurité des aliments européenne a interdit aux produits alimentaires contenant des probiotiques de faire promotion de leur effet bénéfique théorique sur la santé. Un coup de tonnerre pour l’agroalimentaire. Les industriels concernés, mais aussi certains scientifiques travaillant sur ces produits – souvent sponsorisés par les mêmes industriels – ont réagi très vivement.

Une publication récente reprend l’ensemble des arguments à l’origine de cette décision (1). Le constat est sans appel. Le seul élément clair d’une action des probiotiques est celui de la prévention et/ou du traitement des diarrhées d’origine infectieuse, pour lesquelles un médicament de type probiotique existe : l’ultralevure®. Pour le reste, les bienfaits sur la santé allégués sont peu convaincants ou absents. Il en est ainsi en particulier des prétentions de réduction des effets allergiques, de la constipation et du renforcement immunitaire. Les effets sur les infections respiratoires, génitales et urinaires ont fait l’objet de quelques publications dont aucune n’a réussi à convaincre l’ensemble du monde scientifique.

Amende pour Danone

Cette décision européenne est intervenue alors que Danone était menacé d’une condamnation aux États-Unis, au terme d’une action collective lancée par des consommateurs en 2008. La firme a préféré payer une amende de 43 millions de dollars et a abandonné ses prétentions médicales.

Le sujet est crucial pour l’industrie agroalimentaire, car les produits laitiers fermentés, censés avoir une activité de protection de la santé, se vendent beaucoup plus cher que les yaourts ordinaires (jusqu’à cinq fois selon les pays).

L’auteur de l’étude insiste, comme je l’ai fait à plusieurs reprises, sur la nécessité d’avoir des tests indépendants. Comme je viens de le démontrer dans un tout récent article, les publications concernant les probiotiques sont biaisées dans le sens de l’intérêt du financeur industriel (2). Une autre étude avait déjà révélé que l’ensemble des travaux concernant l’intérêt des boissons sucrées posait le même problème (3) : les travaux sponsorisés par l’industrie agroalimentaire ne montraient jamais d’effets négatifs, tandis que près de la moitié de ceux réalisés de façon indépendante mettaient en évidence les effets négatifs.

Puisqu’il s’agit de santé publique, il faudrait que des règles, comparables à celles mises en place pour les médicaments, soient appliquées pour les aliments proclamant un intérêt médical, avec des études contrôlées, des données transparentes et des financements indépendants (2 ; 3). Actuellement, la promotion pour de tels effets relève plus de la publicité que de la démonstration scientifique !

Reference Lististeiste de référence

(1) Katan MB. Why the European Food Safety Authority was right to reject health claims for probiotics. Benef Microbes 2012 Jun 1 ; 3(2):85-9.

(2) Million M, Raoult D. Publication biases in probiotics. Eur J Epidemiol 2012 Oct 21.

(3) Lesser LI, Ebbeling CB, Goozner M, Wypij D, Ludwig DS. Relationship between funding source and conclusion among nutrition-related scientific articles. PLoS Med 2007 Jan;4(1):e5.

*Auteur de De l’ignorance et de l’aveuglement : pour une science post-moderne, Kindle Éditions, 317 pages, 5,53 euros.

Le Point.fr – Publié le 23/11/2012 à 19:40 à http://www.lepoint.fr/invites-du-point/didier_raoult/pourquoi-il-faut-en-finir-avec-les-allegations-sante-de-l-agroalimentaire-23-11-2012-1532898_445.php

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Protect what’s behind you

Une campagne originale, et très artistique, pour inciter les automobilistes à acheter une voiture avec caméra de recul …Protect what's behind you dans gestion de marque 507bfeeb99bf90020000025d-medium
A project by Ernest Zacharevic & Happiness Brussels for Toyota. 
Many car accidents happen while maneuvering in reverse.
Not only cars get damaged, each year far too many children get injured or killed.
Street artist Ernest Zacharevic invaded a parking lot in Brussels (Q-Park Lepage) and confronted drivers with the dangers of maneuvering in reverse. This resulted in the project ’Protect what’s behind you’.
It is also an appeal to drivers to opt for a rearview camera.
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Target on Social Media – 5 Lessons from One of The World’s Most Successful Retail Brands

Target on Social Media – 5 Lessons from One of The World’s Most Successful Retail Brands dans ACTEURS target-logoTarget, America’s third largest retailer, added more than 2 million Facebook fans in the last month alone, making them one of America’s fastest-growing social brands, according to Track Social. Many brands are able to spike likes through great marketing, big ad buys or both. But few are able to maintain high engagement levels as sometimes less qualified traffic floods the page. Target Facebook engagement has been trending upward all year, driven largely by an increase in Likes on brand posted content. We’ve highlighted five of the mechanisms and best practices we think are helping make Target one of the most successfully brands on Facebook.

1. Encourage Shares by keeping messaging and delivery mechanisms simple and relevant with a clear benefit to the Customer.

point1 dans Distribution

Increasing Fan and Follower content sharing is a brass ring for Facebook marketers. Retail brands are constantly attempting to craft tools and applications that not only facilitate interaction among online friend-networks, but actually draw these groups into new opportunities for retail transactions. Enter Target’s “Give With Friends” Facebook app, released this past March. The easy-to-use app allows Facebook friends to pool their resources and give a gift card to another lucky friend. It’s a simple concept that weds the social prerogative of Facebook with an obvious retail benefit for Target.

2. Twitter isn’t just a coupon feed. Leverage it as a real time response tool to create conversations.

point2 dans INNOVATIONMany brands treat Twitter as merely a high volume digital coupon dispenser. Instead, Target takes advantage of Twitter’s instant response to create truly interactive fan contests. To publicize the recent release of the Hunger Games on DVD, Target used Twitter to conduct a live national trivia contest. Followers had the chance to win Hunger Games related prizes by being the quickest to Tweet answers to trivia questions. This kind of contest, attached to such a high profile pop-culture product, was a great way to engage Twitter followers, build buzz around a product launch and make connections with new customers by tapping into the Hunger Games huge fan base – all with minimal cost.

3. Whenever possible, say it with pictures.

point3 dans internetTrack Social’s recent white paper “Optimizing Facebook Engagement” showed that photos are the hands-down winner when it comes to boosting engagement scores. Target’s photo posts receive significantly better response than other types of posts (as seen below), and Target leverages this by posting photos more often than any other type of content.

 

 

 

 

targetchart1 dans Liens

4. Community Engagement = Social Engagement

point4 dans marketing

Target has a long history of community involvement. The bullseye brand’s recent “Give With Target” campaign used recurring wall posts to encourage Facebook users to vote for their favorite local school in order to win Target gift cards for the schools to use.

 

The campaign was supported by a series of posts with a simple message –  “Add another vote to the school of your choice. 25 votes = $25 Target GiftCard to that school. Remember to share with friends and family to get your school to $10k.” It was so successful they reached their $2.5 million donation goal more than a week ahead of schedule.

5. Think Global, Post Local

Too often, big brands waste their chance for more relevant dialogue by treating Facebook or Twitter as just another mass-media mega-phone.Target customizes posts based on users’ locations, like these posts targeting Los Angelinos:

point5a dans publicite

point5b dans S DiscussionS

Target’s commitment to innovating online is in keeping with its forward-looking image. Staying relevant with savvy consumers means engaging the social space in ways that are meaningful, creative and mutually beneficial for both brands and consumers.

Publié à http://socialmediatoday.com/morgan-j-arnold/752786/target-social-media-5-lessons-one-world-s-most-successful-retail-brands?utm_source=dlvr.it&utm_medium=linkedin

La chasse aux faux avis de consommateurs est ouverte

Petits ou gros mensonges : les Français se méfient de plus en plus des avis postés sur les sites de e-commerce ou de voyages. Les contrôles et les tentatives de prévention se multiplient.

Par Tiphaine Thuillier pour LEntreprise.com, publié le 18/09/2012 à 16:52

 

La défiance augmente et, avec elle, la nécessité de réguler des pratiques trop répandues. « Nous avons lancé un vrai travail d’enquête depuis 2011, explique la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) que nous poursuivons toujours actuellement. Nous avons déjà contrôlé 129 sites et dressé douze procédures. » Les infractions se divisent en quatre catégories : la rédaction massive et répétée d’avis positifs rédigés par les professionnels eux-mêmes sur leur site ou leur page Facebook ; les éloges postées par un employé de la société (un commercial, par exemple) qui avance masqué ; la modération tronquée et la suppression de critiques et enfin la sous-traitance à des prestataires spécialistes d’e-réputation pour rédiger de multiples avis.Aucune de ces procédures n’a encore abouti pour cause de temporalité judiciaires différente mais les sites poursuivis risquent jusqu’à 37 500 euros d’amende pour la personne physique et 187 500 euros pour la personne morale. A la DGCCRF, on prend cette question très au sérieux : « Ce phénomène très récent est une priorité pour nous car il occupe une place centrale dans le quotidien des gens. »

En parallèle, l’Afnor travaille à la mise en place d ‘une norme pour guider l’internaute. Une fois établie et certifiée, cette norme permettra au consommateur d’être rassuré sur la fiabilité des avis postés sur le site.  » Nous travaillons encore pour finaliser, en fin d’année, cette norme, précise Olivier Gibert, porte-parole de l’Afnor. La difficulté est de trouver un terrain d’entente entre des acteurs de services, des sites qui commercialisent des produits et de mettre au point un ensemble de recettes, de solutions adaptable à toutes les tailles de sites. » Cette initiative constitue une première en France. « On peut se dire que nous serons peut-être vite dépassés tant les choses évoluent vite mais il est utile et important de donner confiance aux gens à l’égard, notamment, du commerce en ligne. »

* Enquête réalisée entre le 27 et le 30 août 2012 auprès d’un échantillon de 1038 personnes représentatives de la population française,

Source: l’entreprise / l’Express à http://lentreprise.lexpress.fr/internet-canal-pour-vendre/la-chasse-aux-faux-avis-de-consommateurs-est-ouverte_35236.html?xtor=EPR-11-[ENT_Zapping]-20120919–1441072@214703786-20120919064839

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