Archives pour la catégorie gestion de marque

Sodebo se lance sur les soupes

30 Août 2012

Sodebo se lance sur les soupes

Sodebo lance cinq soupes à consommer dans un emballage nomade.

Trois recettes sont permanentes : tomate mascarpone, petit pois ricotta, courgette fromage frais. Les deux références de saison, pour ce lancement d’octobre, sont potiron crème et carotte cumin (elles seront remplacées en avril).

Ces soupes se présentent dans une « cup » de 340 ml, à réchauffer au micro-ondes. L’emballage est transparent mais une large bague en carton évite de se brûler. Une protection s’enlève dans le couvercle pour une dégustation « façon Starbucks ».

Prix indicatif : 2,80 €. DLC : 17 jours.Source: linéaires à http://www.lineaires.com/La-vie-des-produits/Sodebo-se-lance-sur-les-soupes-38335

 

Ikea commercialise sa propre bière en Angleterre

Le géant du commerce de détail d’origine suédoise va bientôt mettre en vente la Ol Mork Lager, une bière blonde, dans ses magasins britanniques.

Après les boulettes de viande et le saumon servis dans ses magasins à travers le monde, Ikea se lance dans la bière !  Le roi de la décoration et de l’équipement standardisé s’apprête en effet à lancer la Öl Mörk Lager, une bière blonde de son cru, dans ses enseignes… mais seulement en Angleterre pour le moment.

Le breuvage spécial sera vendu au prix d’ 1,75 livre sterling sous forme de bouteilles de 35 cl et arbore l’indéboulonnable logo Ikea jaune et bleu. Côté production, la firme suédoise s’est adressée à une brasserie allemande peu connue, la Brauerei Nemo Namenlos, vraisemblablement spécialisée dans la fabrication de bières pour les gros distributeurs, comme la marque Carrefour.

Publié par  L’Usine Nouvelle, Par Elodie Vallerey – Publié le 19 juillet 2012, à 15h44

Ikea commercialise sa propre bière en Angleterre dans ACTEURS 000153316

à http://www.usinenouvelle.com/article/ikea-commercialise-sa-propre-biere-en-angleterre.N179086

 

Alors que l’Europe autorise des produits à base de soja transgénique, la France étiquète les produits « sans OGM ».

Le 28 juin dernier, la Commission européenne a donné son feu vert au controversé Monsanto pour la mise sur le marché de produits contenant du soja transgénique MON 87701 X MON 89788.

Les denrées alimentaires, ingrédients ou aliments pour bétail qui contiennent ce soja OGM sont donc autorisés sur le marché européen pendant une durée de dix ans. La mise en culture du soja de Monsanto reste toutefois interdite. De plus, les produits à base de ce soja OGM devront être étiquetés comme tels et Monsanto devra fournir chaque année à la Commission européenne des rapports concernant ses effets sur l’environnement.

Cette autorisation de la Commission fait suite à l’avis de l’EFSA en février dernier sur ce même soja OGM. L’Autorité européenne de sécurité des aliments avait alors considéré que ce soja ne présentait pas plus de risques pour la santé humaine et animale ou pour l’environnement que le soja non génétiquement modifié.

Cette décision européenne intervient alors que depuis dimanche dernier en France les produits alimentaires peuvent à présent être étiquetés « sans OGM ». Pour en savoir plus sur les garanties apportées par ce nouvel étiquetage, n’hésitez pas à consulter notre article du 19 juin 2012 à ce sujet.

Etiquetage sans OGM

Source : agro-media.fr avec la décision d’exécution de la commission du 28 juin 2012, Actu-Environnement.com (Laurent Radisson) et le ministère du Développement durable.

Publié à  http://www.agro-media.fr/actualit%C3%A9/veille-r%C3%A9glementaire/alors-que-l%E2%80%99europe-autorise-des-produits-%C3%A0-base-de-soja-transg%C3%A9nique-la-france-%C3%A9tiqu%C3%A8te-les-produ

Casino lance Casino Bio “100% origine France”

Le groupe Casino veut donner la priorité à la production française en lançant dans sa gamme Bio un assortiment de 34 références de fruits et légumes cultivés dans le Sud-Est et le Sud-Ouest de la France.

Casino lance Casino Bio “100% origine France”

Le made in France continue de susciter des initiatives. Le groupe Casino donne la priorité à la production française avec le lancement deCasino Bio “100 % origine France”. À travers sa marque propre Casino Bio*, le groupe Casino entend soutenir l’agriculture biologique française en référençant prioritairement sa production de fruits et légumes et en la valorisant auprès des consommateurs par un étiquetage “100 % origine France” présent sur les emballages.

34 références cultivées dans le Sud-Est et le Sud-Ouest de la France composent l’assortiment qui évoluera au fur et à mesure des partenariats noués avec les producteurs bio. Les premiers fruits et légumes de saison Casino Bio « 100% origine France » – courgettes, aubergines, tomates grappe, tomates cerises et poivrons – sont commercialisés depuis juin dans tous les magasins Casino (hypermarchés, supermarchés et magasins de proximité), puis de nouvelles références telles que les kiwis, pommes et carottes arriveront dans le courant de l’été.

Récoltés dans le Sud de la France, ces fruits et légumes parcourent moins de kilomètres jusqu’aux magasins de l’enseigne, également très fortement implantée dans le Sud, ce qui leur garantit une fraîcheur optimale. Par ailleurs, cultivés dans le respect des saisons et cueillis à maturité, ils offrent des qualités gustatives et nutritionnelles indéniables. Enfin, labellisés AB, sans produits chimiques de synthèse selon la réglementation en vigueur, ils sont plus respectueux de l’environnement.

Ce projet s’inscrit dans la politique de différenciation de l’offre et d’innovation produit conduite par le groupe Casino, donnant la priorité à la production française. Deux années ont été nécessaires pour le concrétiser, d’une part en raison du nombre d’exploitations françaises bio encore peu développé, qui ne permettait pas de répondre à la demande d’approvisionnement du groupe pour ses 9 500 magasins,et d’autre part en raison des exigences du groupe Casino en matière de qualité produit pour sa marque propre, imposant le suivi d’un cahier des charges rigoureux.

* 300 références alimentaires labellisées AB, présentes dans l’ensemble des rayons épicerie, frais, surgelés et vins.

Par Catherine HEURTEBISE, 13/06/2012

A LIRE AUSSI

Chasse de tendance marketing: le mobile

5ème et dernière tendance analysée par Chasseuse de tendances (blog d’Alexandra Fontanel dont vous trouverez les coordonnées en fin de document).
J’apprécie les exemples illustrés de campagnes de géomarketing de grandes marques (Mc Do, HeinekenStarbucks …) en 2ème partie de document. Bonne lecture.
… « Dans mon rapport sur les tendances des usages digitaux, j’ai montré l’importance croissante du téléphone mobile dans nos vies. De nouvelles technologies enrichissent son usage et lui confèrent unrôle déterminant dans le développement de plusieurs tendances.

[Internet everywhere] Avec l’augmentation rapide du taux de pénétration de l’internet mobile, le téléphone mobile est en passe de devenir le premier point d’accès à internet et « l’interface principale de nos vies technologiques », en nous permettant d’être connecté en permanence. Au-delà du portable, d’autres terminaux mobiles se posent en nouvelles interfaces d’Internet : les touchbooks et les consoles de jeux portables dont les fonctionnalités s’enrichissent (Nintendo DSi, PSP, DS 3D).

[Virtu-réalité] Le téléphone mobile devient une passerelle entre nos vies réelles et virtuelles, notamment via les technologies de QR codeet de réalité augmentée. Ces technologies favorisent l’interpénétration des univers réels et virtuels, en délivrant des informations sur les lieux, sur des objets ou même des personnes en surimpression de la réalité.

[Check-in et Bons plans] Avec la démocratisation des smartphones, la technologie de géolocalisation équipe de plus en plus de mobinautes. Les services de géolocalisation (Foursquare, Facebook Places, Twitter Places, Google Latitude…) et leurs fonctionnalités se développent, permettant aux individus de partager leur position auprès de leurs réseaux, de connaître celle de leurs amis, de trouver les bonnes adresses à proximité et les avis de consommateurs ou encore de recevoir les offres promotionnelles des magasins à proximité. Le téléphone mobile devient un canal privilégié pour dénicher des bons plansUne étude récente d’Accenture montre en tout cas qu’il s’agit d’une attente puisque 79% des utilisateurs de smartphones souhaiteraient pouvoir télécharger des coupons de réduction directement sur leur téléphone et 73% aimeraient les recevoir en temps réel et sur le lieu d’achat.

[Recommandation sociale] La recommandation sociale devient un fer de lance des applications mobiles, qui deviennent de véritables guides communautaires. Le téléphone devient donc un outil d’aide à la décision d’achat en permettant d’accéder aux avis des consommateurs ou de ses amis pour  trouver les bonnes adresses à proximité et choisir les meilleurs produits.

 

Tous ces nouveaux usages permis par le téléphone mobile sont autant d’opportunités pour les marques. Celui-ci devient un point de contact phare dans leurs stratégies de communication et marketing.

D’ailleurs, on l’a déjà entrevu dans les tendances de communication et marketing précédentes. Le téléphone mobile est un support privilégié dans chacune d’entre elles.

Il favorise le social commerce sur le point de vente, en permettant aux shoppers d’accéder aux recommandations sociales (présentes sur les sites communautaires, sur les réseaux sociaux, sur les applications de guide communautaire).

Il est un support d’interactivité, via ses applications (de jeu ou de services) par nature interactives, mais aussi en rendant les supports publicitaires des autres médias (TV, affichage, presse, internet et même cinéma) interactifs, via les SMS, les tweets, la réalité augmentée, le QR Code ou encore le « screen hopping ».

C’est un des outils principaux de la communication par le jeu, avec les applications de jeux et surtout la fonction de géolocalisation utilisée pour des campagnes de check-in (se géolocaliser dans un point de vente en échange de coupons de réduction ou d’une inscription à un jeu-concours) ou de marketing ludiques (chasses au trésor).

Enfin, nous avons vu qu’il était beaucoup utilisé comme support debrand content avec la création d’applications divertissantes, d’information ou utiles.

A travers ces quatre tendances, on perçoit déjà bien les avantages que peut représenter le téléphone mobile en termes d’objectifs de communication ou de marketing : image, trafic, vente, prospection, fidélisation, buzz, relation

Avantages dont les marques ont consciences puisque, selon une étude de Forrester, 88% des entreprises commencent à élaborer et mettre en place une vraie stratégie mobile.

Je voudrais maintenant développer un peu plus une des utilisations du téléphone mobile dans une stratégie de marketing et communication, qui je pense se développera beaucoup dans les mois à venir : la création de trafic et la génération de ventes dans le point de vente physique.

Une des caractéristiques du mobile est son rôle de passerelle entre les univers on et offline. Il s’agit d’une opportunité considérable pour une marque qui souhaite développer l’activité de ses points de vente (ou ses ventes dans les enseignes qui la référencent). Le téléphone portable étant en permanence dans la poche des consommateurs, elle peut interpeler ces derniers dès qu’ils passent à proximité de ses boutiques pour les encourager à entrer et à acheter.

 

Pour cela, une marque peut intégrer le téléphone mobile dans sa stratégie de deux façons :

  • S’appuyer sur sa fonctionnalité de la géolocalisation, pour lancer des opérations de check-in et de deals géolocalisés.

 

Souvent ces deux types d’opérations vont ensembles : organiser uneopération de check-in visant à récompenser les personnes qui se « checkineront » dans les points de vente par des coupons de réduction.

 

En 20Chasse de tendance marketing: le mobile dans gestion de marque MCDO-208x30010, on a commencé à voir de plus en plus d’initiati ves d e ce genre.

McDonald’s fait partie despremières marques à avoir lancé u ne camp agne viaFacebook Deals. Il s’agit d’une opération de couponing qui réco mpense les personnes s’étant géolocalisées trois fois dans u n des restaurants participants (avec 24h d’intervalle entre chaque check-in) par un Double Cheese ou un McFlurry gratuits.

 

 

Gap a utilisé le service de géolocalisation Foursquare pour une opération de couponing, mais elle a innové en étant la première à intégrer le bouton « Add to my Foursquare » dans des bannières. Ce bouton permettait d’ajouter un vêtement de la collection à sa to-do list Foursquare et de bénéficier de 30% de réduction sur son prochain achat.

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La marque de bière Grolsch a organisé un challenge basé sur Foursquare. Le but de ce défi : réaliser le plus grand nombre de check-in parmi une quarantaine de bars parisiens pour être élu « maire » du jeu et bénéficier d’une boisson offerte pour une bière Grolsch achetée. Cet exemple montre que la géolocalisation n’est pas réservée qu’aux marques ayant des points de vente.

Mais les opérations de check-in et de deals géolocalisés peuvent également être déployées indépendamment l’une de l’autre.

Par exemple, Heineken a lancé une opération de check-in visant à participer à jeu-concours. Il s’agissait d’une compétition dont le but était d’effectuer un maximum de check-in dans les bars participants afin de collecter des points, échangeables contre des cadeaux (billets de concerts privés, d’évènements sportifs). Afin de viraliser l’opération, les participants, qui cooptaient des amis, étaient crédités de 50 points.

Shiseido a lancé une opération de géolocalisation à la fois sur Facebook Places et Foursquare. Pendant une journée, elle permettait à dix personnes de remporter un coffret de sa nouvelle Collection maquillage. Pour cela, il suffisait de se géolocaliser sur le « Podium Shiseido »  des Galeries Lafayette Haussmann.

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Ces campagnes de check-in, qu’elles soient couplées à une opération de deals géolocalisés ou à un jeu-concours, permettent d’attirer des clients et prospects et de les fidéliser, en incitant à « checkiner », et donc à revenir , plusieurs fois. Au-delà de créer du trafic et des ventes dans le point de vente, ces opérations de check-in jouent aussi favorablement sur le SMO et le SEO (optimisation du référencement sur les médias sociaux et sur les moteurs de recherche), puisque ces check-in sont visibles et partageables sur les médias sociaux et indexés dans les moteurs de recherche.

Une marque peut également offrir des deals géolocalisés aux prospects ou clients à proximité de ses magasins physiques, sans que ceux-ci n’aient eu à se « checkiner ». Pour cela, elles peuvent se faire référencer sur les services de deals géolocalisés, comme  Groupon Mobile, Facebook Deals, Plyce ou Google Latitude, en y créant une page présentant leurs offres.

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La page Plyce d’une des boutiques Yves Rocher de Paris indiquant les offres en cours

 

En août dernier, Gap a lancé une campagne Foursquare qui informait les utilisateurs du service des boutiques proposant des réductions de 25%.

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(suite…)

Senoble mise sur sa marque pour accélérer

L'entreprise familiale Senoble, installée à Jouy, au nord de la Bourgogne.
L’entreprise familiale Senoble, installée à Jouy, au nord de la Bourgogne. Crédits photo : DENIS ALLARD/REA/DENIS ALLARD/REA

Le leader français des produits frais de MDD engage un virage stratégique pour assurer sa rentabilité.

Senoble mise sur sa marque pour accélérer dans ACTEURS coeur-Senoble s’apprête à tourner une page de son histoire. Marc Senoble, 52 ans, qui a fait du groupe familial le leader français des produits laitiers frais à marque de distributeur (MDD), annonce un virage stratégique. «Nous avons décidé de concentrer nos efforts sur notre développement hors de France et sur la relance de la marque Senoble», explique au Figaro le patron de cette très discrète entreprise qui a réalisé l’an dernier 1,1 milliard d’euros de chiffre d’affaires.

Son groupe, fondé en 1921 à Jouy (Yonne) par son arrière-grand-mère, fait partie de ces champions français de l’agroalimentaire peu connus du grand public - avec la Laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel (boissons), Meralliance (poisson) ou Poult (biscuits) - qui fournissent les marques propres des enseignes.

L’ancienne fromagerie artisanale s’est reconvertie en 1960 dans la fabrication de MDD (yaourts, fromages frais, desserts…) qui est devenue son cœur de métier. Senoble s’est imposé depuis comme un poids lourd des produits laitiers frais en France, derrière Danone et Lactalis. Même succès à l’international. Grâce à l’élan donné depuis dix ans par l’actuel président, d’abord en Espagne puis dans le reste de l’Europe, le chiffre d’affaires global a plus que doublé.

Conquérir la pâtisserie

Après quatre ans de flambée des matières premières et sur fond de pression des distributeurs sur les marges, le groupe s’est marié l’an dernier à la coopérative normande Agrial (Florette, Danao, cidre Loïc Raison). Ensemble, ils ont créé une coentreprise à 50-50, Senagral. Senoble apportant ses usines françaises et une activité pesant 300 millions d’euros, Agrial (2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires) ses débouchés industriels. Le pacte d’actionnaires les lie pour plusieurs années, le temps pour Agrial d’apprendre un nouveau métier.

S’il réfute un quelconque désengagement de son activité historique en France, Marc Senoble met les bouchées doubles sur la diversification géographique et stratégique. Le groupe accentue son développement à l’international, qui représente 62 % de ses ventes et lui assure une bonne rentabilité. Numéro deux en Espagne et au Portugal, il veut pousser plus loin en Europe son activité MDD. Et avec sa marque propre, il n’exclut pas d’aller assez vite jusqu’aux États-Unis ou au Japon.

Mais, avant cela, il doit réussir la relance dans l’Hexagone de la marque Senoble qu’il considère comme un vrai bijou de famille. Le chef d’entreprise est convaincu que cette activité à forte valeur ajoutée, qui constitue désormais une entité à part entière (Senoble Desserts Premium), peut lui apporter les marges dont il a besoin et être un vrai relais de croissance. «Nous pouvons doubler l’activité de la marque Senoble d’ici deux à trois ans», déclare Steven Libermann, aux commandes de Senoble Desserts Premium.

Il part de loin. Ses entremets en marque propre et en marque de distributeur, qui génèrent 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, sont largement devancés par ceux de La Laitière (Lactalis Nestlé Produits Frais) et de Bonne Maman (Andros). Face à ces concurrents très installés, la société compte imposer sa marque en tentant d’entrer dans le surgelé et surtout en pâtisserie, afin de devenir incontournable au rayon desserts. Elle se verrait bien aussi en restauration rapide. Une vraie révolution pour le groupe.

publié par Le Figaro à http://www.lefigaro.fr/societes/2012/06/19/20005-20120619ARTFIG00541-senoble-mise-sur-sa-marque-pour-accelerer.php

par Keren Lentschner le 19/06/2012 à 10:09

Marketing: 5 pistes pour doper l’effet Made in France

Copié, ringardisé, galvaudé, le made in France a fini par se démonétiser. Voici cinq pistes fructueuses pour lui redonner des couleurs et en faire un argument marketing efficace. Volet #3 de notre série « Les dessous du Made in France ».

Guy Babolat, PDG de Bourgeois, fabricant savoyard de fours de cuisson.
Guy Babolat, PDG de Bourgeois, fabricant savoyard de fours de cuisson. photo: Bourgeois

1. Optez pour la qualité et l’originalité, bannissez le bas de gamme !

C’est un prérequis. Faire du fabriqué en France avec une qualité low cost est destructeur. « Si vous n’avez pas de très bons produits, vous ne vendrez pas », rappelle Guy Babolat, PDG de Bourgeois, fabricant savoyard de fours de cuisson. « La justesse du produit est le seul critère », convient aussi Romain Millet, directeur général des bottes Le Chameau. Bref, comme pour les produits estampillés bio ou développement durable, le « made in » ne vaut rien sans innovation, qualité ou originalité. « Sur le marché hyperconcurrentiel de l’horlogerie, je propose un concept original, Myno Time, une montre modulable dont tous les éléments se démontent et s’assemblent pour créer de nouveaux modèles », explique le créateur, Jérôme Cornu, qui fait fabriquer les montres par des PME d’Auvergne et de Franche-Comté.

« Le made in France, c’est d’abord la création de valeur ajoutée par l’innovation », résume Eric Bascle, directeur industriel de Devanlay (polos Lacoste) qui va embaucher 200 personnes dans ses usines en France cette année.

Bref, soyez créatif et proactif sur votre marché : proposez de la nouveauté et de la valeur ajoutée.

2. Misez sur le design pour revaloriser votre offre conçue en France

« Nos entreprises ont tout à gagner à intégrer le design dans leurs stratégies », plaide Eric Besson. Le ministre de l’Industrie vient d’annoncer la création d’un Centre national du design : « L’enjeu, c’est de la croissance, des exportations et des marges supplémentaires pour nos marques et pour la première d’entre elles, le « fabriqué en France ». » Le retard français est patent : selon l’Agence pour la promotion de la création industrielle (APCI), 60 % de nos entreprises n’utilisent pas le design, contre seulement 35 % des entreprises du Royaume-Uni. Or les économies qui innovent le plus sont plus compétitives. Et le design est une forme d’innovation non technologique sous-exploitée !

3. Affichez le nouveau Label Origine France garantie

Origine France, 100 % made in France… Le consommateur aime les labellisations mais il est noyé par leur foisonnement. Les autoproclamations se multiplient et ne sont guère contrôlées. Résultat, un made in France utilisé abusivement peut faire plus de mal que de bien. Un peu comme le greenwashing employé par les entreprises qui « verdissent » leur seule communication.

« Faute de loi, chacun peut raconter aux consommateurs ce qu’il veut, déplore Thierry Moysset, gérant de Forge de Laguiole. Mes produits entièrement fabriqués en France se perdent parmi ceux dont la vertu n’est pas acquise. »

De fait, il n’existe qu’un seul label indépendant officiel qui réponde à un cahier des charges précis : Origine France Garantie. Très peu d’entreprises sont engagées dans la démarche, le label n’en est qu’à ses débuts et monte en puissance. Ses premiers détenteurs sont satisfaits : « Le label n’est pas parfait mais il nous permet enfin d’être mis en valeur », se réjouit Gilles Attaf, le patron de Smuggler, un des derniers fabricants hexagonaux de costumes, labellisé en novembre 2011.

4. Affirmez votre identité régionale, voire hyperlocale

Paysan Breton, Corsica Cola… Parfois l’identité régionale est plus forte ! Produit en Bretagne cartonne. Le label, créé en 1993, a atteint une forte notoriété locale (97 %) même chez les Franciliens (49 %). Son logo – un petit phare bleu sur un fond jaune – est apposé sur plus de 3 000 produits. « Il inspire confiance et véhicule des valeurs reconnues : fabrication en Bretagne, sérieux des entreprises, qualité des produits et des services, engagement solidaire », vante Jakez Bernard, le président de l’association. Le succès du label breton suscite des vocations : des made in Normandy, made in Jura ont fleuri. « Plus on se mondialise, plus on se tribalise » analyse le sociologue Michel Maffesoli.

Les grandes marques mondiales communiquent « local » depuis quelques années déjà : Coca-Cola Entreprise vante son « made in Castanet-Tolosan » : 95 % de ses produits vendus en France seraient issus de ses cinq sites nationaux de production. Toyota communique sur sa Yaris made in Valenciennes, McDo sur l’origine à 75 % hexagonale de ses produits et invente le slogan « Born in the USA, made in France » !

5. Utiliser pleinement l’image de la France à l’export… mais évitez d’être arrogant !

Pour valoriser vos produits, profitez de la toute nouvelle vitrine à l’export « You buy France », un portail internet anglophone de promotion des PME françaises sur les marchés étrangers, lancé par les pouvoirs publics. Mais attention à ne pas être arrogant. « Ce qui peut être un avantage en France peut devenir un handicap à l’export. Nous faisons profil bas sur nos produits à vocation mondiale », confie Paul Valette, directeur général de Grosfillex. Le fabricant de mobilier de jardin d’Oyonnax dans l’Ain (50 % de ses ventes à l’export) cultive la French Touch, « mélange de bon goût et de design intemporel ». Pour le marché français, il n’hésite pas à bomber le torse et à afficher un gros logo bleu-blanc-rouge sur ses produits. Mais pour les marchés étrangers, le logo se fait plus petit et noir sur gris !

Par Étienne Gless pour LEntreprise.com, publié le 25/04/2012 à 11:12 à http://lentreprise.lexpress.fr/publicite-et-communication/marketing-5-pistes-pour-doper-l-effet-made-in-france_32540.html

 

Blédina lance le petit pot au rayon frais

Par Keren LentschnerMis à jour le 03/05/2012 à 12:11 | publié le 02/05/2012 à 06:29

Blédina a fourni aux hypermarchés des réfrigérateurs dédiés qui seront placés au milieu du rayon bébé.
Blédina a fourni aux hypermarchés des réfrigérateurs dédiés qui seront placés au milieu du rayon bébé. Crédits photo : LE FOTOGRAPHE

Dans un marché en décroissance, la filiale de Danone espère convaincre les mamans qui restent adeptes du fait-maison de donner des plats préparés à leurs bébés. Elle mise sur le goût et des prix accessibles.

Blédina lance le petit pot au rayon frais dans ACTEURS coeur-C’est la dernière idée de Blédina pour déculpabiliser les mamans de donner des plats préparés à leurs bébés. La filiale de Danone, leader en France de la nutrition infantile avec 48,6 % du marché (contre 23,4 % pour Nestlé), lancera le mois prochain les premières assiettes cuisinées, compotes et autres petits pots vendus au rayon frais. Baptisée Blédina du Jour, cette gamme de vingt-sept références (plats salés, desserts lactés…) est destinée aux bambins de 4 à 12 mois.

Il a fallu trois ans à Blédina et plus de 10 millions d’euros d’investissement pour mettre au point ces produits, fabriqués dans son usine de Brive (Corrèze). Leur lancement, d’abord dans les grands hypermarchés et les Monoprix parisiens, s’étalera jusqu’en 2013. En cas de succès, l’Europe est déjà en ligne de mire.

Cinquante ans après avoir inventé le petit pot en verre, Blédina entend bien révolutionner les modes de consommation. L’entreprise a même fourni aux hypermarchés des réfrigérateurs dédiés, qui seront placés au milieu du rayon bébé. «Nous voulons retrouver les mamans qui se sont éloignées de ces produits en raison du goût et rallier celles qui n’ont jamais été consommatrices avec des produits qui se rapprochent le plus possible du fait-maison», explique Didier Lamblin, qui a pris les rênes de Blédina en septembre dernier. Environ 30 % des mères rechignent encore à donner des plats tout faits à leurs bébés et préfèrent leur concocter une purée maison. Au total, c’est plus de la moitié de la consommation des enfants de 0 à 3 ans qui est faite de produits non spécifiques.

Relancer la catégorie

Du coup, même si les bébés français sont les premiers consommateurs au monde de petits pots et autres assiettes cuisinées (115 kg par an et par enfant), ex aequo avec les Anglais, en raison notamment de l’antériorité des marques et du nombre de femmes actives, le potentiel de croissance reste important. Ce marché, qui pèse 1,2 milliard d’euros (dont 85 % en grande distribution), stagne depuis trois ans après avoir connu une croissance moyenne de 6 à 7 % de 2001 à 2008. Il a même vu ses volumes chuter de 3 % au cours des six derniers mois. «Nous n’avons jamais connu une telle décroissance sur ce marché», constate Didier Lamblin, qui l’explique par les contraintes de pouvoir d’achat des ménages français. L’achat de petits pots et autres plats préparés (48 % du marché) a été plus impacté par le contexte économique que celui de lait infantile (52 % du marché), considéré comme incontournable.

Il y avait donc urgence à redynamiser la catégorie. D’autant que Nestlé, challenger en France, a mis le paquet l’an passé pour relancer sa marqueNaturNes. Ce qui lui a permis de gagner un point de part de marché. «Nous avons bon espoir que la croissance sera telle qu’elle permettra au rayon frais de représenter jusqu’à 25 % de la catégorie», indique Didier Lamblin.

Pour convaincre les mamans, Blédina a choisi de miser sur la naturalité, les vertus culinaires et le goût. Sur fond blanc, l’emballage met ainsi en avant la recette du produit et l’origine 100 % française des ingrédients. Blédina a également privilégié l’accessibilité du produit, crise oblige (de 1,69 euro à 3,70 euros la référence).

Autre initiative chez Danone, sa marque Gallia lancera d’ici à la fin de l’année un format économique de lait infantile, sous la forme d’un Bag-in-Box, pour les budgets les plus modestes.

Publié sur Le Figaro.fr à http://www.lefigaro.fr/societes/2012/05/02/20005-20120502ARTFIG00705-bledina-lance-le-petit-pot-au-rayon-frais.php

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Glaces: Unilever creuse l’écart avec Nestlé

Par Keren LentschnerService infographie du Figaro

Le siège du groupe Nestlé à Vevey, en Suisse.
Le siège du groupe Nestlé à Vevey, en Suisse. Crédits photo : FABRICE COFFRINI/KEYSTONE/AFP
INFOGRAPHIE- Les deux groupes, qui misent sur une montée en gamme, espèrent faire manger des glaces toute l’année.
Glaces: Unilever creuse l'écart avec Nestlé dans -- comportements alimentaires coeur-Tous les moyens sont bons pour faire manger de la glace. Nestlé s’inspire ainsi de la recherche sur les avalanches pour parfaire la texture de ses cônes et pots. Ses chercheurs tentent d’améliorer la résistance des cristaux microscopiques de glace que l’on trouve aussi bien dans la neige que dans la crème glacée.Challenger sur un marché mondial dominé par Unilever, Nestlé met les bouchées doubles en R & D et en innovation. C’est le nerf de la guerre au rayon glaces, un marché d’impulsion, dont la consommation reste modérée et surtout très saisonnière, avec 55 % des volumes annuels écoulés en huit semaines. Avec 5,5 litres par habitant et par an, les Français restent largement à la traîne derrière les Italiens (11,2 litres) et les Suédois (12,3 litres). Le marché, qui a souffert l’an passé des caprices de la météo, a stagné en volume (+ 0,9 %), mais il est nettement monté en gamme, avec une hausse de 6,4 % en valeur.

Ce potentiel de croissance du marché anime la bataille dans l’Hexagone entre Nestlé et Unilever, les marques de distributeurs continuant de reculer. En 2011, Unilever (Miko, Carte d’Or, Magnum, Ben & Jerry’s) a creusé l’écart avec Nestlé (Extrême, La Laitière…). «Toutes nos marques ont été en croissance l’an passé», déclare Valérie Osmont, chef de groupe marketing glaces chez Unilever, dont l’activité a crû de 11 % en grande distribution. Le leader historique a progressé à la fois en valeur et en volume.

Du dessert au snacking

«C’est une catégorie prioritaire pour Unilever en France, d’autant que le potentiel de développement y est important», déclare Eric Barthome, directeur de l’activité glaces, qui représente 15 % du chiffre d’affaires du groupe. Il s’appuie d’abord sur ses deux pépites: Magnum, première marque du marché en valeur, et Carte d’Or, n° 1 en volume. À lui seul, le bac familial de 1,5 l à la vanille de Carte d’Or est la première référence du marché avec 2,6 % des volumes.

Unilever a choisi de jouer à fond la carte de la gourmandise. Magnum sera décliné cette année avec des éclats de fèves de cacao et un enrobage au chocolat noir. Avec son large portefeuille de marques, Unilever veut s’imposer à tous les moments de la journée, du dessert (Carte d’Or) au snacking (Cornetto, Magnum). Il cherche également à varier les occasions de consommation et à élargir sa cible. Pour séduire les jeunes urbains accros au petit noir, il lance dans les bars, hôtels et restaurants des cafés glacés granités en pots individuels, baptisés Café Zéro.

Face à lui, Nestlé a perdu du terrain. Il a notamment pâti de son recul dans le segment familial des bacs et des pots, crucial en termes de visibilité en rayons, au profit de Häagen-Dazs (General Mills). Le troisième acteur du marché continue de progresser dans l’Hexagone avec près d’un demi-million de nouveaux foyers acheteurs.

«Nous avons la volonté de “premiumiser” notre stratégie, c’est de cette façon que nous répondons aux attentes du consommateur qui recherche davantage de plaisir et est prêt à payer plus cher, explique Javier Texido, directeur général de Nestlé Grand Froid. Notre objectif est de regagner des parts de marché cette année.» En France, le leader mondial de l’agroalimentaire parie d’abord sur les cônes (Extrême). Archileader, il a consolidé son avance grâce au lancement réussi l’an passé d’une variante plus sophistiquée, à l’américaine, qui lui a permis de conquérir près de deux millions de consommateurs supplémentaires. Avec deux nouveaux parfums, il veut capitaliser sur ce succès en 2012. Le groupe débarque aussi dans le «super premium» avec ses petits pots individuels La Laitière, à la texture très riche, à consommer après dîner, y compris hors saison. Nestlé comme Unilever sont convaincus que la crise ne fera pas fondre l’appétit des consommateurs pour les glaces.

 

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LIRE AUSSI:

MDD: de gros écarts selon les rayons

Le 30 mars 2012 par YVES PUGET

Ces chiffres de Kantar WorldPanel démontrent non seulement qu’il existe d’importants écarts de parts de marché des MDD entre les rayons. Mais aussi et surtout que ces écarts ne se réduisent pas. Que les MDD dans les rayons hygiène beauté, par exemple, stagnent toujours à 9,4% de part de marrché. En revanche, les chiffres de Kantar prouvent que les lignes bougent entre les types de MDD. Notamment avec des premiers prix en perte de vitesse.

MDD: de gros écarts selon les rayons dans consommation 000014257

 

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source: LSA à http://www.lsa-conso.fr/mdd-de-gros-ecarts-selon-les-rayons,129148

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