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Danone défie Mars et Kraft sur le marché du snacking

Le groupe lance un nouveau produit, entre yaourt et fromage blanc, à moins de 1 euro le pot.

Nature ou aux fruits, Danio sera vendu à moins de 1 euro le pot, à partir du 1er  janvier 2014. - Photo Danone

Nature ou aux fruits, Danio sera vendu à moins de 1 euro le pot, à partir du 1er  janvier 2014. – Photo Danone

Danone s’attaque à un nouveau segment de marché, celui de l’en-cas de 10 heures ou 16 heures, où 80 % des Français grignotent. Pour cela, le groupe dirigé par Franck Riboud a créé une marque, Danio, et «  un produit qui n’existait pas », se situant entre le yaourt et le fromage blanc. Très concentré, hyperprotéiné, il se veut une alternative à « des consommations gourmandes, riches et sucrées, comme les barres chocolatées, les biscuits ou plus diététiques, les fruits, qui ne calment pas toujours les petites faims », précise Olivier Delamea, directeur général du pôle ultra-frais en France. Avec Danio, Danone vient sur le terrain de géants comme les américains Kraft ou Mars. Et tente de réveiller le très gros marché français des produits laitiers, dont il est le leader, mais qui recule depuis dix-huit mois. Les Français ont consommé 1,8 million de tonnes de produits laitiers pour 4,5 milliards d’euros au cours des douze derniers mois.

Trois litres de lait pour 150 grammes de produit

Totalement innovante, la technologie utilisée donne, à partir de trois litres de lait, un produit de 150 grammes, différent de tout ce qui existe déjà dans le secteur ultra-frais. Très dense, en version 0 % ou 2,4 % de matières grasses, il a «  une texture unique ». Nature ou aux fruits (myrtille, passion, framboise, fraise…), il sera vendu à l’unité, à moins d’un euro le pot, à partir du 1er  janvier 2014. «  A 0,95 euro, nous nous plaçons exactement sur le terrain des spécialistes du snacking », ajoute Olivier Delamea. L’élaboration de Danio a amené Danone à se doter d’une nouvelle ligne de production dans son usine du Pays de Braye en Normandie.

Cette irruption sur un marché, qui n’est pas le sien, s’accompagnera d’ «  un dispositif de lancement extrêmement puissant », qui vise un public plutôt jeune (25-49 ans). La marque, qui se veut humoristique, sera largement promue à la télévision et sur les médias sociaux, où elle proposera des jeux. Elle fera également l’objet d’une vaste campagne de dégustation, en grandes surfaces et dans les zones à forte concentration de bureaux. Les enseignes de la distribution le proposeront à la fois dans le rayon ultra-frais et dans le rayon snacking, où seront installées des armoires réfrigérées Danone. Danio sera également vendu dans tout le circuit hors domicile, dont les stations-service. A terme, le groupe dirigé par Franck Riboud vise 10 à 15 % de l’univers du snacking.

Maire-Josée Cougard

pour les Echos. Publié à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0203042170296-danone-defie-mars-et-kraft-sur-le-marche-du-snacking-612976.php

Google s’associe à Nestlé pour lancer un Android « KitKat »

Le géant d’internet Google a annoncé que la prochaine version de son système d’exploitation Android serait baptisée « KitKat », comme la barre chocolatée produite par le groupe agroalimentaire suisse Nestlé.

En achetant des barres chocolatées "KitKat", les clients pourront gagner des tablettes ou de l'argent à dépenser dans les applications mobiles Android. (c) Sipa

En achetant des barres chocolatées « KitKat », les clients pourront gagner des tablettes ou de l’argent à dépenser dans les applications mobiles Android. (c) Sipa

Le géant d’internet Google a annoncé mardi 3 septembre que la prochaine version de son système d’exploitation pour mobiles Android serait baptisée « KitKat », comme la barre chocolatée produite par le groupe agroalimentaire suisse Nestlé.

Au fil des ans, Google a toujours accolé au nom de son système d’exploitation le nom d’une sucrerie –cupcake, donut, dragée ou sandwich à la crème glacée.

« Ces logiciels nous rendent la vie si douce que chaque version d’Android reçoit le nom d’une sucrerie », a résumé le groupe californien sur son blog: « Comme tout le monde semble avoir du mal à se passer de chocolat, nous avons choisi d’appeler la prochaine version d’Android du nom d’une de nos friandises au chocolat favorites ».

Android sur près de 8 smartphones sur 10

Cette annonce est accompagnée par une opération promotionnelle permettant de gagner des tablettes ou de l’argent à dépenser en applications pour mobiles Android en achetant des barres chocolatées « KitKat ».

Selon Google, Android équipe plus d’un milliard de smartphones ou de tablettes dans le monde. Selon des chiffres publiés le mois dernier par le cabinet IDC, Android avait capté au deuxième trimestre 79,3% du marché des logiciels d’exploitation pour mobiles, loin devant le logiciel équipant l’iPhone d’Apple (13,2%).

(avec AFP)

Publié par  à http://www.challenges.fr/high-tech/20130904.CHA3760/google-s-associe-a-nestle-pour-lancer-un-android-kitkat.html

Nouvelles technologies : la réalité augmentée (RA)

La réalité augmentée s’immisce peu à peu dans l’univers des marques et de leurs clients

e-marketing - Nouvelles technologiesLongtemps cantonnée aux récits de science-fiction, la réalité augmentée s’immisce de plus en plus fréquemment dans les campagnes marketing. Les marques espèrent ainsi renforcer l’expérience et l’implication de leurs clients. Cette collaboration peut prendre des formes variées : applications sur mobile, marketing en point de vente, événementiel… Mais gare à ne pas privilégier la technologie au scénario, sous peine de froisser les utilisateurs. Mieux vaut ne pas rater son effet, car l’outil reste aussi coûteux qu’impactant, même si son prix a connu une baisse sensible ces dernières années.

La publicité sous toutes ses formes, toutes ses couleurs, et sur tous les médias : télévision, radio, magazine, mobilier urbain, Internet, tablette ou téléphone mobile… On estime que les consommateurs sont soumis à 3 000 messages publicitaires chaque jour. Mais cette surenchère n’est pas sans conséquence. La première est psychologique : “les cibles apprennent à se prémunir contre ces messages, ils les voient de moins en moins” remarque Laurent Muzellec, professeur associé de marketing à l’ESSCA. La deuxième conséquence est épidermique : le public nourrit un sentiment de plus en plus hostile à toute forme de publicité. Ainsi, selon l’étude “Publicité et société” de l’agence Australie, sur les relations entre les Français et la communication : “La publicité continue de voir son appréciation se dégrader. (…) La forme qu’elle prend, son contenu, sa présence, sont moins bien acceptés”. Laurent Muzellec ajoute que “la technologie a donné la capacité aux cibles de se soustraire à la publicité”, en migrant de la télévision de flux vers la TV à la demande, et de la presse papier à la presse en ligne, où des logiciels permettent de bloquer les annonces.

La défiance envers la publicité préoccupe les marques, qui cherchent de nouvelles façons d’interpeller leurs clients sans détériorer leur image. “Elles tentent de créer des réclames fortes d’un contenu, pour que leurs clients aillent les chercher, explique Laurent Muzellec. L’impact est plus fort, car la cible, au lieu d’être passive, s’y expose elle-même.”

Pour créer cette curiosité spontanée, les marques misent notamment sur le marketing expérientiel, que le Mercator définit comme la “création d’expériences qui permettent d’engager le consommateur dans une relation positive, riche en sens et en sensations, avec une marque”. Pour les chercheurs américains Pine et Gilmore, le marketing expérientiel consiste en cinq points : surprendre, proposer de l’extraordinaire, stimuler les cinq sens, créer du lien et utiliser les valeurs de la marque.

Parmi les leviers les plus en vue du marketing expérientiel figure la réalité augmentée (AR), qui consiste à superposer des images virtuelles et des informations supplémentaires sur la réalité, par le prisme des écrans : smartphone et tablette dotés d’un GPS, d’une boussole, d’une caméra et d’un écran, et ordinateurs équipés d’une webcam. Longtemps cantonnée aux récits de science-fiction, la réalité augmentée s’immisce depuis 2009 dans les campagnes marketing, pour renforcer l’expérience de marque, l’interactivité, et l’implication des consommateurs ciblés. Ses incursions sont toujours très remarquées. Mais quels sont les enjeux du marketing par la réalité augmentée ?

L’imagination pour seule borne
Cette technologie est utilisée par les marques dans de nombreux contextes. Le premier concerne les applications sur smartphones et tablettes, dont le nombre ne cesse de croître : on compte environ 1 milliard d’utilisateurs de smartphones dans le monde, et plus de 100 millions de nouveaux propriétaires de tablettes tactiles en 2012.

Ces applications peuvent par exemple aider les prospects à faire leur choix avant de se rendre en magasin. Ainsi l’agence Dagobert a-t-elle développé, pour le fabriquant de stores extérieurs Dickson, une application qui permet aux futurs clients de photographier leur maison, puis de choisir les stores de leur choix et l’emplacement où ils souhaitent les installer. L’application reproduit ensuite le rendu sur leur façade, la surface et l’intensité de l’ombre projetée. “Des algorithmes complexes ont dû être développés pour répliquer le plus justement possible l’ombre produite par chaque store” explique Gilbert Gatoré, directeur clientèle chez Dagobert. Les marques d’ameublement sont aussi des adeptes convaincues : l’utilisateur peut visualiser un meuble dans son appartement avant de passer commande ou de se rendre en magasin. Le client gagne du temps et le distributeur réduit les risques d’échange de produit. Le secteur immobilier est aussi en première ligne. Le site MeilleursAgents.com a ainsi développé une application qui permet aux aspirants propriétaires d’observer à travers leur écran les caractéristiques des appartements ou maison qu’ils ont sous les yeux.

En outre, dans l’environnement des “stores” – le Google Play d’Android ou l’App Store d’Apple –, les annonceurs n’ont pas le loisir de mettre en avant leurs offres. Il importe donc d’attirer l’attention des utilisateurs, qui sont au centre du jeu, en leur proposant du contenu, des services, ou du divertissement. L’effet “Waouh” provoqué par la réalité augmentée peut être un atout pour inciter les cibles d’une marque à en télécharger l’application. Ainsi, Audi propose aux mobinautes de faire apparaître ses derniers modèles en 3 dimensions, devant leurs yeux, par le truchement de leurs écrans.

E-commerce et m-commerce sont bien sûr aussi concernés. Certains sites de vente de vêtements en ligne proposent aux internautes de brancher leur webcam pour essayer les modèles convoités directement sur eux. Le service comprend aussi une application de “social shopping”, puisqu’ils peuvent prendre une photo de leurs essayages et la partager sur les réseaux sociaux afin de recueillir l’avis de leurs proches. La technologie fonctionne également pour les montres, les bijoux ou les lunettes.

C’est d’ailleurs la voie qu’a choisi de suivre l’opticien Atol pour se démarquer de ses concurrents, dans un secteur où les clients sont très convoités. “Nous avons voulu permettre à nos prospects d’essayer leurs lunettes de la façon la plus simple possible” explique Philippe Peyrard, directeur général délégué du réseau d’opticiens indépendants. Pour cela, Atol a développé dès 2009, en partenariat avec Total Immersion, une application disponible sur smartphone et tablette : l’utilisateur choisit une paire de lunette, cale son visage au centre de son écran, puis les lunettes apparaissent sur son nez, et n’en bougent pas même s’il tourne son visage. Résultat : plus de 2 millions de connexions au site Internet et 120 000 téléchargements de l’application. Surtout, un utilisateur sur deux de l’application consulte l’outil de géolocalisation associé qui leur indique l’opticien Atol le plus proche de chez eux, juste après s’être admiré en réalité augmentée. “C’est un outil de prévente dont nous sommes très satisfaits” assure Philippe Peyrard.

Les directeurs marketing s’intéressent aussi à la technologie pour en équiper leurs points de vente. Lego a ainsi installé des bornes dans certains de ses magasins : en présentant la boîte fermée devant l’écran, les acheteurs peuvent observer l’apparence qu’aura leur jouet une fois toutes les pièces assemblées. Les écrans peuvent aussi être installés sur la vitrine du magasin : “Les passants peuvent ainsi se voir parés d’une paire de Ray Ban alors qu’ils ne font que marcher dans la rue, ce qui peut les inciter à pousser la porte de la boutique” explique Bruno Uzzan, président de Total Immersion, qui offre ses services aux entreprises pour développer des solutions de réalité augmentée.

Les marques grand public distribuées en grandes surfaces peuvent aussi y avoir recours pour attirer l’attention de leurs clients. Pour rajeunir son image, la marque de confiserie Cadbury a ainsi créé une application qui permet à ses clients de jouer à taper sur les canards virtuels qui apparaissent autour de leur barre chocolatée, elle, bien réelle.

La réalité augmentée peut aussi être utilisée dans un cadre événementiel. Ainsi, en 2009, à l’occasion d’une convention réunissant les cadres d’Alstom, Patrick Kron, le président du groupe français, a-t-il présenté les différents métiers de son entreprise à l’aide de cette technologie. Idéal pour capter l’attention et dégager l’image d’une société à la pointe de la technologie. La réalité augmentée permet aussi d’aller à la rencontre de son public. Le National Geographic, avec l’aide de l’agence Appshaler, a par exemple installé, dans un centre commercial hongrois, un écran géant sur lequel les passants pouvaient se contempler caressant dauphins et guépards.

De nombreux écueils à éviter
La liste des applications marketing de la réalité augmentée est donc très longue. Et le potentiel du secteur laisse rêveur : selon une étude publiée par Markets And Markets, en 2011, son revenu net était de 181,25 millions de dollars, et devrait atteindre 5,155 milliards de dollars en 2016. Aujourd’hui, les principaux acteurs du marché sont le français Total Immersion, Layar, Metaio, Zugara ou encore Wikitude.

Mais nombreux aussi sont les écueils à éviter, et toutes les expériences de réalité augmentée n’ont pas connu un succès éclatant, loin s’en faut. Un professionnel du secteur se souvient sans nostalgie de l’expérience de Lustucru, en 2010 : “Ils avaient lancé un jeu de réalité augmenté qui avait pour support leurs paquets de pâtes. Mais ils s’étaient précipités pour devancer la concurrence, et la technologie n’était pas encore tout à fait au point”. Résultat, une qualité d’image et une expérience client loin d’être optimales. Bruno Uzzan en convient : “En 2009 et 2010, l’engouement a été tel que tout le monde a voulu s’y essayer, parfois en dépit de la qualité. Or, l’expérience utilisateur n’était pas assez riche et les taux d’utilisation et de conversion n’ont pas été bons. Ces échecs ont échaudé les directions marketing et les agences : en 2011, notre chiffre d’affaires a stagné car les marques n’ont pas renouvelé l’expérience”, explique le président de Total Immersion.

Passé le premier enthousiasme et les désillusions qui s’en sont suivies, quelle place pour la réalité augmentée dans les campagnes marketing en 2012 ? “Nous avons changé d’angle d’attaque, assure Bruno Uzzan. Si l’on nous demande de simplement réaliser une vidéo qui apparaisse dans un magazine, nous refusons. Nous menons désormais une réflexion avec les marques et les agences pour déterminer ce qui pourrait enrichir l’expérience client, lui apporter une réelle valeur ajoutée.” Chez Agelios Conseil, où l’on développe aussi des solutions de réalité augmentée, on n’a pas hésité à faire appel à un scénariste estampillé Canal + pour développer une application destinée aux enfants. “C’est un média à part entière où le scénario est aussi important, voire plus, que la technologie” justifie Guillaume Kuntz, son président. Finie la passivité : l’utilisateur ne peut plus se contenter de regarder une vidéo, il veut participer à l’expérience en utilisant ses mains et son visage pour faire évoluer l’animation.

Total Immersion a réduit le coût de sa licence pour privilégier le travail sur la richesse pour le consommateur final. Bruno Uzzan assure que ce changement de stratégie a été payant : “Les taux de conversion sont plus intéressants, les clients sont davantage satisfaits et les consommateurs reviennent sur l’application”.

Le grand public peine à l’adopter
Si des progrès ont été faits sur la qualité des applications, il reste beaucoup de travail pour évangéliser le grand public. Seules “15 % des personnes ont utilisé au moins une fois la réalité augmentée” note Bruno Uzzan. Et la proportion de propriétaires de smartphones ou tablettes à y avoir recours n’excède pas 7 à 8 %, selon les estimations les plus optimistes. C’est que les contraintes technologiques restent pesantes. Même si la technologie s’en affranchit, il reste souvent nécessaire d’imprimer un support sans lequel les informations additionnelles n’apparaîtraient pas. En outre, le secteur étant émietté entre un grand nombre d’acteurs, les utilisateurs doivent télécharger une application pour chaque expérience. “Une application générique qui réunisse toutes les marques n’est pas prête de voir le jour, considère Bruno Uzzan. Elles préfèrent conserver leur identité plutôt que d’être mêlées à d’autres.” Autre écueil pointé par Guillaume Kuntz : “l’application ne doit pas être conçue pour les geeks. Plutôt que d’avoir à fouiller dans les pages, l’arborescence doit faciliter l’accès à l’option ‘AR’ ”.

Ces freins ne seraient que peu de chose si la technologie était plus abordable. Son prix incite les marques à y réfléchir à deux fois avant de se lancer, ou de se relancer. Pour Guillaume Kuntz, d’Agelios Conseil, “entre la conception du scénario, la création de l’application mobile elle-même, et la modélisation 3D des objets et de leur animation, le prix varie généralement de 25 000 à 55 000 euros. Bien sûr, le prix dépend du nombre et de la complexité des animations”. Chez Total Immersion, Bruno Uzzan calcule que “le prix descend rarement en dessous de 20 000 à 25 000 euros, et peut s’élever jusqu’à 70 000 à 100 000 euros. De manière générale, la technologie est plus abordable qu’avant, car nous savons faire bien à moins de 50 000 euros”.

Quand la réalité dépassera la fiction
Malgré ces freins, le temps joue en faveur de la réalité augmentée. D’abord sur le plan technologique, où la loi de Moore, qui veut que la puissance des ordinateurs double tous les 18 mois, rend les smartphones et les tablettes de plus en plus abordables et toujours plus puissants. Ensuite, sur le front du marché : “Il y a seulement quelques années, nous ne pouvions toucher que les 15 % d’ordinateurs équipés d’une webcam. Aujourd’hui, les smartphones et les tablettes se répandent à toute vitesse” se réjouit Bruno Uzzan. Enfin, du côté du public, l’usage de plus en plus fréquent des appareils mobiles comme supports à la vie quotidienne rend la réalité augmentée de plus en plus naturelle, sans donner l’impression de jouer dans un film de science-fiction.

Mais le véritable saut technologique et d’usage pourrait être encore à venir. Google a ainsi dévoilé début 2012 un projet de lunettes intégrant toutes les fonctionnalités d’un smartphone, en y ajoutant la gestion de la réalité augmentée en temps réel. Les nanotechnologies pourraient aussi permettre d’intégrer la technologie dans des lentilles optiques. À plus court terme, Bruno Uzzan considère que “les télévisions, via les boxes Internet, permettront d’essayer des vêtements virtuels devant son écran plasma, aussi grand qu’un miroir”.

Nouvelles technologies
Machine-to-Machine et Internet des objets dans l’œil des entreprises0Publié sur: Le Nouvel Economiste.fr à http://www.lenouveleconomiste.fr/lesdossiers/nouvelles-technologies-la-realite-augmentee-16909/#.UZEa5bXKGDQ 

Les objets ont-ils une conscience ? Les machines sont-elles douées d’intelligence ? Dans i-Robot, un film d’Alex Proyas, sorti sur les écrans en 2004, les robots dévoués au service et à l’assistance des humains se rebellent et tentent de prendre le pouvoir, répondant ainsi par l’affirmative à ces deux questions.

Questions qui, aujourd’hui, amusent bien sûr les acteurs de deux secteurs auxquels on promet un brillant avenir : l’Internet des objets et le machine-to-machine (M2M), qui n’en sont encore qu’à leurs balbutiements. Un libre blanc édité par FING, Syntec Informatique et Orange, définit le M2M comme “l’association des technologies de l’information et de la Communication (TIC), avec des objets, rendus ainsi ‘intelligents’ et communicants, dans le but de donner à ces derniers les moyens d’interagir sans intervention humaine avec le système d’information d’une organisation ou d’une entreprise”.

La technologie est aujourd’hui déjà en place pour des usages variés, comme le paiement automatique sur les autoroutes, géré par Cofiroute, ou pour la gestion de la flotte de taxis de l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle. Les secteurs intéressés sont aussi nombreux : l’économie d’énergie, avec les compteurs intelligents, la protection de l’environnement, la gestion de parcs de matériels, comme des photocopieurs, l’assistance à la maintenance d’équipements industriels, ou encore la sécurité des biens et des personnes.

Pour les entreprises, les avantages de l’internet des objets sont nombreux. Grâce à lui, elles peuvent proposer de nouveaux services innovants à leurs clients, comme Cofiroute avec le télépéage automatique. La lutte contre la contrefaçon, qui touche de nombreux secteurs, du vin aux montres de luxe en passant par les vêtements, peut s’en trouver améliorée. La logistique et le management de la supply chain sont aussi concernés. Dans l’industrie agroalimentaire et la pharmacie, on place de grands espoirs dans sa capacité à tracer les produits.

Mais avant de parvenir à une voiture sans conducteur ou à une ville entièrement connectée, les obstacles technologiques à franchir sont nombreux. Le M2M s’appuie aujourd’hui sur les QR Code, des codes imprimés embarquant davantage d’informations que les codes-barres classiques, sur les puces RFID et toutes sortes de capteurs sophistiqués. Mais demain, les nanotechnologies permettront de miniaturiser ces dispositifs, tandis qu’ils gagneront en capacité de communication et en autonomie.

Une perspective qui pose la question du droit à la déconnexion et aux règles d’éthiques à appliquer au M2M et à l’Internet des objets. En juillet 2011, Alex Türk, ancien président de la Commission nationale informatique et liberté (CNIL), faisait part de ses inquiétudes dans les colonnes du Nouvel Économiste : “Lorsque les nano-technologies feront leur entrée en scène, nous serons observés et écoutés par des milliers de puces RFID d’une taille telle qu’on ne les verra plus à l’œil humain, et l’on ne saura pas qui en sera le responsable, ni comment les éviter. On n’aura même pas la possibilité de refuser d’y être soumis. Pire que Big Brother, ce seraient des millions de nano brothers”. Une fois de plus, la réalité pourrait bien dépasser la fiction.

Par Aymeric Marolleau

Innovation : quel est l’ADN de votre entreprise ?

Tout processus d’innovation passe par la définition de l’ADN de l’entreprise. Pour Clayton Christensen, Jeff Dyer et Hal Gregersen, auteurs de l’ouvrage Le gène de l’innovateur, l’ADN des entreprises innovantes se rapproche de la personnalité de leur fondateur. Extraits du livre. 

L'étude de Clayton Christensen et de ses co-auteur

Crédits photo : Shutterstock
L’analyse de Clayton Christensen et de ses co-auteur sur l’ADN des entreprises innovantes a abouti à la formule des  » 3P ».

À l’évidence, l’ADN des entreprises innovantes reflète celui de leur fondateur. Lorsque nous avons discuté avec des innovateurs de la création d’entreprises et d’équipes innovantes, ils ont souligné l’importance de pouvoir compter sur du personnel qui leur ressemble (qui soit donc des esprits novateurs), de mettre en place des processus favorisant les compétences d’innovation (le questionnement, l’observation, le réseautage et l’expérimentation), et de définir une philosophie cohérente (une culture qui encourage chacun à innover et à prendre des risques calculés). L’analyse des entreprises innovantes de notre liste corrobore cette conclusion. Cela nous a amenés à élaborer un ensemble d’hypothèses de travail sur l’ADN des entreprises innovantes que nous résumons par la formule des « 3P ».

Le personnel

Nous avons commencé par observer que les entreprises innovantes étaient souvent dirigées par des entrepreneurs fondateurs ou des leaders qui excellaient dans les compétences de découverte et assumaient avec fierté la responsabilité de l’innovation. De fait, ils affichaient en général un quotient de découverte supérieur à celui des leaders des entreprises moins innovantes. Nous avons également constaté que les entreprises ultra-performantes dans ce domaine cumulaient de fortes compétences de découverte à tous les niveaux du management et dans toutes les fonctions.

Elles veillaient aussi à équilibrer ces compétences avec celles d’exécution lors du processus d’innovation (de la conception à l’application). Enfin, elles avaient souvent créé un poste de responsable de l’innovation au plus haut niveau de la hiérarchie, à l’image de Lafley qui a nommé Claudia Kotchka vice-présidente en charge du design, de l’innovation et de la stratégie. Autrement dit, ces entreprises étaient en moyenne composées de personnels qui excellaient aux cinq compétences de découverte décrites, et savaient mieux exploiter les talents de ces employés axés sur la découverte que leurs concurrentes moins innovantes.

Le Processus

À l’instar des individus créatifs qui utilisent leurs compétences de découverte, les entreprises innovantes développent systématiquement des processus visant à encourager ces aptitudes chez leurs employés. La plupart instaurent une culture qui reflète la personnalité et les comportements du leader. Steve Jobs, par exemple, posait des questions du type « Et si… ? Pourquoi non ? », et les salariés d’Apple ont pris cette habitude.

Lafley a consacré des centaines d’heures à observer les clients, tel un anthropologue étudiant une tribu, et a élaboré des processus spécifiques pour observer les clients de P&G. Benioff pratique le réseautage et a inventé entre autres Chatter pour permettre aux salariés de communiquer à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise à la recherche d’idées originales. Quant à Bezos, lui-même testeur de talent, il a institutionnalisé chez Amazon des procédés d’expérimentation incitant les salariés à essayer des produits et des processus nouveaux. En mettant en place des processus qui répondent à leurs comportements, ces leaders ont inoculé à l’entreprise leur propre gène de l’innovation.

La philosophie

Ces processus de découverte sont soutenus par quatre principes qui encouragent le personnel à tester de nouvelles idées :

(1) l’innovation est l’affaire de tous,

(2) l’innovation de rupture constitue le cœur du portefeuille d’innovations,

(3) le déploiement d’équipes restreintes et organisées, dédiées à des projets d’innovation, et

(4) la prise de risque calculée pour développer l’innovation.

Cette philosophie reflète l’attitude des leaders qui militent constamment en faveur de l’innovation. Ils estiment qu’elle fait partie de leur mission et n’hésitent pas à remettre le statu quo en cause et à prendre les risques nécessaires pour la réaliser.

Ils ne délèguent pas la R&D à un département spécifique. Tout le monde, y compris les instances dirigeantes, doit participer et émettre des suggestions ; l’innovation est l’affaire de chacun comme dans la plus efficace des démocraties. L’exhortation à innover et à défier le statu quo est soutenue par une philosophie du risque qui s’exprime chez Ideo à travers le mot d’ordre : « Échouer tôt pour réussir encore plus tôt. »

Toutes ces entreprises non seulement revendiquent leur tolérance à l’erreur mais l’estiment inévitable, pour ne pas dire nécessaire au processus d’innovation. Par ailleurs, convaincues que chacun a des capacités créatrices, elles limitent la taille des équipes pour responsabiliser et motiver les salariés. (Bezos a instauré chez Amazon la règle des « équipes à deux pizzas », l’idée étant qu’une équipe doit pouvoir se nourrir avec deux pizzas, autrement dit comporter six à dix membres au maximum.)

les3P

Des entreprises qui définissent leurs propres codes

D’après nos entretiens et nos observations, nous pouvons conclure que les entreprises innovantes définissent leur propre code de l’innovation à travers leur personnel, leurs processus et leur philosophie. (voir Figure ci-dessus).

Pour autant, le diable se cache dans les détails et il importe de veiller à ce que le personnel joue réellement le jeu. Nombre d’entreprises clament haut et fort que leur personnel est innovant et que leurs processus et leur philosophie concourent à l’innovation. Cependant, elles ne savent pas forcément comment intégrer tous ces éléments dans leur culture.

A PROPOS DES AUTEURS
  • Clayton Christensen occupe la chaire Robert et Jane Cizik à la Harvard Business School. Il est considéré comme l’un des principaux experts mondiaux de la festion de l’innovation et du changement technologique et a été élu numéro 1 du Thinkers50, classement mondial des penseurs les plus influents du business.Jeff Dyer occupe la chaire Horace Beesley, à la Marriott School de Brigham Young University, et est professeur adjoint à la Wharton School.Hal Gregersen est professeur de leadership à l’Insead. Il est également coach et consultant.

 

Lu sur les Echos à http://business.lesechos.fr/directions-generales/strategie/innovation-quel-est-l-adn-de-votre-entreprise-6571.php?xtor=EPR-101-[NL_13h]-20130513*

 

TESTEZ-VOUS !

Comment les marques utilisent la psychologie des couleurs pour la manipulation de leurs clients ?

Certaines marques sont directement identifiables par leur couleur. Le rouge de Coca-Cola, le noir et doré de Chanel ou le jaune d’IKEA leur permettent d’être immédiatement identifiés.

La couleur qu’une entreprise utilise pour être identifiée a également une signification. Une marque peut ainsi exprimer la confiance que l’on peut avoir en elle, la qualité de ses produits et bien plus encore.

Voici un guide des couleurs basé sur des recherches réalisées par Karen Haller, experte dans les couleurs et leur influence sur votre business. Voyons comment les différentes couleurs peuvent provoquer une certainemanipulation de vos clients.

 

Comment les marques utilisent-elles les couleurs pour la "manipulation" de leurs clients ?Comment les marques utilisent-elles les couleurs pour la « manipulation » de leurs clients ?
Source image: careysobel.com

 

Jaune : amusement et amitié

Le jaune signifie …

Les marques utilisant le jaune veulent exprimer la joie, l’optimisme et l’amitié. Le jaune est aussi la couleur la plus visible à la lumière du jour. Difficile de passer dans une rue et d’ignorer une enseigne à cette couleur.

Marque utilisant le jaune

IKEA (voir Analyse SWOT IKEA) utilise du jaune dans son logo, ses dépliants, …, même dans son magasin. Cela signifie pour le consommateur que l’on s’y amuse. N’allez-vous pas chez IKEA en famille ? Je doute que vos enfants s’y ennuient.

Autres grandes marques utilisant le jaune : Renault, Mc Donald, Amazon.com

Rouge : puissance et passion

Le rouge signifie …

Le rouge est la couleur de la puissance, du pouvoir et de la passion. Il représente aussi l’énergie, le courage et la sensation.

Marque utilisant le rouge

Virgin emploi le rouge depuis ses débuts. Richard Branson, son fondateur, l’a voulu pour exprimer le sentiment de confiance et d’énergie. Une vraie réussite.

Autres grandes marques utilisant le rouge : Ferrari, Kellogg’s, Coca-Cola

Pourpre : luxe et fantaisie

Le pourpre signifie …

Qualité, luxe et décadence sont associés au pourpre. Attention, il peut parfois paraître trop fantaisiste et pas assez en contact avec la réalité.

Marque utilisant le pourpre

Milka est la plus célèbre des vaches pourpres. Le consommateur ressent la qualité au travers de cette couleur.

Autres grandes marques utilisant le pourpre : Yahoo, Hallmark, Barbie

Comment les marques utilisent la psychologie des couleurs pour la manipulation de leurs clients ? dans gestion de marque vache-pourpre9 trucs pour rendre votre produit remarquable : la vache pourpre.

Noir : prestige et exclusivité

Le noir signifie …

Comme le pourpre, le noir est une couleur du luxe. Lorsque bien utilisé, le noir communique le prestige et l’exclusivité. Le noir est une couleur à laquelle vous accorderez plus facilement votre ‘sérieux’.

Marque utilisant le noir

Le doré et le noir de Chanel font directement penser à des produits de qualité inégalée et exclusifs.

Autres grandes marques utilisant le noir : Yves-Saint-Laurent, Puma, Waterman

Orange : espièglerie et gaieté

L’orange signifie …

L’orange, c’est la gaieté. Les entreprises utilisant l’orange sont perçues comme joyeuses, amusantes et mettant l’accent sur le contact social. L’orange représente aussi le confort physique, comme le soleil et sa chaleur. Mais attention lorsqu’elle utilise l’orange, une marque peut être jugée incapable d’être sérieuse.

Marque utilisant l’orange

La banque et assurance ING utilise l’orange dans son logo, le lion. Elle y exprime cet aspect ‘ludique’ et le compense par le bleu d’ING, qui y apporte son aspect confiance et logique. On imagine mal une banque voulant mettre l’aspect « fun » en avant.

Autres grandes marques utilisant l’orange : Fanta, Harley Davidson, Firefox

Brun : chaleur et fiabilité

Le brun signifie …

En pensant ‘brun’, le chocolat vous vient immédiatement à l’esprit. Mais derrière cette couleur, vous ressentez aussi la chaleur, la sécurité et la fiabilité.

Marque utilisant le brun

UPS est perçue par ses clients comme une entreprise de livraison de confiance. Le brun est le choix parfait pour une marque voulant exprimer que l’on doit lui accorder notre confiance.

Vert : jeunesse et nature

Le vert signifie …

Le vert est une couleur aujourd’hui largement utilisée pour tout ce qui concerne l’environnement et sa protection. Le vert signifie aussi jeunesse et amour de la vie.

Marque utilisant le vert

Garnier s’affiche clairement comme voulant aider ses clients à protéger la nature. L’entreprise s’implique directement dans cette démarche. Ses Shampoing Fructis Garnier sont vendus dans des éco-emballages.

Autres grandes marques utilisant le vert : BP, Land Rover, Greenpeace

Bleu : calme et logique

Le bleu signifie …

Le bleu représente la confiance, l’intégrité et la communication. Attention, mal utilisé, le bleu peut également faire apparaître votre marque comme étant froide, distante et inaccessible. J’en ai fait l’expérience sur Targuzo, avant d’y apporter une touche orangée ;-) . Vos clients associent le bleu à la logique, au calme et à la sérénité

Marque utilisant le bleu

Les grands réseaux sociaux sur internet comme Facebook, Twitter et Linkedin, utilisent le bleu en priorité dans leur logo. Le bleu clair de Twitter, tendant vers le jaune, exprime aussi l’aspect divertissant de ce média social.

Autres grandes marques utilisant le bleu : Dell, Oral-B, American Express

Publié par Succès marketing à http://www.succes-marketing.com/marketing/action/manipulation-couleurs-marques.html

Communication et marketing : je t’aime, moi non plus

Si les avis divergent, si des directeurs du marketing annoncent la toute-puissance de la communication produit sur la communication de l’organisation, d’autres estiment que ces deux fonctions sont complémentaires et c’est probablement la bonne attitude. Il convient en effet de constater que depuis quelques années, la communication corporate (ou institutionnelle ou des organisations) ne cesse de se développer. Les entreprises ne craignent plus parler d’elles-mêmes, et ce, bien au-delà des seuls produits ou des marques, dont les durées de vie sont plus qu’incertaines en période de crise économique.

Les tentatives récentes de mettre en place des plateformes de marques par exemple cèdent à une tendance très moderne. Cependant, à l’occasion, les entreprises font bien souvent la redécouverte de ce qui, dans les années 80 et 90, s’appelait déjà politique de communication. Une politique fondée sur les valeurs de l’entreprise, la culture de l’organisation, l’étude de l’environnement, la prise en compte des salariés… Le concept de plateforme de marque a donc bien été marketé… Il n’y a donc rien de plus normal aujourd’hui pour une entreprise de s’exprimer non plus à travers ses seuls produits (pneus, yaourt, services…), mais bien plus profondément, c’est-à-dire sur son ADN, sur ses salariés, ses missions et ses ambitions.

Oser la communication

Toutes les associations de professionnels du secteur de la communication, les cercles de réflexion sur le management, estiment la communication des organisations plus importante que la communication produits. Tout d’abord parce que la communication corporate est une fonction centrale du management (j’oserai dire qu’elle est consubstantielle au management) alors que la communication marketing n’est qu’une fonction opérationnelle de l’organisation. Donc avant l’opératif, le stratégique. De plus, il est évident que les entreprises ont tout à gagner à développer des stratégies et des discours d’entreprises vis-à-vis de publics de plus en plus méfiants, moins réceptifs et désormais sur la défensive face à des techniques marketing de plus en plus intrusives.

La communication corporate est un positionnement stratégique, une philosophie d’entreprise ancrée dans des racines culturelles, un ou des mythes fondateurs, des objets de rassemblement (dont le produit n’est qu’une des composantes). Elle prend toutes ses dimensions tant auprès des salariés que vis-à-vis des publics externes et les parties prenantes de l’entreprise. C’est pourquoi les communicants doivent lutter contre l’idée selon laquelle seuls le produit ou le service peuvent sauver une entreprise. C’est doublement faux : d’une part, parce qu’il s’agit d’un raisonnement à très court terme et que jamais la multiplication de la production d’un produit qui ne se vend pas, a permis à une entreprise de se redresser.

D’autre part, c’est une erreur de croire qu’en supprimant des budgets de communication, l’entreprise va sauver son avenir financier. C’est faux à long terme. C’est parce qu‘une entreprise est en crise qu’elle doit oser la communication. C’est en défendant ses savoir-faire, en valorisant ses compétences, son histoire et ses salariés que les entreprises en danger économiquement pourront se sortir de situations difficiles. Ainsi l’effondrement de la sidérurgie française n’est pas dû à sa qualité, mais bien à une communication catastrophique de longue date tant au niveau politique que managérial.

Certes, ce type de raisonnement passe mal dans les têtes de dirigeants dont les yeux sont rivés sur les indicateurs de gestion et de performance que les marketeurs maitrisent à la perfection. C’est aussi un enjeu pour les communicants de rattraper leur retard en terme d’évaluation des actions de communication. Sans capacité à mesurer l’efficacité de la communication et à justifier les budgets de communication, les communicants sont voués à rester aphones.

Identité, proximité, légitimité

La communication d’entreprise regroupe dans son champ toutes les typologies de communication existantes, des médias sociaux à l’événementiel aux relations presse… Mais ce ne sont que des outils au service d’une pensée stratégique portant sur l’image et la réputation de l’entreprise. Car il s’agit, grâce à la communication corporate, de conquérir une proximité, une légitimité et une identité sociale. Proximité envers les publics, légitimité de la mission de l’entreprise, identité de compréhension de la mission de l’organisation. Sans ce triptyque fondamental, l’entreprise est vouée à l’ignorance, d’elle-même et de ses produits.

La communication corporate fournit aux entreprises une réponse adaptée aux problématiques de communication et aux conflits potentiels générés par l’instabilité économique. En l’absence de communication corporate, pas de réflexion en amont sur les orientations économiques, incohérence des stratégies discursives de marque et discontinuité du management. Il faut hélas souligner la profonde ignorance de beaucoup de managers qui croient encore que la communication, c’est de la publicité ou qu’elle n’est réduite qu’à un objet promotionnel. Cette vision courte est fondamentalement dangereuse pour l’organisation parce qu’elle est directement la conséquence d’une pensée marketing rivée sur la performance et les parts de marché.

Communication de crise corporate

Enfin, il convient de souligner qu’en situation de crise (comme les cas récents de Findus, Picard, Spanghero, Sanofi, France Telecom, Société Générale…), si la conséquence première est, par exemple, le retrait de produit, c’est bien l’image et la réputation de l’entreprise qui sont en jeu à long terme. Ce n’est pas parce qu’une firme sortira de nouveaux produits qu’elle effacera les crises précédentes. Or on peut constater que les entreprises en crise d’image renforcent surtout leur communication corporate. Il s’agit de défendre ou de reconstruire un capital de valeurs, et non du packaging… Ainsi, plus les entreprises auront développé de la communication corporate en temps normal, plus elles seront aptes à affronter des tempêtes. Et la fonction marketing ne viendra qu’en appui.

Les managers doivent en être convaincus : la communication est un levier fort de réputation et de croissance

Source: les Echos à http://lecercle.lesechos.fr/entreprises-marches/management/organisation/221171978/communication-et-marketing-t-aime-moi-non-plus

ÉCRIT PAR

 

 

 

 

Gestion de la crise de la viande de cheval par Auchan / chronodrive

Message reçu le 12/02/2013 par les clients Chronodrive:

Bonjour,
Vous avez peut-être acheté de marque AUCHAN des LASAGNES BOLOGNAISE 1kg (code barre: 3596710034307), de la MOUSSAKA 300 g (code barre : 3596710275236) ou de la MOUSSAKA 850g (code barre : 3596710275618).

Nous avons retiré de la vente ces produits ayant potentiellement une présence de viande de cheval dans les recettes devant contenir de la viande de bœuf.

Les autorités françaises ont indiqué que ces produits ne comportaient pas de risque sanitaire. Ils peuvent donc être consommés. Si toutefois, certains clients préfèrent ramener ces produits en magasin, ceux-ci  leur seront remboursés.

Pour tout complément d’information, Auchan invite ses clients à contacter le N° vert :
0800 227 227.

Veuillez nous excuser pour ce désagrément.
L’équipe Chronodrive.

A très bientôt chez Chronodrive !

CHRONODRIVE Orvault
Ouvert de 8h30 à 20h30 du lundi au samedi

 

Mojo permet aux téléspectateurs connectés d’acheter des produits vus à la télé

Mojo

La société Mojo a été créée en mars 2012 par Mickael Royer (debout). Jérôme Métral (à g.), responsable technique, et Brice Capobianco (à d.), community manager, finalisent avec lui le développement du site. (© Mojo)

La société Mojo a développé www.shozap.tv, un site internet qui crée un lien entre des programmes de télévision et des sites de e-commerce qui proposent les produits vus dans une émission ou un film.

Il permet de chercher, sur les sites marchands partenaires, tous les produits vus en direct, de les ajouter sur le site et d’en discuter avec d’autres téléspectateurs connectés à internet. A partir du guide TV proposé sur le site, ils peuvent en quelques clics acheter le livre présenté dans une émission ou la robe de l’héroïne d’une série. Ils peuvent aussi partager leur expérience sur les réseaux sociaux. Le site permet également d’ajouter des produits qu’ils ont reconnus dans une émission et de les partager. A terme, Shozap rémunérera les utilisateurs si les produits qu’ils ont ajoutés sont achetés.
Cette solution intéresse les professionnels du marketing et de la communication des marques, car il leur permet un retour sur investissement. Par exemple, les marques qui habillent une présentatrice ont aujourd’hui une visibilité très faible. Shozap leur permet de mettre en avant leurs produits sur le site et les réseaux sociaux, et de générer des ventes immédiates pendant ou après la diffusion d’une émission.
Une première version du site est actuellement en ligne afin d’effectuer des tests avant un lancement officiel prévu à la fin de l’année 2012. Les dirigeants prévoient de recruter très rapidement de nouveaux collaborateurs dans les domaines technique, éditorial et marketing/communication.

www.shozap.tv

Contact : Mickael Royer - Tél : 06 24 32 44 50
Publié par Rennes Atalante à http://www.rennes-atalante.fr/actualites-technopole/actualites-de-la-technopole/blog/mojo-permet-aux-telespectateurs-connectes-dacheter-des-produits-vus-a-la-tele.html

Protect what’s behind you

Une campagne originale, et très artistique, pour inciter les automobilistes à acheter une voiture avec caméra de recul …Protect what's behind you dans gestion de marque 507bfeeb99bf90020000025d-medium
A project by Ernest Zacharevic & Happiness Brussels for Toyota. 
Many car accidents happen while maneuvering in reverse.
Not only cars get damaged, each year far too many children get injured or killed.
Street artist Ernest Zacharevic invaded a parking lot in Brussels (Q-Park Lepage) and confronted drivers with the dangers of maneuvering in reverse. This resulted in the project ’Protect what’s behind you’.
It is also an appeal to drivers to opt for a rearview camera.
507c08e799bf900200000291-medium dans marketing
507c08f27bcc430200000242-medium dans publicite
507c08f903ae1f020000023b-medium
5074a070d8705502000002d8-medium
507c090999bf900200000294-medium
507c0b3403ae1f020000025d-medium
507c0ad003ae1f0200000259-medium
507c091e99bf900200000297-medium

Paysan Breton lance son édition automne-hiver

8 Octobre 2012

 

Paysan Breton

Comme tous les six mois, Paysan Breton propose une nouvelle version de son fromage fouetté de Madame Loïk en édition limitée.

Pour la période automne-hiver, il s’agit d’une recette comprenant des éclats de noix, des morceaux de figues violettes et une purée de raisins blancs.

La référence sera en rayon jusqu’en mars 2013 avant de laisser place à une déclinaison estivale. Sur les fromages frais aromatisés à tartiner, Paysan Breton revendique une croissance en volume de 26 % au premier semestre 2012.

Source: lineaires.com à http://www.lineaires.com/La-vie-des-produits/Paysan-Breton-lance-son-edition-automne-hiver-39050

 

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