Archives pour la catégorie gestion de marque

Nutella, Kinder et Fanta : top 3 des marques sur les réseaux sociaux

L’agence Bolero Web Intelligence a mesuré les citations spontanées par les internautes de 500 marques françaises et internationales sur le web : Facebook, Twitter, blogs et forums, sur une période d’un an. Le résultat met en exergue non pas les marques les plus actives sur les réseaux sociaux, mais celles qui font le plus parler.

Le top 3 des marques agroalimentaires est : 

- Nutella,

- Kinder,

- Fanta.

Ces marques font essentiellement parler d’elles sur Twitter. « C’est le média de l’instant et de l’humeur par excellence, pas étonnant donc que sur les dix premières marques agroalimentaire, huit soient des produits sucrés », analyse Bolero Web Intelligence. Ces huit premières marques sur Twitter sont en effet : Nutella, Kinder, Fanta, Milka, RedBull, Haribo, Orangina et Sprite.

Les blogs constituent le second support de prédilection pour parler des marques, avec une grande diversité d’angles : du décryptage des stratégies de communication aux recettes de cuisine.

P.C. | 24 Novembre 2014

source: http://www.processalimentaire.com/Flash/Nutella-Kinder-et-Fanta-top-3-des-marques-sur-les-reseaux-sociaux-25295

 

Charal cherche à remettre le boeuf dans le quotidien des Français

La marque innove techniquement produit composé d'une superposition fines tranches viande.

La marque innove techniquement avec ce produit composé d’une superposition de fines tranches de viande. – Photo Charal

Face aux nouveaux comportements des consommateurs, la marque réplique par des innovations et de la pédagogie.

Les Français manquent de culture sur la viande. Charal l’a bien compris et fait feu de tout bois pour leur donner les clefs leur permettant de mieux connaître le boeuf. La marque vient ainsi de lancer sur son site Internet une version en ligne des ateliers qu’elle avait réalisés grandeur nature lors d’événements éphémères. Au menu : des conseils pour réussir la cuisson de la viande, un lexique ou des détails sur les races des animaux. Un jeu autour des pièces du boucher permet, en outre, de tester ses connaissances sur les différents morceaux qui sont présentés en vidéo par l’un des 500 bouchers de Charal. « Les consommateurs sont de plus en plus en attente d’expertise et de redécouverte », constate Stéphanie Bérard-Gest, responsable marketing.

Attirer d’autres consommateurs

Face à des Français consommant moins de viande, fournir des clefs est indispensable. Si le steak haché est aujourd’hui si présent dans les paniers des consommateurs, c’est en effet parce qu’au-delà du prix, tout le monde sait comment le servir. En revanche, il existe un manque de connaissances sur la manière de préparer les pièces de viande. « Il n’y a pas eu chez les moins de 40 ans de vraie transmission de la part des parents autour de la cuisine de la viande. Et ils ont souvent peur de ne pas réussir leur cuisson. Pour eux, comme pour les autres, il faut apporter des solutions. Notre rôle comme marque leader est de remettre le boeuf dans le quotidien des Français, de créer de nouvelles occasions de consommation », estime Stéphanie Bérard-Gest.

L’une des pistes passe par le lancement de produits simples à mettre en oeuvre. Plus d’une personne sur deux ne s’estime pas capable de faire un boeuf bourguignon ou une blanquette de veau – des plats bien ancrés dans l’imaginaire hexagonal ? La marque vient de sortir des kits cuisine pour les réaliser facilement. Aux morceaux de viande coupés à la bonne taille s’ajoute un sachet d’assaisonnement.

Pour répondre aux attentes d’un public qui plébiscite le caractère tendre du boeuf, Charal a également lancé une innovation technique réalisée par une superposition de fines tranches jouant la carte du fondant. Ce Tendre de boeuf permet de faire le pont entre l’univers du steak haché et la pièce de boeuf.

Dans un univers que l’on aurait pu penser banalisé, l’industriel mise largement sur les innovations et en sort entre douze et quinze par an. Parmi elles figurent des produits surfant sur les tendances alimentaires du moment. Comme les boulettes ou les bagels. Mais aussi des portions plus petites, adaptées notamment à l’appétit des seniors.

Simplifier la vie

Pour la marque qui pèse environ 1 milliard d’euros aux rayons frais et surgelés, l’accompagnement du consommateur prend différentes formes. La marque mise sur le packaging pour l’aider à préparer ses plats. Comme pour le tartare au couteau accompagné d’une sauce qui se mélange dans la barquette-bol fournie. Les emballages doivent aussi encore plus guider l’acheteur. Ils ont été revus pour indiquer précisément la place des morceaux sur l’animal et leurs caractéristiques organoleptiques. Charal joue de surcroît les pionniers en matière de codes QR en les démultipliant. Sur ses packagings, il en existe plus d’une cinquantaine, adaptés aux gammes, et donnant accès à des astuces, des recettes. Le contenu varie selon le moment et les opérations en cours.

Soigner les fidèles

Si la marque veut convaincre les néophytes de mettre plus souvent du boeuf à leur menu, elle n’en oublie pas pour autant de cultiver le lien avec ses fidèles. Son Club Avantages compte 120.000 membres. Ils obtiennent des bons de réduction sur leurs produits préférés, ont accès à des jeux spécifiques, mais aussi à des recettes exclusives, un peu décalées, dans l’esprit humoristique de la communication. Et ils collectionnent les fameuses « boîtes à Hummm », ces objets qui émettent le gimmick publicitaire guttural « Hummm… Charal » lorsqu’on les retourne. Une nouvelle édition sort chaque année. A n’utiliser qu’avec modération pour préserver la paix des ménages…

Clotilde Briard, Les Echos

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20150106/lec2_industrie_et_services/0204027957336-charal-cherche-a-remettre-le-boeuf-dans-le-quotidien-des-francais-1080498.php?zLtZS40111QU0LF6.99#xtor=CS1-33

Agroalimentaire. Paysan Breton devient Bai Shang en Chine

Propriété de la coopérative laitière Laïta, la marque et ses produits (beurres, fromages…) seront bientôt commercialisés en Chine sous le nom Bai Shang.

Éric d’Humières et Jean-Marie Le Bris.
Ouest-France

Agroalimentaire. Paysan Breton devient Bai Shang en Chine dans international sige_4787107_3.jpg78

Laïta a le sens du tempo. C’est au coeur du Sial  que la coopérative laitière bretonne (1) a présenté, hier, son plan d’action pour la Chine. Pour s’adapter au marché, elle a décidé d’adapter le nom de sa marque Paysan Breton. Dans l’Empire du milieu, beurres et fromages (camemberts, bries, emmental…) seront commercialisés sous celui de Bai Shang, traduction de Paysan Breton.

Une première pour Laïta, qui s’est jusque-là limitée à personnaliser les emballages en fonction des pays. Mais l’international est la priorité de l’entreprise, présente dans près de 110 pays (l’export représente aujourd’hui 20 à 25 % de son chiffre d’affaires de 1,3 milliard d’euros).

« C’est un accélérateur de ventes et de compréhension », explique Jean-Marie Le Bris, directeur Produits grande consommation (PGC) et filiales de Laïta. Objectif : capter la croissance où elle est, surtout à l’est, alors que la suppression des quotas laitiers, imposée par l’Union européenne, se profile en 2015. Un salarié va être installé à Hô-Chi-Minh-Ville (Vietnam) pour comprendre les attentes des marchés asiatiques.

Cibler la jeunesse

L’initiative en vaudrait la peine. En Chine, la consommation de fromage n’atteint que « 4 grammes par an et par habitant », contre 23 kilos en France, sourit Éric d’Humières, directeur export PGC. Tout est à faire dans ce marché de niche. Le made in France pourrait permettre de s’y faire une place.

Les premiers produits Bai Shang (des centaines de tonnes ; à relativiser au regard des 50 000 tonnes de PGC exportées dans le monde par Laïta) seront lancés d’ici à trois mois, dans les hôtels et restaurants. Ils attendront avant de prendre place dans les supermarchés, le temps que la marque s’installe. Les cibles ? «Les jeunes et les enfants, par qui la consommation se développe » et « une population éduquée, qui a voyagé », détaille Éric d’Humières, qui prévient : « Ça va mettre des années à se démocratiser. » Au vu du potentiel espéré (croissance de 25 % par an), Laïta est prêt à attendre.

Publié par ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/23-10-2014-165851

 

Les ventes de beurre ne fondent plus

Qui l’eût cru ? Après des années de déclin, il reprend des couleurs dans nos cuisines. Moulé, en beurrier, bio ou allégé, il séduit les gastronomes et les chasseurs de cholestérol.

Les ventes de beurre ne fondent plus dans - Bretagne sige_4636672_2.jpg62

Surprise ! En 2013, le beurre a stoppé sa glissade. Ses ventes en grandes surfaces ont augmenté de 2,7 %. Les Français restent les plus gros mangeurs de beurre dans le monde, avec une consommation annuelle de huit kilos par habitant. Une croissance inattendue après trente années de déclin.

« Avec la crise, on cuisine de plus en plus à la maison. Les émissions culinaires, la volonté de se faire plaisir avec un produit simple et naturel peuvent expliquer ce rebond »,suppose Marie-Paule Pouliquen, directrice marketing chezPaysan breton, la marque du groupe coopératif Laïta, à Brest. Un contre-pied au discours hygiéniste caricaturant le beurre en boucheur d’artères. Un pied de nez à la concurrence de la margarine et des graisses végétales hydrogénées.

Image « traditionnelle et nature »

Leader sur le marché du beurre moulé, parée de sa célèbre robe vichy rouge ou bleu, la marque Paysan breton cultive méticuleusement une image « traditionnelle et naturelle » du beurre.

Sa charte de qualité repose sur une période prolongée de pâturage, bannit les colorants, les conservateurs, les arômes artificiels, sélectionne des ferments lactiques naturels pour offrir au palais une texture tartinable et un « goût de noisette », récompensés par des médailles au Salon de l’agriculture.

« Pour un bon beurre, il faut nourrir ses vaches avec des fourrages de qualité, cultivés sur l’exploitation », confirme Michel Beziaud. Éleveur laitier à Maumusson (Loire-Atlantique), il prodigue à ses trente-quatre pensionnaires un menu quatre étoiles, très diversifié selon les saisons (herbe, maïs, céréales, tourteaux de colza et de soja non OGM, luzerne…).

Stratégie payante : la marque vedette du groupe Laïta « a augmenté le volume de ses ventes de beurre en grandes surfaces de 30 % depuis 2009 », se réjouit Marie-Paule Pouliquen. Avec 14,3 % de parts de marché (source : Iri), Paysan breton talonne le leader Président (groupe Lactalis, à Laval) et devance Elle-et-Vire (groupe Bongrain).

La prédominance de ces trois marques illustre la concentration galopante du marché national du beurre entre les mains des grands groupes laitiers. Leurs beurreries géantes écoulent 60 % des tonnages sous la marque des distributeurs.

Les industriels ont multiplié les innovations. Ils ont su déployer, autour de la plaquette standard, toute une gamme adaptée à différents profils de consommateurs : beurre allégé à 60 %, beurre tendre, mini-beurres en portions individuelles, beurre aux cristaux de sel pour les fruits de mer ou beurre bio AOC.

Xavier BONNARDEL

Publié par Ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/ventes-beurre-ne-fondent-plus-06-05-2014-143904

Oscars : un selfie en or signé Samsung

Ellen DeGeneres a publié aux Oscars la photo la plus retweetée de tous les temps avec son smartphone Samsung. Une stratégie marketing savamment préparée par le constructeur sud-coréen.

Oscars : un selfie en or signé Samsung

La 86e cérémonie des Oscars a consacré dimanche 2 mars les films  » 12 Years a Slave  » et  » Gravity « . Mais l’autre grand gagnant est Samsung, qui aurait pu recevoir une statuette pour le meilleur buzz de la soirée, grâce au selfie pris en direct, puis publié sur Twitter, par l’animatrice Ellen DeGeneres. Son message a battu un record avec plus de deux millions de retweets, devançant le célèbre  » Four more years «  post-réélection de Barack Obama, qui totalise  » seulement  » 700.000 retweets.

Un coup marketing en or pour Samsung, sponsor de la soirée et fournisseur du smartphone d’Ellen DeGeneres, qui a sorti son appareil devant les caméras à trois reprises au cours de la soirée (mais a repris son iPhone en coulisses, comme le signale Mashable). Une stratégie savamment préparée par le constructeur sud-coréen, qui a signé un partenariat pour sponsoriser également dix selfies pris par les célébrités elles-mêmes pendant la cérémonie des Oscars.
Pour cela, un miroir Twitter a été installé en coulisses, en fait une simple tablette avec un cadre en filigrane, dispositif déjà testé en fin d’année dans d’autres événements médias américains. Les célébrités se présentent devant la tablette, appuient sur l’écran et prennent la pose, avant de valider ou reprendre la photo. En un clic, la photo selfie est envoyée sur le flux Twitter de l’événement.
Si le placement de produit lors de grands shows télévisés n’est pas nouveau, la stratégie marketing de Samsung va beaucoup plus loin, avec notamment  » White Glove «  (gant blanc), son programme VIP réservé aux célébrités. Le but : toucher les stars pour les convaincre d’échanger leur iPhone, BlackBerry ou autre smartphone Android contre un Samsung, et devenir les nouveaux ambassadeurs de la marque.

Le programme  » White Glove  » se présente comme un club fermé, avec dîners, soirées et rencontres entre privilégiés, choyés par l’équipe Samsung sur place, chargée de les aider à se familiariser avec ses produits. Le principe d’une soirée  » White Glove «  est simple : une célébrité accueille l’événement chez elle, pendant lequel la marque offre des produits personnalisés. Plus tard, les stars qui ont apprécié le smartphone ou la tablette offerte sont invitées à organiser à leur tour une soirée  » White Glove « , pour toucher ainsi de nouveaux ambassadeurs.

 

Et la stratégie marketing derrière ces réunions Tupperware version high-tech semble payer. Comme avec Dana Brunetti, le président de Trigger Street productions, la société derrière le film  » The Social Network  » et la série récompensée  » House of Cards  » diffusée sur Netflix. Dana Brunetti s’est vu offrir un smartphone Galaxy S3 lors d’une soirée organisée chez les jumeaux Winklevoss, célèbres pour avoir fait partie de l’aventure Facebook à ses débuts, aux côtés de Mark Zuckerberg.

Après avoir utilisé en simultané son iPhone et le Galaxy S3 pendant un mois, il a abandonné le premier à la fin du mois, allant jusqu’à troquer son iPad pour une tablette Galaxy Tab signée Samsung, et organiser à son tour sa propre soirée  » White Glove « . Et il n’est pas le seul : on compte également, parmi les stars converties, le chanteur et producteur Jay-Z, qui a proposé en avant-première son dernier album  » Magna Carta Holy Grail  » aux utilisateurs de smartphones de la marque sud-coréenne.

La stratégie marketing VIP de Samsung fait des émules. Ainsi, Nokia a lui aussi décidé d’envoyer des cadeaux personnalisés aux célébrités. Après avoir lu une interview dans USA Today où le chanteur 50 Cent affirmait avoir acheté un smartphone uniquement pour son appareil photo, le constructeur finlandais a envoyé son Lumia 1020 au rappeur. Lequel a publié sur Instagram une photo de son nouveau jouet. Les marques n’ont pas fini de faire des heureux chez les stars.

 

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Source : 20minutes

Pernod Ricard teste le bar à cocktails domestique et connecté

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Le groupe français de vins et spiritueux, Pernod Ricard, vient de lever le voile sur « Gutenberg », un projet de mini-bar intelligent et intuitif à domicile, conçu sous la forme d’une bibliothèque connectée.

Un bar à spiritueux intelligent qui vous suggère des recettes de cocktails et vous alerte quand il manque un ingrédient ? C’est ce qu’a présenté le groupePernod Ricard en avant première mondiale lors de l’Innovation Day du groupe le 28 janvier à Paris. Ce nouveau concept, baptisé Gutenberg du nom de l’inventeur de l’imprimerie, se présente sous la forme d’une petite bibliothèque composée de plusieurs « livres », contenant différentes boissons alcoolisées du groupe (Havana Club, Absolut Vodka, Jameson, Beefeater…). Elle peut être installée sur n’importe quelle table chez soi. Chaque « livre » est posé sur une tablette qui reconnait, via une puce NFC, les contenants et calcule le niveau d’alcool restant.

« Il s’agit d’un écosystème de rupture qui redéfinit l’expérience conviviale chez soi, avec une utilisation intuitive et interactive », a expliqué Alain Défossé, le directeur général du « Breakthrough innovation group » (BIG). Cette cellule de sept personnes, créée en 2012, et volontairement située hors du siège du groupe, fonctionne comme une start-up. Elle signe ici sa première innovation, après un an de travail sur le projet. « C’est encore un concept qui n’a pas vocation à être commercialisé tout de suite », prévient Alain Défossé.

DES LIVRAISONS DIRECTES CHEZ LE CONSOMMATEUR

Le groupe entend d’abord tester cette innovation sur certains marchés clefs, dans des zones urbaines. « Nous devons valider les usages, vérifier l’adhésion du projet et mesurer le niveau de maturité des consommateurs pour ce nouveau modèle », poursuit-il.
Sur le plan commercial, « Gutenberg » devrait fonctionner en approche directe, du fabricant à l’utilisateur. Le consommateur pourra commander sur Internet ses propres recharges de 70 centilitres et se faire livrer directement dans sa boite aux lettres. Le concept s’intègre dans la stratégie de Pernod Ricard d’accélérer dans l’innovation digitale. « On ne fait pas du digital parce que ça fait bien ou parce que c’est une mode. Nous faisons du digital parce que c’est un accélérateur de business », souligne Alexandre Ricard, le directeur général délégué du groupe.

100% RECYCLABLE

Pernod Ricard reste encore discret, à ce stade, sur la technologie contenue dans les recharges, notamment sur les matériaux choisis et le système de pompe. Seule certitude, le groupe garantit que chaque « livre », qui devra aller à la poubelle une fois vide, sera 100 % recyclable. « Nous testons différentes sortes de matériaux, dans l’optique qu’ils soient totalement recyclables », insiste Alain Défossé. Ce dernier n’a pas non plus souhaité donner d’indication sur le prix possible de ce concept pour le consommateur ni sur une date de commercialisation. Une chose est sûre, « Gutenberg » n’a pas vocation à rester longtemps dans les cartons.

Adrien Cahuzac

Publié par l’Usine Digitale à http://www.usine-digitale.fr/article/pernod-ricard-teste-le-bar-a-cocktails-domestique-et-connecte.N236006

 

Canal+ va lancer une vingtaine de chaînes sur Youtube

 

Entre autres programmes phares de Canal+, "Les Guingols" auront leur chaîne spéciale sur YouTube.

 

Pour Canal+, archétype de la télévision payante, c’est une petite révolution. A partirdu mois de décembre, ses programmes gratuits (issus par exemple du « Grand Journal ») seront diffusés hors antenne sur des chaînes YouTube spéciales. Le groupe audiovisuel et la plate-forme de vidéo en ligne ont en effet signé un accord, qui constitue entre eux une première.

« Groland », « Les Guignols » ou encore « Le Before », le rendez-vous de 18 heures : désormais, les programmes phares de la chaîne seront disponibles à travers une vingtaine de chaînes YouTube, dont Canal+ déterminera le nombre et assurera l’animation éditoriale, à l’image du Palmashow, une émission de la chaîne D8 (groupe Canal+) déjà disponible sur YouTube.

« L’Internet ouvert est en train de devenir un média à part entière, explique Rodolphe Belmer, le directeur général du groupe Canal+. Ce média a son propremode de consommation, de production et de monétisation. Il nous faut donc l’appréhender comme tel, en lançant des expressions uniquement destinées à ce monde ouvert. »

UN TOURNANT STRATÉGIQUE

Il s’agit d’un tournant stratégique pour la chaîne, qui considérait jusqu’ici Internet comme un espace de déclinaison de son offre télévisuelle. Elle entend désormaisadapter ses offres aux modes de consommation sur Internet, marqués par des temps de consultation plus courts et par la montée en puissance des terminaux mobiles, qui représentent aujourd’hui 40 % des accès à YouTube.

Plutôt que de raisonner par chaîne ou par émission, Canal+ va donc promouvoirses programmes individuellement, voire ses figures de proue, comme autant de « marques » qui auront sur YouTube leur autonomie. Elle va égalementexpérimenter la diffusion d’extraits de films ou de séries et « ne s’interdit pas detester des épisodes de séries en avant-première sur le Web », selon M. Belmer.

Au-delà de la fragmentation de ses contenus, Canal+ entend également profiter à plein du Web comme espace d’inspiration et d’alimentation de son antenne. Une chaîne Canal Factory va voir le jour, afin de tester les jeunes talents repérés par ses équipes et destinés pour certains à venir renouveler les visages à l’antenne.

« Le ‘Canal Factory’ sera une pépinière et un nouveau modèle industriel de développement de talents, décrit Rodolphe Belmer. Nous les produirons d’abord sur YouTube et les aiderons à réussir dans cet écosystème. Si cela marche, ils accéderont à l’antenne. » Canal s’inspire ici de la démarche des multi-channel networks (MCN), ces structures qui développent des programmes pour un large éventail de chaînes YouTube.

En septembre, Canal+ avait acquis une participation au sein de Maker Studios, une start-up qui gère plus de 15 000 artistes et génère près de 5 milliards devidéos vues chaque mois. Déjà producteur de contenus pour le cinéma et la télévision, Canal+ pourrait donc voir son métier s’élargir à la production de contenus pour le Web.

PARTAGE DE REVENUS

Cette nouvelle démarche impliquera la régie publicitaire de Canal+, qui assurera la commercialisation des chaînes YouTube créées par le groupe (la plate-forme de vidéo conservant la commercialisation des éventuels invendus). L’accord conclu prévoit un partage de revenus entre les deux entreprises, sans minimum garanti. Il n’a pas été possible de connaître les termes exacts de l’accord, mais le partage proposé par YouTube lui réserve habituellement 45 % des revenus.

Si YouTube parvient à imposer un revenue sharing qui lui est aussi favorable (d’autres plates-formes proposent un partage à 70-30 en faveur de l’éditeur de contenus), c’est en raison de son audience massive. La plate-forme accueille chaque mois un milliard de visiteurs uniques dans le monde et environ 28 millions en France. « Le poids de YouTube est complètement incontournable, on ne peut pas avoir une stratégie qui s’en exonère », constate M. Belmer. Il s’agit toutefois pour lui d’une stratégie « non exclusive », qui ne signifie pas que Canal+ renonce, en parallèle, à développer ses propres espaces sur le Web (sites, applications).

Pour YouTube, cet accord est un très joli coup, la plate-forme souhaitant hébergerun nombre croissant de contenus professionnels de qualité. « Cet accord donne accès à nos utilisateurs à des contenus très forts et renforce notre position dans la délinéarisation des contenus de télévision », se félicite Christophe Muller, directeur des partenariats YouTube pour l’Europe du Sud et de l’Est, le Moyen-Orient et l’Afrique.

La plate-forme ambitionne de devenir le lieu central d’accès aux contenus fragmentés issus de la télévision, que les utilisateurs y accèdent depuis un ordinateur, une tablette, un téléphone ou un téléviseur connecté à Internet. Elle travaille déjà en France avec BFM TV, M6 ou le groupe Lagardère. Dans certains pays, comme l’Inde ou la Russie, YouTube parvient même à s’imposer comme un diffuseur de contenus cinématographiques.

Pour compléter son modèle gratuit, la plate-forme a également développé une offre payante, de location à l’acte. Sur ces créneaux de la télévision de rattrapage ou de la VOD, elle se retrouve de fait en concurrence avec les offres que les chaînes de télévision mettent en place (comme par exemple Canal à la demande).« Internet est un nouveau média », estime M. Belmer, qui juge qu’il s’agit plus d’un nouvel usage que d’une concurrence envers l’usage « classique » de la télévision.

Publié par Le Monde à http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2013/11/12/canal-va-lancer-une-vingtaine-de-chaines-sur-youtube_3511886_3236.html?utm_content=buffer7b24d&utm_source=buffer&utm_medium=twitter&utm_campaign=Buffer

Par Alexis Delcambre

Danone défie Mars et Kraft sur le marché du snacking

Le groupe lance un nouveau produit, entre yaourt et fromage blanc, à moins de 1 euro le pot.

Nature ou aux fruits, Danio sera vendu à moins de 1 euro le pot, à partir du 1er  janvier 2014. - Photo Danone

Nature ou aux fruits, Danio sera vendu à moins de 1 euro le pot, à partir du 1er  janvier 2014. – Photo Danone

Danone s’attaque à un nouveau segment de marché, celui de l’en-cas de 10 heures ou 16 heures, où 80 % des Français grignotent. Pour cela, le groupe dirigé par Franck Riboud a créé une marque, Danio, et «  un produit qui n’existait pas », se situant entre le yaourt et le fromage blanc. Très concentré, hyperprotéiné, il se veut une alternative à « des consommations gourmandes, riches et sucrées, comme les barres chocolatées, les biscuits ou plus diététiques, les fruits, qui ne calment pas toujours les petites faims », précise Olivier Delamea, directeur général du pôle ultra-frais en France. Avec Danio, Danone vient sur le terrain de géants comme les américains Kraft ou Mars. Et tente de réveiller le très gros marché français des produits laitiers, dont il est le leader, mais qui recule depuis dix-huit mois. Les Français ont consommé 1,8 million de tonnes de produits laitiers pour 4,5 milliards d’euros au cours des douze derniers mois.

Trois litres de lait pour 150 grammes de produit

Totalement innovante, la technologie utilisée donne, à partir de trois litres de lait, un produit de 150 grammes, différent de tout ce qui existe déjà dans le secteur ultra-frais. Très dense, en version 0 % ou 2,4 % de matières grasses, il a «  une texture unique ». Nature ou aux fruits (myrtille, passion, framboise, fraise…), il sera vendu à l’unité, à moins d’un euro le pot, à partir du 1er  janvier 2014. «  A 0,95 euro, nous nous plaçons exactement sur le terrain des spécialistes du snacking », ajoute Olivier Delamea. L’élaboration de Danio a amené Danone à se doter d’une nouvelle ligne de production dans son usine du Pays de Braye en Normandie.

Cette irruption sur un marché, qui n’est pas le sien, s’accompagnera d’ «  un dispositif de lancement extrêmement puissant », qui vise un public plutôt jeune (25-49 ans). La marque, qui se veut humoristique, sera largement promue à la télévision et sur les médias sociaux, où elle proposera des jeux. Elle fera également l’objet d’une vaste campagne de dégustation, en grandes surfaces et dans les zones à forte concentration de bureaux. Les enseignes de la distribution le proposeront à la fois dans le rayon ultra-frais et dans le rayon snacking, où seront installées des armoires réfrigérées Danone. Danio sera également vendu dans tout le circuit hors domicile, dont les stations-service. A terme, le groupe dirigé par Franck Riboud vise 10 à 15 % de l’univers du snacking.

Maire-Josée Cougard

pour les Echos. Publié à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0203042170296-danone-defie-mars-et-kraft-sur-le-marche-du-snacking-612976.php

Google s’associe à Nestlé pour lancer un Android « KitKat »

Le géant d’internet Google a annoncé que la prochaine version de son système d’exploitation Android serait baptisée « KitKat », comme la barre chocolatée produite par le groupe agroalimentaire suisse Nestlé.

En achetant des barres chocolatées "KitKat", les clients pourront gagner des tablettes ou de l'argent à dépenser dans les applications mobiles Android. (c) Sipa

En achetant des barres chocolatées « KitKat », les clients pourront gagner des tablettes ou de l’argent à dépenser dans les applications mobiles Android. (c) Sipa

Le géant d’internet Google a annoncé mardi 3 septembre que la prochaine version de son système d’exploitation pour mobiles Android serait baptisée « KitKat », comme la barre chocolatée produite par le groupe agroalimentaire suisse Nestlé.

Au fil des ans, Google a toujours accolé au nom de son système d’exploitation le nom d’une sucrerie –cupcake, donut, dragée ou sandwich à la crème glacée.

« Ces logiciels nous rendent la vie si douce que chaque version d’Android reçoit le nom d’une sucrerie », a résumé le groupe californien sur son blog: « Comme tout le monde semble avoir du mal à se passer de chocolat, nous avons choisi d’appeler la prochaine version d’Android du nom d’une de nos friandises au chocolat favorites ».

Android sur près de 8 smartphones sur 10

Cette annonce est accompagnée par une opération promotionnelle permettant de gagner des tablettes ou de l’argent à dépenser en applications pour mobiles Android en achetant des barres chocolatées « KitKat ».

Selon Google, Android équipe plus d’un milliard de smartphones ou de tablettes dans le monde. Selon des chiffres publiés le mois dernier par le cabinet IDC, Android avait capté au deuxième trimestre 79,3% du marché des logiciels d’exploitation pour mobiles, loin devant le logiciel équipant l’iPhone d’Apple (13,2%).

(avec AFP)

Publié par  à http://www.challenges.fr/high-tech/20130904.CHA3760/google-s-associe-a-nestle-pour-lancer-un-android-kitkat.html

Nouvelles technologies : la réalité augmentée (RA)

La réalité augmentée s’immisce peu à peu dans l’univers des marques et de leurs clients

e-marketing - Nouvelles technologiesLongtemps cantonnée aux récits de science-fiction, la réalité augmentée s’immisce de plus en plus fréquemment dans les campagnes marketing. Les marques espèrent ainsi renforcer l’expérience et l’implication de leurs clients. Cette collaboration peut prendre des formes variées : applications sur mobile, marketing en point de vente, événementiel… Mais gare à ne pas privilégier la technologie au scénario, sous peine de froisser les utilisateurs. Mieux vaut ne pas rater son effet, car l’outil reste aussi coûteux qu’impactant, même si son prix a connu une baisse sensible ces dernières années.

La publicité sous toutes ses formes, toutes ses couleurs, et sur tous les médias : télévision, radio, magazine, mobilier urbain, Internet, tablette ou téléphone mobile… On estime que les consommateurs sont soumis à 3 000 messages publicitaires chaque jour. Mais cette surenchère n’est pas sans conséquence. La première est psychologique : “les cibles apprennent à se prémunir contre ces messages, ils les voient de moins en moins” remarque Laurent Muzellec, professeur associé de marketing à l’ESSCA. La deuxième conséquence est épidermique : le public nourrit un sentiment de plus en plus hostile à toute forme de publicité. Ainsi, selon l’étude “Publicité et société” de l’agence Australie, sur les relations entre les Français et la communication : “La publicité continue de voir son appréciation se dégrader. (…) La forme qu’elle prend, son contenu, sa présence, sont moins bien acceptés”. Laurent Muzellec ajoute que “la technologie a donné la capacité aux cibles de se soustraire à la publicité”, en migrant de la télévision de flux vers la TV à la demande, et de la presse papier à la presse en ligne, où des logiciels permettent de bloquer les annonces.

La défiance envers la publicité préoccupe les marques, qui cherchent de nouvelles façons d’interpeller leurs clients sans détériorer leur image. “Elles tentent de créer des réclames fortes d’un contenu, pour que leurs clients aillent les chercher, explique Laurent Muzellec. L’impact est plus fort, car la cible, au lieu d’être passive, s’y expose elle-même.”

Pour créer cette curiosité spontanée, les marques misent notamment sur le marketing expérientiel, que le Mercator définit comme la “création d’expériences qui permettent d’engager le consommateur dans une relation positive, riche en sens et en sensations, avec une marque”. Pour les chercheurs américains Pine et Gilmore, le marketing expérientiel consiste en cinq points : surprendre, proposer de l’extraordinaire, stimuler les cinq sens, créer du lien et utiliser les valeurs de la marque.

Parmi les leviers les plus en vue du marketing expérientiel figure la réalité augmentée (AR), qui consiste à superposer des images virtuelles et des informations supplémentaires sur la réalité, par le prisme des écrans : smartphone et tablette dotés d’un GPS, d’une boussole, d’une caméra et d’un écran, et ordinateurs équipés d’une webcam. Longtemps cantonnée aux récits de science-fiction, la réalité augmentée s’immisce depuis 2009 dans les campagnes marketing, pour renforcer l’expérience de marque, l’interactivité, et l’implication des consommateurs ciblés. Ses incursions sont toujours très remarquées. Mais quels sont les enjeux du marketing par la réalité augmentée ?

L’imagination pour seule borne
Cette technologie est utilisée par les marques dans de nombreux contextes. Le premier concerne les applications sur smartphones et tablettes, dont le nombre ne cesse de croître : on compte environ 1 milliard d’utilisateurs de smartphones dans le monde, et plus de 100 millions de nouveaux propriétaires de tablettes tactiles en 2012.

Ces applications peuvent par exemple aider les prospects à faire leur choix avant de se rendre en magasin. Ainsi l’agence Dagobert a-t-elle développé, pour le fabriquant de stores extérieurs Dickson, une application qui permet aux futurs clients de photographier leur maison, puis de choisir les stores de leur choix et l’emplacement où ils souhaitent les installer. L’application reproduit ensuite le rendu sur leur façade, la surface et l’intensité de l’ombre projetée. “Des algorithmes complexes ont dû être développés pour répliquer le plus justement possible l’ombre produite par chaque store” explique Gilbert Gatoré, directeur clientèle chez Dagobert. Les marques d’ameublement sont aussi des adeptes convaincues : l’utilisateur peut visualiser un meuble dans son appartement avant de passer commande ou de se rendre en magasin. Le client gagne du temps et le distributeur réduit les risques d’échange de produit. Le secteur immobilier est aussi en première ligne. Le site MeilleursAgents.com a ainsi développé une application qui permet aux aspirants propriétaires d’observer à travers leur écran les caractéristiques des appartements ou maison qu’ils ont sous les yeux.

En outre, dans l’environnement des “stores” – le Google Play d’Android ou l’App Store d’Apple –, les annonceurs n’ont pas le loisir de mettre en avant leurs offres. Il importe donc d’attirer l’attention des utilisateurs, qui sont au centre du jeu, en leur proposant du contenu, des services, ou du divertissement. L’effet “Waouh” provoqué par la réalité augmentée peut être un atout pour inciter les cibles d’une marque à en télécharger l’application. Ainsi, Audi propose aux mobinautes de faire apparaître ses derniers modèles en 3 dimensions, devant leurs yeux, par le truchement de leurs écrans.

E-commerce et m-commerce sont bien sûr aussi concernés. Certains sites de vente de vêtements en ligne proposent aux internautes de brancher leur webcam pour essayer les modèles convoités directement sur eux. Le service comprend aussi une application de “social shopping”, puisqu’ils peuvent prendre une photo de leurs essayages et la partager sur les réseaux sociaux afin de recueillir l’avis de leurs proches. La technologie fonctionne également pour les montres, les bijoux ou les lunettes.

C’est d’ailleurs la voie qu’a choisi de suivre l’opticien Atol pour se démarquer de ses concurrents, dans un secteur où les clients sont très convoités. “Nous avons voulu permettre à nos prospects d’essayer leurs lunettes de la façon la plus simple possible” explique Philippe Peyrard, directeur général délégué du réseau d’opticiens indépendants. Pour cela, Atol a développé dès 2009, en partenariat avec Total Immersion, une application disponible sur smartphone et tablette : l’utilisateur choisit une paire de lunette, cale son visage au centre de son écran, puis les lunettes apparaissent sur son nez, et n’en bougent pas même s’il tourne son visage. Résultat : plus de 2 millions de connexions au site Internet et 120 000 téléchargements de l’application. Surtout, un utilisateur sur deux de l’application consulte l’outil de géolocalisation associé qui leur indique l’opticien Atol le plus proche de chez eux, juste après s’être admiré en réalité augmentée. “C’est un outil de prévente dont nous sommes très satisfaits” assure Philippe Peyrard.

Les directeurs marketing s’intéressent aussi à la technologie pour en équiper leurs points de vente. Lego a ainsi installé des bornes dans certains de ses magasins : en présentant la boîte fermée devant l’écran, les acheteurs peuvent observer l’apparence qu’aura leur jouet une fois toutes les pièces assemblées. Les écrans peuvent aussi être installés sur la vitrine du magasin : “Les passants peuvent ainsi se voir parés d’une paire de Ray Ban alors qu’ils ne font que marcher dans la rue, ce qui peut les inciter à pousser la porte de la boutique” explique Bruno Uzzan, président de Total Immersion, qui offre ses services aux entreprises pour développer des solutions de réalité augmentée.

Les marques grand public distribuées en grandes surfaces peuvent aussi y avoir recours pour attirer l’attention de leurs clients. Pour rajeunir son image, la marque de confiserie Cadbury a ainsi créé une application qui permet à ses clients de jouer à taper sur les canards virtuels qui apparaissent autour de leur barre chocolatée, elle, bien réelle.

La réalité augmentée peut aussi être utilisée dans un cadre événementiel. Ainsi, en 2009, à l’occasion d’une convention réunissant les cadres d’Alstom, Patrick Kron, le président du groupe français, a-t-il présenté les différents métiers de son entreprise à l’aide de cette technologie. Idéal pour capter l’attention et dégager l’image d’une société à la pointe de la technologie. La réalité augmentée permet aussi d’aller à la rencontre de son public. Le National Geographic, avec l’aide de l’agence Appshaler, a par exemple installé, dans un centre commercial hongrois, un écran géant sur lequel les passants pouvaient se contempler caressant dauphins et guépards.

De nombreux écueils à éviter
La liste des applications marketing de la réalité augmentée est donc très longue. Et le potentiel du secteur laisse rêveur : selon une étude publiée par Markets And Markets, en 2011, son revenu net était de 181,25 millions de dollars, et devrait atteindre 5,155 milliards de dollars en 2016. Aujourd’hui, les principaux acteurs du marché sont le français Total Immersion, Layar, Metaio, Zugara ou encore Wikitude.

Mais nombreux aussi sont les écueils à éviter, et toutes les expériences de réalité augmentée n’ont pas connu un succès éclatant, loin s’en faut. Un professionnel du secteur se souvient sans nostalgie de l’expérience de Lustucru, en 2010 : “Ils avaient lancé un jeu de réalité augmenté qui avait pour support leurs paquets de pâtes. Mais ils s’étaient précipités pour devancer la concurrence, et la technologie n’était pas encore tout à fait au point”. Résultat, une qualité d’image et une expérience client loin d’être optimales. Bruno Uzzan en convient : “En 2009 et 2010, l’engouement a été tel que tout le monde a voulu s’y essayer, parfois en dépit de la qualité. Or, l’expérience utilisateur n’était pas assez riche et les taux d’utilisation et de conversion n’ont pas été bons. Ces échecs ont échaudé les directions marketing et les agences : en 2011, notre chiffre d’affaires a stagné car les marques n’ont pas renouvelé l’expérience”, explique le président de Total Immersion.

Passé le premier enthousiasme et les désillusions qui s’en sont suivies, quelle place pour la réalité augmentée dans les campagnes marketing en 2012 ? “Nous avons changé d’angle d’attaque, assure Bruno Uzzan. Si l’on nous demande de simplement réaliser une vidéo qui apparaisse dans un magazine, nous refusons. Nous menons désormais une réflexion avec les marques et les agences pour déterminer ce qui pourrait enrichir l’expérience client, lui apporter une réelle valeur ajoutée.” Chez Agelios Conseil, où l’on développe aussi des solutions de réalité augmentée, on n’a pas hésité à faire appel à un scénariste estampillé Canal + pour développer une application destinée aux enfants. “C’est un média à part entière où le scénario est aussi important, voire plus, que la technologie” justifie Guillaume Kuntz, son président. Finie la passivité : l’utilisateur ne peut plus se contenter de regarder une vidéo, il veut participer à l’expérience en utilisant ses mains et son visage pour faire évoluer l’animation.

Total Immersion a réduit le coût de sa licence pour privilégier le travail sur la richesse pour le consommateur final. Bruno Uzzan assure que ce changement de stratégie a été payant : “Les taux de conversion sont plus intéressants, les clients sont davantage satisfaits et les consommateurs reviennent sur l’application”.

Le grand public peine à l’adopter
Si des progrès ont été faits sur la qualité des applications, il reste beaucoup de travail pour évangéliser le grand public. Seules “15 % des personnes ont utilisé au moins une fois la réalité augmentée” note Bruno Uzzan. Et la proportion de propriétaires de smartphones ou tablettes à y avoir recours n’excède pas 7 à 8 %, selon les estimations les plus optimistes. C’est que les contraintes technologiques restent pesantes. Même si la technologie s’en affranchit, il reste souvent nécessaire d’imprimer un support sans lequel les informations additionnelles n’apparaîtraient pas. En outre, le secteur étant émietté entre un grand nombre d’acteurs, les utilisateurs doivent télécharger une application pour chaque expérience. “Une application générique qui réunisse toutes les marques n’est pas prête de voir le jour, considère Bruno Uzzan. Elles préfèrent conserver leur identité plutôt que d’être mêlées à d’autres.” Autre écueil pointé par Guillaume Kuntz : “l’application ne doit pas être conçue pour les geeks. Plutôt que d’avoir à fouiller dans les pages, l’arborescence doit faciliter l’accès à l’option ‘AR’ ”.

Ces freins ne seraient que peu de chose si la technologie était plus abordable. Son prix incite les marques à y réfléchir à deux fois avant de se lancer, ou de se relancer. Pour Guillaume Kuntz, d’Agelios Conseil, “entre la conception du scénario, la création de l’application mobile elle-même, et la modélisation 3D des objets et de leur animation, le prix varie généralement de 25 000 à 55 000 euros. Bien sûr, le prix dépend du nombre et de la complexité des animations”. Chez Total Immersion, Bruno Uzzan calcule que “le prix descend rarement en dessous de 20 000 à 25 000 euros, et peut s’élever jusqu’à 70 000 à 100 000 euros. De manière générale, la technologie est plus abordable qu’avant, car nous savons faire bien à moins de 50 000 euros”.

Quand la réalité dépassera la fiction
Malgré ces freins, le temps joue en faveur de la réalité augmentée. D’abord sur le plan technologique, où la loi de Moore, qui veut que la puissance des ordinateurs double tous les 18 mois, rend les smartphones et les tablettes de plus en plus abordables et toujours plus puissants. Ensuite, sur le front du marché : “Il y a seulement quelques années, nous ne pouvions toucher que les 15 % d’ordinateurs équipés d’une webcam. Aujourd’hui, les smartphones et les tablettes se répandent à toute vitesse” se réjouit Bruno Uzzan. Enfin, du côté du public, l’usage de plus en plus fréquent des appareils mobiles comme supports à la vie quotidienne rend la réalité augmentée de plus en plus naturelle, sans donner l’impression de jouer dans un film de science-fiction.

Mais le véritable saut technologique et d’usage pourrait être encore à venir. Google a ainsi dévoilé début 2012 un projet de lunettes intégrant toutes les fonctionnalités d’un smartphone, en y ajoutant la gestion de la réalité augmentée en temps réel. Les nanotechnologies pourraient aussi permettre d’intégrer la technologie dans des lentilles optiques. À plus court terme, Bruno Uzzan considère que “les télévisions, via les boxes Internet, permettront d’essayer des vêtements virtuels devant son écran plasma, aussi grand qu’un miroir”.

Nouvelles technologies
Machine-to-Machine et Internet des objets dans l’œil des entreprises0Publié sur: Le Nouvel Economiste.fr à http://www.lenouveleconomiste.fr/lesdossiers/nouvelles-technologies-la-realite-augmentee-16909/#.UZEa5bXKGDQ 

Les objets ont-ils une conscience ? Les machines sont-elles douées d’intelligence ? Dans i-Robot, un film d’Alex Proyas, sorti sur les écrans en 2004, les robots dévoués au service et à l’assistance des humains se rebellent et tentent de prendre le pouvoir, répondant ainsi par l’affirmative à ces deux questions.

Questions qui, aujourd’hui, amusent bien sûr les acteurs de deux secteurs auxquels on promet un brillant avenir : l’Internet des objets et le machine-to-machine (M2M), qui n’en sont encore qu’à leurs balbutiements. Un libre blanc édité par FING, Syntec Informatique et Orange, définit le M2M comme “l’association des technologies de l’information et de la Communication (TIC), avec des objets, rendus ainsi ‘intelligents’ et communicants, dans le but de donner à ces derniers les moyens d’interagir sans intervention humaine avec le système d’information d’une organisation ou d’une entreprise”.

La technologie est aujourd’hui déjà en place pour des usages variés, comme le paiement automatique sur les autoroutes, géré par Cofiroute, ou pour la gestion de la flotte de taxis de l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle. Les secteurs intéressés sont aussi nombreux : l’économie d’énergie, avec les compteurs intelligents, la protection de l’environnement, la gestion de parcs de matériels, comme des photocopieurs, l’assistance à la maintenance d’équipements industriels, ou encore la sécurité des biens et des personnes.

Pour les entreprises, les avantages de l’internet des objets sont nombreux. Grâce à lui, elles peuvent proposer de nouveaux services innovants à leurs clients, comme Cofiroute avec le télépéage automatique. La lutte contre la contrefaçon, qui touche de nombreux secteurs, du vin aux montres de luxe en passant par les vêtements, peut s’en trouver améliorée. La logistique et le management de la supply chain sont aussi concernés. Dans l’industrie agroalimentaire et la pharmacie, on place de grands espoirs dans sa capacité à tracer les produits.

Mais avant de parvenir à une voiture sans conducteur ou à une ville entièrement connectée, les obstacles technologiques à franchir sont nombreux. Le M2M s’appuie aujourd’hui sur les QR Code, des codes imprimés embarquant davantage d’informations que les codes-barres classiques, sur les puces RFID et toutes sortes de capteurs sophistiqués. Mais demain, les nanotechnologies permettront de miniaturiser ces dispositifs, tandis qu’ils gagneront en capacité de communication et en autonomie.

Une perspective qui pose la question du droit à la déconnexion et aux règles d’éthiques à appliquer au M2M et à l’Internet des objets. En juillet 2011, Alex Türk, ancien président de la Commission nationale informatique et liberté (CNIL), faisait part de ses inquiétudes dans les colonnes du Nouvel Économiste : “Lorsque les nano-technologies feront leur entrée en scène, nous serons observés et écoutés par des milliers de puces RFID d’une taille telle qu’on ne les verra plus à l’œil humain, et l’on ne saura pas qui en sera le responsable, ni comment les éviter. On n’aura même pas la possibilité de refuser d’y être soumis. Pire que Big Brother, ce seraient des millions de nano brothers”. Une fois de plus, la réalité pourrait bien dépasser la fiction.

Par Aymeric Marolleau

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