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DÉVELOPPEMENT D’APPLICATIONS MOBILES : APPLIQUEZ LA MÉTHODE LEAN !

Nous avons abordé ici plusieurs fois le sujet du Lean Marketing comme un marketing intelligent et extrêmement qualitatif qui apprend de ses erreurs. Nous nous sommes notamment inspiré des écrits d’Eric Ries dans son livre “The Lean Start Up”, qui applique la démarche Lean à la création d’entreprise et au management de l’innovation, pour rapprocher l’Inbound Marketing du Lean Marketing. Et nous ne sommes pas les seuls !

Dans une économie où “ce n’est pas le gros qui mange le petit mais le rapide qui dévore le lent”, lancer un projet mobile nécessite rapidité et adaptation au changement. Le système de production Lean est une méthode de travail qui cherche à éliminer toute forme de gaspillage. Voici trois de ces principes, qui, appliqués au développement mobile, permettent d’améliorer la productivité et la performance des équipes pour réduire le time-to-market.

#1 – COMBATTRE LE MUDA OU “TOUT CE QUI EST SANS VALEUR”

La première faille à combattre est le gaspillage ! Le gaspillage est ce qui est produit mais n’ajoute pas de valeur du point de vue de l’utilisateur.  Cela peut être une fonctionnalité qui n’a pas été demandée par les utilisateurs, une perte de temps dans le processus de développement, une tâche inutile, etc. Appliqué à la conception d’applications web ou mobiles, cela donne quelques principes qui permettent in fine d’accélérer la vitesse de développement et ainsi de délivrance du produit.

CASSER LES SILOS

Dans les cycles de projets classiques, le métier émet le besoin, les business analysts rédigent les spécifications, les designers conçoivent l’application, les développeurs la développent, les testeurs la testent et enfin les utilisateurs peuvent commencer à l’utiliser. Dans une démarche Lean, on optimise cette boucle en incluant les développeurs, les designers et les experts métier de la conception jusqu’au déploiement. Le Product Owner, qui a la vision du produit et la connaissance des utilisateurs finaux, pilote directement l’équipe de développement, sans l’intermédiaire d’un chef de projet. Souvent réunis en un même lieu, l’équipe de développement, l’UX designer et le Product Owner travaillent ensemble pour optimiser les cycles de décisions et les interactions. C’est le concept de plateau projet intégré.

#2 – COMBATTRE LE “MURI” OU LA SURPRODUCTION

Le second cheval de bataille du Lean est la surproduction et les stocks. Le premier indice de cette surproduction est apparue dans une étude Comscore de 2014 révélant que 65% des américains ne téléchargent aucune application chaque mois. Le second est que 83% des applications sur les stores sont des “zombies”, qui sont invisibles des utilisateurs car elles n’apparaissent dans aucun classement ou catégorie du store. Alors comment faire ressortir votre application des 2 millions d’autres ?

CONCEVOIR UNE APPLICATION UTILE ET UTILISÉE

Pour concevoir une application utilisée, vous devez connaître vos utilisateurs. Rien ne sert de passer 3 mois en conception afin de produire l’intégralité des écrans de l’application sans la confronter à l’usage. La démarche Lean UX, initialement théorisée par Jeff Gothelf,  a pour objectif d’optimiser la conception d’un produit en s’appuyant, notamment, sur le principe de la boucle de feedback. Cette conception itérative alterne 3 phases : Observer, Apprendre et Concevoir. Plus les itérations sont courtes, plus l’équipe apprend vite et a d’occasions d’améliorer le produit. Des itérations d’une semaine sont idéales pour pouvoir réagir rapidement aux changements du marché et ré-étalonner ses priorités régulièrement.

SE LIMITER À L’ESSENTIEL, LE MVP

Tant que l’application n’est pas sur les stores, tout ce qu’on a produit n’apporte pas de valeur à l’utilisateur : on accumule les stocks. La clé est de se concentrer sur l’essentiel en développant le parcours utilisateur minimum – le Minimum Viable Product – pour être vite sur le marché. Une application mobile représente un investissement pour votre entreprise : commencer petit, avec une UX irréprochable, vous permettra de valider vos hypothèses pour faire évoluer l’application avec les fonctionnalités que les utilisateurs réclament.

#3 – DEVENIR UNE ORGANISATION APPRENANTE

Tout au long de votre projet, vos idées, le design, le parcours, les fonctionnalités de votre application vont évoluer au gré des retours utilisateurs. Pour gérer ces changements, la clé est de s’adapter en temps réel. Dès 2011, Amazon déployait en production toutes les 11.6 secondes en moyenne !

MESURER ET OPTIMISER

Pour optimiser votre retour sur investissement, vous devez mesurer les performances de vos applications. Vous pouvez opter pour des mesures qualitatives ou quantitatives :

  • Les mesures qualitatives s’obtiennent en réalisant des tests en conditions réelles, dès la seconde semaine de développement et de façon régulière (au moins 1 test par semaine) :
    • soit avec des utilisateurs finaux de l’application,
    • soit avec des utilisateurs choisis au hasard (vos collègues, des proches, etc.) à qui on demande de se mettre dans la peau de l’utilisateur cible par le biais d’un scénario (user story).
  • Les mesures quantitatives s’obtiennent via l’implémentation d’analytics dès la première semaine de développement.

APPRENDRE ET RÉAGIR

Collecter des données utilisateurs en production est une mine d’informations pour votre entreprise. Les analyser en temps réel permet d’en apprendre beaucoup sur vos utilisateurs et de réagir. On passe ainsi par différentes étapes :

  • Définir des standards c’est-à-dire des objectifs à atteindre
    • Collecter de la donnée via les analytics ou des retours utilisateurs
    • Visualiser l’écart au standard : cela peut être grâce à un graphique qui affiche le standard et les données collectées par exemple
  • Analyser les causes de cet écart en émettant des hypothèses sur les points de blocage dans le processus qui ne me permettent pas d’atteindre le standard
  • Prioriser les actions en fonction de l’objectif que vous voulez atteindre le plus vite.

Vous souhaitez en savoir davantage sur le Lean et les méthodes agiles appliqués au développement mobile ? N’hésitez pas à les découvrir plus en détail ou à échanger avec les équipes de BAM qui proposent des solutions sur mesure pour vos projets mobiles. Posté le 10 novembre 2016 à https://www.markentive.fr/blog/lean-developpement-applications-mobiles/

Uber s’attaque au marché de la livraison de plats à domicile et lance UberEATS à Paris

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Déjà actif dans neuf villes, le service de livraison de plats à domicile UberEATS débarque en France.

Il y a quelques jours, Uber faisait de nouveau trembler ses concurrents avec l’annonce d’une baisse de 20% de ses tarifs à Paris. Aujourd’hui, il y a fort à parier que ce sont d’autres dents qui vont grincer. Depuis quelques mois, Uber s’est lancé un nouveau défi : s’imposer sur le marché de la livraison de plats à domicile avec son service UberEATS, qui promet une livraison d’une sélection de plats de restaurants en vogue en moins de dix minutes. Déjà disponible dans neuf villes, mais seulement à Barcelone en ce qui concerne l’Europe, le service UberEATS entrera en activité dans quelques jours dans la capitale.

La livraison de nourriture à domicile, ou au bureau,  est en plein boom. Selon une étude de Rocket Internet, le marché mondial de livraison de repas devrait ainsi générer près de 90 milliards de dollars d’ici 2019.

En France, de nombreuses startups se sont lancées sur ce créneau, selon des formules diverses. Chez FoodChéri, qui vient d’annoncer une levée d’1 million d’euros, pas de restaurants partenaires, le consommateur choisit parmi une sélection de plats cuisinés par les chefs maison.

Une formule différente de celle de Foodora, dont le logo rose s’expose partout dans le métro parisien en ce moment, et qui propose la livraison, à vélo, de plats des restaurants les plus en vue, tout comme Deliveroo. Quant à celui qui revendique la place de leader sur ce marché, Resto In, c’est avec la livraison gratuite pour toutes les commandes passées dans des établissements situés à moins d’1 km du domicile, un service qui vient tout juste d’être annoncé, que ce dernier entend bien tirer son épingle du jeu. En Belgique, le service Take Eat Easy a même levé 10 millions d’euros.

Les investisseurs y croient, et mettent au pot, et de l’autre côté de l’Atlantique, Amazon se prépare également à attaquer. Le géant américain a posté de nombreuses annonces sur le site Linkedin pour recruter des collaborateurs pour son offre « Amazon Restaurants ». Un nouveau service qui permet aux consommateurs de se faire livrer les plats de leurs restaurants préférés en même temps que leur livre de chevet et leur nouvelle brosse à dents électrique.

Crédit photo : The globe and mail
publié par http://www.maddyness.com/startup/2015/10/12/ubereats/

Nutella, Kinder et Fanta : top 3 des marques sur les réseaux sociaux

L’agence Bolero Web Intelligence a mesuré les citations spontanées par les internautes de 500 marques françaises et internationales sur le web : Facebook, Twitter, blogs et forums, sur une période d’un an. Le résultat met en exergue non pas les marques les plus actives sur les réseaux sociaux, mais celles qui font le plus parler.

Le top 3 des marques agroalimentaires est : 

- Nutella,

- Kinder,

- Fanta.

Ces marques font essentiellement parler d’elles sur Twitter. « C’est le média de l’instant et de l’humeur par excellence, pas étonnant donc que sur les dix premières marques agroalimentaire, huit soient des produits sucrés », analyse Bolero Web Intelligence. Ces huit premières marques sur Twitter sont en effet : Nutella, Kinder, Fanta, Milka, RedBull, Haribo, Orangina et Sprite.

Les blogs constituent le second support de prédilection pour parler des marques, avec une grande diversité d’angles : du décryptage des stratégies de communication aux recettes de cuisine.

P.C. | 24 Novembre 2014

source: http://www.processalimentaire.com/Flash/Nutella-Kinder-et-Fanta-top-3-des-marques-sur-les-reseaux-sociaux-25295

 

Comment Europe 1 a fêté ses 60 ans sur les réseaux sociaux

Pour ses 60 ans, Europe 1 a renforcé le lien avec ses auditeurs grâce à des actions spécifiques sur Facebook et Twitter.

Comment Europe 1 a fêté ses 60 ans sur les réseaux sociaux

Le 4 février dernier, pour ses 60 ans, Europe 1 a chamboulé ses programmes tout au long de la journée. Mais l’événement a également été célébré en ligne, où l’équipe en charge du social media a mis en place une opération spéciale pour renforcer le lien entre la station et ses auditeurs.

Tout a commencé par un appel à témoignages, via un module intégré au site d’Europe 1, sur lequel les internautes étaient invités à répondre à la question : « Quel a été votre moment le plus fort avec Europe 1 ? ». Résultat : plus de 1.000 messages reçus sur le site Web mercredi 4 février. Une idée de Jean-Noël Buisson, Social Media Manager d’Europe 1 : « J’avais publié un post Facebook il y a quelques années invitant les fans à partager leur meilleure histoire avec Europe 1, et cela avait un vrai succès ».

Cette fois, la station a recontacté les internautes pour en savoir plus sur leurs histoires, puis enregistré en interne chaque anecdote avant de les diffuser à l’antenne, sous forme de pastilles, tout au long de la journée. Un moyen efficace d’impliquer la communauté dans la célébration de l’événement. « Cela traduit bien le lien d’affection avec les auditeurs », confirme Jean-Noël Buisson, satisfait du nombre de retours sur cette opération.

Des albums photos sur Facebook

L’anniversaire d’Europe 1 a également été l’occasion de ressortir les archives des soixante dernières années, pour refaire vivre les grandes voix de la station, dont certaines aujourd’hui disparues, comme Coluche. Du contenu relayé sur le site Web, mais aussi sur les réseaux sociaux. Sur la page Facebook d’Europe 1, un album photo « 60 visages pour 60 ans » a ainsi été spécialement créé.

Un autre album photo, « Journée spéciale 60 ans d’Europe 1 » a aussi été publié sur la page Facebook, pour partager avec les fans les photos des animateurs, anciens et actuels, qui ont posé devant le photographe tout au long de la journée afin d’immortaliser l’événement. Du contenu visuel pour partager avec les fans les coulisses de cette journée spéciale, en plus de la dizaine de posts publiés le 4 février sur la page d’Europe 1. « Nous avons obtenu 30.000 engagements ce jour-là sur la page Facebook, explique Jean-Noël Buisson. Quasi 100% des messages étaient positifs, ce qui nous a fait extrêmement plaisir. Nos meilleurs ambassadeurs restent nos auditeurs ».

Première place des Sujets Tendance France sur Twitter

L’équipe social media d’Europe 1, composée d’un Social Media Manager, d’un Community Manager en charge de la communication et d’une dizaine de Community Managers répartis entre les émissions (toutes live tweetées), a travaillé en amont de l’opération. La veille de l’anniversaire, les anciens logos d’Europe 1 ont ainsi été placés comme avatars sur les profils Facebook et Twitter de la station, le temps d’une journée spéciale.

Pour garantir la viralité de l’opération sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, le hashtag #60ansE1 a été créé, puis utilisé dès la diffusion du premier programme spécial de la journée à 6h du matin. Très vite, le hashtag s’est retrouvé en première position des Trending Topics France sur Twitter« de manière organique, précise Jean-Noël Buisson (NDLR : sans achat d’espace publicitaire). Nous avons beaucoup reetweeté les auditeurs, et avons-nous-même été mentionnés au cours de la journée par des personnalités, des concurrents, des hommes politiques et des marques, comme Citroën ou la Fnac« .

Pour favoriser sa visibilité sur les réseaux sociaux, Europe 1 a adopté une stratégie d’ambassadeurs, qui s’appuie sur les journalistes, animateurs et chroniqueurs de la station. Une armée mobilisée le jour J pour célébrer les 60 ans sur Twitter : « On leur a juste donné le hashtag #60ansE1, puis on les a laissé libres de faire ce qu’ils voulaient sur les réseaux sociaux, explique Jean-Noël Buisson. Ils le font d’ailleurs d’eux-mêmes spontanément ». C’est le cas par exemple de Wendy Bouchard, qui intègre déjà les tweets des auditeurs dans son émission Europe 1 Midi. Une preuve que la social radio a de beaux jours devant elle, à l’heure où la social TV n’a jamais autant fait parler d’elle.

La télévision, un sujet qui intéresse de plus en plus les radios. Pour preuve, le lancement à venir d’Europe 1 TV, déclinaison télévisée de la station, selon des informations de L’Opinion. La nouvelle chaîne, qui n’a pas vocation à arriver sur la TNT, diffuserait principalement les 18 heures d’antenne de la station déjà filmées. Le projet sera officialisé dans dix jours lors d’une conférence de presse. RMC, de son côté, prépare également pour la rentrée sa propre chaîne de télévision numérique, tandis que France Info planche sur un projet de « radio visuelle ».

http://www.e-marketing.fr/Thematique/Medias-1006/TV-Radio-10028/Breves/Comment-Europe-fete-ses-ans-reseaux-sociaux-250598.htm#

 

William Saurin secoue le marché des plats cuisinés

À la rentrée, le leader des plats cuisinés appertisés lance Shake Me, une gamme innovante et une démarche marketing B to C to B, nouvelle pour une marque ancrée dans la tradition.

William Saurin secoue le marché des plats cuisinés

Le marché des plats cuisinés appertisés, qui représente plus de la moitié du total des plats cuisinés en GMS, n’est pas à la fête : – 8.6% en volume et – 4.4% en valeur (1). Même constat sur le segment des plats frais (respectivement -3.7% et -1.5%), et sur celui des plats surgelés, encore pire (- 13.4%) et -11.3%).

C’est donc un marché bien déprimé que William Saurin a décidé de secouer avec le lancement, à la rentrée, d’une nouvelle gamme de plats cuisinés micro-ondables, les Shake Me. Comme son nom l’indique, le packaging des cinq références de la gamme, à base de pâtes en sauce, doit être secoué avant consommation. Cette innovation produit, destinée à un coeur de cible jeune, 18 à 25 ans, se double, pour la marque, d’une nouvelle démarche marketing, avec un plan de lancement 360° qui fait la part belle aux réseaux sociaux.

Rajeunir la marque

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« Tous nos moyens d’action se recentrent sur Facebook, avec une page William Saurin aux couleurs de Shake Me, explique Solène Le Borgne, chef de marque William Saurin. C’est le point de ralliement d’un grand jeu concours, d’actions en magasins et de street marketing. On va là où est notre cible« . Avec des conséquences sur le plan média. « Notre cible passe plus de temps sur YouTube que sur Tf1, donc pas de télévision, mais du digital et aussi, de l’affichage, pour monter en notoriété et toucher les jeunes sur leurs lieux de transport quotidien« . Autres moyens de toucher la cible, un packaging dont les codes « street art » tranchent sur ceux des autres plats de la marque, un jeu-concours récompensant des vidéos, dont les prix vont d’un séjour pour 4 personnes à Ibiza à des caméras GoPro, ou encore un food truck qui va visiter écoles et universités dès le début de 2015, et dont l’itinéraire sera à découvrir sur… Facebook.

Séduire les conso-acteurs

En 2011, William Saurin lançait sur le marché des plats cuisinés micro-ondables la Cocotte individuelle. C’est la seule technologie nouvelle qui a permis de recruter de nouveaux consommateurs et apporté de la croissance au marché. En 2014, la marque récidive donc avec ses shakers.

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Le produit a été bien accueilli par la distribution et Casino a laissé ses clients choisir eux-mêmes les 4 références sur cinq qui seront vendus par l’enseigne. En juin dernier, sur la plateforme C’Vous du distributeur, plus de 5000 consommateurs en trois semaines ont voté pour donner leur avis et gagner différents lots.

Un nouvel axe marketing

« On va de plus en plus vers cette interaction entre produits et consommateurs, poursuit Solène Le Borgne, et de plus en plus, on va construire notre offre avec le consommateur. Ça se fait déjà dans l’IT, et les jeux vidéos, mais c’est encore rare dans l’alimentaire. Aujourd’hui, c’est un outil de communication, on expérimente un marketing B to C to B. Demain, on sera dans le C to C et dans le futur, ce sera du C to B« .

(1) Source IRI, en cumul annuel mobile, 2013 vs 2012.

Publié sur emarketing.fr le 15/07/2014 par Marie J. Guillet

En quoi les Big Data sont-elles personnelles ?

A l’occasion du colloque “la politique des données personnelles : Big Data ou contrôle individuel “organisé par l’Institut des systèmes complexes et l’Ecole normale supérieure de Lyon qui se tenait le 21 novembre 2013, Yves-Alexandre de Montjoye (@yvesalexandre) était venu présenter ses travaux, et à travers lui, ceux du MediaLab sur ce sujet (Cf“D’autres outils et règles pour mieux contrôler les données” ). Yves-Alexandre de Montjoye est doctorant au MIT. Il travaille au laboratoire de dynamique humaine du Media Lab, aux côtés de Sandy Pentland, dont nous avons plusieurs fois fait part des travaux.

Nos données de déplacements sont encore plus personnelles que nos empreintes digitales

Faire correspondre des empreintes digitales n’est pas si simple, rappelle Yves-Alexandre de Montjoye. Dans Les preuves de l’identitéEdmond Locard, le fondateur de la police scientifique, explique qu’il suffit d’utiliser 12 points de références pour être sur et certain d’identifier les empreintes digitales d’un individu.

Nos traces numériques laissent bien plus d’empreintes que 12 petits points… Nos téléphones laissent derrière eux, dans les données des opérateurs, de nombreuses informations : qui on appelle, quand, pendant combien de temps, de quel endroit… Nos données de mobilités listent tous les endroits où nous sommes allés. Or, nos façons de nous déplacer sont très régulières, répétitives, uniques, pareilles à des empreintes digitales. Quand on regarde une base de données d’opérateur téléphonique, on est confronté à des millions d’enregistrements. On semble n’y voir personne et pourtant, chacun d’entre nous est là. Comment retrouver quelqu’un dans de telles bases ? Quel serait le nombre de points nécessaires pour identifier à coup sûr une personne dans de telles bases ?

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Image : illustration de l’unicité de nos parcours repérés via des antennes mobiles. Image tirée de l’étude “Unique dans la foule”.

Et Yves-Alexandre de nous inviter à retrouver un de ses collègues du Media Lab. Sur son compte Flickr, on voit qu’il a posé une photo prise dans le centre de Boston entre 10h et 11h. Sur Foursquare, Twitter ou Facebook, il indique être allé voir Lisa, une collègue à Cambridge à 11h30. En partant des traces laissées sur le web peut-on retrouver son collègue dans la base de données de son opérateur téléphonique ? Combien de points faut-il pour retrouver Charlie ? C’est un peu le travail qu’a réalisé Yves-Alexandre avec ses collègues dans “Unique dans la foule” (Cf“Peut-on fouiller les données des téléphones mobiles en respectant la vie privée ?”). Dans une base de données d’un opérateur national comprenant quelques 1,5 millions d’abonnés, il suffit de 4 points pour identifier 95% des gens. “Nos données de déplacements sont encore plus personnelles que nos empreintes digitales.”

Peut-on rendre la ré-identification moins précise ? Peut-on diminuer la résolution de cette ré-identification ? Et Yves-Alexandre de Montjoye de montrer un trombinoscope et d’y appliquer une diminution de la résolution pour montrer qu’à partir d’un certain degré, nous ne sommes plus capables de reconnaître les personnes sur les photos, de distinguer chacun… Peut-on faire pareil avec les données de mobilité ? A partir de quel moment la résolution ne permet plus d’identifier les gens ?

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Image : Quand on change la résolution d’un trombinoscope, on rend les gens non identifiable. Peut-on faire pareil avec les données de nos téléphones mobiles ?

Les chercheurs du MIT ont pris les données de mobilité et ont réduit la résolution spatiale et la résolution temporelle. Plutôt que d’avoir une information sur telle ou telle antenne de téléphonie mobile, les chercheurs les ont remplacés par des données plus générales, par grandes zones géographiques et par indications temporelles larges plutôt que précises. Certes, réduire la résolution spatiale et temporelle rend la réidentification plus difficile, mais il suffit alors de quelques points supplémentaires pour rétablir l’identification. En fait, nos routines journalières sont tellement uniques qu’il est extrêmement difficile de se cacher dans la foule. La réduction de la résolution n’est pas un système d’anonymisation suffisant. Nous avons tous l’impression d’être semblables quand nous nous entassons chaque matin dans le même métro, alors que nous sommes tous parfaitement uniques.

Les traces de nos déplacements disent bien plus que nos déplacements

Or nos données de déplacements sont devenues très disponibles, comme l’ont souligné les écoutes de Verizon et de la NSA. Elles le sont aussi via les applications qu’on installe sur nos smartphones : 30 % d’entre elles enregistrent nos localisations. Nos données transactionnelles, celles issues de nos cartes bleues ou de nos cartes de transports, comportent aussi des données de localisation. Nos données contribuées, celles que l’on renseigne en utilisant des services sur le web, en appréciant des films ou des chansons, ou en appréciant des pages sur Facebook, permettent également d’en déduire beaucoup sur nos comportements et donc sur qui nous sommes.

Le BFI (Big Five Inventory), cet inventaire des cinq grands facteurs de personnalité est un test psychologique mis au point par les psychologues John, Donahue et Kentle en 1991 (voir Wikipédia), qui depuis une centaine de questions permet de décrire 5 grands types de caractères auxquels sont corrélés des caractéristiques comme la performance au travail ou la capacité à prendre des décisions d’achats. Pour chacun de ceux qui passe le test, le modèle distingue 5 grandes caractéristiques psychologiques comme l’ouverture à l’expérience (c’est-à-dire l’appréciation de l’art, de l’émotion, de l’aventure, des idées peu communes, la curiosité et l’imagination), la conscienciosité (c’est-à-dire l’autodiscipline, le respect des obligations, l’organisation plutôt que la spontanéité), l’extraversion (l’énergie, la tendance à chercher la stimulation et la compagnie des autres), l’agréabilité (une tendance à être compatissant et coopératif plutôt que soupçonneux et antagonique envers les autres) et enfin le névrosisme ou neuroticisme (c’est-à-dire le contraire de la stabilité émotionnelle, à savoir la tendance à éprouver facilement des émotions désagréables comme la colère, l’inquiétude, la dépression ou la vulnérabilité). Pour les psychologues qui utilisent ces tests depuis longtemps, nos réponses permettent d’évaluer notre profil psychologique selon ces critères qui permettent à leur tour d’induire un grand nombre de caractéristiques comme la performance au travail ou la capacité à prendre des décisions d’achats…

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Image : les 5 caractéristiques psychologies du test BFI et leur niveau de corrélation avec des données de mobilité, via le poster de l’étude “Qu’est-ce que votre téléphone dit de vous ?”.

Le MIT a demandé à des étudiants de remplir ce test pour déterminer leur profil et a ensuite regardé leurs données de téléphones mobiles pour y trouver des corrélations, c’est-à-dire pour trouver depuis les données de mobilité des indicateurs permettant de déduire les 5 types de personnalités. Cette étude a permis de mettre à jour 36 indicateurs (localisation, usage du téléphone, régularité, diversité des contacts, activité des utilisateurs, par exemple le temps mis à répondre à un texto…) capables de prédire le résultat du test BFI de n’importe quel abonné. Le modèle est relativement fiable, par exemple, il est capable à partir des données de mobilité de prédire votre score d’extraversion d’une manière assez fidèle… Cela signifie qu’à partir d’un profil d’usage de votre téléphone, pris comme une simple ligne de chiffres dans une énorme base de données où chacun paraît protégé par la masse, on peut en déduire vos caractéristiques psychologiques… c’est-à-dire des choses qui n’ont rien à voir avec l’usage de votre mobile a priori. Et pourtant… Votre personnalité se dévoile dans le moindre de vos comportements et à l’heure où tous nos comportements sont enregistrés, nos personnalités sont dans toutes les traces de nos activités. Toutes nos données sont devenues personnelles, disions-nous déjà en 2009. C’est chaque jour plus vrai.

Cet exemple montre combien il est difficile d’anonymiser les données transactionnelles. Qu’enlever les numéros de téléphone ou les noms des abonnés ne suffit pas à rendre ce type de base anonyme. Et que de telles bases disent bien plus que les déplacements qui sont les nôtres ou les réseaux relationnels desquels on appartient. Bienvenue dans l’ère des corrélations ! Aussi imparfaits que soient les modèles ont peut désormais déduire des appréciations sur vous depuis le moindre de vos comportements enregistrés. Et il suffit de bien peu de données finalement pour le faire…

La technologie peut-elle réparer ce qu’elle a cassé ?

Alors faut-il arrêter d’utiliser Facebook ? Faut-il remiser son téléphone mobile ? Faut-il arrêter d’utiliser l’internet ?… Impossible répond l’ingénieur du MIT. Parce que ces données ont une valeur pour la science et pour chacun de nous. D’un point de vue social, elles vont permettre d’étudier le comportement humain et de répondre à des questions de société cruciales. D’un point de vue individuel, chacun d’entre nous veut connaître le meilleur chemin pour éviter les bouchons, écouter la musique qu’il va préférer… Ces services nous sont utiles et nous n’avons pas envie de nous en passer. Cela signifie qu’il est urgent de trouver un nouvel équilibre, un juste milieu technique et légal pour encadrer la collecte, comme le soulignait l’appel lancé il y a quelques semaines par Yves-Alexandre de Montjoye, Cesar Hidalgo et Sandy Pentland sur le Christian Science Monitor et Le Monde.

C’est ce à quoi travaille désormais le MIT : rétablir l’équilibre. Construire un New Deal autour des données. Ce New Deal nécessite que l’utilisateur ait accès à ses données ou au moins à une copie lui permettant de comprendre leur utilisation et imaginer de nouveaux services, estime le chercheur. C’est l’enjeu d’OpenPDS (que nous avions déjà évoqué). OpenPDS se veut un magasin de données personnelles, qui permet à l’utilisateur de conserver ses données transactionnelles et de gérer lui-même les accès aux services qui le veulent. Un coffre-fort de données personnelles.

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Image : OpenPDS aide à protéger sa vie privée.

Mais c’est en même temps un peu plus que cela. A partir d’une implémentation d’OpenPDS, du côté de l’opérateur de données, le MIT imagine un service de requête permettant de protéger l’anonymat des données, tout en permettant de les utiliser. Safe Answers est un service à destination des services ou des chercheurs que pourraient implémenter les grands fournisseurs de données. En fait, les chercheurs et les services n’ont pas besoin d’accéder aux données brutes des banques ou des opérateurs téléphoniques par exemple. Les services de musique en ligne n’ont pas besoin d’accéder à toutes les chansons que vous écoutez depuis des années pour vous faire des recommandations pertinentes, une dizaine de chansons seraient largement suffisantes. L’idée de Safe Answers est de permettre de poser des questions sous forme de code à des bases de données tout en respectant la vie privée des utilisateurs. L’idée est de réduire la dimensionnalité des données à une simple réponse… L’idée aussi est, pour ces opérateurs de données, de créer un service supplémentaire d’accès à leurs données tout en préservant totalement leurs abonnés. Plutôt que de faire circuler des bases de données imparfaitement anonymisées, Safe Answers, propose de faire circuler les requêtes des gens du marketing ou des chercheurs, afin de fournir une réponse anonymisée.

Pour le jeune chercheur du MIT, il n’y a pas lieu de céder à la panique : l’anonymat n’est pas mort. Il faut ouvrir le débat. Trouver un juste milieu, trouver les bons outils… Car forcément, pour l’ingénieur, la réponse doit être technologique et le sera. C’est peut-être oublier un peu vite que les coffres-forts de données électroniques existent depuis longtemps sans rencontrer le moindre succès ou en restant souvent difficile à mettre en oeuvre pour l’usager, compliqués. La bonne volonté des services sera-t-elle suffisante ? Difficile d’y croire quand on constate que les révélations d’Edward Snowden n’ont pas vraiment fait bouger les grands barons des données… qui ont collaboré avec la NSA. Le risque n’est-il pas que se perpétue la situation actuelle de non-choix : entre la commodité de l’accès et le non-accès aux commodités, les utilisateurs ont vite choisi. Ils privilégient toujours l’accès, le service, à la confidentialité de leurs données…

Yves-Alexandre de Montjoye veut rester confiant. Pour lui OpenPDS promet d’être différent des coffres-forts de données existants. D’abord parce qu’il arrive au bon moment, ensuite parce qu’OpenPDS ne travaille sur n’importe quels types de données, mais cherche surtout à travailler sur les données transactionnelles et les données de mobilité, plus que les données contribuées. C’est un espace où l’on peut encore faire quelque chose, estime le chercheur, d’ailleurs, Apple et Google modifient sans cesse les modalités d’accès à ces données. Beaucoup de coffres-forts de données cherchaient à tout faire, à prendre en compte toutes les données sans faire une proposition de valeur suffisamment claire pour l’utilisateur, nous confie-t-il, même s’il reconnaît que rendre le contrôle à l’utilisateur est compliqué, non pas tant parce qu’il s’agit de transférer un pouvoir, mais plutôt en terme d’ergonomie, de simplicité d’accès à des solutions de contrôle de ses données.

Reste que le fait que l’utilisateur ait accès aux données ne signifie pas que le collecteur de données originel ou le fournisseur de service n’y ait plus d’accès ou diminue la collecte… La réponse technologique qu’avance l’ingénieur du MIT semble d’un coup effacer toutes les autres. Pas sûr qu’elle se suffise à elle-même. Il nous faut aussi des réponses sociales, pratiques, légales… »On n’arrivera pas à créer un écosystème différent pour l’utilisateur sans régulation », reconnaît le chercheur. Donner le contrôle à l’utilisateur est une manière de rendre le problème plus ouvert, plus compréhensible, “comme l’open data permet au citoyen de mieux comprendre le système politique”.“Donner accès aux données personnelles est une solution simple, techniquement accessible et qui va permettre de faire évoluer les choses.”

Reste que, même avec leurs données, les utilisateurs ne seront pas pour autant sur un pied d’égalité avec les services qui les utilisent, car ceux-ci savent les traiter… ce que l’utilisateur lambda ne sait pas nécessairement faire. Avoir accès à vos données de mobilité par exemple, ne permet pas à l’utilisateur lambda d’en déduire son profil BFI, alors que son opérateur téléphonique, lui, le peut… Si nous pouvions avoir accès à nos données de mobilités, nous ne saurions pas nécessairement qu’elles caractérisent aussi nos comportements d’achats, comme l’a montré Yves-Alexandre de Montjoye dans son exposé.

Effectivement, concède le chercheur… “Mais on peut avoir l’espoir que les chercheurs développeront des algorithmes équivalents à ce qui se fait commercialement, comme la communauté open source développe des logiciels équivalents voir supérieurs à ce qui se fait commercialement…”

Pour le dire autrement, demain, nous aurons certainement les outils nous permettant de traiter les données, des outils qui ne sont accessibles aujourd’hui qu’aux experts. Tout un chacun sera donc capable de faire « parler » des données. D’inférer d’un simple tweet par exemple, des informations celui qui l’a émis, selon des critères personnels. Certains seront à la recherche de votre taux de créativité, d’autres de votre capacité d’achat, d’autres de votre corrélation avec leurs propres idéaux… Cela dessine peut-être un monde où les capacités d’en tirer du sens seront plus réparties. Pas sûr que cela dessine pourtant un monde plus rassurant.

Hubert Guillaud

Publié le 21/12/13 par internetactu à http://www.internetactu.net/2013/12/05/en-quoi-les-big-data-sont-elles-personnelles/comment-page-1/

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Quand la bière tombe du ciel !

air brahma

VIDÉO

Qui n’a jamais rêvé de voir sa bière tomber directement du ciel ? Sur les plages d’Argentine, c’est désormais possible grace à un drone !

Quand vient l’été, les vacanciers en bord de mer font face à un difficile dilemme : amener sa bière à la plage au risque de la boire chaude ou se priver de cette délicieuse boisson rafraîchissante? La marque de bière Brahma régle ce problème et propose pour cet été un service de livraison par drone. L’opération, nommée Air Brahma, est née du partenariat de la marque avec l’agence de pub JWT. Le concept est simple. Pour recevoir sa bière directement sur la plage, le consommateur se contente juste d’envoyer un tweet avec le hashtag #airbrahma.

Désormais, fini les glacières envahissantes aux glaçons fondus ou les canettes chaudes dans les sacs, la bière prend la voie des airs.

Publié le 27 mai 2014 par Margot Ziegler pour LSA et assorti d’une vidéo à voir à http://www.lsa-conso.fr/quand-la-biere-tombe-du-ciel,175267#xtor=EPR-55

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Réseaux sociaux : l’autre terrain de jeu du FC Nantes

Quand l’oiseau Twitter retranscrit les exploits des Canaris, les pouces se lèvent aussi ! Les réseaux sociaux s’invitent sur le terrain… Ils vont vous aider à comprendre l’utilité de ceux-ci pour le club et son image. Ce projet a reçu la mention spéciale « G.Public » au datasport 2014.

Les réseaux sociaux sont au coeur de la communication du FC Nantes. © Adeline Frelon
© Adeline Frelon Les réseaux sociaux sont au coeur de la communication du FC Nantes.
Le 21 avril 2014, le FC Nantes a fêté ses 70 ans. Durant toute cette période, sa communication n’a cessé d’évoluer. Elle se passe désormais sur les réseaux sociaux. Le FC Nantes est présent depuis mars 2012 sur Facebook et depuis le 5 septembre 2012 sur Twitter. Depuis le 9 avril , le club est aussi présent sur Instagram. Cependant, ce dernier réseau ne rentrera pas dans notre analyse.Pour illustrer sa popularité sur les réseaux, nous avons commencé par analyser sa présence sur Facebook et notamment l’évolution de sa page officielle. Le premier graphique montre donc sa place sur ce réseau par rapport aux autres clubs du championnat de Ligue 1.

Il apparaît donc clairement que le club n’est pas forcément très bien placé en nombre de fans. Au 1er août 2013, il se positionne à la 15ème position et au 20 avril 2014 au 10ème rang. En revanche, il connaît une évolution très forte de sa popularité sur ce réseau. Ainsi, il est aux portes du podium, à la 4ème place. Le passage en Ligue 1 influence grandement l’attrait des fans sur la page officielle du club.

Pour les supporters, il sera amusant de constater que le club bat à plate couture son rival breton, le Stade Rennais, qui se classe seulement 15ème en terme d’évolution du nombre de ses fans.

L’évolution des fans en 5 dates-clés :

  • 1er août 2012 : début de saison du FC Nantes en Ligue 2
  • 1er juin 2013 : fin du championnat de Ligue 2 – accession en Ligue 1
  • 1er août 2013 : début de saison du FC Nantes en Ligue 1
  • 19 janvier 2014 : fin du mercato et début d’une série de 10 matches sans victoire
  • 20 avril 2014 : sortie de la 34ème journée de Ligue 1 face à Valenciennes (2-6)
Le FC Nantes a connu une explosion de ses fans Facebook après la montée en Ligue 1.
Le FC Nantes a connu une explosion de ses fans Facebook après la montée en Ligue 1.

Sur Twitter, il connaît une popularité similaire

Sur Twitter, au début de la saison en Ligue 1, le FC Nantes est avant-dernier du classement… Après la 34ème journée du championnat, au 21 avril, il gagne 12 places pour se trouver à la 7ème position. Son concurrent de l’Ouest, l’En Avant Guingamp reste bon dernier du classement.

Sur l’évolution des followers, le FC Nantes est leader du classement ! Cela reste tout de même à nuancer en fonction du nombre des abonnés de chaque club qui ne peuvent connaître une évolution aussi rapide en raison d’un nombre déjà conséquent.

L’évolution du nombre de followers en 3 dates-clés :

  • Septembre 2012 : date de création du compte, le club est en Ligue 2
  • Août 2013 : Début de la saison du FC Nantes en Ligue 1
  • 21 avril 2014 : la situation après la 34ème journée de Ligue 1
Depuis le début de saison en Ligue 1, le FC Nantes connaît une forte progression de ses abonnés.
Depuis le début de saison en Ligue 1, le FC Nantes connaît une forte progression de ses abonnés.

Les joueurs, une présence numérique pour le FC Nantes

Sur les 27 joueurs de l'effectif pro du FC Nantes, 12 sont présents sur Twitter. © Captures fcnantes.com
© Captures fcnantes.com Sur les 27 joueurs de l’effectif pro du FC Nantes, 12 sont présents sur Twitter.

Types de tweets des joueurs sur Twitter depuis le 1er août 2013 (ou le cas échéant la date de création du compte)

Trois types de tweets ont été analysés:

  • Les réponses du joueur à des membres du réseau
  • Les retweets du joueur (retweet= partage d’un tweet sur sa propre page, donc visible par les abonnés du joueur en question)
  • Les tweets qui ne correspondent pas à une interaction avec une autre personne du réseau

La majorité des joueurs du FC Nantes, maîtrisant la langue française, n’hésitent pas à interagir avec les membres de Twitter. Cela permet d’établir un véritable lien de proximité non négligeable pouvant avoir un impact sur la popularité du club.

A propos

Cet article à été réalisé dans le cadre du 1er Hyblab Datasport le 23 et 24 avril. Au cours de ces 2 journées, des étudiants de l’UFR de STAPS et de l’école de design, ont travaillé sur des données dans le domaine du sport. Le Hyblab, organisé par OuestMediaLab, visait a visualiser et problématiser des données sportives, en vue de les exploiter de façon pertinente et claire. Alphacoms et SUN, partenaires média du projet, se sont directement impliquée avec un groupe d’étudiants, sur l’analyse du rapport du FC Nantes avec les réseaux sociaux. Ce travail retrace de manière approfondie des informations jusque-là inaccessibles concernant les acteurs du FC Nantes et leur présence sur les réseaux sociaux.

L’équipe d’étudiants de l’UFR-STAPS et de l’Ecole de Design ayant réalisé ce projet : Benjamin David, Alexandre Gourizanbi, Anaïs Leroy, Coline Rocher, Sara Crinière, Adeline Frelon et Camille Brunel.

Méthodologie : comment avons-nous collecté les données ?

Pour obtenir les statistiques d’évolution des fans sur Facebook des clubs de Ligue 1, nous avons interrogé l’API de Facebook aux différentes dates que nous avons retenues pour notre analyse, pour chacune des pages des clubs de Ligue 1. Le nombre total de fans correspond au total des 45 nationalités de fans les plus représentés pour chaque page des clubs de Ligue 1.

Pour obtenir les statistiques d’évolution des abonnés Twitter des clubs de Ligue 1, nous nous sommes appuyés sur un article de sytah.com pour les données d’Août 2013, puis nous avons relevé les données manuellement pour le mois d’Avril 2014.

Pour obtenir les statistiques du type d’interaction que les joueurs du FCN réalisent avec leurs followers, nous avons utilisé l’outil en ligne  Twitonomy.

Par Valentin Gaborieau Publié le 24/04/2014 | 17:39, à http://pays-de-la-loire.france3.fr/2014/04/24/reseaux-sociaux-lautre-terrain-de-jeu-du-fc-nantes-465329.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

 

Les beacons, ces petits capteurs qui vont révolutionner le commerce

Les beacons, ces petits capteurs qui vont révolutionner le commerce dans INNOVATION 635957beacon

En entrant dans un grand magasin, votre téléphone portable sonne. C’est un message de bienvenue. Vous passez ensuite dans un rayon, vous vous attardez devant un produit. Nouveau message: un bon de réduction. Il n’en fallait pas plus pour vous convaincre !

Alors que l’usage des smartphones ne cesse d’augmenter, certains commerçants pensent avoir trouvé le moyen d’en profiter: utiliser les capacités Bluetooth de ces appareils pour identifier puis localiser les personnes présentes dans leurs boutiques. Pour cela, il suffit simplement d’installer des beacons, de petits capteurs sans fil à basse consommation d’énergie et facilement dissimulables. Leur coût est faible, à partir de 5 dollars seulement chez Qualcomm.

AUSSI FRÉQUENT QUE LE GPS

Depuis fin 2013, Apple est le premier à les utiliser à grande échelle. Le groupe à la pomme a équipé l’ensemble de ses quelques 250 Apple Store américains. Ce système sera par la suite étendu à ses points de ventes internationaux. Depuis d’autres distributeurs ont suivi, comme la chaîne de grands magasins Macy’s ou le spécialiste de habillement American Eagle Outfitters.

Cette technologie gagne aussi les enceintes sportives. En février, elle a été testée, à petite échelle, lors du Superbowl, la grande finale du championnat de football américain organisée à New York. Depuis la fin du mois de mars, la majorité des stades de la MLB, la ligue professionnelle de baseball, sont équipés.

Le potentiel du marché est immense. “Nous prévoyons une forte croissance pour ce type d’infrastructures”, indique Patrick Conolly du cabinet ABI Research. Il estime que plus de 800 millions de smartphones utiliseront la géolocalisation d’intérieur d’ici à 2018. “Cela deviendra aussi fréquent que le GPS aujourd’hui”, prédit-il.

DONNÉES SUR LES CLIENTS

“Nous créons le futur du shopping”, explique Cyriac Roeding, PDG et co-fondateur de Shopkick, une start-up de la Silicon Valley qui fournit la technologie à Macy’s et American Eagle Outfitters. Ses capteurs sont déployés dans plus de 1.000 magasins aux Etats-Unis. “C’est gagnant-gagnant pour l’acheteur et pour le distributeur”, assure l’entrepreneur.

Pour les commerçants, les beacons ouvrent de nombreuses possibilités. En plus des bons de réduction, ils peuvent être utilisés pour récompenser les clients les plus fidèles, en leur offrant des cartes cadeaux. Ils permettent également de capter des données sur les comportements et parcours des acheteurs.

La société new-yorkaise Nomi propose ainsi aux boutiques de mesurer le nombre de personnes présentes, de connaître les rayons les plus fréquentées ou encore d’obtenir plus d’informations sur la démographie de leur clientèle.

TROP ENVAHISSANTS

Les commerçants ne doivent cependant pas être trop envahissants. Il leur faut trouver un juste milieu, ne pas noyer leurs clients sous un déluge de messages et d’offres promotionnelles, alors même que de nombreuses applications envoient déjà des notifications à leurs utilisateurs.

Et ils doivent aussi convaincre les acheteurs de télécharger leurs applications, puis d’accepter l’utilisation de leurs données. Par ailleurs, la technologie ne peut fonctionner que si les capacités Bluetooth du smartphone sont activées. Or, de nombreux utilisateurs préfèrent les désactiver afin d’allonger la durée de vie de la batterie.

Pour remédier à ces problèmes, Shopkick propose aux commerçants d’offrir des cadeaux. Par exemple, un café ou le téléchargement d’une chanson. La société assure avoir distribué pour plus de 25 millions de dollars de cadeaux. Les commerçants y trouveraient aussi leur compte: plus de 500 millions de dollars de chiffre d’affaires additionnels en 2013.

 

Publié par Le Monde à http://siliconvalley.blog.lemonde.fr/2014/04/21/comment-les-beacons-vont-revolutionner-le-commerce/

 

Percer dans le e-commerce à moindre coût: le cas Kitchen Trotter

Sur le segment très concurrentiel du e-commerce culinaire, la start-up Kitchen Trotter a trouvé les bons ingrédients pour émerger.

Kitchen Trotter

Crédits photo : Kitchen Trotter
 Réussir à percer dans le e-commerce en partant de zéro, qui plus est sur un créneau encombré, c’est le défi en grande partie réussi de Kitchen Trotter, une start-up lancée en septembre 2012 par un trio d’amis avec peu de moyen.

Le concept est simple: une formule d’abonnement qui permet à un particulier de recevoir chaque mois un « kit de cuisine exotique ». Ce dernier comprend six ou sept ingrédients difficiles à trouver en magasin, quatre recettes emblématiques d’un pays concoctées par un chef natif et un menu typique pour 4 à 6 personnes. Prix de l’abonnement, « résiliable à tout moment » : 240 euros pour 12 mois. Mais le client peut aussi choisir de ne payer que pour un, trois ou six mois. Corée du sud, Sénégal, Suède, Turquie, Pérou … la destination change à chaque envoi et est tenue secrète pour ménager un effet de surprise au destinataire.

Obstacle n°1 : l’invasion de concurrents

« Notre principal obstacle, plutôt inattendu, a été de voir se lancer au même moment que nous une vingtaine de concurrents sur ce marché de la cuisine par abonnement », raconte Kenza Hachimi, 30 ans, cofondatrice qui a attrapé le virus de l’entrepreneuriat sur les bancs de l’ESSEC.

De gauche à droite : Pierre-François Lotiron, Aïch

Crédits photo : Kitchen Trotter
De gauche à droite : Pierre-François Lotiron, Aïcha Mansouri, Kenza Hachimi

Moins de deux ans après, la moitié des prétendants a mis la clé sous la porte. Kitchen Trotter vient d’ailleurs d’en racheter un pour élargir sa base de clientèle. Avec désormais 6.000 abonnés au compteur, la start-up se revendique leader de son segment.

Les clés pour se différencier

Alors, qu’est-ce qui a fait la différence entre Kitchen Trotter et les autres ? D’abord la simplicité du concept, compréhensible immédiatement par les consommateurs : « un mois, un pays, un kit », comme le résume Kenza Hachimi. Ensuite des menus qualitatifs et originaux imaginés par des bloggeurs culinaires ou des chefs natifs du pays mis à l’honneur. Et qui laissent les clients cuisiner eux-mêmes leur plat, le « fait maison » restant très tendance.

Ajoutez à cela un site Web où il est facile de s’y retrouver, une logistique efficace, entièrement sous-traitée à un prestataire, une équipe soudée de trois associés (épaulés par 5 salariés) et on a les ingrédients du succès. Autre atout non négligeable de la start-up parisienne, le soutien et les conseils de plusieurs structures d’accompagnement (Réseau Entreprendre, Petit Poucet, 50 Partners).

Un marketing ciblé réseaux sociaux

Côté marketing, les créateurs ont été astucieux pour limiter les frais. Les efforts se sont concentrés sur les réseaux sociaux, notamment Facebook. Résultat, une« communauté » où 21.000 personnes parlent régulièrement du concept à leurs amis. De quoi accélérer le bon bouche-à-oreilles dont a bénéficié le site auprès d’une clientèle en majorité féminine, plutôt jeune et habitant aussi bien les grandes agglomérations que les zones moins peuplées. Au final, la stratégie de la start-up n’a pas été trop gourmande en financement. Une petite levée de fond a été réalisée en juin 2013 auprès de business angels.

A la conquête de l’Europe

Déjà rentable, selon Kenza Hachimi, Kitchen Trotter réfléchit désormais à un développement à l’international. L’entreprise a commencé à franchir les frontières en livrant dans trois pays limitrophes (Belgique, Suisse et Luxembourg) mais le lancement prochain d’une version du site en anglais devrait permettre de toucher davantage de zones. «C’est le grand chantier de cette année, ajoute la cofondatrice. L’appétit pour la world cuisine est le même dans toute l’Europe ».

Publié par Business Les Echos à http://business.lesechos.fr/entrepreneurs/web/percer-dans-le-e-commerce-a-moindre-cout-le-cas-kitchen-trotter-62485.php?xtor=EPR-1500-[LEE_hebdomadaire]-20140415-[s=461370_n=6_c=_]-1813589[_SDV]@1
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