Archives pour la catégorie – management

La journée de travail des générations Y et Z va vous étonner

On a beaucoup parlé du nouveau rapport des jeunes au travail, des exigences desgénérations Y et au niveau du management, de leur défiance vis-à-vis du monde de l’entreprise… Mais tout cela n’est rien en comparaison de leurs manières de travailler, radicalement différentes de celle de leurs aînés, les baby-boomers et la génération X.

Les horaires, c’est l’horreur

Horaires

Pour les digital natives qui sont nés avec les nouvelles technologies, le temps ne s’écoule pas de la même manière. L’espace aussi est replié et raccourci de même que l’accès à l’information, comme l’a décrit Michel Serres dans son livre Petite poucette.

Multitasking, blurring, bleisure et micro-leisure…

Les conséquences sur le déroulement d’une journée de travail sont nombreuses : on parle demultitasking, le travail multi-tâches qui nous fait zapper d’un dossier à l’autre et perdre en efficacité, mais aussi de « blurring » pour désigner l’effacement de la frontière entre la vie professionnelle et personnelle. Tout se mélange allègrement au travail comme à la maison et même pendant les déplacements professionnels avec une tendance au « bleisure » qui incite à concilier travail et loisir pendant les voyages d’affaires.

Bienvenue dans l’ère de la micro-pause

Un nouveau terme anglo-saxon (micro-leisure), permet de mieux comprendre comment les technologies impactent le monde de l’entreprise et modifient notre rapport au temps de travail. Pas uniquement celui des jeunes générations d’ailleurs qui y sont les plus sensibles mais tous les actifs connectés qui changent leurs méthodes de travail. Ce terme de micro-leisure (qu’on pourrait traduire par micro-loisir ou micro-pause). C’est l’agence MRY dans son étude « The New Micro leisure » qui l’explique. Le concept s’adresse plus aux professionnels du marketing et de la publicité, mais les managers devraient aussi y jeter un coup d’œil pour saisir la révolution en marche dans le monde de l’entreprise.

Ce que ce concept traduit c’est la fin de l’a journée de travail « à la papa ». Ou plutôt des horaires classiques 9h-18h. (Dans les pays anglo-saxons on parle de 9h-17h mais leur pause du midi est en général nettement plus courte que la nôtre, question de culture !). Pour illustrer son propos l’agence MRY a réalisé des schémas très parlants :

La journée de travail des Baby-boomers et de la génération X

Journee-travail-generationX

La journée de travail nouvelle génération (Y et Z)

Journee-travail-GenerationY-Z

La journée n’est plus rythmée de la même manière avec le départ collectif quand la cloche sonne la Golden hour, l’heure de quitter le bureau pour aller au pub. Tout au long de la journée de boulot, les jeunes passent du travail au loisir, échangent avec leurs amis, répondent à leurs mails perso, font des achats en ligne ou réservent leurs prochaines vacances. Les activités et notamment les loisirs sont plus morcelés, l’attention également même si elle se déploie au delà des horaires normaux : travail le soir, la nuit, les jeunes sont capables de bosser de n’importe où et n’importe quand. Il reste un ressort commun pour l’engagement des employés : la promesse de bien-être et de plaisir (voir aussi l’importance de l’émotion sur cette dimension de la qualité de vie au travail). Car les jeunes entretiennent un rapport très ambivalent avec l’hyperconnexion : ils se sentent coupables de passer trop de temps sur les réseaux sociaux, tout en reconnaissant que leur smartphone est le meilleur allié pour améliorer leur vie personnelle et les loisirs qui vont avec.

Que doivent faire les entreprises ?

Comment les entreprises peuvent-elles composer avec un changement aussi radical ? Il n’y a pas de solution miracle mais les pistes à explorer tournent autour de la déculpabilisation et du plaisir à venir travailler. Dans ce contexte, bloquer l’accès aux réseaux sociaux pour les salariés apparaît évidemment complètement ubuesque. Au contraire, les entreprises auront tout intérêt à développer des réseaux sociaux internes qui fonctionnent sur le même registre de partage de l’information et de travail collaboratif. Mais elles peuvent aller beaucoup plus loin qu’un simple RSE, par exemple en lâchant du lest :

  • Arrêter avec les horaires fixes
  • Fournir des outils de communication adaptés à ces nouveaux usages et choisis par les collaborateurs. Pour les appareils on parle de BYOD (Bring your own device), mais également de plus en plus du CYOD (choose your own device).
  • Décloisonner l’entreprise en offrant des plages pour travailler sur des projets personnels, encourager l’intrapreneuriat
  • Faciliter l’accès des salariés à des services extra-professionnels (conciergerie, crèche d’entreprises, salle de sport..)

Ces pistes ne sont pas les seules. Elles sont déjà expérimentées dans beaucoup d’entreprises pour faciliter l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle. Une aspiration partagée par toutes les générations, pas seulement les Y et les Z.

30 idées nouvelles pour manager autrement

De l’Art management au zéro contrôle, en passant par la Nursery des Possibles et les principes des moines, voici sous forme d’abécédaire les tendances 2012 en matière de management.

Corinne Moriou pour LEntreprise.com, publié le 11/06/2012 à 04:00

Art Management

L’art management, c’est l’art du management par l’art ! Vacances bleues, une chaîne hôtelière de loisirs, expose régulièrement trois artistes, à son siège, à Marseille. « Le comité de sélection est constitué de dix salariés qui sont à n’importe quel niveau hiérarchique de la société, mais sont motivés par la recherche de talents », explique Jean-Louis Largeteau, président de Vacances bleues. Par ailleurs, une salle baptisée L’Atelier est réservée à une artiste qui est en train de peindre une toile sur le thème du voyage. Les salariés lui apportent des souvenirs de vacances : photo, coquillage, bout de ficelle… Dans le nord de la France, Mathias Duhamel peint « l’âme » des sociétés qui lui ouvrent leurs portes. Il s’installe dans le hall d’accueil, sous l’oeil attentif des salariés et des visiteurs qui voient au fil des jours l’oeuvre évoluer.

Assez de clones

Le candidat qui arrive d’une entreprise concurrente pour exercer le même type de fonction dans une nouvelle société sera-t-il véritablement motivé ? N’est-ce pas déjà pour lui la routine avant même qu’il ait débuté ? N’est-il pas judicieux de recruter un banquier d’affaires plutôt qu’un journaliste qui a vingt ans de métier pour écrire dans un magazine économique ? « Les clones sont tristes. Pour les éviter, il vaut mieux recruter soi-même que par l’intermédiaire d’un cabinet de chasse de têtes qui préfère ne pas prendre de risques. En 2012, l’innovation est devenue la priorité du monde des affaires. Recruter une pépite peut changer le destin d’une entreprise », fait remarquer Pierre-Yves Poulain, ancien délégué général de l’ANDRH et cofondateur de Luxury Society.

Binômage

Le binômage est pratiqué notamment chez UT 7, une start-up créée sous forme de Scop spécialisée dans le conseil en informatique. « Nous avons fait du travail à deux la règle. Nous réfléchissons à deux sur la conception d’un nouveau produit, nous effectuons à deux une formation, nous allons voir à deux un client. Ce mode de fonctionnement nous rend plus performants, car nous avons toujours le feedback de l’autre. C’est sécurisant, enrichissant et cela nous rend plus heureux, car nous échappons à la solitude », explique Eric Séguier, venu nous rencontrer à L’Entreprise avec Raphaël Pierquin, son binôme.

Boulier annuel

Au moment de l’évaluation annuelle, Louise Guerre, la fondatrice de la société Serda, propose trois options à ses salariés : plus d’argent, plus de formation, plus de confort de vie. Il s’agit de répartir dix boules sur ces différents objectifs. « Une salariée peut demander à travailler deux jours par mois en télétravail. L’année suivante, elle peut préférer un salaire supérieur », explique la dirigeante.

Coaching d’équipe

Au coaching individuel s’ajoute une forme nouvelle de coaching : le coaching d’équipe.Le coach intervient auprès des cadres dirigeants d’une PME. « A la différence d’un consultant, le coach ne donne pas la solution, mais il fait travailler sur les valeurs de l’entreprise et « accoucher » de la solution, explique Laurent Tylski, coach de dirigeants. Il s’agit d’une montée en puissance des individus et de l’entreprise. » Ainsi, Altera, cabinet de conseil en systèmes d’information, a fait appel à Laurent Tylski pour former dix collaborateurs au leadership sur une période d’une année. « Les consultants ont gagné de la confiance en eux et cela a eu un impact très positif sur nos clients », note Nicolas Loonis, cofondateur du groupe Altera.

Coopétition

Pourquoi refaire le monde ? La paresse a aussi ses vertus. La « coopétition » consiste à entrer en concurrence avec les autres en utilisant les mêmes idées, mais avec une légère adaptation de forme, à un meilleur coût. « C’est le « karaoke capitalism », l’intelligence ajoutée qui permet de créer quelque chose de nouveau, d’être plus innovant que le concurrent », met en évidence Benjamin Chaminade, coauteur de Wanagement. Manager à contre-courant (Dunod).

Démarche clandestine

Un dossier coincé ? Une situation bloquée ? Jean-Louis Muller, de Cegos, préconise le management clandestin. De manière ponctuelle, il s’agit de s’affranchir des règles et de la hiérarchie. Ainsi, en croisant le numéro deux à la cafétéria, le manager peut trouver l’aide recherchée.

Faites confiance

« Ce qui compte, c’est le résultat. Pas la manière dont le salarié organise son emploi du temps, assure Gérard Carton, coach de dirigeants. Il a envie de bien faire. Il faut lui faire confiance. » Chez Favi (équipementier automobile), on a supprimé les contrôles. « Le manque à gagner lié à l’absence de contrôle ne coûte rien en regard du coût des postes de contrôleurs », affirme Jean-François Zobrist, consultant et ancien dirigeant de cette PME.

 

Fedex day

Philippe Korda, conseil en management et dirigeant de Korda Partners (50 salariés), pratique le Fedex Day depuis trois ans. Cette journée a lieu mi-juillet. La société est fermée et il y a une permanence téléphonique. Les salariés doivent « livrer » leur travail avant 16 heures, d’où le nom de Fedex Day. Les collaborateurs travaillent sur le sujet qui les intéresse, seuls ou en équipe.

Fiesta sponsorisée

« Tous les ans, je remets 300 euros à huit équipes afin qu’elles créent une attraction. En général, cela a lieu au moment de Noël, explique Jean Valentin, fondateur et PDG d’Extrême, une agence de communication. Dernièrement, nous avons fait la fête autour d’un bar à huîtres présenté dans un décor fluorescent. C’est à l’équipe qui surprendra le plus l’autre. La convivialité crée une plus grande cohésion dans l’entreprise. »

Forum ouvert et loi des deux pieds

« Le forum ouvert est une méthode qui permet de mettre en place des réunions créatives destinées à des groupes de 5 à 2 000 personnes pour traiter de questions importantes, parfois complexes, voire conflictuelles. Toutes les questions soulevées sont étudiées – aucune n’est éludée – et sont soumises à discussion. Il en découle des actions à mettre en oeuvre dont les résultats peuvent être totalement inattendus. » Voilà l’explication donnée par le Mouvement Colibris, fondé par Pierre Rabhi, agriculteur, philosophe et essayiste. UT 7 organise son forum le dernier jeudi de chaque mois. « La participation n’est pas obligatoire et nous y ajoutons « la loi des deux pieds », c’est-à-dire que l’on peut se lever et partir à tout moment », précise Raphaël Pierquin, cofondateur d’UT 7.

Générosité par principe

Selon le modèle Google, la course à l’innovation suppose de recruter les meilleurs. Et pour cela, il faut verser aux collaborateurs des salaires supérieurs à ceux qu’ils obtiendraient chez les concurrents. Les entreprises savent qu’en retour, les salariés font plus d’efforts pour les remercier de leur générosité. Chez Frequent Flyer Travel (FFT), une PME de 50 salariés spécialisée dans le voyage d’affaires, les salariés sont chouchoutés. De très beaux locaux, un équipement par salarié évalué à 5 000 euros (au lieu de 1 000 euros en moyenne dans la profession), PEE, Perco, treizième mois, prime annuelle pouvant atteindre un mois de salaire, 4 % de la masse salariale (au lieu de 1,6 %) pour le budget formation continue, chèques-cadeaux à Noël, soirées au restaurant, week-ends en France, voyages à l’étranger… « J’offre ce que j’aurais aimé connaître lorsque j’étais salarié », commente Marc Leidelinger, le PDG-fondateur de FFT, dont la société ne cesse de grappiller des parts de marché aux mastodontes du métier.

Happychic live

Une musique appelle au grand rassemblement des 350 collaborateurs qui travaillent au siège d’Happychic. Ce rendez-vous obligatoire a lieu un lundi par mois de 11 h 45 à 12 h 30 dans l’atrium. « On peut tout dire à tout le monde. On peut poser toutes les questions que l’on souhaite, souligne Gauthier Watrelot, le directeur général d’Happychic. Il m’arrive de prendre les devants. Par exemple : « Nous avons de moins bons résultats depuis deux mois. Expliquez-moi pourquoi nous sommes moins performants ? »"

Liberté & Cie

Isaac Getz, expert APM, a créé le Cercle des leaders libérateurs, un petit noyau de patrons français, qui veulent sortir du mode hiérarchique classique. Il met en évidence, dans son livre Liberté & Cie (Fayard), l’intérêt d’ériger la liberté comme le principe phare du management du XXIe siècle. « Les salariés doivent trouver du sens à leur travail et décider eux-mêmes de leur propre organisation. En réveillant le potentiel humain, les entreprises peuvent battre des records de productivité. » Et de citer en exemple Favi, mais aussi Harley-Davidson, Gore, Morning Star, Sol.

Loto déjeuner

Une organisation en silo, un manque de communication transversale ? Instaurez deux fois par mois le tirage au sort du « qui déjeune avec qui ? ». Une façon de booster la communication interne entre les collaborateurs qui se connaissent très bien ou pas du tout. Cela coûte zéro euro puisqu’ils utilisent leurs titres-restaurant!

Management wikipédié

« La structure pyramidale ne fonctionne pas avec la génération des 22-35 ans, qui est née avec internet, Facebook et autres réseaux sociaux. J’ai mis en place un management wikipédié où chaque collaborateur s’exprime, apporte ses idées, sa contribution technique. Cela a suscité un vif engouement et je n’ai plus de turnover », se réjouit Béatrice Joyaud, avocate d’affaires à Paris.

Manager hiérarque

Pierre-Eric Sutter, auteur de l’ouvrage Le Manager hiérarque. Y a-t-il un pilote dans l’organisation ? (Editea), estime que « le manager hiérarque est celui qui hiérarchise les problèmes à traiter ». Il sait discerner du sens, de la valeur à ce qui en a et à ce qui n’en a pas. « Le manager hiérarque est celui qui conjugue humanisme et rentabilité au lieu de les opposer », ajoute-t-il. Il n’est pas le meilleur technicien, mais celui qui sait gérer le plus d’erreurs comme le célèbre pilote qui a sauvé les 155 passagers d’un Airbus A320 en se posant sur l’Hudson River.

MBWA ou Management by Wandering Around

A l’heure des risques psychosociaux, un chef de service doit créer « un lien par jour » avec chaque membre de son équipe. « Aujourd’hui, les managers sont plus occupés par leur propre job que préoccupés par leurs collaborateurs, auxquels ils ne prêtent pas suffisamment attention, estime Jean-Louis Muller, directeur associé de Cegos. Il y a une grande plainte des salariés. Est-ce que j’existe dans cette entreprise ? Le contact peut se faire de visu ou par téléphone, mais il doit y avoir un lien par jour, même s’il est purement formel. Le management par la présence permet de réduire l’absentéisme, voire les suicides. »

No call no show

Le PDG ne revient pas de ses vacances à la date prévue. Il a prévenu son adjoint et lui a demandé d’observer comment les choses se passent. Qui prend quoi en charge naturellement, qui essaie de s’en sortir, qui semble désespéré et perdu sans savoir quoi faire ? Il s’en dégagera un ou plusieurs leaders, dont le futur remplaçant du patron. Thierry Marx estime que le numéro un doit toujours avoir en tête de former son éventuel remplaçant. C’est ce qu’il appelle la « théorie de l’autobus ». A la question « et si je passe sous un autobus ? » il doit y avoir une réponse.

Nursery des possibles

Gauthier Watrelot, directeur général d’Happychic, groupe de 4 200 salariés spécialisé dans le prêt-à-porter, a mis en place la Nursery des possibles afin de faire naître des projets innovants. « Des managers facilitateurs et dix collaborateurs appelés les « généreux donateurs » donnent de leur temps pour faire avancer les idées d’un porteur de projet. Le porteur de projet a toute liberté de proposer une innovation qui ne correspond pas à son champ habituel de compétence. La DRH découvre ainsi chez certaines personnes des aptitudes qu’elle ne soupçonnait pas. Cela peut faciliter la mutation de collaborateurs vers de nouveaux métiers. »

PDG formateur

Après la création d’une université d’été et d’une école des Easy Makers, Sylvain Breuzard, PDG de Norsys, a lancé l’Ecole du manager en janvier 2012. Sur un total de 250 personnes, la société d’ingénierie informatique compte 43 managers. Pendant cinq jours, les nouveaux arrivants et les managers en poste travaillent sur l’appropriation des valeurs de la société. Sylvain Breuzard anime lui-même la formation. « On ne peut véritablement innover et grandir si l’on ne met pas en place nos propres formations », assure l’ancien président du CJD, dont l’activité et le chiffre d’affaires sont en progression depuis plusieurs années.

Permutation

La journée des fous, préconisée par Jean-Louis Muller (Cegos), pourrait aussi s’appeler le switch-management. Pendant quelques heures, les rôles sont inversés. Le responsable financier prend la place du responsable marketing. La comptable s’occupe du comité d’entreprise. L’informaticien se transforme en attaché de presse. Le président devient le vendeur dans l’une de ses boutiques. C’est moins long que le stage ouvrier imposé aux polytechniciens, mais c’est très efficace. Cela permet à chacun de prendre conscience de la technicité nécessaire pour occuper une fonction. Nul n’est interchangeable.

Prime au bonheur

Plutôt qu’une prime au résultat, pourquoi ne pas instituer une prime au bonheur ? Le salarié qui est heureux reçoit une prime. A terme, c’est tout bénéfice pour l’entreprise qui sait qu’elle peut compter sur lui. Le patron d’une entreprise de BTP dans les Vosges s’en félicite.

Principes de moines

Sébastien Henry, auteur de Quand les décideurs s’inspirent des moines (Dunod) estime que les chefs d’entreprise peuvent trouver plus de joie, de sérénité et de sens à leur vie professionnelle en prenant exemple sur neuf principes qui régissent la vie des moines, dont l’hospitalité, la solitude et le silence, l’amour et la compassion, la méditation, la stabilité.

Quick standing up meeting

Les réunions où l’on reste debout sont très vite fatigantes. Ainsi, on a la certitude qu’elles ne dureront pas plus de quinze minutes, le temps que le café devienne froid. « En général, le quick standing up meeting se déroule le matin. C’est une bonne façon d’amener les membres de son équipe à aborder les vraies questions avec concision. Dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et du commerce, elles permettent de faire le bilan de la journée écoulée et de fixer les objectifs à atteindre pour la journée à venir. Thierry Marx, le chef du Mandarin oriental, tient à faire lui-même le café ! Lors de son « morning meeting », il ne laisse pas plus de trois minutes de parole aux collaborateurs de sa garde rapprochée.

Réflexe de l’humour

L’humour permet de prendre du recul par rapport aux difficultés du quotidien. On peut riposter par un sourire, un jeu de mots, une histoire drôle face à un interlocuteur qui dramatise une situation qui n’en vaut pas la peine. Afin de cultiver ce type de réflexe, Sylvain Breuzard, PDG de Norsys, crée cette année le festival de l’humour. Sur la base du volontariat, les salariés se transformeront en acteurs et pourront présenter des sketchs. Des entreprises proposent la journée de l’humour. Ce jour-là, il convient d’être spirituel. Simple pour certains collaborateurs, un effort pour d’autres. Philippe Korda, coauteur de « De la stratégie à l’action », fait remarquer que « les leaders rient trois fois plus que les autres. » N’est-ce pas le cas du dalaï-lama, toujours souriant et rieur ?

Soyons francs

! Les béni-oui-oui, toujours d’accord avec le boss, ne font pas avancer le monde. Jean-Louis Muller, directeur associé de Cegos et expert en management, forme les dirigeants de Renault à recevoir des feedbacks francs de la part de leurs collaborateurs, quelles que soient leurs opinions et positions dans la hiérarchie. « Il faut remercier un salarié d’avoir eu le courage de dire ce qu’il pense. Cela ne veut pas dire que l’on est d’accord avec lui », souligne-t-il. A cela, on peut ajouter l’ »option vérité ». « Tout ce que vous me dites ne sera pas retenu contre vous. En revanche, tout ce que vous ne me dites pas pourra être retenu contre vous. »

Stop à l’évaluation de fin d’année

Pourquoi tient-on absolument à évaluer ses équipes en fin d’année ? Chaque cas doit être traité au moment le plus opportun. L’évaluation n’est pas forcément perçue comme une épée de Damoclès qui grandirait en fin d’année. Cela engendre d’ailleurs des comportements absurdes, comme courir après le résultat en décembre ou faire son chiffre en urgence, en mettant tout le monde en panique et en faussant la perception du marché. Alcan Packaging, par exemple, opère sa revue de potentiels toute l’année.

TPE attitude

Pierre-Eric Sutter, directeur de l’Observatoire de la vie au travail, a constaté que ce sont dans les TPE que les salariés sont le plus heureux parce que ces petites entreprises adoptent la TPE attitude : T pour transparence, P pour proximité, E pour enthousiasme. « Dans les entreprises dont les effectifs sont plus élevés, il faut créer de petites équipes de 10 personnes au maximum afin que les gens ne soient pas isolés », conseille-t-il.

Travail pendulaire

« 30 % de nos collaborateurs travaillent deux ou trois jours par semaine chez eux, sur la base du volontariat, explique Marc Leidelinger, dirigeant de Frequent Flyer Travel (FFT). Le travail à distance apporte un confort aux salariés, notamment à ceux qui ont une à deux heures de trajet par jour, et permet de les fidéliser. Il repose sur la confiance et l’esprit d’initiative. »

Zéro contrôle

François Dupuy, sociologue des organisations et auteur de « Lost in management » (Seuil), est un fervent défenseur du retour à la simplicité. Lors de l’université d’hiver de l’association Entreprise & Personnel, il a mis en avant le danger du trio infernal : les process, les contrôles et les indicateurs de performance. « Ils sont source de stress et de démotivation des salariés. Des contrôleurs d’une grande entreprise se sont amusés à glisser des poèmes dans leurs rapports et nul ne s’en est aperçu ! » a-t-il souligné, pour marquer les limites d’un système technocratique.

Publié sur l’entreprise L’express à http://lentreprise.lexpress.fr/manager-et-organiser/30-idees-nouvelles-pour-manager-autrement_32941.html?xtor=EPR-11-[ENT_Zapping]-20120611–1441072@207938755-20120611071518

 

 

LA GÉNÉRATION Y, PAS SI DIFFÉRENTE

formation jeunes diplomes
© pressmaster – Fotolia.com

CHIFFRE CLÉ  On la dit égocentrique, désengagée, infidèle, impatiente, et hyper-connectée. Bref, la génération Y, ou les jeunes d’aujourd’hui, est tellement différente, qu’il faudrait des méthodes particulières de management pour l’intégrer dans l’entreprise. Un axiome qui tient plus des préjugés que d’une réalité démontrée, constate Ipsos dans une étude.

(suite…)

« Les serious games rendent les formations à distance plus attrayantes »

 Près de 400 DRH et responsables de formation sont attendus au Forum des Serious Games, qui se tient le 5 avril à l’hôtel particulier d’Eurosites Liège, à Paris. « Le marché des formations via les jeux vidéo est en pleine effervescence », se réjouit Damian Nolan, directeur associé de l’éditeur Daesign. Avec plus de 60 jeux à son catalogue, cette start-up rhônalpine est l’un des leaders du secteur.

(suite…)

« Les serious games rendent les formations à distance plus attrayantes »

 Près de 400 DRH et responsables de formation sont attendus au Forum des Serious Games, qui se tient le 5 avril à l’hôtel particulier d’Eurosites Liège, à Paris. « Le marché des formations via les jeux vidéo est en pleine effervescence », se réjouit Damian Nolan, directeur associé de l’éditeur Daesign. Avec plus de 60 jeux à son catalogue, cette start-up rhônalpine est l’un des leaders du secteur.

(suite…)

Etude de cas: Whirlpool et son process d’innovation

23 septembre 2009 par Mathieu Dupas Laisser une réponse »

whirlpool

En 1999, Whirlpool a mis la priorité sur sa démarche d’innovation, ceci afin de se démarquer de ses concurrents de l’époque et des nouveaux arrivants asiatiques attaquant le marché de l’entrée de gamme.

But:
Se présenter en leader sur le marché des équipements domestiques, grâce à une gamme de produits sans cesse renouvelés et dominer le marché du haut de gamme.

L’ambition :
Que tous les employés et toutes les entités du groupe innovent.

Cette annonce dans le groupe déclencha de nombreuses participations et un déferlement d’idées.
Whirlpool décida alors de mettre en place un système de management de l’innovation permettant d’évaluer correctement les idées et nouveaux concepts.

(suite…)

Assurance-santé : la ténacité de Barack Obama

Le compte à rebours a commencé pour le vote final de la réforme de l’assurance-santé au Congrès. Tous ceux qui, à Washington, en Israël ou en Europe, ont parié sur sa « faiblesse », l’ont comparé à Jimmy Carter ou ont annoncé sa défaite en 2012, vont peut-être devoir réviser leur jugement. Le « Waterloo » promis par le sénateur républicain Jim DeMint est en passe de se transformer en une victoire politique déterminante pour Barack Obama.
(suite…)

croquefeuille |
Succès Marketing |
Entre Organisation et Equit... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | 3D-Margot-Marina-Franck
| On s'amuse...
| cuisinebio