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Bordeau Chesnel teste l’acoustique de ses pots de rillettes

Bordeau Chesnel teste l’acoustique de ses pots de rillettes dans AGRO bordeau-chesnel-2_article

Au sein du CTTM, partenaire R&D du pôle de compétences Le Mans Acoustique, le bruit du pot de rillettes Bordeau Chesnel a été mesuré à l’aide d’une tête acoustique instrumentée qui sert pour la prise de son et d’une chambre sourde (anéchoïque) qui sert de milieu calme pour des mesures précises.

Réputée pour sa course automobile et pour ses rillettes, la métropole du Mans affiche une troisième expertise, moins connue du grand public, celle de l’acoustique. « Nous disposons du plus grand laboratoire européen dans le domaine. Il emploie 300 personnes. Le seul équivalent dans le monde se trouve à la Nasa aux Etats-Unis », indique avec chiffres à l’appui Olivier Roinson, directeur des partenariats de Le Mans Acoustique qui regroupe différents acteurs du monde de l’acoustique. Et ce, dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation.

C’est justement ce pôle de compétences que Bordeau Chesnel a contacté il y a peu pour mener une étude acoustique sur ses pots de rillettes, dans l’optique d’améliorer l’expérience de consommation de son produit phare. Une première pour ce centre qui n’avait pas encore sondé le potentiel de l’agroalimentaire ni de l’emballage.

Mesure de l’effet d’une modification d’emballage sur la perception acoustique

« Après un premier effet de surprise, nous avons pris cette demande tout à fait au sérieux et avons réalisé qu’il y avait bel et bien un potentiel pour l’acoustique dans l’agroalimentaire », ajoute le responsable. Le Centre de Transfert de Technologie du Mans (CTTM), qui est l’organe R&D du pôle, s’est penché sur cette demande émanant de la R&D de l’industriel manceau, filiale de Savencia. Il a mis en œuvre ses méthodes de psychoacoustique, discipline qui étudie le rapport entre la perception sonore de l’être humain et les bruits de son environnement. « L’industrie automobile a souvent recours à ces compétences qui mêlent les sciences physiques et cognitives, pour mesurer l’acoustique des échappements, l’insonorisation de l’habitacle, la qualité perçue d’un claquement de porte, etc. », complète Olivier Roinson. Dans le cas de Bordeau Chesnel, aucun détail n’a été divulgué, mais dans le domaine de l’emballage, la psychoacoustique pourrait permettre de mesurer l’effet d’une évolution de matériau, de forme ou de couvercle, par exemple, sur la perception du bruit de l’emballage à l’ouverture, à la refermeture, à la dépose sur une surface qu’il s’agisse de plastique, de verre ou de carton.

Déterminer objectivement la signature sonore d’un produit alimentaire

« Cela nous ouvre un nouveau champ de prospection auprès de fabricants d’emballage, ajoute Olivier Roinson. Mais aussi des marques de produits alimentaires pour déterminer objectivement la signature acoustique d’un produit au moment où on l’ouvre, où on le verse ou bien encore quand on le croque. Jusque-là, cela pouvait être mesuré de façon subjective par un jury. Avec nos méthodes, nous définissons une mesure précise de la puissance acoustique du bruit en question, de sa longueur d’onde, de sa fréquence, etc. » De quoi servir de témoin lors d’une évolution du produit.

Karine Ermenier |  18 Mai 2018 |

Plus d’information sur cette technique de psychoacoustique à lire dans Process Alimentaire de juin 2018.

Et si les IA mettaient au chômage les influenceurs ?

L'influenceuse artificielle Lil Miquela

LE 13/04/2018
INTRODUCTION
Les gynoïdes (robots humanoïdes à l’apparence féminine) et autres avatars virtuels inspirent déjà des millions de followers. Mieux que les humains ? Une tribune de Virgile Brodziak, Directeur Général de J. Walter Thompson.

Parmi les figures de proue de cette transformation, Lil Miquela, une simulation digitale devenue célèbre en avril 2016 pour sa capacité à susciter la curiosité : s’agissait-il d’un projet artistique ou d’un simple coup marketing? Depuis sa création Lil Miquela a non seulement été surprise en train de sortir avec des célébrités, mais serait même aussi une source d’inspiration pour eux. Le mois dernier, le maquilleur Pat McGrath l’appelait « sa muse ». En 2016, l’actrice Lena Dunham décrivait sa fascination pour l’influenceuse virtuelle sur son site Lenny Letter.  Deux ans après, en mars 2018, Lil Miquela compte plus de 800 000 abonnés sur Instagram et défend ardemment le mouvement « Black Lives Matter ».

Sa popularité ne s’arrête pas là. Elle possède sa propre marque de vêtement, une collection de bijoux, a sorti des morceaux sur Spotify et est même apparue en couverture du New York Times Magazine en février 2018. Son discours positif et sa popularité croissante lui permettent de signer des collaborations avec des marques telles que Prada lors du #pradagifs pour leur dernière collection.

 

Alors que Lil Miquela ressemble clairement à un avatar généré par ordinateur, le personnage qu’elle incarne duplique fidèlement les réactions ou les comportements d’un humain. A l’inverse, un influenceur numérique plus récent, une femme noire appelée Shudu Gram, se revendique clairement comme étant un mannequin fictif créé par le photographe britannique Cameron-James Wilson. Wilson a commencé à poster des images de Shudu Gram sur Instagram en avril 2017. En mars 2018, elle avait gagné plus de 80 000 followers. Sa popularité est croissante et l’avatar frôle même aujourd’hui les 100 000 followers et ce malgré la récente polémique autour de son partenariat avec Fenty Beauty, la marque de Rihanna. La raison ? Le monde de la mode ne s’illustre pas franchement par sa capacité à représenter la diversité et certains internautes se sont demandé quel était l’intérêt d’avoir un recourt à un avatar plutôt que d’embaucher de vraies mannequins noires.

 

Avant eux, Kenzo avait déjà eu recourd à un avatar, Knola, pour incarner la vision créative et les valeurs de la marque. Projetée en fond de ses shows, Knola parlait en quatre langues de l’importance de la conscience écologique. Une personne en backstage contrôlait ses actions et expressions qui changeaient en temps réel. « Elle représente une vision multiculturelle de l’humanité dans le futur, » confiait Humberto Leon, directeur de création chez Kenzo, au magazine Dazed. Kenzo a également présenté Knola sur son site Web, imaginant comment elle naviguerait dans le monde en 2050.

Les influenceurs virtuels représentent un énorme potentiel pour les marques non seulement pour développer l’engagement avec les consommateurs mais aussi pour garder un contrôle total sur ce qu’incarnent leurs influenceurs. Quand les êtres humains peuvent se révéler imprévisibles, les créations digitales comme Lil Maquela et Shudu ont réussi à se faire une place, prouvant ainsi qu’un avatar virtuel peut créer une forme de connivence avec les internautes. Et si les influenceurs digitaux créent de nouvelles possibilités de connexion avec le consommateur, les avatars numériques pourraient aussi représenter le futur de la relation client.

A Cyberattack in Saudi Arabia Had a Deadly Goal. Experts Fear Another Try

 

A Cyberattack in Saudi Arabia Had a Deadly Goal. Experts Fear Another Try dans - climat politique merlin_132450284_2c948678-7181-4069-9566-588096d4fc0d-superJumbo

Sadara Chemical Company is a joint venture between Saudi Aramco and Dow Chemical. Its computer systems were hit by one in a string of cyberattacks last year. CreditChristophe Viseux for The New York Times

In August, a petrochemical company with a plant in Saudi Arabia was hit by a new kind of cyberassault. The attack was not designed to simply destroy data or shut down the plant, investigators believe. It was meant to sabotage the firm’s operations and trigger an explosion.

The attack was a dangerous escalation in international hacking, as faceless enemies demonstrated both the drive and the ability to inflict serious physical damage. And United States government officials, their allies and cybersecurity researchers worry that the culprits could replicate it in other countries, since thousands of industrial plants all over the world rely on the same American-engineered computer systems that were compromised.

Investigators have been tight-lipped about the August attack. They still won’t identify the company or the country where it is based and have not identified the culprits.

But the attackers were sophisticated and had plenty of time and resources, an indication that they were most likely supported by a government, according to more than a dozen people, including cybersecurity experts who have looked into the attack and asked not to be identified because of the confidentiality of the continuing investigation.

The only thing that prevented an explosion was a mistake in the attackers’ computer code, the investigators said.

The assault was the most alarming in a string of hacking attacks on petrochemical plants in Saudi Arabia. In January 2017, computers went dark at the National Industrialization Company, Tasnee for short, which is one of the few privately owned Saudi petrochemical companies. Computers also crashed 15 miles away at Sadara Chemical Company, a joint venture between the oil and chemical giants Saudi Aramco and Dow Chemical.

Within minutes of the attack at Tasnee, the hard drives inside the company’s computers were destroyed and their data wiped clean, replaced with an image of Alan Kurdithe small Syrian child who drowned off the coast of Turkey during his family’s attempt to flee that country’s civil war.

The intent of the January attacks, Tasnee officials and researchers at the security company Symantec believe, was to inflict lasting damage on the petrochemical companies and send a political message. Recovery took months.

Energy experts said the August attack could have been an attempt to complicate Crown Prince Mohammed bin Salman’s plans to encourage foreign and domestic private investment to diversify the Saudi economy and produce jobs for the country’s growing youth population.

“Not only is it an attack on the private sector, which is being touted to help promote growth in the Saudi economy, but it is also focused on the petrochemical sector, which is a core part of the Saudi economy,” said Amy Myers Jaffe, an expert on Middle East energy at the Council on Foreign Relations.

Saudi Arabia has cut oil exports in recent years to support global oil prices, a strategy central to its efforts to make a potential public offering of shares of government-controlled Saudi Aramco more attractive to international investors. The kingdom has tried to compensate for its lost revenue by expanding its petrochemical and refining industry.

Some technical details of the attack in August have been previously reported, but this is the first time the earlier attacks on Tasnee and other Saudi petrochemical companies have been reported.

Security analysts at Mandiant, a division of the security firm FireEye, are still investigating what happened in August, with the help of several companies in the United States that investigate cyberattacks on industrial control systems.

A team at Schneider Electric, which made the industrial systems that were targeted, called Triconex safety controllers, is also looking into the attack, the people who spoke to The Times said. So are the National Security Agency, the F.B.I., the Department of Homeland Security and the Pentagon’s Defense Advanced Research Projects Agency, which has been supporting research into forensic tools designed to assist hacking investigations.

All of the investigators believe the attack was most likely intended to cause an explosion that would have killed people. In the last few years, explosions at petrochemical plants in China and Mexico — though not triggered by hackers — have killed several employees, injured hundreds and forced evacuations of surrounding communities.

What worries investigators and intelligence analysts the most is that the attackers compromised Schneider’s Triconex controllers, which keep equipment operating safely by performing tasks like regulating voltage, pressure and temperatures. Those controllers are used in about 18,000 plants around the world, including nuclear and water treatment facilities, oil and gas refineries, and chemical plants.

“If attackers developed a technique against Schneider equipment in Saudi Arabia, they could very well deploy the same technique here in the United States,” said James A. Lewis, a cybersecurity expert at the Center for Strategic and International Studies, a Washington think tank.

The Triconex system was believed to be a “lock and key operation.” In other words, the safety controllers could be tweaked or dismantled only with physical contact.

So how did the hackers get in?

Investigators found an odd digital file in a computer at an engineering workstation that looked like a legitimate part of the Schneider controllers but was designed to sabotage the system. Investigators will not say how it got there, but they do not believe it was an inside job. This was the first time these systems were sabotaged remotely.

The only thing that prevented significant damage was a bug in the attackers’ computer code that inadvertently shut down the plant’s production systems.

Investigators believe that the hackers have probably fixed their mistake by now, and that it is only a matter of time before they deploy the same technique against another industrial control system. A different group could also use those tools for its own attack.

The August attack was also a significant step up from earlier attacks in Saudi Arabia. Starting on Nov. 17, 2016, computer screens at a number of Saudi government computers went dark and their hard drives were erased, according to researchers at Symantec, which investigated the attacks.

Two weeks later, the same attackers hit other Saudi targets with the same computer virus. On Jan. 23, 2017, they struck again, at Tasnee and other petrochemical firms, deploying a computer virus known as Shamoon, after a word embedded in its code.

The Shamoon virus first surfaced five years earlier at Saudi Aramco, wiping out tens of thousands of computers and replacing the data with a partial image of a burning American flag. Leon E. Panetta, the United States defense secretary at the time, said the attack could be a harbinger.

“An aggressor nation or extremist group could use these kinds of cyber tools to gain control of critical switches,” he said.

Government officials and cybersecurity experts in Saudi Arabia and the United States attributed the 2012 Shamoon attack to Iranian hackers.

“Another attacker could have adopted that code” for the January 2017 attacks, said Vikram Thakur, a senior researcher at Symantec, “but our analysis showed the likelihood it was the same perpetrator was pretty high.”

The attack in August was not a Shamoon attack. It was much more dangerous.

Investigators believe a nation-state was responsible because there was no obvious profit motive, even though the attack would have required significant financial resources. And the computer code had not been seen in any earlier assaults. Every hacking tool had been custom built.

The attackers not only had to figure out how to get into that system, they had to understand its design well enough to know the layout of the facility — what pipes went where and which valves to turn in order to trigger an explosion.

Investigators believe someone would have had to buy the same version of the Triconex safety system to figure out how it worked. The components, investigators said, could be purchased for $40,000 on eBay.

The attack has also shown the challenge of attributing with unquestionable evidence an attack to one country.

Security experts said Iran, China, Russia the United States and Israel had the technical sophistication to launch such attacks. But most of those countries had no motivation to do so. China and Russia are increasingly making energy deals with Saudi Arabia, and Israel and the United States have moved to cooperate with the kingdom against Iran.

That leaves Iran, which experts said had a growing military hacking program, although the Iranian government has denied any involvement in such attacks.

Tensions between Iran and Saudi Arabia have steadily escalated in recent years, and the conflict has drifted online.

United States officials and security analysts blamed Iranian hackers for a spate of attacks on American banks in 2012 and more recent espionage attacks on the airline industry. Iranian hackers were blamed for the 2012 Aramco attack and are also the leading suspects in the more recent Shamoon attacks.

The August attack was far more sophisticated than any previous attack originating from Iran, Mr. Thakur of Symantec said, but there is a chance Iran could have improved its hacking abilities or worked with another country, like Russia or North Korea.

Tasnee said in an email that it had hired experts from Symantec and IBM to study the attack against it. The company said it had also “completely overhauled our security standards” and started using new tools to prevent attacks.

“Being a global business,” the company said, “we believe that cybersecurity is a concern wherever you are in the world.”

Follow Nicole Perlroth and Clifford Krauss on Twitter: @nicoleperlroth and @ckrausss.

A version of this article appears in print on March 16, 2018, on Page B1 of the New York edition with the headline: How Hackers Lit a Fuse. Order ReprintsToday’s Paper|Subscribe

Steve Fankuchen

 March 16, 2018

Cdiscount s’invite dans la vente d’énergie

Filiale de Casino, Cdiscount lance une offre de fourniture d’électricité pour concurrencer le tarif réglementé d’EDF.

Le site de vente en ligne Cdiscount investit le secteur de l’énergie. Ce jeudi, la marque grand public a lancé une offre de vente en ligne d’électricité « 15% moins chère que le tarif réglementé de vente » proposé par EDF. Le rabais annoncé sera toutefois moins important sur la facture des ménages: comme les offres des autres fournisseurs alternatifs, la réduction affichée par Cdiscount est hors taxe et hors abonnement. Ainsi, selon le comparateur d’offres énergie-info, l’offre online de Direct Energie, qui affiche 10% de réduction par rapport au TRV d’EDF, ressort à -6% toutes taxes comprises selon le dernier baromètre trimestriel publié par le régulateur du secteur. Et l’offre Happ’e d’Engie, qui offre une remise de -8%, revient à -5% toutes taxes comprises.

Barrières à l’entrée basses

Quelques jours après le lancement par Total de sa marque Total Spring , Cdiscount espère à son tour prendre sa part des 84% de sites résidentiels (soit 27 millions) qui sont encore clients d’EDF, quand Engie et les autres fournisseurs alternatifs (Direct Energie, Eni, Enercoop…) se partagent les 16% restants. « Le gâteau est très gros. Il y a encore de la place pour des nouveaux entrants avec différents positionnements: offre low cost ou verte, sur internet… », estime un expert du secteur.

Cdiscount, qui revendique 8,5 millions de clients actifs pour son site de vente en ligne, s’est déjà lancé sur le marché de la téléphonie mobile il y a un an avec une offre qui voulait directement concurrencer Free. « Aujourd’hui, les barrières à l’entrée sont très basses pour entrer sur le marché de la fourniture d’énergie. Ce qui va jouer, c’est le coût d’acquisition des clients donc la notoriété de la marque est importante », poursuit cet expert.

De l’amont à l’aval

Pour se lancer, Casino s’appuie sur une autre de ses filiales, GreenYellow, qui porte l’offre de Cdiscount dans l’énergie. Greenyellow avait même déjà lancé sa propre offre d’électricité à destination des particuliers, avec une promesse de réduction de 10% (hors taxes et hors abonnement) sur le TRV d’EDF. Créée il y a presque dix ans,GreenYellow est entrée dans le secteur de l’énergie par la production solaire et les services . A l’instar d’un Direct Energie qui a investi dans la production après la fourniture d’énergie, Casino devient ainsi un acteur présent de l’amont à l’aval.

Véronique Le Billon

Silicon Valley – Les investissements s’envolent dans le segment de la foodtech

Et si les jeunes pousses qui concoctent la nourriture de demain, notamment en mettant au point des steaks sans viande, parvenaient à éclipser la bonne vieille carne de boeuf de nos assiettes ?

Selon Crunchbase, la Silicon Valley met les bouchées doubles. Les investissements s’envolent dans ce segment de la foodtech.

Sur ces deux dernières années, les start-up de protéines alternatives ont récolté plus de 250 millions de dollars d’investissement. Le marché du végétalisme, qui consiste à proposer des alternatives à la nourriture d’origine animale, semble décidément s’imposer comme une des grandes tendances de la planète tech. « Les fonds de capital risque et les investisseurs stratégiques mettent des centaines de millions de dollars sur la table de ces entreprises », constate la plateforme Crunchbase en précisant que les financements pourraient être plus importants encore car les montants des levées de fonds ne sont pas systématiquement divulgués.

Parmi les poids lourds du secteur : la start-up californienne Impossible Foods, fondée en 2011 par Patrick Brown, un biochimiste de l’université de Stanford désireux de trouver une alternative à la consommation de viande et ainsi faire du bien à la planète. La recette secrète d’Impossible Foods ? Un faux steak à hamburger imitant parfaitement l’aspect de la viande bouchère, avec un goût carné et une texture saignante. La start-up utilise une hémoprotéine, appelée leghémoglobine, présente dans les racines de soja, qu’elle transforme en sang végétal en la mélangeant à de la levure.

De la viande végétale en quantité industrielle

Depuis son lancement en juin 2016, le faux steak d’Impossible Foods a fait son entrée sur le menu d’une cinquantaine de restaurants américains. La jeune pousse de Redwood City a même ouvert une usine à Oakland afin d’y produire 450 kilos de viande végétale chaque mois, de quoi garnir environ quatre millions de burgers. « C’est le lieu de naissance d’une toute nouvelle industrie », s’est ému Patrick Brown lors de l’inauguration de l’établissement en mars dernier. Le fondateur et CEO a assuré que « n’importe où les consommateurs iraient acheter de la viande », Impossible Foods « sera présent et compétitif ».

Le portefeuille de la start-up n’arrête pas de grossir : près de 270 millions de dollars au total.

Dont, début août, un tour de table de 75 millions de dollars auprès de Bill Gates ainsi que de Khosla Ventures et Horizon Ventures, investisseurs respectifs d’Instacart et de Waze. Le cofondateur de Microsoft a également misé sur d’autres start-up du même acabit : Beyond Meat et son steak végétal vendu dans les rayons de Whole Foods et Safeway, ainsi que Memphis Meats. Passée par l’accélérateur de startups biotechnologiques IndiBio, cette dernière a réussi à mettre au point du blanc de poulet en laboratoire. Memphis Meat a d’ailleurs annoncé, mardi 23 août 2017, une levée de fonds en série A de 17 millions de dollars. Une opération conduite par Draper Fisher Jurvetson (DFJ), le fonds de capital risque qui a investi dans Tesla, SpaceX ou encore Skype.

La nourriture du futur ?

À l’occasion de ce dernier tour de table, Memphis Meat s’est particulièrement réjoui du soutien financier de Cargill, le géant mondial de l’agroalimentaire. En octobre dernier, Tyson Foods, premier exportateur de viande aux États-Unis, avait annoncé une prise de capital de 5 % dans Beyond Meat. Les mastodontes de l’agroalimentaire traditionnelle parient eux aussi sur ce secteur de la foodtech en finançant des entreprises qui proposent des produits de substitution aux leurs.

Selon Lux Research, « la demande de produits alternatifs à la viande devrait plus que doubler ces sept prochaines années, avec une augmentation de 14 % par an ». Cette tendance est alimentée par le mouvement “vegan”, notamment incarné par des figures de la tech tels que Mark Zuckerberg, mais aussi par des motivations environnementales. Les rapports scientifiques ne cessent de dénoncer l’élevage intensif comme une des causes principales d’émission de CO2 et de consommation d’eau. La Californie a justement l’ambition de réduire ses émissions de gaz à effet d’au moins 40% d’ici 2030. L’État le plus riche des États-Unis est un terreau idéal pour faire germer les start-up de protéines alternatives.

Par Klervi Drouglazet, à San Francisco

Biotechnologie : modifier le génome est maintenant rapide, précis et bon marché grâce à « CRISPR ». Pourquoi est-ce une révolution ?

  • CRISPR est une biotechnologie qui permet de supprimer et/ou ajouter et/ou désactiver un gène dans l’ADN de n’importe quelle cellule de n’importe quel organisme, que ce soit une plante, un vers de terre, un lapin ou un humain.
  • Cette technologie reproduit et perfectionne la capacité du système immunitaire de certaines bactéries à reconnaître et neutraliser certains gènes chez des virus les attaquant.
  • Pouvoir supprimer et/ou ajouter un gène dans l’ADN d’un organisme n’est pas nouveau en soi.
  • La nature le fait déjà par le biais des mutations naturelles, c’est ce qui nous a permis de passer du petit rongeur à l’homme, entre autres merveilles.
  • L’homme le fait aussi depuis des lustres indirectement via la reproduction sélective des plantes et animaux, et plus récemment et directement, en laboratoire avec les OGM.
  • Ce qui est nouveau : CRISPR est bien plus rapide, précis, fiable et économique que toutes les méthodes utilisées jusque là. C’est ce qui en fait une véritable révolution ! 
  • En gros, CRISPR donne la possibilité d’éditer très facilement le génome d’un individu au sein d’une espèce.
  • Pensez « ciseaux génétiques », « couper/copier coller génétique »
  • Ce qui prenait un an avec les anciennes méthodes prend maintenant quelques semaines.
  • 30 millions de personnes dans le monde souffrent d’une des 6000 maladies génétiques identifiées à ce jour. CRISPR offre, entre autres, l’espoir de les guérir.
  • Un enjeu pour la recherche est de savoir si l’on peut modifier les cellules reproductives, au-delà des cellules non-reproductives.
  • Modifier des gènes au sein de cellules non-reproductives permettrait de guérir l’individu sans que ces mutations puissent être transmises aux enfants. À la différence des modifications des gènes des cellules reproductives. C’est le dernier cas qui est le plus sensible au niveau éthique.
  • Les 5 applications principales devant connaître le plus de progrès en 2017
    • Comprendre à quoi sert chaque gène, et quels sont les gènes derrière un comportement ou une aptitude : on est très loin de savoir quels gènes codent pour quelles aptitudes ou caractéristiques, pouvoir inhiber un gène facilement est le moyen rêvé d’expérimenter afin de dévoiler les mystères de l’ADN
    • Mettre au point des OGMs encore plus adaptés à nos besoins et contraintes, et plus écologiques : des plantes nécessitant moins d’eau, moins de pesticides, moins d’engrais, plus résistantes à la sécheresse, aux insectes et au sel, croissant plus vite et produisant de plus gros grains.
    • Identifier des traitements possibles pour Alzheimer, contre le cancer, le SIDA, l’herpès et l’hépatite
    • Réduire notre dépendance aux hydrocarbures : CRISPR permettrait de modifier des levures pour les conduire à transformer des sucres en hydrocarbures, et notamment les molécules dont nous avons besoin pour produire du plastique, du nylon ou tout autre matériau aujourd’hui dérivé des produits pétrochimiques
    • Pour produire vaccins et médicaments : et ce, en insérant des gènes particuliers dans le génome de plantes pour leur faire produire les cellules et composés organiques voulus
    • Source en anglais – Vox.com

 

  • Les 4 principales raisons pour lesquelles on voudrait pouvoir éditer le génome de cellules humaines, de la moins à la plus controversée :
    • Faire de la recherche fondamentale sur ces cellules humaines en laboratoire : pour comprendre quel gène sert à quoi par exemple, et sans jamais chercher à produire un embryon viable ou à modifier directement un être humain.
    • Essais cliniques en vue de modifier les cellules non-reproductives d’un être humain : ce sont les fameuses thérapies géniques devant permettre de guérir cancer, sida, ainsi que les maladies génétiques. Ces modifications de l’ADN n’encourent pas le risque d’être transmis aux enfants et suscitent donc moins le débat.
    • Modifier le bagage génétique d’une ovule, d’un spermatozoïde voire d’un embryon pour couper court à une maladie génétique :
      • il ne s’agit plus là d’éditer un humain, mais d’éditer l’humanité car on touche aux cellules dites reproductives
      • les changements pourront être transmis de génération en génération
      • l’influente « National Academy of Sciences » américaine a rendu un rapport en février dernier recommandant d’autoriser ces pratiques hautement controversées dans le seul objectif de traiter des maladies génétiques graves pour lesquelles aucune alternative n’existe
    • Modifier le génome d’un individu dans le but non pas de le soigner mais de l’améliorer, le rendre plus fort, plus intelligent : c’est aujourd’hui ce qu’il y a de plus sensible, et est interdit partout dans le monde a priori, pour l’instant…

résumé français écrit par http://www.parlonsfutur.com/blog/5-taxe-sur-les-robots-cryoconserver-votre-cerveau-le-copi

Article originel:

Scientists can now genetically engineer humans. A big new report asks whether we should.

Updated by Brad Plumer@bradplumerbrad@vox.com  Feb 15, 2017, 1:53pm EST
Biotechnologie : modifier le génome est maintenant rapide, précis et bon marché grâce à

Gotta love that designer baby stock art.

 (Shutterstock)

Biotechnology has advanced so rapidly over the past few years that scientists can now edit the genomes of plants and animals with ever-increasing precision. Using new techniques like CRISPR/Cas9, researchers have already shown they can alter genes to create hornless cattle or mushrooms that don’t brown easily.

But the really big question — the stuff of sci-fi — is whether we’ll use genome-editing tools on people to wipe out heritable diseases or to enhance human capabilities. It’s no longer a question of whether we’ll be able to create “designer babies”: The technology is improving at a stunning pace. Instead, it’s a question of whether we should. It’s an ethics question, a policy question.

On Tuesday, the influential National Academy of Sciences released a 261-page report on this issue, titled “Human Genome Editing: Science, Ethics, and Governance.” It’s one of the most thorough looks yet at what’s likely to be possible with new genome-editing techniques — and why scientists should tread carefully.

The report’s recommendations are eyebrow-raising: In very, very limited cases, editing of viable human embryos should be allowed to go forward in the United States — a conclusion that’s certain to prove controversial. In particular, the report argues, clinical trials to edit human sperm, eggs, and embryos should be permissible in cases where there’s a high chance of preventing babies from being born with serious genetic diseases and no “reasonable alternatives” exist.

By contrast, the panel says editing embryos for human enhancement — say, making people stronger or more intelligent — should absolutely not proceed in the United States until there’s much broader society-wide discussion of the thorny ethics involved, like the risks of exacerbating the gap between rich and poor. The report is an in-depth discussion of the issues at play here, so let’s dig in.

The four big reasons we might want to edit the human genome

The report starts by taking stock of all the powerful biotech tools available today, from zinc finger nucleases to TALEN to CRISPR/Cas9. While the technical details vary, these techniques “can be used to make precise changes in the genome at a high frequency and with considerable accuracy.” Here’s a diagram showing how CRISPR/Cas9 works:

A basic guide to how CRISPR works.

 (Javier Zarracina)

There are four big reasons why scientists might want to tinker with the genetic material of human beings in particular — ranging from least controversial to most controversial:

1) Basic research on human cells in a lab. This one’s straightforward. A scientist takes cultures of human cells and uses, say, TALEN or CRISPR to tinker with the genetic code to figure out how our molecular processes actually work — or better understand what our genes do. Scientists might edit “somatic” cells (nonreproductive cell types like skin or liver cells) or “germline” cells (eggs or sperm). But these experiments would never produce viable embryos or modify living human beings.

This is basic, essential research that’s not much different from what’s been going on for decades, and the report argues that existing guidelines should be sufficient to govern these practices. Nothing too contentious here.

2) Clinical trials to edit somatic cells in living humans. Increasingly, however, scientists are also interested in using genome-editing techniques to treat diseases in humans. Last June, the National Institutes of Health approved the first-ever clinical trial to use CRISPR as a cancer treatment. Scientists at the University of Pennsylvania will take immune cells out of 18 cancer patients, edit the cells to make them more effective at targeting cancer, and then infuse the cells back into the patient to see what happens. (This trial is mainly intended to probe the safety of this technique.)

This sort of “gene therapy” will become more common as editing techniques improve. The NAS report cites a long list of potential applications down the road. An excerpt:

 (National Academies of Sciences)

The panel argues that there aren’t any hugely troubling ethical issues here, since this involves altering somatic (i.e., nonreproductive) cells, and the altered traits can’t be passed on to offspring. The panel does, however, urge caution. Genome-editing techniques still aren’t perfect, and they can sometimes misfire, leading to random mutations or other “off-target” effects in the edited cells. What’s more, no one’s yet been able to develop clear safety standards around what misfires are acceptable.

So, the report says, regulators at NIH will need to scrutinize proposals for gene therapy trials on a case-by-case basis. In general, it’s safest to take a cell out of a patient and edit it (known as “ex vivo” treatment), because researchers can more easily check for off-target effects. By contrast, there are still plenty of technical challenges involved in editing cells directly inside a human body (“in vivo” treatment).

3) Editing sperm, eggs, and embryos to stop inheritable diseases. Okay, now we’re getting to the controversial stuff. It’s one thing to edit an adult’s immune cells. If anything goes awry, the effects won’t be passed on. It’s another matter entirely to edit sperm, eggs, or embryos (known as the “germline”) and create genetic changes that can be passed down from generation to generation. Now we’re no longer talking about editing a single human. We’re talking about editing humanity.

For now, the FDA and NIH are barred from approving research on editing human embryos, because of the potentially fraught social and ethical concerns involved. But other countries, like China and the United Kingdom, are moving forward with embryo editing, and interest is certain to grow. There are thousands of inheritable diseases caused by mutations to a single gene (like Huntington’s). For many families, genome-editing may be the only way to prevent kids from being born with certain conditions.

So the panel tries to strike a balance here. It argues that the US government should allow clinical trials on editing sperm, eggs, or embryos — but only under very, very limited conditions. It should be done only to try to prevent “serious diseases” where there’s a convincing link between the gene in question and the disease — and only when there are no “reasonable alternatives.” The panel also urges rigorous oversight and a “continued reassessment of both health and societal benefits and risks.”

The panel concedes that this recommendation is likely to prove contentious. Some people will find the idea of editing viable sperm, eggs, or embryos morally wrong. Others will note that concepts like “reasonable alternatives” and “serious disease” are left frustratingly vague. And still other researchers may find these guidelines so strict as to bar useful research. (More on this below.)

It’s also not clear how widespread embryo editing would become even if US regulators did approve it. As the panel notes, there are still “major technical challenges to be addressed in developing this technology for safe and predictable use in humans.” As a result, the panel predicts that we aren’t likely to see much germline genome editing to prevent disease “in the foreseeable future.”

4) Editing the human genome for “enhancement.” Of course, if scientists could one day edit viable embryos to eliminate diseases, they could also conceivably edit embryos for enhancement. Stronger babies. Smarter babies. Babies born only with blue eyes. Gattacaterritory, basically.

The NAS report notes that this possibility raises all sorts of thorny issues. Would the use of genetic enhancement make inequality worse? Might it one day become so prevalent that enhancement becomes mandatory, like vaccines are today? Should parents have a right to improve their children through genetic modification? How far should regulations around genome editing go to respect religious and cultural discomfort? Are there risks we haven’t even thought of yet? (Almost certainly.)

The report basically concludes that we haven’t even begun to have a serious discussion around these issues, as a society. Nor do policymakers really understand yet what sorts of regulations and governance these techniques should require. As such, the panel recommends that “genome editing for purposes other than treatment or prevention of disease and disability should not proceed at this time.”

But that’s easier said than done. The report notes that the boundary between disease prevention and enhancement can often be hazy. Using genome editing to improve musculature for patients with muscular dystrophy might be okay. But what about improving musculature for people genetically disposed to be weaker than normal? Where do you draw the line? What about genetic editing to improve cholesterol levels? As such, the report notes, scientists and policymakers are going to have to think harder about what counts as “normal” and what is an “enhancement.”

This report won’t end controversy around human genome editing

Should we?

 (Shutterstock)

Suffice to say, this report doesn’t have all the answers for what’s okay and what’s not around human genome-editing — and it would be ridiculous to expect as much. This is a complex debate that will persist for decades.

Instead, the National Academy of Sciences panel tried to lay out some principles to guide further discussions. The development of any new regulations around genome-editing needs to be transparent and open, with ample public input. For instance: “Ongoing reassessment and public participation should precede and clinical trials of heritable germline editing.” And: “Incorporate public participation into the human genome editing policy process about ‘enhancement.’”

Even experts who are steeped in this topic have wildly different views of what’s appropriate. Back in 2015, a group of scientists wrote a letter in Nature calling for a moratorium on all embryo editing, period. The authors, led by Edward Lanphier of the DNA editing company Sangamo Therapeutics, argued that the potential benefits were still too hazy right now and the risks were too great:

In our view, genome editing in human embryos using current technologies could have unpredictable effects on future generations. This makes it dangerous and ethically unacceptable. Such research could be exploited for non-therapeutic modifications.

The critics also worried that a backlash against embryo modification could end up stifling promising research around gene therapy (No. 2 on our list in the last section):

We are concerned that a public outcry about such an ethical breach could hinder a promising area of therapeutic development, namely making genetic changes that cannot be inherited.

In an interview with Science on Tuesday, the lead author of that essay, Lanphier, expressed disappointment with the new NAS report’s cautious approval of embryo editing in some cases: “It changes the tone to an affirmative position in the absence of the broad public debate this report calls for.”

By contrast, George Church, a geneticist at Harvard and one of the pioneers of CRISPR, has long argued that while the benefits of editing embryos seem small right now, they are compelling enough to expand research. Here’s what he told Stat in 2015:

We need only one compelling argument to initiate a new social norm — even when the market is small (as for orphan drugs). For germline modification, we have at least three compelling cases: 1) mitochondrial diseases; 2) families in which post-natal remedies are inadequate and both parents are fully afflicted (20 percent of the world’s marriages involve close relatives); and 3) scenarios in which treating (and possibly pre-screening) single germ cells is safer than treating millions of somatic cells, since each cell adds to the collective risk of developing cancer.

In that same piece, NIH director Francis Collins is much more worried about the potentially risky side effects of human germline editing; you should read their entire exchange.

This new report is hardly going to be the last word on this debate, but the NAS tends to be influential in guiding US government policy, and it’s nudged the discussion significantly in the direction of allowing designer babies — even in limited cases.

Further reading

  • simple guide to CRISPR, one of the biggest science stories of the decade
  • While designer babies get all the attention, there are tons of cool things CRISPR can do that have nothing to do with editing humans. Here’s a list of a few.

DÉVELOPPEMENT D’APPLICATIONS MOBILES : APPLIQUEZ LA MÉTHODE LEAN !

Nous avons abordé ici plusieurs fois le sujet du Lean Marketing comme un marketing intelligent et extrêmement qualitatif qui apprend de ses erreurs. Nous nous sommes notamment inspiré des écrits d’Eric Ries dans son livre “The Lean Start Up”, qui applique la démarche Lean à la création d’entreprise et au management de l’innovation, pour rapprocher l’Inbound Marketing du Lean Marketing. Et nous ne sommes pas les seuls !

Dans une économie où “ce n’est pas le gros qui mange le petit mais le rapide qui dévore le lent”, lancer un projet mobile nécessite rapidité et adaptation au changement. Le système de production Lean est une méthode de travail qui cherche à éliminer toute forme de gaspillage. Voici trois de ces principes, qui, appliqués au développement mobile, permettent d’améliorer la productivité et la performance des équipes pour réduire le time-to-market.

#1 – COMBATTRE LE MUDA OU “TOUT CE QUI EST SANS VALEUR”

La première faille à combattre est le gaspillage ! Le gaspillage est ce qui est produit mais n’ajoute pas de valeur du point de vue de l’utilisateur.  Cela peut être une fonctionnalité qui n’a pas été demandée par les utilisateurs, une perte de temps dans le processus de développement, une tâche inutile, etc. Appliqué à la conception d’applications web ou mobiles, cela donne quelques principes qui permettent in fine d’accélérer la vitesse de développement et ainsi de délivrance du produit.

CASSER LES SILOS

Dans les cycles de projets classiques, le métier émet le besoin, les business analysts rédigent les spécifications, les designers conçoivent l’application, les développeurs la développent, les testeurs la testent et enfin les utilisateurs peuvent commencer à l’utiliser. Dans une démarche Lean, on optimise cette boucle en incluant les développeurs, les designers et les experts métier de la conception jusqu’au déploiement. Le Product Owner, qui a la vision du produit et la connaissance des utilisateurs finaux, pilote directement l’équipe de développement, sans l’intermédiaire d’un chef de projet. Souvent réunis en un même lieu, l’équipe de développement, l’UX designer et le Product Owner travaillent ensemble pour optimiser les cycles de décisions et les interactions. C’est le concept de plateau projet intégré.

#2 – COMBATTRE LE “MURI” OU LA SURPRODUCTION

Le second cheval de bataille du Lean est la surproduction et les stocks. Le premier indice de cette surproduction est apparue dans une étude Comscore de 2014 révélant que 65% des américains ne téléchargent aucune application chaque mois. Le second est que 83% des applications sur les stores sont des “zombies”, qui sont invisibles des utilisateurs car elles n’apparaissent dans aucun classement ou catégorie du store. Alors comment faire ressortir votre application des 2 millions d’autres ?

CONCEVOIR UNE APPLICATION UTILE ET UTILISÉE

Pour concevoir une application utilisée, vous devez connaître vos utilisateurs. Rien ne sert de passer 3 mois en conception afin de produire l’intégralité des écrans de l’application sans la confronter à l’usage. La démarche Lean UX, initialement théorisée par Jeff Gothelf,  a pour objectif d’optimiser la conception d’un produit en s’appuyant, notamment, sur le principe de la boucle de feedback. Cette conception itérative alterne 3 phases : Observer, Apprendre et Concevoir. Plus les itérations sont courtes, plus l’équipe apprend vite et a d’occasions d’améliorer le produit. Des itérations d’une semaine sont idéales pour pouvoir réagir rapidement aux changements du marché et ré-étalonner ses priorités régulièrement.

SE LIMITER À L’ESSENTIEL, LE MVP

Tant que l’application n’est pas sur les stores, tout ce qu’on a produit n’apporte pas de valeur à l’utilisateur : on accumule les stocks. La clé est de se concentrer sur l’essentiel en développant le parcours utilisateur minimum – le Minimum Viable Product – pour être vite sur le marché. Une application mobile représente un investissement pour votre entreprise : commencer petit, avec une UX irréprochable, vous permettra de valider vos hypothèses pour faire évoluer l’application avec les fonctionnalités que les utilisateurs réclament.

#3 – DEVENIR UNE ORGANISATION APPRENANTE

Tout au long de votre projet, vos idées, le design, le parcours, les fonctionnalités de votre application vont évoluer au gré des retours utilisateurs. Pour gérer ces changements, la clé est de s’adapter en temps réel. Dès 2011, Amazon déployait en production toutes les 11.6 secondes en moyenne !

MESURER ET OPTIMISER

Pour optimiser votre retour sur investissement, vous devez mesurer les performances de vos applications. Vous pouvez opter pour des mesures qualitatives ou quantitatives :

  • Les mesures qualitatives s’obtiennent en réalisant des tests en conditions réelles, dès la seconde semaine de développement et de façon régulière (au moins 1 test par semaine) :
    • soit avec des utilisateurs finaux de l’application,
    • soit avec des utilisateurs choisis au hasard (vos collègues, des proches, etc.) à qui on demande de se mettre dans la peau de l’utilisateur cible par le biais d’un scénario (user story).
  • Les mesures quantitatives s’obtiennent via l’implémentation d’analytics dès la première semaine de développement.

APPRENDRE ET RÉAGIR

Collecter des données utilisateurs en production est une mine d’informations pour votre entreprise. Les analyser en temps réel permet d’en apprendre beaucoup sur vos utilisateurs et de réagir. On passe ainsi par différentes étapes :

  • Définir des standards c’est-à-dire des objectifs à atteindre
    • Collecter de la donnée via les analytics ou des retours utilisateurs
    • Visualiser l’écart au standard : cela peut être grâce à un graphique qui affiche le standard et les données collectées par exemple
  • Analyser les causes de cet écart en émettant des hypothèses sur les points de blocage dans le processus qui ne me permettent pas d’atteindre le standard
  • Prioriser les actions en fonction de l’objectif que vous voulez atteindre le plus vite.

Vous souhaitez en savoir davantage sur le Lean et les méthodes agiles appliqués au développement mobile ? N’hésitez pas à les découvrir plus en détail ou à échanger avec les équipes de BAM qui proposent des solutions sur mesure pour vos projets mobiles. Posté le 10 novembre 2016 à https://www.markentive.fr/blog/lean-developpement-applications-mobiles/

L’agroalimentaire français à l’heure des protéines végétales

Start-ups et grands groupes, comme Fleury Michon et Herta, se lancent tour à tour sur le marché en plein boom des aliments à base de protéines végétales. Une tendance pleinement visible au Salon international de l’alimentation (Sial).

[Sial 2016] L’agroalimentaire français à l’heure des protéines végétales

Steaks et boulettes à base de légumineuses bios de la marque Le Boucher Vert

 Ils poussent partout cette année dans les allées du Salon international de l’alimentation (Sial), qui se tient à Paris-Nord Villepinte jusqu’au 20 octobre. Phénomène de mode ou répondant à de réels besoins nutritionnels, les aliments à base de protéines végétales ont le vent en poupe. Cette année, le Sial d’or de l’innovation, la récompense suprême du salon, a été remis à la start-up lyonnaise Ici & Là pour ses steaks et boulettes de légumineuses bios à la marque Le Boucher Vert. « Jusqu’ici les alternatives aux steaks de viande étaient à base de légumes, de soja ou de tofu, mais pas avec des légumineuses (ndlr : légumes secs riches en protéines), comme les lentilles, les pois chiches ou les flageolets », explique Benoît Plisson, l’un des deux fondateurs de la start-up Ici & Là, qui rappelle que « les légumineuses sont une source de fibres, de vitamines et de minéraux ». Destinés d’abord à la restauration hors domicile, les produits Le Boucher Vert viennent d’arriver dans les magasins bios du réseau Biocoop. « L’originalité de notre démarche tient aussi à notre production. Nous utilisons des légumineuses bios et cultivées exclusivement en France et faisons appel à un partenaire industriel rhônalpin« , ajoute le dirigeant. La start-up née il y a deux ans a choisi de posséder ses propres outils de transformation et conditionnement, mais de les installer au sein de l’usine Boiron Surgélation (groupe Clément Fauger) et de former ses salariés.

Fleury Michon et Herta à l’assaut des protéines végétales

Les grands groupes de l’agroalimentaire partent également à l’assaut de ce nouveau marché qui attire une nouvelle catégorie de consommateurs : les flexitariens, ces personnes qui réduisent leur consommation de viande au profit de protéines végétales. Fleury Michon et Herta (groupe Nestlé) s’engouffrent elles-aussi sur ce nouveau créneau. Une petite révolution pour ces spécialistes de la charcuterie et des produits traiteurs ! « Les flexitariens représentent déjà 25 % de la population française. Notre marque est légitime pour accompagner les consommateurs dans une transition vers une alimentation plus variée », estime Patrick Le Rüe, directeur marketing charcuterie de Fleury Michon. Six références de steaks, pavés, émincés ou encore de falafels à base de fèves, pois chiche, ou maïs ont fait leur apparition depuis quelques jours dans les linéaires, avec une gamme intitulée « Coté végétal ». En janvier, ils seront suivis par quatre plats cuisinés à base de protéines végétales. Tous ces produits seront fabriqués dans les usines vendéennes du groupe.

Un marché en plein essor

Quelques semaines plus tôt, le concurrent Herta avait également lancé une gamme baptisée « Le Bon Végétal » composée d’escalopes au soja et blé, de pavés épinards et fromage et de carrés tomates et mozzarella. Aux côtés des initiatives des deux grands de la charcuterie, des acteurs plus petits se lancent également sur ce marché des produits à base de protéines végétales, qui a progressé de plus de 65 % depuis le début de l’année. Le groupe laitier Triballat-Noyal propose un dessert frais et une boisson à base de graines de chanvre, tandis que la PME auvergnate Sabarot lance des boudins prêts à trancher à base de quinoa ou de polenta. Le breton Guyader lancera de son côté prochainement une gamme « Guyader nature », composée de cakes, soupes et plats cuisinés à base de légumineuses et céréales mais aussi d’algues. Cet engouement pour les protéines végétales aura le mérite de dynamiser l’innovation agroalimentaire et susciter des vocations.  »C’est le développement de l’offre des marques qui va faire la croissance de ce marché », assure Patrick Le Rüe de Fleury Michon. Cela semble bien parti, pour quelques temps en tous cas.

Adrien Cahuzac

Apple pourrait vous reconnaître à votre rythme cardiaque

INTRODUCTION

Apple s’intéresse de près aux battements de cœur de ses utilisateurs. La firme vient de déposer un brevet qui leur permettrait de déverrouiller leur smartphone en le prenant simplement dans les mains.

Nous sommes encore loin de l’implant ou la puce RFID (quoique…), toujours est-il que les grandes firmes ne se contentent plus de recueillir les données physiologiques de leurs utilisateurs en vue d’optimiser leurs performances (quantified-self). Ces données pourraient s’avérer très utiles pour sécuriser les différents device. Plus besoin de taper son code à huit chiffres, d’avoir recours à un système d’eye-tracking ou de laisser son empreinte digitale,… les simples battements cardiaques de l’utilisateur perçus activeraient les différents systèmes.

Apple vient de déposer un brevet en ce sens. La marque y détaille un processus qui permettrait de mesurer la teneur en oxygène dans le sang. Un système d’émetteurs lumineux et de capteurs qui permettrait de capturer les données physiologiques et de les comparer aux datas mémorisées et associées à une identité d’utilisateur. Selon Apple, chaque système vasculaire aurait des caractéristiques propres permettant de nous identifier. Ainsi plus de frontières homme/ machine, le device devient un extension du corps humain.

TAGS quantified selfEtats-UnisApple

PUBLIÉ PAR SYLVIE LE ROY LE 20/10/2016

 

Drones in Agriculture: Hype or Reality

Unquestionably, #drone is one of the biggest tech buzzwords at the moment. Suffice it to recall recent Y Combinator’s applications “most popular tags” analysis (building IoT-connected AI-powered VR drone?) or 2015 Gartner Hype Cycle, where autonomous vehicles category (one including drones) was placed at so-called “peak of inflated expectations”.

Consequently, agriculture is one of the areas that tech community is bullish the most considering drones usage. In addition, hype is fueled by media with variety of publications claiming how drones will transform the industry and lead humanity to the brave new world.

But is there any hard data supporting this hypothesis?

The first thing to look through in order to get familiar with some industry is market research/forecast. Perhaps many of you are familiar with this pic:

Drones in Agriculture: Hype or Reality dans INNOVATION
Source: AUVSI

According to AUVSI’s “The Economic Impact of Unmanned Aircraft Systems Integration in the United States” report released in early 2013 agriculture UAVs’ applications would dominate the market and “dwarf all others”. This report is quite foundational and has become a proxy for some other market reports. But, actually, the assumtions on which this report was based are at least very questionable if not entirely wrong.

Here is a great read on this topic, in a nutshell:

  • AUVSI report is not an objective piece of research due to this organization’s goal is to “promote unmanned systems
  • Japan is not a good proxy for US due to agriculture landscape is very different, particularly field location, average field size, agriculture products and UAV application (pesticide spraying in Japan and remote sensing in US) itself

However, let’s step aside from research papers towards actual numbers, namely adoption of drones in agriculture.

In 2015 Crop Life Magazine conducted a survey among Ag dealers and producers on how they use precision agriculture technologies. And 2015 survey was the first one that included questions on drones.

Results are pretty eye-opening (here is the full survey):

While 16% of US Ag dealers were offering drone-related services in 2015…

 dans INNOVATION
Source: CropLife

Whereas 16% is not so small number actually, you may think, but it really makes sense to compare this number with satellite imagery services, which are used by 51% of dealers (more on this below).

…only 13% of them were generating a profit from it

Source: Own analysis

And this is really important: doing pretty simple math it can be easily calculated (0,16*0,13), that

Just 2% of US Ag dealers are making money on drones

Such demand definitely doesn’t correlate with AUVSI forecast mentioned above.

Thereby, are there any prerequisites that drone services in agriculture would become a sustainable business?

Drones in Ag: Threats and Opportunities

Down below I’d analyze potential threats and opportunities for drone-related businesses in agriculture.

Threats

1. Satellite / Aircraft platforms
By virtue of technology breakthroughs (see “Moore’s Law for Space” andCubesats) and massive venture capital investments in space-related startups have made small satellite-based Earth Observation (EO) one of the key threats to drone imagery.

Speaking of satellite/drone imagery adoption rate (perhaps the most important metric for assessing one or another technology’s perspetives), UAVs’ adoption among both Ag dealers and producers is at the level satellite imagery has been 11 years ago.

Source: Own analysis
Source: Own analysis

Then, if we look at the historical perspective, satellite imagery adoption rate among US Ag dealers and producers correlates really well with new satellites’ launches:

Source: Own analysis

Thus, taking into account that a huge number of Earth Observation satellites (both by commerical companies and government/academia) is going to be launched in coming years, satellite imagery price will definately decline and this would significantly reduce the barriers for farmers to use remote sensing data.

Moreover, there is a competition from aircrafts which are sometimes claimedto be an optimal platform for gathering imagery in terms of spatial resolution and data acquisition costs at the moment (nice read on this here). And there are some startups utilizing imagery form manned aircrafts, such as YC-backedTerrAvion, which declares it collected more data than the whole electric drone industry combined in 2015

2. Unclear AgTech mid-term adoption
In addition to questionable perspective of drones in agriculture in competition with other imaging platforms, it is unclear how farmers will adopt tech startups’ products in mid-term.

According to Kenneth S. Zuckerberg, senior research analyst at Rabobank Food & Agriculture, commodity price downturn will have serious impact on AgTech startups adoption.

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Source: AgFunderNews

Key takeaway from this study is that farmers would hardly invest their resources to innovations (say provide AgTech startups a revenue) due to significantly declined income.

“Adoption of agtech to drive productivity gains will continue to be delayed and this delay increases the risk of down rounds for startups over the next few years”. — Kenneth S. Zuckerberg, Rabobank Food & Agriculture

In another research paper, made by Jonah Kolb, vice president at farm management group Moore & Warner, and Arne Duss, founder and CEO of HighPath Consulting, even more reasons for limited AgTech adoption are outlined, such as:

  • Falling farm incomes
    USDA forecasted that 2015 farm incomes were down 36% from 2014, making them the lowest farm since 2006.
  • Low incentive
    Many US farms are owned by their operators, meaning there is little need to deliver market-rate returns to investors, making adoption of yield-enhancing tech slow.
  • Risk appetite
    With 62% of US farmers nearing retirement age, there is less appetite for systems upgrades.
  • Growing season
    A single growing season in much of the US reduces adoption opportunities and the number of potential technology iterations each year.

Summing up, there are some unfavorable macro trends for drones in agriculture beyond competition with satellites/aircrafts.

3. BVLOS Restrictions
The abscence of established mechanism for safely managing UAV operations in low-altitude airspace (at or below 500 feet) and, consequently, beyond-visual-line-of-sight (BVLOS) flight restrcitions imposes significant limitations on the efficiency of drones implementation in agriculture.

While some farms only consist of several acres and could be fully surveyed within-visual line of sight (VLOS), many more farms do not fit this description. For these larger farms the importance of being able to conduct BVLOS operations is magnified.

If farmers with large acreage are restricted to VLOS requirements then they would need to fly multiple, potentially redundant missions to cover the necessary ground. Instead of capturing the imagery and collecting the relevant data all at once, these farmers would be forced to expend precious additional resources into stitching together maps and synthesizing data. This would be highly inefficient — both in terms of manpower and time — and could nullify the potential time and cost savings provided by UAS for Ag industry.

At the same time, there are some technical (such as lack of access to spectrum and uncertain UAS traffic management (UTM) system architecture) and regulatory barriers that may cause the system to be years away (more on thishere).

Moreover, BVLOS are limited in most of the countries (not only in US):

Source: Precision Hawk

Thus, BVLOS restrictions is one more threat to potential expansion of UAVs in Ag.

Opportunities

Despite the threats described above, there are some positive signals making drones’ perspectives more promising.

1. Drones Are Getting Smarter & Stronger
Generally, drones implementation is limited due to several technological difficulties, such as:

  • Lack of autonomy
    UAVs full potential can be unlocked only when truly autonomous drones would be available.
  • Low flight endurance
    Efficiency of drones operations strongly tied with the flight endurance, which is, for most of the professional UAVs, such as SenseFly eBee and AgEagle, is about 30-40 minutes, which is not enough obviously for continous surveys.

However, a lot of great startups are overcoming these challenges with their products.

Recent computer vision applications improved drone capabilities beyond pretty straightforward “follow-me” features towards impressive autonomy. To name a few startups in this area there are Skydio (raised $28M from Accel and a16z) and Percepto (raised $1M from Mark Cuban and some other high-profile angel investors). Moreover, advanced computer vision is already imbedded in consumer models, such as brand new DJI Phantom 4.

Skydio’s indoor test flights

As for flight endurance improvement, there are 2 options: ground charging stations and advanced (not LiPo) batteries.

Ground stations are developed by a number of startups (Skysense and Hive to name a few) and usually consist of protected case and induction charging pad, thus a drone should just be landed at it.

Skysense drone charging pad in action (@elehcimd)

Regarding batteries, there are several projects developing fuel cells for UAVs, such as hydrogen fuel cell by Intelligent Energy. Moreover, world record for the longest drone flight (more than 3 hours) that was recently set in Russiainvolved hydrogen-air fuel cells.

Hydrogen-powered drone by Intelligent Energy. Source: geek.com

Thereby, considering that drones would be capable to fly for hours and do it without humans’ assistantship quite soon, this will significantly increase drones’ operations efficiency.

2. UAVs Sensors’ Advancements
One area in which drones are definitely ahead of satellites at the moment is sensors variability and data resolution. With lidars , hyper-/multispectal imagers and thermal sensors drones are capable to collect unique data compared to satellites. For example, an average hyperspectral image space-based system can provide has 30–50m GSD, which is 2 order of magnitude lower than it’s possible to get using UAV.

But, while these sensors have already proved its value for construction,miningenergy and O&G, it remains unclear which applications (except NDVI calculation utilizing multispectral sensors, which can be successful provided with satellites as well) for agriculture can be useful for farmers (crop counting or weed detection?).

Moreover, recent announcement of a Planetary Recourses Series A round for the development of hyperspectral and thermal imaging satellite constellation and company’s partnership with Bayer signals an increasing competition between drones and satellites in the area of “uncommon sensors” also.

3. Ag Can Adopt New Tech Pretty Fast (if it brings real value)
Despite the data on satellite/drone imagery penetration and unfavorable AgTech mid-term adoption forecast mentioned above, historically, Ag industry have snapped up some technologies pretty fast, such as GPS-related ones.

“GPS guidance with auto control/autosteer” and “GPS-enabled sprayer boom/nozzle control” adoption rate in US was growing with 24% CAGR historically. Source: CropLife Survey

Thus, if we take these technologies as a reference to UAVs and extrapolate adoption growth rate we’d have pretty optimistic scenario with around 60%(taking GPS guidance with auto control/autosteer 30% CAGR as a reference) penetration of drones in US agriculture industry till 2020.

Conclusion

In my opinion, unfavorable conditions prevail over the favorable ones at the moment and global expansion of agriculture drones is questionable (at best).

However, there is probably some niche on the intersection of:

  • Hyperspetral Imagery
    UAV-based hyperspectral imagery is much more affordable than the one from satellite-based sensors at the moment (and in a mid-term too, taking into account Planetary Resources constellation will probably be fully operational at 2019–2020). Thereby, if startups would be able to solve some technology problems related to hyperspetral data (huge data volume, the need for calibration for different geographical areas) and create uses cases providing value to the Ag customers — it’s is one of the things that would give drones an edge compared to other platforms (an interesting company in this area: Gamaya)
  • Relatively small farms
    At the moment, to purchase satellite imagery it is required to buy some minimal order amount of data (e.g. 500 km2 for 5m GSD data from RapidEye constellation), which makes it unreasonable for small farmers. Consequently, small farmers represent a market opportunity in agriculture for drone startups, perhaps Japan and Western Europe, speaking of geography. However, there are some limitations on the area on which drones’ implementation is economically reasonable (here is a research paper on drones, aircrafts and satellite cost effectiveness comparison:
1*TM6dr99_l7judM7iZf3fuw
According to a study made by Italian researchers, drones are more cost effective than other platforms only on farmlands less than 15–20 ha, and main costs are georeferencing and image processing ones (another opportunity for startups?). Source: DroneApps

Thus, drone Ag startups probably should try to target a niche market/use case, establish a beach head instead of aiming for global expansion from the beginning and prove they can really bring some value to the farmers (and provide return to its investors consequently).

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