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Biotechnologie : modifier le génome est maintenant rapide, précis et bon marché grâce à « CRISPR ». Pourquoi est-ce une révolution ?

  • CRISPR est une biotechnologie qui permet de supprimer et/ou ajouter et/ou désactiver un gène dans l’ADN de n’importe quelle cellule de n’importe quel organisme, que ce soit une plante, un vers de terre, un lapin ou un humain.
  • Cette technologie reproduit et perfectionne la capacité du système immunitaire de certaines bactéries à reconnaître et neutraliser certains gènes chez des virus les attaquant.
  • Pouvoir supprimer et/ou ajouter un gène dans l’ADN d’un organisme n’est pas nouveau en soi.
  • La nature le fait déjà par le biais des mutations naturelles, c’est ce qui nous a permis de passer du petit rongeur à l’homme, entre autres merveilles.
  • L’homme le fait aussi depuis des lustres indirectement via la reproduction sélective des plantes et animaux, et plus récemment et directement, en laboratoire avec les OGM.
  • Ce qui est nouveau : CRISPR est bien plus rapide, précis, fiable et économique que toutes les méthodes utilisées jusque là. C’est ce qui en fait une véritable révolution ! 
  • En gros, CRISPR donne la possibilité d’éditer très facilement le génome d’un individu au sein d’une espèce.
  • Pensez « ciseaux génétiques », « couper/copier coller génétique »
  • Ce qui prenait un an avec les anciennes méthodes prend maintenant quelques semaines.
  • 30 millions de personnes dans le monde souffrent d’une des 6000 maladies génétiques identifiées à ce jour. CRISPR offre, entre autres, l’espoir de les guérir.
  • Un enjeu pour la recherche est de savoir si l’on peut modifier les cellules reproductives, au-delà des cellules non-reproductives.
  • Modifier des gènes au sein de cellules non-reproductives permettrait de guérir l’individu sans que ces mutations puissent être transmises aux enfants. À la différence des modifications des gènes des cellules reproductives. C’est le dernier cas qui est le plus sensible au niveau éthique.
  • Les 5 applications principales devant connaître le plus de progrès en 2017
    • Comprendre à quoi sert chaque gène, et quels sont les gènes derrière un comportement ou une aptitude : on est très loin de savoir quels gènes codent pour quelles aptitudes ou caractéristiques, pouvoir inhiber un gène facilement est le moyen rêvé d’expérimenter afin de dévoiler les mystères de l’ADN
    • Mettre au point des OGMs encore plus adaptés à nos besoins et contraintes, et plus écologiques : des plantes nécessitant moins d’eau, moins de pesticides, moins d’engrais, plus résistantes à la sécheresse, aux insectes et au sel, croissant plus vite et produisant de plus gros grains.
    • Identifier des traitements possibles pour Alzheimer, contre le cancer, le SIDA, l’herpès et l’hépatite
    • Réduire notre dépendance aux hydrocarbures : CRISPR permettrait de modifier des levures pour les conduire à transformer des sucres en hydrocarbures, et notamment les molécules dont nous avons besoin pour produire du plastique, du nylon ou tout autre matériau aujourd’hui dérivé des produits pétrochimiques
    • Pour produire vaccins et médicaments : et ce, en insérant des gènes particuliers dans le génome de plantes pour leur faire produire les cellules et composés organiques voulus
    • Source en anglais – Vox.com

 

  • Les 4 principales raisons pour lesquelles on voudrait pouvoir éditer le génome de cellules humaines, de la moins à la plus controversée :
    • Faire de la recherche fondamentale sur ces cellules humaines en laboratoire : pour comprendre quel gène sert à quoi par exemple, et sans jamais chercher à produire un embryon viable ou à modifier directement un être humain.
    • Essais cliniques en vue de modifier les cellules non-reproductives d’un être humain : ce sont les fameuses thérapies géniques devant permettre de guérir cancer, sida, ainsi que les maladies génétiques. Ces modifications de l’ADN n’encourent pas le risque d’être transmis aux enfants et suscitent donc moins le débat.
    • Modifier le bagage génétique d’une ovule, d’un spermatozoïde voire d’un embryon pour couper court à une maladie génétique :
      • il ne s’agit plus là d’éditer un humain, mais d’éditer l’humanité car on touche aux cellules dites reproductives
      • les changements pourront être transmis de génération en génération
      • l’influente « National Academy of Sciences » américaine a rendu un rapport en février dernier recommandant d’autoriser ces pratiques hautement controversées dans le seul objectif de traiter des maladies génétiques graves pour lesquelles aucune alternative n’existe
    • Modifier le génome d’un individu dans le but non pas de le soigner mais de l’améliorer, le rendre plus fort, plus intelligent : c’est aujourd’hui ce qu’il y a de plus sensible, et est interdit partout dans le monde a priori, pour l’instant…

résumé français écrit par http://www.parlonsfutur.com/blog/5-taxe-sur-les-robots-cryoconserver-votre-cerveau-le-copi

Article originel:

Scientists can now genetically engineer humans. A big new report asks whether we should.

Updated by Brad Plumer@bradplumerbrad@vox.com  Feb 15, 2017, 1:53pm EST
Biotechnologie : modifier le génome est maintenant rapide, précis et bon marché grâce à

Gotta love that designer baby stock art.

 (Shutterstock)

Biotechnology has advanced so rapidly over the past few years that scientists can now edit the genomes of plants and animals with ever-increasing precision. Using new techniques like CRISPR/Cas9, researchers have already shown they can alter genes to create hornless cattle or mushrooms that don’t brown easily.

But the really big question — the stuff of sci-fi — is whether we’ll use genome-editing tools on people to wipe out heritable diseases or to enhance human capabilities. It’s no longer a question of whether we’ll be able to create “designer babies”: The technology is improving at a stunning pace. Instead, it’s a question of whether we should. It’s an ethics question, a policy question.

On Tuesday, the influential National Academy of Sciences released a 261-page report on this issue, titled “Human Genome Editing: Science, Ethics, and Governance.” It’s one of the most thorough looks yet at what’s likely to be possible with new genome-editing techniques — and why scientists should tread carefully.

The report’s recommendations are eyebrow-raising: In very, very limited cases, editing of viable human embryos should be allowed to go forward in the United States — a conclusion that’s certain to prove controversial. In particular, the report argues, clinical trials to edit human sperm, eggs, and embryos should be permissible in cases where there’s a high chance of preventing babies from being born with serious genetic diseases and no “reasonable alternatives” exist.

By contrast, the panel says editing embryos for human enhancement — say, making people stronger or more intelligent — should absolutely not proceed in the United States until there’s much broader society-wide discussion of the thorny ethics involved, like the risks of exacerbating the gap between rich and poor. The report is an in-depth discussion of the issues at play here, so let’s dig in.

The four big reasons we might want to edit the human genome

The report starts by taking stock of all the powerful biotech tools available today, from zinc finger nucleases to TALEN to CRISPR/Cas9. While the technical details vary, these techniques “can be used to make precise changes in the genome at a high frequency and with considerable accuracy.” Here’s a diagram showing how CRISPR/Cas9 works:

A basic guide to how CRISPR works.

 (Javier Zarracina)

There are four big reasons why scientists might want to tinker with the genetic material of human beings in particular — ranging from least controversial to most controversial:

1) Basic research on human cells in a lab. This one’s straightforward. A scientist takes cultures of human cells and uses, say, TALEN or CRISPR to tinker with the genetic code to figure out how our molecular processes actually work — or better understand what our genes do. Scientists might edit “somatic” cells (nonreproductive cell types like skin or liver cells) or “germline” cells (eggs or sperm). But these experiments would never produce viable embryos or modify living human beings.

This is basic, essential research that’s not much different from what’s been going on for decades, and the report argues that existing guidelines should be sufficient to govern these practices. Nothing too contentious here.

2) Clinical trials to edit somatic cells in living humans. Increasingly, however, scientists are also interested in using genome-editing techniques to treat diseases in humans. Last June, the National Institutes of Health approved the first-ever clinical trial to use CRISPR as a cancer treatment. Scientists at the University of Pennsylvania will take immune cells out of 18 cancer patients, edit the cells to make them more effective at targeting cancer, and then infuse the cells back into the patient to see what happens. (This trial is mainly intended to probe the safety of this technique.)

This sort of “gene therapy” will become more common as editing techniques improve. The NAS report cites a long list of potential applications down the road. An excerpt:

 (National Academies of Sciences)

The panel argues that there aren’t any hugely troubling ethical issues here, since this involves altering somatic (i.e., nonreproductive) cells, and the altered traits can’t be passed on to offspring. The panel does, however, urge caution. Genome-editing techniques still aren’t perfect, and they can sometimes misfire, leading to random mutations or other “off-target” effects in the edited cells. What’s more, no one’s yet been able to develop clear safety standards around what misfires are acceptable.

So, the report says, regulators at NIH will need to scrutinize proposals for gene therapy trials on a case-by-case basis. In general, it’s safest to take a cell out of a patient and edit it (known as “ex vivo” treatment), because researchers can more easily check for off-target effects. By contrast, there are still plenty of technical challenges involved in editing cells directly inside a human body (“in vivo” treatment).

3) Editing sperm, eggs, and embryos to stop inheritable diseases. Okay, now we’re getting to the controversial stuff. It’s one thing to edit an adult’s immune cells. If anything goes awry, the effects won’t be passed on. It’s another matter entirely to edit sperm, eggs, or embryos (known as the “germline”) and create genetic changes that can be passed down from generation to generation. Now we’re no longer talking about editing a single human. We’re talking about editing humanity.

For now, the FDA and NIH are barred from approving research on editing human embryos, because of the potentially fraught social and ethical concerns involved. But other countries, like China and the United Kingdom, are moving forward with embryo editing, and interest is certain to grow. There are thousands of inheritable diseases caused by mutations to a single gene (like Huntington’s). For many families, genome-editing may be the only way to prevent kids from being born with certain conditions.

So the panel tries to strike a balance here. It argues that the US government should allow clinical trials on editing sperm, eggs, or embryos — but only under very, very limited conditions. It should be done only to try to prevent “serious diseases” where there’s a convincing link between the gene in question and the disease — and only when there are no “reasonable alternatives.” The panel also urges rigorous oversight and a “continued reassessment of both health and societal benefits and risks.”

The panel concedes that this recommendation is likely to prove contentious. Some people will find the idea of editing viable sperm, eggs, or embryos morally wrong. Others will note that concepts like “reasonable alternatives” and “serious disease” are left frustratingly vague. And still other researchers may find these guidelines so strict as to bar useful research. (More on this below.)

It’s also not clear how widespread embryo editing would become even if US regulators did approve it. As the panel notes, there are still “major technical challenges to be addressed in developing this technology for safe and predictable use in humans.” As a result, the panel predicts that we aren’t likely to see much germline genome editing to prevent disease “in the foreseeable future.”

4) Editing the human genome for “enhancement.” Of course, if scientists could one day edit viable embryos to eliminate diseases, they could also conceivably edit embryos for enhancement. Stronger babies. Smarter babies. Babies born only with blue eyes. Gattacaterritory, basically.

The NAS report notes that this possibility raises all sorts of thorny issues. Would the use of genetic enhancement make inequality worse? Might it one day become so prevalent that enhancement becomes mandatory, like vaccines are today? Should parents have a right to improve their children through genetic modification? How far should regulations around genome editing go to respect religious and cultural discomfort? Are there risks we haven’t even thought of yet? (Almost certainly.)

The report basically concludes that we haven’t even begun to have a serious discussion around these issues, as a society. Nor do policymakers really understand yet what sorts of regulations and governance these techniques should require. As such, the panel recommends that “genome editing for purposes other than treatment or prevention of disease and disability should not proceed at this time.”

But that’s easier said than done. The report notes that the boundary between disease prevention and enhancement can often be hazy. Using genome editing to improve musculature for patients with muscular dystrophy might be okay. But what about improving musculature for people genetically disposed to be weaker than normal? Where do you draw the line? What about genetic editing to improve cholesterol levels? As such, the report notes, scientists and policymakers are going to have to think harder about what counts as “normal” and what is an “enhancement.”

This report won’t end controversy around human genome editing

Should we?

 (Shutterstock)

Suffice to say, this report doesn’t have all the answers for what’s okay and what’s not around human genome-editing — and it would be ridiculous to expect as much. This is a complex debate that will persist for decades.

Instead, the National Academy of Sciences panel tried to lay out some principles to guide further discussions. The development of any new regulations around genome-editing needs to be transparent and open, with ample public input. For instance: “Ongoing reassessment and public participation should precede and clinical trials of heritable germline editing.” And: “Incorporate public participation into the human genome editing policy process about ‘enhancement.’”

Even experts who are steeped in this topic have wildly different views of what’s appropriate. Back in 2015, a group of scientists wrote a letter in Nature calling for a moratorium on all embryo editing, period. The authors, led by Edward Lanphier of the DNA editing company Sangamo Therapeutics, argued that the potential benefits were still too hazy right now and the risks were too great:

In our view, genome editing in human embryos using current technologies could have unpredictable effects on future generations. This makes it dangerous and ethically unacceptable. Such research could be exploited for non-therapeutic modifications.

The critics also worried that a backlash against embryo modification could end up stifling promising research around gene therapy (No. 2 on our list in the last section):

We are concerned that a public outcry about such an ethical breach could hinder a promising area of therapeutic development, namely making genetic changes that cannot be inherited.

In an interview with Science on Tuesday, the lead author of that essay, Lanphier, expressed disappointment with the new NAS report’s cautious approval of embryo editing in some cases: “It changes the tone to an affirmative position in the absence of the broad public debate this report calls for.”

By contrast, George Church, a geneticist at Harvard and one of the pioneers of CRISPR, has long argued that while the benefits of editing embryos seem small right now, they are compelling enough to expand research. Here’s what he told Stat in 2015:

We need only one compelling argument to initiate a new social norm — even when the market is small (as for orphan drugs). For germline modification, we have at least three compelling cases: 1) mitochondrial diseases; 2) families in which post-natal remedies are inadequate and both parents are fully afflicted (20 percent of the world’s marriages involve close relatives); and 3) scenarios in which treating (and possibly pre-screening) single germ cells is safer than treating millions of somatic cells, since each cell adds to the collective risk of developing cancer.

In that same piece, NIH director Francis Collins is much more worried about the potentially risky side effects of human germline editing; you should read their entire exchange.

This new report is hardly going to be the last word on this debate, but the NAS tends to be influential in guiding US government policy, and it’s nudged the discussion significantly in the direction of allowing designer babies — even in limited cases.

Further reading

  • simple guide to CRISPR, one of the biggest science stories of the decade
  • While designer babies get all the attention, there are tons of cool things CRISPR can do that have nothing to do with editing humans. Here’s a list of a few.

DÉVELOPPEMENT D’APPLICATIONS MOBILES : APPLIQUEZ LA MÉTHODE LEAN !

Nous avons abordé ici plusieurs fois le sujet du Lean Marketing comme un marketing intelligent et extrêmement qualitatif qui apprend de ses erreurs. Nous nous sommes notamment inspiré des écrits d’Eric Ries dans son livre “The Lean Start Up”, qui applique la démarche Lean à la création d’entreprise et au management de l’innovation, pour rapprocher l’Inbound Marketing du Lean Marketing. Et nous ne sommes pas les seuls !

Dans une économie où “ce n’est pas le gros qui mange le petit mais le rapide qui dévore le lent”, lancer un projet mobile nécessite rapidité et adaptation au changement. Le système de production Lean est une méthode de travail qui cherche à éliminer toute forme de gaspillage. Voici trois de ces principes, qui, appliqués au développement mobile, permettent d’améliorer la productivité et la performance des équipes pour réduire le time-to-market.

#1 – COMBATTRE LE MUDA OU “TOUT CE QUI EST SANS VALEUR”

La première faille à combattre est le gaspillage ! Le gaspillage est ce qui est produit mais n’ajoute pas de valeur du point de vue de l’utilisateur.  Cela peut être une fonctionnalité qui n’a pas été demandée par les utilisateurs, une perte de temps dans le processus de développement, une tâche inutile, etc. Appliqué à la conception d’applications web ou mobiles, cela donne quelques principes qui permettent in fine d’accélérer la vitesse de développement et ainsi de délivrance du produit.

CASSER LES SILOS

Dans les cycles de projets classiques, le métier émet le besoin, les business analysts rédigent les spécifications, les designers conçoivent l’application, les développeurs la développent, les testeurs la testent et enfin les utilisateurs peuvent commencer à l’utiliser. Dans une démarche Lean, on optimise cette boucle en incluant les développeurs, les designers et les experts métier de la conception jusqu’au déploiement. Le Product Owner, qui a la vision du produit et la connaissance des utilisateurs finaux, pilote directement l’équipe de développement, sans l’intermédiaire d’un chef de projet. Souvent réunis en un même lieu, l’équipe de développement, l’UX designer et le Product Owner travaillent ensemble pour optimiser les cycles de décisions et les interactions. C’est le concept de plateau projet intégré.

#2 – COMBATTRE LE “MURI” OU LA SURPRODUCTION

Le second cheval de bataille du Lean est la surproduction et les stocks. Le premier indice de cette surproduction est apparue dans une étude Comscore de 2014 révélant que 65% des américains ne téléchargent aucune application chaque mois. Le second est que 83% des applications sur les stores sont des “zombies”, qui sont invisibles des utilisateurs car elles n’apparaissent dans aucun classement ou catégorie du store. Alors comment faire ressortir votre application des 2 millions d’autres ?

CONCEVOIR UNE APPLICATION UTILE ET UTILISÉE

Pour concevoir une application utilisée, vous devez connaître vos utilisateurs. Rien ne sert de passer 3 mois en conception afin de produire l’intégralité des écrans de l’application sans la confronter à l’usage. La démarche Lean UX, initialement théorisée par Jeff Gothelf,  a pour objectif d’optimiser la conception d’un produit en s’appuyant, notamment, sur le principe de la boucle de feedback. Cette conception itérative alterne 3 phases : Observer, Apprendre et Concevoir. Plus les itérations sont courtes, plus l’équipe apprend vite et a d’occasions d’améliorer le produit. Des itérations d’une semaine sont idéales pour pouvoir réagir rapidement aux changements du marché et ré-étalonner ses priorités régulièrement.

SE LIMITER À L’ESSENTIEL, LE MVP

Tant que l’application n’est pas sur les stores, tout ce qu’on a produit n’apporte pas de valeur à l’utilisateur : on accumule les stocks. La clé est de se concentrer sur l’essentiel en développant le parcours utilisateur minimum – le Minimum Viable Product – pour être vite sur le marché. Une application mobile représente un investissement pour votre entreprise : commencer petit, avec une UX irréprochable, vous permettra de valider vos hypothèses pour faire évoluer l’application avec les fonctionnalités que les utilisateurs réclament.

#3 – DEVENIR UNE ORGANISATION APPRENANTE

Tout au long de votre projet, vos idées, le design, le parcours, les fonctionnalités de votre application vont évoluer au gré des retours utilisateurs. Pour gérer ces changements, la clé est de s’adapter en temps réel. Dès 2011, Amazon déployait en production toutes les 11.6 secondes en moyenne !

MESURER ET OPTIMISER

Pour optimiser votre retour sur investissement, vous devez mesurer les performances de vos applications. Vous pouvez opter pour des mesures qualitatives ou quantitatives :

  • Les mesures qualitatives s’obtiennent en réalisant des tests en conditions réelles, dès la seconde semaine de développement et de façon régulière (au moins 1 test par semaine) :
    • soit avec des utilisateurs finaux de l’application,
    • soit avec des utilisateurs choisis au hasard (vos collègues, des proches, etc.) à qui on demande de se mettre dans la peau de l’utilisateur cible par le biais d’un scénario (user story).
  • Les mesures quantitatives s’obtiennent via l’implémentation d’analytics dès la première semaine de développement.

APPRENDRE ET RÉAGIR

Collecter des données utilisateurs en production est une mine d’informations pour votre entreprise. Les analyser en temps réel permet d’en apprendre beaucoup sur vos utilisateurs et de réagir. On passe ainsi par différentes étapes :

  • Définir des standards c’est-à-dire des objectifs à atteindre
    • Collecter de la donnée via les analytics ou des retours utilisateurs
    • Visualiser l’écart au standard : cela peut être grâce à un graphique qui affiche le standard et les données collectées par exemple
  • Analyser les causes de cet écart en émettant des hypothèses sur les points de blocage dans le processus qui ne me permettent pas d’atteindre le standard
  • Prioriser les actions en fonction de l’objectif que vous voulez atteindre le plus vite.

Vous souhaitez en savoir davantage sur le Lean et les méthodes agiles appliqués au développement mobile ? N’hésitez pas à les découvrir plus en détail ou à échanger avec les équipes de BAM qui proposent des solutions sur mesure pour vos projets mobiles. Posté le 10 novembre 2016 à https://www.markentive.fr/blog/lean-developpement-applications-mobiles/

L’agroalimentaire français à l’heure des protéines végétales

Start-ups et grands groupes, comme Fleury Michon et Herta, se lancent tour à tour sur le marché en plein boom des aliments à base de protéines végétales. Une tendance pleinement visible au Salon international de l’alimentation (Sial).

[Sial 2016] L’agroalimentaire français à l’heure des protéines végétales

Steaks et boulettes à base de légumineuses bios de la marque Le Boucher Vert

 Ils poussent partout cette année dans les allées du Salon international de l’alimentation (Sial), qui se tient à Paris-Nord Villepinte jusqu’au 20 octobre. Phénomène de mode ou répondant à de réels besoins nutritionnels, les aliments à base de protéines végétales ont le vent en poupe. Cette année, le Sial d’or de l’innovation, la récompense suprême du salon, a été remis à la start-up lyonnaise Ici & Là pour ses steaks et boulettes de légumineuses bios à la marque Le Boucher Vert. « Jusqu’ici les alternatives aux steaks de viande étaient à base de légumes, de soja ou de tofu, mais pas avec des légumineuses (ndlr : légumes secs riches en protéines), comme les lentilles, les pois chiches ou les flageolets », explique Benoît Plisson, l’un des deux fondateurs de la start-up Ici & Là, qui rappelle que « les légumineuses sont une source de fibres, de vitamines et de minéraux ». Destinés d’abord à la restauration hors domicile, les produits Le Boucher Vert viennent d’arriver dans les magasins bios du réseau Biocoop. « L’originalité de notre démarche tient aussi à notre production. Nous utilisons des légumineuses bios et cultivées exclusivement en France et faisons appel à un partenaire industriel rhônalpin« , ajoute le dirigeant. La start-up née il y a deux ans a choisi de posséder ses propres outils de transformation et conditionnement, mais de les installer au sein de l’usine Boiron Surgélation (groupe Clément Fauger) et de former ses salariés.

Fleury Michon et Herta à l’assaut des protéines végétales

Les grands groupes de l’agroalimentaire partent également à l’assaut de ce nouveau marché qui attire une nouvelle catégorie de consommateurs : les flexitariens, ces personnes qui réduisent leur consommation de viande au profit de protéines végétales. Fleury Michon et Herta (groupe Nestlé) s’engouffrent elles-aussi sur ce nouveau créneau. Une petite révolution pour ces spécialistes de la charcuterie et des produits traiteurs ! « Les flexitariens représentent déjà 25 % de la population française. Notre marque est légitime pour accompagner les consommateurs dans une transition vers une alimentation plus variée », estime Patrick Le Rüe, directeur marketing charcuterie de Fleury Michon. Six références de steaks, pavés, émincés ou encore de falafels à base de fèves, pois chiche, ou maïs ont fait leur apparition depuis quelques jours dans les linéaires, avec une gamme intitulée « Coté végétal ». En janvier, ils seront suivis par quatre plats cuisinés à base de protéines végétales. Tous ces produits seront fabriqués dans les usines vendéennes du groupe.

Un marché en plein essor

Quelques semaines plus tôt, le concurrent Herta avait également lancé une gamme baptisée « Le Bon Végétal » composée d’escalopes au soja et blé, de pavés épinards et fromage et de carrés tomates et mozzarella. Aux côtés des initiatives des deux grands de la charcuterie, des acteurs plus petits se lancent également sur ce marché des produits à base de protéines végétales, qui a progressé de plus de 65 % depuis le début de l’année. Le groupe laitier Triballat-Noyal propose un dessert frais et une boisson à base de graines de chanvre, tandis que la PME auvergnate Sabarot lance des boudins prêts à trancher à base de quinoa ou de polenta. Le breton Guyader lancera de son côté prochainement une gamme « Guyader nature », composée de cakes, soupes et plats cuisinés à base de légumineuses et céréales mais aussi d’algues. Cet engouement pour les protéines végétales aura le mérite de dynamiser l’innovation agroalimentaire et susciter des vocations.  »C’est le développement de l’offre des marques qui va faire la croissance de ce marché », assure Patrick Le Rüe de Fleury Michon. Cela semble bien parti, pour quelques temps en tous cas.

Adrien Cahuzac

Apple pourrait vous reconnaître à votre rythme cardiaque

INTRODUCTION

Apple s’intéresse de près aux battements de cœur de ses utilisateurs. La firme vient de déposer un brevet qui leur permettrait de déverrouiller leur smartphone en le prenant simplement dans les mains.

Nous sommes encore loin de l’implant ou la puce RFID (quoique…), toujours est-il que les grandes firmes ne se contentent plus de recueillir les données physiologiques de leurs utilisateurs en vue d’optimiser leurs performances (quantified-self). Ces données pourraient s’avérer très utiles pour sécuriser les différents device. Plus besoin de taper son code à huit chiffres, d’avoir recours à un système d’eye-tracking ou de laisser son empreinte digitale,… les simples battements cardiaques de l’utilisateur perçus activeraient les différents systèmes.

Apple vient de déposer un brevet en ce sens. La marque y détaille un processus qui permettrait de mesurer la teneur en oxygène dans le sang. Un système d’émetteurs lumineux et de capteurs qui permettrait de capturer les données physiologiques et de les comparer aux datas mémorisées et associées à une identité d’utilisateur. Selon Apple, chaque système vasculaire aurait des caractéristiques propres permettant de nous identifier. Ainsi plus de frontières homme/ machine, le device devient un extension du corps humain.

TAGS quantified selfEtats-UnisApple

PUBLIÉ PAR SYLVIE LE ROY LE 20/10/2016

 

Drones in Agriculture: Hype or Reality

Unquestionably, #drone is one of the biggest tech buzzwords at the moment. Suffice it to recall recent Y Combinator’s applications “most popular tags” analysis (building IoT-connected AI-powered VR drone?) or 2015 Gartner Hype Cycle, where autonomous vehicles category (one including drones) was placed at so-called “peak of inflated expectations”.

Consequently, agriculture is one of the areas that tech community is bullish the most considering drones usage. In addition, hype is fueled by media with variety of publications claiming how drones will transform the industry and lead humanity to the brave new world.

But is there any hard data supporting this hypothesis?

The first thing to look through in order to get familiar with some industry is market research/forecast. Perhaps many of you are familiar with this pic:

Drones in Agriculture: Hype or Reality dans INNOVATION
Source: AUVSI

According to AUVSI’s “The Economic Impact of Unmanned Aircraft Systems Integration in the United States” report released in early 2013 agriculture UAVs’ applications would dominate the market and “dwarf all others”. This report is quite foundational and has become a proxy for some other market reports. But, actually, the assumtions on which this report was based are at least very questionable if not entirely wrong.

Here is a great read on this topic, in a nutshell:

  • AUVSI report is not an objective piece of research due to this organization’s goal is to “promote unmanned systems
  • Japan is not a good proxy for US due to agriculture landscape is very different, particularly field location, average field size, agriculture products and UAV application (pesticide spraying in Japan and remote sensing in US) itself

However, let’s step aside from research papers towards actual numbers, namely adoption of drones in agriculture.

In 2015 Crop Life Magazine conducted a survey among Ag dealers and producers on how they use precision agriculture technologies. And 2015 survey was the first one that included questions on drones.

Results are pretty eye-opening (here is the full survey):

While 16% of US Ag dealers were offering drone-related services in 2015…

 dans INNOVATION
Source: CropLife

Whereas 16% is not so small number actually, you may think, but it really makes sense to compare this number with satellite imagery services, which are used by 51% of dealers (more on this below).

…only 13% of them were generating a profit from it

Source: Own analysis

And this is really important: doing pretty simple math it can be easily calculated (0,16*0,13), that

Just 2% of US Ag dealers are making money on drones

Such demand definitely doesn’t correlate with AUVSI forecast mentioned above.

Thereby, are there any prerequisites that drone services in agriculture would become a sustainable business?

Drones in Ag: Threats and Opportunities

Down below I’d analyze potential threats and opportunities for drone-related businesses in agriculture.

Threats

1. Satellite / Aircraft platforms
By virtue of technology breakthroughs (see “Moore’s Law for Space” andCubesats) and massive venture capital investments in space-related startups have made small satellite-based Earth Observation (EO) one of the key threats to drone imagery.

Speaking of satellite/drone imagery adoption rate (perhaps the most important metric for assessing one or another technology’s perspetives), UAVs’ adoption among both Ag dealers and producers is at the level satellite imagery has been 11 years ago.

Source: Own analysis
Source: Own analysis

Then, if we look at the historical perspective, satellite imagery adoption rate among US Ag dealers and producers correlates really well with new satellites’ launches:

Source: Own analysis

Thus, taking into account that a huge number of Earth Observation satellites (both by commerical companies and government/academia) is going to be launched in coming years, satellite imagery price will definately decline and this would significantly reduce the barriers for farmers to use remote sensing data.

Moreover, there is a competition from aircrafts which are sometimes claimedto be an optimal platform for gathering imagery in terms of spatial resolution and data acquisition costs at the moment (nice read on this here). And there are some startups utilizing imagery form manned aircrafts, such as YC-backedTerrAvion, which declares it collected more data than the whole electric drone industry combined in 2015

2. Unclear AgTech mid-term adoption
In addition to questionable perspective of drones in agriculture in competition with other imaging platforms, it is unclear how farmers will adopt tech startups’ products in mid-term.

According to Kenneth S. Zuckerberg, senior research analyst at Rabobank Food & Agriculture, commodity price downturn will have serious impact on AgTech startups adoption.

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Source: AgFunderNews

Key takeaway from this study is that farmers would hardly invest their resources to innovations (say provide AgTech startups a revenue) due to significantly declined income.

“Adoption of agtech to drive productivity gains will continue to be delayed and this delay increases the risk of down rounds for startups over the next few years”. — Kenneth S. Zuckerberg, Rabobank Food & Agriculture

In another research paper, made by Jonah Kolb, vice president at farm management group Moore & Warner, and Arne Duss, founder and CEO of HighPath Consulting, even more reasons for limited AgTech adoption are outlined, such as:

  • Falling farm incomes
    USDA forecasted that 2015 farm incomes were down 36% from 2014, making them the lowest farm since 2006.
  • Low incentive
    Many US farms are owned by their operators, meaning there is little need to deliver market-rate returns to investors, making adoption of yield-enhancing tech slow.
  • Risk appetite
    With 62% of US farmers nearing retirement age, there is less appetite for systems upgrades.
  • Growing season
    A single growing season in much of the US reduces adoption opportunities and the number of potential technology iterations each year.

Summing up, there are some unfavorable macro trends for drones in agriculture beyond competition with satellites/aircrafts.

3. BVLOS Restrictions
The abscence of established mechanism for safely managing UAV operations in low-altitude airspace (at or below 500 feet) and, consequently, beyond-visual-line-of-sight (BVLOS) flight restrcitions imposes significant limitations on the efficiency of drones implementation in agriculture.

While some farms only consist of several acres and could be fully surveyed within-visual line of sight (VLOS), many more farms do not fit this description. For these larger farms the importance of being able to conduct BVLOS operations is magnified.

If farmers with large acreage are restricted to VLOS requirements then they would need to fly multiple, potentially redundant missions to cover the necessary ground. Instead of capturing the imagery and collecting the relevant data all at once, these farmers would be forced to expend precious additional resources into stitching together maps and synthesizing data. This would be highly inefficient — both in terms of manpower and time — and could nullify the potential time and cost savings provided by UAS for Ag industry.

At the same time, there are some technical (such as lack of access to spectrum and uncertain UAS traffic management (UTM) system architecture) and regulatory barriers that may cause the system to be years away (more on thishere).

Moreover, BVLOS are limited in most of the countries (not only in US):

Source: Precision Hawk

Thus, BVLOS restrictions is one more threat to potential expansion of UAVs in Ag.

Opportunities

Despite the threats described above, there are some positive signals making drones’ perspectives more promising.

1. Drones Are Getting Smarter & Stronger
Generally, drones implementation is limited due to several technological difficulties, such as:

  • Lack of autonomy
    UAVs full potential can be unlocked only when truly autonomous drones would be available.
  • Low flight endurance
    Efficiency of drones operations strongly tied with the flight endurance, which is, for most of the professional UAVs, such as SenseFly eBee and AgEagle, is about 30-40 minutes, which is not enough obviously for continous surveys.

However, a lot of great startups are overcoming these challenges with their products.

Recent computer vision applications improved drone capabilities beyond pretty straightforward “follow-me” features towards impressive autonomy. To name a few startups in this area there are Skydio (raised $28M from Accel and a16z) and Percepto (raised $1M from Mark Cuban and some other high-profile angel investors). Moreover, advanced computer vision is already imbedded in consumer models, such as brand new DJI Phantom 4.

Skydio’s indoor test flights

As for flight endurance improvement, there are 2 options: ground charging stations and advanced (not LiPo) batteries.

Ground stations are developed by a number of startups (Skysense and Hive to name a few) and usually consist of protected case and induction charging pad, thus a drone should just be landed at it.

Skysense drone charging pad in action (@elehcimd)

Regarding batteries, there are several projects developing fuel cells for UAVs, such as hydrogen fuel cell by Intelligent Energy. Moreover, world record for the longest drone flight (more than 3 hours) that was recently set in Russiainvolved hydrogen-air fuel cells.

Hydrogen-powered drone by Intelligent Energy. Source: geek.com

Thereby, considering that drones would be capable to fly for hours and do it without humans’ assistantship quite soon, this will significantly increase drones’ operations efficiency.

2. UAVs Sensors’ Advancements
One area in which drones are definitely ahead of satellites at the moment is sensors variability and data resolution. With lidars , hyper-/multispectal imagers and thermal sensors drones are capable to collect unique data compared to satellites. For example, an average hyperspectral image space-based system can provide has 30–50m GSD, which is 2 order of magnitude lower than it’s possible to get using UAV.

But, while these sensors have already proved its value for construction,miningenergy and O&G, it remains unclear which applications (except NDVI calculation utilizing multispectral sensors, which can be successful provided with satellites as well) for agriculture can be useful for farmers (crop counting or weed detection?).

Moreover, recent announcement of a Planetary Recourses Series A round for the development of hyperspectral and thermal imaging satellite constellation and company’s partnership with Bayer signals an increasing competition between drones and satellites in the area of “uncommon sensors” also.

3. Ag Can Adopt New Tech Pretty Fast (if it brings real value)
Despite the data on satellite/drone imagery penetration and unfavorable AgTech mid-term adoption forecast mentioned above, historically, Ag industry have snapped up some technologies pretty fast, such as GPS-related ones.

“GPS guidance with auto control/autosteer” and “GPS-enabled sprayer boom/nozzle control” adoption rate in US was growing with 24% CAGR historically. Source: CropLife Survey

Thus, if we take these technologies as a reference to UAVs and extrapolate adoption growth rate we’d have pretty optimistic scenario with around 60%(taking GPS guidance with auto control/autosteer 30% CAGR as a reference) penetration of drones in US agriculture industry till 2020.

Conclusion

In my opinion, unfavorable conditions prevail over the favorable ones at the moment and global expansion of agriculture drones is questionable (at best).

However, there is probably some niche on the intersection of:

  • Hyperspetral Imagery
    UAV-based hyperspectral imagery is much more affordable than the one from satellite-based sensors at the moment (and in a mid-term too, taking into account Planetary Resources constellation will probably be fully operational at 2019–2020). Thereby, if startups would be able to solve some technology problems related to hyperspetral data (huge data volume, the need for calibration for different geographical areas) and create uses cases providing value to the Ag customers — it’s is one of the things that would give drones an edge compared to other platforms (an interesting company in this area: Gamaya)
  • Relatively small farms
    At the moment, to purchase satellite imagery it is required to buy some minimal order amount of data (e.g. 500 km2 for 5m GSD data from RapidEye constellation), which makes it unreasonable for small farmers. Consequently, small farmers represent a market opportunity in agriculture for drone startups, perhaps Japan and Western Europe, speaking of geography. However, there are some limitations on the area on which drones’ implementation is economically reasonable (here is a research paper on drones, aircrafts and satellite cost effectiveness comparison:
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According to a study made by Italian researchers, drones are more cost effective than other platforms only on farmlands less than 15–20 ha, and main costs are georeferencing and image processing ones (another opportunity for startups?). Source: DroneApps

Thus, drone Ag startups probably should try to target a niche market/use case, establish a beach head instead of aiming for global expansion from the beginning and prove they can really bring some value to the farmers (and provide return to its investors consequently).

Des nanoparticules dans nos assiettes

 

Nanoparticules.

A notre insu, les nanoparticules ont envahi notre environnement quotidien. Présentes dans de multiples produits de consommation courante – crèmes solaires, textiles, articles de sport, carburants, pneus, appareils électroménagers, panneaux solaires, ciments, peintures, vernis, équipements médicaux… –, elles se sont aussi introduites, subrepticement, dans nos assiettes.

Cela, sans que le consommateur en soit averti par un étiquetage spécifique, pourtant requis par la réglementation européenne. Et, surtout, sans qu’il se doute des dangers potentiels de ces substances. C’est ce que révèle une enquête de l’association Agir pour l’environnement, rendue publique mercredi 15 juin.

L’association a fait analyser, par le très officiel Laboratoire national de métrologie et d’essais, rattaché au ministère de l’industrie, quatre produits des plus ordinaires : des biscuits chocolatés de la marque Lu, des chewing-gums Malabar, une conserve de blanquette de veau commercialisée par William-Saurin et un mélange d’épices pour guacamole vendu sous la marque Carrefour.

Résultat des tests : tous contiennent des nanoparticules, de dioxyde de titane (TiO2) pour les trois premiers échantillons, et de dioxyde de silicium (SiO2) pour le quatrième. Des adjuvants utilisés par les industriels pour blanchir les aliments ou modifier la teinte de leurs colorants, dans le cas du premier ingrédient, et pour fixer l’humidité et empêcherl’agglomération des poudres, dans le cas du second.

Aucun étiquetage pour avertir le consommateur

Cette « cuisine nanoparticulaire » n’est pas une pratique neuve. On savait déjà que l’industrie agroalimentaire agrémente certaines de ses recettes d’une pincée de nano-éléments pour en améliorer l’aspect, la saveur, la texture ou la conservation. Mais, dénonce Agir pour l’environnement, l’ajout de ces composants à notre menu pose deux problèmes, l’un réglementaire, l’autre sanitaire.

D’après les investigations menées par l’association dans les rayons des supermarchés français, aucun produit n’est aujourd’hui étiqueté comme contenant des nanoparticules. A fortiori, aucun des quatre soumis à l’analyse.

Or, depuis décembre 2014, la réglementation européenne exige la mention « nano » sur les denrées alimentaires qui en recèlent. Une obligation dont la mise en œuvre a été retardée, mais qui aurait dû entrer en vigueur en décembre 2015, en vertu du règlement sur les « nouveaux aliments ».

Doivent ainsi être signalés à l’acheteur les produits dans lesquels sont incorporés des nanomatériaux « présentant une ou plusieurs dimensions de l’ordre de 100 nanomètres[milliardièmes de mètres] ou moins », mais aussi « des agrégats qui peuvent avoir une taille supérieure (…) mais qui conservent des propriétés typiques de la nano-échelle ».

Toxicité encore mal connue

Généralement retenu dans les règlements sur les nanomatériaux, le seuil de 100 nanomètres n’a en réalité pas de fondement scientifique absolu. En tout état de cause, il est franchi dans les quatre échantillons expertisés.

Tous contiennent des nanoparticules dont la taille est inférieure à 100 nanomètres, dans des proportions variables : 2,5 % du total des particules pour les chewing-gums, 12 % pour les biscuits chocolatés, 16 % pour la blanquette de veau et… 100 % pour le mélange d’épices. Tous auraient donc dû être étiquetés. Même si les nanoparticules ne se retrouvent dans ces denrées qu’à l’état de traces, de l’ordre du millième, voire du cent millième du produit fini.

Surtout, la toxicité des nanomatériaux, pour la santé et pour l’environnement, est encore très mal connue. Leurs dimensions lilliputiennes – un nanomètre est environ 50 000 fois plus fin qu’un cheveu – leur confèrent des propriétés physiques, chimiques ou biologiques hors du commun, qu’il s’agisse de résistance, d’élasticité, de conductivité ou de réactivité.

Mais, en raison de cette très petite taille, ils peuvent pénétrer dans les poumons ou dans le sang, par inhalation ou par ingestion, et franchir les barrières physiologiques protégeant l’organisme : barrière cutanée, alvéolo-capillaire (isolant les alvéoles pulmonaires des vaisseaux sanguins), hémato-encéphalique (protégeant le cerveau des agents pathogènes du sang), placentaire (séparant les circulations sanguines de la mère et du fœtus)…

« Dans dix ans, il sera trop tard »

Dans un avis rendu en mai 2014, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a conclu que certains de ces matériaux microscopiques sont « toxiques pour l’homme ». Elle a donc appelé à « mettre en place un encadrement réglementaire européen renforcé » et à « peser l’utilité » de leur mise sur le marché.

« Nous ne disons pas que tous les nanomatériaux sont dangereux, précisait alors Dominique Gombert, directeur de l’évaluation des risques. Les incertitudes restent grandes et les recherches doivent être poursuivies. Mais il existe suffisamment de données scientifiques pour pointer les risques de certains d’entre eux. Dans dix ans, il sera trop tard pour seposer la question de leur encadrement. »

Lire aussi : Les nanomatériaux, ennemis invisibles et omniprésents

Toute la difficulté vient de ce que les nanomatériaux passent encore à travers les mailles du filet sanitaire européen. En effet, le système d’enregistrement, d’évaluation et d’autorisation Reach ne s’applique qu’aux productions chimiques de plus d’une tonne par an. Sa révision a été demandée par plusieurs pays, mais elle tarde à se concrétiser.

Appel à un « moratoire »

Pourtant, dès 2006, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé le dioxyde de titane (TiO2 ), même sous forme non nanométrique, comme « cancérigène possible » pour l’homme lorsqu’il est inhalé. Et voilà quelques jours, l’Anses a mis en consultation publique une proposition, soumise à l’Agence européenne des produits chimiques, de classer le TiO2 comme substance cancérogène par inhalation « présumée ».

Face à ces risques, même potentiels, Agir pour l’environnement appelle, en vertu du principe de précaution, à un « moratoire » sur l’incorporation de nanoparticules dans l’alimentation.

« Nous avons fait analyser quatre produits, mais bien d’autres sont probablement concernés. Il est inadmissible qu’on y trouve des nanoparticules non évaluées et non étiquetées,proteste Magali Ringoot, coordinatrice des campagnes de l’association. Les pouvoirs publics doivent protéger les consommateurs, particulièrement les publics vulnérables, comme les enfants et les femmes enceintes. »

Membre de l’Association de veille et d’information civique sur les enjeux des nanosciences et des nanotechnologies et rédactrice du site Internet VeilleNanos, Mathilde Detcheverry« espère que cette enquête, inédite en France, va inciter les associations de consommateurs à mener d’autres tests ». Et pousser les industriels comme les pouvoirs publics à instaurer « une transparence » sur le contenu de nos assiettes.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/06/15/des-nanoparticules-dans-nos-assiettes_4950584_3244.html#iSiyXe8yaWqIqOGj.99

LE MONDE | 15.06.2016 à 06h38 • Mis à jour le 15.06.2016 à 15h20 | Par Pierre Le Hir

  Pierre Le Hir

Journaliste au Monde

image: http://s1.lemde.fr/image/2014/03/27/24×24/1100511786_4_bf67_13959224495644-lehir-pierre-planete-20131127-084_c496bcdb52e4f7588a00e3247d0f6399.jpg

image: http://s2.lemde.fr/image/2016/06/15/534×0/4950994_6_862d_nanoparticules_18038cdb9e5a0ab49a725a7ad1f506c5.jpg

 

Uber s’attaque au marché de la livraison de plats à domicile et lance UberEATS à Paris

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Déjà actif dans neuf villes, le service de livraison de plats à domicile UberEATS débarque en France.

Il y a quelques jours, Uber faisait de nouveau trembler ses concurrents avec l’annonce d’une baisse de 20% de ses tarifs à Paris. Aujourd’hui, il y a fort à parier que ce sont d’autres dents qui vont grincer. Depuis quelques mois, Uber s’est lancé un nouveau défi : s’imposer sur le marché de la livraison de plats à domicile avec son service UberEATS, qui promet une livraison d’une sélection de plats de restaurants en vogue en moins de dix minutes. Déjà disponible dans neuf villes, mais seulement à Barcelone en ce qui concerne l’Europe, le service UberEATS entrera en activité dans quelques jours dans la capitale.

La livraison de nourriture à domicile, ou au bureau,  est en plein boom. Selon une étude de Rocket Internet, le marché mondial de livraison de repas devrait ainsi générer près de 90 milliards de dollars d’ici 2019.

En France, de nombreuses startups se sont lancées sur ce créneau, selon des formules diverses. Chez FoodChéri, qui vient d’annoncer une levée d’1 million d’euros, pas de restaurants partenaires, le consommateur choisit parmi une sélection de plats cuisinés par les chefs maison.

Une formule différente de celle de Foodora, dont le logo rose s’expose partout dans le métro parisien en ce moment, et qui propose la livraison, à vélo, de plats des restaurants les plus en vue, tout comme Deliveroo. Quant à celui qui revendique la place de leader sur ce marché, Resto In, c’est avec la livraison gratuite pour toutes les commandes passées dans des établissements situés à moins d’1 km du domicile, un service qui vient tout juste d’être annoncé, que ce dernier entend bien tirer son épingle du jeu. En Belgique, le service Take Eat Easy a même levé 10 millions d’euros.

Les investisseurs y croient, et mettent au pot, et de l’autre côté de l’Atlantique, Amazon se prépare également à attaquer. Le géant américain a posté de nombreuses annonces sur le site Linkedin pour recruter des collaborateurs pour son offre « Amazon Restaurants ». Un nouveau service qui permet aux consommateurs de se faire livrer les plats de leurs restaurants préférés en même temps que leur livre de chevet et leur nouvelle brosse à dents électrique.

Crédit photo : The globe and mail
publié par http://www.maddyness.com/startup/2015/10/12/ubereats/

Infographie : 30 innovations et inventions qui vont changer nos vies !

Innovation n°1 : les drones de loisirs, pour l’armée ou les entreprises

Delivery drone

Si on parle beaucoup des drones de loisir ou de l’armée, des géants pensent à s’en servir pour livrer leurs clients. En tête de gondole, bien entendu, Amazon qui expérimente la chose depuis quelques mois aux États-Unis et aux Pays-Bas notamment. Une véritable révolution qui demandera quand même encore un peu de temps à être mise en place. En effet les autorités sont extrêmement frileuses sur la question. Mais dans le cas d’une validation par les différents pays du monde, on est proche d’un bouleversement extraordinaire.

Innovation n°2 : Internet, accessible à tous

Google Loon

Internet partout, pour tout le monde, même dans les zones les plus reculées de la planète, c’est le rêve de Google avec les Google Loon. Il s’agit de ballons propulsés à la limite de la stratosphère et qui permettent la connexion à internet. Récemment, le Sri Lanka a annoncé qu’il devenait le premier pays à en bénéficier. Une avancée technologique immense qui pourrait permettre à certains états de rattraper leur retard économique et permettre une plus grande ouverture sur le monde.

Innovation n°3 : des villes de plus en plus intelligentes

limites villes intelligentes

Lentement mais sûrement nous avançons vers les « smartcities », ou villes intelligentes. À New York, des ponts ont été équipés de capteurs afin de surveiller la santé des ponts et repérer d’éventuelles fissures ou des câbles endommagés. Du côté de Copenhague, ce sont les pistes cyclables qu’on équipe, avec des LEDs qui guident les cyclistes afin de leur éviter de rencontrer un feu rouge.

Innovation n°4 : une autre façon de voir les choses avec les casques à réalité virtuelle et augmentée

Oculus-Rift, Hololens, Project Morpheus, retenez bien ces noms, car ils vont révolutionner le jeu vidéo, et pas que, dans les années à venir. Une immersion totale dans un monde virtuel, voilà la promesse de ces innovations. Si Hololens s’intéresse davantage à de la réalité augmentée, les exemples n’en sont pas moins impressionnants. Attendez d’avoir un casque sur la tête et vous comprendrez de quoi on parle. Une expérience à faire une fois dans sa vie !

Innovation n°5 : amener ses élèves visiter la Grande Muraille de Chine avec Cardboard

Moins cher que les casques VR et de réalité augmentée, Cardboard est un dispositif proposé par Google, afin de permettre aux professeurs de montrer à leurs classes la Grande Muraille de Chine comme s’ils y étaient ! Depuis une application tablette, l’enseignant est en mesure d’envoyer des panoramas 360° synchronisés au casque de chaque élève et dispenser son cours en s’aidant de ce qu’il est possible de voir. Une centaine de classes auraient déjà utilisé le dispositif, de quoi rendre les cours d’histoire géo passionnants !

Innovation n°6 : il n’y a pas que les Jedis qui utilisent les hologrammes !

Encore mieux que dans Star Wars

Vous vous souvenez des conseils Jedi dans Star Wars et des hologrammes super réalistes ? Même si on en est encore loin actuellement, les progrès faits dans le domaine sont impressionnants. Au Japon, une chanteuse virtuelle et représentée par un hologramme lors des concerts a fait des milliers d’adeptes. Encore une fois, outre le côté fun les débouchés d’une telle technologie sont nombreuses et devraient intéresser les industriels au moins autant que les particuliers.

Innovation n°7 : une nouvelle approche de la sexualité

Robot Sexe

Le sexe allait forcément être touché et les relations humaines ébranlées. Car oui, si les SMS remplacent les conversations au téléphone, les robots pourraient bientôt remplacer votre partenaire sexuel. Les innovations dans le domaine sont de plus en plus nombreuses. Entre la réalité virtuelle, les robots censés vous faire du bien ou encore les sex-toys connectés, inutile de préciser que la croissance de la population mondiale risque d’en prendre un coup.

Innovation n°8 : quand on a la technologie dans la peau avec les puces NFC

Implant party puce NFC

La technologie dans la peau. Sans doute avez-vous entendu parler des puces NFC. Nos « nous du futur » seront peut-être équipés de cette technologie qui pourrait nous permettre de devenir les maîtres des objets connectés. À la manière des héros de science-fiction, nous serons peut-être capables d’interagir sans contact avec les objets autour de nous. Ce concept vient tout droit de Suède où 400 employés un implant pour pouvoir entrer dans les locaux de leur entreprise, payer leurs repas ou encore faire des photocopies.

Innovation n°9 : l’arrivée des voitures autonomes

voiture autonome embrace

2020 est une date clé dans le domaine de l’automobile. Les grands constructeurs se sont fixé pour objectif de proposer leurs modèles de voitures autonomes. Plus aucun effort à fournir de la part du conducteur, il lui suffira de laisser faire la voiture. Aux États-Unis, une ville test a été construite, afin de tester les véhicules de demain dans un environnement sans danger pour l’homme.

Innovation n°10 : place aux robots, les nouveaux membres de la famille

robot buddy maison

Les robots vont prendre une place de plus en plus importante dans nos vies. Des hôtels s’équipent déjà de robots standardistes ou porteurs de bagages comme le Hen na Hotel, au Japon. Ces machines débarquent aussi au sein du foyer, comme Buddy ! Le petit compagnon de la maison réagit à la voix de ses possesseurs et fait également office de gardien de la maison. Commencez dès à présent à leur faire une place dans la famille !

Innovation n°11 : robots chirurgiens et super ordinateurs

ibm watson medecine

Du côté de la santé, les robots seront également présents, que ce soit pour assister les opérations et recoudre avec précision une plaie, ou pour le suivi des patients au sein de l’hôpital. Des superordinateurs plancheront également sur comment soigner les maladies, exactement comme le fait en ce moment Watson. L’invention d’IBM tente de venir à bout du cancer. Pour cela, Watson compare les données de chaque patient sur l’ensemble des cas déjà traités.

Innovation n°12 : des implants pour redonner la vue

Close-up of blue eye

Des solutions afin de permettre aux personnes aveugles ou malvoyantes de voir vont également se démocratiser. Deux implants (Alpha IMS et Argus II) ont été créés afin de venir en aide aux personnes atteintes de Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge et de Rétinite Pigmentaire.

Innovation n°13 : jamais sans nos exosquelettes

L'entreprise japonaise Honda va bientôt mettre en location ses exosquelettes

Les exosquelettes ont longtemps été un mythe de science-fiction, comme beaucoup des objets présents dans cette liste. Reste qu’en quelques années les progrès ont été tout simplement bluffants. Les premiers prototypes arrivent et excitent tous les technophiles. Dernière trouvaille en date, un petit robot contrôlé à distance directement depuis un exosquelette. Les fonctions restent pour l’instant assez limitées, mais on image déjà les possibilités dans les années à venir. L’industrie, mais aussi l’armée pourraient être très intéressées.

Innovation n°14 : la maison intelligente de la fiction à la réalité

maison connectée smart home

La maison se connecte toujours un peu plus. Depuis son smartphone, il est maintenant possible de contrôler son détecteur de fumée, thermostat, l’ouverture et la fermeture des portes… Et pour ceux qui souhaiteraient toujours garder un oeil sur leur foyer, des caméras comme la Nest Cam se connectent au téléphone de leur utilisateur, afin de leur permettre de voir la maison à tout moment. Des notifications peuvent être envoyées en cas de visite impromptue.

Innovation n°15 : smartphones plus autonomes et rapides à recharger

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Il n’est un secret pour personne que l’autonomie n’est pas une force de nos smartphones et autres objets connectés. Mais c’est peut-être bientôt terminé. Des chercheurs bossent d’arrache-pied pour proposer une meilleure autonomie ou du moins une vitesse de rechargement réduite au minimum. Certains prototypes seraient capables d’être rechargés en moins de 3 minutes. Autant dire que le calvaire est bientôt terminé !

Innovation n°16 : des trackers d’activité pour surveiller sa santé

bracelet connecte google noir

Les smartwatches arrivent sur le marché. D’une manière générale, ces montres intelligentes vont faciliter nos vies et regrouper à nos poignets toutes les applications nécessaires pour éviter de sortir nos smartphones. Elles trôneront près de nos trackers d’activités qui promettent de se perfectionner de plus en plus, et peut-être à terme d’être utilisés dans le domaine médical. C’est en tous cas le projet de Google, qui souhaiterait créer un bracelet exclusivement dédié à la santé en collectant les données nécessaires au suivi des patients.

Innovation n°17 : cuisiner oui, mais en 3D !

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L’impression 3D s’est démocratisée ces dernières années, mais si vous pensiez qu’on pouvait créer seulement de la matière plastique vous vous mettez le doigt dans l’oeil. En janvier dernier, une équipe d’ingénieur a commercialisé la première imprimante 3D alimentaire. En gros, vous intégrer des ingrédients, passez commande et en quelques minutes votre plat est préparé. C’est un petit peu déroutant, mais il y a fort à parier que dans 10 ou 20 ans ce sera une chose commune.

Innovation n°18 : place aux nanomatériaux

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Grâce à des machines semblables à des imprimantes 3D, la chercheuse à Caltech Julia Greer a réussi à modifier la structure moléculaire de certains matériaux et céramiques. Ces modifications ont permis de les rendre ultralégers et hyperrésistants. Cette technique pourrait permettre de concevoir de grandes quantités de ces matériaux, et tout ceci pour un prix très bas.

Innovation n°19 : anticiper les maladies en partageant tous les codes génétiques

ADN

Anticiper, voire traiter des maladies dont l’origine serait la mutation génétique ? C’est en tout cas ce que souhaiterait faire un bio informaticien américain. David Haussler, directeur du Center for Biomolecular Science and Engineering à l’université de Californie, aimerait encourager les scientifiques à partager l’ensemble des codes génétiques déjà référencés, ainsi que ceux à venir. Le bio-informaticien et sa société ont lancé Beacon, un moteur de recherche dont la base de données contient l’ensemble des ADNs rendus publics.

Innovation n°20 : transformer des cellules de peau en neurones !

Cerveau

Cette technologie existe déjà, et a été mise au point par des chercheurs de l’Institut de Biotechnologie Moléculaire de Vienne, et de l’Université d’Édimbourg, en Écosse. Des cellules de peau prélevées sur des patients adultes peuvent ensuite être transformées en neurones, rendant ainsi possible l’étude des connexions entre les cellules du cerveau humain et de leur développement.

Innovation n°21 : presque plus besoin d’eau et de fertilisant ?

Blé

L’année dernière, une équipe de généticiens philippins a réussi à faire en sorte que des plants de riz modifiés effectuent une photosynthèse beaucoup plus efficace. Une croissance plus rapide que la normale, qui n’a nécessité que peu d’eau et de fertilisant. Outre les plants de riz, cette modification est également applicable sur des plants de blés. Une telle solution pourrait bien aider à faire reculer la faim dans le monde.

Innovation n°22 : déceler les cancers avant les premiers symptômes

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Quelques gouttes de sang suffisent. C’est en tout cas ce dont à eu besoin Dennis Lo, professeur à l’Université de Hong Kong pour pouvoir être en mesure de déceler les cancers, avant même que les premiers symptômes ne fassent leur apparition. Après de longues années de recherche, le professeur a enfin touché son but grâce à quelques gouttes de sang, et en utilisant le séquençage de l’ADN.

Innovation n°23 : modifier son humeur grâce aux ondes

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Contrôler et faire changer son humeur grâce aux ondes. Le casque Thync se connecte au smartphone de son utilisateur, afin que celui-ci puisse décider de l’intensité des ondes que va produire le casque et qui vont arriver au cerveau. Le dispositif est pour l’instant destiné à être utilisé par des personnes ayant subi un traumatisme crânien engendrant une perte de la mémoire.

Innovation n°24 : des chaussures qui grandissent en même temps que leur propriétaire

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Permettre aux enfants des zones les plus pauvres du monde de posséder une paire de chaussures durable. C’est le projet de Kenton Lee, qui a conçu des sandales dont la taille s’ajuste au fur et à mesure de la croissance d’un enfant. Le modèle peut grandir de cinq tailles en cinq ans, grâce à un système de crans à l’avant et sur les côtés, évitant ainsi aux jeunes de marcher pieds nus.

Innovation n°25 : Transports intelligents et plus rapides

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En Asie, 2018 devrait être l’année du l’Hyperloop, un projet initié par Elon Musk. Ce train ultrarapide qui ferait l’équivalent de Paris-Marseille en 35 minutes, avec une vitesse de 1200km/h. En Europe, et notamment en France, à Lyon plus précisément, on se concentre davantage sur l’amélioration des bus. Non pas pour les rendre plus rapides, mais plus intelligents, au moyen de capteurs capables d’analyser la qualité de l’air.

Innovation n°26 : vers une baisse de la criminalité avec Knightscope k5 ?

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On ne fera sans doute pas les malins devant le robot policier. Si comme ça Knightscope K5 a l’air tout à fait inoffensif, limite mignon, il n’est pas là pour faire joli. Le robot a pour mission de surveiller ce qu’il se passe autour de lui en analysant des informations sur son environnement. En cas de souci, il se charge de prévenir les autorités. Il est équipé de matériel de pointe, par exemple des caméras capables de filmer tout ce qu’il se passe à 360°. Si pour le moment il ne surveille que le campus de Microsoft situé en Californie, attendez-vous à le voir débarquer un jour dans les rues !

Innovation n°27 : quand les vêtements se connectent aussi

Recharger son téléphone, transmettre des émotions à une personne qui n’est pas avec nous, protéger du froid… Le tissu qui nous maintient au chaud, et à l’abri d’une atteinte à la bienséance, n’est plus uniquement une matière sans vie. Les vêtements connectés sont capables de récolter un grand nombre de données, comme la combinaison de sport Tracky, capable de déterminer le rythme cardiaque, la température corporelle, les calories brûlées… de son utilisateur ! Les habits peuvent également protéger nos informations, en empêchant le vol de données. c’est le cas des vêtements proposés par Norton, capables de bloquer les ondes.

Innovation n°28 : de l’eau potable pour tout le monde

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Encore une invention qui pourrait résoudre un grand problème dans le monde : l’accès à l’eau potable. Grâce au filtre personnel LifeStraw, il est possible de changer de l’eau souillée en eau potable, le tout sans utiliser de produits chimiques. Il suffit de placer le tube dans l’eau non traitée et d’aspirer. Un filtre de carbone et d’iode va se charger de la rendre buvable.

Innovation n°29 : des vitres intelligentes dans les maisons

Jeune femme Neoh

Les vitres du futur seront connectées. Le but, laisser passer la chaleur ou non pour faire des économies d’énergies. Tout ça est rendu possible par un film transparent invisible à l’oeil nu qui s’opacifie en fonction de la lumière extérieure. Une vraie petite perle qui devrait faire plaisir à tous ceux qui dépensent beaucoup dans l’énergie de leur habitation.

Innovation n°30 : respirer sous l’eau grâce à un cristal !

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Harry Potter ne sera plus le seul à se targuer de pouvoir respirer sous l’eau après avoir mangé un drôle de truc. Si bien entendu la Branchiflore n’existe pas, des chercheurs danois ont réussi à mettre au point un matériau cristallin carrément incroyable puisqu’il permet de capter l’oxygène du milieu dans lequel on se trouve et de le stocker en grande quantité. En plus de stocker trois fois plus d’oxygène qu’une bouteille contenant de l’air comprimé, le matériau peut également en dispenser, à condition de le placer dans le vide ou de lui apporter un peu d’énergie par chauffage.

Elisa P 19 août 2015 LoisirMaison connectéeSanté connectéeTops des objets connectésVêtement et accessoire connectés 3 Commentaires

 

PUMAgri, la Plateforme Universelle Mobile pour l’Agriculture

 

Système de parcelle connectée

Ce projet vise à proposer aux exploitants agricoles une solution robotique polyvalente et innovante, face aux enjeux de compétitivité, de protection de l’environnement ou encore de réduction des pénibilités du travail.

L’objectif de ce projet est de créer une machine intelligente d’une nouvelle génération qui sera autonome et capable de s’adapter à des conditions difficiles, avec plus de puissance que les robots actuels. PUMAgri contribuera à une amélioration de la qualité de vie des exploitants : diminution de la pénibilité des tâches agricoles et réduction significative des quantités d’herbicides utilisées.

Sept partenaires se sont ainsi engagés sur une durée de 3 ans, autour d’un programme de 3,5 millions d’euros, consacré à la robotique agricole : SITIA (44), porteur du projet, IRSTEA (63) et Effidence (63), ainsi que des experts du monde agricole, la coopérative TERRENA (44) et la Chambre Régionale d’Agriculture de Bretagne (35) et des spécialistes de la vision, LARIS – Université d’Angers (49) et Visio Nerf (49).

Ce projet est issu du 20e appel à projets du Fonds Unique Interministériel (FUI). Il est accompagné et labellisé par le pôle de compétitivité à vocation mondiale du végétal VEGEPOLYS, et co-labellisé par le pôle VIA MECA.

Pour plus d’information, consultez les articles « Un consortium français pour le robot agricole » et « PUMAgri, un projet pour atteindre les 500 robots agricoles d’ici 2023«

 

Publié par http://www.techelevage.fr/pumagri-la-plateforme-universelle-mobile-pour-lagriculture/

 

Facebook lance une nouvelle application de vidéos collaboratives

 

Facebook a lancé hier (et ce n’est pas un poisson d’avril) sa nouvelle application Riff, qui permet de créer une vidéo à plusieurs. L’usage est simple : un utilisateur crée une première vidéo, sur laquelle un de ses amis pourra ajouter une séquence, et ainsi de suite. L’application est déjà disponible sur Android et iOS.

A lire sur Presse-Citron : http://www.presse-citron.net/facebook-lance-une-nouvelle-application-pour-faire-des-videos-collaboratives/

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