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Terrena candidat des trophées de l’ »innovation en pays de Loire »:

TERRENA est une coopérative agricole dont l’activité est à la source d’un groupe agro-alimentaire. Impliquée dans l’innovation agricole autour de l’agriculture écologiquement intensive, elle offre aujourd’hui aux consommateurs des produits labellisés « La Nouvelle Agriculture ».

Basée à Ancenis (44), TERRENA est une coopérative agricole dont l’activité est à la source d’un groupe agro-alimentaire (22 000 agriculteurs adhérents et 12 000 salariés). Impliquée dans l’innovation agricole autour de l’agriculture écologiquement intensive, elle offre aujourd’hui aux consommateurs des produits labélisés « La Nouvelle Agriculture ». Rencontre avec Hubert Garaud, président de TERRENA qui fait partie des 8 lauréats Trophées 2013 Territoires Innovation catégorie Coup de cœur.

Quelle est l’approche de TERRENA en matière d’innovation ?

Les ruptures, on le sait, surviennent souvent à des moments charnière. Au printemps 2008, alors que le monde prend à peine conscience de la crise à venir, Terrena dévoile son projet « Vision 2015 » s’appuyant sur une « agriculture écologiquement intensive ». Car les agriculteurs de Terrena sont convaincus que les pratiques agricoles doivent évoluer profondément pour relever le nouveau défi de ce siècle, produire plus et mieux avec moins. Plus, pour nourrir une population toujours plus nombreuse à un prix accessible au plus grand nombre. Mieux, pour améliorer les qualités nutritionnelles des produits et contribuer par l’alimentation à la préservation du capital santé de chacun d’entre nous. Et avec moins en réduisant le recours aux pesticides, antibiotiques et autres engrais chimiques : en d’autres mots avec moins d’intrants non renouvelables. Pour cela il s’agit d’innover pour mieux utiliser le potentiel naturel des sols, pour replacer l’animal et son confort au cœur de nos pratiques d’élevage. En d’autres termes il s’agit de pratiquer une Agriculture Ecologiquement Intensive (AEI), c’est-à-dire qui voit l’environnement comme un levier d’innovation plutôt qu’une contrainte.

Comment cela se concrétise-t-il ?

Cela passe par un travail au quotidien, les bottes aux pieds ! Les agriculteurs expérimentent de nouvelles techniques, parfois issues de pratiques anciennes mais avec la connaissance et la technologie d’aujourd’hui. Ce travail porte sur tout le système de production : sol, eau, plantes, machines, nutrition et santé animales, biodiversité, énergie. La mission de Terrena est d’aider les agriculteurs à faire évoluer leurs modes de production pour produire mieux et plus avec moins. Tout n’est cependant pas qu’affaire de technologies. Il faut assurer la diffusion des innovations et la formation aux bonnes pratiques. Atout de taille : parce que l’entreprise est une coopérative, un « fonds de partage du risque » accompagne les pionniers qui osent le pari. C’est tout le travail que nous réalisons avec les Sentinelles de la terre, des agriculteurs qui acceptent d’expérimenter de nouvelles pratiques permettant de mettre en œuvre une Agriculture Ecologiquement Intensive. Pour cela nous avons renforcé nos moyens d’innovation avec la création d’une équipe de 100 personnes regroupées au sein de Terrena Innovation. Aujourd’hui, les agriculteurs de Terrena ont la volonté de permettre aux consommateurs d’accéder aux produits issus de ces nouvelles pratiques.

Qu’appelez-vous la Nouvelle Agriculture ?

C’est d’abord une agriculture innovante permettant de faire de concilier écologie et économie. La Nouvelle Agriculture tient avant tout à des agriculteurs organisés en coopérative, véritables Sentinelles de la Terre, un socle technologique: l’Agriculture Ecologiquement Intensive et enfin un bénéfice Nutrition Santé pour les consommateurs. Nous avons initié cette démarche en 2008 avec en amont 25 solutions innovantes à destination des agriculteurs et en aval des produits issus de modes d’élevages plus naturels comme le lapin, élevé sans antibiotique d’après un cahier des charges très détaillé, comprenant une alimentation avec luzerne et graines de lin et sans OGM. Avec le temps, les consommateurs se sont éloignés de l’agriculture à tel point qu’aujourd’hui ils s’interrogent sur l’origine de leur alimentation, la façon dont elle a été produite ou son impact sur leur santé. La Nouvelle Agriculture est notre signature qui marque notre engagement et celui des éleveurs pour la qualité et la sécurité alimentaire.

Publié par territoires innovation pays de la Loire à http://www.territoires-innovation.paysdelaloire.fr/succes-temoignages/tous-les-succes-temoignages/terrena-530655.kjsp#.U6mUDML9LQ0.twitter

Terrena annonce un plan d’investissement de 100 millions d’euros

Le groupe coopératif agricole Terrena, troisième de France dans ce secteur, poursuit son expansion en lançant un grand plan de modernisation et de développement sur dix ans pour son activité de grandes cultures.

Dans un communiqué du 28 mai 2014, le groupe entend, grâce à ce plan, « anticiper l’évolution des marchés, gagner en compétitivité, s’adapter à l’augmentation des débits de chantiers et innover pour la “nouvelle agriculture” ».

« Selon les années, Terrena exporte entre 40 et 60 % des blés collectés, principalement vers l’Afrique », rappelle le communiqué. En raison de sa proximité des ports de Montoir et de La Palice, le groupe se positionne sur les marchés à l’exportation et pourra encore gagner en compétitivité grâce à ce plan. De plus, Terrena entend innover pour la « nouvelle agriculture » en « prenant l’initiative des cahiers des charges et en développant une traçabilité et des plans de progrès ».

Sur les 100 millions d’euros d’investissements, 47 millions iront « à la construction de nouvelles capacités de stockage et de réception et 53 millions à la rénovation et à la réorganisation des sites actuels ». Cela permettra « d’augmenter la productivité par site en augmentant les capacités de réception », précise le communiqué.

Fusion avec Val Nantais (légumes)

Par ailleurs, les adhérents de Terrena, réunis le 28 mai en assemblée générale extraordinaire, « ont approuvé à 98 % le projet de fusion avec Val Nantais », la coopérative maraîchère – projet qui avait déjà été entériné par les adhérents le 16 mai dernier.

« Val Nantais constitue dorénavant la branche spécialisée des légumes de Terrena tout en conservant son identité », précise le groupe. La fusion sera effective le 30 septembre prochain. Le groupe aura ainsi, selon lui, « la capacité de développer des produits pour la nouvelle agriculture sur l’ensemble de la table alimentaire ».

publié par France Agricole sur http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/grandes-cultures-terrena-annonce-un-plan-d-investissement-de-100-millions-d-euros-88844.html#yg6ifHpZk4mxBV5Z.99

Terrena crée un fonds pour porter son essor international

La coopérative crée un véhicule d’investissement doté de 25 millions d’euros.

Objectif : faciliter les opérations de croissance externe.

La course à la taille est lancée pour Terrena. S’il atteint 4,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2013, en hausse de 5 %, le groupe coopératif d’Ancenis (Loire-Atlantique) ne se sent pas assez international, ni assez gros pour peser dans certains segments, notamment les semences. « Nous sommes, au plan européen la quinzième coopérative en taille, explique Maxime Vandoni, le directeur général de Terrena.L’ambition, à 2020, est de se placer dans le Top 10. » Pour atteindre cet objectif, le groupe, qui compte 22.000 agriculteurs sociétaires, 12.159 salariés, devrait gagner près de 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Afin de faciliter les opérations decroissance externe à l’international, la coopérative va se doter d’un fonds, Kassiop Invest, une SAS dotée de 25 millions d’euros. D’autres groupes coopératifs, dont Sofiprotéol ou Limagrain, ont créé des véhicules comparables dont l’objectif est « de participer à l’émergence de leaders agroalimentaires et végétal de taille européenne »,poursuit Maxime Vandoni. Il permettra de renforcer les fonds propres des filiales et de sceller des partenariats autour de l’innovation.

Bras armé de la coopérative

L’outil se veut « aux standards de la finance internationale », les mécanismes d’un groupe coopératif n’étant pas forcément bien compris à l’international. Bras armé de la coopérative pour des prises de participations, Kassiop Invest permettra « de faire appel à des fonds extérieurs et de faciliter les tours de table avec des partenaires », poursuit le dirigeant. Selon Hubert Garaud, président de Terrena, un tel véhicule d’investissement doit aussi permettre de garder la souveraineté sur certaines compétences d’avenir. Et d’évoquer par exemple la récente acquisition du malouin Goëmar, spécialiste du biocontrôle,

Kassiop Invest sera managé par un conseil de filiales et de participations ouvert à des administrateurs extérieurs, une nouveauté dans le monde coopératif.

En 2013, la coopérative a multiplié les opérations comme la reprise des maraîchers du Val Nantais ou le partenariat fournisseur-distributeur avec Système U, valorisant le label Nouvelle Agriculture. Une autre alliance est en cours de finalisation avec l’irlandais Dawn Meat. Ce dernier prendrait une participation minoritaire dans Elivia, filiale viande bovine de Terrena. Le groupe ligérien s’ouvrirait ainsi des marchés export, tandis que l’irlandais sécuriserait ses approvisionnements en viande. En 2013, le groupe a amélioré de 52,9 % son excédent brut d’exploitation, porté à 91,7 millions d’euros, malgré une météo défavorable, un coût des matières premières et des foyers de pertes, dont la dinde notamment.

Emmanuel Guimard, Les Echos; correspondant à Nantes

Publié par les Echos à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0203436973034-terrena-cree-un-fonds-pour-porter-son-essor-international-664399.php?utm_content=buffer33934&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

 

Terrena et Système U lancent une filière du porc révolutionnaire

Après deux ans de négociation, le distributeur s’engage à acheter aux éleveurs de la coopérative plus de 50.000 tonnes annuelles pendant 3 ans. Il commercialisera une viande positionnée entre le bio et l’intensif.

Un contrat de vente de trois ans et qui garantit aux producteurs une plus-value de 8 à 12 centimes d’euros le kilogramme de porc. C’est l’accord avantageux qu’ont décroché les éleveurs de la coopérative Terrena auprès de Système U. Son président Hubert Garaud a présenté mardi soir avec Serge Papin, président du distributeur et Guillaume Garot, Ministre délégué à l’agroalimentaire un partenariat qui a exigé deux ans de discussion. « Nous sommes parvenus à sortir des négociations annuelles très dures qui régissent en France les rapports entre le monde agricole et le commerce. C’est un contrat proche de ce que font les Anglo-Saxons ou les Allemands » estime Hubert Garaud. Pour Serge Papin, c’est également une façon de sortir du rapport de force. Le distributeur compte déjà une dizaine d’accords de ce type, dont le plus développé porte sur le lait bio. « Il s’agit de remettre de la régulation dans ce marché dont les prix varient de 2,5 euros à 9 euros le kilogramme de porc » rappelle Serge Papin.

Dès le 4 mars, les linéaires de Système U vendront des barquettes de porc sous la marque Agriculture Nouvelle avec les deux logos des partenaires. Cette marque concrétise pour le consommateur le niveau de qualité sur lequel Terrena s’est engagé, en contrepartie de la visibilité et de la prime que lui garantit ce contrat innovant. « Nos éleveurs s’engagent à nourrir leurs bêtes avec des graines de lin et du colza au profit de la santé des consommateurs. A réduire progressivement les antibiotiques et à améliorer le bien-être des animaux » explique Hubert Garaud. Le dirigeant explique que le surcoût de ces pratiques plus durables est de l’ordre de 3 à 5 centimes le kilogramme, soit 8.000 euros en moyenne par exploitation. Les éleveurs ont accepté cet investissement grâce à la sécurisation de leur débouché. Aux cours de leurs négociations serrées, les deux partenaires ont également réussi à supprimer des coûts inutiles. « Nous valorisons mieux toutes les parties du cochon, à travers par exemple de nouvelles recettes de saucisses. Nous avons travaillé aussi sur le déclassement, sur la logistique, etc » précise-t-il.

Filière du lapin

Sur les 150 éleveurs de Terrena, seule une trentaine de producteurs s’est pour l’instant lancée dans cette nouvelle agriculture et doit fournir 50.000 tonnes de viande la première année, sur un total de 400.000 tonnes produites par Terrena. « Nous allons monter en puissance » assure Hubert Garaud. Pour lui, il existe un marché entre les produits bio et l’agriculture conventionnelle  : « Les consommateurs veulent des produits locaux, sains, sans OGM et qui ont un impact environnemental inférieur ».

Terrena prépare cette conversion depuis plusieurs années à traverssa démarche « Nouvelle Agriculture » fondée sur les préceptes de l’agriculture écologiquement intensive. Moins radicale que le bio, cette agronomie cherche à concilier forte productivité et réduction des intrants. Terrena engage progressivement ses différentes filières mais la production de lapin était jusqu’ici est la seule à avoir commercialisé cette offre, il y a un an. Une première tentative que Terrena juge aujourd’hui transformée. Lancée par une vingtaine d’éleveurs, cette filière va mobiliser bientôt jusqu’à 120 producteurs.

Maximilien Rouer dirigele cabinet Becitizen qui a accompagné les deux partenaires depuis le début de leurs discussions en 2010. « La filière du porc est celle qui a le plus besoin de nouer des accords globaux de ce type. Contrairement à la filière bovine qui parvient à bien vendre les parties avant des bêtes (steaks), la valorisation du porc par les saucisses et les salaisons est plus difficile » explique-t-il. Pour lui, ce partenariat permettra une évolution vers des porcheries du 21e siècle qui améliorent le bien-être et l’hygiène des bêtes. Maximilien Rouer cite l’exemple d’une température de chauffage différenciée entre les petits et leurs mères. « Le seul fait pour un éleveur de se laver les mains avant de rentrer dans une porcherie permet de réduire les médicaments » illustre-t-il. « En vitesse de croisière, une fois la période de conversion passée, ces pratiques peuvent être jusqu’à 4 fois moins cher en économisant le prix des médicaments, de vétérinaire, du soja, etc » affirme le consultant.

Consultant pour la grande distribution,Philippe Bretonestime que ce type d’accord permet également au distributeur de sécuriser leur approvisionnement, d’assurer la qualité de ses produits et d’en faire un élément différenciateur par rapport à la concurrence. Pour lui, le contrat a également le mérite de transcrire en action les promesses de Serge Papin dans son livre « Pour un nouveau pacte alimentaire » paru en 2012. Terrena devra néanmoins honorer sa promesse de diminuer progressivement les antibiotiques, un pari technique sur lequel butent encore les premiers éleveurs engagés dans la démarche.

MATTHIEU QUIRET MATTHIEU QUIRET | LE 18/02/14 À 18H08
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/18/02/2014/lesechos.fr/0203323569574_terrena-et-systeme-u-lancent-une-filiere-du-porc-revolutionnaire.htm?texte=maximilien%20rouer#r2s7JBgEWQLJxvvT.99

Chez les pionniers de l’économie circulaire

En cinq ans, Terrena a révolutionné tout son business model. La stratégie de cette coopérative agricole concilie agriculture, science et technos de pointe. Son credo: produire plus, mais mieux, avec moins. 

Chez les pionniers de l'économie circulaire

 Jean-Yves et Anthony Menard, en Anjou, méthanisent leurs biodéchets

Une odeur de terre et d’herbes mouillées s’élève du champ fraîchement semé, surplombé ce matin-là d’un ciel ardoise. D’un geste ferme mais délicat, la main plonge un canif au manche de bois dans le sol et en sort une graine de lupin d’un jaune pâle. « Vous voyez, là, la première racine se déploie déjà », pointe Yoann Goubaud. Visage tanné par le soleil, pantalon de toile bleue, chemise à carreaux, bottes de caoutchouc marron, ce père de trois enfants est, avec son épouse et son beau-frère, à la tête d’une exploitation agricole de 90 hectares située à Couffé (44).

Depuis trois ans, « nous semons au pied du lupin du triticale, un hybride entre le blé et le seigle, explique Yoann Goubaud. Cette simple association a réduit de moitié notre consommation de fongicides, soit une économie de 52 euros par hectare et par an. » Le triticale protège le lupin des insectes et des maladies et empêche les mauvaises herbes de pousser. « Nous récoltons en plus 40 rouleaux de paille pour notre usage et la revente », complète l’agriculteur.

Adeptes de l’agriculture écologiquement intensive

Produire plus et mieux avec moins. Sur son exploitation, Yoann Goubaud applique la philosophie de Terrena, le groupe agricole d’Ancenis (44), dont il est l’un des 22 000 adhérents. Cette très grosse coopérative, qui a réalisé 4,5 milliards de chiffre d’affaires l’an passé et emploie quelque 12 000 salariés en équivalent temps plein, vit depuis 2008 une révolution silencieuse et courageuse.

Finie, l’agriculture « à la papa », productiviste et polluante. Bienvenue dans le monde de l’agriculture écologiquement intensive (AEI)! Conceptualisée par Michel Griffon, alors directeur général adjoint de l’Agence nationale de la recherche, l’AEI prône une agriculture plus économe en chimie, en eau, en énergies fossiles, qui se fonde sur une meilleure connaissance de l’écosystème, de la biodiversité et, surtout, demandeuse de technologies de pointe.

« C’est un virage à 180 degrés, un véritable changement de business model », observe Maximilien Rouer, président de BeCitizen, qui accompagne depuis le départ Terrena dans cette transition. « Nous acceptons la baisse des ventes de produits phytosanitaires, qui représentaient une part importante de notre chiffre d’affaires, pour basculer vers un modèle pionnier d’agriculture responsable », commente Hubert Garaud, président de Terrena.

Au coeur de la nouvelle stratégie, un cocktail qui associe agriculture, science et high-tech. Dès 2009, Terrena met sur pied une cellule de R&D. Six ingénieurs sillonnent alors la planète pour sélectionner, transposer et transmettre les solutions existantes les plus innovantes aux adhérents. En 2012, la filiale Terrena Innovation voit le jour. Elle débute avec 94 collaborateurs. « Nous avons investi 15 millions d’euros sur cinq ans, soit la moitié de notre résultat », lance Alain Montembault, directeur scientifique R&D, un ancien de Danone. Afin de tester grandeur nature les innovations, le groupe a structuré un réseau d’agriculteurs (42 à ce jour), baptisés les « sentinelles de la terre ». « Nous prenons en charge la moitié de leurs risques », souligne Christophe Couroussé, le directeur de la communication.

Terrena promeut aussi auprès de ses adhérents une sélection de 23 outils d’aide à la décision. Fondé sur l’imagerie satellite, Farmstar Expert aide 1 920 agriculteurs à optimiser la gestion globale des engrais sur quelque 79 000 hectares de parcelles. « Nous avons réduit la consommation d’azote de nos adhérents de 800 tonnes par an », se félicite Hubert Garaud. D’ici trois à quatre ans, des drones devraient permettre d’affiner le procédé. Autre exemple, le pilotage de l’irrigation du maïs à la parcelle, entraînant « 22% d’économie d’eau sur les terrains », souligne Bertrand Pinel, ingénieur agronome ParisTech, de l’équipe R&D de Terrena.

Former les agriculteurs, la base de la mutation

Pour répandre les bonnes pratiques élaborées par la R&D et les « sentinelles de la terre », Terrena table sur la formation. « La meilleure arme antigaspi, c’est le savoir! », résume Yoann Goubaud, qui se souvient qu’il y a une vingtaine d’années, « on se contentait d’acheter de l’engrais au commercial, sans autre réflexion ». Depuis dix-huit mois, un programme d’écoconduite de deux jours est proposé aux agriculteurs. Tracteurs sous capteurs, coaching pour limiter la surconsommation et optimiser l’entretien du véhicule… « En modifiant ses habitudes, on peut réaliser en moyenne 20% d’économie de carburant », souligne Alain Montembault.

Point d’orgue de cette mutation, la valorisation des déchets et la mise en place d’une véritable économie circulaire à la dimension de la coopérative. Le groupe détient ainsi 34% des parts de Valdis, une usine de méthanisation et de déconditionnement de biodéchets, aux côtés, notamment, de Saria Industries (51%). Inauguré en octobre 2012, cet investissement de 15 millions d’euros a une capacité de 58 600 tonnes. La méthanisation, procédé biologique naturel, permet de valoriser les déchets organiques récents.

Comme dans une Cocotte-Minute sans oxygène, les micro-organismes sont digérés en plusieurs étapes. Ce traitement génère du biogaz riche en méthane (revendu notamment à ERDF), ainsi qu’un digestat composé de matières organiques résiduelles (azote, phosphore et potasse) qui constitue un bon fertilisant. Cette sorte d’engrais bio servira à enrichir les terres des adhérents. « Grâce à la méthanisation, on jette encore moins de déchets (de coproduits) issus des bovins et des volailles », explique Léo Tissot, consultant à BeCitizen. De fait, 90% des bovins sont utilisés, contre 80% auparavant.

Terrena traque aussi les gaspillages d’énergie dans les bâtiments. L’installation d’échangeurs thermiques permet de récupérer la chaleur des bêtes pour la réutiliser. « Cela réduit de 30 à 40 % la consommation de gaz », observe Philippe Serrault, directeur de Proval, spécialisé dans les équipements d’élevage et filiale de Terrena. Depuis quelques mois, il est possible de capturer la chaleur du tank à lait (le réservoir) dans les salles de traite des vaches et de s’en servir pour réchauffer l’eau d’allaitement des veaux et pour nettoyer les équipements. Outre les économies d’énergie, ces mesures contribuent au bien-être de l’animal. Essentiel, résume Yoann Goubaud: « Si l’animal est bien, il grandit plus vite pour moins cher, car il valorise 98 % de ce qu’il mange. » Du gagnant-gagnant.

Un réseau d’alliances avec les grandes écoles

Pour changer l’échelle de ses actions, Terrena mise sur une stratégie d’alliances innovante. « Trop de structures travaillent en silo. Or, face à l’ampleur des défis environnementaux, personne n’a les clés tout seul », souligne Alain Montembault. Comme avec Saria pour la méthanisation, Terrena s’est associé à la Lyonnaise des eaux pour créer une société répondant aux besoins et aux problématiques d’eau et d’environnement des agriculteurs.

Le groupe d’Ancenis a également cofondé une chaire école-entreprise dédiée à l’agriculture écologiquement intensive, aux côtés de deux coopératives (Agrial et Triskalia) et de trois grandes écoles (Agrocampus Ouest, Groupe ESA et Oniris). Et il tisse des alliances avec des vétérinaires, des lycées agricoles… De l’open innovation au pays des coopératives.

Par  publié par L’Expansion, le 07/02/2014 à  10:34

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/emploi/business-et-sens/terrena-chez-les-pionniers-de-l-economie-circulaire_1320760.html#8kEzsDA0ThzfqtjF.99

Un nouveau directeur général pour le groupe Terrena

Changement à la tête du géant agroalimentaire régional. Alain Guillemin cède sa place à Maxime Vandoni, l’ancien directeur général de Candia, qui a rejoint le groupe en mars dernier.

Maxime Vandoni (à droite) succède à Alain Guillemin (à sa droite) qui a souhaité quitter sa fonction pour des raisons de santé.

Maxime Vandoni (à droite) succède à Alain Guillemin (à sa droite) qui a souhaité quitter sa fonction pour des raisons de santé.
La nomination officielle est intervenue ce mardi 2 juillet 2013. Réuni sous la présidence d’Hubert Garaud, le conseil d’administration de Terrena a désigné Maxime Vandoni pour assurer la direction générale du groupe, en lieu et place d’Alain Guillemin qui a souhaité  »quitter ses fonctions directement opérationnelles en raison de santé » .

Directeur général adjoint en charge des filières végétales et distributions spécialisées depuis seulement quatre mois, Maxime Vandoni, 47 ans diplômé de l’ESSEC, est un ancien cadre du groupe international allemand Henkel (Schwarzkopf, Pattex, Le Chat, Rubson etc…). Il a aussi assuré la direction générale de la société Candia (groupe Sodiaal).

Trois objectifs prioritaires lui ont été fixés par Terrena, indique le groupe :  »1. Accélérer la politique d’alliances et de reconfiguration du pôle agroalimentaire. 2. Poursuivre et structurer le déploiement d’une offre produit à forte valeur ajoutée « Nouvelle Agriculture ». 3. Renforcer l’innovation dans le domaine des produits et services pour les adhérents. »

Après six années à la tête du groupe, Alain Guillemin a été nommé administrateur indépendant du conseil d’administration des filiales et participations Terrena, une structure qui pilote les principales filiales (majoritaires ou minoritaires) détenues par le groupe en productions végétales et agroalimentaires.

Premier groupe coopératif agroalimentaire français, Terrena compte près de 22 000 agriculteurs adhérents, emploie plus de 12 000 salariés et a réalisé en 2012 un chiffre d’affaires de 4,5 milliards d’euros en hausse de +2,6%. Son résultat net s’est élevé à 10,9 millions d’euros.

Rédigé par Yves BOITEAU – Le Mercredi 3 Juillet 2013 à 16:34

Publié par Anbers.mag à http://www.angersmag.info/Un-nouveau-directeur-general-pour-le-groupe-Terrena_a7330.html?com

 

Le volailler Doux revendu à la découpe ? L’usine de Graincourt s’interroge

AGROALIMENTAIRE |L’administrateur judiciaire de Doux a annoncé la mise en vente du groupe volailler, leader européen du secteur. Quel avenir pour le site de Graincourt-lès-Havrincourt, près de Marquion ?

 Près de cent cinquante éleveurs de la région travaillent exclusivement pour l'usine de Graincourt qui emploie deux cent cinquante salariés.

Coup de tonnerre dans la filière avicole. Étranglés par les dettes, les poulaillers Doux, au bord de l’asphyxie, seraient désormais en vente, après l’échec de leur plan de redressement. C’est ce qu’a annoncé l’administrateur judiciaire du groupe, Régis Valliot, chargé du dossier.

« Au bout de trois semaines d’observation, on a fait le constat que la trésorerie est trop difficile et que l’on vit d’expédients. (…)On ne va pas durer longtemps comme cela. On amorce officiellement la procédure de recherche d’un repreneur pour l’entreprise », a-t-il ajouté, en précisant que le groupe sera vendu globalement, excluant de fait toute vente à la découpe « pour ménager la filière ».

Ambiance forcément « un peu tendue »

Mais le Groupe Doux, leader européen de la volaille, dont le siège est basé à Châteaulin (Finistère), est un mastodonte du secteur, avec 3 400 salariés dans vingt-quatre usines en France, faisant travailler 700 à 800 éleveurs.

« Quel groupe est assez costaud pour racheter une telle entreprise dans sa totalité ? N’y a-t-il pas risque de voir plusieurs concurrents se partager les différentes usines ? », s’interroge Fabrice Angot, délégué CGT de l’usine Doux de Graincourt-lès-Havrincourt, près de Marquion, la seule que possède Doux dans notre région, où sont fabriqués les produits estampillés Père Dodu.

Selon le magazine LSA, Père Dodu pourrait être vendu à Terrena. Le groupe possède déjà la marque Douce France. LDC, leader de la volaille en grande distribution avec ses marques Loué, Le Gaulois et Maître Coq, pourrait reprendre les abattoirs de volailles dédiées à la viande fraîche, dans le but d’accroître ses parts de marché.

L’ambiance est donc forcément « un peu tendue » au sein de l’usine de Graincourt où travaillent deux cent cinquante salariés («  dont vingt couples »). Les conséquences pour la filière avicole ne sont pas à négliger non plus. « Nous travaillons avec cent cinquante éleveurs de la région, qui ont des contrats exclusifs avec Doux. Nous livrons les poussins et l’aliment, ils nous fournissent ensuite les poulets. » L’usine de Graincourt produit chaque semaine environ 210 000 tonnes de poulets standard et 14 000 tonnes sous label.

« Nous avons l’avantage de pouvoir produire aussi bien du poulet normal que de la poule, du poulet fermier et même du coq. Une nouvelle chaîne de production a été installée l’année dernière. Nous livrons également l’usine Moy Park, qui transforme le poulet. Au-delà de la marque Père Dodu, 60 % de notre production est pour la grande distribution en pack emballé sous leur propre étiquette. » C’est donc toute une filière qui observe avec inquiétude l’avenir du Groupe Doux. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a appelé hier à la mobilisation des partenaires bancaires afin de trouver une solution financière pour permettre la poursuite de l’activité du groupe volailler. Trente à trente-cinq millions d’euros sont à trouver. •

Le Nord – Pas-de-Calais, grand pôle avicole
La filière avicole fait vivre 3 000 éleveurs dans la région et 620 salariés travaillant dans dix sites d’abattage et de transformation, pour un chiffre d’affaires de 263 millions (source : Pôle des industries alimentaires).  Pour 53 000 tonnes de viande finie de volailles élevées dans la région, le total des abattages se monte à plus de 70 000 tonnes, soit 1,3 fois le volume produit. Par ailleurs, 523 millions d’œufs sont produits chaque année. Le Nord – Pas-de-Calais possède sept unités d’abattage et de découpe renommées au plan national et international : Doux Frais à Graincourt-lès-Havrincourt, Synavi Nord à Lens, Lapins d’Artois à Ham-en-Artois, Vandevoorde à Steenbecque, les Coopératives de Bellebrune et de Licques, ainsi que Socla à Vaudringhem. Quatre ateliers de transformation : Moy Park (deux unités à Hénin-Beaumont et Marquise), Van den Koornhuyse à Dunkerque et Franlap à Vaudringhem. Le Nord – Pas-de-Calais a deux marques labellisées Label rouge : la volaille de Licques et le poulet Malvoisine.

PAR JEAN-MARC PETIT

publié sur la Voix du Nord à http://www.lavoixdunord.fr/economie/le-volailler-doux-revendu-a-la-decoupe-l-usine-de-jna0b0n534738

VIANDE DE LAPIN: ALLIANCE ENTRE LOEUL & PIRIOT ET LA COOPÉRATIVE TERRENA

La société Loeul & Piriot, l’un des leaders français du lapin, et le groupe coopératif Terrena ont annoncé mercredi leur alliance pour redynamiser la consommation de cette viande, notamment dans l’Europe du Nord et de l’Est.

La nouvelle société créée sera détenue à 60% par les familles Loeul et Piriot, 30% par Terrena et 10% par Unigrains, société d’investissement dans l’agroalimentaire, ont indiqué les futurs partenaires dans un communiqué.

L’objectif est de développer la consommation de lapin en France, Italie et Espagne –pays prisant traditionnellement cette viande– mais aussi en Europe du Nord et de l’Est, selon le communiqué.

Loeul & Piriot, dont le siège est à Thouars (Deux Sèvres), commercialise 240.000 lapins par semaine. En 2011, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 117 millions d’euros. Elle emploie plus de 500 salariés.

Parmi ses nombreuses activités dans l’agroalimentaire, le groupe coopératif Terrena est aussi présent sur le marché du lapin. Sa filiale Multilap (120 salariés) commercialise 80.000 lapins par semaine pour un chiffre d’affaires annuel de 35 millions d’euros.

paru dans Daily Bourse à http://www.daily-bourse.fr/viande-de-lapin-alliance-entre-loeul-piriot-et-la-Feed-AFP120418152223.363vzjqa.php

Terrena lapins : une démarche de démédication

Stéphane Bouju, président du groupement de producteurs.

60 % des lapins sont produits sans éléments médicamenteux dans la phase d’engraissement.60 % des lapins sont produits sans éléments médicamenteux dans la phase d’engraissement. - © AA

Laïta. 29 millions d’euros d’investissements

Nous étions en train de construire la maison, cette phase est terminée, nous passons à une phase de développement», a indiqué hier Christian Couilleau, directeur général de Laïta, en dressant le bilan du regroupement en juillet2009 des activités laitières d’Even, Terrena et Triskalia. Les efforts ont porté notamment sur la logistique (10% de camions en moins), la coordination des sites de production et le regroupement des forces commerciales. Laïta a dégagé un résultat positif (non communiqué) et créé 50 emplois en équivalents temps plein. En 2010, le groupe a valorisé 1,270milliard de litres de lait, un chiffre en hausse de 6%. 

(suite…)

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