Archives pour la catégorie Laita

Agroalimentaire. Paysan Breton devient Bai Shang en Chine

Propriété de la coopérative laitière Laïta, la marque et ses produits (beurres, fromages…) seront bientôt commercialisés en Chine sous le nom Bai Shang.

Éric d’Humières et Jean-Marie Le Bris.
Ouest-France

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Laïta a le sens du tempo. C’est au coeur du Sial  que la coopérative laitière bretonne (1) a présenté, hier, son plan d’action pour la Chine. Pour s’adapter au marché, elle a décidé d’adapter le nom de sa marque Paysan Breton. Dans l’Empire du milieu, beurres et fromages (camemberts, bries, emmental…) seront commercialisés sous celui de Bai Shang, traduction de Paysan Breton.

Une première pour Laïta, qui s’est jusque-là limitée à personnaliser les emballages en fonction des pays. Mais l’international est la priorité de l’entreprise, présente dans près de 110 pays (l’export représente aujourd’hui 20 à 25 % de son chiffre d’affaires de 1,3 milliard d’euros).

« C’est un accélérateur de ventes et de compréhension », explique Jean-Marie Le Bris, directeur Produits grande consommation (PGC) et filiales de Laïta. Objectif : capter la croissance où elle est, surtout à l’est, alors que la suppression des quotas laitiers, imposée par l’Union européenne, se profile en 2015. Un salarié va être installé à Hô-Chi-Minh-Ville (Vietnam) pour comprendre les attentes des marchés asiatiques.

Cibler la jeunesse

L’initiative en vaudrait la peine. En Chine, la consommation de fromage n’atteint que « 4 grammes par an et par habitant », contre 23 kilos en France, sourit Éric d’Humières, directeur export PGC. Tout est à faire dans ce marché de niche. Le made in France pourrait permettre de s’y faire une place.

Les premiers produits Bai Shang (des centaines de tonnes ; à relativiser au regard des 50 000 tonnes de PGC exportées dans le monde par Laïta) seront lancés d’ici à trois mois, dans les hôtels et restaurants. Ils attendront avant de prendre place dans les supermarchés, le temps que la marque s’installe. Les cibles ? «Les jeunes et les enfants, par qui la consommation se développe » et « une population éduquée, qui a voyagé », détaille Éric d’Humières, qui prévient : « Ça va mettre des années à se démocratiser. » Au vu du potentiel espéré (croissance de 25 % par an), Laïta est prêt à attendre.

Publié par ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/23-10-2014-165851

 

Laïta : 80 millions d’euros pour préparer l’avenir

Poussée par la suppression des quotas et attirée par le marché international, la coopérative laitière joue la carte de la qualité et mise sur les poudres de lait.

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Une centaine d’emplois créés

Laïta avait promis un investissement exceptionnel… La coopérative laitière, dont le siège est à Brest, l’a dévoilé mardi à Rennes. D’ici à 2016, l’entreprise va investir 80 millions d’euros supplémentaires dans les ingrédients laitiers secs (comme la poudre de lait), en plus des 40 millions d’investissements annuels.

« Nous sommes à un moment significatif », explique Christian Couilleau, directeur général de Laïta. À l’horizon 2015 se profile en effet l’après-quotas laitiers, décidé par l’Union européenne, qui permettra aux producteurs de produire sans limite.

Au total, la coopérative – qui compte aujourd’hui 2 400 salariés – va créer une centaine d’emplois en plus, répartis sur trois sites : environ cinq à Ancenis (Loire-Atlantique), une dizaine à Landerneau (Finistère) et entre 80 et 85 à Créhen (Côtes-d’Armor).

Un « totem » à Créhen

Concrètement, l’effort va donc principalement profiter au site de Créhen, près de Dinan. Près de 54 millions d’euros vont y être injectés, permettant la réalisation d’un atelier de mise en boîte pour le lait et d’une unité de déminéralisation de lactosérum (le petit-lait issu de la fabrication du fromage).

Surtout, une tour de séchage verra le jour (pour la production, notamment, de poudre de lait infantile). Un « totem », symbole de l’investissement, sourit Christian Couilleau. Le coût de sa construction s’élève à 35 millions d’euros. À l’horizon 2017, la tour pourra produire, au maximum, 30 000 tonnes de poudres de lait, en plus des 100 000 que produit Laïta chaque année.

« Réduire l’effort à la tour de Créhen serait une erreur », temporise cependant le dirigeant. Ainsi, 18 millions d’euros seront investis à Landerneau, dans une unité de déminéralisation de lactosérum, et à Yffiniac et 4 millions d’euros à Ancenis.

L’Asie cible privilégiée

Puisque « le lait n’est pas qu’un liquide blanc », comme l’a assuré Christian Couilleau, Laïta a décidé de jouer la carte des produits dérivés (poudre alimentaire, lactosérum…) et de la qualité, plus que de la quantité. Même si le volume de lait collecté va grimper de 15 %.

L’objectif est simple : conquérir de nouveaux marchés, au-delà même des frontières européennes. Aujourd’hui, environ 10 % du chiffre d’affaires dépend des pays tiers. L’objectif est de doubler cette part.

La coopérative assure « chercher la croissance là où elle est ». Comprenez le Moyen-Orient, l’Afrique et surtout l’Asie. « Des contacts avec des entreprises asiatiques » ont été pris. La Chine pourrait être une cible privilégiée. Fatigué des scandales concernant le lait infantile, le pays accueille à bras ouverts les produits exportés.

Laïta en bref

La coopérative laitière, née en 2009 du regroupement d’Even, de Terrena et de Triskalia, réalise un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros et produit 1,3 milliard de litres de lait par an. Elle regroupe des marques connues, comme Paysan BretonMamie Nova et Régilait.

Publié par Ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/laita-80-millions-deuros-pour-preparer-lavenir-21-05-2014-146053?utm_source=newsletter&utm_medium=OFentreprise&utm_campaign=20140522_local_votreNewsletter

 

Les ventes de beurre ne fondent plus

Qui l’eût cru ? Après des années de déclin, il reprend des couleurs dans nos cuisines. Moulé, en beurrier, bio ou allégé, il séduit les gastronomes et les chasseurs de cholestérol.

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Surprise ! En 2013, le beurre a stoppé sa glissade. Ses ventes en grandes surfaces ont augmenté de 2,7 %. Les Français restent les plus gros mangeurs de beurre dans le monde, avec une consommation annuelle de huit kilos par habitant. Une croissance inattendue après trente années de déclin.

« Avec la crise, on cuisine de plus en plus à la maison. Les émissions culinaires, la volonté de se faire plaisir avec un produit simple et naturel peuvent expliquer ce rebond »,suppose Marie-Paule Pouliquen, directrice marketing chezPaysan breton, la marque du groupe coopératif Laïta, à Brest. Un contre-pied au discours hygiéniste caricaturant le beurre en boucheur d’artères. Un pied de nez à la concurrence de la margarine et des graisses végétales hydrogénées.

Image « traditionnelle et nature »

Leader sur le marché du beurre moulé, parée de sa célèbre robe vichy rouge ou bleu, la marque Paysan breton cultive méticuleusement une image « traditionnelle et naturelle » du beurre.

Sa charte de qualité repose sur une période prolongée de pâturage, bannit les colorants, les conservateurs, les arômes artificiels, sélectionne des ferments lactiques naturels pour offrir au palais une texture tartinable et un « goût de noisette », récompensés par des médailles au Salon de l’agriculture.

« Pour un bon beurre, il faut nourrir ses vaches avec des fourrages de qualité, cultivés sur l’exploitation », confirme Michel Beziaud. Éleveur laitier à Maumusson (Loire-Atlantique), il prodigue à ses trente-quatre pensionnaires un menu quatre étoiles, très diversifié selon les saisons (herbe, maïs, céréales, tourteaux de colza et de soja non OGM, luzerne…).

Stratégie payante : la marque vedette du groupe Laïta « a augmenté le volume de ses ventes de beurre en grandes surfaces de 30 % depuis 2009 », se réjouit Marie-Paule Pouliquen. Avec 14,3 % de parts de marché (source : Iri), Paysan breton talonne le leader Président (groupe Lactalis, à Laval) et devance Elle-et-Vire (groupe Bongrain).

La prédominance de ces trois marques illustre la concentration galopante du marché national du beurre entre les mains des grands groupes laitiers. Leurs beurreries géantes écoulent 60 % des tonnages sous la marque des distributeurs.

Les industriels ont multiplié les innovations. Ils ont su déployer, autour de la plaquette standard, toute une gamme adaptée à différents profils de consommateurs : beurre allégé à 60 %, beurre tendre, mini-beurres en portions individuelles, beurre aux cristaux de sel pour les fruits de mer ou beurre bio AOC.

Xavier BONNARDEL

Publié par Ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/ventes-beurre-ne-fondent-plus-06-05-2014-143904

Paysan Breton lance son édition automne-hiver

8 Octobre 2012

 

Paysan Breton

Comme tous les six mois, Paysan Breton propose une nouvelle version de son fromage fouetté de Madame Loïk en édition limitée.

Pour la période automne-hiver, il s’agit d’une recette comprenant des éclats de noix, des morceaux de figues violettes et une purée de raisins blancs.

La référence sera en rayon jusqu’en mars 2013 avant de laisser place à une déclinaison estivale. Sur les fromages frais aromatisés à tartiner, Paysan Breton revendique une croissance en volume de 26 % au premier semestre 2012.

Source: lineaires.com à http://www.lineaires.com/La-vie-des-produits/Paysan-Breton-lance-son-edition-automne-hiver-39050

 

Even s’affirme « toujours plus solide »

Le Groupe Even a réalisé des ventes de près de 2 milliards d’euros (+11 %) en 2011, dont 58 % dans le lait. Le groupe, qui se dit « toujours plus solide malgré la crise », ne cache cependant pas les difficultés de ses activités dans la dinde (Le Clézio et TDI).

Le Groupe Even (filiale de la Coopérative Even) a réalisé un chiffre d’affaires de 1,958 milliard d’euros en 2011, en hausse de 11 %, annonce un communiqué diffusé lundi. Les ventes se répartissent entre l’activité laitière (58 %), la distribution (26 %), l’amont agricole (15 %) et les autres filiales (1 %).

L’effectif du Groupe Even atteint 5.140 salariés, contre 4.920 en 2010 et 4.800 en 2009.

La Coopérative a réalisé, en 2011, une collecte « record » de 351 millions de litres de lait (+6,4 %), «  encouragée par la bonne tenue des cours des produits laitiers et rendue possible par les attributions complémentaires de quotas. L’augmentation du prix de base, associée aux efforts de qualité réalisés et au retour sur résultat du Groupe, a permis aux producteurs Even de percevoir en moyenne 342,70 €/1.000 litres. »

Tendances 2012

Selon Even, « le marché mondial des produits laitiers est confronté à une envolée générale de la production laitière dans le monde (+4 % depuis le début de 2012). Elle est actuellement supérieure aux capacités de croissance de la consommation (2,5 % par an). Ce déséquilibre momentané entre l’offre et la demande rend les marchés incertains depuis le début de l’année. La production pourrait néanmoins être freinée, à court terme, par la période creuse en Océanie et, à moyen terme, par des prix moins attractifs pour les producteurs (1). Les efforts de Laïta pour réduire son exposition à la volatilité des marchés devraient permettre de limiter l’incidence de cette dégradation de la conjoncture. »

En volaille de chair, la situation est jugée « préoccupante chez Le Clézio et TDI, dans un contexte de crise structurelle de la filière européenne de la dinde. Ces filiales spécialisées dans l’abattage et la découpe de dindes rencontrent, depuis le printemps de 2012, de graves difficultés liées à une perte significative de volumes d’abattage, faisant suite à l’arrêt des livraisons de dindes par un de ses principaux fournisseurs. Even a sollicité, auprès du tribunal de commerce de Saint-Brieuc, le placement de Le Clézio et TDI sous sauvegarde. Cette procédure a été engagée dans l’espoir de trouver des solutions pérennes pour préserver l’activité et les emplois », précise Even dans son communiqué.

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Publié le mardi 26 juin 2012 – 17h50 par La France Agricole à http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/cooperation-laitiere-even-s-affirme-toujours-plus-solide-59114.html

(1) Source : Atla.

Des coopérateurs réclament des comptes à Laïta

Un collectif d’éleveurs, adhérents des coopératives Even, Terrena et Triskalia, souhaite connaître précisément les résultats de Laïta. Et demande des informations sur le « projet de mariage avec Terra Lacta ».

Laïta, société anonyme issue du regroupement des activités laitières des trois coopératives, n’a pas déposé ses comptes. « Votre stratégie est donc de payer les pénalités prévues par la loi pour non-présentation des résultats, plutôt que d’afficher vos comptes, qui sont aussi et surtout les nôtres », proteste le collectif dans un communiqué diffusé jeudi.

« Le chiffre d’affaires de Laïta est de 1,16 milliard d’euros. Des investissements sont prévus à hauteur de 100 millions d’euros. Mais quel est le résultat, quelle est la capacité d’autofinancement ? interroge Isabelle Connan, appartenant au collectif et membre de l’Apli. Tout reste flou. Il existe aussi un projet de mariage avec Terra Lacta (ex-Glac), mais nous n’en savons pas plus. »

Marketing: 5 pistes pour doper l’effet Made in France

Copié, ringardisé, galvaudé, le made in France a fini par se démonétiser. Voici cinq pistes fructueuses pour lui redonner des couleurs et en faire un argument marketing efficace. Volet #3 de notre série « Les dessous du Made in France ».

Guy Babolat, PDG de Bourgeois, fabricant savoyard de fours de cuisson.
Guy Babolat, PDG de Bourgeois, fabricant savoyard de fours de cuisson. photo: Bourgeois

1. Optez pour la qualité et l’originalité, bannissez le bas de gamme !

C’est un prérequis. Faire du fabriqué en France avec une qualité low cost est destructeur. « Si vous n’avez pas de très bons produits, vous ne vendrez pas », rappelle Guy Babolat, PDG de Bourgeois, fabricant savoyard de fours de cuisson. « La justesse du produit est le seul critère », convient aussi Romain Millet, directeur général des bottes Le Chameau. Bref, comme pour les produits estampillés bio ou développement durable, le « made in » ne vaut rien sans innovation, qualité ou originalité. « Sur le marché hyperconcurrentiel de l’horlogerie, je propose un concept original, Myno Time, une montre modulable dont tous les éléments se démontent et s’assemblent pour créer de nouveaux modèles », explique le créateur, Jérôme Cornu, qui fait fabriquer les montres par des PME d’Auvergne et de Franche-Comté.

« Le made in France, c’est d’abord la création de valeur ajoutée par l’innovation », résume Eric Bascle, directeur industriel de Devanlay (polos Lacoste) qui va embaucher 200 personnes dans ses usines en France cette année.

Bref, soyez créatif et proactif sur votre marché : proposez de la nouveauté et de la valeur ajoutée.

2. Misez sur le design pour revaloriser votre offre conçue en France

« Nos entreprises ont tout à gagner à intégrer le design dans leurs stratégies », plaide Eric Besson. Le ministre de l’Industrie vient d’annoncer la création d’un Centre national du design : « L’enjeu, c’est de la croissance, des exportations et des marges supplémentaires pour nos marques et pour la première d’entre elles, le « fabriqué en France ». » Le retard français est patent : selon l’Agence pour la promotion de la création industrielle (APCI), 60 % de nos entreprises n’utilisent pas le design, contre seulement 35 % des entreprises du Royaume-Uni. Or les économies qui innovent le plus sont plus compétitives. Et le design est une forme d’innovation non technologique sous-exploitée !

3. Affichez le nouveau Label Origine France garantie

Origine France, 100 % made in France… Le consommateur aime les labellisations mais il est noyé par leur foisonnement. Les autoproclamations se multiplient et ne sont guère contrôlées. Résultat, un made in France utilisé abusivement peut faire plus de mal que de bien. Un peu comme le greenwashing employé par les entreprises qui « verdissent » leur seule communication.

« Faute de loi, chacun peut raconter aux consommateurs ce qu’il veut, déplore Thierry Moysset, gérant de Forge de Laguiole. Mes produits entièrement fabriqués en France se perdent parmi ceux dont la vertu n’est pas acquise. »

De fait, il n’existe qu’un seul label indépendant officiel qui réponde à un cahier des charges précis : Origine France Garantie. Très peu d’entreprises sont engagées dans la démarche, le label n’en est qu’à ses débuts et monte en puissance. Ses premiers détenteurs sont satisfaits : « Le label n’est pas parfait mais il nous permet enfin d’être mis en valeur », se réjouit Gilles Attaf, le patron de Smuggler, un des derniers fabricants hexagonaux de costumes, labellisé en novembre 2011.

4. Affirmez votre identité régionale, voire hyperlocale

Paysan Breton, Corsica Cola… Parfois l’identité régionale est plus forte ! Produit en Bretagne cartonne. Le label, créé en 1993, a atteint une forte notoriété locale (97 %) même chez les Franciliens (49 %). Son logo – un petit phare bleu sur un fond jaune – est apposé sur plus de 3 000 produits. « Il inspire confiance et véhicule des valeurs reconnues : fabrication en Bretagne, sérieux des entreprises, qualité des produits et des services, engagement solidaire », vante Jakez Bernard, le président de l’association. Le succès du label breton suscite des vocations : des made in Normandy, made in Jura ont fleuri. « Plus on se mondialise, plus on se tribalise » analyse le sociologue Michel Maffesoli.

Les grandes marques mondiales communiquent « local » depuis quelques années déjà : Coca-Cola Entreprise vante son « made in Castanet-Tolosan » : 95 % de ses produits vendus en France seraient issus de ses cinq sites nationaux de production. Toyota communique sur sa Yaris made in Valenciennes, McDo sur l’origine à 75 % hexagonale de ses produits et invente le slogan « Born in the USA, made in France » !

5. Utiliser pleinement l’image de la France à l’export… mais évitez d’être arrogant !

Pour valoriser vos produits, profitez de la toute nouvelle vitrine à l’export « You buy France », un portail internet anglophone de promotion des PME françaises sur les marchés étrangers, lancé par les pouvoirs publics. Mais attention à ne pas être arrogant. « Ce qui peut être un avantage en France peut devenir un handicap à l’export. Nous faisons profil bas sur nos produits à vocation mondiale », confie Paul Valette, directeur général de Grosfillex. Le fabricant de mobilier de jardin d’Oyonnax dans l’Ain (50 % de ses ventes à l’export) cultive la French Touch, « mélange de bon goût et de design intemporel ». Pour le marché français, il n’hésite pas à bomber le torse et à afficher un gros logo bleu-blanc-rouge sur ses produits. Mais pour les marchés étrangers, le logo se fait plus petit et noir sur gris !

Par Étienne Gless pour LEntreprise.com, publié le 25/04/2012 à 11:12 à http://lentreprise.lexpress.fr/publicite-et-communication/marketing-5-pistes-pour-doper-l-effet-made-in-france_32540.html

 

Laïta met des neurones dans ses produits

Du pétrole, on en tire toute une panoplie de produits dérivés. Du lait, on en extrait un ensemble de « pépites » constitutives de produits de plus en plus élaborés et transformés. Aujourd’hui, l’or blanc suit le chemin tracé par l’or noir. Le lait n’est plus une matière première quelconque qui sert à produire des produits basiques pour un marché unique.
Grâce à un service recherche de 100 personnes, le lait Laïta est loin d’avoir livré ses derniers secrets… Après les poudres de yaourt qui entrent dans la composition de barres chocolatées et autres fabrications industrielles, c’est bientôt toute une gamme de sérums qui pourrait entrer dans la composition d’autres produits spécifiques. Sans parler du colostrum actuellement collecté auprès des producteurs qui entre dans la nutrition vétérinaire.

Indicateurs d’un « vert puissant »

Trois ans après sa naissance, Laïta confirme sa volonté d’emprunter un chemin « volontariste » vers plus d’innovation, de diversification, de différenciation. « C’est notre façon d’échapper à la volatilité des marchés laitiers », résume Christian Couilleau, directeur général, qui affiche sa confiance au regard du développement du groupe coopératif qui pointe à + 12 % de chiffre d’affaires pour 2011, + 6,5 % de lait collecté (1,350 milliard
de litres) et un prix payé au producteur en hausse de 8 % (338,20 €/1 000 L).
Bref, des indicateurs d’un « vert puissant », comme l’exprime le directeur qui rappelle que le produit de grande consommation reste le cœur de métier de l’entreprise (56 % du chiffre d’affaires). Avec une position de leader sur le beurre. « La beurre Paysan Breton a progressé de 7 % dans un marché qui est en repli de 3 % ».

La marque Paysan Breton fait figure de fer de lance pour l’entreprise.
Illustration encore avec les fromages fouettés « Madame Loïk » qui pulsent à + 38 % sur l’exercice passé. « Ce fromage à tartiner illustre bien notre volonté de rajeunir et féminiser notre gamme », poursuit C. Couilleau qui insiste sur «la nécessaire différenciation des produits ». Différenciation des produits au niveau de la présentation, des goûts, mais aussi au niveau de la qualité.
L’entreprise s’attelle par exemple à établir un livre blanc qui garantit des poduits le plus naturel possible (pas d’exhausteur de goût, pas de colorant, etc.).

35 % du chiffre à l’export

Pour le groupe qui réalise 35 % de son chiffre d’affaires à l’export, la conquête des marchés reste une prorité des équipes commerciales qui rayonnent jusqu’en Asie du Sud-Est. « Depuis cette année, nous sommes présents en
Chine avec les poudres fermentées ». Le groupe ne perd pas pour autant de vue qe l’export se fait à 2/3 sur l’Europe. « Devenir européen est un axe fort que ous voulons développer ». Devenir européen par une logique de contraintes cahier des charges) plutôt que par les prix. Une politique qui correspond ieux au tempérament du Breton « qui vend mieux ses produits par la qualité que ar son sens naturel du commerce… ». Didier Le Du

Photo : De g. à dr., Christian Couilleau, directeur énéral, et Dominique Chargé, président de Laïta.

Publié par Paysan Breton à http://www.paysan-breton.fr/article/12926/laita-met-des-neurones-dans-ses-produits.html

 

Laïta met « de l’intelligence » dans ses yaourts

  • Christian Couilleau, directeur général de Laïta (au centre), avec Dominique Chargé, président.

    Christian Couilleau, directeur général de Laïta (au centre), avec Dominique Chargé, président.

Leader pour le beurre. Laïta, dont le siège est à Gouesnou (Finistère), est le numéro 1 hexagonal pour le beurre. L’entreprise est née en 2009 de la fusion des activités laitières des coopératives Even et Coopagri (Finistère) et Terrena (Loire-Atlantique). « Dans un marché du beurre en régression, nous progressons de 7,5 %, se félicite Christian Couilleau, directeur général de Laïta. Nous gagnons également des parts de marché avec nos fromages fouettés ‘ Mme Loïc ’ grâce à la publicité et au lancement de trois nouveaux produits par an. » Le tout dernier est un fromage fouetté au poivron rouge. L’entreprise veut conquérir une clientèle plus jeune et plus féminine. Les beurres, fromages et autres yaourts sont fabriqués « sans exhausteur de goût, ni agent de texture, ni colorant »De moins en moins de produits basiques. Outre les produits de grande consommation vendus en magasins, Laïta fournit des ingrédients aux industriels. « Nous fabriquons des poudres fermentées qui entrent dans la fabrication de plats cuisinés, de pâtisseries, chocolats, indique le directeur général. Nous produisons davantage pour l’alimentation humaine et moins de poudres basiques pour l’alimentation animale. Nous voulons mettre de l’intelligence dans nos produits laitiers. » Laïta exporte un tiers de ses fabrications et développe une gamme d’ingrédients halal.

« Nourrettes » pour les bébés prématurés. Ces petits biberons ont été créés en 2011 pour alimenter les bébés nés avant terme. Laïta nourrit aussi les malades avec des potions protéinées. La nutrition santé est son troisième grand métier. Une centaine de techniciens et d’ingénieurs travaillent dans les services recherche et développement. Mais l’entreprise finistérienne ne se désintéresse pas des gros volumes destinés aux marchés des pays émergents. « Nous avons créé un système de prix différencié A et B en fonction des débouchés, indique Dominique Chargé, le président de Laïta. En 2011, le prix A (94 % de la production)était de 340 €/1 000 litres et le B, 315 €. »

100 millions d’euros d’investissements. Programmés sur les vingt-quatre prochains mois, ils serviront à la modernisation des huit tours de séchage et des lignes de fabrication. L’entreprise, qui emploie 2 230 salariés, a recruté soixante CDI en 2011 et accueilli trente apprentis. Elle en formera cinquante autres en 2012.

Jean-Paul LOUÉDOC.

Publié par Ouest France à http://www.ouest-france.fr/actu/AgricultureDet_-Laita-met-de-l-intelligence-dans-ses-yaourts-_3640-2067424_actu.Htm

 

L’entreprise laitière Laïta dépasse le milliard d’euros de chiffre d’affaires

Agriculturemardi 17 avril 2012

  • Christian Couilleau, directeur général de Laïta (à droite) et Dominique Chargé, président.

    Christian Couilleau, directeur général de Laïta (à droite) et Dominique Chargé, président.

     

Tous les feux sont au vert pour Laïta. L’entreprise née en 2009 du regroupement des activités laitières des coopératives Even, Coopagri et Terrena a enregistré une hausse de 12 % de son chiffre d’affaires en 2011.

Il atteint 1,15 milliard d’euros. Elle a collecté 1,35 milliard de litres de lait auprès de 3 400 exploitations bretonnes et des Pays de la Loire. Laïta travaille dans trois métiers : la fabrication de produits de grande consommation (sous ses marques Paysan Breton, Mme Loïc… et sous marques distributeurs), d’ingrédients pour l’industrie et de nutriments pour les personnes hospitalisées et les bébés prématurés.

L’entreprise de 2 230 salariés a embauché 60 personnes en durée indéterminée en 2011. Elle réalise 35 % de son activité à l’export. Elle développe en particulier les produits laitiers Halal avec l’appui d’un bureau de certification indonésien. Le groupe investira 100 millions d’euros en 24 mois dans l’amélioration de ses huit tours de séchage du lait et de ses usines pour leur donner davantage de souplesse dans la fabrication des produits et leur conditionnement.

Publié par Ouest France à http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-L-entreprise-laitiere-Laita-depasse-le-milliard-d-euros-de-chiffre-d-affaires_8619-2067162_actu.Htm

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