Archives pour la catégorie amont

La réalité de l’élevage des cochons en France

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info, ni de la gestionnaire du blog

cochons_SIACochons au Salon International de l’Agriculture, Paris – France
© C. Magdelaine / notre-planete.info

Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture, vante le modèle alimentaire et agricole français au point de vouloir l’étendre à l’ensemble du monde :  » Notre modèle agricole et alimentaire est un facteur d’identité dans notre pays. (…] Il doit être aussi un exemple et un modèle pour le monde« . En découvrant la vidéo d’enquête tournée récemment dans des élevages de cochons français, le ministre sera t-il aussi choqué que lorsqu’il a découvert les images d’un abattoir Charal tournées par L214(1) ? Aura t-il toujours envie de vanter le modèle français ?

Des cochons comme les autres

Comme les sangliers, les porcs sont des animaux sociaux, vivants en hardes, diurnes, mettant au monde des portées nombreuses. Leurs groupes sont hiérarchiques, une hiérarchie stable au cours du temps qui est basée sur le poids des animaux : le plus gros est celui qui dirige. Les conflits sont dès lors rares. S’ils vivent en groupe, ils ont aussi besoin de pouvoir se retirer.

Ils ne défèquent pas dans leur espace de sommeil. Cet espace de repos est propre, sec et moelleux. Ils s’y allongent alors sur le côté lorsque la température est suffisante. Ils se serrent les uns contre les autres lorsqu’il fait froid.

Ils sont omnivores et passent une grande partie de leur temps à explorer, à fouir, à chercher de la nourriture. Ils parcourent ainsi plusieurs kilomètres par jour.
Les truies se construisent des nids avant leur mise bas et se tiennent alors à l’écart du groupe. C’est une activité intense pour elles, aussi importante que de s’alimenter. Dans le nid ainsi créé, elles peuvent se tourner. Elles restent exclusivement avec leurs petits jusqu’à leurs deux semaines. Ensuite elles rejoignent leur groupe. Le sevrage n’intervient qu’au bout de 3 à 4 mois (moins de 1 mois dans les élevages).

L’élevage porcin en France

En France, plus de 25 millions de cochons sont tués chaque année dans les abattoirs. Si les élevages sont dits familiaux en France, ils n’en restent pas moins intensifs. 96% des porcs ne fouleront jamais le sol extérieur et seront gardés sur caillebotis de leur naissance à leur abattage. Les caillebotis sont des sols ajourés qui permettent aux excréments de s’évacuer : le lisier est ensuite récupéré dans des fosses et est utilisé en épandage. L’ensemble du lisier breton représente l’équivalent des excréments de la population française. La Bretagne, qui réalise 50% de la production porcine française et qui concentre également d’autres élevages, connaît le problème des algues vertes. C’est la première région émettrice d’ammoniac.

D’après la filière, les élevages français comptent en moyenne 170 truies par élevage. Certains élevages comptent toutefois plus de 500 truies.

Les cochons sont dopés aux antibiotiques pour tenir dans ces élevages. 56% des antibiotiques vétérinaires sont utilisés dans les élevages porcins, soit 675 tonnes de matière antibiotique active. (2)

Pour limiter les pertes liées à ces conditions d’élevage intensif, les porcs subissent peu après leur naissance des opérations douloureuses telles que la coupe des queues ou le meulage des dents.

Les porcelets sont également castrés à vif. Ces opérations douloureuses sont quasi systématiques en France.

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Le oui des éleveurs de la laiterie de Gâtine à Eurial

Sans attendre la fusion Glac Eurial, la laiterie du Pays de Gâtine va rejoindre Eurial. Un vote des coopérateurs qui leur donne des perspectives pour valoriser leur lait de vache et de chèvre.

 

Sébastien Cantet et Joseph Girand offrent des perspectives aux éleveurs.Sébastien Cantet et Joseph Girand offrent des perspectives aux éleveurs. - © DR

Porc: la concurrence sera européenne

Nous sommes à la fin d’une histoire », annonçait Vincent Chatelier, économiste à l’Inra, vendredi dernier à Ploërmel (56), à l’assemblée générale du groupement porc de Triskalia.  « Il n’y a plus de gains de productivité à faire en production porcine. Ou alors, ils coûteront cher ». L’optimisation est réalisée. Le trentième porcelet n’est pas forcément rentable. L’économiste se montrait toutefois optimiste pour l’avenir de la production. « L’augmentation de la population mondiale et du pouvoir d’achat. Les Chinois ont de plus en plus d’argent, grâce à leurs exportations. Ils finiront par ouvrir leur marché aux produits alimentaires ». Ils consomment traditionnellement beaucoup de viande porcine. 

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Eurial et Glac annoncent officiellement leur projet de fusion pour 2011

Source: La Haute-Loire Paysanne La Haute-Loire Paysanne

Le nouveau groupe se situerait au deuxième rang des coopératives françaises avec 1,650 milliard de litres de lait transformés.

 

Alain Lebret, président du Glac (au centre) et Guy Maingret président d’Erial, (à droite), annoncent la fusion<br />
des deux groupes laitiers en présence de Je-Pierre Raffarin, président de l’Association centrale des coopératives laitières de Charentes-Poitou.Alain Lebret, président du Glac (au centre) et Guy Maingret président d’Erial, (à droite), annoncent la fusion des deux groupes laitiers en présence de Je-Pierre Raffarin, président de l’Association centrale des coopératives laitières de Charentes-Poitou. - © Agri 79

La pêche en panne, l’industrie s’adapte

Près de la moitié de la pêche fraîche française est d’origine bretonne mais, faute de matière première suffisante, le secteur ne cesse de décliner. Les industriels tablent sur la maîtrise de l’ensemble de la filière et poussent aux innovations.

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