Archives pour la catégorie amont

Sécheresse aux États-Unis: une crise alimentaire mondiale plane

 

chapeauPhoto: Bloomberg

Quand la sécheresse touche les Etats-Unis, c’est toute la planète qui tremble: en un mois, les prix du maïs, du blé et du soja se sont envolés de 30 ou 50%, atteignant ou dépassant leur niveau de 2007-08 et faisant resurgir le spectre d’une crise alimentaire et des émeutes de la faim.
« Alors qu’il y a quelques semaines nous étions optimistes, la situation s’est retournée d’un seul coup et nous sommes maintenant inquiets », reconnaît Abdolreza Abbassian, économiste pour l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Il y a encore peu, la récolte mondiale de blé était attendue en léger recul mais tous les experts pensaient que ce serait compensé par une production record de maïs. La sécheresse américaine a balayé toutes ces prévisions optimistes.
Depuis le début du mois de juin, les grandes plaines agricoles américaines sont soumises à des températures extrêmes et un sévère manque d’eau, ce qui endommage les cultures notamment de maïs et de soja.
Et les Etats-Unis restent un acteur incontournable dans le monde agricole: ils représentent plus de la moitié des exportations de maïs dans le monde, un quart de celles de blé et un tiers de celles de soja.
« Les stocks mondiaux de céréales disponibles sur le marché sont à leur plus bas niveau historique. Le garde-manger n’est plus aussi rempli », a reconnu Marc Sadler, un expert de la Banque mondiale.
Conséquence: les prix flambent et atteignent des niveaux proches voire supérieurs dans certains cas à ceux de 2008, année où les pays importateurs les plus pauvres avaient été secoués par des émeutes de la faim.
« S’il est trop tôt pour s’inquiéter outre mesure, la Banque mondiale surveille la situation de près pour évaluer les impacts potentiels pour nos clients », a précisé M. Sadler

Source: AFP . les affaires.com . 22-07-2012 (modifié le 22-07-2012 à 13:06)

Publié à: http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/agroalimentaire/secheresse-aux-etats-unis-une-crise-alimentaire-mondiale-plane/546773

 

Agrial devient un acteur majeur dans la branche lait

Grâce à son alliance avec Senoble, le groupe coopératif agroalimentaire bas-normand s’impose comme un nouvel acteur dans la transformation laitière.

Par Stanislas Du Guerny

Avec un chiffre d’affaires de 2,71 milliards d’euros, soit une hausse de 20 % par rapport à 2010 (2,26 milliards d’euros l’an dernier), le groupe Agrial, basé à Caen (Calvados), affiche une croissance impressionnante. « La moitié de cette augmentation doit être attribuée à la croissance externe, dont la fusion avec Elle & Vire est un élément majeur », souligne Ludovic Spiers, directeur général.

Cette fusion, officialisée l’an dernier (« Les Echos » du 11 juillet), a permis au groupe agroalimentaire d’entrer dans la transformation laitière, en réalisant une collecte de lait de 900 millions de litres avec 3.000 producteurs. Le mouvement s’est poursuivi le 16 mars dernier avec une nouvelle étape. A cette date, le projet d’alliance d’Agrial avec le groupe Senoble (1,1 milliard d’euros de chiffre d’affaires pour une production de 650.000 tonnes de produits ultrafrais à travers 5 usines) a été concrétisé par la création de la société Sénagral, détenue à parts égales par les deux structures.

En attendant la fin des quotas

Après la récente montée à 49 % dans le capital de Délicelait, une société de la Manche dans laquelle Agrial avait pris l’an dernier une participation minoritaire, « la constitution de Sénagral confirme la position d’Agrial comme nouvel acteur dans ce secteur », souligne Ludovic Spiers. La nouvelle branche lait du groupe se met ainsi en ordre de marche, représentant désormais une collecte de 1,35 milliard de litres auprès de 3.800 producteurs, pour un chiffre d’affaires supérieur à 900 millions d’euros.

« Tout en confortant son partenariat avec le groupe CLE-Bongrain, Agrial se met en situation de conquérir de nouveaux marchés pour ses adhérents, dans la perspective de la fin des quotas laitiers en 2015 »,explique Gilbert Herpe, le président d’Agrial, qui achève cette année un mandat de douze ans.

Fort de 10.000 adhérents sur le Grand Ouest, le groupe aux 86 filiales (7.500 salariés) réalise un bénéfice de 38,4 millions d’euros, en augmentation de 11,6 % (34,4 millions d’euros en 2011). Ses fonds propres s’améliorent de 45 millions d’euros pour atteindre, fin 2011, 488 millions d’euros.

« Cette situation financière saine nous permet d’envisager de nouveaux développements par croissance externe en 2012 », ajoute Ludovic Spiers. D’ici peu, Agrial, qui vise un chiffre d’affaires de 3,3 milliards d’euros en 2012, devrait faire connaître deux nouvelles acquisitions.

Philippe Legueltel, Les Echos
CORRESPONDANT À CAEN

Les coopératives agricoles et agroalimentaires créent de la richesse et répondent efficacement aux défis de la sécurité alimentaire

QUÉBEC, le 4 avril 2012 /CNW Telbec/ – Les coopératives du secteur agricole et agroalimentaire connaissent un succès planétaire : elles constituent près de 50 % de tout le mouvement coopératif et contribuent à la sécurité alimentaire dans le monde.

Les organisateurs du Sommet international des coopératives 2012 soulignent que l’évolution du modèle d’affaires coopératif dans le secteur agricole sera au cœur des discussions. Plusieurs grandes coopératives agricoles ont déjà confirmé leur présence.

Grâce au modèle coopératif, les producteurs agricoles peuvent s’approprier la transformation alimentaire et la distribution de leurs produits, diminuant ainsi leur dépendance face aux intermédiaires et leur assurant du même coup un meilleur revenu. C’est ainsi que les coopératives agricoles contribuent à la sécurité financière des producteurs tout en favorisant une meilleure sécurité alimentaire pour la population mondiale. En 2008, les coopératives agricoles qui faisaient partie des 300 plus grandes coopératives au monde ont généré des revenus bruts de 472 milliards de dollars américains.

« La formule coopérative a démontré sa résilience face à plusieurs défis financiers, sociaux et environnementaux, a déclaré Stéphane Bertrand, directeur exécutif du Sommet. Les conférenciers que nous annonçons aujourd’hui viendront démontrer cette extraordinaire capacité des grandes coopératives comme des plus petites.

Les dix conférenciers annoncés sont :

Won Byong-Choi  - National Agricultural Cooperative Federation – NACF (Corée)

Leonardo Delgado - FEDECOVERA (Guatemala)

Patrice Gollier - InVivo (France)

Claude Lafleur - La Coop fédérée (Canada)

Hugo Lares Sierra - Triunfo Verde (Mexique)

Yves Le Morvan   Coop de France (France)

David Moroney   Co-operative Bulk Handling – CBH Group (Australie)

Denis Richard - La Coop fédérée (Canada)

Serge Riendeau - Agropur (Canada)

Svend Erik Sørensen - Danish Crown (Danemark)

Site : www.sommetinter2012.coop 
Twitter : Sommetcoop2012 
Site de l’Année internationale des coopératives 2012 (ONU)  
Site d’Imagine 2012

Renseignements :Nathalie Genest
514 281-7275 / 1 866 866-7000, poste 7275 (Canada seulement)
nathalie.genest@sommetinter2012.coop

Publié par CNW à http://www.newswire.ca/fr/story/950295/les-cooperatives-agricoles-et-agroalimentaires-creent-de-la-richesse-et-repondent-efficacement-aux-defis-de-la-securite-alimentaire

 

Eurofins Scientific multiplie les acquisitions

Par Armelle Bohineust | Publié le 03/04/2012 à 20:16 | Mise à jour le 03/04/2012 à 20:16

Le leader mondial spécialiste de l’analyse biotechnologique vise un milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2013.

Plus  grand, plus international, et donc…luxembourgeois. Pour les dirigeants de la société créée à Nantes en 1987, le transfert du siège social au Luxembourg, le 31 mars n’est qu’une étape logique dans la croissance effrénée d’Eurofins. «Nous avons pris le statut de société européenne en 2007 et nous réalisons déjà 82 % de notre chiffre d’affaires hors de France», assure le directeur financier d’Eurofins, Hugues Vaussy.

L’Allemagne est le premier marché du groupe, avec 21 % des ventes, suivie de la Scandinavie, la France et l’Amérique, à égalité avec 18 % de l’activité chacun. Eurofins a d’ailleurs annoncé mardi deux acquisitions en Belgique (Envirocontrol, une entreprise belge qui fournit des analyses des sols et de l’eau) et aux Pays-Bas (Labco, un prestataire d’analyses agroalimentaires), qui en font le leader au Benelux.

Eurofins, qui emploie 10.000 personnes dans trente pays, a une équipe dédiée au suivi et à l’étude des acquisitions potentielles. Et il conclut quantité d’achats ou de partenariats. Il a réalisé l’an dernier les deux plus grosses opérations de son histoire, avec le rachat de l’américain Lancaster, au chiffre d’affaires égal à 115 millions de dollars, et du Français IPL. La société d’analyse a annoncé la semaine dernière le rachat d’une activité d’analyse du chimiste allemand BASF aux États-Unis.

 

Métaux et pesticides traqués

De quoi se rapprocher plus vite que prévu de son objectif fixé à un milliard d’euros de chiffre d’affaires. Il sera atteint en 2013, a indiqué le leader mondial de l’analyse des produits agroalimentaires et pharmaceutiques et des sites pollués. Un bond par rapport au chiffre d’affaires de 829 millions d’euros en 2011. Mais, Eurofins, qui a dégagé l’an dernier une marge nette de 57 millions d’euros et qui affichait fin décembre une dette de 250 millions, soit 0,8 fois les fonds propres, a les moyens de financer cette croissance.

Eurofins entend ainsi s’imposer comme leader sur un marché, sans autre acteur mondial. La croissance externe et les partenariats constituent aussi pour le groupe un moyen de pister toutes les innovations, qu’il s’agisse de nouvelles molécules à analyser ou de technologies dernier cri.

Son spectre d’activité est particulièrement large. Eurofins compte 20.000 clients dans le monde, des grands de la pharmacie comme Sanofi ou Novartis, aux géants de l’agroalimentaire et de la distribution (Danone, Wal Mart, Coca Cola…), en passant par les acteurs de la pétrochimie ou de la filière déchets. Pour eux, Eurofins teste la qualité, la sécurité et la pureté d’ingrédients destinés à l’alimentation ou la pharmacie. Il traque pesticides et métaux lourds ou vérifie la présence de vitamines. Enfin, il analyse l’eau, l’air, ou encore les sites et les sols pollués. Autant d’activités prisées par les industriels… et par les actionnaires. Le titre, coté à Paris a gagné plus de 3 % mardi, affichant une hausse de 137 % en trois ans.

source: Le Figaro Bourse à http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/eurofins-scientific-multiplie-les-acquisitions-174553

Pourquoi Intermarché fabrique ses propres marques

Pourquoi Intermarché fabrique ses propres marques dans ACTEURS intermarche-patrick-allard_paysage360

©REA
Fait rare dans le secteur, l’enseigne des Mousquetaires produit elle-même la moitié de ses marques de distributeur. Un bon moyen de serrer les coûts et d’innover.

Usine d’embouteillage de l’eau minérale d’Aix-les-Bains. Sur les tapis roulants, les bouteilles défilent au rythme de 25 000 à l’heure. Remplissage, pose du bouchon en une fraction de seconde, emballage thermoformé, mise en palettes… Les 20 salariés de la PME savoyarde n’ont pas une minute à eux.

Le planning du jour prévoit encore dix palettes de vaporisateurs d’eau et autant de la nouvelle bouteille arborant la photo de Christophe Lemaitre, le champion d’Europe du 100 mètres, originaire de la région et ambassadeur de la marque. L’usine n’a rien à envier à celles des géants de l’agroalimentaire, comme Nestlé ou Danone. Pourtant, elle appartient à 100% à Intermarché, le numéro 3 français de la grande distribution.

Boucher, pêcheur, pizzaiolo. Et encore, ce n’est que l’une des 60 filiales industrielles que le Groupement des Mousquetaires possède en France. Alors que ses concurrents passent systématiquement par des sous-traitants, Intermarché est en effet l’un des rares distributeurs dans le monde – avec le groupe suisse Migros – à produire ses marques propres. Soit, chaque année, 350 000 tonnes de viande et de charcuterie préparées dans ses abattoirs de Quimper ou sa fabrique de Vitré, 12 000 tonnes de poissons pêchés par ses 20 navires, 240 millions de litres de lait, et des millions de pizzas, de bocaux de haricots ou de bouteilles de vin.

Au total, près de la moitié des 2 500 produits Sélection des Mousquetaires présents dans les 1 800 magasins Intermarché ou Netto sortent d’une usine du Groupement. Ce qui en fait, avec 3,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, le douzième industriel agroalimentaire français, pas très loin de Nestlé France. «Dans trois ans, nous atteindrons les 4 milliards», assure Michel Ortega, le président du pôle industriel d’Intermarché depuis 2009.

Ce groupe industriel inédit est né un peu par hasard, il y a trente-cinq ans, quand Jean-Pierre Le Roch, le fondateur d’Intermarché, s’est lancé dans la production de soda avec un ami. La boisson gazeuse ayant rencontré un franc succès dans les supermarchés de ses adhérents, l’entrepreneur a décidé de fabriquer ses propres produits lorsqu’il jugeait les marques nationales trop gourmandes.

Des produits porteurs. Intermarché a ainsi créé une usine d’épices, pour concurrencer Ducros, puis s’est mis à racheter des fabricants. Pas toujours avec succès : le Groupement a fini par abandonner le trop coûteux segment de l’hygiène-beauté – à l’exception des couches-culottes, toujours fabriquées à Ploërmel, en Bretagne. Et sa flotte de pêche reste peu rentable.

Pour le reste, Intermarché y trouve largement son compte. Grâce à sa maîtrise de la production industrielle, l’enseigne a remplacé 50% des produits en rayon par ses marques de distributeurs (MDD), alors que ce pourcentage ne dépasse pas 30% chez Carrefour ou Leclerc. Or, ce sont justement ces produits, vendus en moyenne 25% moins cher que ceux des grandes marques, qui ont le vent en poupe ces dernières années. Et qui ont aussi permis à Intermarché de dépasser les hypermarchés Carrefour, en atteignant 12,4% de parts de marché.

Economies d’échelle. La maîtrise de ses usines permet au Groupement de réduire considérablement ses coûts d’approvisionnement. Le distributeur centralise ainsi les achats de matières premières ou d’emballages et réalise de substantielles économies d’échelle – elles ont permis de compenser en un an la hausse des prix du plastique des bouteilles, par exemple. Ses investissements en études de marché ou en systèmes d’information sont mutualisés.

De plus, contrairement aux sous-traitants indépendants qui ne connaissent pas les volumes qu’ils devront produire dans six mois ou un an et doivent conserver de coûteuses surcapacités pour répondre par à-coups aux commandes d’Auchan ou de Casino, les sites de production d’Intermarché ont un plan de charge régulier et garanti. La proximité avec les magasins leur permet aussi d’obtenir vite les chiffres de vente et d’ajuster aussitôt le rythme de production. En bout de chaîne, la centrale d’achats du Groupement achète moins cher à ses filiales qu’aux fournisseurs extérieurs, en réduisant les frais commerciaux et en évitant les intermédiaires. Ce qui permet aux hypers Intermarché de proposer des MDD à des prix plus bas de 10 à 15% que leurs équivalents chez Auchan ou Leclerc.

Aiguillons internes. Pas question pour autant de proposer des produits au rabais. Pour garantir la qualité de ses MDD maison, Intermarché propose régulièrement aux 500 cadres les plus haut placés de ses 60 usines, responsables production, qualité ou logistique, de se rencontrer afin d’échanger -informations et bonnes pratiques. En parallèle, la centrale d’achats met toujours ses usines en concurrence avec d’autres fabricants, en leur appliquant les mêmes critères de sélection et les mêmes cahiers des charges.

«En décembre, nous avons dû nous déplacer deux fois au siège, à Bondoufle, pour trouver un terrain d’entente», lâche Philippe Germaneau, le directeur de l’usine d’Aix-les-Bains. Et désormais, les patrons de site poussent leurs équipes de vente à démarcher davantage les centrales d’achats de Carrefour, d’Auchan ou de distributeurs étrangers pour leur offrir de produire leurs MDD. Le débouché est loin d’être négligeable : pas loin de 15% des produits qui sortent des usines Intermarché sont livrés à ses concurrents.

Innovations maison. Ces derniers ont probablement craqué pour les pains aux fruits ou les foies gras surgelés prêts à cuire vendus par les usines de l’enseigne. Avoir intégré les sites de production permet en effet au Groupement des Mousquetaires de «copier» rapidement les nouveautés des grandes marques, mais aussi de sortir régulièrement des innovations. «Nous n’avons pas à attendre qu’un fournisseur accepte d’investir pour nous», explique Michel Ortega. C’est ainsi Intermarché qui, en 2008, a lancé le premier steak haché grillé à réchauffer au micro-ondes, récompensé par un grand prix au Sial, une des grand-messes de l’agroalimentaire mondial.

Pourtant, les Mousquetaires n’ont pas de division recherche & développement centralisée. «Une ou deux personnes se consacrent à l’innovation produit dans chaque usine, histoire de rester flexibles, explique Christophe Bonno, le directeur général du pôle industriel. Et comme tout reste en interne, nous avons moins de risque de voir nos cahiers des charges circuler chez nos concurrents.» Au total, une centaine de têtes chercheuses phosphorent sur les prochaines MDD Intermarché, un chiffre honorable quand on le compare aux 900 salariés R & D de Danone, qui produit plus de 35 000 références.

Pour être encore plus créatif, le distributeur a lancé l’an dernier un défi interusines, auquel tous les employés, cadres ou techniciens sont priés d’apporter leur contribution. Résultat : 130 nouveautés ont été suggérées et une trentaine réalisées, qui vont des biscuits bio aux sushis à la viande.

Polyvalence. Mais pas besoin de créer de nouvelles capacités de production pour accueillir toutes ces nouveautés : contrairement aux lignes de production des grandes marques, spécialisées dans un produit dont elles débitent d’énormes volumes, les usines d’Intermarché sont en effet toutes polyvalentes, conçues pour s’adapter aux besoins des magasins. «Nous touchons en moyenne un consommateur français sur sept, et nous ne visons pas des volumes de production massifs comme les autres industriels», indique Yves Garçon, un ancien de Granini qui dirige aujourd’hui le pôle boissons des Mousquetaires. Sa stratégie, comme pour les autres pôles, consiste plutôt à fournir tout un rayon. Par exemple en fabriquant des sirops, des jus de fruits, des eaux plates et gazeuses sur les mêmes installations. Les salariés de l’usine d’Aix-les-Bains vont encore faire des heures sup.

Francis Lecompte

Publié sur Capital.fr, Source : Management le 26/03/2012 à 06:00

à http://www.capital.fr/enquetes/strategie/pourquoi-intermarche-fabrique-ses-propres-marques-707483

 

Côtes d’Armor (22) Des stratégies variées pour gérer l’offre laitière

Côtes d'Armor (22) Des stratégies variées pour gérer l’offre laitière dans -climat economique 120203ed22aLors de la journée laitière organisée par FDSEA/ Jeunes Agriculteurs mardi à Plouagat, Gérard You, ingénieur à l’Institut de l’élevage, a décortiqué une étude conduite auprès de 24 entreprises françaises (14 coopératives et 10 privés). Elles dévoilent des stratégies plus ou moins précises. En fonction de la zone de collecte, de la taille, du mix-produits, du degré de saturation des outils …, les orientations et les options envisagées pour l’après 2015 divergent.

(suite…)

Volatilité des cours: les agriculteurs contraints de se former à la finance

Confrontés à des prix agricoles aux fluctuations toujours plus folles, les céréaliers, éleveurs et industriels de l'agroalimentaire sont contraints à se former au fonctionnement des marchés à terme, pour apprendre à mieux gérer les risques pesant sur leur exploitation.
Confrontés à des prix agricoles aux fluctuations toujours plus folles, les céréaliers, éleveurs et industriels de l’agroalimentaire sont contraints à se former au fonctionnement des marchés à terme, pour apprendre à mieux gérer les risques pesant sur leur exploitation.

Un pas de plus vers la reconnaissance des organisations de producteurs laitières.

Les quotas laitiers disparaissant en 2015, il devient de plus en plus urgent de sécuriser le revenu des producteurs laitiers. De fait, le gouvernement a imposé la signature de contrats-cadres entre industriels et producteurs, dont les négociations s’avèrent plus ou moins aisées selon les industriels. Ainsi, alors que Danone et Senoble ont déjà signé des contrats en la présence de Bruno Le Maire, Lactalis refuse de traiter avec les organisations de producteurs (OP)malgré la mise en garde du ministre de l’Agriculture.

Les Bretons, champions d’Europe de technique porcine

Les Bretons, champions d'Europe de technique porcine dans - Bretagne 120203p6S’il reste un domaine d’activité qui ne souffre pas de la comparaison en terme de compétitivité avec nos voisins européens, notamment du Nord, c’est bien la production porcine. Avec 1,32 €/kilo de carcasse de coût de revient en 2010, les éleveurs bretons se placent au premier rang, devant leurs collègues français mais surtout devant les cadors européens que sont les Allemands, les Danois, les Hollandais et les Espagnols. Emmanuel Lemercier et Philippe Le Vannier, chefs de marché Triskalia, en donnaient les raisons, vendredi dernier, lors de l’assemblée générale du groupement porc, en présentant leur étude des différents bassins de production.

Prolificité

Le mérite revient, tout d’abord, aux éleveurs. Leur compétence technique les place au premier rang en terme de performances. Les Bretons sèvrent (en 2010) 28,6 porcelets par truie productive contre 24,8 pour les Allemands et 24 pour les Espagnols. Seuls les Danois dépassent également la barre des 28 sevrés mais avec un taux de pertes de truies de 15 % contre 4 % en Bretagne. « Une question de génétique », avance Philippe Le Vannier, pour expliquer ces pertes. Au total, la truie bretonne produit 2098 kilos de carcasse. Les Danois sont largement distancés (ils abattent plus légers). Seuls les Pays-Bas résistent avec 2065 kilos produits. En terme d’indice de consommation, les Bretons sont dépassés par les Hollandais (2,8 contre 2,73). « Ils nourrissent à sec et 100 % de l’aliment est acheté », précise le technicien. Les bâtiments y sont plus récents et les densités sont respectées. L’Espagne souffre globalement de ses faibles performances techniques.

Des céréales et des ports à proximité

Grâce à ses centrales d’achat, ses ports, la fabrication à la ferme et la proximité des régions céréalières, le prix de l’aliment en Bretagne (199 €/t en moyenne 2006-2010) se situe au deuxième rang, après l’Allemagne (197 €/t) qui bénéficie des mêmes avantages et du transport fluvial. Seule l’Espagne (234 €/t) décroche sur ce paramètre (importation d’aliments et transport plus onéreux). Le coût de gestion des effluents donne un nouvel avantage à la Bretagne. Seule l’Espagne fait mieux. Les Pays-Bas ont un coût nettement supérieur en raison de l’obligation d’exporter vers l’Allemagne de plus en plus exigeante sur les normes sanitaires. En Allemagne aussi, ce coût de gestion est élevé en raison du transfert inter région. Malgré un prix du béton supérieur aux pays nordiques, la place de maternité ou d’engraissement n’est pas plus élevée que chez ces voisins. « Aux Pays-Bas, les éleveurs doivent acheter des droits à produire qui atteignent 300 € par truie ou 125 € la place d’engraissement ». Le prix du foncier joue de drôles de tours aux Danois, majoritairement propriétaires  (30 000 €/hectare). Sa baisse actuelle plombe le bilan des exploitations et rend l’accès au crédit plus difficile (prêts hypothécaires). Sans parler de l’installation, quasiment impossible hors cadre familial. La structure même des exploitations bretonnes est un atout dans la compétition européenne. « Les élevages sont naisseurs engraisseurs à 95 %, avec un lien au sol relativement fort. Ils permettent une bonne maîtrise du sanitaire en évitant les flux d’animaux, de plus en plus nombreux dans le nord de l’Europe. Les éleveurs sont certains de remplir leurs bâtiments ». L’engraissement valorise la partie naissage, plus exigeante, plus technique.  Bernard Laurent

(suite…)

La réalité de l’élevage des cochons en France

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info, ni de la gestionnaire du blog

cochons_SIACochons au Salon International de l’Agriculture, Paris – France
© C. Magdelaine / notre-planete.info

Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture, vante le modèle alimentaire et agricole français au point de vouloir l’étendre à l’ensemble du monde :  » Notre modèle agricole et alimentaire est un facteur d’identité dans notre pays. (…] Il doit être aussi un exemple et un modèle pour le monde« . En découvrant la vidéo d’enquête tournée récemment dans des élevages de cochons français, le ministre sera t-il aussi choqué que lorsqu’il a découvert les images d’un abattoir Charal tournées par L214(1) ? Aura t-il toujours envie de vanter le modèle français ?

Des cochons comme les autres

Comme les sangliers, les porcs sont des animaux sociaux, vivants en hardes, diurnes, mettant au monde des portées nombreuses. Leurs groupes sont hiérarchiques, une hiérarchie stable au cours du temps qui est basée sur le poids des animaux : le plus gros est celui qui dirige. Les conflits sont dès lors rares. S’ils vivent en groupe, ils ont aussi besoin de pouvoir se retirer.

Ils ne défèquent pas dans leur espace de sommeil. Cet espace de repos est propre, sec et moelleux. Ils s’y allongent alors sur le côté lorsque la température est suffisante. Ils se serrent les uns contre les autres lorsqu’il fait froid.

Ils sont omnivores et passent une grande partie de leur temps à explorer, à fouir, à chercher de la nourriture. Ils parcourent ainsi plusieurs kilomètres par jour.
Les truies se construisent des nids avant leur mise bas et se tiennent alors à l’écart du groupe. C’est une activité intense pour elles, aussi importante que de s’alimenter. Dans le nid ainsi créé, elles peuvent se tourner. Elles restent exclusivement avec leurs petits jusqu’à leurs deux semaines. Ensuite elles rejoignent leur groupe. Le sevrage n’intervient qu’au bout de 3 à 4 mois (moins de 1 mois dans les élevages).

L’élevage porcin en France

En France, plus de 25 millions de cochons sont tués chaque année dans les abattoirs. Si les élevages sont dits familiaux en France, ils n’en restent pas moins intensifs. 96% des porcs ne fouleront jamais le sol extérieur et seront gardés sur caillebotis de leur naissance à leur abattage. Les caillebotis sont des sols ajourés qui permettent aux excréments de s’évacuer : le lisier est ensuite récupéré dans des fosses et est utilisé en épandage. L’ensemble du lisier breton représente l’équivalent des excréments de la population française. La Bretagne, qui réalise 50% de la production porcine française et qui concentre également d’autres élevages, connaît le problème des algues vertes. C’est la première région émettrice d’ammoniac.

D’après la filière, les élevages français comptent en moyenne 170 truies par élevage. Certains élevages comptent toutefois plus de 500 truies.

Les cochons sont dopés aux antibiotiques pour tenir dans ces élevages. 56% des antibiotiques vétérinaires sont utilisés dans les élevages porcins, soit 675 tonnes de matière antibiotique active. (2)

Pour limiter les pertes liées à ces conditions d’élevage intensif, les porcs subissent peu après leur naissance des opérations douloureuses telles que la coupe des queues ou le meulage des dents.

Les porcelets sont également castrés à vif. Ces opérations douloureuses sont quasi systématiques en France.

(suite…)

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