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11 millions d’euros d’investissement pour Cargill à Lannilis

Site Cargill de Lannilis (Finistère).

Site Cargill de Lannilis (Finistère).
© Google Maps

Le groupe nord-américain Cargill annonce une augmentation de la capacité de production de son usine de Lannilis (Finistère) spécialisée dans les alginates.

Le groupe nord-américain Cargill fabrique à Lannilis (Finistère) des alginates à partir d’algues brunes. Il vient d’annoncer un programme d’augmentation de la production de son site moyennant une enveloppe de travaux de 11 millions d’euros à réaliser entre les années 2013 et 2015. Le groupe ne communique pas sur le volume des alginates fabriqué. Mais cette usine de Lannilis produit 20 % des besoins mondiaux d’alginates pour l’agroalimentaire, la pharmacie et la cosmétologie.

NOUVELLE GAMME D’ALGINATES

Un créneau qui est en croissance car ces agents épaississants et gélifiants sont de plus en plus réclamés par les industriels européens, nord-américains et des autres continents compte-tenu de leur capacité d’adaptation et de dissolution à froid. Une nouvelle gamme vient d’ailleurs d’être présentée par Cargill pour des applications dans la viande, la crème pâtissière, la pâte à tartiner. La matière première nécessaire est apportée par les goémoniers locaux sachant que les côtes du nord de laBretagne présentent l’une des plus importantes réserves d’algues brunes naturelles et sauvages.

Cette usine Cargill emploie 66 salariés, l’emploi va rester stable malgré l’augmentation des capacités de production. Ce site n’est pas un centre de profit, les ventes sont effectuées par Cargill Texturizing Solutions, la division du groupe spécialisée, outre les alginates, dans les pectines, les amidons, les lécithines ainsi que les gommes de caroube.

En France, le groupe Cargill est présent sur 20 sites différents, il emploie 2 500 salariés. Dans le monde, Cargill emploie 140 000 salariés pour un chiffre d’affaires annuel de plus de 133 milliards d’euros.

Stanislas du Guerny

Publié par l’usine nouvelle à http://www.usinenouvelle.com/article/11-millions-d-euros-d-investissement-pour-cargill-a-lannilis.N204675

Un nouveau directeur général pour le groupe Terrena

Changement à la tête du géant agroalimentaire régional. Alain Guillemin cède sa place à Maxime Vandoni, l’ancien directeur général de Candia, qui a rejoint le groupe en mars dernier.

Maxime Vandoni (à droite) succède à Alain Guillemin (à sa droite) qui a souhaité quitter sa fonction pour des raisons de santé.

Maxime Vandoni (à droite) succède à Alain Guillemin (à sa droite) qui a souhaité quitter sa fonction pour des raisons de santé.
La nomination officielle est intervenue ce mardi 2 juillet 2013. Réuni sous la présidence d’Hubert Garaud, le conseil d’administration de Terrena a désigné Maxime Vandoni pour assurer la direction générale du groupe, en lieu et place d’Alain Guillemin qui a souhaité  »quitter ses fonctions directement opérationnelles en raison de santé » .

Directeur général adjoint en charge des filières végétales et distributions spécialisées depuis seulement quatre mois, Maxime Vandoni, 47 ans diplômé de l’ESSEC, est un ancien cadre du groupe international allemand Henkel (Schwarzkopf, Pattex, Le Chat, Rubson etc…). Il a aussi assuré la direction générale de la société Candia (groupe Sodiaal).

Trois objectifs prioritaires lui ont été fixés par Terrena, indique le groupe :  »1. Accélérer la politique d’alliances et de reconfiguration du pôle agroalimentaire. 2. Poursuivre et structurer le déploiement d’une offre produit à forte valeur ajoutée « Nouvelle Agriculture ». 3. Renforcer l’innovation dans le domaine des produits et services pour les adhérents. »

Après six années à la tête du groupe, Alain Guillemin a été nommé administrateur indépendant du conseil d’administration des filiales et participations Terrena, une structure qui pilote les principales filiales (majoritaires ou minoritaires) détenues par le groupe en productions végétales et agroalimentaires.

Premier groupe coopératif agroalimentaire français, Terrena compte près de 22 000 agriculteurs adhérents, emploie plus de 12 000 salariés et a réalisé en 2012 un chiffre d’affaires de 4,5 milliards d’euros en hausse de +2,6%. Son résultat net s’est élevé à 10,9 millions d’euros.

Rédigé par Yves BOITEAU – Le Mercredi 3 Juillet 2013 à 16:34

Publié par Anbers.mag à http://www.angersmag.info/Un-nouveau-directeur-general-pour-le-groupe-Terrena_a7330.html?com

 

L’agroalimentaire breton souffre mais résiste à la crise

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40 % de son emploi industriel, 40 % de ses exportations : l’agroalimentaire est la colonne vertébrale de la Bretagne … et de la France (dont elle représente 20 %), qui est elle-même l’un des premiers producteurs au monde. Avec ses 80 000 emplois et 20 milliards d’euros par an (excédentaire, alors que notre balance commerciale est déficitaire), il ne faudrait pas la croire monolithique pour autant.

C’est même l’inverse d’une industrie comme celle de l’automobile. La marque de fabrique de l’agroalimentaire est d’être si variée (500 entreprises de plus de 20 salariés en Bretagne) qu’elle se diffuse partout. Et que l’ensemble de ce tissu est particulièrement vivace et élastique. La preuve : « L’agroalimentaire breton continue d’investir 500 millions d’euros par an », souligne Jean-Paul Simier, de Bretagne Développement Innovation.

L’heure est grave pour certains groupes ou filières, notamment celle de la viande, qui représente à elle seule 45 % de la totalité de la production bretonne. Mais le paradoxe est étonnant. Alors qu’il est très difficile, aujourd’hui, de vendre des produits agroalimentaires en France, jamais les exportations ne se sont si bien portées. Les pays émergent, comme la Chine, importent massivement porc, poudre de lait, etc. L’agroalimentaire reste donc un secteur d’avenir, le marché mondial porteur du XXIesiècle.

Christophe VIOLETTE

Publié par Ouest France à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/lagroalimentaire-breton-souffre-mais-resiste-crise-24-03-2013-90528?utm_source=rss&utm_medium=ofentreprise&utm_campaign=rss_info_toute

Gad : Lampaul-Guimiliau angoisse pour son abattoir

Lampaul-Guimiliau et les 850 salariés de l’abattoir Gad, retiennent leur souffle en attendant les annonces de l’actionnaire Cecab. Tous redoutent une fermeture pure et simple. 

Gad : Lampaul-Guimiliau angoisse pour son abattoir dans - Bretagne qmxx_3693820_2.jpg81
Lampaul-Guimiliau, où l’abattoir Gad emploie plus de 850 personnes, retient son souffle en attendant les décisions sur l’avenir de l’entreprise, ce mercredi. Si l’inquiétude pèse lourd, beaucoup continuent d’espérer. Un salarié de la découpe, employé ici depuis une quinzaine d’années, résume : « C’est l’inconnu total. On ne sait rien, mais on espère un rachat s’il y avait dépôt de bilan. Je n’imagine pas qu’on ferme une entreprise comme celle-là. »

Olivier Le Bras, délégué syndical Force ouvrière, et secrétaire du comité central d’entreprise, se montre très prudent : « On attend une annonce sur l’avenir des trois sites Lampaul, Josselin et Saint-Nazaire, et un calendrier. Depuis le début de l’année, il y a eu trop de rumeurs contradictoires pour faire un pronostic. On est dépendant de l’actionnaire Cecab, qui ne vient pas des métiers de la viande, donc on ne sait pas sur quels critères il a fait son choix. »

Selon le syndicaliste, l’abattoir de Lampaul est le plus viable économiquement : « Notre outil permet de travailler de la carcasse jusqu’aux produits élaborés, alors qu’à Josselin – qui ne fait que de la carcasse – il faudrait faire des investissements supplémentaires. En plus, nous sommes très proches du milieu de production porcine, de Plouvorn jusqu’au Relecq. Les coûts de ramassage sont donc réduits. »

De l’artisanat à l’industrie

À la sortie de l’entreprise, comme dans les rues de la commune de 2 100 habitants, la perspective d’une fermeture fait frémir. En plus d’une catastrophe sociale, c’est la perte de tout un patrimoine industriel local – bâti à bout de bras par les époux Louis et Yvonne Gad – qui risque de s’effondrer. Après la deuxième guerre mondiale, tandis que son frère hérite de la boucherie paternelle, Louis devient propriétaire de la tuerie. Pour en vivre, il innove en démarchant toutes les exploitations du secteur, pour le compte des bouchers et des salaisonniers, de Quimper notamment.

« Ça fait mal »

François Mer, natif de Saint-Sauveur, de passage à Lampaul, se souvient : « Mes parents, agriculteurs, approvisionnaient la boucherie Gad dans les années 50. Louis passait lui-même dans les fermes pour récupérer les porcs. À l’époque, on n’élevait que cinq ou six cochons : on en tuait un par an, les autres on les lui vendait. » La tuerie artisanale se trouvait à l’emplacement de la pharmacie, en plein bourg. Le réseau s’étend, le nombre de porcs abattus augmente.

La tuerie déménage en 1956, à quelques centaines de mètres en contrebas, route de Landivisiau. En 1964, la famille rachète la charcuterie Armoricaine de Landivisiau, qui devient Société bretonne de salaison, connue désormais sous le nom de Jean-Caby. Les fils reprennent le flambeau, mais se pose un problème de succession. Fin 2007, c’est la fusion avec la Cecab.

Aujourd’hui octogénaires, Louis et Yvonne Gad vivent à quelques mètres de l’ancienne tuerie artisanale. Ils refusent de faire le moindre commentaire sur la situation actuelle de l’entreprise, « on ne parle pas, parce que ça fait mal », lâchent-ils seulement.

+ LIRE AUSSI. L’industriel Gad au pied du mur

 

Liza MARIE-MAGDELEINE

Viande de cheval : le scandale sanitaire s’étend

Le Point.fr – Publié le 13/02/2013 à 18:25 - Modifié le 13/02/2013 à 19:34

Des lots de lasagnes contenaient de la viande de cheval en Suisse. Les premiers soupçons apparaissent en Allemagne ainsi qu’en Norvège.

Photo d'illustrationPhoto d’illustration © Remy Gabalda / AFP

Le scandale sanitaire de la viande de cheval s’étend en Europe. Le groupe de distribution suisse Coop a annoncé sur son site internet que des analyses sur des lasagnes surgelées retirées mardi de la vente ont permis d’établir qu’ils contenaient de la viande de cheval. Coop avait retiré de la vente « par précaution » un produit de lasagne fabriqué par la société française Comigel. Une analyse des produits avait été décidée pour savoir « si et dans quelle mesure les livraisons de Comigel sont concernées par une déclaration fautive », avait indiqué mardi un porte-parole. Comigel, société dont le siège social se trouve à Metz dans l’est de la France, avait fabriqué les lasagnes de la marque Findus vendues en Grande-Bretagne censées être au boeuf et contenant de la viande de cheval.

Les autorités de sécurité alimentaire en Norvège ont également indiqué mercredi qu’elles avaient été informées que des plats Findus censés être à base de boeuf et soupçonnés d’avoir contenu du cheval avaient été retirés des rayons. « Des produits surgelés finis qui pourraient contenir de la viande de cheval ont été exportés vers la Norvège », mais « toutes les grandes chaînes de supermarchés et Findus ont confirmé à l’Autorité de l’alimentation qu’ils avaient retiré les produits et que ceux-ci n’étaient plus dans les rayons norvégiens », a fait savoir cette Autorité dans un communiqué.

Par ailleurs, les autorités allemandes ont annoncé mercredi avoir été informées d’un premier soupçon de viande frauduleusement étiquetée dans des lasagnes vendues en Allemagne alors que le scandale des produits congelés à la viande de cheval s’étend en Europe. Il s’agit de plats préparés de lasagnes qui ont été livrés à un grossiste dans l’État le plus peuplé d’Allemagne, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, a déclaré une porte-parole du ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs, lors d’une conférence de presse régulière. Les autorités allemandes ont été averties mardi soir par leurs homologues luxembourgeoises via le système d’alerte mis en place en Europe, a-t-elle précisé.

Réunion au sommet à Bruxelles

Des tests doivent maintenant être pratiqués pour déterminer si ces plats préparés contiennent éventuellement de la viande de cheval. La ministre de la Protection des consommateurs, Ilse Aigner, devait s’exprimer plus tard dans la journée. Jusqu’ici, les autorités allemandes avaient affirmé que l’Allemagne n’était pas touchée par le scandale. La chaîne allemande de supermarchés Kaiser’s Tengelmann avait cependant déjà retiré à titre préventif des lasagnes de la vente.

À Bruxelles, les ministres européens de l’Agriculture tiennent une réunion de crise pour étudier les mesures à prendre au niveau de l’UE face au scandale des produits congelés à la viande de cheval qui s’amplifie, notamment au Royaume-Uni et en France. L’affaire a éclaté avec la découverte, la semaine dernière, en Grande-Bretagne de lasagnes de la marque Findus contenant de la viande de cheval estampillée boeuf. Elles avaient été fabriquées par un sous-traitant français, Comigel.

publié à: http://www.lepoint.fr/societe/viande-de-cheval-le-scandale-sanitaire-s-etend-13-02-2013-1627132_23.php par Le Point.fr

 

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Viande de cheval : l’UE demande des tests ADN aux pays concernés

Un abattoir en Roumanie.

 

Face à la pression des pays concernés et à l’ampleur du scandale des produits estampillés « bœuf » contenant de la viande de cheval, les autorités européennes ont demandé à tous les Etats membres de pratiquer des tests ADN sur ces produits, à l’issue d’une réunion d’urgence, mercredi 13 février.

Cette proposition va être soumise aux Etats membres dès vendredi, a indiqué le commissaire chargé de la santé et des consommateurs, Tonio Borg. Les premiers résultats devraient être connus d’ici la mi-avril. De plus, Bruxelles a demandé des contrôles pour détecter la présence éventuelle de phénylbutazone, un anti-inflammatoire pour les chevaux, qui rendrait la viande impropre à laconsommation.

« IL Y A UNE LÉGISLATION ET QUELQU’UN NE L’A PAS RESPECTÉE »

A plus long terme, la Commission a indiqué qu’elle réflechirait à un éventuel étiquetage des produits à base de bœuf pour indiquer l’origine de la viande. Depuis l’affaire de la vache folle, l’origine de la viande bovine fraîche doit être mentionnée. Ce n’est pas le cas pour les produits transformés à base de viande, qui sont seulement soumis à l’obligation de mentionner le type de viande utilisée.

La Grande-Bretagne, concernée en premier lieu par cette affaire, avait demandé des réponses rapides à Bruxelles. Avec l’Irlande, les deux pays ont plaidé pour que  l’exécutif européen propose un renforcement de l’étiquetage, précisant surtout le pays d’origine de la viande utilisée.

Regarder l’infographie Des lasagnes, deux traders, quatre entreprises et cinq pays

 

 Tonio Borg, commissaire européen à la santé.

 

Tonio Borg a répété que cette affaire concerne avant tout « une question d’étiquetage frauduleux. Ne donnons pas l’impression que cet incident s’est produit en raison d’un manque de législation d’étiquetage. Il y a une législation et quelqu’un ne l’a pas respectée« . Ce scandale de la viande de cheval ne présente a priori aucun danger pour la santé publique mais une telle tromperie sur la nature des produits a provoqué un tollé, notamment en Grande-Bretagne où l’idée demanger du cheval est taboue.

Lire l’éclairage Pourquoi la viande de cheval est un tabou en Grande-Bretagne

Jusqu’à mercredi soir, la Grande-Bretagne a mené des perquisitions dans deux usines soupçonnées d’avoir fourni de la viande de cheval pour des produits censés contenir du bœuf ; en France, de la viande de cheval a été trouvée dans des produits des marque Picard. Les résultats d’une enquête menée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) seront rendus publics jeudi 14 février.

La société Comigel, qui avait fabriqué les lasagnes incriminées, est également pointée du doigt en Suisse, où le groupe de distribution Coop a confirmé la présence de viande de cheval dans des lasagnes surgelées retirées mardi de la vente ; enfin, la Norvège a également retiré des produits Findus de ses supermarchés.

Consulter la liste des produits retirés de la vente en France

Le Monde.fr avec AFP et Reuters |

Paris veut des sanctions dans le dossier de la viande de cheval

Source : Reuters

11/02/2013 à 19:12 / Mis à jour le 11/02/2013 à 19:15
Paris veut des sanctions dans le dossier de la viande de cheval dans ACTEURS ofrtp-union-france-cheval-2-20130211_paysage360

Les ministres de l’Agriculture Stéphane Le Foll (à gauche) et de la Consommation Benoît Hamon, après une réunion de crise lundi à Bercy à la suite de la découverte de la présence de viande de cheval dans des préparations au boeuf. S’il n’est pas possible de déterminer pour l’instant si cette affaire, qui a conduit des enseignes à retirer des rayons les plats surgelés concernés dans plusieurs pays européens, résulte d’une négligence ou d’une fraude délibérée, François Hollande a annoncé lundi que des sanctions devraient être prononcées. /Photo prise le 11 février 2013/REUTERS/Jacky Naegelen

François Hollande a annoncé lundi « des sanctions » après la découverte de viande de cheval dans des préparations au boeuf distribuées dans plusieurs pays européens qui a conduit des enseignes à retirer des rayons les plats surgelés concernés.

Une réunion de crise a eu lieu lundi à Bercy en présence des ministres de l’Agriculture Stéphane Le Foll, de la Consommation Benoît Hamon et de l’Agroalimentaire, Guillaume Garot, avec des représentants de la filière viande.

Benoît Hamon a indiqué à l’issue de cette réunion qu’il n’était pas possible de déterminer pour l’instant s’il s’agissait d’une « négligence » ou d’une « fraude délibérée », qui serait un délit, et qu’on en saurait plus dans les « 48 heures ».

« Nous n’avons pas encore tranché s’il s’agissait d’une négligence ou d’une fraude », a-t-il dit lors d’un point de presse, rappelant qu’il ne s’agissait pas d’une crise sanitaire mais d’une « fraude économique ».

L’enquête menée en France par la Répression des fraudes (DGCCRF) a mis en lumière un circuit complexe de commercialisation de cette viande et ses agents ont effectué des inspections sur plusieurs sites en France.

Un inventaire complet des bons de livraison des sociétés françaises Comigel et Spanghero, qui fournissent la marque de produits de surgelés Findus, est en cours pour voir si d’autres clients ont reçu des produits qui n’ont pas été retirés des rayons, a dit Benoît Hamon.

Le ministre a également annoncé une extension des contrôles sur les autres produits pour toute l’année 2013.

LA ROUMANIE CLAME SON INNOCENCE

Une réunion devrait avoir lieu avant la fin de la semaine au niveau européen sur « cette question posée par la tromperie de cet étiquetage », a précisé pour sa part Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture.

La branche britannique de l’entreprise de produits surgelés Findus a entamé le rappel de ses lasagnes de boeuf la semaine dernière sur le conseil de son fournisseur français, Comigel, qui affirme que la viande douteuse vient de Roumanie.

Mais le Premier ministre roumain Victor Ponta a assuré lundi qu’aucune fraude n’avait été commise dans son pays et s’est dit irrité par les accusations lancées à l’encontre de la Roumanie.

Lors d’un déplacement en banlieue parisienne, le président français a pour sa part souligné le « double devoir de transparence et de responsabilité » de l’Etat.

« Il y a eu des manquements visiblement, des profits, des comportements inadmissibles, des sanctions devront être prononcées: sanctions administratives, sanctions pénales si le dossier le justifie », a-t-il dit.

PLAINTE CONTRE X

Findus, marque dont certains produits contenaient de la viande de cheval, se fournissait auprès d’une usine luxembourgeoise du groupe français Comigel, qui se fournissait elle-même auprès de Spanghero, filiale du groupe Pujol.

De source proche du dossier, on apprend que les inspecteurs de la DGCCRF ont procédé à des inspections dans les installations de Spanghero, dans le sud de la France, et de Comigel, à Metz.

Ce groupe a acquis de la viande surgelée via un négociant chypriote qui avait sous-traité la commande à un trader situé aux Pays-Bas, ce dernier s’étant fourni auprès d’un abattoir et d’un atelier de découpe en Roumanie.

Dans un communiqué, la société Spanghero assure « qu’elle exerce son activité dans le strict respect des réglementations européenne et française » et qu’elle n’a pas d’activité d’achat, de revente ou de transformation de produits à base de cheval.

Spanghero a décidé de porter plainte contre X pour tromperie.

Invité sur Europe 1, le président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) a réfuté toute remise en cause de la traçabilité des produits alimentaires.

L’industrie a été victime de la « tromperie » d’un fournisseur mais n’est pas responsable de la crise, a déclaré Jean-René Buisson. « Nous avons un problème de tromperie, il ne faut pas mélanger les problèmes avec le contrôle de la filière qui reste le meilleur du monde. »

Findus France, qui estime avoir été trompée, a annoncé dimanche qu’elle porterait plainte contre X.

Marine Pennetier, avec Elizabeth Pineau à Pierrefitte-sur-Seine et Marion Douet, édité par Yves Clarisse

© 2013 Reut

Porcs : la restructuration des abattoirs se dessine

Porcs : la restructuration des abattoirs se dessine

la surcapacité d’abattage de porcs en France est estimée à 20 %. Faute d’une restructuration bien organisée, c’est toute la filière porcine qui sera affectée par des suppressions d’emplois au cours des prochaines semaines. Une perspective que refuse le gouvernement, qui veut à tout prix éviter un nouveau gros dossier social dans l’ouest de la France, où l’affaire Doux, dans le secteur de la volaille, est loin d’être réglée (lire page 15). La filière porcine concentre 50.000 emplois si on additionne les éleveurs et leurs salariés, les abattoirs et les entreprises de transformation de la viande.

Hier, à Paris, Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, et Guillaume Garot, ministre délégué à l’Agroalimentaire, ont fait part de leur souhait de prendre des décisions rapides. Certaines entreprises bretonnes connaissent des difficultés importantes, qui requièrent un traitement urgent. C’est le cas de Gad, en perte depuis quatre ans. Si cette entreprise fermait, près de 1.000 emplois disparaîtraient. Le dossier est sur la table du Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri), depuis des mois et devrait trouver une solution d’ici à quelques semaines.

D’autres groupes souffrent. Coincées entre des prix de production plus chers à cause de la flambée des matières premières et la difficulté à passer des hausses de tarifs à la distribution, les plus grosses unités de l’Ouest, parmi lesquelles Bigard et La Cooperl, se plaignent d’une dégradation de leurs marges. Le gouvernement craint que la situation n’empire avec le recul de la production de porcs. Stabilisée à 25 millions d’animaux depuis quinze ans, elle a baissé de 3 % en 2012 et devrait encore reculer de 5 % en 2013, si rien n’est fait, affirme Guillaume Roué, président de l’interprofession porcine (Inaporc).

Modèle breton

Les ministères concernés sont convaincus qu’il est possible de la «  stabiliser » et de mettre sur pied un modèle breton, qui concilie rentabilité et respect de l’environnement. D’autant que les pays voisins n’ont cessé d’accroître leur production. Les groupes de travail mis en place hier rendront leurs conclusions mi-janvier, tant sur les modalités de la restructuration industrielle que sur les conditions d’installation des éleveurs.

La mission s’annonce délicate. Il faut compter avec l’hostilité des ruraux non exploitants à l’égard des élevages de porcs. Et convaincre qu’on peut éviter de nouvelles nuisances en développant notamment des unités de méthanisation pour produire de l’énergie tout en éliminant les déjections animales.

MARIE-JOSÉE COUGARD

article paru sur Les Echos à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0202358181089-porcs-la-restructuration-des-abattoirs-se-dessine-505840.php

Branle-bas de combat autour de l’étiquetage des OGM

 Branle-bas de combat autour de l’étiquetage des OGM dans - climat politique rayon_sauces_bioLe rayon sauces d’un magasin bio à Berkeley, en Californie (Justin Sullivan/Getty/AFP)

Panique au sein des multinationales de l’agroalimentaire : en novembre, les électeurs californiens décideront si la présence d’OGM doit être mentionnée sur les emballages de nourriture. « Big Ag » et « Big Food », les lobbys de l’agroalimentaire, ont mis au pot 19,2 millions d’euros pour faire barrage à l’initiative citoyenne « Nous avons le droit de savoir ce que nous mangeons ».

L’enjeu est colossal, il explique l’union sacrée des plus grosses sociétés mondiales : toutes catégories d’aliment confondues, 80% de la nourriture américaine non bio contient des OGM. Et ce qui se décide en Californie, où vit 10% de la population du pays, préfigure ce qui va devenir obligatoire dans le reste des Etats-Unis.

Le maïs OGM, le soja OGM, les betteraves à sucre OGM, le coton OGM (cultivé pour son huile) sont à la base des sucres, graisses et additifs dont sont farcis les aliments nationaux.

Les céréales du petit déjeuner, certains pains et farines, des aliments comme le tofu, les épis de maïs doux, certains saumons d’élevage, pour ne citer que quelques exemples, sont de purs aliments OGM.

Ils sont bien rares, les consommateurs qui traquent la mention « Ne contient pas d’OGM » sur les bouteilles de lait de soja ou d’amande, sur les paquets de Granola ou sur les plats surgelés. L’immense majorité des Américains n’est pas au courant de cette invasion. S’ils l’étaient, il est probable que ça ne changerait rien à leur décision d’achat.

Exclus de l’étiquetage : la nourriture de restaurant et les boissons alcoolisées

Mais voilà, l’industrie agroalimentaire ne veut pas prendre le risque de générer des questionnements dans le public. Dès que la « proposition 37 » (P37), ainsi qu’a été baptisé le texte qui sera soumis au référendum californien, a eu recueilli en mai assez de signatures pour être validée, la contre-attaque industrielle a débuté à coup de millions de dollars.

Que dit cette proposition 37 ?

  • L’étiquetage est obligatoire dès qu’un aliment cru ou transformé destiné à la consommation est composé de plantes ou d’animaux génétiquement modifiés.
  • Il est interdit de qualifier ou de promouvoir comme « naturel » ce type d’aliment.
  • Sont exclus de l’obligation les aliments certifiés bio ; contenant accidentellement des OGM ; faits à partir d’animaux nourris ou injectés avec des ingrédients OGM, mais non génétiquement modifiés eux-mêmes ; contenant des faibles portions d’ingrédients OGM ; en contenant à cause de traitements médicaux ; destinés à la consommation immédiate comme dans un restaurant ; les boissons alcoolisées.

La pétition a été lancée au printemps par, entre autres, l’Association des consommateurs de bio et le parti démocrate californien. Elle appelait aux signatures avec cet argumentaire :

« Un million de Californiens ont déjà dit : nous avons le droit de savoir ce que nous mangeons. Signons pour faire passer le message que les produits alimentaires doivent comporter des étiquettes simples signalant s’ils ont été génétiquement modifiés.

Le droit de savoir est un droit fondamental et une valeur de base américaine. Dans une société démocratique et un marché libre, les consommateurs doivent pouvoir faire des choix éclairés quant à ce qu’ils mangent et donnent à leurs familles. »

Fabricants d’OGM et de pesticides, chimistes et céréaliers, tous unis !

 dans AGROInfographie représentant les deux camps qui s’affrontent autour de la « proposition 37 », (Cornucopia Institute)

Apparemment, tel n’est pas l’avis des producteurs qui se sont cotisés pour faire échouer la P37. En tête des contributeurs à la contre-campagne, Monsanto et Dupont (plus de 3,2 millions d’euros chacun), les deux plus gros producteurs mondiaux d’OGM. Immédiatement derrière, PepsiCo (1,3 million d’euros), suivi d’autres géants comme BASF, Bayer, Dow, Coca Cola, Nestlé, Kellogg, et onze autres, pour un total de 19,2 millions d’euros exactement.

Que vont peser les 2 millions d’euros levés par les leaders indépendants du bio américain pour soutenir le texte, face à la somme presque dix fois supérieure collectée par l’agrobusiness pour le combattre ?

Un article paru sur le site d’infos environnementales Grist donne une idée de la campagne menée pour faire capoter la P37 :

« Où va l’argent, exactement ? Plusieurs de ces compagnies rémunèrent les mêmes consultants qui ont travaillé pour l’industrie du tabac. Ils vont créer de toute pièce des “astroturf”, des faux groupes de citoyens qui vont tenter de faire croire qu’une majorité de gens estime que l’étiquetage est une mauvaise idée. Et forcément, ils vont réussir à convaincre beaucoup d’électeurs. »

Les OGM ne sont pas forcément mauvais pour la santé

Sans compter les publicités télévisées qui vont envahir les écrans à la rentrée, s’ajoutant aux publicités politiques déjà intenses en prévision du scrutin présidentiel qui se tiendra le même jour.

Les arguments déclinés dans les pubs sont déjà martelés dans les journaux par les sociétés agroalimentaires et les scientifiques qui travaillent pour eux :

  • la nocivité des OGM n’est absolument pas prouvée scientifiquement ;
  • les prix des aliments augmenteraient dans les épiceries à cause du surcoût de l’étiquetage ;
  • ce serait la porte ouverte à des procès intentés par les consommateurs aux entreprises et aux agriculteurs.

Paradoxalement, plusieurs des géants agroalimentaires qui financent cette contre-campagne sont les maisons-mère de marques bio bien implantées dans la grande distribution, lesquelles affichent naturellement le logo « sans OGM » sur leurs boîtes.

Ces marques-là souffrent déjà de la mauvaise publicité que leur font les pro-P37, comme en témoigne ce poster qui circule non seulement en Californie, mais aussi dans le reste des Etats-Unis.

Les sondages donnent gagnante la proposition 37

La bataille californienne s’annonce bien plus rude que celle qui a eu lieu en Ohio il y a dix ans, lorsqu’une initiative citoyenne analogue avait tenté le même coup que la P37. Les lobbys de l’agroalimentaire avaient alors facilement pulvérisé la tentative des consommateurs.

Cette fois, les chances de la proposition 37 sont réelles. Selon un sondage détaillé par Reuters, 60% des électeurs à la mi-août y étaient favorables. Un cauchemar pour Big Food et Big Ag, qui devraient alors décider de généraliser préventivement ou non à l’ensemble des Etats-Unis l’étiquetage anti-OGM, sachant que d’autres Etats s’engouffreraient alors dans la brèche ouverte par la Californie.

Tout de même, les Californiens ont beau jeu de se rebeller contre l’invasion des OGM dans leur alimentation. Leur Etat recèle l’immense majorité des cultures bios américaines, qui pèsent lourd dans l’économie locale. La P37 n’aurait littéralement aucune chance dans les Etats du Midwest, où est produit l’essentiel du maïs et du soja américain, OGM à 95%.

publié à http://blogs.rue89.com/americanmiroir/2012/08/26/branle-bas-de-combat-autour-de-letiquetage-des-ogm-228232 par Hélène Crié-Wiesner
Binationale

El Ninõ, l’autre risque météo surveillé par les opérateurs

Le possible retour du phénomène climatique El Niño menace les perspectives de récoltes dans le monde. Et pourrait faire grimper les prix du sucre, du cacao et de l’huile de palme notamment.

La sécheresse qui ravage actuellement les cultures américaines et fait flamber les prix des céréales accapare l’attention. Mais un autre phénomène climatique pourrait chahuter un peu plus les marchés agricoles dans les mois à venir. El Niño : une anomalie causée par le réchauffement des eaux du Pacifique, qui peut modifier radicalement le temps dans de nombreuses parties du globe, de l’Asie du Sud-Est à l’Amérique latine en passant par l’Afrique. Il peut provoquer à l’est des sécheresses intenses, à l’ouest des pluies torrentielles. Pour les experts des Nations unies, El Niño est le principal facteur créateur de catastrophes naturelles au monde. Les deux derniers épisodes, les plus spectaculaires jamais observés, en 1982-1983 et en 1997-1998, ont fait des milliers de morts et causé des milliards de dollars de dégâts économiques.

Pour l’heure, les conditions du retour d’El Niño restent incertaines. Le centre météorologique australien, l’un des premiers pays concernés, estime qu’il demeurerait modéré. L’intensité et la durée du phénomène s’avèrent cependant difficiles à évaluer. Tout comme ses effets sur l’agriculture, qui dépend d’abord du moment de l’année où El Niño apparaît et du calendrier des récoltes dans une région donnée, expliquent les Nations unies. « Si les dernières mesures [de l'indice de l'oscillation australe (SOI), qui donne une indication de la force d'El Niño, NDLR] persistent, nous voyons une menace supplémentaire sur les cultures mondiales dans les mois à venir », prévient Christopher Narayanan, responsable des matières premières agricoles à la Société Générale. Après l’épisode dévastateur de 1998, l’économiste américain Allan D. Brunner a étudié pour la Réserve fédérale les effets historiques d’El Niño sur les prix des matières premières. Il en a déduit que le phénomène climatique représente environ 20 % de la hausse réelle des prix des matières premières, et 15 à 20 % de l’inflation des prix à la consommation dans le monde.

Sucre : manque d’eau en Asie, pluies trop abondantes au Brésil

Le sucre est l’une des matières premières dont les prix pourraient grimper. Certains spécialistes estiment que l’insuffisance des pluies de mousson en Inde, la moins forte depuis 2009, serait liée à El Niño. Les cultures de la canne à sucre sont affectées, et le premier consommateur mondial pourrait limiter ses exportations pour faire baisser des prix domestiques au plus haut depuis fin 2010, selon Bloomberg. Si El Niño se développe au troisième  trimestre, l’état des cultures risque de se détériorer davantage. La Thaïlande, où il fait déjà sec, ne serait pas épargnée. En 2009-2010, la dernière fois qu’El Niño a frappé, la production du deuxième exportateur mondial de sucre a baissé de 4 %. Elle avait chuté de 17 % en 1983 et de 29 % en 1998, selon le département américain de l’Agriculture. Au Brésil, à l’inverse, les pluies pourraient retarder la récolte et nuire à la qualité du sucre du leader du marché. De quoi soutenir les cours dans les semaines et mois à venir, selon la Société Générale.

Cacao : sécheresse en Afrique

Les craintes d’un retour d’El Niño ont propulsé cette semaine les prix du cacao au plus haut depuis quatre mois, alors que la pluie fait déjà défaut en Côte d’Ivoire et au Ghana, les deux plus grands producteurs. La production mondiale de cacao baisse en moyenne de 2,4 % lors des années El Niño, d’après l’Organisation internationale du cacao (Icco). Les analystes de Rabobank estiment que l’offre ne satisfera pas la demande l’an prochain.

Huile de palme : baisse de rendement des palmiers malais

Les cours de l’huile de palme en Malaisie profiteraient aussi de la formation d’un nouveau El Niño. La trentaine d’analystes du secteur interrogés lundi par Reuters voient le prix moyen de la tonne à 3.200 ringgits cette année. Elle valait hier 2.950 ringgits. « Au cours des 25 dernières années, les épisodes El Niño ont toujours provoqué une hausse des prix de l’huile de palme. Le phénomène réduit traditionnellement le rendement des palmiers, limitant l’offre et poussant les prix à la hausse », indique Credit Suisse.

Céréales : menace sur les plantations australiennes

Les pluies que pourraient apporter El Niño aux Etats-Unis arriveraient trop tard pour changer la donne pour la récolte de maïs et probablement de soja. En Australie, en revanche, il entraînerait un temps sec en pleine plantation, alors que le pays prévoit déjà une production inférieure de 18 % à celle de l’an passé. Pour Commerzbank, « les craintes d’une sous-production mondiale sont loin d’avoir disparu ».

MURYEL JACQUE, Les Echos, Par Muryel Jacque

Publié à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0202201318889-el-nin-l-autre-risque-meteo-surveille-par-les-operateurs-350309.php?xtor=EPR-1500-[nl_8h]-20120803-[s=461370_n=3_c=307_]-1225436@1

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