Archives pour la catégorie amont

Une carte de France pour un voyage en moissonneuse-batteuse

Lancé depuis le 1er juillet 2018, le site web Moissonneuse.fr compte déjà 70 agriculteurs prêts à partager la cabine de leur moissonneuse-batteuse avec des visiteurs et à faire découvrir leur métier pour une ou quelques heures.

Carte du site web Moissonneuse.frCarte du site web Moissonneuse.fr (©Moissonneuse.fr)Permettre aux citoyens de faire un tour de moissonneuse-batteuse avec un agriculteur et de partager un moment convivial pendant la moisson : telle est la mission du site web Moissonneuse.fr. Il regroupe, sur une carte de France, tous les exploitants souhaitant faire découvrir leur métier aux personnes extérieures à l’agriculture.

Chaque agriculteur volontaire s’inscrit sur la plateforme en indiquant ses coordonnées et sa localité. Ensuite, le visiteur intéressé peut prendre contact avec un producteur près de chez lui et ils conviennent ensemble de la date et l’heure du voyage en moissonneuse-batteuse. Ce site internet se veut « être une passerelle entre un agriculteur et un curieux », présente son créateur, David Forge, exploitant en Indre-et-Loire et YouTuber reconnu du monde agricole. Son objectif : créer du lien entre agriculteurs et citoyens.

Depuis son lancement le 1er juillet 2018, la plateforme suscite déjà de nombreuses réactions positives de personnes extérieures au secteur agricole sur les réseaux sociaux et également d’agriculteurs, soucieux de renforcer les relations entre agriculteurs et consommateurs. D’ailleurs, ils sont déjà près de 70 à s’être inscrits.

Retrouvez le site web Moissonneuse.fr et la chaîne YouTube de David Forge, La chaîne agricole.

Une carte de France pour un voyage en moissonneuse-batteuse dans amont

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David Forge@d_forge

C’est la période des moissons en France

Pour les agriculteurs qui souhaitent accueillir avec eux un voyageur en cabine de leur moissonneuse batteuse j’ai créé le site http://moissonneuse.fr 

Une carte interactive met en relation les intéressés
Bonne moisson, et bon voyage !

 

Les adhérents de Triskalia et D’aucy votent en faveur d’un rapprochement

Les membres des coopératives Triskalia et D’aucy se sont dits favorables, lors d’un vote, au rapprochement entre les deux structures, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2019 après avis de l’autorité de la concurrence. Le nouveau géant de l’agroalimentaire breton table sur un chiffre d’affaires de cinq milliards d’euros.

Le vote a été approuvé « à la quasi-unanimité des adhérents », ont annoncé lundi les groupes Triskalia et D’aucy dans un communiqué, lors d’une assemblée générale qui a eu lieu respectivement les 22 juin et 6 juillet. L’union des deux entités sera suivie, « à horizon de deux ans, par la fusion de D’aucy et de Triskalia dans une coopérative unique », selon ce communiqué. Ce nouveau géant, fort d’un réseau de distribution de plus de 200 magasins, va venir concurrencer les leaders Terrena (15 000 salariés, 29 000 adhérents, 5 milliards de chiffre d’affaires) et Agrial (20 000 salariés, 14 000 adhérents, 5,2 milliards de chiffre d’affaires).

Le groupe D’aucy, groupe alimentaire coopératif, rassemble 9 000 agriculteurs adhérents sur les quatre départements bretons et emploie 4 300 salariés (1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires). Il compte 28 sites industriels en France, en Hongrie et en Espagne et réalise 30 % de son chiffre d’affaires à l’international. Le groupe coopératif agricole Triskalia fédère 16 000 agriculteurs et emploie 4 800 salariés (1,9 milliard d’euros de chiffre d’affaires). La coopérative compte 35 sites industriels, dont deux en Espagne.

Consommation responsable : Après le lait, le beurre arrive en rayon pour Les éleveurs vous disent Merci !

En février dernier, Intermarché et Agromousquetaires lançaient le lait « Les éleveurs vous disent Merci ! », en co-construction avec 136 éleveurs de la Laiterie Saint Père (44). 5 mois plus tard, le seu…

Celine Agromedia | 13 juillet 2018 0

Consommation responsable : Après le lait, le beurre arrive en rayon pour Les éleveurs vous disent Merci ! dans - Pays de Loire beurre69% des consommateurs se disent prêts à payer plus cher leur produits alimentaires si c’est pour mieux rémunérer les agriculteurs.
En février dernier, Intermarché et Agromousquetaires lançaient le lait « Les éleveurs vous disent Merci ! », en co-construction avec 136 éleveurs de la Laiterie Saint Père (44). 5 mois plus tard, le seuil des 7 millions de litres vendus a été franchi. En juillet, la gamme « les éleveurs vous disent Merci ! » s’élargit, puisqu’Intermarché annonce le lancement du beurre.

30% d’éleveurs en plus

Pour Thierry Cotillard, Président d’Intermarché, «ces chiffres dépassent largement nos prévisions les plus optimistes qui étaient d’atteindre 5 millions de litres sur une année. Cela confirme l’engagement des Français en faveur d’une consommation plus responsable : ils sont 69% à se déclarer prêts à payer plus cher leur produits alimentaires si c’est pour mieux rémunérer les agriculteurs»
C’est dans ce contexte plus que favorable qu’Intermarché lance en ce début juillet 2018 son beurre doux estampillé « Les éleveurs vous disent Merci ! », le deuxième produit de la gamme.
Président de l’organisation de producteurs, Valéry Cheneau, éleveur à Saint-Père-en-Retz, se réjouit de cet engouement : «De plus en plus de producteurs, convaincus par notre démarche, nous rejoignent dans notre organisation qui compte désormais 171 éleveurs, soit 30% de plus en quelques mois ! »

La performance de l’outil de production

Yves Audo, Président d’Agromousquetaires, le pôle agroalimentaire du Groupement Les Mousquetaires, rappelle : «La performance de notre outil de production et l’absence d’intermédiaires entre producteurs, laiterie et points de vente Intermarché nous ont permis de réussir ce challenge»
Disponible dans tous les points de vente Intermarché, le lait « Les éleveurs vous disent Merci ! » se démarque par sa transparence sur la répartition du prix – clairement présentée sur le packaging. Avec une rémunération de 440 euros les 1 000 litres définie en partenariat avec les éleveurs, cette brique de lait est, dans sa catégorie, celle qui rémunère le mieux les producteurs.

Affaire Lactalis : vers une autorité unique de la sécurité alimentaire

En décembre, 38 nourrissons ont dû être hospitalisés après avoir ingéré du lait infantile contaminé à la salmonelle, produit dans l’usine Lactalis de Craon (Mayenne). - Shutterstock

Le député rapporteur de l’enquête parlementaire sur l’affaire du lait infantile contaminé à la salmonelle plaide pour une autorité unique rattachée au ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Si  Lactalis est à l’origine de la contamination à la salmonelle  de 38 nourrissons, il y a bien eu des erreurs de « communication sur toute la chaîne », de la sécurité alimentaire. C’est en somme, les conclusions que devrait tirer le député LREM, Grégory Besson-Moreau, rapporteur de l’enquête parlementaire chargée de trouver le moyen d’éviter un autre scandale du genre.

Dans son rapport, qui ne sera remis que le 18 juillet. Le député y plaiderait « pour la création d’une autorité unique de la sécurité alimentaire », croit savoir le Figaro. Celle-ci serait ainsi rattachée au ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et aurait pour tâche de gérer ce type de crise et la communication qui va avec. Lors de l’affaire Lactalis, « les crèches, par exemple n’ont reçu  aucune communication de l’Etat ou de Lactalis sur les produits rappelés », s’étonne ainsi le député.

Un site et une application unique

Pour l’heure, la sécurité sanitaire en France sur les questions alimentaires est répartie entre trois organismes, chacun placé sous la tutelle d’un ministère. La Direction générale de l’alimentation (DGAL), rattachée au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation ; la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), dépendante du ministère de l’Economie ; et enfin l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui répond au ministère de la Santé

L’autorité unique, imaginée par le député, ne gérerait qu’un seul site et une application unique permettant de mieux prévenir toutes les personnes et entreprises concernées en cas d’alerte. Pour la gérer, le rapporteur tablerait sur des créations d’emplois promises par le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, rapporte le Figaro.

 Sanctionner lourdement industriels et distributeurs

Grégory Besson-Moreau proposera par ailleurs de « lourdement sanctionner » l’industriel à l’origine de la défaillance. Mais aussi  les distributeurs qui ne rappelleraient pas ou ne retireraient pas les produits incriminés. Enfin, il souhaiterait remplace les codes-barres par des QR Code, plus efficace pour identifier et cibler les produits à bloquer en caisse.

Article paru sur lesechos

Comment Alibaba veut mettre l’agriculture à l’heure de l’intelligence artificielle

ActualitéAsieBusinessFoodTechTech

Comment Alibaba veut mettre l’agriculture à l’heure de l’intelligence artificielle

• 07/06/2018

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Comment Alibaba veut mettre l’agriculture à l’heure de l’intelligence artificielle dans ACTEURS Image(1)

 Crédit : dmitry_islentev / Shutterstock

Alibaba Cloud, la filiale de cloud computing du géant chinois du e-commerce, a lancé aujourd’hui son initiative ET Agricultural Brain. Présenté à l’occasion de sa conférence cloud organisée à Shangai, le projet, déjà à l’oeuvre dans plusieurs fermes à travers le pays, utilise des technologies telles que la reconnaissance d’images, la reconnaissance vocale ou le machine-learning, afin d’optimiser les performances des exploitations. Des capteurs intelligents permettent de recueillir les données, destinées à monitorer en temps réel les conditions d’exploitation et à nourrir les algorithmes d’intelligence artificielle du programme. Alibaba donne ainsi l’exemple de l’élevage porcin : le programme peut surveiller l’activité de chaque animal pour en déduire un plan d’alimentation personnalisé, suivre son état de santé général en détectant le bétail malade et évitant les accidents, réduire les erreurs humaines, ou observer l’environnement pour tendre vers la configuration optimale.

Fournisseur de solutions technologiques

Pour déployer sa technologie avec plus d’efficacité, Alibaba préfère fournir contre redevance sa plateforme logicielle aux sociétés agricoles et aux coopératives, qui se chargent ensuite de former les agriculteurs, plutôt que d’adresser directement ces derniers. Les données recueillies resteraient propriété des clients de la solution, selon un porte-parole d’Alibaba répondant à une question du site spécialisé Tech In Asia. En plus de fournir la technologie, Alibaba aide aussi les agriculteurs de distribuer leurs produits via Tmall.com.

La communiqué de presse d’Alibaba se félicite de ses premiers résultats de son intelligence artificielle, en avançant plusieurs indicateurs de performance sur les fermes qui ont déployé le programme : ET Agricultural Brain aurait permis « d’augmenter la production annuelle d’une truie de trois nouveaux nés, tout en réduisant la mort non naturelle de 3%. On estime que le nombre de porcs par truie par an (PSY), un indicateur important de l’efficacité de l’industrie, passera à 32, ce qui renforcera l’efficacité de l’industrie chinoise sur celle des pays les plus avancés. » Tequ Group, qui utilise la solution, souhaite élever 10 millions de porcs d’ici 2020 – objectif qui selon le partenaire d’Alibaba, « ne pourrait être atteint par aucun dispositif d’automatisation ordinaire, et encore moins humain. »

Selon Simon Hu, senior vice-president du groupe Alibaba et président d’Alibaba Cloud, « L’industrie de l’agriculture et de l’élevage est un secteur stratégique qui touche la vie de milliards d’individus en Chine. À l’avenir, ET Agricultural Brain peut être adopté dans de nombreux autres secteurs, y compris la sylviculture et la pêche, aidant les entreprises et les agriculteurs individuels à accroître leur efficacité et améliorer la qualité de la production et à offrir une option plus verte et plus saine aux consommateurs. »

ET Brain, le programme global d’Alibaba

Ce programme fait partie de l’ambition globale d’Alibaba, destinée à disrupter divers pans de marché et enjeux sociétaux grâce à l’intelligence artificielle : smart cities, véhicules autonomes, production industrielle, santé, protection de l’environnement sont parmi les sujets que compte adresser Alibaba, via ET Brain. L’ambition des entreprises chinoises pour prendre le lead global en matière d’intelligence artificielle n’est plus à démontrer. Dans cette course de vitesse mondiale, elles sont pleinement soutenues par les autorités, qui affichent la volonté politique de faire du pays le champion mondial du sujet d’ici 2030, grâce à l’exécution d’un plan de développement national. En termes de technologies, la Chine s’appuie tout particulièrement sur la reconnaissance faciale, qui s’intègre chaque jour un peu plus dans le quotidien des Chinois, à des fins de consommation ou de surveillance par les autorités. Citons ainsi les licornes Megvii et SenseTime ou la start-up CloudWalk.

IA et agriculture : un marché de 2,6 milliards de dollars d’ici 2025

Mais le groupe de Jack Ma n’est pas évidemment pas le seul à vouloir utiliser l’intelligence artificielle au service de l’agriculture. Drones, machines autonomes, capteurs, outils connectés… Les perspectives du smart farming sont infinies et suscitent l’intérêt marqué des investisseurs et des entreprises. Outre les startups dédiées, les éditeurs de plateformes SaaS comme Salesforce adressent aussi ce segment avec des offres spécifiques. Le marché de l’IA en matière d’agriculture, évalué à 520 millions de dollars en 2017, devrait croître de plus de 20% par an, pour atteindre 2,6 milliards de dollars, à horizon 2025, d’après Research and Markets.

source:

Un fabricant américain pour les yaourts de Système U

Un fabricant américain pour les yaourts de Système U dans ACTEURS yaourt-U-k7LG-U10713568607JYE-860x420@lafranceagricole.fr

Système U annonce un partenariat avec le groupe laitier américain Schreiber pour la fourniture exclusive de yaourts à la marque U à compter de 2019… avec du lait français.

Où l’Américain Schreiber fabriquera-t-il les yaourts à la marque U à compter de 2019 ? Le communiqué de presse diffusé par Système U ce 21 mars 2017 ne le dit pas. Le seul détail que l’enseigne livre est qu’il « est prévu que Schreiber investisse prochainement dans un outil de production en France. [Car] Schreiber s’est engagé, dans le cadre de ce projet, à se fournir uniquement en lait issu de la production française. »

47 000 t par an

Selon Le Figaro, Schreiber serait en train de racheter une usine du groupe Bel (1) située dans l’est de la France. Des investissements seraient prévus pour agrandir ce site, avec à la clé, une centaine d’embauches. « Les prévisions de volume seraient de l’ordre de 47 000 tonnes de produits par an », annonce Système U. Le groupe Bel nous a fait savoir qu’aucun accord de vente d’un site n’a été finalisé à ce jour. Et donc que toute communication est prématurée.

L’enseigne ne cache pas qu’elle a l’ambition de faire de sa marque U la marque le leader des rayons ultra-frais de ses magasins. « Cette démarche s’inscrit dans la volonté de Système U de mieux maîtriser et sécuriser son approvisionnement […], détaille le communiqué. Le partenariat s’inscrirait dans la durée. »

publié à http://www.lafranceagricole.fr/actualites/elevage/lait-un-fabricant-americain-pour-les-yaourts-de-systeme-u-1,1,1571944660.html

 

CAPTEURS De précieuses aides connectées pour l’agriculteur

Dans tous les gestes de l’agriculture, les capteurs permettent d’acquérir des informations et de faire des objets connectés de véritables outils d’aide à la décision pour améliorer ses pratiques, au service de l’environnement et de l’économie.

L’agriculture numérique. Extrait d’une fresque présente sur l’espace L’agriculture numérique. Extrait d’une fresque présente sur l’espace « agriculture numérique de demain » sur le stand de Terre-net Média au Sima 2017. (©Terre-net Média)En agriculture aussi, les objets connectés sont en pleine émergence. Ces outils bourrés d’électronique et capables de communiquer seront certainement plus de 50 millions en France, après 2020.

S’inspirant des avancées dans le domaine industriel, les instituts techniques et autres start-up se sont intéressés aux applications agricoles. De jour en jour, la gamme des objets connectés s’élargit donc, quitte le confidentiel pour s’installer dans le quotidien. Leur démocratisation permet aussi d’en faire baisser les prix. « Demain, nous aurons de plus en plus d’objets qui enregistreront des données et après-demain, au fur et à mesure des renouvellements, tout le matériel sera connecté », prévoit Alexandre Diaz, responsable innovation et transition numérique chez Isagri.

Un capteur enregistre des données et les transmet sous forme numérique à un ordinateur ou un smartphone.

Ce qui « connecte » un objet est la présence d’un capteur, capable d’enregistrer des données et de les transmettre sous forme numérique à un ordinateur ou un smartphone. Un capteur se compose d’une sonde qui transforme une grandeur physique (température, hydrométrie mais aussi mouvement) en impulsion électrique, d’une source d’énergie (batterie ou panneaux solaires pour travailler sans réseau électrique) et d’un module de communication sans fil. Plusieurs capteurs, parfois jusqu’à une cinquantaine sur une station météo élaborée, peuvent être combinés dans un seul appareil.

Pour transférer leurs données, les capteurs utilisent d’autres moyens de communication que nos portables « pour ne pas être dépendants de la couverture du territoire. L’utilisation des capteurs est rendu possible par le développement des communications sans fil, explique François Pinet, chercheur à l’Irstea. Si les capteurs sont assez près de l’exploitation, les transferts d’informations peuvent, par exemple, se faire  par de la communication à base de technologies ZigBee, qui créent un mini-réseau privé ». Quand la distance augmente, de nouvelles technologies ont vu le jour, comme Sigfox, un opérateur télécom spécialisé sur les applications à très bas débit, ou LoRa, une technologie basée sur les ondes radio longue portée.

« Cela permet de transmettre des données assez légères, sur une longue portée sans avoir besoin de trop d’énergie, complète Gil de Sousa, chercheur au centre Irstea de Clermont-Ferrand. Avec ces solutions, on peut travailler partout avec des objets connectés. Elles sont adaptées aux besoins agricoles car elles n’ont pas besoin de beaucoup d’énergie ».

Ces réseaux sont payants et sécurisés, ce qui permet d’être rassurés sur le transfert des données. Mais ce coût devra être intégré, comme celui de la maintenance, dans le raisonnement économique de son investissement. Mais l’échange de données « lourdes », comme par exemple les vidéos d’une caméra de surveillance, demande l’accès à internet, avec les inégalités digitales toujours fortes en zones rurales.

Gadget ou outil ?

Pour que les objets connectés dépassent la sphère des « early adopters », les friands de nouvelles technologies, il faut qu’ils apportent un réel service et que le retour sur investissement soit réel. Que permettent les capteurs ? Les plus simples sont les capteurs d’alerte : quand quelque chose ne fonctionne pas, ils vous envoient un message sur votre smartphone. On pense aux clôtures électriques qui préviennent en cas de dysfonctionnement ou des sondes thermiques qui avertissent d’un échauffement dans un stock de paille. Comme ils communiquent à distance, les capteurs permettent de s’affranchir de la distance, pour suivre les conditions hydriques de ses parcelles éloignées.

« Les détecteurs de vêlage sont certainement les capteurs les plus répandus en productions animales, avance Alexandre Diaz. Ils ont séduit les éleveurs car ils apportent un véritable retour sur investissement en termes de confort de travail dans des troupeaux de plus en plus grands où tous les animaux ne sont pas sur le même site, avec des gains chiffrables sur les performances de reproduction ».

Les capteurs allègent aussi le côté répétitif de certaines tâches et remplacent les enregistrements papier par des enregistrements informatiques transmis directement. Ils permettent d’anticiper (capteur de remplissage d’un silo) et d’organiser ses chantiers (stations météo et suivi des risques de maladies et de ravageurs).

Les capteurs sont de véritables outils d’aide au pilotage stratégique

Mais surtout, les capteurs répondent aux besoins d’une agriculture de précision, en permettant de suivre régulièrement et en détail ses cultures. Plus les outils connectés interagiront entre eux et plus on ira sur du cas par cas. Pourquoi ne pas imaginer que les capteurs de suivi d’humidité communiqueront avec un pivot qui pilotera au plus juste les apports d’eau selon les besoins réels des différentes zones de la parcelle ?

Les capteurs sont de véritables outils d’aide au pilotage stratégique. « Bien valorisées, les données d’une station météo sont une aide précieuse pour organiser ses chantiers, traiter dans de bonnes conditions, estime Alexandre Diaz. Le retour sur investissement est direct, un traitement fait au bon moment, ce sont des doses réduites et un rendement préservé ». Pour y arriver, il faut que ce que transmettent les capteurs soit analysé pour être transcrit en préconisations et en outils d’aide à la décision. Une donnée n’a de l’intérêt que si elle est valorisée. C’est l’agglomération de toutes les données collectées par différents agriculteurs qui alimentent de nouveaux modèles, pour anticiper les risques, affiner ses pratiques selon les conditions météo.

« Les agriculteurs ont tout intérêt à partager leurs données, conseille François Pinet. Après se pose la question de leurs propriétés, de leur valorisation ». Fait son chemin l’idée des plateformes collaboratives, où chacun partage ses chiffres et tire un bénéfice sous forme de conseils de la valorisation de l’ensemble des données. En même temps que la prise en main de ces nouveaux outils, les agriculteurs doivent réfléchir à l’enjeu de la collecte des données, de sa sécurité, de la propriété de ces données, de la valorisation de leur interprétation.

ven. 17 mars 2017 à 06:01 •  Cécile Julien • TERRE-NET MÉDIA

publié à: http://www.terre-net.fr/innovation-et-technologie/article/de-precieuses-aides-connectees-2894-126564.html#xtor=EREC-106-1[Le_mel_Agricole]-20160414&idemv=87356866

 

Matières premières: le bilan des récoltes

 

Matières premières: le bilan des récoltes dans amont moisson_article

La récolte de l’été 2015est en hausse de plus de 20% par rapport à l’année 2014, qui était très moyenne à cause de la sécheresse du printemps 2014. Ici la moisson dans les Hautes Côtes à l’Étang Vergy (21). Crédit photo : P. Maupetit pour Dijon Céréales.

 

Après une année 2014 difficile en particulier pour les blés, le bilan des récoltes 2015 est globalement bon. Le point avec Arvalis, Terre Univia et Terre Inovia sur le blé, l’orge, le colza et le pois.

Blé tendre: production dépassant 40 millions de tonnes

Pour le blé tendre, les nouvelles sont bonnes selon Arvalis. Avec quelques jours d’avance par rapport à la date moyenne des quatre dernières années, les moissons étaient achevées au 10 août 2015 et se sont déroulées dans de très bonnes conditions. Le manque d’eau n’a finalement pas impacté les cultures, car il est intervenu hors de la floraison. Au 5 août, la production de blé dépasserait 40 millions de tonnes grâce à une hausse des surfaces de 3 % par rapport à 2014 et des rendements élevés estimés à 78,3 quintaux par ha en moyenne nationale. Pour rappel, la moyenne des cinq dernières années tournait autour de 72,6 q/ha. Sur le plan qualitatif, le taux de protéines est proche de celui de 2014, les autres critères physico-chimiques sont bons à très bons. Les teneurs moyennes en protéines sont comprises entre 10,5 et 11,5 %. Les indices de chute de Hagberg (l’aptitude d’un blé à être utilisé dans les industries de cuisson ) devraient également afficher un très bon niveau sur l’ensemble du pays compte tenu des conditions de remplissage et de maturation des grains.

 

 

Blé dur: amélioration par rapport à 2014

En ce qui concerne le blé dur, la récolte s’est achevée dans de bonnes conditions. L’avancement des cultures lors des épisodes de fortes températures a limité la dégradation du potentiel en place fin mai. Au final, les rendements moyens se situeraient autour de 50 q/ha dans le Sud-Ouest, entre 60 et 70 q/ha dans l’Ouest et elles sont supérieures à 70 q/ha dans le Centre. Elles sont en revanche inférieures à 35 q/ha dans le Sud-Est. Par la combinaison des rendements et de la hausse des surfaces d’environ 12% par rapport à 2014, la production nationale devrait ainsi revenir au niveau de 2013, autour de 1,8 million de tonnes, soit une augmentation de 21% par rapport à l’an passé. Les teneurs en protéines sont comprises entre 13,5 et 14,5 %. Néanmoins, on observe une certaine hétérogénéité. Le Sud-Est et l’Ouest sont en moyenne au-dessus de 14%, le Sud-Ouest entre 13,5 et 14%, le Centre plus hétérogène entre 12 et 14%.

 

 

Orge: bonne récolte pour les cultures d’hiver, plus mitigée pour celle de printemps

Dans le domaine de l’orge, les surfaces sont en léger retrait de moins de 1 % par rapport à l’an passé. Les surfaces d’orges d’hiver continuent à augmenter (+ 6%) alors que les surfaces d’orges de printemps diminuent (-15%). Les teneurs en protéines de l’orge d’hiver sont homogènes et basses, entre 9,5 et 10% en zone Nord. Ces valeurs devraient répondre aux besoins des utilisateurs brassicoles dans une majorité de cas. Les calibrages des orges brassicoles sont bons à très bons, très régulièrement proches de 90%. La récolte totale 2015 d’orges d’hiver est estimée à 9,6 millions de tonnes contre 8,4 en 2014. Par contre, la récolte d’orge de printemps est en baisse. La production devrait ainsi atteindre 2,9 millions de tonnes contre 3,2 l’an passé.

 

 

Pois et colza: année correcte

Pour le pois, Terres Univia et Terres Inovia observent de bons résultats de récolte en 2015, mais une déception en colza dans le grand quart Sud-Ouest. L’année 2015, avec des températures élevées au moment de la floraison des cultures et une fin de cycle avec un fort déficit hydrique cumulé à de fortes chaleurs, n’augurait rien de bon. Toutefois, les résultats des cultures oléagineuses et protéagineuses sont jugés relativement satisfaisants et meilleurs qu’attendus. Pour le colza, la production devrait dépasser les 5 millions de tonnes, en dessous de la campagne de 2014 (5,5 millions de tonnes), mais au-delà de la moyenne de production des cinq dernières années. Le rendement moyen national est estimé à plus de 35 q/ha pour une surface de récolte de 1,48 million d’hectares.

 

Dans un contexte climatique difficile pour les cultures de printemps, les performances en pois d’hiver et printemps dans les régions les plus au Nord permettent d’atteindre un rendement moyen national supérieur à 40 q/ha, comparable à 2014. Avec 155 000 ha de surfaces, en hausse de 13 % par rapport à 2014, la production est estimée à 650 000 tonnes. Les performances du pois de printemps en sec dans le Nord ont été meilleures que ce que pouvaient laisser présager les conditions climatiques de fin de cycle, avec un net avantage aux pois d’hiver, qui devraient poursuivre leur développement la prochaine campagne.

 

 

 

En revanche en dehors de ces cultures, Dijon Céréales estime que les cultures de printemps (maïs, tournesol, soja) donneront un résultat médiocre. En effet, leur développement s’est construit dans des conditions difficiles (chaleur et manque d’eau).

L’agriculture numérique : l’avènement de la ferme du futur

L'agriculture numérique : l'avènement de la ferme du futur dans amont 1414445445L’agriculture n’échappe pas à la « disruption » de l’économie numérique : on voit émerger aujourd’hui de nombreuses applications logicielles dans le secteur agricole qui permettent une rationalisation de l’exploitation et une augmentation de la productivité. Traite des vaches, irrigation, usage des fertilisants ou alimentation des animaux, le digital est partout. Bienvenue dans la ferme connectée !

La révolution digitale en agriculture va au-delà de la simple automatisation et robotisation (comme celle de la traite laitière) amorcée depuis les années 1960. Elle découle des NTIC, dont les potentialités ne se sont déployées pleinement dans la sphère économique qu’à partir des années 2000.

Objets connectés, logiciels et agriculture

Le principal vecteur des NTIC au sein de la ferme est l’internet des objets (ou IoT, pour « Internet of Things »). Ce concept désigne l’échange de données entre Internet et des « objets » ou dispositifs présents dans le monde réel, autres que des ordinateurs.

Ainsi l’agriculteur peut connecter à Internet ses tracteurs, moissonneuses-batteuses, semoirs ou pulvérisateurs. Une telle mise en réseau lui permet de mémoriser, commander et centraliser les fonctions, les réglages et les données produites par la totalité de son parc de machines.  A ces fins, des normes internationales telles que le protocole de communication standardisée Isobus - supportée par l’Agricultural Industry Electronics Foundation (AEF) -, permettent déjà à des machines agricoles de marques différentes de communiquer entre elles, autorisant une centralisation du traitement des données.

De la même manière, dans le domaine de l’élevage, des étables connectées et équipées de systèmes électroniques permettent d’identifier, de tracer, et de produire des informations sur chaque animal, permettant notamment une alimentation personnalisée  - en fonction du poids, de la santé, ou de la période dans le cycle de lactation.

Cartographie agricole : capteurs intelligents et drones agricoles

Drone agricole survolant des vignes

Un autre exemple d’IoT au sein de la ferme est celui des sondes de mesures. Une entreprise comme l’américain Solum s’est spécialisé dans la vente de sondes enterrées, géolocalisées et connectées à Internet, qui mesurent l’humidité des sols et les taux de minéraux et de nitrates. Cela permet ensuite devisualiser ces paramètres en les superposant à des images satellite, et d’adapter l’irrigation et la fertilisation en les dosant de manière ciblée et différenciée entre les différentes parcelles.

Pour analyser des hectares entiers de terres agricoles, la start-up française Airinov a développé un système de cartographie agronomique par drone guidé automatiquement par GPS et qui mesure grâce à un capteur la surface de seuil, le taux de chlorophylle ou encore le taux d’azote.

Production raisonnée et agriculture de précision

Agriculture de précision

L’économie informationnelle a vocation à englober le secteur agricole, et ce dernier va progressivement prendre le visage d’une agriculture de la connaissance, et de la précision. En produisant des données précises et mises en ligne dans le cloud, l’agriculteur centralise l’information à tous les niveaux et peut gérer son exploitation en programmant, depuis son ordinateur, l’écosystème (humidité, nutrition) des plantes qu’il cultive, à l’aide de farm management softwares. Il peut ensuite combiner les données produites depuis son champ avec des données extérieures (prévisions météo, cours boursiers des produits agricoles). Enfin, desoutils d’aide à la décision, reposant sur les données recueillies et sur des modèles mathématiques d’interprétation, indiquent à l’exploitant quand il pourra faire sa récolte et à quel prix il la vendra.

Avec ce genre de dispositifs, les rendements agricoles sont accrus grâce à une irrigation et des apports en intrants ciblés, adaptés, et surtout limités aux besoins naturels des  plants. Cela réduit le gaspillage en eau,limite l’usage excessif de pesticides et la pollution qui y est associée, et permet de réduire l’utilisation des engrais et donc de réduire les coûts (l’engrais représente par exemple le premier poste de dépense dans la culture du blé, devant le gazole et les frais de personnel).

L’enjeu de la propriété des données

Par conséquent, la maîtrise des données sur le vivant sera stratégique à mesure que les agriculteurs se saisissent des outils des NTIC.

La détention et la protection de ces grandes quantités de données générées à propos des sols, des plants, des animaux, des machines et des conditions environnementales, et ce par les objets connectés, est un enjeu majeur. Qui détiendra ces données ? Seront-elles revendues à des tiers ? La question est sensible lorsque l’on sait que les données peuvent intéresser tant les assureurs que les fournisseurs auprès de qui se ravitaillent les agriculteurs en produit.

L'enjeu de la donnée agricole

De plus, le métier d’agriculteur pourrait devenir à long terme une simple fonction de sous-traitant du propriétaire de ces données collectées. Ce dernier émettrait des consignes à l’ouvrier agricole et gérerait à distance l’exploitation. L’intuition et l’expérience qu’un agriculteur avait de son terrain et de son métier, qui jouait auparavant un rôle essentiel, sont condamnées à se faire remplacer par des données objectives, mesurées et traitées par de l’informatique. C’est pourquoi les données recueillies auprès des exploitations individuelles sont précieuses et doivent rester la propriété de l’agriculteur : c’est ce qu’a estimé en janvier 2014 l’American Farm Bureau Association.

Anonymisées, ces bases de données ne restent cependant pas confinées aux exploitations. Des projets de « big data » sont actuellement à l’étude pour remonter, par exemple, les données de traite à l’échelon national. Ces traitements de données en masse pourraient servir pour affiner des schémas de sélection génétique et de production accélérée de cultivars hybrides, ou de préventions de propagation de maladies ou de parasites, grâce notamment à des supercalculateurs comme Watson d’IBM.

Un enjeu stratégique mondial : la production et le traitement de la donnée agricole

Les technologies de collecte et de traitement de l’information offrent des perspectives d’économies de plusieurs dizaines de milliards de dollars grâce aux outils d’optimisation, de rationalisation, et de ciblage offerts par les TIC. Elles signent une rupture dans l’histoire agricole après une longue période d’industrialisation et d’uniformisation des techniques agricoles et de la variété génétique des cultivars depuisla révolution verte de la deuxième moitié du 20e siècle. L’agriculture a désormais vocation à revenir à une approche plus locale et différenciée grâce à la prise en compte des données sur l’environnement des exploitations.

Antoine Goursaud

Publié par Portail de l’IE le 29/10/14

Le Label rouge, cinquante ans de confiance

Créée en 1965 à l’initiative d’éleveurs de poulets landais, l’appellation est un gage sérieux de qualité. Elle bénéficie d’une forte crédibilité auprès des Français.

Premier estampillé  Label rouge, le poulet jaune des Landes.
Premier estampillé Label rouge, le poulet jaune des Landes. | paul & henriette pour Le Monde

Il porte allègrement la cinquantaine. La chair ferme, la peau tendue, le teint maïs, conditionné entier dans sa barquette, le poulet jaune des Landes arbore fièrement son écusson Label rouge.

Quelque 1,4 kg pour 14,90 euros dans les linéaires de l’Epicerie Le Bon Marché à Paris. Il fut le premier Label rouge attribué en 1965 sous le n° 01 65. En 2013, sa production dépassait les 7 millions dans 460 élevages dispersés sous les pins et les fougères des Landes. Son succès se confond avec celui du label.

L’idée en revient à un éleveur sarrois installé dans les Landes. Albert Falkenberg a su convaincre les professionnels d’organiser la filière avec une structure collective forte, obéissant à des règles communes strictes qui permettraient de commercialiser leur poulet partout en France, en brandissant l’appartenance géographique et la qualité comme valeurs fortes.

Années 1960 : la qualité alimentaire s’affiche

Nous sommes au début des années 1960, Edgard Pisani est ministre de l’agriculture et la notion de signe de qualité alimentaire commence à s’installer dans les esprits alors que l’agriculture intensive est en plein essor. La Commission supérieure de la qualité des produits agricoles et alimentaires est créée en 1964 et le Label rouge voit le jour par décret du 13 janvier 1965.

Le système élaboré par les fermiers landais servira de modèle pour son attribution à l’avenir. Les producteurs regroupés en association définissent un cahier des charges et déposent la demande d’habilitation au ministère de l’agriculture. Le label est accordé ou pas à l’association – aujourd’hui un ODG (organisme de défense et de gestion) –, et non à chaque producteur individuellement.

Ainsi, le poulet jaune doit appartenir à une race de croissance lente – en l’occurrence le « cou-nu à la peau fine » –, être nourri à plus de 80 % de céréales, dont du maïs produit sur place. Sa durée d’élevage est de quatre-vingt-un jours minimum (quarante-deux pour le poulet standard) en totale liberté dans la nature, sans clôture et dans des petites cabanes mobiles déplacées avec chaque « lot » – pas plus de 4 400 poulets – sur un terrain régénéré.

C’est la spécificité de l’élevage des volailles landaises. Ces « marensines » étaient jadis construites dans la forêt avec les mauvaises planches des pins abattus, pour abriter l’eau et les graines qui allaient nourrir un « lot » de poulets lâchés alentour durant trois mois. Une fois ceux-ci vendus, on démontait la marensine pour l’installer ailleurs afin de ne pas polluer trop longtemps au même endroit avec les déjections animales.

« Un mobile home pour poulets »

« Maintenant, nous avons amélioré le système. Les cabanes sont construites avec des panneaux, mieux isolées et ventilées et on ne les démonte plus. On leur a installé des roues pour les remorquer avec les tracteurs. C’est comme un mobile home pour poulets. » Bernard Tauzia, président de l’association Volailles fermières des Landes, s’en félicite. Comme de la bonne organisation de la filière, qui va de l’accouveur (fournisseur de poussins) à l’abattoir en passant par le fabricant d’aliments. « Chaque lot est contrôlé par un organisme indépendant, explique-t-il. Si un lot ne respecte pas le cahier des charges, il est déclassé en poulet standard. L’éleveur doit alors se mettre aux normes et peut encourir une pénalité en interne. »

C’est la condition de la crédibilité. Et celle du Label rouge reste élevée chez les consommateurs, notamment pour la viande et la volaille qui représentent 300 des 500 labels existant.

Quelque « 60 % des poulets entiers achetés par les ménages sont Label rouge », selon Marie Guyot, directrice générale du Synalaf, le syndicat national des labels avicoles de France. Et sur les 105 millions de volailles produites en 2013 en France, 15 millions sont sous Label rouge, ainsi que 40 % des éleveurs. « Il répond à une véritable demande, qui ne faiblit pas chez les consommateurs », conclut Marie Guyot.

Face à la multiplication des appellations, mentions valorisantes, certifications et dénominations diverses, il convient de rappeler qu’il n’existe que cinq signes de qualité officiels dignes de confiance : le Label rouge, le label AB pour le « bio », l’AOC devenue AOP pour l’appellation d’origine protégée, l’IGP pour l’indication géographique protégée et le petit dernier, le STG, spécialité traditionnelle garantie, qui ne concerne qu’un seul produit en France : les moules de bouchots.

Tout le reste n’est qu’outil de marketing.

 JP Géné

LE MONDE | 08.01.2015 à 18h16 |Par JP Géné

Publié à http://www.lemonde.fr/m-styles/article/2015/01/08/le-label-rouge-cinquante-ans-de-confiance_4552218_4497319.html#O2MwBv4iIwyGVcoU.99

 

 

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