Archives pour la catégorie ACTEURS

Lactalis aurait vendu du faux lait frais pendant des années

Selon Le Canard Enchaîné, le laitier aurait fait passer, depuis les année 80 en Bretagne, des millions de litres de lait stérilisé pour du lait frais pasteurisé, qui peut se vendre jusqu’à deux fois plus cher.

Le Canard affirme que le lait concerné "a subi un chauffage à 130°C pendant deux secondes", comme pour le lait longue UHT conservation.

Le Canard affirme que le lait concerné « a subi un chauffage à 130°C pendant deux secondes », comme pour le lait longue UHT conservation.
REUTERS/John Gress

Lactalis a vendu en Bretagne comme frais du lait chauffé à très haute température, rapporte le Canard Enchaîné en évoquant une fraude. Selon une source industrielle, il s’agit plutôt d’un problème de qualification des produits. Contacté par l’AFP mardi soir, le groupe Lactalis n’a pas souhaité commenté la teneur de l’article.

Selon l’hebdomadaire qui relate l’affaire dans son édition de mercredi, le géant du lait « a fait passer des millions de litres de lait stérilisé pour du bon lait frais pasteurisé » qui peut se vendre « jusqu’à deux fois plus cher », assure-t-il. Le Canard affirme que le lait concerné « a subi un chauffage à 130°C pendant deux secondes », comme pour le lait longue UHT conservation.

« Le pot aux roses, poursuit-il, a été découvert en juin 2010 lors d’un contrôle de la laiterie de l’Hermitage, en Ille-et-Vilaine, par les inspecteurs de la répression des fraudes » qui ont fait un rapport, mais le Parquet de Rennes n’a pas alors donné suite à leur enquête, poursuit le journal.

Selon un expert connaisseur du dossier joint par l’AFP, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat, l’affaire est bien réelle mais ne relève pas de la fraude car « il n’a jamais été étiqueté lait frais » assure-t-il.

Pas de fraude, mais un « vide réglementaire »« C’est une histoire compliquée de définition technique des différents laits: on n’a pas le droit de parler d’un lait stérilisé, même quand il a été porté à 130°, s’il n’a pas été conditionné dans des conditions de parfaite stérilisation », explique cet expert. « Si le parquet n’a pas donné suite, c’est justement parce qu’il y a un vide réglementaire. Mais il n’y a pas eu d’infraction. Ce qui est en cause, c’est le flou de l’appellation des laits à haute pasteurisation » quand ils ne satisfont pas aux conditions de stérilisation.

Un projet de nouvelle réglementation envisagé en 2010 n’a jamais vu le jour, a-t-il ajouté. Selon ses informations, ce lait a été vendu « localement en Bretagne depuis les années 80 à une clientèle qui en était friande ».

Cet expert n’a pas été en mesure d’indiquer si la vente se poursuivait.

La direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) n’était pas joignable mardi soir pour commenter.

L’Expansion.com avec AFP - publié le 19/12/2012 à 10:27

source: http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/lactalis-aurait-vendu-du-lait-sterilise-pour-du-lait-pasteurise_365735.html?xtor=EPR-237-%5bXPN_11h%5d-20121219–1385607@223826366-20121219115414
Lactalis aurait vendu du faux lait frais pendant des années dans - Bretagne empty

Kraft Foods veut convertir tous les Européens au « snacking »

Le numéro deux mondial de l’agroalimentaire multiplie les innovations produit pour se renforcer sur le marché du « snacking ». La consommation de produits alimentaires entre les repas représente un marché de près de 260 milliards d’euros en Europe.

Kraft Foods veut convertir tous les Européens au « snacking »

Le « snacking » partout et à tout moment… C’est un peu l’ambition de Tim Cofer, le patron Europe de Kraft Foods. Rebaptisé Mondelez International depuis la scission des activités américaines d’épicerie le 1 er octobre, le numéro deux mondial de l’agroalimentaire derrière Nestlé veut encourager le « grignotage » sur le Vieux Continent et les repas pris sur le pouce.

Le marché du « snacking » est déjà très important en Europe, même si les modes d’alimentation ne sont pas encore aussi déstructurés qu’en Amérique. Mondelez évalue les ventes à 259 milliards d’euros par an. Le groupe est le premier acteur du secteur, avec une part de marché de 3,5 %. Et son ambition est de passer rapidement à 4,5 %.« Un point de plus nous rapporterait 3,5 milliards de dollars », explique Tim Cofer, dont l’ambition est de « délivrer une croissance forte et constante aux actionnaires ».

Mondelez a des cartes en main pour atteindre cet objectif. Ce groupe de 36 milliards de dollars de chiffre d’affaires (28 milliards d’euros) a pris un poids considérable en Europe en achetant les biscuits LU en 2007 et le britannique Cadbury en 2010. Il possède désormais 59 usines sur le Vieux Continent ainsi qu’un portefeuille de marques comme Milka ou Toblerone. Tout a ensuite été mis en oeuvre pour répondre aux besoins de« consommation de tous les instants » des Européens. Le groupe a analysé les comportements des consommateurs en tous sens. D’après Mondelez, à peine 36 % culpabilisent quand ils « snackent » tandis que 40 % adorent le faire et que 24 % le font« par routine ».

En France, un consommateur sur deux ne prend pas de petit-déjeuner parce qu’il n’a pas le temps. Mais il le regrette. Qu’à cela ne tienne. Mondelez propose un sac petit-déjeuner tout prêt. Des expériences dans les supermarchés tendent à prouver qu’en offrant des solutions toutes prêtes, il était possible de conquérir de nouveaux clients. Notamment pour les biscuits BelVita, (initialement appelés LU Petit Dej), dont le groupe affirme qu’ils contiennent tous les éléments nutritionnels permettant de tenir le matin sans avoir pris de vrai petit-déjeuner.

Chewing-gum à l’unité

Pour développer le « snacking », Mondelez mise aussi sur le fromage. Sa marque de fromage tartinable Philadelphia a été déclinée pour tous les goûts. Nature, light, ultralight, au chocolat, au saumon, aux champignons. En grand format, en petit pour tremper des légumes frais à l’apéritif. Les machines Tassimo, qui fournissent café, thé, chocolat à la maison, proposent des dosettes aux marques du groupe : Cadbury, Milka, Carte Noire… Les chewing-gums sont un autre axe de travail. Le marché est en recul de 3 % par an en Europe. «  On s’est rendu compte que les ados mâchent de moins en moins. Trop absorbés par les écrans », explique Krister Zackari, en charge de l’activité. Le prix est aussi devenu dissuasif et le produit perçu comme manquant de fantaisie. Pour relancer les ventes, Mondelez a conçu les chewing-gums Twist censés «  casser l’ennui » et séduire les poches percées. Dans cette optique, le groupe va lancer un chewing-gum à l’unité pour 10 centimes d’euro. Pour « snacker » à petit prix…

MARIE-JOSÉE COUGARD
Publié par Les Echos à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0202352401758-kraft-foods-veut-convertir-tous-les-europeens-au-snacking-505026.php

Vendée. Développement durable : l’entreprise Bodin s’engage plus

Le numéro 1 français et européen du poulet bio, Bodin, installé à Sainte-Hermine, intensifie ses efforts en matière de développement durable. L’abattoir est lié par contrat à 90 éleveurs.

Mise en barquettes de cuisses de poulets bio à l’abattoir.

Vendée. Développement durable : l'entreprise Bodin s'engage plus dans ACTEURS lr05_3045607_1.jpg91

36 000 poulets par semaine

L’entreprise Bodin, fondée en 1979 par Jean Bodin à Mervent, a bien grandi. Devenue filiale de Gastronome en 1997, elle s’installe à Sainte-Hermine l’année suivante. Aujourd’hui, l’abattoir de volaille biologique qui transforme à 70 % du poulet, 20 % de la dinde, et 5 % du canard et autant de pintade, est devenu le premier producteur français et européen en poulet bio.

Les 100 salariés de l’entreprise Bodin produisent 36 000 poulets par semaine. Une paille, comparé aux 9 à 10 millions de poulets produits par semaine en agriculture conventionnelle dans l’hexagone. Bodin pèse 1 % du marché du poulet en France mais représente 37 % du marché du bio en volaille.

Économies d’énergie et trophée

Depuis deux ans, l’abattoir a intensifié ses efforts en matière de développement durable. Bodin a réduit de 20 % le volume de ses emballages en deux ans : tailles plus petites des cartons, couvercles supprimés. L’entreprise a surtout investi entre 500 000 € et 600 000 € afin de réaliser des économies d’énergie : grâce à l’installation de récupérateurs de chaleur et d’une nouvelle chaudière.

La société fournit Carrefour en volaille biologique depuis 12 ans. La marque distributrice a demandé à Bodin de remplir une fiche diagnostic en 49 points concernant sa politique en matière de développement durable. À titre d’exemple, des plantes mellifères ont été disposées autour de l’usine pour nourrir les abeilles. Un audit a été réalisé dans l’entreprise par Carrefour, qui lui a décerné, la semaine dernière, son trophée développement durable, au niveau national.

Élevage et alimentation

Bodin a signé des contrats de trois à cinq ans, qui garantissent des volumes, avec les 70 éleveurs directement affiliés, installés dans un rayon de 100 km autour de Sainte-Hermine. La société travaille aussi avec 20 éleveurs fermiers d’Ancenis.

En contrepartie de ces volumes assurés, les volaillers s’engagent à ne pas utiliser d’antibiotiques ni de médicaments dans leur élevage, à avoir des bâtiments aux normes et à aménager des parcours avec des haies et des plantations pour inciter les poulets à plus sortir et de dépenser. Pour assurer une traçabilité entière, une minoterie fabrique et contrôle scrupuleusement l’alimentation donnée aux poulets bio. « Nos quatre grandes valeurs reposent sur la santé, l’environnement, le social et le bien-être animal »,détaille Bertrand Thomas, directeur général de Bodin.

Le marché du poulet bio a vu une légère régression du nombre de poulets élevés sur les neuf premiers mois de l’année. Mais a bénéficié de l’annonce de l’étude sur les rats nourris avec des produits contenant des OGM : les ventes de bio ont augmenté en octobre et novembre.

Publié par Ouest France Vendée à http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/vendee-developpement-durable-lentreprise-bodin-sengage-plus-06-12-2012-77603

Sophie CAPELLE.

Les articles sur le sujet

Plan d’économie chez Danone, un coup de Peltz

Nelson Peltz

© D.R.

  L’homme d’affaires américain, entré au capital de Danone il y a un mois environ, est un actionnaire activiste qui n’hésite pas à bouleverser la stratégie des multinationales de l’agroalimentaire : les patrons de Heinz, Kraft, Pepsico peuvent en témoigner…

Bien que le groupe s’en défende, l’annonce d’un plan d’économie de 200 millions d’euros sur l’Europe chez Danone est sans doute en partie liée à l’arrivée de l’actionnaire activiste américain Nelson Peltz à son capital à la mi-novembre. Franck Riboud a raison de se méfier de Nelson Peltz, qui a pris 1 % du capital de Danone. Car l’homme est redoutable et a déjà changé le cours de la stratégie de plusieurs géants de l’agroalimentaire.

Né en 1942 à Brooklyn, ce self-made-man financier s’est spécialisé dans l’investissement dans les grands groupes agroalimentaires. Son premier fait d’arme remonte à 1985. Il rachète National Can et American Can, deux sociétés d’emballage spécialistes des canettes en aluminium. Il les fusionne et les revend trois ans plus tard à Pechiney pour plus de 4 milliards de dollars. Dans les années 90, il s’empare pour 300 millions de dollars du fabricant de jus de fruits américain Snapple au groupe Quaker, et le revendra cinq fois plus cher trois ans plus tard à Cadbury Schweppes. En 2002, la chaîne de restauration Burger King lui échappe de peu. Qu’importe, en 2008, il entrera au capital de son concurrent Wendy’s, puis au capital de Arby’s. Il passe aussi chez le fabricant de ketchup Heinz, dont il va influencer la stratégie marketing et la réduction des coûts.

Sa méthode : au moyen de hedge funds, prendre une participation minoritaire dans des groupes qu’il estime « décoté ». L’homme noue alors des alliances avec d’autres actionnaires afin d’influencer la stratégie du groupe en revendiquant des postes au conseil d’administration, et en les forçant à prendre des décisions managériales qui maximisent le retour pour les actionnaires.

Il force ainsi la chaîne Wendy’s de se délester des magasins Tim Hortons. Si le géant américain Kraft a opéré une scission de ses activités, c’est grâce ou à cause de Nelson Peltz. C’est aussi en partie lui qui a incité le groupe à opérer un raid sur le confiseur anglais Cadbury en 2009. Fin 2011, l’investisseur bouscule le géant Pepsiso en acquérant, pour 146 millions de dollars, quelque 2,36 millions d’actions du leader mondial des soft-drinks. Avec 0,15 % seulement du capital, il va semer la zizanie au sein du conseil d’administration. Il veut pousser le groupe à la scission des activités boissons des activités snacks (Quaker, Frito Lays, Dorito). Début 2012, le groupe lance un plan de réduction des coûts influencé par le milliardaire…

L’actionnaire activiste a prévenu en entrant au capital de Danone : il veut que le français, pourtant champion de la croissance chez les multinationales de la grande consommation, accélère sa réduction des coûts. Le plan lancé aujourd’hui par le groupe, qui sera présenté aux instances représentatives en mars prochain, va tout à fait dans ce sens. Il s’étalera sur deux ans. Il a pour but « d’ajuster ses coûts au nouveau contexte en réalisant environ 200 millions d’euros d’économies en Europe », notamment en« diminuant les frais de fonctionnement du groupe et de ses filiales européennes mais aussi à adapter les organisations managériales en Europe, conçues pour accompagner des marchés en croissance ».

Mais Nelson Peltz ira-t-il plus loin ? Connu pour avoir prôné le démantèlement de plusieurs groupes agroalimentaires, va-t-il pousser Danone à se restructurer et à vendre sa branche eaux, dont les marges sont inférieures à celles des produits laitiers, du baby food et de la nutrition médicale ? Ce n’est pas impossible…

Patrick Déniel

Source: l’usine Nouvelle à http://www.usinenouvelle.com/article/plan-d-economie-chez-danone-un-coup-de-peltz.N187973

A LIRE SUR LE MÊME SUJET

 

 

Nutella et l’huile de palme : Casino en remet une couche

 Très directement visée par la taxe sur l’huile de palme à laquelle on a donné son nom, Nutella, la marque phare du groupe Ferrero est attaquée de manière tout aussi directe par le groupe Casino. Le distributeur a lancé début septembre la première pâte à tartiner non bio sans huile de palme. Et il le fait savoir via une publicité comparative sans équivoque.

Nutella et l'huile de palme : Casino en remet une couche« Avec huile de palme / sans huile de palme, 13% de noisettes, 7% de cacao. » En voilà une publicité comparative comme on en voit si peu en France !
Si la publicité comparative fait légion aux Etats-Unis (exemple, la guéguerre permanente Pepsi / Coca-Cola), chez nous, elle est très peu utilisée. Il faut dire que la législation offre un cadre plutôt rigide, même si elle autorise cette forme de communication depuis le début des années 1990.

Le point faible de Nutella : l’huile de palme !

Casino n’a pas hésité pourtant à utiliser cette technique marketing pour faire la promotion de sa pâte à tartiner au chocolat « Je suis noisette », en enfonçant allègrement le grand leader incontesté Nutella. Nul besoin de grands discours : ici, on fait juste remarquer que dans un pot de Nutella, on trouve de l’huile de palme alors que dans le même produit de la marque du distributeur, il n’y en a tout simplement pas.

Nutella et l’huile de palme : Casino en remet une couche dans ACTEURS pubJesuisNoisette

« Je suis noisette », lancée en septembre dernier, est ainsi la première pâte à tartiner non bio ne contenant pas d’huile de palme.

L’absence d’huile de palme est sans doute le seul argument qui pourrait permettre à toute pâte à tartiner autre que Nutella d’essayer un tant soit peu de concurrencer l’indétrônable produit vedette du groupe Ferrero. Beaucoup s’y sont frotté mais Nutella reste très largement leader sur le marché depuis sa création en 1964. En 2011, 85% des pots de pâte à tartiner portaient les couleurs de la marque italienne.

La fameuse taxe Nutella

Le message véhiculé par Casino ne peut qu’interpeller le consommateur qui se familiarise avec les déclarations anti huile de palme. La palme est en effet accusée de nuisances tant sur l’environnement puisque sa production engendre de la déforestationque sur la santé.

patetartinerNoisette dans AGROSans oublier que Casino s’appuie sur l’actualité du moment : la fameuse « taxe Nutella » qui vise à augmenter de 300% la taxe sur l’huile de palme entrant dans la composition des préparations alimentaires industrielles et qui s’élève aujourd’hui à 98,74€ la tonne. Cette fameuse taxe a de quoi rester en travers de la gorge de Ferrero : non seulement l’image du produit star du goûter des enfants en prend un sacré coup rien qu’avec le sobriquet donné à la taxe (si c’était nécessaire), mais en plus, cette dernière représentera une augmentation de quelques centimes d’euros par pot (à titre d’exemple, 1 pot géant de 5kg coûtera 30 cents de plus).

Si le cœur du consommateur penche presque à tous les coups pour Nutella, Casino compte bien faire appel à sa raison avec son argument massue contre l’huile de palme. D’ailleurs, le distributeur a été le premier à signer la « Charte d’engagements volontaires de progrès nutritionnel » avec entre autres le ministère de la Santé et à s’est engager à supprimer l’huile de palme de tous ses produits en 2010.

L’huile de coco, vierge de tout soupçon ?

Ne pas utiliser d’huile de palme dans ses produits, c’est louable, à condition de la remplacer par une huile bien meilleure pour la Planète et pour la santé !

L’huile de coco (appelée aussi huile de coprah) est régulièrement contestée. Son tort : contenir une quantité assez importante d’acides gras saturés (ce qu’on reproche par ailleurs à l’huile de palme). Or, consommés en excès, les graisses saturées favorisent le risque de maladies cardio-vasculaires car elles provoquent le dépôt de cholestérol dans les artères.

Si l’on compare la valeur nutritionnelle des 2 pâtes à tartiner, on s’aperçoit du léger avantage de la pâte Casino par rapport à Nutella ; elle présente en effet un peu moins d’acides gras saturés, notamment parce qu’elle contient aussi de l’huile de tournesol.

Niveau santé, léger avantage à Casino donc.

valeursNutritionnelles dans consommationvaleurs nutrionnelles Nutella / Je suis noisette

Si l’on compare les 2 étiquettes, on s’aperçoit que dans 100g de Nutella, on retrouve 31g de lipides dont 10,3 d’acides gras saturés alors que dans 100g de Je suis noisette, on retrouve 32g de lipides mais seulement 6,1g d’acides gras saturés.

Point de vue environnemental, la production d’huile de coco (ou de coprah) n’a pas le même impact sur les forêts que l’huile de palme. Large avantage à Casino.

Enfin niveau prix, « Je suis noisette » est bien meilleur marché. En comparaison, un pot de Nutella de 750 grammes est vendu 3,80€ contre 2,39€ pour la même quantité de la marque distributeur. La pâte à tartiner de Casino existe aussi en format 200 g (1,15 €) et 400 g (1,49€).

Conclusion : même si ce n’est pas la panacée, autant privilégier une pâte à tartiner qui aurait les mêmes qualités gustatives mais un peu moins nocive pour la santé, l’environnement et le porte-monnaie. Le tout est bien entendu d’en consommer avec parcimonie.

Sinon, il existe beaucoup d’autres pâtes à tartiner sur le marché qui sont bio, équitables, voire les 2 !

D’autres articles sur l’huile de palme :

source: Consoglobe à http://www.consoglobe.com/nutella-et-lhuile-de-palme-casino-en-remet-une-couche-cg?utm_source=newsletter_alimentation&utm_campaign=news_alimentation_du_2012-11-29

 

Pourquoi il faut en finir avec les allégations santé de l’agroalimentaire

Les « alicaments » doivent être soumis aux mêmes règles que les médicaments, faute de quoi les études sponsorisées par l’industrie seront biaisées.

Les yaourts contenant des probiotiques ne présentent aucun véritable bienfait sur la santé.Les yaourts contenant des probiotiques ne présentent aucun véritable bienfait sur la santé. © Baziz chibane/Sipa

En décembre 2010, l’autorité de sécurité des aliments européenne a interdit aux produits alimentaires contenant des probiotiques de faire promotion de leur effet bénéfique théorique sur la santé. Un coup de tonnerre pour l’agroalimentaire. Les industriels concernés, mais aussi certains scientifiques travaillant sur ces produits – souvent sponsorisés par les mêmes industriels – ont réagi très vivement.

Une publication récente reprend l’ensemble des arguments à l’origine de cette décision (1). Le constat est sans appel. Le seul élément clair d’une action des probiotiques est celui de la prévention et/ou du traitement des diarrhées d’origine infectieuse, pour lesquelles un médicament de type probiotique existe : l’ultralevure®. Pour le reste, les bienfaits sur la santé allégués sont peu convaincants ou absents. Il en est ainsi en particulier des prétentions de réduction des effets allergiques, de la constipation et du renforcement immunitaire. Les effets sur les infections respiratoires, génitales et urinaires ont fait l’objet de quelques publications dont aucune n’a réussi à convaincre l’ensemble du monde scientifique.

Amende pour Danone

Cette décision européenne est intervenue alors que Danone était menacé d’une condamnation aux États-Unis, au terme d’une action collective lancée par des consommateurs en 2008. La firme a préféré payer une amende de 43 millions de dollars et a abandonné ses prétentions médicales.

Le sujet est crucial pour l’industrie agroalimentaire, car les produits laitiers fermentés, censés avoir une activité de protection de la santé, se vendent beaucoup plus cher que les yaourts ordinaires (jusqu’à cinq fois selon les pays).

L’auteur de l’étude insiste, comme je l’ai fait à plusieurs reprises, sur la nécessité d’avoir des tests indépendants. Comme je viens de le démontrer dans un tout récent article, les publications concernant les probiotiques sont biaisées dans le sens de l’intérêt du financeur industriel (2). Une autre étude avait déjà révélé que l’ensemble des travaux concernant l’intérêt des boissons sucrées posait le même problème (3) : les travaux sponsorisés par l’industrie agroalimentaire ne montraient jamais d’effets négatifs, tandis que près de la moitié de ceux réalisés de façon indépendante mettaient en évidence les effets négatifs.

Puisqu’il s’agit de santé publique, il faudrait que des règles, comparables à celles mises en place pour les médicaments, soient appliquées pour les aliments proclamant un intérêt médical, avec des études contrôlées, des données transparentes et des financements indépendants (2 ; 3). Actuellement, la promotion pour de tels effets relève plus de la publicité que de la démonstration scientifique !

Reference Lististeiste de référence

(1) Katan MB. Why the European Food Safety Authority was right to reject health claims for probiotics. Benef Microbes 2012 Jun 1 ; 3(2):85-9.

(2) Million M, Raoult D. Publication biases in probiotics. Eur J Epidemiol 2012 Oct 21.

(3) Lesser LI, Ebbeling CB, Goozner M, Wypij D, Ludwig DS. Relationship between funding source and conclusion among nutrition-related scientific articles. PLoS Med 2007 Jan;4(1):e5.

*Auteur de De l’ignorance et de l’aveuglement : pour une science post-moderne, Kindle Éditions, 317 pages, 5,53 euros.

Le Point.fr – Publié le 23/11/2012 à 19:40 à http://www.lepoint.fr/invites-du-point/didier_raoult/pourquoi-il-faut-en-finir-avec-les-allegations-sante-de-l-agroalimentaire-23-11-2012-1532898_445.php

Click here to find out more!

Terra Lacta veut se relancer en s’alliant avec Bongrain

Le 19 janvier, le Glac devenait Terra Lacta et fusionnait ses coopératives, Charente-lait (J.-M. Davion), USVAL (J.-L. Guillon), Lescure (A. Lebret) et Capribeur (J.-Y. Restoux), de gauche à droite.

Le 19 janvier, le Glac devenait Terra Lacta et fusionnait ses coopératives, Charente-lait (J.-M. Davion), USVAL (J.-L. Guillon), Lescure (A. Lebret) et Capribeur (J.-Y. Restoux), de gauche à droite.

L’un des deux grands groupes coopératifs laitiers s’adosse au 2 e groupe fromager français privé. Espoir pour les éleveurs, inquiétude pour la coopération.

Terra Lacta veut se relancer en s'alliant avec Bongrain dans achats fusions reorganisations empty

Si le vote final n’interviendra que début 2013 en assemblée générale extraordinaire, il ne fait pas de doute que Terra Lacta, ex-Glac, va entrer dans le giron de Bongrain. Le début des consultations des dix-sept sections territoriales du groupe des laiteries-coopératives en Charentes-Poitou a montré depuis quelques jours que les éleveurs, confrontés à un prix moyen de 280 €/1.000 litres quand leurs confrères au sein d’Eurial reçoivent 28 € de plus, ont choisi une meilleure rémunération, celle que promet Bongrain.

« On a imposé à notre interlocuteur deux conditions, résume Alain Lebret, président de Terra Lacta : une valorisation du prix du lait, le maintien des outils et des emplois » (*). S’il est leader hexagonal caprin en réunissant 30 % du lait de chèvre, Terra Lacta n’a pas su moderniser ses usines ni éponger ses stocks de caillé ni encore développer la valeur ajoutée de ses productions. Parmi celles-ci : plus de 17.000 tonnes de beurre d’appellation d’origine protégée, 35.000 tonnes de fromage (1er producteur français de fromage de chèvre), mais aussi 450 millions de litres de lait UHT, qui ont du mal à trouver preneur. Alain Lebret s’explique : « Avec la fin des quotas laitiers en 2015, le monde change plus vite, la compétition est acharnée. Pour être plus forts sur le marché mondial, nous voulons rejoindre Bongrain pour sa dimension, ses capacités commerciales et son activité recherche et développement ».

«  Les financeurs ont décidé  »

Président d’Eurial, l’autre grand groupe coopératif interrégional, Jean-Luc Rabillard craint un affaiblissement de la coopération laitière. « C’est le risque d’une cassure entre le Grand Ouest et le Sud-Ouest et d’une disparition en Charentes-Poitou de l’activité laitière, des structures et des emplois qui lui sont liés. Et nos produits respectifs vivront une concurrence accrue. »
Président de l’interprofession laitière régionale (CRIEL) et de la section lait de vache à la FRSEA, Christophe Limoge y va franco : « Depuis trois ou quatre ans, une restructuration était inévitable. Mais l’absence de prise de décision a mené Terra Lacta à un chaos total. En n’ayant pas voulu s’associer avec Eurial, Terra Lacta renonce au choix de l’alliance coopérative : une erreur qui se verra à long terme. Ce ne sont pas les sociétaires mais les financeurs qui ont décidé de ce rapprochement avec un pur économiste. Il faut s’attendre à des dommages collatéraux ». Est-ce pour autant appeler les 3.000 producteurs de Terra Lacta à repousser l’alliance avec le 2e groupe fromager français ? « Même si on est contre, on ne peut que voter pour la pérennité de l’entreprise ».

(*) En acceptant « l’adossement (à Bongrain) des activités de beurre, crème, fromages de vache et de chèvre et ingrédients », Terra Lacta vivra une spécialisation de certains sites (fromages et crème), sans pouvoir exclure, a reconnu Alain Lebret, des fermetures « de façon marginale ».

repères

Groupe agroalimentaire français, dont le siège est à Viroflay (Yvelines), Bongrain SA possède plusieurs filiales et un portefeuille de 32 marques, parmi lesquelles Caprice des Dieux (créée en 1956 par Jean-Noël Bongrain, fondateur cette même année du groupe), Tartare, Cœur de Lion, Elle et Vire, Saint-Moret, Le Vieux Pané, Fol Epi, Saint Albray, Le Rustique.
Présent dans 120 pays, Bongrain SA, est une société anonyme à caractère familial (parmi les 12 administrateurs figurent Alex Bongrain, président, fils de Jean-Noël, et Armand Bongrain) et dont la holding, Soparind Bongrain, détient entre autres Bordeau Chesnel et De Neuville.
> Leader mondial des spécialités fromagères et des pâtes molles à marques, Bongrain est le 2e groupe fromager français derrière Lactalis et le 6e groupe mondial.
Introduit en 1980 en bourse, Bongrain SA a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de 3,981 milliards d’euros et dégagé un résultat net de 43,6 M€. Il compte un effectif de 18.550 personnes.

Daniel Dartigues

Agroalimentaire : la Cecab va fermer deux usines de conserves en France

Brève

Le groupe coopératif Cecab, notamment connu pour la marque d’Aucy, deuxième producteur français de légumes en conserve, et les oeufs Mâtines, première marque d’oeufs en France, va fermer deux conserveries de légumes entre 2013 et 2015. L’opération se traduira par la suppression de 244 emplois, ainsi que, selon la FGA-CFDT, « de nombreux postes de saisonniers ». Les deux usines concernées sont Val D’Aucy à Ciel (Saône-et-Loire) et Boutet Nicolas à Rosporden (Finistère). Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros en 2011.

Agrial va racheter des sites français et espagnols du britannique Bakkavör

Le groupe coopératif normand Agrial a annoncé, mercredi dans un communiqué, l’acquisition prochaine des activités en France et en Espagne du groupe britannique Bakkavör, spécialisé dans les produits frais (salade, fruits et légumes) prêts à l’emploi.

 « Les deux parties sont en négociation exclusive depuis plusieurs mois. Elles ont engagé les procédures de consultation des représentants du personnel », a indiqué la coopérative, précisant que l’accord ne sera définitif qu’une fois obtenu le feu vert des autorités de la concurrence en France et en Espagne.

L’opération, dont le montant n’est pas précisé, porte sur quatre sites de production : Mâcon (Saône-et-Loire), Torreilles (Pyrénées-Orientales), Saint-Pol-de-Léon (Finistère) et Torre Pacheco (sud-est de l’Espagne). Bakkavör va céder à Agrial les sociétés Cinquième saison, Crudi et Sogesol.

L’acquisition sera réalisée par Florette, filiale d’Agrial spécialisée dans les végétaux frais prêts à l’emploi, qui pourra ainsi « se développer en France et en Espagne sur de nouveaux créneaux commerciaux (notamment en restauration hors foyer) et sur de nouveaux produits porteurs comme les solutions snacking, conformément à ses objectifs stratégiques ».

« Ces développements apporteront des débouchés supplémentaires aux adhérents d’Agrial », a relevé la coopérative, ajoutant que « Florette se réjouit d’accueillir les femmes et les hommes de Bakkavör en France et en Espagne ».

La marque Florette compte 13 sites industriels, emploie 2.700 personnes et a réalisé 402 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2011.

source: La France agricole à http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/agroalimentaire-agrial-va-racheter-des-sites-francais-et-espagnols-du-britannique-bakkavor-64063.html

 

SFR renforce sa présence dans le « low cost » avec Joe Mobile

Source : Reuters
23/10/2012 à 11:41 / Mis à jour le 23/10/2012 à 11:53
SFR renforce sa présence dans le
©REA

SFR, malmené par le durcissement de la concurrence sur le marché des télécoms en France, fait le pari du « low cost » en lançant mardi un nouvel opérateur mobile virtuel baptisé « Joe Mobile », opérant exclusivement sur internet.

Face aux prix cassés proposés par le trublion Free mobile (Iliad), la filiale de Vivendi (VIV 15.71-0.7%) s’est déjà positionnée sur le segment des offres à bas coûts avec sa gamme « RED » qui totalisait à l’automne 460.000 clients et avec la marque Buzz spécialisée dans les communications vers l’étranger.

Le deuxième opérateur de téléphonie mobile en France ajoute une corde à son arc avec le lancement de Joe Mobile, un nouvel opérateur à part entière disposant d’un site internet dédié, qui loue le réseau de SFR au même titre que douze autres opérateurs virtuels, encore appelés « MVNO ».

Les clients de SFR comme ceux des autres opérateurs devront donc utiliser la procédure de portage du numéro pour prendre un forfait chez ce nouvel acteur d’un marché des MVNO secoué par l’arrivée, en janvier, du quatrième entrant dont les deux offres sans engagement ont séduit 3,6 millions d’abonnés en six mois.

Pour se distinguer, Joe Mobile promet de « révolutionner » l’univers du mobile en permettant à l’utilisateur de maîtriser sa consommation en temps réel et d’adapter facilement son forfait à ses besoins.

« Notre ambition est de changer radicalement l’expérience du client autour de son forfait mobile en lui donnant vraiment les manettes », a expliqué Mathieu Horn, le directeur général délégué de la société, dans un entretien à Reuters.

Cet ancien cadre de SFR, qui porte le projet depuis un an, dit s’être inspiré des succès qui ont fleuri sur internet, à l’image du site de musique en streaming Spotify ou du site de stockage Dropbox afin d’appliquer leurs recettes aux télécoms.

Concrètement, l’offre est construite classiquement autour de deux forfaits, l’un à dix euros offrant deux heures d’appel et les SMS et MMS illimités, et l’autre à vingt euros avec appels illimités et trois gigaoctets de données, soit un prix comparable à ceux d’offres concurrentes sans engagement.

Grâce à un « cockpit »- une application compatible avec n’importe quel smartphone- chaque abonné pourra consulter en temps réel son niveau de consommation, modifier son forfait, souscrire du temps de communication à l’étranger s’il prévoit un voyage. Il pourra également suspendre son forfait pour une durée allant jusqu’à six mois, une possibilité qui n’existe pas chez les autres opérateurs, assure Mathieu Horn.

Un forfait exclusivement dédié aux tablettes est également à l’étude par l’opérateur, qui ne propose pas en revanche de téléphones portables à la vente pour ses clients.

Joe Mobile, qui a savamment entretenu le suspense sur internet avant son lancement officiel, espère séduire « plusieurs centaines de milliers » d’abonnés d’ici un an, a indiqué Mathieu Horn.

« Nous ne venons pas pour faire de la figuration », a ajouté le dirigeant de la société, qui n’a pas souhaité préciser à quel horizon l’entreprise espérait atteindre l’équilibre.

Le projet a été financé par SFR, qui contrôle la société via sa holding d’investissement CID.

Gwénaëlle Barzic, édité par Dominique Rodriguez

publié par Capital à http://www.capital.fr/bourse/actualites/sfr-renforce-sa-presence-dans-le-low-cost-avec-joe-mobile-769378#xtor=EPR-226

1...34567...34

croquefeuille |
Succès Marketing |
Entre Organisation et Equit... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | 3D-Margot-Marina-Franck
| On s'amuse...
| cuisinebio