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Enquête Coronavirus : en Vendée, l’agroalimentaire profite-t-il vraiment de la crise ?

 

Si les ventes de certains produits alimentaires ont explosé depuis le début du confinement, pas sûr que les entreprises du secteur gagnent toutes en rentabilité. Les géants de l’industrie agroalimentaire Fleury Michon, Europe Snacks, Maître Coq ou La Mie Câline profitent-ils tous de la crise? Enquête en Vendée.

La chaîne de production de l'activité Catering Aérien, de Fleury Michon, à Pouzauges.
La chaîne de production de l’activité Catering Aérien, de Fleury Michon, avant la crise du coronavirus, à Pouzauges, en Vendée. Celle-ci est désormais quasiment à l’arrêt. — Photo : Le Journal des Entreprises

« L’activité de nos sociétés alimentaires a augmenté de 20 à 40 %. » C’est le constat que fait Olivier Joreau, directeur général adjoint de la coopérative agricole vendéenne Cavac, depuis le début du confinement. Le fabricant de jambons et lardons, Bioporc (108 salariés, 22,7 M€ de CA), basé à La Châtaigneraie, en Vendée, connaît une explosion de la demande. Tout comme Biofournil (81 salariés), une autre société de la coopérative agricole Cavac, qui fabrique du pain pour la grande distribution et les magasins spécialisés en bio.

Si l’agroalimentaire est le secteur économique qui souffre le moins de l’épidémie de coronavirus selon l’Insee, tous les industriels ne sont pas égaux face à la crise. Exactement comme les grandes et moyennes surfaces, à l’autre bout de la chaîne. La plupart de ceux qui fournissent des produits de premières nécessités tournent à plein régime mais certains souffrent de l’arrêt de la restauration collective ou d’une partie de leurs activités. D’autres sont boudés par les consommateurs ou connaissent des difficultés logistiques, d’approvisionnements ou de recrutement qui les empêchent d’avancer.

La chaîne de production de jambons de Fleury Michon, à Pouzauges, en Vendée.
La chaîne de production de jambons de Fleury Michon, à Pouzauges, en Vendée. – Photo : Le Journal des Entreprises

Des productions en surrégime

À Pouzauges, dans le bocage vendéen, le mastodonte Fleury Michon (3 900 salariés, 717 M€ de CA) illustre la multiplicité de situations que vit l’agroalimentaire à l’heure du coronavirus. Globalement, le groupe connaît une hausse d’activité.  La première semaine de confinement, le groupe estimait que ses livraisons de charcuteries et plats cuisinés avaient ainsi augmenté de 20 à 30 %. Depuis, le géant de l’agroalimentaire observe toujours une croissance de la demande, sans donner de chiffres. La grande distribution concentre 80 % de l’activité du groupe et représente 610 M€ de chiffre d’affaires en 2019. Mais en parallèle, l’activité catering aérien de l’industriel, qui représente 11 % de l’activité et 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, a chuté avec l’arrêt quasi-total de l’activité aérienne. Deux des usines du groupe sont en conséquence à l’arrêt, au Canada et aux Pays Bas. La livraison de plateaux-repas est également en forte diminution, même si le groupe tente de repositionner l’une de ses offres avec une gamme de lunch box, pour ceux qui continuent de se rendre en entreprises. Le bilan n’est donc pas forcément positif pour le groupe, qui reste discret à ce sujet.

« Nous avons augmenté les volumes des produits les plus demandés par les consommateurs. Nous n’avons pas regardé la rentabilité »

Du côté du volailler Maître Coq, qui élabore également des produits de premières nécessités, la croissance n’est pas détonante non plus. Si l’industriel a fortement augmenté la cadence pour approvisionner les rayons libre-service des supermarchés, sa progression globale n’est que de 2 %. La raison ? Plusieurs de ses activités sont à l’arrêt, celle à destination de la restauration collective d’abord, mais également la préparation de volailles destinées aux rayons rôtisserie de la grande distribution. Maître Coq (2 500 salariés, 527 M€ de CA) basé à Saint-Fulgent en Vendée, travaille à 70 % pour la GMS. Et comme beaucoup d’industriels, il a été contraint de diminuer son nombre de références pour alimenter davantage les rayons.

Une solution pas toujours synonyme de profit. « Nous avons augmenté les volumes des produits les plus demandés par les consommateurs. Nous n’avons pas regardé la rentabilité », assure Christophe Guyony. Les produits de base sont ceux qui fonctionnent le mieux mais bénéficient rarement d’une forte valeur ajoutée. « Les œufs, le fromage, la farine, le lait sont les produits qui partent le plus », énumère Guillaume Allouin, directeur du Carrefour City de la Cité des Congrès, à Nantes. Si la hausse d’activité est parfois considérable, la rentabilité n’est donc pas toujours liée.

À Saint-Fulgent, en Vendée, le volailler Maître Coq travaille à 70 % pour la grande distribution.
À Saint-Fulgent, en Vendée, le volailler Maître Coq travaille à 70 % pour la grande distribution. – Photo : Le Journal des Entreprises

Le snacking à la peine

Les produits de snacking, plus rentables, sont quant à eux, souvent délaissés par les consommateurs. « Sur ces segments, la demande est en baisse », confirme Fleury Michon qui détient notamment le fabricant de préfou et de bouchées apéritives, Paso, dont la production est au ralenti. Le fabricant de produits apéritifs vendéen, Tapasti (7,2 M€ de CA, 50 salariés), basé à Pouzauges, a, quant à lui, vu son activité chuter de 70 %. Spécialisé dans les antipasti italiens et les tapas espagnols, la PME vendéenne travaille pourtant à 75 % pour les grandes et moyennes surfaces. Du côté des boulangeries, la chute d’activité est encore plus alarmante. À Saint-Jean-de-Monts, La Mie Câline, qui fabrique pains, viennoiseries et snacking a confié à Ouest-France, qu’elle avait diminué sa production de 90 % début avril. Selon l’association nationale des industries alimentaires (Ania), jusqu’à 88 % des entreprises agroalimentaires estiment que leur chiffre d’affaires baissait en mars. La moitié d’entre elles envisageait un recul supérieur à 25 % et un quart estimait que cette baisse serait supérieure à 50 %.

« Nous n’arrivons pas à répondre à toutes les commandes de nos clients. »

D’autant que certaines sociétés, qui connaissent une hausse de la demande, ne sont pas en capacité d’y répondre car elles rencontrent des difficultés logistiques, d’approvisionnements ou de recrutement. Europe Snacks (2 200 salariés, 380 M€ de CA), le géant du biscuit apéritif à marque de distributeurs installé à Saint-Denis-le-Chevasse en Vendée, n’est, lui, pas freiné par la baisse de la demande mais par l’absentéisme. L’industriel cherche à recruter entre 50 et 100 salariés en urgence sur ces différents sites, basés en Vendée et dans le Maine-et-Loire. « Environ 30 % de nos effectifs sont absents, précise Dominique Duprat, directeur général d’Europe Snacks France. Nous n’arrivons pas à répondre à toutes les commandes de nos clients. »

Europe Snacks est le leader français des biscuits apéritifs à marques de distributeurs. Il est basé à Saint-Denis-la-Chevasse, en Vendée.
Europe Snacks est le leader français des biscuits apéritifs à marques de distributeurs. Il est basé à Saint-Denis-la-Chevasse, en Vendée. – Photo : Le Journal des Entreprises

« Cela prouve la pertinence d’un modèle économique local »

Selon l’Ania, 25 % des entreprises agroalimentaires ont des difficultés liées à la main-d’œuvre. Le principal problème qu’elles rencontrent est logistique, il concerne 70 % d’entre elles. Quant aux difficultés d’approvisionnements, elles touchent 40 % des entreprises. Les sociétés qui semblent épargnées sont celles qui misent sur le circuit-court. « Nos clients et fournisseurs sont locaux, nous n’avons pas de difficulté logistique ni d’approvisionnement pour le moment. Cela prouve la pertinence d’un modèle économique local », se satisfait, pour sa part, la coopérative agricole vendéenne Cavac. Un constat partagé par Reynald Naulleau, cofondateur de l’entreprise Vite mon marché, qui livre à domicile à Nantes et à La Roche-sur-Yon, et qui a vu son nombre de commandes multipliées par 3,5. « Nous n’avons jamais été aussi proches des consommateurs. Je pense que ce lien devrait perdurer et témoigner de la pertinence des circuits courts », estime-t-il.

Pour les industriels, les conditions à réunir sont donc nombreuses pour bénéficier d’une hausse d’activité. Travailler quasi exclusivement avec les réseaux de distribution classiques ou spécialisés, de préférence en circuit court pour éviter les problèmes logistiques ou d’approvisionnement. Le tout en limitant le taux d’absentéisme et en continuant, bien sûr, à produire des denrées à forte valeur ajoutée. Pas évident de profiter de cette crise…

Par Jéromine Doux, le 08 avril 2020

Coronavirus : comment l’agroalimentaire répond à l’explosion de la demande

Le géant de la charcuterie Fleury Michon, le deuxième producteur de volaille et de viande bovine français Terrena, les sociétés agroalimentaires de la coopérative agricole Cavac ou encore le groupe maraicher Cheminant, tous connaissent une hausse d’activité de 20 à 75 % depuis les premières annonces de confinement visant à éviter la propagation du coronavirus. Et tous doivent s’adapter en urgence pour livrer les grandes surfaces.

  • Coronavirus : comment l'agroalimentaire répond à l'explosion de la demande dans - Pays de Loire

    Photo : Fleury Michon

« Les livraisons de produits en charcuterie et en plats cuisinés auprès des distributeurs ont augmenté de 20 à 30 % », constate le géant de l’agroalimentaire Fleury Michon, depuis l’annonce des premières mesures visant à limiter la propagation du coronavirus. Le groupe Terrena, à Ancenis, deuxième producteur de volaille et de viande bovine en France (CA de 4,9 Mds€) confirme « la forte demande des clients et des consommateurs. » Le jambon, la charcuterie et la volaille, feraient en effet partie des produits les plus plébiscités – avec les œufs, le lait ou les pâtes – par les consommateurs. « Chez nous, ce qui progresse le plus, ce sont les produits frais comme la charcuterie et le pain », précise Olivier Joreau, directeur général adjoint de la Cavac qui a vu l’activité des sociétés agroalimentaires de la coopérative agricole augmenter de 10 à 50 % en seulement quelques jours. « Lorsque le président de la République a annoncé que les écoles allaient fermer, les stocks ont fondu », précise le directeur général adjoint de la Cavac qui produit du pain via la société Biofournil (80 salariés), de la charcuterie au sein de Bioporc (80 salariés), des biscuits avec Les Petits Amoureux (20 salariés), des galettes et crêpes via Catel Roc (20 collaborateurs) et des préparations surgelées grâce à Atlantique Alimentaire (150 collaborateurs).

« La demande de farine explose »

La société de transport Mousset, dont 50 % de l’activité est consacrée au transport d’animaux vivants, confirme cette forte hausse. « Notre pic d’activité concerne la volaille et le poulet en particulier », assure le groupe qui n’a, pour le moment, pas évaluer cette augmentation. « Nous livrons également de la farine à des meuniers, nous travaillons notamment avec U Logistique. Et la demande explose », poursuit le transporteur. Même constat pour le groupe Cheminant, à Carquefou (12,5 M€ de CA, 85 salariés) qui produit des concombres et des tomates sous serres. D’ordinaire, le groupe a un ou deux jours de stocks. Mais depuis le début de la semaine, plus rien. La coopérative Océane qui réunit 70 maraîchers nantais envoie jusqu’à 70 000 colis de concombres, tomates, poireaux ou mâches contre 40 000 habituellement. Des stocks augmentés de 75 % mais entièrement liquidés à la fin de la journée.

Un repas sur six pris hors domicile habituellement

Cette hausse de la demande s’explique par les mesures annoncées par le président de la République et le premier ministre, ayant incité certains consommateurs à faire des réserves de nourriture. Mais la fermeture de la restauration collective et des cafés et restaurants participent également au phénomène. Selon une étude sur la consommation des produits alimentaires en restauration hors domicile, les Français consomment en moyenne un repas sur six hors foyer. En cette période de confinement, les grandes et moyennes surfaces absorbent donc cette part supplémentaire. Mais pour Olivier Joreau, directeur général adjoint de la Cavac, « les Parisiens et autres Français venus rejoindre la côte vendéenne et leurs résidences secondaires continuent d’accentuer le phénomène. » L’Île d’Yeu connaîtrait, en effet, une affluence comparable à celle d’un mois de juillet, tout comme l’Île de Noirmoutier selon France Bleu.

Un faible taux d’absentéisme

Alors pour répondre à cette hausse soudaine de la production, les entreprises doivent s’adapter. Heureusement Fleury Michon comme La Cavac comptent un très faible taux d’absentéisme. Seulement 50 salariés sur les 2 500 du géant de la charcuterie sont absents, principalement pour garde d’enfant. Au sein des sociétés agroalimentaires de la Cavac, qui concentrent 450 salariés, on ne recense que deux absents.

Pour s’adapter à la demande, Fleury Michon a toutefois dû réorganiser son outil de production. Certains des collaborateurs du groupe, dédié au catering aérien, sont réaffectés sur d’autres sites. Et ces usines produisent désormais durant 6 jours au lieu de 5. L’adaptation est plus compliquée pour les maraîchers. « Il faut attendre que la plante pousse. Heureusement, le temps ne s’annonce pas trop mauvais, on va pouvoir augmenter la production dans les prochains jours », espère Antoine Cheminant.

Élargissement des horaires de production

« Ce n’est pas facile à gérer, confirme Olivier Joreau, le directeur général adjoint de la Cavac. Tous les clients des grandes et moyennes surfaces demandent de gros approvisionnements. Ils n’ont d’ailleurs jamais connu un tel niveau d’activité. » Pour faire face à la demande, les sociétés agroalimentaires de la coopérative agricole ont donc renforcé les équipes en amont et élargissent les horaires de production. « Nous privilégions les clients qui ont des besoins urgents et nous repoussons la production des produits à faibles rotations », précise le directeur général adjoint qui estime que la demande devrait ralentir dans les prochains jours.

Un ralentissement qu’espère en tout cas le groupe Cheminant. « Nous avons identifié les risques avec nos fournisseurs. L’un d’eux, qui nous fournit de l’engrais, a fermé. Pour l’instant nous avons assez de stock mais pour combien de temps ? » s’interroge-t-il.

Par Jéromine Doux, le 18 mars 2020

À partir de 2025, le géant de l’agroalimentaire Unilever veut collecter plus de plastique qu’il n’en vend

 

La pression devient grande sur l’abus d’emballages en plastique dans l’agroalimentaire. Véritable risque pour les entreprises, deux mastodontes, Coca et PepsiCo, avaient déjà annoncé vouloir diminuer leur empreinte. Cette fois-ci, l’une des plus grandes entreprises agroalimentaires veut commercialiser moitié moins de plastique neuf d’ici 2025.

À partir de 2025, le géant de l’agroalimentaire Unilever veut collecter plus de plastique qu’il n’en vend dans ACTEURS Unilever
Unilever, l’un des leaders mondiaux de l’agroalimentaire, veut réduire son empreinte plastique.
@Unilever

Unilever, leader mondial de l’agroalimentaire et des cosmétiques, veut réduire ses emballages en plastique neuf d’ici 2025. Il répond ainsi à la pression croissante des consommateurs sur les multinationales en matière d’environnement.  »D’ici 2025, Unilever garantira une réduction de moitié de ses emballages en plastique et collectera et transformera plus d’emballages en plastique qu’il n’en commercialise », a déclaré dans un communiqué le groupe anglo-néerlandais.

Cela concerne plus de 400 marques, dont Knorr, Lipton, Magnum, ou encore Dove. Le groupe, dont l’ »empreinte plastique » est d’environ 700 000 tonnes par an, veut accélérer l’utilisation de plastique recyclé et mettre fin à l’utilisation automatique d’emballages individuels pour certains produits, comme les glaces ou les savons.

« Le plastique a sa place, mais pas dans l’environnement. Nous ne pouvons réduire les déchets plastiques qu’en agissant rapidement et en prenant des mesures radicales« , a affirmé le directeur général du groupe, Alan Jope. « Nous devons introduire de nouveaux matériaux d’emballage innovants et développer de nouveaux modèles commerciaux, tels que les emballages réutilisables« , et ceci avec « une rapidité et une intensité sans précédent« , a-t-il ajouté.

Nestlé, Coca et Pepsi en lice aussi

Unilever n’est pas la première multinationale à se plier à la pression des consommateurs sur le sujet. En août dernier, Coca-Cola et PepsiCo ont annoncé simultanément leur retrait de la Plastics Industry Association, principal lobby du secteur plastique outre-Atlantique. Coca veut collecter et recycler l’équivalent de tous ses contenants d’ici 2030. De son côté, Nestlé vise pour 2025 100 % d’emballages recyclables ou réutilisables.

Par ailleurs, fin août, le patron d’Unilever Alan Jope a déclaré que le groupe pourrait se séparer de certaines de ses marques si elles ne faisaient pas la preuve de leur durabilité. « Est-ce que ces marques peuvent rendre la société ou la planète meilleure de façon durable, sur les prochaines décennies ?« , interroge le dirigeant.  »Certaines marques peuvent améliorer leur process de fabrication, réduire les emballages ou améliorer le bien-être animal. Si elles échouent, elles seront radiées du portefeuille », explique-t-il.

Ludovic Dupin avec AFP 

pour Novethic https://www.novethic.fr/actualite/entreprise-responsable/isr-rse/a-partir-de-2025-le-geant-de-l-agroalimentaire-unilever-veut-collecter-plus-de-plastique-qu-il-n-en-vend-147775.html

Uberisation : la Californie adopte un projet de loi historique

Les législateurs californiens ont approuvé mardi un projet de loi qui oblige des entreprises comme Uber et Lyft à traiter leurs collaborateurs travailleurs comme des salariés. Une décision qui remet en cause l’organisation des entreprises de l’économie dite collaborative aux Etats-Unis et en Europe.

Uberisation : la Californie adopte un projet de loi historique dans ACTEURS mde2-1024x683Le contrat dit « d’adhésion » est défini unilatéralement par l’une des parties, installant le travailleur dans une insécurité financière permanente. (GettyImages/Andresr)

Mardi, les députés californiens ont approuvé un projet de loi HISTORIQUE. Celle-ci oblige des entreprises comme Uber ou Lyft à considérer leurs collaborateurs comme des salariés. Le projet de loi a été adopté par 29 voix contre 11 au Sénat de l’État et s’appliquera aux entreprises de l’économie collaborative. Le gouverneur de la Californie, Gavin Newsom, a appuyé le projet de loi porté par la députée démocrate Lorena Gonzalez. Si elle est votée, la mesure entrerait en vigueur le 1er janvier 2020 et pourrait complètement remodeler l’économie du travail et, de fait, remettre en cause le modèle économique de ces entreprises et leur survie.

Une loi qui pourrait changer le futur de l’économie californienne

La loi pourrait influencer d’autres Etats. En effet, un travail de lobbying a déjà commencé dans l’État de New-York et un projet de loi similaire avance dans l’Etat de Washington et en Oregon. Un million d’indépendants sont concernés en Californie. Pour Lorena Gonzalez, cette loi pourrait changer le futur de l’économie californienne. Si Uber n’a pas immédiatement répondu, Adrian Durbin de Lyft s’est dit déçu : « Aujourd’hui, les dirigeants politiques de notre État ont raté une occasion importante de soutenir la très grande majorité des conducteurs qui souhaitent une solution réfléchie et qui équilibre la flexibilité avec une norme de rémunération et des avantages sociaux », a-t-il exprimé dans le New York Times.

Un vent de révolte souffle en France et en Grande-Bretagne

Depuis plusieurs mois, dans le monde, de plus en plus de juges requalifient les relations de travail entre les plateformes et leurs travailleurs en contrats de travail, avec pour conséquence l’application du droit du travail et donc de ses protections (salaire minimum, congés, protection sociale…). Ainsi, en Grande-Bretagne, Uber a fait appel d’une décision d’un tribunal selon laquelle les conducteurs devaient être considérés comme des salariés. La Cour suprême du pays devrait entendre des arguments dans cette affaire l’année prochaine. En France aussi, les choses bougent. En effet, en janvier, la cour d’appel de Paris a considéré qu’un chauffeur Uber était un salarié et que la relation entre la plateforme et son chauffeur n’était pas du type client-fournisseur. La chambre sociale de la cour de cassation avait déjà condamné l’entreprise Take eat easy

La fin de l’uberisation ?

Depuis, les entreprises paniquent ! Il faut dire que toutes ou presque fonctionnent sur un business model construit pour éviter le salariat. Le contrat dit « d’adhésion » est défini unilatéralement par l’une des parties, installant le travailleur dans une insécurité financière permanente. Or on ne saurait admettre que lorsque les conditions du salariat sont remplies, les travailleurs des plateformes en soient exclus. Le travailleur qui n’a pas le droit de créer sa clientèle (interdiction de garder les coordonnées du client), qui n’a aucun pouvoir de décision sur le prix de la course, qui travaille sous le contrôle (géolocalisation notamment) de la plateforme, qui peut être sanctionné par une déconnexion forcée, est toujours un salarié.

par Adélaïde Haslé Publié le 11 septembre 2019 à 10h04

 

Menace sur le beurre C’est qui le patron

CQLP Beurre

C’est à la fois la force et la limite de la démarche C’est qui le patron… D’abord, en affichant le prix sur les packs de ses produits, C’est qui le patron “norme” les PVC en rayons, freinant les évolutions que les coûts matière pourraient justifier. Ensuite, en instaurant le principe d’une forme de démocratie consumériste, impossible de modifier l’un des paramètres du cahier des charges (par exemple le prix) sans l’accord des sociétaires/consommateurs. Force et limite… Car le beurre C’est qui le patron est aujourd’hui menacé, à la fois par les calculs initiaux (et trop serrés) du fournisseur et par l’évolution des marchés mondiaux des sous-produits du lait. Explications en chiffres…

Depuis l’origine, le beurre C’est qui le patron est extrêmement est compétitif, trop peut-être : 2,20 € pour 250 g, qui plus est avec la garantie bio. Mais ce prix n’est plus tenable pour le fournisseur, Sodiaal. Le prix avait été calculé sur la base d’un paiement à l’éleveur de 450 €/1 000 l. Or Sodiaal paye actuellement 466 €. Première perte en ligne donc pour la coopérative. Ensuite, Sodiaal, en acceptant le marché, estimait pouvoir revendre la poudre de lait bio restante à 3 300 € la tonne. Or la valorisation actuelle n’atteint même pas 2 000 €. Conséquence : pour assurer la pérennité de la démarche, le prix en rayon devrait passer de 2,20 € à 2,94 €. Soit la bagatelle de + 30 %. D’où l’intérêt de la consultation en cours qui indiquera déjà jusqu’où les sociétaires sont prêts à aller. S’ils répondent “non” au nouveau prix suggéré, le produit disparaîtra automatiquement des rayons. S’ils l’acceptent, l’évolution des volumes vendus en dira aussi long sur la réelle volonté des consommateurs d’être des consomm’acteurs. Voilà pourquoi, et à bien des égards, le dossier “beurre CQLP” est bigrement intéressant.
Le 09 juillet 2019

source: https://www.olivierdauvers.fr/2019/07/09/menace-sur-le-beurre-cest-qui-le-patron/

Kraft Heinz plombé par les nouvelles habitudes alimentaires

Le géant américain de l’agroalimentaire connu pour son ketchup et ses biscuits d’apéritif a dévoilé une dépréciation massive qui a fait basculer ses comptes dans le rouge au quatrième trimestre.

Kraft Heinz

Kraft Heinz est connu pour son ketchup et ses biscuits d’apéritif

SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

 Le géant américain de l’agroalimentaire Kraft Heinz, connu pour son ketchup et ses biscuits d’apéritif, a dévoilé une dépréciation massive qui a fait basculer ses comptes dans le rouge au quatrième trimestre, ainsi qu’une enquête de l’autorité américaine des marchés sur sa comptabilité. Ces nouvelles ont fait plonger son titre à Wall Street, de 27,46% à 34,85 dollars, soit son niveau le plus bas depuis la fusion entre Kraft Foods et Heinz mi-2015. C’est la pire séance boursière du groupe en près de quatre ans.

Le groupe américain d’encas et produits transformés, l’un des plus célèbres aux Etats-Unis, a fait savoir jeudi soir 21 février dans ses résultats trimestriels qu’il avait passé une charge de dépréciation de 15,4 milliards de dollars sur deux de ses marques phares, Kraft et les produits carnés Oscar Mayer. Cette dépréciation reflète un changement du goût des consommateurs, qui se soucient de plus en plus des questions de santé et se tournent plus souvent vers les produits frais au détriment des aliments transformés.

Kraft a bâti sa notoriété sur des produits comme les macaronis au fromage prêts à manger ou des sauces d’apéritif au cheddar, tandis qu’Oscar Mayer est connu pour sa charcuterie ou ses hot-dogs. Né du rapprochement des groupes Heinz et Kraft Foods, le groupe compte parmi ses actionnaires de contrôle les milliardaires américain Warren Buffett et helvético-brésilien Jorge Paulo Lemann (à la tête du fonds d’investissement 3G).

Tentant de coller à une autre préoccupation montante des consommateurs, l’environnement, Kraft Heinz avait annoncé l’an dernier qu’il souhaitait que tous ses emballages soient recyclables et réutilisables d’ici 2025.

Perte nette de 12,6 milliards de dollars

La dépréciation massive s’est soldée par une perte nette de 12,6 milliards de dollars. Par action et ajusté, le groupe affiche un bénéfice trimestriel de 84 cents, inférieur aux prévisions des analystes. Le chiffre d’affaires a quant à lui enregistré une faible progression de 0,7% à 6,9 milliards de dollars sur les trois derniers mois de 2018.

« Notre rentabilité est ressortie inférieure à nos prévisions en raison de l’inflation inattendue de certains coûts, combinée à des économies plus faibles qu’anticipé », a commenté le directeur général du groupe Bernardo Hees, cité dans le communiqué de résultats.

Le groupe a par ailleurs indiqué avoir reçu en octobre 2018 des demandes d’informations de l’autorité américaine des marchés, la SEC, qui a ouvert une enquête sur ses approvisionnements, « plus précisément ses pratiques comptables, ses procédures et contrôles internes liés à ses approvisionnements ».

Kraft Heinz précise avoir de son côté démarré une enquête interne sur ces activités, à l’aide de conseillers extérieurs. Au quatrième trimestre, à la suite de ces investigations, le groupe a enregistré « une hausse de coûts des produits de 25 millions de dollars » et estimé qu’ils n’étaient pas significatifs.

Il précise mettre en place « des améliorations de ses contrôles internes » pour remédier à ces problèmes. « Le groupe continue à coopérer pleinement avec la SEC » et ne s’attend pas à ce que les suites de ces enquêtes « aient un impact significatif sur la période actuelle ou tous comptes financiers déjà publiés ».

(Avec AFP)

Par Challenges.fr le 23.02.2019 à 10h02

 

Le classement des marques préférées des Français

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Decathlon est l’entreprise française préférée des Français. LP/Jean Nicholas Guillo

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Dans le Top 50 des marques plébiscitées par les Français, Decathlon, Tefal et Danone ont la cote. L’Oréal, la Fnac, Renault ou Orange tirent, eux aussi, leur épingle du jeu.

Sur le podium, trois stars de la planète tech. Dans le top 50 des marques préférées des Français, établi* par l’agence Young & Rubicam (Y&R) et que nous publions en exclusivité, Samsung, Google et Amazon trustent, sans grande surprise, les trois premières marches. C’est au pied du podium que la bataille est plus serrée.

Certes, on trouve quatre autres géants américains dans les dix premiers, Disney, Microsoft, Paypal et Youtube (racheté par Google), mais Apple dégringole de la troisième à la quinzième place. « Quand vous sortez un modèle, l’iPhone X, à 1200 euros, vous êtes trop cher pour beaucoup de gens», souligne Cécile Lejeune, présidente France de Y&R.

Parmi les poids lourds américains, Nike ou Facebook se traînent dans le milieu de tableau pendant que Netflix est désormais la valeur montante. Quant à Coca Cola, le mastodonte du soda boit le bouillon et glisse à la 26e place alors qu’il campait dans le Top 10 il y a 10 ans. En cause, « ils ont raté le virage du sans sucre », analyse la patronne Y&R.

17 marques françaises dans le Top 50

Deux Français, Decathlon et Tefal, propriété du groupe Seb, se glissent, eux, dans ce peloton de tête. « Decathlon est l’exemple d’une stratégie de marque gagnante centrée sur l’innovation avec le succès de son emblématique tente Quechua », indique Cécile Lejeune. Au total, 17 marques françaises – contre seulement 15 américaines – figurent dans le Top 50.

 

Six d’entre elles y font même leur apparition pour la première fois cette année. Renault (33e) gagne 77 places, Orange (36e) grimpe de 36 places, tandis que TF1 (35e, + 25 places), BIC (34e, +22 places), Danette (46e, +18 places) et EDF (50e, +21 places) affichent de belles progressions. « Elles gagnent en estime, en confiance ou font preuve d’innovation », analyse Cécile Lejeune.

D’autres entreprises résistent bien comme la Fnac, Leclerc ou Arte, « l’une des marques les plus aimées des Français », affirme Cécile Lejeune. Dans un tout autre secteur, Le bon coin, tombé dans l’escarcelle du groupe norvégien Schibsted, confirme son statut de valeur montante. « Le site de ventes en ligne est considéré comme moins arrogant qu’Amazon. »

Aucune banque dans le classement

À l’inverse, sept fleurons hexagonaux sortent du Top 50 des marques préférées des Français, comme La Poste et sa filiale Chronopost, Evian, Bonne Maman, Free et Yves Rocher. « Une enseigne comme Carrefour perd 13 places, note Cécile Lejeune, alors que Lidl gagne 85 places et talonne Leclerc. »

Enfin, il y a les grands absents de ce classement, comme par exemple PSA ou la SNCF. Surtout, « la seule valeur financière de notre Top 50 est Paypal alors, signale la présidente France de P&R, qu’aucune banque, notamment française, n’est présente. » Alors, les banques mal aimées des Français ? C’est l’un des enseignements de ce classement.

 

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Enquête réalisée par Kantar entre avril et juin 2018 auprès de 13390 consommateurs français de 18 et plus interrogés sur 1200 marques dans 80 catégories

>Économie|Marc Lomazzi|05 septembre 2018, 6h17|MAJ : 05 septembre 2018, 14h15|6

 

Les adhérents de Triskalia et D’aucy votent en faveur d’un rapprochement

Les membres des coopératives Triskalia et D’aucy se sont dits favorables, lors d’un vote, au rapprochement entre les deux structures, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2019 après avis de l’autorité de la concurrence. Le nouveau géant de l’agroalimentaire breton table sur un chiffre d’affaires de cinq milliards d’euros.

Le vote a été approuvé « à la quasi-unanimité des adhérents », ont annoncé lundi les groupes Triskalia et D’aucy dans un communiqué, lors d’une assemblée générale qui a eu lieu respectivement les 22 juin et 6 juillet. L’union des deux entités sera suivie, « à horizon de deux ans, par la fusion de D’aucy et de Triskalia dans une coopérative unique », selon ce communiqué. Ce nouveau géant, fort d’un réseau de distribution de plus de 200 magasins, va venir concurrencer les leaders Terrena (15 000 salariés, 29 000 adhérents, 5 milliards de chiffre d’affaires) et Agrial (20 000 salariés, 14 000 adhérents, 5,2 milliards de chiffre d’affaires).

Le groupe D’aucy, groupe alimentaire coopératif, rassemble 9 000 agriculteurs adhérents sur les quatre départements bretons et emploie 4 300 salariés (1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires). Il compte 28 sites industriels en France, en Hongrie et en Espagne et réalise 30 % de son chiffre d’affaires à l’international. Le groupe coopératif agricole Triskalia fédère 16 000 agriculteurs et emploie 4 800 salariés (1,9 milliard d’euros de chiffre d’affaires). La coopérative compte 35 sites industriels, dont deux en Espagne.

Consommation responsable : Après le lait, le beurre arrive en rayon pour Les éleveurs vous disent Merci !

En février dernier, Intermarché et Agromousquetaires lançaient le lait « Les éleveurs vous disent Merci ! », en co-construction avec 136 éleveurs de la Laiterie Saint Père (44). 5 mois plus tard, le seu…

Celine Agromedia | 13 juillet 2018 0

Consommation responsable : Après le lait, le beurre arrive en rayon pour Les éleveurs vous disent Merci ! dans - Pays de Loire beurre69% des consommateurs se disent prêts à payer plus cher leur produits alimentaires si c’est pour mieux rémunérer les agriculteurs.
En février dernier, Intermarché et Agromousquetaires lançaient le lait « Les éleveurs vous disent Merci ! », en co-construction avec 136 éleveurs de la Laiterie Saint Père (44). 5 mois plus tard, le seuil des 7 millions de litres vendus a été franchi. En juillet, la gamme « les éleveurs vous disent Merci ! » s’élargit, puisqu’Intermarché annonce le lancement du beurre.

30% d’éleveurs en plus

Pour Thierry Cotillard, Président d’Intermarché, «ces chiffres dépassent largement nos prévisions les plus optimistes qui étaient d’atteindre 5 millions de litres sur une année. Cela confirme l’engagement des Français en faveur d’une consommation plus responsable : ils sont 69% à se déclarer prêts à payer plus cher leur produits alimentaires si c’est pour mieux rémunérer les agriculteurs»
C’est dans ce contexte plus que favorable qu’Intermarché lance en ce début juillet 2018 son beurre doux estampillé « Les éleveurs vous disent Merci ! », le deuxième produit de la gamme.
Président de l’organisation de producteurs, Valéry Cheneau, éleveur à Saint-Père-en-Retz, se réjouit de cet engouement : «De plus en plus de producteurs, convaincus par notre démarche, nous rejoignent dans notre organisation qui compte désormais 171 éleveurs, soit 30% de plus en quelques mois ! »

La performance de l’outil de production

Yves Audo, Président d’Agromousquetaires, le pôle agroalimentaire du Groupement Les Mousquetaires, rappelle : «La performance de notre outil de production et l’absence d’intermédiaires entre producteurs, laiterie et points de vente Intermarché nous ont permis de réussir ce challenge»
Disponible dans tous les points de vente Intermarché, le lait « Les éleveurs vous disent Merci ! » se démarque par sa transparence sur la répartition du prix – clairement présentée sur le packaging. Avec une rémunération de 440 euros les 1 000 litres définie en partenariat avec les éleveurs, cette brique de lait est, dans sa catégorie, celle qui rémunère le mieux les producteurs.

Amazon Go : un deuxième magasin ouvrira ses portes cet automne

Six magasins devraient ouvrir d’ici la fin de l’année 2018

Amazon Go Seattle© GeekWire

Dès cet automne, un second point de vente Amazon Go ouvrira ses portes dans la ville de Seattle, même lieu que le premier magasin de la firme.

Au mois de janvier 2018, la firme de Jeff Bezos annonçait l’ouverture officielle d’Amazon Go, premier magasin portant directement le nom de l’entreprise. Après une mise au point longue et difficile du système, Amazon avait révélé une première boutique dont l’objectif était de mettre fin aux attentes en caisse. Remplaçant le personnel par des technologies basées sur l’intelligence artificielle, nul doute que le concept était ambitieux. Par la suite, la société avait indiqué qu’elle souhaitait ouvrir une demi-douzaine d’autres magasins d’ici la fin de l’année en cours, ciblant également les villes de Chicago et San Francisco.

Néanmoins, GeekWire indiquait dans un article daté du 3 juillet que la compagnie de ecommerce se tournait avant tout vers Seattle, la ville dans laquelle elle a ouvert sa première enseigne. Ainsi, le second magasin sera situé dans la nouvelle tour de bureaux du Madison Centre, à l’angle de la Cinquième Avenue et de la rue Marion. Par la suite, Amazon a confirmé cette prochaine ouverture, donnant un point de détail de plus : « Nous sommes excités d’amener Amazon Go au 920 5th Avenue à Seattle. Le magasin ouvrira à l’automne 2018 ».

Amazon Go Seattle

Sur les lieux, le média américain a indiqué avoir aperçu le slogan d’Amazon : « Pas de files. Pas de caisses. (Non, sérieusement) » ainsi que des rangées de bouteilles des marques Smartwater et Peligrino. Selon les dépôts de permis, le futur magasin fera la taille de 3 000 pieds, soit environ 278 mètres carrés, contre 1 800 pieds (environ 168 mètres carrés).

Quant au premier magasin, les clients semblent globalement contents de ce concept puisque l’enseigne revendique 4,5 étoiles sur l’application mobile Yelp.

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