Archives pour la catégorie ENTREPRISES

Cdiscount s’invite dans la vente d’énergie

Filiale de Casino, Cdiscount lance une offre de fourniture d’électricité pour concurrencer le tarif réglementé d’EDF.

Le site de vente en ligne Cdiscount investit le secteur de l’énergie. Ce jeudi, la marque grand public a lancé une offre de vente en ligne d’électricité « 15% moins chère que le tarif réglementé de vente » proposé par EDF. Le rabais annoncé sera toutefois moins important sur la facture des ménages: comme les offres des autres fournisseurs alternatifs, la réduction affichée par Cdiscount est hors taxe et hors abonnement. Ainsi, selon le comparateur d’offres énergie-info, l’offre online de Direct Energie, qui affiche 10% de réduction par rapport au TRV d’EDF, ressort à -6% toutes taxes comprises selon le dernier baromètre trimestriel publié par le régulateur du secteur. Et l’offre Happ’e d’Engie, qui offre une remise de -8%, revient à -5% toutes taxes comprises.

Barrières à l’entrée basses

Quelques jours après le lancement par Total de sa marque Total Spring , Cdiscount espère à son tour prendre sa part des 84% de sites résidentiels (soit 27 millions) qui sont encore clients d’EDF, quand Engie et les autres fournisseurs alternatifs (Direct Energie, Eni, Enercoop…) se partagent les 16% restants. « Le gâteau est très gros. Il y a encore de la place pour des nouveaux entrants avec différents positionnements: offre low cost ou verte, sur internet… », estime un expert du secteur.

Cdiscount, qui revendique 8,5 millions de clients actifs pour son site de vente en ligne, s’est déjà lancé sur le marché de la téléphonie mobile il y a un an avec une offre qui voulait directement concurrencer Free. « Aujourd’hui, les barrières à l’entrée sont très basses pour entrer sur le marché de la fourniture d’énergie. Ce qui va jouer, c’est le coût d’acquisition des clients donc la notoriété de la marque est importante », poursuit cet expert.

De l’amont à l’aval

Pour se lancer, Casino s’appuie sur une autre de ses filiales, GreenYellow, qui porte l’offre de Cdiscount dans l’énergie. Greenyellow avait même déjà lancé sa propre offre d’électricité à destination des particuliers, avec une promesse de réduction de 10% (hors taxes et hors abonnement) sur le TRV d’EDF. Créée il y a presque dix ans,GreenYellow est entrée dans le secteur de l’énergie par la production solaire et les services . A l’instar d’un Direct Energie qui a investi dans la production après la fourniture d’énergie, Casino devient ainsi un acteur présent de l’amont à l’aval.

Véronique Le Billon

Un fabricant américain pour les yaourts de Système U

Un fabricant américain pour les yaourts de Système U dans ACTEURS yaourt-U-k7LG-U10713568607JYE-860x420@lafranceagricole.fr

Système U annonce un partenariat avec le groupe laitier américain Schreiber pour la fourniture exclusive de yaourts à la marque U à compter de 2019… avec du lait français.

Où l’Américain Schreiber fabriquera-t-il les yaourts à la marque U à compter de 2019 ? Le communiqué de presse diffusé par Système U ce 21 mars 2017 ne le dit pas. Le seul détail que l’enseigne livre est qu’il « est prévu que Schreiber investisse prochainement dans un outil de production en France. [Car] Schreiber s’est engagé, dans le cadre de ce projet, à se fournir uniquement en lait issu de la production française. »

47 000 t par an

Selon Le Figaro, Schreiber serait en train de racheter une usine du groupe Bel (1) située dans l’est de la France. Des investissements seraient prévus pour agrandir ce site, avec à la clé, une centaine d’embauches. « Les prévisions de volume seraient de l’ordre de 47 000 tonnes de produits par an », annonce Système U. Le groupe Bel nous a fait savoir qu’aucun accord de vente d’un site n’a été finalisé à ce jour. Et donc que toute communication est prématurée.

L’enseigne ne cache pas qu’elle a l’ambition de faire de sa marque U la marque le leader des rayons ultra-frais de ses magasins. « Cette démarche s’inscrit dans la volonté de Système U de mieux maîtriser et sécuriser son approvisionnement […], détaille le communiqué. Le partenariat s’inscrirait dans la durée. »

publié à http://www.lafranceagricole.fr/actualites/elevage/lait-un-fabricant-americain-pour-les-yaourts-de-systeme-u-1,1,1571944660.html

 

CAPTEURS De précieuses aides connectées pour l’agriculteur

Dans tous les gestes de l’agriculture, les capteurs permettent d’acquérir des informations et de faire des objets connectés de véritables outils d’aide à la décision pour améliorer ses pratiques, au service de l’environnement et de l’économie.

L’agriculture numérique. Extrait d’une fresque présente sur l’espace L’agriculture numérique. Extrait d’une fresque présente sur l’espace « agriculture numérique de demain » sur le stand de Terre-net Média au Sima 2017. (©Terre-net Média)En agriculture aussi, les objets connectés sont en pleine émergence. Ces outils bourrés d’électronique et capables de communiquer seront certainement plus de 50 millions en France, après 2020.

S’inspirant des avancées dans le domaine industriel, les instituts techniques et autres start-up se sont intéressés aux applications agricoles. De jour en jour, la gamme des objets connectés s’élargit donc, quitte le confidentiel pour s’installer dans le quotidien. Leur démocratisation permet aussi d’en faire baisser les prix. « Demain, nous aurons de plus en plus d’objets qui enregistreront des données et après-demain, au fur et à mesure des renouvellements, tout le matériel sera connecté », prévoit Alexandre Diaz, responsable innovation et transition numérique chez Isagri.

Un capteur enregistre des données et les transmet sous forme numérique à un ordinateur ou un smartphone.

Ce qui « connecte » un objet est la présence d’un capteur, capable d’enregistrer des données et de les transmettre sous forme numérique à un ordinateur ou un smartphone. Un capteur se compose d’une sonde qui transforme une grandeur physique (température, hydrométrie mais aussi mouvement) en impulsion électrique, d’une source d’énergie (batterie ou panneaux solaires pour travailler sans réseau électrique) et d’un module de communication sans fil. Plusieurs capteurs, parfois jusqu’à une cinquantaine sur une station météo élaborée, peuvent être combinés dans un seul appareil.

Pour transférer leurs données, les capteurs utilisent d’autres moyens de communication que nos portables « pour ne pas être dépendants de la couverture du territoire. L’utilisation des capteurs est rendu possible par le développement des communications sans fil, explique François Pinet, chercheur à l’Irstea. Si les capteurs sont assez près de l’exploitation, les transferts d’informations peuvent, par exemple, se faire  par de la communication à base de technologies ZigBee, qui créent un mini-réseau privé ». Quand la distance augmente, de nouvelles technologies ont vu le jour, comme Sigfox, un opérateur télécom spécialisé sur les applications à très bas débit, ou LoRa, une technologie basée sur les ondes radio longue portée.

« Cela permet de transmettre des données assez légères, sur une longue portée sans avoir besoin de trop d’énergie, complète Gil de Sousa, chercheur au centre Irstea de Clermont-Ferrand. Avec ces solutions, on peut travailler partout avec des objets connectés. Elles sont adaptées aux besoins agricoles car elles n’ont pas besoin de beaucoup d’énergie ».

Ces réseaux sont payants et sécurisés, ce qui permet d’être rassurés sur le transfert des données. Mais ce coût devra être intégré, comme celui de la maintenance, dans le raisonnement économique de son investissement. Mais l’échange de données « lourdes », comme par exemple les vidéos d’une caméra de surveillance, demande l’accès à internet, avec les inégalités digitales toujours fortes en zones rurales.

Gadget ou outil ?

Pour que les objets connectés dépassent la sphère des « early adopters », les friands de nouvelles technologies, il faut qu’ils apportent un réel service et que le retour sur investissement soit réel. Que permettent les capteurs ? Les plus simples sont les capteurs d’alerte : quand quelque chose ne fonctionne pas, ils vous envoient un message sur votre smartphone. On pense aux clôtures électriques qui préviennent en cas de dysfonctionnement ou des sondes thermiques qui avertissent d’un échauffement dans un stock de paille. Comme ils communiquent à distance, les capteurs permettent de s’affranchir de la distance, pour suivre les conditions hydriques de ses parcelles éloignées.

« Les détecteurs de vêlage sont certainement les capteurs les plus répandus en productions animales, avance Alexandre Diaz. Ils ont séduit les éleveurs car ils apportent un véritable retour sur investissement en termes de confort de travail dans des troupeaux de plus en plus grands où tous les animaux ne sont pas sur le même site, avec des gains chiffrables sur les performances de reproduction ».

Les capteurs allègent aussi le côté répétitif de certaines tâches et remplacent les enregistrements papier par des enregistrements informatiques transmis directement. Ils permettent d’anticiper (capteur de remplissage d’un silo) et d’organiser ses chantiers (stations météo et suivi des risques de maladies et de ravageurs).

Les capteurs sont de véritables outils d’aide au pilotage stratégique

Mais surtout, les capteurs répondent aux besoins d’une agriculture de précision, en permettant de suivre régulièrement et en détail ses cultures. Plus les outils connectés interagiront entre eux et plus on ira sur du cas par cas. Pourquoi ne pas imaginer que les capteurs de suivi d’humidité communiqueront avec un pivot qui pilotera au plus juste les apports d’eau selon les besoins réels des différentes zones de la parcelle ?

Les capteurs sont de véritables outils d’aide au pilotage stratégique. « Bien valorisées, les données d’une station météo sont une aide précieuse pour organiser ses chantiers, traiter dans de bonnes conditions, estime Alexandre Diaz. Le retour sur investissement est direct, un traitement fait au bon moment, ce sont des doses réduites et un rendement préservé ». Pour y arriver, il faut que ce que transmettent les capteurs soit analysé pour être transcrit en préconisations et en outils d’aide à la décision. Une donnée n’a de l’intérêt que si elle est valorisée. C’est l’agglomération de toutes les données collectées par différents agriculteurs qui alimentent de nouveaux modèles, pour anticiper les risques, affiner ses pratiques selon les conditions météo.

« Les agriculteurs ont tout intérêt à partager leurs données, conseille François Pinet. Après se pose la question de leurs propriétés, de leur valorisation ». Fait son chemin l’idée des plateformes collaboratives, où chacun partage ses chiffres et tire un bénéfice sous forme de conseils de la valorisation de l’ensemble des données. En même temps que la prise en main de ces nouveaux outils, les agriculteurs doivent réfléchir à l’enjeu de la collecte des données, de sa sécurité, de la propriété de ces données, de la valorisation de leur interprétation.

ven. 17 mars 2017 à 06:01 •  Cécile Julien • TERRE-NET MÉDIA

publié à: http://www.terre-net.fr/innovation-et-technologie/article/de-precieuses-aides-connectees-2894-126564.html#xtor=EREC-106-1[Le_mel_Agricole]-20160414&idemv=87356866

 

Les géants du lait sont accusés d’appauvrir les fromages AOP

Véronique Richez-Lerouge, auteure de Main basse sur les fromages AOP.

 LIVRES ET IDÉES – Véronique Richez-Lerouge, journaliste et défenseure de la diversité des fromages français, dénonce l’hégémonie grandissante des multinationales du lait sur les fromages AOP.

Coup de tonnerre dans le monde du camembert au lait cru normand. Lactalis, le géant lavallois du lait, met la main sur Graindorge, l’un des derniers producteurs de camembert au lait cru AOP (appellation d’origine protégée). Il fait ainsi tomber dans son escarcelle le numéro deux du camembert de Normandie, mais aussi le leader du livarot et du pont-l’évêque, deux autres AOP normandes très reconnues.

C’est de ce rachat apparemment anodin que part Véronique Richez-Lerouge, journaliste et défenseure de la diversité des fromages français, pour dénoncer l’hégémonie grandissante des multinationales du lait sur les fromages AOP. Ce label français dont les contours s’affirment en 1935 avec la première AOP roquefort aurait largement perdu de son efficacité. De fait, il n’empêche plus l’hyper-industrialisation de savoir-faire

Les géants du lait sont accusés d'appauvrir les fromages AOP dans ACTEURS XVM24ab3278-0191-11e7-aad0-d9371b2c396c-300x400

 

centenaires. Un an après La vache qui pleurequi dénonçait la déperdition qualitative du lait industriel, et alors que s’est clos dimanche le Salon de l’agriculture, Véronique Richez-Lerouge dévoile avec Main basse sur les fromages AOPune enquête très fouillée au cœur des territoires des 50 AOP laitières françaises.

Volume ne rime pas avec maintien de la qualité

Après un détour sur la genèse du label AOP et son rôle de protection des savoir-faire fromagers tricolores, l’amoureuse du fromage dresse un état des lieux des forces en présence. Elle démontre l’impact négatif sur la qualité des fromages AOP de la concentration du secteur aux mains des multinationales. «Il n’est pas question d’attaquer les industriels, ce que sont aussi les PME qui font des AOP de très bonne qualité, explique l’auteure. Mais l’histoire montre qu’il est impossible de concilier une logique de volumes – celle des multinationales – et le maintien de la qualité.» Aucun grand groupe laitier, privé ou coopératif, n’est épargné: de Lactalis à Sodiaal en passant par Savencia ou Eurial (branche lait d’Agrial). «Tous vont dans les AOP, car même si c’est une petite partie de leur activité, c’est une vitrine très flatteuse auprès du consommateur, avec des images d’Épinal.»

Problème: en recourant systématiquement à la pasteurisation (autorisée dans la majorité des cahiers des charges AOP), les multinationales tirent vers le bas la qualité de ces fromages. Au travers de l’enquête, la journaliste revient aussi sur les raisons du dévoiement progressif du système AOP, «un système génial à l’origine qui a permis à des filières entières de se développer, mais qui n’assure plus son rôle de protection».

Aujourd’hui, deux tiers des fromages AOP (camembert, roquefort, cantal…) sont ainsi sous la coupe de géants laitiers. Infiltrés à l’Inao (Institut national de l’origine et de la qualité), un organisme censé défendre les AOP, ces groupes pèsent de tout leur poids pour ne pas durcir les cahiers des charges – parfois très légers – des AOP fromagères. De quoi conduire à des affrontements avec des producteurs fermiers qui veulent éliminer la pasteurisation de la production AOP. Un combat perdu d’avance pour Véronique Richez-Lerouge, tant l’Inao se déclare incompétent sur les sujets économiques.

Ce laissez-faire est dénoncé par l’auteure, tout comme le silence de l’Autorité de la concurrence, qui laisse notamment Savencia contrôler 80 % de l’époisses ou Lactalis 90 % du marché du livarot. Du coup, l’auteure préconise une réaffirmation du rôle de ces deux entités, en limitant à 20 % la présence des multinationales dans les AOP.

  • Par Olivia Detroyat
  • Publié le 09/03/2017 à 00:39
  • par http://www.lefigaro.fr/conso/2017/03/09/20010-20170309ARTFIG00001-les-geants-du-lait-sont-accuses-d-appauvrir-les-fromages-aop.php

Le groupe d’agroalimentaire Le Duff investit 4,5 millions d’euros dans sa transformation digitale

Le géant breton de l’agroalimentaire fait sa transition digitale. Le groupe Le Duff amène 4,5 millions d’euros pour sa transition numérique. Pizza Del Arte et Brioche Dorée se dotent déjà de bornes de commandes, d’applications dédiées etc. Mais le groupe créé en 1967 propose également Gourming, une place de marché en ligne qui permet aux producteurs français d’exporter facilement leurs produits.

Le groupe d'agroalimentaire Le Duff investit 4,5 millions d’euros dans sa transformation digitale
Le groupe d’agroalimentaire Le Duff investit 4,5 millions d’euros dans sa transformation digitale© Le Duff

Dans 528 établissements Pizza Del Arte, Brioche Dorée ou Fournil de Pierre, pas de chatbot, de réalité augmentée ou d’Oculus Rift mais une envie de rester dans son cœur de métier : la restauration. Le groupe Le Duff, propriétaire de ces enseignes (création en 1976, 2 milliards de chiffre d’affaires, 35 420 employés) lance sa transformation numérique sans tomber dans l’excès. Pour concocter cette transition, 4,5 millions d’euros sont mis sur la table et un menu en trois étapes a été préparé par le pôle digital et innovation du groupe.

 

En entrée, 1 200 caisses connectées TCPos avec un système unique, tous supports et ouvert, valables dans toutes les enseignes du groupe breton. Pour le plat de résistance, une interface Hybris avec référentiels clients, points de vente et produits qui permettront, dès cette année, la commande et la réservation en ligne ou sur bornes.

 

Enfin le dessert est assuré par Splio qui fournit la gestion des relations clients. Petite particularité : chaque établissement du groupe gère indépendamment sa communication locale. « Nos clients sont avant tout ceux d’un restaurant, indique Anne-Laurence Velly, directrice du pôle digital et innovation pour le groupe Le Duff. Nous avons profité d’être le premier client à l’échelle nationale de Splio pour intégrer nos problématiques de fidélisation locale et nationale dans la création de leur outil. » De son côté, c’est Webhelp qui s’occupera de son côté du service client. Fromage et dessert.

 

GOURMING, UNE PLATE-FORME D’EXPORT

En parallèle de ce menu digital, le groupe a également lancé le 18 janvier dernier le site Gourming, un site pour faciliter l’exportation des produits agricoles français. Un cheveu dans la soupe ? Pas vraiment, comme nous l’explique Anne-Laurence Velly. « En fait, nous utilisons depuis des années un outil similaire en interne. Cette première place de marché, Logistimax, permet de mettre en relation des producteurs locaux avec nos transformateurs et nos restaurants. Depuis deux ans, nous réfléchissons à une manière d’ouvrir ce service à tous. »

 

Dans les faits, cette nouvelle plate-forme, permet à des producteurs d’exporter à l’étranger sans devoir s’occuper de la logistique. « Un prix d’entrée de 100 € est demandé aux utilisateurs. C’est un bon moyen pour ne garder que les gens motivés. Nous facturons également 25 % de la transaction mais on s’occupe de tout, étiquetage, le transport, l’expédition… » Deux cent cinquante producteurs sont déjà inscrits sur cette plate-forme virtuelle. Plusieurs centaines de demandes sont également en cours de traitement.

 

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Pourquoi Bayer rachète Monsanto

Le futur numéro un mondial des semences et pesticides entend contrôler toute la chaîne agricole. Coût du deal : 59 milliards d’euros.

Une division de Monsanto Co. à Bergschenhoek aux Pays-Bas le 7 juillet.

 

Soixante-six milliards de dollars (59 milliards d’euros). C’est la somme gigantesque que le groupe chimique et pharmaceutique allemand Bayer va verser aux actionnaires de Monsanto pour prendre le contrôle du groupe américain. Les deux entreprises ont annoncé leur intention de convoler dans un communiqué de presse commun, mercredi 14 septembre.

C’est un chiffre qui donne le vertige, de même que le nouveau groupe à naître. Le futur numéro un mondial des semences et des pesticides se donne pour ambition de contrôler toute la chaîne agricole, des semences à l’assiette du consommateur.

 

Sur le papier, le mariage fait sens. Bayer est puissant dans les pesticides et présent principalement en Europe et en Asie. Monsanto, lui, est le maître des semences, il distribue l’herbicide le plus vendu au monde, le très contesté Roundup, et tient fermement le marché nord et sud-américain.

Le groupe allemand met ainsi la main sur les nombreux brevets de Monsanto et profite de l’inventivité de l’américain, qui s’est illustré ces dernières années non seulement dans les biotechnologies – avec les organismes génétiquement modifiés (OGM) –, mais aussi dans le numérique. La « ferme digitale », qui permet de gérer les activités agricoles, les semences et l’épandage de pesticides en fonction de la température et de l’hydrographie est une des grandes spécialités de Monsanto.

« Aider les cultivateurs »Tout cela à un moment où l’agriculture fait face à des défis très importants : selon les Nations unies (ONU), la population mondiale devrait augmenter de 3 milliards d’habitants d’ici à 2050, pour atteindre les 10 milliards. Dans le même temps, le réchauffement climatique oblige les agriculteurs à repenser leurs méthodes.

« Produire plus avec moins » est le mot d’ordre des deux groupes, qui insistent sur leur démarche « durable »Le futur groupe entend répondre à cette nouvelle demande par une approche « qui intègre systématiquement une expertise portant notamment sur les semences, les traitements et la protection des cultures incluant les biotechnologies, avec un engagement fort pour l’innovation et les pratiques agricoles durables », a indiqué, mercredi, Liam Cordon, membre du management de Bayer AG et directeur de la division Crop Science (science des cultures) du groupe. « Produire plus avec moins » est le mot d’ordre des deux groupes, qui insistent sur leur démarche « durable » pour « aider les cultivateurs…

LE MONDE ECONOMIE | 15.09.2016 à 06h48 • Mis à jour le 15.09.2016 à 17h00 | Par Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/09/15/bayer-et-monsanto-fusionnent-pour-creer-un-geant-de-l-agrochimie_4997867_3234.html#FSbhTk8Cy0GSv93S.99

 

Facebook et Eutelsat vont lancer un satellite pour diffuser Internet

À son tour, Facebook veut son satellite pour diffuser Internet là où les réseaux filaires sont déficients. L’entreprise vient de s’associer à l’opérateur européen Eutelsat pour lancer un satellite de télécommunications qui couvrira l’Afrique subsaharienne.

Le 07/10/2015 à 11:42 - Rémy Decourt, Futura-Sciences

Facebook et Eutelsat s'associent pour fournir un accès Internet à des populations de l'Afrique subsaharienne déjà familiarisées avec la téléphonie mobile. Le satellite choisi est Amos-6, de Spacecom. Ici, le satellite Amos-5. © Andrzej Olchawa, Wiimedia Commons, CC by-sa 2.0Facebook et Eutelsat s’associent pour fournir un accès Internet à des populations de l’Afrique subsaharienne déjà familiarisées avec la téléphonie mobile. Le satellite choisi est Amos-6, de Spacecom. Ici, le satellite Amos-5. © Andrzej Olchawa, Wiimedia Commons, CC by-sa 2.0

Après Google et SpaceX qui se sont associés pour financer le développement d’un réseau Internet haut débit diffusé par une constellation de satellites, Facebook annonce un partenariat avec Eutelsat pour développer l’Internet en Afrique de la même manière. Une initiative qui diffère cependant de celle de Google et SpaceX puisque Facebook et Eutelsat utiliseront un seul satellite et ne couvriront qu’une seule région du globe, l’Afrique subsaharienne.

Le satellite choisi est Amos-6, de l’Israélien Spacecom. Il sera lancé à la mi-2016 par le Falcon 9de SpaceX. Facebook et Eutelsat ont loué la totalité des capacités en bande Ku du satellite (environ 18 gigabits par seconde de débit) pour cinq ans, plus deux années en option. Il leur en coûtera 95 millions de dollars (soit 84,5 millions d’euros au cours actuel) auxquels il faut ajouter le financement de trois stations terrestres et la probable nécessité de coordonner l’achat des terminaux des utilisateurs de façon à réduire les coûts d’accès à l’Internet. Facebook et Eutelsat ont également la possibilité de résilier le contrat dans le cas où le satellite et les stations terrestres ne seraient pas prêts avant le 1er janvier 2017.

Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, veut développer l'Internet par satellite en Afrique subsaharienne. De quoi créer de nouveaux utilisateurs de son réseau social. © Facebook
Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, veut développer l’Internet par satellite en Afrique subsaharienne. De quoi créer de nouveaux utilisateurs de son réseau social. © Facebook

De nouveaux utilisateurs pour Facebook

Le projet s’inscrit dans le cadre de la plateforme Internet.org développée par Facebook et qui vise à étendre les zones de couverture du réseau social en facilitant son accès via la téléphonie mobile. Facebook, qui fait le plein d’abonnés dans les pays industrialisés, cherche de nouveaux relais de croissance. Qu’il s’agisse de progression du chiffre d’affaires, des bénéfices ou du nombre d’utilisateurs, cette progression n’est plus suffisamment attrayante. Facebook lorgne donc vers les régions et pays du globe ayant un très mauvais accès Internet et une forte densité de population.

Cette initiative vient en concurrence avec d’autres projets comme celui d’O3b Networks, qui a récemment déployé une constellation de satellites sur une orbite équatoriale pour fournir un accès Internet très haut débit à bas prix, ou encore les 900 satellites de OneWeb, qui font le pari de connecter la totalité des Terriens au réseau Internet avant la fin de la décennie.

À découvrir en vidéo autour de ce sujet :

Selon Google, les deux tiers de la population mondiale n’ont pas encore accès à Internet de façon rapide et bon marché. C’est pourquoi l’entreprise a développé en partenariat avec le Cnes un projet de ballons connectés. Voici en vidéo un aperçu de cet étonnant projet.

 

article ussi de http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/utilisation-espace-facebook-eutelsat-vont-lancer-satellite-diffuser-internet-60021/

 

Le premier burger bio et sans antibiotique de chez McDo arrive

Nourriture bio et McDonald’s, ça ne va pas vraiment ensemble.

Pourtant, la chaîne de fast-food américaine vient d’annoncer qu’elle va bientôt commercialiser son premier hamburger entièrement « bio » à ses clients. Alors, attention, le mot bio est ici utilisé car la viande sera « garantie sans antibiotique » ce qui sera une petite révolution pour la chaîne de restaurant, pas vraiment habituée à de telles mesures. Mais pour permettre au chiffre d’affaire de repartir vers la hausse (les chiffres sont plutôt mauvais pour 2014), McDonald’s tente donc de proposer une nourriture un peu plus dans l’air du temps.

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Le « McB » puisque ce sera le nom de ce burger, sera introduit dans un premier temps dans l’ensemble des fast-food d’Allemagne. Ce sera un sandwich assez classique, composé de « fromage-buns-laitue » le tout avec de la viande bio donc. Pas de grande campagne de publicité prévue mais simplement une vidéo pour expliquer comment ce nouveau burger est produit. Le « McB » sera disponible du 1er octobre au 18 novembre chez nos amis Allemands qui seront heureux puisque leur pays est le second plus gros consommateur de produits estampillés « Bio » derrière les Etats-Unis.

Et vous, seriez-vous contents de l’arrivée de cet hamburger en France ?

Source

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http://www.jdubuzz.com/2015/09/25/le-premier-burger-bio-et-sans-antibiotique-de-chez-mcdo-arrive/

 

Nutella, Kinder et Fanta : top 3 des marques sur les réseaux sociaux

L’agence Bolero Web Intelligence a mesuré les citations spontanées par les internautes de 500 marques françaises et internationales sur le web : Facebook, Twitter, blogs et forums, sur une période d’un an. Le résultat met en exergue non pas les marques les plus actives sur les réseaux sociaux, mais celles qui font le plus parler.

Le top 3 des marques agroalimentaires est : 

- Nutella,

- Kinder,

- Fanta.

Ces marques font essentiellement parler d’elles sur Twitter. « C’est le média de l’instant et de l’humeur par excellence, pas étonnant donc que sur les dix premières marques agroalimentaire, huit soient des produits sucrés », analyse Bolero Web Intelligence. Ces huit premières marques sur Twitter sont en effet : Nutella, Kinder, Fanta, Milka, RedBull, Haribo, Orangina et Sprite.

Les blogs constituent le second support de prédilection pour parler des marques, avec une grande diversité d’angles : du décryptage des stratégies de communication aux recettes de cuisine.

P.C. | 24 Novembre 2014

source: http://www.processalimentaire.com/Flash/Nutella-Kinder-et-Fanta-top-3-des-marques-sur-les-reseaux-sociaux-25295

 

Matières premières: le bilan des récoltes

 

Matières premières: le bilan des récoltes dans amont moisson_article

La récolte de l’été 2015est en hausse de plus de 20% par rapport à l’année 2014, qui était très moyenne à cause de la sécheresse du printemps 2014. Ici la moisson dans les Hautes Côtes à l’Étang Vergy (21). Crédit photo : P. Maupetit pour Dijon Céréales.

 

Après une année 2014 difficile en particulier pour les blés, le bilan des récoltes 2015 est globalement bon. Le point avec Arvalis, Terre Univia et Terre Inovia sur le blé, l’orge, le colza et le pois.

Blé tendre: production dépassant 40 millions de tonnes

Pour le blé tendre, les nouvelles sont bonnes selon Arvalis. Avec quelques jours d’avance par rapport à la date moyenne des quatre dernières années, les moissons étaient achevées au 10 août 2015 et se sont déroulées dans de très bonnes conditions. Le manque d’eau n’a finalement pas impacté les cultures, car il est intervenu hors de la floraison. Au 5 août, la production de blé dépasserait 40 millions de tonnes grâce à une hausse des surfaces de 3 % par rapport à 2014 et des rendements élevés estimés à 78,3 quintaux par ha en moyenne nationale. Pour rappel, la moyenne des cinq dernières années tournait autour de 72,6 q/ha. Sur le plan qualitatif, le taux de protéines est proche de celui de 2014, les autres critères physico-chimiques sont bons à très bons. Les teneurs moyennes en protéines sont comprises entre 10,5 et 11,5 %. Les indices de chute de Hagberg (l’aptitude d’un blé à être utilisé dans les industries de cuisson ) devraient également afficher un très bon niveau sur l’ensemble du pays compte tenu des conditions de remplissage et de maturation des grains.

 

 

Blé dur: amélioration par rapport à 2014

En ce qui concerne le blé dur, la récolte s’est achevée dans de bonnes conditions. L’avancement des cultures lors des épisodes de fortes températures a limité la dégradation du potentiel en place fin mai. Au final, les rendements moyens se situeraient autour de 50 q/ha dans le Sud-Ouest, entre 60 et 70 q/ha dans l’Ouest et elles sont supérieures à 70 q/ha dans le Centre. Elles sont en revanche inférieures à 35 q/ha dans le Sud-Est. Par la combinaison des rendements et de la hausse des surfaces d’environ 12% par rapport à 2014, la production nationale devrait ainsi revenir au niveau de 2013, autour de 1,8 million de tonnes, soit une augmentation de 21% par rapport à l’an passé. Les teneurs en protéines sont comprises entre 13,5 et 14,5 %. Néanmoins, on observe une certaine hétérogénéité. Le Sud-Est et l’Ouest sont en moyenne au-dessus de 14%, le Sud-Ouest entre 13,5 et 14%, le Centre plus hétérogène entre 12 et 14%.

 

 

Orge: bonne récolte pour les cultures d’hiver, plus mitigée pour celle de printemps

Dans le domaine de l’orge, les surfaces sont en léger retrait de moins de 1 % par rapport à l’an passé. Les surfaces d’orges d’hiver continuent à augmenter (+ 6%) alors que les surfaces d’orges de printemps diminuent (-15%). Les teneurs en protéines de l’orge d’hiver sont homogènes et basses, entre 9,5 et 10% en zone Nord. Ces valeurs devraient répondre aux besoins des utilisateurs brassicoles dans une majorité de cas. Les calibrages des orges brassicoles sont bons à très bons, très régulièrement proches de 90%. La récolte totale 2015 d’orges d’hiver est estimée à 9,6 millions de tonnes contre 8,4 en 2014. Par contre, la récolte d’orge de printemps est en baisse. La production devrait ainsi atteindre 2,9 millions de tonnes contre 3,2 l’an passé.

 

 

Pois et colza: année correcte

Pour le pois, Terres Univia et Terres Inovia observent de bons résultats de récolte en 2015, mais une déception en colza dans le grand quart Sud-Ouest. L’année 2015, avec des températures élevées au moment de la floraison des cultures et une fin de cycle avec un fort déficit hydrique cumulé à de fortes chaleurs, n’augurait rien de bon. Toutefois, les résultats des cultures oléagineuses et protéagineuses sont jugés relativement satisfaisants et meilleurs qu’attendus. Pour le colza, la production devrait dépasser les 5 millions de tonnes, en dessous de la campagne de 2014 (5,5 millions de tonnes), mais au-delà de la moyenne de production des cinq dernières années. Le rendement moyen national est estimé à plus de 35 q/ha pour une surface de récolte de 1,48 million d’hectares.

 

Dans un contexte climatique difficile pour les cultures de printemps, les performances en pois d’hiver et printemps dans les régions les plus au Nord permettent d’atteindre un rendement moyen national supérieur à 40 q/ha, comparable à 2014. Avec 155 000 ha de surfaces, en hausse de 13 % par rapport à 2014, la production est estimée à 650 000 tonnes. Les performances du pois de printemps en sec dans le Nord ont été meilleures que ce que pouvaient laisser présager les conditions climatiques de fin de cycle, avec un net avantage aux pois d’hiver, qui devraient poursuivre leur développement la prochaine campagne.

 

 

 

En revanche en dehors de ces cultures, Dijon Céréales estime que les cultures de printemps (maïs, tournesol, soja) donneront un résultat médiocre. En effet, leur développement s’est construit dans des conditions difficiles (chaleur et manque d’eau).

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