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Les réseaux sociaux en Chine

La Chine est de plus un des pays où les réseaux sociaux sont le plus développés car les Chinois ont besoin de rester constamment connectés à leurs connaissances et leur communauté. Il existe un large paysage dans les réseaux sociaux Chinois avec des utilisations et des interfaces différentes.

Avec presque 600 millions d’internautes, la Chine est un des pays les plus connectés. Mais avec la censure du gouvernement Chinois, le « Great Firewall », la Chine a développé ses propres entreprises web, ses propres applications et ses propres réseaux sociaux.

La Chine est de plus un des pays où les réseaux sociaux sont le plus développés car les Chinois ont besoin de rester constamment connectés à leurs connaissances et leur communauté. Il existe un large paysage dans les réseaux sociaux Chinois avec des utilisations et des interfaces différentes.

Nous verrons d’abord comment se classifient les médias sociaux en fonction de leurs fonctionnalités avec un graphique présentant les principaux médias sociaux. Puis nous vous présenterons les principaux réseaux sociaux Chinois, les entreprises qui les ont créés, ainsi que leur développement dans le pays

Le diagramme du paysage des médias sociaux en Chine

Les réseaux sociaux en ChineLes réseaux sociaux en Chine. Source CIC

La partie « functional networks » correspond aux plateformes fonctionnelles qui servent de support à d’autres plateformes ou qui ont été intégrées dans d’autres plateformes. Cela incluse les sites de questions-réponses, les blogs, les wiki, et les LBS (Location-based services). On y trouve les sites appartenant à Baidu, tels que Baidu Zhidao (questions réponses) et Baidu Baike (l’équivalent de Wikipédia).

La partie « Core Networks » correspond aux principaux médias sociaux chinois qui représentent le nerf de la guerre entre les grosses entreprises du web. En effet on y trouve les microblogs, comme Weibo, les messageries instantanées, comme QQ, les plateformes sociales mobiles, comme Wechat, les sites de partage de vidéos et musiques, comme Youku, les forums, comme Baidu Tieba, l’e-commerce comme Yihaodian, et les SNS (social network services), comme renren (l’équivalent de facebook).

Il est important de noter que les plateformes mobiles sociales sont un élément important nouveau dans ce paysage, car Wechat par exemple, crée en 2011, a déjà 236 millions d’inscrits en Chine et 400 millions dans le monde.

La partie « Value-added social networks » correspond aux plateformes principales, mais avec des services ajoutés. Cela inclus le social commerce, les agrégateurs sociaux, les plateformes de « social gaming » et les moteurs de recherche sociaux comme Bing et Siri.

Enfin, la partie « emerging/niche networks » correspond à des plateformes relativement indépendantes ou qui ciblent des marchés de niche. Cale inclus les sites de voyage, les petits blogs, les sites de rencontre, les réseaux professionnels (l’équivalent de LinkedIn), les sites de partage de photos, et les télés sociales.

Il est important pour une marque de connaître ces principaux sites et leurs utilisations. Mais intéressons nous plus particulièrement aux principaux réseaux, ou en tout cas à ceux qui marchent le mieux en Chine.

Les principaux réseaux sociaux Chinois

Olivier Verot, Fondateur de l’Agence Marketing ChineOlivier Verot, Fondateur de l’Agence Marketing Chine

Weibo

Avec plus de 500 millions d’utilisateurs et 50 millions qui sont actifs chaque jour, Weibo est pour l’instant le leader dans les réseaux sociaux Chinois. Il est souvent comparé à Twitter, mais c’est en fait un mélange entre Facebook et Twitter, puisqu’il est beaucoup plus riche que ce dernier. En effetil a des fonctionnalités qui permettent de créer des fils de discussion, l’utilisateur peut partager des photos et des vidéos plus lourdes que sur nos réseaux occidentaux ; on peut écrire plus de choses que sur Twitter puisqu’avec 140 caractères on écrit plus de choses en chinois qu’en français ou qu’en anglais… Bref, il est en fait assez différent de TWitter.

Il est également très influent en Chine puisque 70% des utilisateurs pensent que les informations de Weibo sont fiables, contrairement aux médias traditionnels Chinois qui sont contrôlés par le gouvernement.

Weibo est bien évidemment également censuré mais les weibonautes réussissent parfois à contourner la censure en inventant des synonymes, ou en relayant les informations très vite. La rapidité et l’influence de ce réseau sont telles que le gouvernement a crée une loi récemment interdisant de créer des « rumeurs » sur les réseaux sociaux. Ainsi un adolescent de 16 ans a déjà été arrêté en Chine pour cette raison.

Weibo a été crée en 2009 par Sina, qui est une grosse entreprise du web qui a eu un chiffre d’affaires de 366 millions d’euros en 2011.

Wechat ou Weixin en Chinois

Crée en 2011 par Tencent, la plus grosse entreprise web chinoise, Wechat possède déjà plus de 236 millions d’utilisateurs en Chine et plus de 400 millions dans le monde. C’est un réseau social sur mobile, qui est privé, contrairement à Weibo, et où l’utilisateur partage des informations avec ses connaissances.

Tencent avait un chiffre d’affaires de presque 7 milliards de dollars en 2012, et c’est la plus grosse entreprise du web Chinois. L’entreprise avait également crée QQ, une plateforme de messagerie instantanée qui avait encore presque 800 millions de comptes actifs en mars 2013. QQ est cependant plus populaire que Wechat, qui lui a été crée pour faire de la concurrence à Weibo, et qui cible plutôt les classes chinoises urbaines moyennes et aisées.

QZone

QZone est encore un réseau social de Tencent, crée en 2005, qui permet d’écrire des blogs, de partager et d’envoyer des photos, d’écouter de la musique, de tenir un journal… Il avait 600 millions d’utilisateurs en 2012 et il est 2ème dans le classement des réseaux sociaux par taux de partages, après Weibo. Les utilisateurs QZone mettent de plus leur profil à jour au moins une fois par mois.

En conclusion, le paysage des réseaux et medias sociaux chinois est un des plus riches du monde puisque, Internet étant censuré depuis plusieurs années, depuis la création du « Great Firewall », les entreprises Chinoises du web ont eu beaucoup de temps pour se développer en créant des systèmes adaptés à la société chinoise. Il est donc important quand une marque veut s’implanter en Chine de connaître ce paysage et ces réseaux, avec notamment les plus important et les plus influents tels que Weibo, et ceux qui se développent très vite tels que Wechat. Sur ces réseaux les entreprises peuvent accroître leur visibilité, faire du buzz pour faire parler d’elles, utiliser les leaders d’opinion pour attirer des fans et des consommateurs…

Pour en savoir plus n’hésitez pas à lire l’article sur le marketing sur Weibo, et celui sur les 10 raisons d’être présent sur les réseaux sociaux chinois.

Auteur : Olivier Verot, Fondateur de l’Agence Marketing Chine

publié Par  le 15 octobre 2013 à http://www.marketing-professionnel.fr/tribune-libre/chine-reseaux-sociaux-chinois-201319.html?utm_campaign=20131017-nonabonnes&utm_source=20131017-nonabonnes&utm_medium=20131017-nonabonnes

Royaume-Uni: pour bien manger, respectez le feu rouge!

Copyright Reuters

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Pour combattre l’obésité, le gouvernement britannique promeut un nouveau système d’étiquetage plus compréhensible, car basé sur un code couleurs universel. Une initiative qui suscite beaucoup d’espoir outre-manche, mais qui pourrait pénaliser les exportations françaises.

Vert: on peut y aller. Rouge: il vaut mieux éviter. Orange: soyez prudents! Le code couleur qui universellement gouverne les automobilistes orientera bientôt aussi les consommateurs au Royaume-Uni. Le gouvernement britannique vient en effet de lancer un nouveau système d’étiquetage standardisé qui s’inspire de la simplicité du feu rouge, afin d’aider les gens à faire des choix alimentaires plus sains. Plus efficace que d’inciter les gens à perdre du poids en allégeant les cotisations maladies?

A côté des informations nutritionnelles déjà présentes, jugées trop opaques et pas assez uniformes par les promoteurs de ces nouvelles étiquettes, des couleurs permettront en un coup d’œil d’évaluer combien de la quantité quotidienne recommandée de graisses, de graisses saturées, de sucres, de sel et de calories est contenue dans 100 grammes d’un aliment. L’objectif est aussi d’induire l’industrie alimentaire à améliorer la composition de ses produits.

Par cette action, le Royaume-Uni s’attaque ouvertement à l’obésité, qui constitue un véritable fléau outre-manche. 61% de la population adulte, un tiers des enfants entre 10 et 11 ans et un quart des petits entre 4 et 5 ans seraient en effet en surpoids ou obèses. Les problèmes de santé associés coûteraient au système sanitaire national plus de 5 milliards de livres par an.

>> Lire aussi: Les obèses pèsent 10% de la population mondiale

Royaume-Uni: pour bien manger, respectez le feu rouge! dans AGRO FoodlabelPAv2
(Source: The Independent.co.uk)

Une initiative bien reçue… sauf à l’étranger

Face à une telle calamité, pas surprenant que l’idée remporte le consensus. Les associations de santé comme la British Heart Foundation l’ont accueillie avec enthousiasme. Bien que l’adhésion au nouveau modèle d’étiquetage reste volontaire, les supermarchés et producteurs les plus importants, tels Sainsbury’s, Tesco, Mars UK, Nestlé UK et PepsiCo UK, ont déjà signé, ce qui devrait représenter 60% de la nourriture vendue dans le pays. Même la « contre-ministre » de la sante travailliste est intervenue en faveur du nouveau système et a appelé à «nommer et condamner toutes les sociétés qui refuseraient de faire leur part». Seules quelques brebis noires puissantes, telles Cola Cola et Cadbury, ont publiquement refusé, déclarant préférer le système en place.

C’est plutôt en Europe continentale que le choix britannique fait polémique. Un article publié le 16 juillet par le quotidien économique italien Il Sole 24 Ore alertait notamment sur le risque que les nouvelles étiquettes affectent le quart des exportations agro-alimentaires de l’Italie vers le Royaume-Uni qui sont constituées de fromages, charcuterie, huiles, sauces et gâteaux: des ventes d’environ 2,3 milliards d’euros en 2012. Sans pouvoir évaluer l’impact du nouveau modèle sur les exportations françaises, l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) craint aussi la stigmatisation de certains aliments qui pourrait en découler.

«Le standard adopté ne tient pas compte de l’alimentation globale ni de la combinaison des aliments», souligne Camille Helmer, responsable des affaires réglementaires de l’Ania : «Les couleurs sont attribuées en fonction de la quantité de nutriments pour 100g de denrées, alors que les vrais repères devraient être les portions, différentes selon les aliments». L’Ania promeut en effet depuis 2006 un système d’étiquetage indiquant la quantité d’énergie et de nutriments contenue dans une portion de chaque denrée, en pourcentage des apports quotidiens recommandés, afin de permettre au consommateur d’évaluer tant l’apport nutritionnel de l’aliment que la place qu’il occupe dans son alimentation quotidienne.

Le risque d’un contentieux européen

L’association française émet aussi des doutes quant à la conformité du système anglais à l’esprit du règlement qui harmonise la discipline dans l’Union européenne, adopté en 2011. Selon Il Sole 24 Ore d’ailleurs, la filière agro-alimentaire italienne aurait déjà alerté l’UE et n’exclurait pas un éventuel contentieux devant la Cour de Luxembourg. Le président de la commission Agriculturedu Parlement européen est aussi intervenu publiquement contre le choix britannique.

Selon la presse anglo-saxonne, les premières étiquettes devraient apparaître dans quelques mois et figurer sur la majorité des produits fabriqués ou vendus par les sociétés adhérentes avant la fin de l’année prochaine. Mais le caractère volontaire du système pourrait aussi en affecter l’efficacité et la pérennité.

S’il est donc certain que les producteurs français comme italiens n’adopteront pas spontanément le nouveau système d’étiquetage, l’ampleur de la querelle va essentiellement dépendre de la pression que les distributeurs signataires exerceront effectivement. Sur le front européen, il s’agira également de veiller: l’obésité n’étant pas une prérogative britannique, d’autres pays pourraient prendre le Royaume-Uni en modèle.

source: La Tribune à http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/20130723trib000777121/royaume-uni-pour-bien-manger-respectez-le-feu-rouge.html

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Un fonds chinois rachète le roi du hot-dog américain pour 7,1 milliards de dollars

Un fonds chinois rachète le roi du hot-dog américain pour 7,1 milliards de dollars

© Capture d’écran – Smithfield

La maison-mère du plus gros producteur de viande de porc chinois, Shuanghui, va acquérir Smithfied, le géant américain du hot-dog, qui est aussi le principal actionnaire de marques françaises comme Cochonou ou Justin Bridou.

 Shuanghui, maison mère d’un des plus gros producteurs de viande de porc en Chine, va racheter le premier fabricant américain des saucisses de hotdog, Smithfield, premier actionnaire des marques Justin Bridoux et Aoste notamment, pour 7,1 milliards de dollars dette incluse.

« C’est l’une des plus grosses acquisitions d’entreprise américaine par une entreprise chinoise », a souligné Richard Peterson, analyste de S&P Capital IQ spécialisé dans les fusions, interrogé par l’AFP.

Smithfield, basée en Virginie (est des Etats-Unis) prépare et distribue de la viande de porc mais aussi des jambons, du bacon, des saucisses, des brochettes, et de la charcuterie dans 12 pays.

Elle est présente dans une grande partie de l’Europe (France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Espagne et Royaume-Uni), notamment grâce à une filiale, Campofrio, dont Smithfield est le premier actionnaire et qui est propriétaire des marques Aoste, Justin Bridoux ou encore Cochonou.

Dans un communiqué commun mardi, les deux groupes expliquent que Shuanghui International, dont le siège se trouve à Hong Kong, va verser 34,00 dollars par action de Smithfield, soit 4,7 milliards de dollars. Cela représente une prime de 31% par rapport au cours de clôture de la société américaine vendredi soir.

En incluant la dette du groupe, la transaction valorise Smithfield à 7,1 milliards de dollars. Son action bondissait de 25,14% à 32,50 dollars en début de séance.

Shuanghui précise dans le communiqué être l’actionnaire majoritaire de Henan Shuanghui Investment & Development, la plus grosse entreprise chinoise cotée de préparation industrielle de viande, en termes de capitalisation boursière.

« Nous avons fait de Smithfield la plus importante société au monde verticalement intégrée de préparation industrielle de porc et de hotdogs, et nous sommes heureux que Shuanghui reconnaisse nos pratiques de sûreté sanitaire et nos 46.000 employés dévoués et travailleurs », a commenté le directeur général Larry Pope, cité dans le communiqué.

« Shuanghui est l’un des principaux producteurs de porc en Chine et l’un des pionniers » du secteur, a poursuivi le président de Shuanghui, Wan Long.

« Ensemble nous allons pouvoir répondre à la demande chinoise croissante pour la viande de porc en important des produits carnés de grande qualité depuis les Etats-Unis, tout en continuant à servir les marchés aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde », a-t-il ajouté.

A l’issue de la transaction, Smithfield sera retiré de la cote et intégré dans Shuanghui. Les équipes et le directeur général Larry Pope resteront en poste et le siège de la société fondée en 1936 demeurera à Smithfield aux Etats-Unis.

En 2011, le groupe Shuanghui, dont la banque américaine Goldman Sachs est actionnaire minoritaire par l’intermédiaire d’une filiale, avait fait l’objet d’un scandale sanitaire en Chine, l’une de ses filiales ayant été accusée d’avoir mis des additifs chimiques illégaux dans certains produits. Le groupe avait présenté ses excuses.

Les analystes de S&P Capital IQ ont indiqué dans une note ne pas s’attendre à ce que « des inquiétudes pour la sécurité nationale liées à un rachat par une entreprise étrangère bloque l’acquisition de Smithfield, le plus gros producteur de saucisses de hotdog aux Etats-Unis ».

Mais Smithfield devrait exporter dorénavant une plus grande partie de sa production en Chine ce qui pourrait se traduire aux Etats-Unis « par une pression haussière sur les prix de la viande de porc », a estimé Tom Graves, analyste de S&P Capital IQ spécialisé dans l’agroalimentaire, interrogé par l’AFP.

Au troisième trimestre de son exercice décalé achevé le 27 janvier, Smithfield a réalisé des ventes de 3,6 milliards de dollars pour un bénéfice de 81,5 millions de dollars.

AFP

publié par France 24   à http://www.france24.com/fr/20130530-fonds-chinois-shuanghui-smithfield-hotdog-americain-cochonou-justin-bridou-aoste-rachat-agroalimentaire

Les Brésiliens ne pourront plus produire de « Champagne »

En 2011, sur les 143 millions de bouteilles de Champagne exportés par la France, un million était destiné au marché brésilien.

En 2011, sur les 143 millions de bouteilles de Champagne exportés par la France, un million était destiné au marché brésilien.
Le Champagne consommé au Brésil ne pourra plus être produit sur place. Les autorités françaises viennent d’obtenir la reconnaissance par le Brésil de l’appellation d’origine géographique « Champagne ». L’objectif réside davantage dans la protection d’une image de marque que dans un potentiel de croissance des exportations.

Les « bulles » que vous vous apprêtez à déguster pour les Fêtes proviennent-elles de la région champenoise? Pour un consommateur français, la question ne fait aucun doute. A l’étranger en revanche, elle mérite d’être posée. Au Brésil par exemple, il était autorisé jusqu’à mardi de commercialiser du mousseux brésilien sous l’étiquette « Champagne ». Une pratique à laquelle les autorités françaises viennent de mettre fin. Le ministre brésilien en charge du développement, de l’industrie et du commerce Fernando Pimentel a en effet signé mardi 11 décembre l’acte de reconnaissance de l’appellation d’origine géographique « Champagne » à l’occasion de la visite à Paris de Dilma Rousseff, la présidente du Brésil.

« Nous espérons ainsi lutter contre la contrefaçon », explique-t-on au cabinet de Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur. « La protection des indications géographiques, qui identifient l’origine et la qualité d’un produit, est essentielle à la promotion du savoir-faire français à l’étranger », soulignent Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Nicole Bricq ainsi que Guillaume Garrot, le ministre délégué de l’Agroalimentaire.

La demande traînait depuis 5 ans

Toutefois, la demande ne date pas d’hier : elle date de 2007! Pourquoi autant de temps pour cette reconnaissance? « Cela est certainement dû au fait que les autorités brésiliennes ont consulté les producteurs locaux de vins effervescent », pense-t-on au cabinet de la ministre du Commerce extérieur.

Cette reconnaissance va-t-elle avoir un impact sur le volume des importations de Champagne par le Brésil? « Difficile de le dire, ce n’est pas fait dans une logique purement commerciale », considère-t-on au sein du Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne (CIVC).

Anglais et Américains sont les plus grands amateurs de Champagne

Le Brésil constitue l’un des partenaires privilégiés de la France pour ses exportations: les ventes de produits français à destination de ce pays sont en augmentation de 20,27% sur la période allant de janvier à septembre 2012 et atteignent 3,466 milliards d’euros selon Le Moci.

Mais l’agroalimentaire n’est pas le domaine qui tire réellement son épingle du jeu. En valeur, les familles de produits qui se détachent sont plutôt les matériels de navigation aérienne et spatiale, les équipements mécaniques et chaudières et les véhicules.

Concernant le Champagne, les principaux pays importateurs sont, dans l’ordre, le Royaume-Uni, les Etats-Unis (19,4 millions de bouteilles importés en 2011) et le Japon, puis l’Allemagne, la Belgique, la Chine… Sur les 323 millions de bouteilles de Champagne vendues en 2011, 44% (soit 143 millions de bouteilles) l’ont été à l’export. Le Brésil s’est porté acquéreur d’un million de ces bouteilles, soit 7% de plus qu’en 2010. On comprend donc que l’enjeu de cette reconnaissance d’appellation réside davantage dans la protection d’une image de marque que dans l’espérance d’un accroissement considérable des volumes de ventes.

Deux visions s’opposent

Dans la même logique, les autorités françaises sont actuellement en négociations avec la Chine pour obtenir la même reconnaissance et éviter ainsi que le terme « Champagne » ne soit galvaudé.

Au sein de l’Union européenne, le droit communautaire reconnaît les appellations d’origine géographique, il y a donc relativement peu de difficultés à faire respecter l’usage du nom « Champagne ». En revanche dans d’autres pays, en particulier ceux où le droit est d’inspiration anglo-saxonne, comme aux Etats-Unis, le droit des marques prévaut sur la protection géographique. Les négociations s’y annoncent donc plus tendues. « Il y a clairement deux visions qui s’affrontent », explique-t-on au cabinet de la ministre du Commerce extérieur. La Russie et les Etats-Unis ne reconnaissent pour l’instant pas cette appellation et des producteurs nationaux peuvent donc y commercialiser des mousseux sous le nom de « Champagne » en toute légalité.

Au rayon des initiatives pour la reconnaissance du patrimoine champenois, une autre action retient l’attention : le dépôt le 21 septembre dernier d’une demande d’inscription des « Coteaux, Maisons et Caves de Champagne » au Patrimoine mondial de l’Unesco par une association de producteurs. A charge au gouvernement français de choisir en janvier 2013 les deux candidatures qui représenteront la France dans cette compétition, dans la catégorie « paysages culturels ».

Adeline Raynal | 13/12/2012,

source: La Tribune à: http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/20121212trib000736838/les-bresiliens-ne-pourront-plus-produire-de-champagne.html

 

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Monti érige Barilla en exemple pour l’industrie italienne

Mario Monti a inauguré, lundi 8 octobre, la nouvelle usine Barilla à Rubbiano, près de Parme.
Mario Monti a inauguré, lundi 8 octobre, la nouvelle usine Barilla à Rubbiano, près de Parme. Crédits photo : HANDOUT/Reuters

Le groupe familial a investi 40 millions d’euros dans une nouvelle usine de pâtes dans la péninsule.

Monti érige Barilla en exemple pour l'industrie italienne dans -climat economique coeur-«Un secteur mature de l’économie comme l’agroalimentaire est un vecteur de croissance en période de récession quand il sait investir dans la valeur ajoutée.» Le chef du gouvernement italien, Mario Monti, a érigé lundi en exemple l’entreprise Barilla, leader mondial des pâtes alimentaires, dont il inaugurait une usine près de Parme, en Émilie-Romagne.

De fait, en dix ans, l’agroalimentaire est devenu un vrai point fort de l’Italiesur les marchés étrangers ; il est même devenu cette année le premier secteur à l’exportation pour l’économie de la péninsule.

L’événement de lundi a été pour le président du Conseil l’occasion à la fois de saluer la «cohérence» dont Barilla fait preuve dans son développement et de mettre en avant ses propres réformes pour favoriser la croissance et l’innovation dans les entreprises italiennes et améliorer leur compétitivité. «Il n’existe pas de secteurs ma­tures condamnés au déclin», a-t-il martelé. Remerciant au passage les forces politiques italiennes d’avoir «compris le sens de ses réformes» et de «faire preuve d’une grande cohésion» dans le soutien à son gouvernement. «Le pays se rend compte qu’il est en train de changer et qu’il change en bien. Allons de l’avant», a-t-il lancé.

Contrôle familial

L’usine inaugurée lundi 8 octobre par Barilla à Rubbiano (à 30 km de Parme) produira chaque jour 150 tonnes de sauce tomate et 50 tonnes de sauce à base de basilic, soit 35.000 tonnes par an. Elle emploie 120 salariés et a requis un investissement de 40 millions d’euros, faisant appel aux technologies les plus modernes, avec un niveau très élevé de mécanisation. En témoigne le traitement du basilic: il se passe moins de deux heures entre la cueillette de ce feuillage, très prisé dans la cuisine italienne, dans les campagnes d’Émilie-Romagne, autour de Parme, et son traitement sur les chaînes de Barilla. Trié mécaniquement, lavé à grande eau, essoré, trituré sans que soit détruite pour autant sa texture, mélangé avec divers condiments, le basilic est acheminé vers les chaînes d’embouteil­lage. Ces sauces Barilla ne sont pas toutes destinées à l’exportation. Le groupe ambitionne de développer ce segment sur son marché domestique, encore très adepte du «fait maison».

Créé en 1877 par un aïeul de l’actuel président, Guido Barilla, la firme, toujours contrôlée par la ­famille, a réalisé l’an dernier 3,9 milliards de chiffre d’affaires, dont 60 % dans les pâtes.

Recentré sur son cœur de métier, les pâtes et les sauces, le groupe cherche à conquérir de nouveaux marchés, notamment en Asie.

Par Richard HeuzéMis à jour le 08/10/2012 à 21:05 | publié le 08/10/2012 à 19:47

source: Le Figaro à http://www.lefigaro.fr/societes/2012/10/08/20005-20121008ARTFIG00685-mario-monti-erige-barilla-en-exemple-pour-l-industrie-italienne.php

La Chine avance ses pions dans l’agroalimentaire européen

Le Monde.fr avec AFP | 18.09.2012 à 12h35 

La deuxième puissance économique mondiale ne représente que 3,5 % de l'investissement direct étranger dans l'UE.

Il semblerait que la Chine soit en train de passer la vitesse supérieure en Europe, malgré une croissance fort ralentie par la crise mondiale et un intérêt toujours modeste pour l’économie européenne. Le producteur chinois de produits infantiles Synutra va investir 100 millions d’euros avec le groupement français de producteurs laitiers Sodiaal pour créer en Bretagne une usine de séchage de lait et de lactosérum pour la Chine, a fait savoir mardi 18 septembre Sodiaal, confirmant une information des Echos.

« Afin de répondre aux besoins toujours plus importants du marché chinois, Synutra, troisième fabricant de produits infantiles en Chine, a voulu sécuriser ses sources d’approvisionnement en matières premières », explique dans un communiqué Sodiaal, premier groupe laitier coopératif de France. Le projet, prévu à Carhaix (Finistère), prévoit la construction de deux tours de séchage et un début de production début 2015. L’investissement est porté à 90 % par le groupe chinois et à 10 % par Sodiaal, via sa filiale spécialisée Eurosérum.

« Pour son premier investissement hors de Chine, Synutra a porté son choix sur la Bretagne où Sodiaal a pu lui garantir des volumes importants de lait et de lactosérum déminéralisé de qualité », se félicite le groupe français. Le futur site doittraiter chaque année 280 millions de litres de lait et 30 000 tonnes de lactosérum, a précisé Jacques Caillaud, porte-parole de Sodiaal, à l’AFP. Il emploiera une centaine de personnes, les salariés de l’actuelle usine de séchage à Carhaix d’Entremont, filiale de Sodiaal, qui doit fermer début 2015.

Sodiaal, qui a notamment racheté Entremont en 2011, se présente comme le 4e groupe laitier coopératif en Europe avec 4,1 milliards de litres collectés par an auprès de 13 000 producteurs. Sa filiale Eurosérum revendique le rang de leader mondial du lactosérum déminéralisé pour la fabrication de lait infantile.

DES CAPITAUX FRAIS DANS LA VIGNE

Cet été, un investisseur chinois a défrayé la chronique en rachetant un petit domaine de Gevrey-Chambertin (Côte-d’Or) pour 8 millions d’euros, un prix très largement supérieur à celui demandé par les vendeurs, coiffant au poteau de potentiels investisseurs locaux. Après le Bordelais et la Bourgogne, la Chine met désormais le cap au sud. Une société franco-chinoise vient en effet de racheter le domaine Bouche à Camaret-sur-Aigues (Vaucluse, sud-est), pour un montant non dévoilé.

« J’ai 57 ans, je n’ai pas d’enfants intéressés par la reprise du domaine. Je travaillais avec ces personnes-là pour des ventes sur la Chine et comme ils souhaitaient s’implanter dans la vallée du Rhône, on a conclu ce partenariat », a expliqué Dominique Bouche, gestionnaire du domaine. Champ Dong Créations Industries, basée à Paris et à Shanghai, s’occupera « principalement de la commercialisation », a-t-il précisé, ajoutant que l’objectif était de « consolider ses parts de marché » en Chine.

Dominique Bouche espère aussi pouvoir rénover la propriété – vignoble, matériel et bâtiments – grâce à l’arrivée de ces nouveaux capitaux qui devraient, selon lui,contribuer à la notoriété de cette région viticole. Son domaine s’étend sur 24 hectares de vignes et produit chaque année de 120 000 à 150 000 bouteilles, dont 70 % destinées à l’export.

UN INVESTISSEUR MODESTE

Ces opérations, parfois spectaculaires, ne doivent pas masquer la faible part des investissements chinois en Europe : la deuxième puissance économique mondiale ne représente que 3,5 % de l’investissement direct étranger dans l’UE.

Pourtant, les flux grossisent, et ce dans les deux sens, la Chine offrant des perspectives de développement inattendues pour l’agriculture européenne. Selon une information du Figaro, une société spécialisée dans la reproduction et la sélection génétique a expédié 15 000 lapins en Chine pour améliorer la race. Avant les lapins, raconte le Figaro, ce sont des canards vendéens génétiquement modifiés qui avaient été expédiés pour améliorer les élevages locaux.

 

Vaches limousines : la filière mongoleQuelque 180 bovins, dont plus de 80 % de race limousine et quelques Montbéliardes, ont embarqué la semaine passée à Châteauroux à bord d’un Boeing 747 à destination de la Mongolie, où ils devaient rejoindre une exploitation située à 500 km au nord d’Oulan Bator.

Les Limousines sont destinées à améliorer la race locale et les Montbéliardes à constituer un troupeau de laitières, a expliqué Gilles Lequeux, responsable technico-commercial d’Interlim Génétique Service, à l’origine de cette exportation.

L’an passé, 230 bovins avaient déjà été importés en Mongolie où ils ont très bien passés l’hiver en dépit de températures qui peuvent atteindre les -40°C. Afin d’appréhender au mieux les conditions d’élevage dans ce pays, des représentants d’Interlim se sont rendus à plusieurs reprises, depuis 2008, sur l’exploitation où ils ont dispensé des conseils en alimentation et en « logement ». De son côté, l’éleveur mongol est venu plusieurs fois en France.

L’agriculture et l’élevage sont la deuxième source de revenus en Mongolie, pays enclavé entre la Russie et la Chine. Actuellement producteur de viande de qualité ordinaire, la Mongolie a une demande de viande de meilleure qualité.

Pour l’éleveur mongol, cette opération revient à 900 000 euros, ce qui comprend l’achat des animaux, le sanitaire et la logistique d’acheminement.

Publié à: http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/09/18/la-chine-multiplie-les-investissements-dans-l-agroalimentaire-en-europe_1761711_3234.html

La Chine, géant agroalimentaire aux pieds d’argile

  • Kant Li, directeur général de la firme chinoise King Techina, spécialiste de la nutrition animale, présente au Space ses additifs alimentaires en microcapsules.

    Kant Li, directeur général de la firme chinoise King Techina, spécialiste de la nutrition animale, présente au Space ses additifs alimentaires en microcapsules. (Thomas Brégardis)

Révolution verte « Qui aurait cru, il y a quinze ans, que la Chine exporte vers les États-Unis des produits électroniques ? Et que les États-Unis deviennent le fournisseur exclusif de la Chine en foin de luzerne ? » Gwénola Floch Penn résume, dans cette étonnante question, la révolution verte de la Chine depuis la fin des années Mao. L’ancien Empire du milieu s’est placé au centre de l’assiette mondiale. Ses 310 millions d’agriculteurs, répartis en 190 millions de petites exploitations, et 2 000 fermes étatiques géantes engraissent la moitié du cheptel mondial de cochons et de poulets !

Priorité à l’agriculture

Les deux derniers plans quinquennaux « réservent une place centrale à l’agriculture : prêts bonifiés, aides directes, infrastructures », observe l’agroéconomiste de la chambre d’agriculture de Bretagne. Elle met les bouchées doubles pour couvrir « la demande alimentaire vigoureuse » de sa population. Grâce au trésor de guerre de sa balance commerciale, « elle est en cours de transaction pour louer ou acheter 11,6 millions d’hectares de terres dans le monde. En Afrique pour le riz et les céréales. En Amérique du Sud pour le soja et le sucre. »

L’essor du yaourt

L’accès de millions de Chinois dans la catégorie des classes moyennes se traduit par une occidentalisation du régime alimentaire. Un Chinois mange quatre fois plus de viande, boit treize fois plus de lait (yaourts et lait liquide) et ingère cinq fois plus d’oeufs qu’en 1980 ! Pour nourrir ses cheptels, la Chine engouffre dans ses élevages 70 % des échanges mondiaux de soja. Elle est directement à l’origine de la flambée historique du boisseau à la bourse de Chicago.

Déficits

Cette stature de rouleau compresseur agricole et agroalimentaire masque une réalité plus complexe. « Le géant a des pieds d’argile », image Jean-Michel Lebret, président du Centre d’économie rurale France Bretagne. Exploitations morcelées, terres polluées et submergées par l’urbanisation, ressources en eau déficitaires, main-d’oeuvre insuffisamment formée… La Chine s’essouffle dans sa « course à l’autosuffisance ». « Depuis 2009, elle est devenue importatrice nette de biens alimentaires », résume Gwénola Floch Penn.

« Il faut aller en Chine »

Dans ce contexte, les liens s’intensifient entre France et Chine. Mais restent modestes. « Seuls Lactalis et la Cooperl sont présents avec des bureaux », note Anne-Yvonne Hénot, du CER France Finistère. « La Chine importe la moitié de ses poudres de lait. Seuls 2 % sont fournis par la France », quantifie Jean-Marc Chauvet, de l’Institut de l’élevage. Kant Li, directeur général de l’entreprise King Techina, spécialiste de la nutrition animale, anime pour la deuxième fois un stand au Space. Il assure la promotion de ses microcapsules d’additifs alimentaires. En tant que président de l’association de l’élevage de sa province, il ramène dans ses bagages de nombreux contacts avec des entreprises françaises, détentrices de technologies de pointe. « Je peux agir comme intermédiaire pour aider les entreprises françaises à entrer sur le marché chinois. Son ampleur est inimaginable. Génétique, équipement, traitement du lisier, vaccination, médicaments vétérinaires Je vous le dis comme un ami : il faut aller en Chine ! »

Xavier BONNARDEL.

Branle-bas de combat autour de l’étiquetage des OGM

 Branle-bas de combat autour de l’étiquetage des OGM dans - climat politique rayon_sauces_bioLe rayon sauces d’un magasin bio à Berkeley, en Californie (Justin Sullivan/Getty/AFP)

Panique au sein des multinationales de l’agroalimentaire : en novembre, les électeurs californiens décideront si la présence d’OGM doit être mentionnée sur les emballages de nourriture. « Big Ag » et « Big Food », les lobbys de l’agroalimentaire, ont mis au pot 19,2 millions d’euros pour faire barrage à l’initiative citoyenne « Nous avons le droit de savoir ce que nous mangeons ».

L’enjeu est colossal, il explique l’union sacrée des plus grosses sociétés mondiales : toutes catégories d’aliment confondues, 80% de la nourriture américaine non bio contient des OGM. Et ce qui se décide en Californie, où vit 10% de la population du pays, préfigure ce qui va devenir obligatoire dans le reste des Etats-Unis.

Le maïs OGM, le soja OGM, les betteraves à sucre OGM, le coton OGM (cultivé pour son huile) sont à la base des sucres, graisses et additifs dont sont farcis les aliments nationaux.

Les céréales du petit déjeuner, certains pains et farines, des aliments comme le tofu, les épis de maïs doux, certains saumons d’élevage, pour ne citer que quelques exemples, sont de purs aliments OGM.

Ils sont bien rares, les consommateurs qui traquent la mention « Ne contient pas d’OGM » sur les bouteilles de lait de soja ou d’amande, sur les paquets de Granola ou sur les plats surgelés. L’immense majorité des Américains n’est pas au courant de cette invasion. S’ils l’étaient, il est probable que ça ne changerait rien à leur décision d’achat.

Exclus de l’étiquetage : la nourriture de restaurant et les boissons alcoolisées

Mais voilà, l’industrie agroalimentaire ne veut pas prendre le risque de générer des questionnements dans le public. Dès que la « proposition 37 » (P37), ainsi qu’a été baptisé le texte qui sera soumis au référendum californien, a eu recueilli en mai assez de signatures pour être validée, la contre-attaque industrielle a débuté à coup de millions de dollars.

Que dit cette proposition 37 ?

  • L’étiquetage est obligatoire dès qu’un aliment cru ou transformé destiné à la consommation est composé de plantes ou d’animaux génétiquement modifiés.
  • Il est interdit de qualifier ou de promouvoir comme « naturel » ce type d’aliment.
  • Sont exclus de l’obligation les aliments certifiés bio ; contenant accidentellement des OGM ; faits à partir d’animaux nourris ou injectés avec des ingrédients OGM, mais non génétiquement modifiés eux-mêmes ; contenant des faibles portions d’ingrédients OGM ; en contenant à cause de traitements médicaux ; destinés à la consommation immédiate comme dans un restaurant ; les boissons alcoolisées.

La pétition a été lancée au printemps par, entre autres, l’Association des consommateurs de bio et le parti démocrate californien. Elle appelait aux signatures avec cet argumentaire :

« Un million de Californiens ont déjà dit : nous avons le droit de savoir ce que nous mangeons. Signons pour faire passer le message que les produits alimentaires doivent comporter des étiquettes simples signalant s’ils ont été génétiquement modifiés.

Le droit de savoir est un droit fondamental et une valeur de base américaine. Dans une société démocratique et un marché libre, les consommateurs doivent pouvoir faire des choix éclairés quant à ce qu’ils mangent et donnent à leurs familles. »

Fabricants d’OGM et de pesticides, chimistes et céréaliers, tous unis !

 dans AGROInfographie représentant les deux camps qui s’affrontent autour de la « proposition 37 », (Cornucopia Institute)

Apparemment, tel n’est pas l’avis des producteurs qui se sont cotisés pour faire échouer la P37. En tête des contributeurs à la contre-campagne, Monsanto et Dupont (plus de 3,2 millions d’euros chacun), les deux plus gros producteurs mondiaux d’OGM. Immédiatement derrière, PepsiCo (1,3 million d’euros), suivi d’autres géants comme BASF, Bayer, Dow, Coca Cola, Nestlé, Kellogg, et onze autres, pour un total de 19,2 millions d’euros exactement.

Que vont peser les 2 millions d’euros levés par les leaders indépendants du bio américain pour soutenir le texte, face à la somme presque dix fois supérieure collectée par l’agrobusiness pour le combattre ?

Un article paru sur le site d’infos environnementales Grist donne une idée de la campagne menée pour faire capoter la P37 :

« Où va l’argent, exactement ? Plusieurs de ces compagnies rémunèrent les mêmes consultants qui ont travaillé pour l’industrie du tabac. Ils vont créer de toute pièce des “astroturf”, des faux groupes de citoyens qui vont tenter de faire croire qu’une majorité de gens estime que l’étiquetage est une mauvaise idée. Et forcément, ils vont réussir à convaincre beaucoup d’électeurs. »

Les OGM ne sont pas forcément mauvais pour la santé

Sans compter les publicités télévisées qui vont envahir les écrans à la rentrée, s’ajoutant aux publicités politiques déjà intenses en prévision du scrutin présidentiel qui se tiendra le même jour.

Les arguments déclinés dans les pubs sont déjà martelés dans les journaux par les sociétés agroalimentaires et les scientifiques qui travaillent pour eux :

  • la nocivité des OGM n’est absolument pas prouvée scientifiquement ;
  • les prix des aliments augmenteraient dans les épiceries à cause du surcoût de l’étiquetage ;
  • ce serait la porte ouverte à des procès intentés par les consommateurs aux entreprises et aux agriculteurs.

Paradoxalement, plusieurs des géants agroalimentaires qui financent cette contre-campagne sont les maisons-mère de marques bio bien implantées dans la grande distribution, lesquelles affichent naturellement le logo « sans OGM » sur leurs boîtes.

Ces marques-là souffrent déjà de la mauvaise publicité que leur font les pro-P37, comme en témoigne ce poster qui circule non seulement en Californie, mais aussi dans le reste des Etats-Unis.

Les sondages donnent gagnante la proposition 37

La bataille californienne s’annonce bien plus rude que celle qui a eu lieu en Ohio il y a dix ans, lorsqu’une initiative citoyenne analogue avait tenté le même coup que la P37. Les lobbys de l’agroalimentaire avaient alors facilement pulvérisé la tentative des consommateurs.

Cette fois, les chances de la proposition 37 sont réelles. Selon un sondage détaillé par Reuters, 60% des électeurs à la mi-août y étaient favorables. Un cauchemar pour Big Food et Big Ag, qui devraient alors décider de généraliser préventivement ou non à l’ensemble des Etats-Unis l’étiquetage anti-OGM, sachant que d’autres Etats s’engouffreraient alors dans la brèche ouverte par la Californie.

Tout de même, les Californiens ont beau jeu de se rebeller contre l’invasion des OGM dans leur alimentation. Leur Etat recèle l’immense majorité des cultures bios américaines, qui pèsent lourd dans l’économie locale. La P37 n’aurait littéralement aucune chance dans les Etats du Midwest, où est produit l’essentiel du maïs et du soja américain, OGM à 95%.

publié à http://blogs.rue89.com/americanmiroir/2012/08/26/branle-bas-de-combat-autour-de-letiquetage-des-ogm-228232 par Hélène Crié-Wiesner
Binationale

Alimentation : les Américains se détournent de la mal-bouffe

Les groupes américains font dans le

Les groupes américains font dans le « diététiquement correct ».

PepsiCo se lance dans les yaourts. Campbell Soup reprend un spécialiste de la carotte fraîche. Les ténors américains de l’agroalimentaire s’adaptent aux nouvelles habitudes de consommation. Wall Street les y incite.


Faut-il y voir un effet Obama, Michelle Obama ? En 2009, la première dame des Etats-Unis a planté des légumes bios dans son jardin de la Maison Blanche à Washington. Et, depuis 2010, elle sillonne les écoles américaines pour promouvoir son programme Let’s Move. Objectif : lutter contre l’obésité qui ruine la vie d’un enfant américain sur trois. Plus aucun américain n’ignore la « grande cause nationale » de Michelle Obama. Et tout porte à croire que ça marche. Les chiffres du marché américain de l’alimentaire le démontrent.

Le bio progresse de 9,6%

Les Américains ont modifié leur mode d’alimentation. Ils raffolent du bio. En 2011, les ventes de produits « organics » ont progressé de 9,5% aux Etats-Unis, flirtant avec les 30 milliards de dollars de chiffre d’affaires, selon une étude publiée par le bureau américain d’UbiFrance. Les Américains découvrent les produits laitiers, notamment bios ; leurs ventes ont progressé de 9,6%. « Aux Etats-Unis, a contrario de marchés matures tels que la France et l’Espagne, les ventes de produits ultra-frais sont en forte croissance », confirme Jean-Daniel Pick, directeur associé du cabinet de conseils OC&C, spécialistes des biens de consommation.

Pepsi chasse sur les terres de Danone

Les géants de l’agroalimentaire revoient leur modèle. Quitte à chasser sur les terres des français Danone et Bel qui rencontrent un grand succès aux Etats-Unis. L’un fait un tabac avec ses yaourts à la Grecque, coqueluche des diététiciens américains. L’autre écoule des millions de Mini Babybels, que les femmes avalent en guise de snack coupe-faim. L’américain Pepsico vient ainsi d’annoncer la création d’un joint-venture avec l’allemand Theo Muller, groupe aux 4,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Ensemble, ils construiront une usine à Batavia, dans l’Etat de New-York. Objectif : vendre des yaourts sur son marché historique. Celui qui n’était pas parvenu à racheter Danone en 2005 entre ainsi sur un segment moins controversé encore que les jus Tropicana et les céréales Quaker rachetés respectivement en 1998 et 2001.

Du jus de légumes aux carottes en sachet

Campbell Soup, autre figure de l’agroalimentaire américain, vient, lui, aussi de renforcer son « diétiquement correct ». Le spécialiste de la soupe et des jus de légumes V8 vient de racheter Bolthouse Farms, un spécialiste alifornien des vinaigrettes et des carottes vendues en sachet, notamment sous la marque Green Giant. Montant mis sur la table : 1,55 milliard de dollars, soit 9,5 fois le résultat opérationnel de Bolthouse. C’est cher payé aux yeux des analystes américains. Mais, de fait, Campbell est dans l’air du temps. « Partout dans le monde, les groupes agroalimentaires investissent dans trois voies : les gammes de produits dits sains, dont les yaourts, les catégories à forte croissance, tels que les produits frais et les pays dont le PIB est en forte croissance », observe Jean-Daniel Pick, en citant notamment la prise de contrôle de Yoplait par l’américain General Mills en 2011. Au passage, les groupes américains, qui trustent 30 des 50 places du palmarès des leaders mondiaux des produits de grande consommation établis par OC&C, peaufinent leur profil planétaire.

La success story de Annie’s Homegrown

Ce n’est pas pour déplaire à la Bourse. Les analystes poussent la PDG de PepsiCo, Indra Nooyi, dans cette voie. Et, depuis des mois, Wall Street se délecte des success-stories de l’alimentation équilibrée. Parmi elles, figurent Whole Foods, l’enseigne américaine aux 330 magasins bios qui, malgré la crise, ouvre à tout-va, ou son fournisseur, Annie’s Homegrown. La marque californienne de produits bios en tous genres produits localement (pâtes à pizza, fromages et autres cookies) a été introduite en Bourse en mars 2012 pour lever 95 millions de dollars. Depuis, la valeur de son titre a doublé.

Juliette Garnier

Danone : devient l’actionnaire majoritaire de la Centrale Laitière du Maroc

le 27/06/2012 à 19:40

Le groupe agroalimentaire Danone porte sa participation dans la Centrale Laitière à 67% en acquérant une partie des actions détenues par la SNI pour un montant de 550 Millions d’Euros. « Cette opération constitue une étape majeure pour le développement de Danone au Maroc » indique le groupe de Franck Riboud. Devenir l’actionnaire majoritaire de la Centrale Laitière du Maroc va permettre à Danone d’investir davantage sur un marché à fort potentiel et contribuera ainsi à soutenir le développement de la filière laitière locale.

Cette participation majoritaire permettra à Danone d’intégrer la Centrale Laitière dans ses comptes consolidés. L’opération sera relutive sur le bénéfice net par action de Danone dès la première année.

Cette opération, qui confirme l’intérêt stratégique de Danone pour l’Afrique du Nord, reste soumise à l’accord des autorités compétentes. Sa finalisation devrait avoir lieu d’ici à la fin de l’année 2012.

Rappelons que la Centrale Laitière, dans laquelle Danone est actionnaire à hauteur de 29,2% depuis 2001, est le leader des produits laitiers au Maroc avec près de 60% de parts de marché. Elle réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 600 Millions d’Euros sur un marché en forte croissance. Elle possède la plus importante plateforme de distribution du Maroc avec 30 bases logistiques desservant 70.000 points de vente. La marque Danone bénéficie déjà d’une très forte notoriété dans le pays, notamment grâce aux produits Yawmy, Moufid et Activia commercialisés par la Centrale Laitière.

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