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La journée de travail des générations Y et Z va vous étonner

On a beaucoup parlé du nouveau rapport des jeunes au travail, des exigences desgénérations Y et au niveau du management, de leur défiance vis-à-vis du monde de l’entreprise… Mais tout cela n’est rien en comparaison de leurs manières de travailler, radicalement différentes de celle de leurs aînés, les baby-boomers et la génération X.

Les horaires, c’est l’horreur

Horaires

Pour les digital natives qui sont nés avec les nouvelles technologies, le temps ne s’écoule pas de la même manière. L’espace aussi est replié et raccourci de même que l’accès à l’information, comme l’a décrit Michel Serres dans son livre Petite poucette.

Multitasking, blurring, bleisure et micro-leisure…

Les conséquences sur le déroulement d’une journée de travail sont nombreuses : on parle demultitasking, le travail multi-tâches qui nous fait zapper d’un dossier à l’autre et perdre en efficacité, mais aussi de « blurring » pour désigner l’effacement de la frontière entre la vie professionnelle et personnelle. Tout se mélange allègrement au travail comme à la maison et même pendant les déplacements professionnels avec une tendance au « bleisure » qui incite à concilier travail et loisir pendant les voyages d’affaires.

Bienvenue dans l’ère de la micro-pause

Un nouveau terme anglo-saxon (micro-leisure), permet de mieux comprendre comment les technologies impactent le monde de l’entreprise et modifient notre rapport au temps de travail. Pas uniquement celui des jeunes générations d’ailleurs qui y sont les plus sensibles mais tous les actifs connectés qui changent leurs méthodes de travail. Ce terme de micro-leisure (qu’on pourrait traduire par micro-loisir ou micro-pause). C’est l’agence MRY dans son étude « The New Micro leisure » qui l’explique. Le concept s’adresse plus aux professionnels du marketing et de la publicité, mais les managers devraient aussi y jeter un coup d’œil pour saisir la révolution en marche dans le monde de l’entreprise.

Ce que ce concept traduit c’est la fin de l’a journée de travail « à la papa ». Ou plutôt des horaires classiques 9h-18h. (Dans les pays anglo-saxons on parle de 9h-17h mais leur pause du midi est en général nettement plus courte que la nôtre, question de culture !). Pour illustrer son propos l’agence MRY a réalisé des schémas très parlants :

La journée de travail des Baby-boomers et de la génération X

Journee-travail-generationX

La journée de travail nouvelle génération (Y et Z)

Journee-travail-GenerationY-Z

La journée n’est plus rythmée de la même manière avec le départ collectif quand la cloche sonne la Golden hour, l’heure de quitter le bureau pour aller au pub. Tout au long de la journée de boulot, les jeunes passent du travail au loisir, échangent avec leurs amis, répondent à leurs mails perso, font des achats en ligne ou réservent leurs prochaines vacances. Les activités et notamment les loisirs sont plus morcelés, l’attention également même si elle se déploie au delà des horaires normaux : travail le soir, la nuit, les jeunes sont capables de bosser de n’importe où et n’importe quand. Il reste un ressort commun pour l’engagement des employés : la promesse de bien-être et de plaisir (voir aussi l’importance de l’émotion sur cette dimension de la qualité de vie au travail). Car les jeunes entretiennent un rapport très ambivalent avec l’hyperconnexion : ils se sentent coupables de passer trop de temps sur les réseaux sociaux, tout en reconnaissant que leur smartphone est le meilleur allié pour améliorer leur vie personnelle et les loisirs qui vont avec.

Que doivent faire les entreprises ?

Comment les entreprises peuvent-elles composer avec un changement aussi radical ? Il n’y a pas de solution miracle mais les pistes à explorer tournent autour de la déculpabilisation et du plaisir à venir travailler. Dans ce contexte, bloquer l’accès aux réseaux sociaux pour les salariés apparaît évidemment complètement ubuesque. Au contraire, les entreprises auront tout intérêt à développer des réseaux sociaux internes qui fonctionnent sur le même registre de partage de l’information et de travail collaboratif. Mais elles peuvent aller beaucoup plus loin qu’un simple RSE, par exemple en lâchant du lest :

  • Arrêter avec les horaires fixes
  • Fournir des outils de communication adaptés à ces nouveaux usages et choisis par les collaborateurs. Pour les appareils on parle de BYOD (Bring your own device), mais également de plus en plus du CYOD (choose your own device).
  • Décloisonner l’entreprise en offrant des plages pour travailler sur des projets personnels, encourager l’intrapreneuriat
  • Faciliter l’accès des salariés à des services extra-professionnels (conciergerie, crèche d’entreprises, salle de sport..)

Ces pistes ne sont pas les seules. Elles sont déjà expérimentées dans beaucoup d’entreprises pour faciliter l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle. Une aspiration partagée par toutes les générations, pas seulement les Y et les Z.

Voyage au cœur de la troisième révolution industrielle

Voyage coeur de la révolution industrielle

Le numérique bouleverse en profondeur notre société. Economie, santé, éducation, travail, vie privée, politique… Sandrine Cassini et Philippe Escande nous proposent une plongée dans le monde du capitalisme 3.0.

La machine numérique est en train de s’attaquer à toute la société et personne n’en sortira indemne. Le monde change à tous les niveaux, du plus concret – l’usage des taxis à Paris, la réservation d’un hôtel, la fabrication d’une voiture –, au plus impalpable – les comportements, la façon de penser, de vivre et d’organiser la société. C’est le principe des grandes révolutions industrielles. Elles s’insinuent dans tous les secteurs, et les ­conséquences sociétales marchent de pair avec les bienfaits matériels. Le propos de ce livre (*) est de raconter comment, tout à coup, le monde bascule.

Un vent de révolte

Un vent de panique gagne la France. Le tsunami Internet, qui a déjà détruit une bonne part de l’industrie de la musique et de la presse, s’infiltre désormais partout. Les transports et l’hôtellerie sont les prochains sur la liste. Même le puissant monopole de la SNCF commence à se poser des questions. En septembre 2013, le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, a tenu devant ses troupes un étonnant discours à l’intonation guerrière. Le PDG assure que les nouveaux ennemis de la compagnie de chemin de fer et de ses deux cent soixante mille salariés s’appellent… Google et BlaBlaCar, le site de covoiturage qui transporte chaque mois plus de deux millions de voyageurs. Sa crainte : voir, comme dans le tourisme, émerger de nouveaux intermédiaires qui détournent sa clientèle et lui fassent perdre le contact avec ses voyageurs. Et, pourquoi pas, lui volent un jour son métier ! […] S’ils ont commencé par les industries de contenus facilement dématérialisables, comme les médias ou la musique, les nouveaux seigneurs du capitalisme s’attaquent désormais à la finance, l’énergie, la santé, l’éducation, l’immobilier, la construction et même l’agriculture ! Aucun pan de la société n’est à l’abri de la révolution numérique. C’est justement ce qui caractérise une révolution. […] Parue en septembre 2013, une étude de deux chercheurs de l’université d’Oxford a fait grand bruit. Elle prévoit que 47 % du total des emplois américains sont désormais menacés. Un sur deux !

Google, le nouveau General Electric

La boulimie d’expansion [de Google] n’est pas sans rappeler la glorieuse épopée d’Edison puis de General Electric au début du xxe siècle, explorant le moindre recoin de l’énergie électrique, des turbines de barrage aux ampoules, en passant par l’électroménager, les réseaux électriques et les machines-outils. C’est le propre des marchés non stabilisés et en forte croissance. Aujourd’hui, Google, entreprise de médias, est dans ce moment critique. Sa dernière grosse acquisition est un fabricant de thermostats, Nest, créé par l’ancien concepteur des iPod d’Apple. Une façon d’entrer dans la gestion de l’énergie dans les maisons.

Et après ? Pourquoi ne pas remonter la chaîne de valeur de l’énergie, jusqu’à la production d’électricité ? La société est après tout le premier utilisateur de panneaux solaires aux Etats-Unis. Comme Elon Musk entend le faire en combinant ses voitures électriques Tesla, ses batteries et ses panneaux solaires… Google va même encore plus loin de ses bases en achetant un laboratoire de biotechnologies spécialisé dans le vieillissement et en embauchant des cerveaux de la médecine pour trouver la recette d’une vie (presque) éternelle.

La voiture, le commerce, l’énergie, l’information, la bureautique, l’informatique, la santé, l’assurance… « Bientôt, les deux tiers des patrons du CAC 40 en viendront à se demander si leur premier concurrent demain ne sera pas Google », assure Philippe Lemoine, l’ancien patron de LaSer Cofinoga, président de la Fondation Internet nouvelle génération et auteur d’un rapport sur le sujet pour le gouvernement. Google est le General Electric des temps nouveaux. C’est pour cela qu’il fait peur à tout le monde.

Quand Bouygues a peur d’un thermostat

A Issy-les-Moulineaux, en région parisienne, un « écoquartier » 100 % high-tech et 100 % développement durable a été construit dans l’ancien fort de la ville. Mille six cents logements symbolisent le futur de l’habitat et de la ville intelligents. Tout y est ­connecté. Dans chaque appartement, le résident programme à partir d’un écran tactile, situé dans l’entrée, l’allumage des lumières, de son chauffage et ses volets. L’écran l’informe également en temps réel de sa consommation énergétique. Luxe ultime, le tout est pilotable depuis une application mobile. […] A l’origine du Fort d’Issy, se trouve Bouygues Immobilier, qui a conçu non seulement les bâtiments, mais l’ensemble des services attenants. « On vend de plus en plus de l’usage, plutôt que de la propriété », justifie Christian Grellier, vice-président innovation et développement durable du groupe. Sur un bâtiment, Bouygues Immobilier prend des engagements en matière de consommation d’énergie, ce qui nécessite de capter et d’analyser les données afin d’optimiser la gestion du chauffage ou de la climatisation. A Issy-les-Moulineaux, le groupe a travaillé avec Microsoft et Bouy­gues Telecom. Sur sa route, il croise donc Nest, le thermostat racheté par Google, qui s’insère dans l’habitat et connaît mieux que vous-même vos habitudes de vie et de ­consommation.

Pour le moment, Nest reste un thermostat inoffensif. Mais que se passera-t-il s’il fait son entrée dans tous les foyers, devenant aussi indispensable qu’un smartphone ? « Demain, ils pourront nous dire : je sais comment fonctionne votre bâtiment, et je viens vous vendre les données. Nous voulons garder la propriété de nos données », avance Christian Grellier.

La fin du salariat

Emploi temporaire, sous-traitance, multi-activité, activité autonome, le CDI à vie issu des Trente Glorieuses se fissure sous les effets conjugués de la croissance faible qui perdure depuis les années 1970, et des technologies de l’information, note un rapport du Conseil pour l’orientation sur l’emploi publié en 2014. En France, le succès du statut d’autoentrepreneur, lancé en 2009, et qui a vu plus d’un million de personnes créer leur microentreprise, est la meilleure illustration de ce phénomène. […]

Au départ, travailler en solo ou monter sa microentreprise n’est pas forcément un choix. C’est face à un marché du travail qui ne veut plus d’eux que les individus optent pour l’indépendance. La plate-forme de taxis Uber emploie beaucoup d’anciens chômeurs qui deviennent autoentrepreneurs. Les nouveaux organes de presse font uniquement appel à des pigistes. EBay, PriceMinister ou Amazon, qui permettent à n’importe qui de monter facilement sa petite activité d’e-commerce, sont également des repaires d’actifs en difficulté.

[…] Mais l’indépendance ressemble aussi à une jungle où règne la loi du plus fort. Si Hopwork se vante de « libérer le travail », la plate-forme permet surtout aux entreprises d’attribuer des notes aux indépendants dont elles sont le plus satisfaites, créant ainsi un cercle vertueux (ou vicieux) qui privilégie le plus demandé et rejette le moins performant. Dans ce monde du travail du futur, plus émietté, plus morcelé, deux catégories de travailleurs émergent. D’un côté, les grands gagnants du système, à la fois doués, disposant de compétences rares et valorisées, à l’aise dans ce monde d’ultracompétition. Défaits de l’emprise hiérarchique de l’entreprise, ils gagneront en liberté, se retrouveront sur le même pied d’égalité que le donneur d’ordre. Les autres accompliront des tâches à plus faible valeur ajoutée, peu payées, qu’il faudra multiplier pour gagner de quoi vivre.

L’intimité

En 2010, Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, affirmait que le concept de vie privée était dépassé et, d’ailleurs, que les individus s’en accommodaient très bien. Depuis, le jeune patron milliardaire a adouci ses propos. Et a montré qu’il tenait beaucoup à son intimité, en rachetant les villas avoisinant la sienne à Palo Alto. Vinton Cerf, l’un des pères fondateurs de l’Internet, devenu « chief evangelist » chez Google, avait jeté un pavé dans la mare en lançant que « la vie privée pourrait très bien être une anomalie » de l’histoire. […] De fait, le concept de vie privée est une invention récente. Il prend son essor après la Révolution française, dans la bourgeoisie du xixe siècle. Au Moyen Age, la maison n’est pas un espace privé mais public, un lieu où l’on travaille, où l’on dort. Les pièces ne sont pas séparées. Au départ, le désir de l’intime est mal vu. Il est synonyme d’égoïsme, d’intrigue, de complot, rappelle l’historienne Michelle Perrot.

[…] Le numérique brouille la frontière qui sépare vie privée et vie publique. « Les données personnelles servent à autre chose qu’à de la vie privée, et notamment à de la vie publique, à de l’exposition personnelle, à des modèles économiques », relate Isabelle Falque-Pierrotin, la présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Les individus eux-mêmes attendent beaucoup de leurs données personnelles. « Jusqu’à présent, ils demandaient qu’elles soient protégées. Aujourd’hui, ils souhaitent en “faire ce qu’ils veulent”, ce qui relève d’un dessein individuel », indique la patronne de la CNIL.

Hypercapitalisme, ou partage ?

Sommes-nous à l’aube d’un hypercapitalisme où tout sera marchandise – les corps et les âmes –, porte ouverte à tous les excès et à tous les despotismes ? Nous dirigeons-nous, au contraire, vers un post­capitalisme où le partage remplacera l’échange commercial ? Ou plutôt, quel sera le dosage final entre ces deux solutions extrêmes ? Enfer ou paradis, libération ou asservissement, le monde que nous dessine la révolution numérique fera de nous et des générations à venir des êtres différents… et en même temps si semblables dans leurs élans et leurs doutes. Comme Prométhée, nous toucherons à la puissance divine pour nous apercevoir qu’elle est, à nouveau, plus loin que jamais.

* « Bienvenue dans le capitalisme 3.0 », par Sandrine Cassini et Philippe Escande, éditions Albin Michel, 18 euros.

Article des Echos paru à http://www.lesechos.fr/thema/transformation-digital/021371371499-voyage-au-coeur-de-la-troisieme-revolution-industrielle-1162155.php?fWVkkxDx0VGYhUlO.99#xtor=RSS-38

publié  LE 05/10 À 07:00, MIS À JOUR LE 07/10 À 15:44

 

Agroalimentaire : inquiétude des salariés de l’abattoir Tilly-Sabco

L’avenir de l’abattoir breton de volailles Tilly-Sabco, un des principaux acteurs de la filière poulets à l’export, suscite l’inquiétude de ses quelque 340 salariés qui en appellent à l’Etat, son principal fournisseur ayant cessé l’approvisionnement en poussins en l’absence de garanties de paiement.

« Depuis le 28 juin, il n’y a plus de poussins mis en place chez les éleveurs par Nutréa », une filiale de la coopérative bretonne Triskalia, a expliqué à l’AFP Corinne Nicole, déléguée CGT de cet abattoir dont le principal marché est le Moyen-Orient où il fait face à la féroce concurrence du Brésil.

Les volailles étant élevées environ 45 jours avant d’être achetées par l’abattoir, « il n’y a rien de programmé en termes d’activité à partir de 11 août et jusqu’au 8 septembre », se désole Corinne Nicole. Au-delà, « il faudrait que Nutréa remette des poulets » à l’élevage, poursuit-elle.

« Voilà l’enjeu », pointe la déléguée syndicale, selon laquelle Tilly-Sabco, basé à Guerlesquin (Finistère) « fait vivre au total 1.000 emplois directs ».

« A partir du moment où on n’a pas de vision de paiement des poulets, on préfère ne pas les mettre en place chez les éleveurs », justifie la direction de Nutréa, seul fournisseur de Tilly-Sabco.

Selon Mme Nicole, Nutréa serait « prêt à s’engager s’ils ont des garanties de l’Etat sur le paiement ».

Les salariés de Tilly-Sabco — qui n’en sont pas à leur première manifestation — mais aussi des éleveurs, qui partagent la même inquiétude, se sont mobilisés jeudi et ont notamment bloqué les voies de chemin de fer à Guingamp. Ils prévoient mardi après-midi une nouvelle action, encore secrète, avant une réunion en préfecture de Région, à Rennes, programmée mercredi, selon Mme Nicole.

Les difficultés de Tilly-Sabco, dont 80% de la production est destinée au Moyen-Orient, principalement dans la péninsule arabique, remontent à la suppression au milieu de l’année 2013 des aides européennes à l’exportation pour les poulets congelés — les restitutions — qui soutenaient la filière à hauteur de 55 millions d’euros par an.

- Filière malade -

Les deux groupes français Doux — lui-même touché ces deux dernières années par de graves difficultés — et Tilly-Sabco, étaient les derniers à toucher ces subventions en Europe. Celles-ci leur permettaient de supporter le différenciel de compétitivité avec le Brésil, principal concurrent des Français sur le marché du poulet congelé destiné au Moyen-Orient, un différenciel dû notamment aux coûts de production, aux normes sanitaires et aux parités monétaires.

La France a dégagé, fin 2013, 15 millions d’euros afin d’aider la filière « poulet export » à gérer la fin de ces subventions européennes. De son côté, Tilly-Sabco a récemment bénéficié d’une avance de 4 millions d’euros remboursables de la part de l’Etat, du Conseil régional de Bretagne et de la CCI de Morlaix.

Pour Corinne Nicole, c’est « toute la filière export qui est malade du fait de la concurrence » internationale. « On ne règlera pas le problème de Tilly-Sabco si on ne règle pas le problème de la filière export », analyse-t-elle.

En attendant, il est nécessaire que le gouvernement français redistribue une part de la PAC à la filière volailles, estiment les intéressés. Une aide, plaide-t-on chez Tilly-Sabco, qui serait versée aux producteurs, ce qui permettrait à l’abattoir d’acheter moins cher le poulet vivant et de conserver ainsi les parts de marché sur le Moyen-Orient.

Corinne Nicole évalue le montant de l’aide nécessaire à « 60 millions d’euros par an, pour toute la filière », le temps qu’elle « se restructure, trouve des solutions pour se passer un jour des aides ».

Pour elle, l’enjeu est de taille: « la filière volaille export représente entre 12 et 15.000 emplois directs et indirects en Bretagne », affirme-t-elle.

publié par boursorama.fr à http://www.boursorama.com/actualites/agroalimentaire-inquietude-des-salaries-de-l-abattoir-tilly-sabco-6838089dccd4d2ba25b0dd8c81bd6e5a

source: Agroalimentaire : inquiétude des salariés de l'abattoir Tilly-Sabco dans - Bretagne afpCopyright © 2014 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Agroalimentaire en Bretagne : une casse énorme mais des capacités de rebond


Moins 889 emplois chez Gad. 1 400 chez Doux. Et encore 1 600 dans les divers plans sociaux annoncés. Dont celui de Marine Harvest, dans le secteur du saumon cette fois : 400 postes supprimés d’ici à 2014.

Agroalimentaire en Bretagne : une casse énorme mais des capacités de rebond dans - Bretagne agroalimentaire_3_copie

+ Lire aussi « Ayrault débloque 15 millions d’euros pour l’agroalimentaire breton »


S’y ajoute Le Clézio-TDI, du groupe Even, avec 130 emplois menacés à la limite des Côtes-d’Armor et du Finistère. Plan social encore chez Boutet-Nicolas (toujours du groupe Cecab, marque D’Aucy), dans le secteur des légumes. Plus 3 000 à 4 000 emplois menacés dans le secteur de la volaille export. Oui, l’agroalimentaire breton traverse une crise très grave.On en arrive, en quelques semaines, à près de 7 000 emplois directement impactés. Une crise terrible, qui menace des milliers de familles, des bourgs et des pays entiers, comme Lampaul-Guimiliau près de Morlaix (Finistère).

Concurrence, cours des céréales…

Ces 7 000 emplois représentent 10 % de l’emploi total breton dans ce secteur (70 000 personnes). Et sont essentiellement concentrés dans le secteur de la viande (45 % des emplois de l’agroalimentaire breton), touché de plein fouet. Une filière viande à faible valeur ajoutée, où les baisses de compétitivité viennent gratter l’os.

Pourquoi ce bilan ? Pour trois raisons. D’abord la très vive concurrence que font subir l’Allemagne et les Pays-Bas à ce modèle économique breton : plus compétitifs, avec des coûts de main-d’oeuvre moindres. Il y a eu, aussi, cette flambée du cours des matières premières (céréales et aliments pour bétail).

Avec ses hausses, « en dix ans, les marges ont été divisées par deux pour être réduites quasiment à néant », pointe Jean-Paul Simier, spécialiste du sujet à Bretagne Développement Innovation. Des hausses de tarifs impossibles à répercuter auprès de la grande distribution française, très atypique en Europe, un troisième facteur déterminant.

Ce modèle économique breton de production de viande est-il condamné ? « Certainement pas », réplique Jean-Paul Simier. D’abord parce que, comme aux Pays-Bas et en Allemagne, les restructurations et concentrations sont encore sans doute souhaitables, pour des raisons de taille critique. C’est ce qu’exige, aujourd’hui, le marché. Et c’est bien ce que l’on voit arriver aujourd’hui, en Europe : le résultat de dix ans de concentrations industrielles. Reste que la production baisse (- 40 % pour la volaille en quinze ans et deux millions de porcs en moins en France), ce qui vient plomber cette filière conçue sur une saturation des outils, désormais en sous-capacité.

Quelle réponse possible ? « Sa diversité : 500 entreprises de plus de vingt salariés, 500 millions d’euros investis par an et une balance commerciale excédentaire. » Ce tissu économique n’est pas monolithique, mais très diffus et varié. « D’où de véritables capacités de rebonds. » Avec de la vraie valeur ajoutée : charcuterie, plats cuisinés… Et c’est sans doute dans cette recherche de valeur ajoutée que se trouve la réponse. Comme pour les volailles LDC, en Sarthe, qui viennent d’investir 100 millions cette année et annoncent une croissance de 7 %.

Christophe VIOLETTE

Seb invente la machine a innover

Excellent article à la fois sur l’entreprise et les grandes lignes de sa politique d’innovation

STRATEGIE Embaucher en France tout en s’ancrant dans les pays émergents: la prouesse du groupe familial repose sur du petit électroménager novateur et adapté aux usages locaux.

Emballage de la friteuse Actifry (Seb)

Emballage de la friteuse Actifry (Seb)

Une simple cuillère d’huile pour transformer 1 kilo de pommes de terre en frites dorées et croustillantes… Quand, début 2007, Seb lance Actifry, une friteuse sans huile ou presque, rares sont ceux qui croient à cette innovation malgré quatre années de recherche et de tests. La première année le groupe espère vendre 17.000 appareils à 200 euros. Ce sera dix fois plus. « C’est une rupture majeure, estime Philippe Crevoisier, directeur général de l’activité électrique culinaire de Seb. Et Actifry répond à un besoin: son taux de satisfaction est de plus de 90%. » Le succès ne s’est pas démenti depuis: malgré un prix quatre fois plus élevé que celui d’une friteuse classique, il s’en est déjà écoulé 4,8 millions d’unités dans le monde entier.

Un miracle? Plutôt un sauvetage. L’usine d’Is-sur-Tille (Côte-d’Or) fabriquait jusqu’alors des friteuses classiques. Mais la production déclinait dangereusement. A ce rythme le site était condamné, à tel point qu’il avait failli être inscrit sur la liste des fermetures annoncées en 2006. « Sans Actifry, l’usine aurait fermé, reconnaît Christian Poulin, son directeur. De 160 salariés, nous sommes passés aujourd’hui à plus de 300. Et aux cinq lignes actuelles de production, nous allons bientôt en ajouter une sixième. »

Parier sur la recherche

Thierry de La Tour d’Artaise, PDG de Seb depuis 2000, en est convaincu, seule l’innovation permet de sauvegarder les emplois en France. Les effets désastreux de la mondialisation, il les a vécus très concrètement: à partir de 2004, la grande distribution inonde le marché de cafetières et de bouilloires à 5 euros. « Le prix d’un paquet de cigarettes, fulmine-t-il. Alors que nous ne savons pas produire un grille-pain à moins de 11 euros. » Que faire? Loin de s’incliner il concocte la recette magique: des produits très innovants comme Actifry ceux qui font tourner les usines, qui poussent les clients à dépenser plus, et qui augmentent les recettes de l’entreprise. Voilà comment, malgré la hausse des prix des matières premières, la volatilité des monnaies, les promotions folles de certains distributeurs, comme Carrefour, son deuxième client, le groupe Seb, qui possède 24 marques – dontCalorMoulinexKrupsRowenta -, est devenu le leader mondial du petit électroménager avec près de 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2011. Certes les prévisions sont prudentes pour 2012: les ventes se sont légèrement repliées au premier trimestre à périmètre et changes constants. Et, comme le note une étude sectorielle de GfK,  »l’évolution est plus faible en valeur qu’en volume ». En cause, l’augmentation de la marge des distributeurs et des promotions en magasins.

Chaque année, crise ou pas, un budget de 130 millions est alloué à la recherche. Des limites ? « Il n’y en a pas d’autre que notre propre imagination », avance Thierry de La Tour d’Artaise. Ainsi 200 à 250 appareils sont lancés chaque année. Près de 60% du chiffre d’affaires provient de produits qui n’existaient pas voici trois ans. « Mais ce ne sont pas des gadgets », poursuit le PDG. Les concepts farfelus ou irréalisables sont vite abandonnés. « Les phases de sélection sont drastiques afin d’éliminer les échecs au plus tôt », explique Bertrand Neuschwander, directeur général adjoint activités. Comme ce grille-pain instantané, censé dorer les tartines à la vitesse de l’éclair, mais recalé pour des raisons de sécurité.

« Le consommateur veut que le produit apporte un plus, qu’il soit esthétique, et vendu au juste prix », estime Thierry de La Tour d’Artaise, intarissable sur les dernières inventions maison. Comme le Freemove de Calor, un fer à repasser sans fil. En janvier, Nicolas Sarkozy a pu l’admirer dans l’usine de Pont-Evêque (Isère). L’appareil, déjà disponible en France et en Belgique, bientôt au Japon, se recharge sur sa base comme n’importe quel téléphone. « Il combine liberté et performance en permettant des cycles de repassage de vingt-cinq secondes au lieu de huit avec un fer classique », vante Olivier Evanno, directeur marketing stratégique soin du linge. Certes, cela se paie: il vaut quasi le double d’un fer à repasser avec fil.

S’appuyer sur le marketing

Cookeo de Moulinex est, lui, la providence des cuisiniers pressés. « En trois clics et moins de dix minutes, ce multicuiseur intelligent permet de préparer un repas sans effort », souligne Valérie Vuillemot directrice marketing stratégique, nutrition et cuisson électrique. Ou encore le lisseur de cheveux Steampod de Rowenta, cobrandé avec L’Oréal, lancé tout récemment pour les coiffeurs professionnels avec résultat garanti jusqu’à… six mois.

Car, à Seb, les services de la recherche travaillent en lien étroit avec le marketing et la production. « Il n’y aurait pas eu d’Actifry sans cette collaboration », estime-t-on. La maison fait aussi appel à des partenaires extérieurs universités ou centres de recherche. Et depuis un an Seb a lancé Seb Alliance un fonds d’investissement, doté d’un capital de 30 millions qui soutient de petites entreprises à fort contenu technologique en cohérence avec le groupe. Une trentaine de dossiers ont été étudiés en 2011, et déjà 50 en 2012.

S’adapter aux cultures

Anthropologue de formation, Olivier Wathelet a d’abord été consultant avant de rejoindre les équipes Seb. Son rôle: observer, décrire, analyser les pratiques alimentaires, adapter les appareils aux modes de vie des consommateurs. « Identifier les points de blocage de l’usage d’un appareil permet de l’améliorer », explique-t-il. Ce que confirme Bertrand Neuschwander: « Notre vocation est de répondre aux spécificités locales. On ne mange pas le même riz en Corée et en Chine, donc, le produit doit être adapté. » La preuve, le Soup & Co de Moulinex sait faire des soupes moulinées pour les Français, et des soupes avec des petits morceaux de légumes pour les Italiens, amateurs de minestrone. C’est là que réside une des forces du groupe: s’adapter aux cultures, en particulier celles des pays émergents. L’année dernière, ils ont représenté 45% du chiffre d’affaires du groupe, contre 39% en 2008. En croissance de 14%, contre seulement 2% dans les pays matures.

La Chine est désormais le deuxième marché de Seb derrière la France, et pourrait passer à la première place dès 2013. De formidables opportunités s’offrent: un Asiatique possède moins de cinq appareils de petit électroménager, quand un Européen en utilise une bonne douzaine. Encore faut-il pouvoir produire sur place. Echaudés en 2006 par la fermeture de trois sites de Moulinex, les salariés français ont craint le pire avec les investissements du groupe en Chine. Pour leur prouver qu’ils se trompaient, Thierry de La Tour d’Artaise a eu l’idée d’emmener une douzaine de syndicalistes dans ce pays. Ils en sont revenus convaincus: leur patron n’est pas un adepte des délocalisations et tient à conserver les 5.900 emplois en France. En 2011, 594 salariés ont été embauchés dans l’Hexagone.

« Il faut être né en Chine pour comprendre le lait de soja », dit-on à Seb. D’où la prise de contrôle de Supor, deuxième marque préférée d’autocuiseurs des Chinois. Seb en a acquis 51% en 2007 après de longues négociations, puis est monté à 71% en octobre dernier, le solde restant à la famille Su et dans le public. Malgré un premier nuage en février – une chaîne de télévision avait dénoncé la teneur excessive en manganèse dans les aciers utilisés par la société, ce qui risquait d’entraîner des problèmes pour la santé des utilisateurs -, les ventes explosent. Elles ont été multipliées par deux en cinq ans. Dans les 30 plus grandes villes du pays, Supor détient 38% de parts de marché en articles culinaires et 16% en petit électroménager culinaire grâce à un millier de boutiques Supor Life Stores.

Multiplier les acquisitions

Depuis ce rachat, Seb a pris goût aux acquisitions. Jusqu’à établir un record l’année dernière: 570 millions d’euros y ont été consacrés. « Il est important de planter notre drapeau dans les pays qui seront demain de gros consommateurs », estime Thierry de La Tour d’Artaise. En Amérique latine, il y eut en février l’achat d’Imusa, leader colombien des articles culinaires qui réalise 82 millions d’euros de chiffre d’affaires. En mai, celui d’Asia Fan, le spécialiste vietnamien du ventilateur qui possède deux usines et une quarantaine de magasins, et constitue une tête de pont pour poursuivre le développement en Asie du Sud-Est. Enfin, en Inde, Maharaja Whiteline, le leader national du petit électroménager, est venu les rejoindre en décembre. Seb a pris 55% de cette société familiale. Si son chiffre d’affaires de 21 millions d’euros est encore modeste, le marché indien est estimé à 1,2 milliard d’euros et croît de 15% par an.

Cela n’empêche pas Seb de continuer à produire en France: 40% des ventes dans le monde proviennent des dix usines de l’Hexagone… Qui ne pèse plus que 18% du chiffre d’affaires.

Publié par Challenge à http://www.challenges.fr/entreprise/20120614.CHA7502/seb-invente-la-machine-a-innover.html?goback=%2Egde_1251297_member_126167367

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Audencia, la superstar des prepas

La Banque commune d’épreuve, qui dépend de la Chambre de commerce de Paris vient de publier les chiffres d’inscriptions aux concours qui se tiendront dans quelques jours. L’organisme, gère les concours des établissements qui dépendent de la chambre, comme HEC ou l’ESCP Europe mais aussi ceux d’une trentaine de grandes écoles de management accessibles après des classes préparatoires. Le portrait-robot du candidat –ils sont un peu plus de 9000 cette année- n’a pas changé : c’est généralement une fille agée de 20 ans qui habite en région parisienne. A noter, et c’est un bon point pour cette filière toujours critiquée pour son élitisme, que le nombre des boursiers augmente cette année à 25%.

L’école la plus populaire chez les candidats, avec près de 7000 inscriptions, est Audencia Nantes, suivi de l’Edhec et de Grenoble école de management. A l’inverse, certains établissements membres du club font l’objet d’une inquiétante désaffection de la part des candidats à l’image des écoles supérieures de commerce de Chambery, La Rochelle, Troyes. Une tendance qui devraint pousser encore un peu plus les écoles de commerce à se regrouper entre elles, l’offre restant pléthorique. C’est pourquoi, par exemple, les écoles de management de Bordeaux et Marseille sont en cours de fusion et que Reims et Rouen réfléchissent également à la façon de se rapprocher.

Pour accéder au classement des écoles de management de challenges cliquez ici

source: Challenge, blog « les coulisses à http://coulisses.blogs.challenges.fr/archive/2012/02/29/audencia-la-superstar-des-prepas.html

Enquête emploi 2012 – Fonctions marketing et commerciales

Cette enquête a été menée auprès de 865 personnes via un questionnaire en ligne
sur Jobmarketingvente entre le 5 et le 22 janvier 2012.Cliquez ici pour accéder directement aux résultats détaillés

  Synthèse des résultats
DIFFICULTE A TROUVER UN NOUVEL EMPLOI : LE PIRE SCORE DEPUIS 5 ANS !

Retour de la crise et hausse du chômage ? Ils sont désormais 81,5 % à estimer que trouver un nouvel emploi s’avère de plus en plus difficile, voire très difficile : c’est une progression de 4,6 pts par rapport à 2011. Et c’est le score le plus élevé depuis 5 ans !

% de répondants qui estiment que trouver un emploi est assez ou très difficile :

Janvier 2008 Janvier 2009 Janvier 2010 Janvier 2011 Janvier 2012
75.5 % 76.8 % 80.6 % 76.9 % 81.5 %
REMUNERATION : UNE INSATISFACTION GRANDISSANTE…

Pression sur les salaires ? 48,6 % estiment être mal rémunérés soit + 3,2 points vs 2011. Tout comme la difficulté à trouver un nouvel emploi, c’est une fois encore le pire résultat enregistré depuis 5 ans !

Conséquences pour les commerciaux : le salaire devient de plus en plus un critère de choix essentiel pour un nouvel emploi.

% de commerciaux pour lesquels le salaire est un critère de choix pour un nouvel emploi :

Janvier 2008 Janvier 2009 Janvier 2010 Janvier 2011 Janvier 2012
22.1 % 18.8 % 23.7 % 25.2 % 27.3 %
ENVIE DE CREER SON ENTREPRISE : ON NE SE BOUSCULE PLUS AU PORTILLON…

Impact direct des plans sociaux récents et fermetures d’usines ? Désillusion du statut d’auto-entrepreneur ? Toujours est-il que marketeurs et commerciaux ne se bousculent plus au portillon pour créer leur entreprise ! Le constat est sans appel: le nombre de candidats à la création d’entreprise a chuté de plus de 4 points en 5 ans : 22,2% contre 26,9%. Et c’est une fois encore le pire score enregistré depuis 2008.

% de répondants ayant l’intention de créer leur entreprise dans les 5 années à venir :

Janvier 2008 Janvier 2009 Janvier 2010 Janvier 2011 Janvier 2012
26.9 % 24.2 % 29.3 % 24.6 % 22.2 %
MAUVAISE AMBIANCE AU TRAVAIL ET CHARGE DE TRAVAIL : UNE NETTE DETERIORATION

L’ambiance au travail s’est détériorée cette année : Ils sont désormais 21,3 % à la trouver carrément mauvaise (+ 1 point vs 2011) !

Quant à la charge de travail, elle s’est alourdie : elle est jugée trop importante pour 46,4 % d’entre eux soit + 1,9 points vs 2011. Les horaires sont parfois à rallonge : ils sont 22,9 % à travailler plus de 11 heures par jour !

PLUS DE 80% SONT STRESSES !

Conséquence : le stress professionnel est en forte progression par rapport à l’an dernier: + 3,5 points à 80,3 %.

Chez les commerciaux, c’est l’atteinte des objectifs qui reste la raison numéro 1 du stress à 33,7 %. La charge de travail arrive en seconde position à 22,1 %, suivie de la pression hiérarchique à 14,1 % et de l’ambiance au travail à 13,6 %.

Chez les marketeurs, la première raison du stress (34,1 %) c’est la charge de travail, suivie à 20,4 % de l’atteinte des objectifs et de l’ambiance dans l’entreprise à 16,2 %. La pression hiérarchique arrive quant à elle en 4ème position à 12,6 %.

LE TRAVAIL C’EST LA SANTE !

Une note plutôt réjouissante : 70,6 % continueraient à travailler même s’ils gagnaient la super cagnotte du loto ! Comme quoi, malgré toutes les difficultés, les insatisfactions et le stress, le travail c’est la santé !

  Résultats détaillés Enquête emploi 2012 - Fonctions marketing et commerciales dans emploi retour_haut  

Cliquez sur une question pour voir les résultats :

Comment trouvez-vous l’ambiance au sein de votre entreprise ?
En moyenne, combien d’heures par jour travaillez-vous ?
Comment estimez-vous votre charge de travail ?
Etes-vous stressé(e) dans l’exercice de votre emploi ?
Vous avez déclaré être stressé(e). Selon vous, votre stress est essentiellement dû à :
Comment jugez-vous votre rémunération ?
Que pensez-vous de votre parcours professionnel jusqu’à aujourd’hui ?
Pour vous, personnellement, trouver un nouvel emploi dans une nouvelle entreprise vous semble :
Avez-vous l’intention de changer d’entreprise ?
Si oui, pour quelle(s) fonction(s) ?
Quel est votre principal critère de choix pour un nouvel emploi ?
Accepteriez-vous un emploi dans une région française autre que celle où vous résidez actuellement ?
Si oui, dans quelle(s) région(s) ?
Accepteriez-vous un emploi à l’étranger ?
Si oui, dans quelle(s) région(s) du monde ?
Avez-vous l’intention de créer votre propre entreprise dans les 5 années à venir ?
Si vous gagniez la super cagnotte du loto, continueriez-vous quand même à travailler ?

  Comment trouvez-vous l’ambiance au sein de votre entreprise ? retour_haut dans Etudes donnees  
Total Hommes Femmes Fonction Marketing Fonction Vente Cadres Non cadres
Très bonne 13.6 % 14.4 % 13.0 % 13.9 % 13.4 % 12.8 % 15.1 %
Bonne 32.7 % 29.9 % 34.9 % 37.8 % 28.7 % 34.6 % 29.5 %
Normale, ni bonne ni mauvaise 32.3 % 34.0 % 31.0 % 27.9 % 35.8 % 32.9 % 31.3 %
Assez mauvaise 17.1 % 16.5 % 17.6 % 17.4 % 16.9 % 15.6 % 19.9 %
Très mauvaise 4.2 % 5.2 % 3.4 % 3.0 % 5.1 % 4.2 % 4.2 %
< Bac + 2 Bac + 2/3 Bac + 4/5 - de 25 ans 25 – 34 ans 35 – 44 ans 45 – 54 ans
Très bonne 12.8 % 12.4 % 14.3 % 24.2 % 13.8 % 8.3 % 16.8 %
Bonne 21.3 % 30.2 % 35.8 % 33.3 % 36.0 % 34.1 % 24.8 %
Normale, ni bonne ni mauvaise 48.9 % 32.6 % 29.4 % 33.3 % 29.6 % 33.3 % 35.6 %
Assez mauvaise 12.8 % 20.2 % 16.5 % 9.1 % 18.0 % 18.9 % 15.8 %
Très mauvaise 4.3 % 4.7 % 3.9 % 0.0 % 2.6 % 5.3 % 6.9 %
  En moyenne, combien d’heures par jour travaillez-vous ? retour_haut  
Total Hommes Femmes Fonction Marketing Fonction Vente Cadres Non cadres
Moins de 8 heures 13.8 % 7.2 % 18.8 % 15.9 % 12.2 % 4.8 % 29.5 %
Entre 8 et 10 heures 63.3 % 62.9 % 63.6 % 67.2 % 60.2 % 66.4 % 57.8 %
Entre 11 et 12 heures 18.5 % 24.2 % 14.2 % 14.9 % 21.3 % 23.5 % 9.6 %
Plus de 12 heures 4.4 % 5.7 % 3.4 % 2.0 % 6.3 % 5.2 % 3.0 %
< Bac + 2 Bac + 2/3 Bac + 4/5 - de 25 ans 25 – 34 ans 35 – 44 ans 45 – 54 ans
Moins de 8 heures 14.9 % 15.5 % 12.9 % 27.3 % 18.0 % 7.6 % 9.9 %
Entre 8 et 10 heures 53.2 % 58.1 % 67.4 % 60.6 % 67.2 % 65.2 % 54.5 %
Entre 11 et 12 heures 25.5 % 19.4 % 16.8 % 9.1 % 11.1 % 24.2 % 27.7 %
Plus de 12 heures 6.4 % 7.0 % 2.9 % 3.0 % 3.7 % 3.0 % 7.9 %
(suite…)

Les Français adeptes des longues journées au bureau

Plus d’un Français sur deux (56%) passerait plus de 9 heures au bureau selon une étude de la société Regus, spécialisée dans les espaces de travail. C’est 10% de plus que les Anglais ou que les Américains.

Selon Regus, 14% des français travaillent plus de 11h, contre 10% à  l'étranger.

Selon Regus, 14% des français travaillent plus de 11h, contre 10% à l’étranger.

(suite…)

Kraft Foods inaugure son nouveau centre européen R&D Biscuits en France

Irene Rosenfeld, présidente-directrice générale de Kraft Foods Inc.*, maison mère de Kraft Foods Europe, a inauguré ce matin à Saclay le nouveau centre européen R&D Biscuits du groupe.

Kraft Foods inaugure son nouveau centre européen R&D Biscuits en France

© Le centre R&D de Kraft Foods à Saclay

(suite…)

Classement des écoles de comemrce 2011

Classement des écoles de commerce 2011 : Classement Général des écoles de commerce

  • 1 – HEC
  • 2 – ESSEC
  • 3 – ESCP Europe
  • 4 – EM Lyon
  • 5 – Edhec
  • 6 – Audencia Nantes
  • 7 – ESC Grenoble
  • 8 – Reims Management School
  • 9 (ex aequo) Rouen Business School et Euromed Management
  • 11- Iéseg
  • 12 – Bordeaux EM
  • 13 – ESC Toulouse
  • 14 – EM Strasbourg
  • 15 – ESC Montpellier ex aequo avec Skema
  • 17 – Télécom EM
  • 18- Escem
  • 19 – ESC Rennes ex aequo avec ESC Clermont Ferrand et Essca
  • 22 – ESC Dijon ex aequo avec ESCE
  • 24 – ICN ex aequo avec Inseec
  • 26 – ESG
  • 27 – EM Normandie
  • 28 – ISC Paris
  • 29 – ESIEE management ex aequo avec ESC Troyes et ESC La Rochelle
  • 32 – ESC Pau
  • 33 – Esdes
  • 34 – ESC Chambery ex aequo avec ESC Amiens Picardie et ISG Paris
  • 37- ESC St Etienne
  • 38 – EBS
  • 39 – ESC Bretagne Brest
  • 40 – Négocia
  • 41 – EDC

On peut donc voir qu’il y a peu de changements en tête du classement, cependant, plusieurs changements apparaissent par rapport au classement 2010. Strasbourg a fait une belle progression de 4 places, l’ESCEM a dégringolé de 10 places, Nancy recule également de manière importante.

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