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Silicon Valley – Les investissements s’envolent dans le segment de la foodtech

Et si les jeunes pousses qui concoctent la nourriture de demain, notamment en mettant au point des steaks sans viande, parvenaient à éclipser la bonne vieille carne de boeuf de nos assiettes ?

Selon Crunchbase, la Silicon Valley met les bouchées doubles. Les investissements s’envolent dans ce segment de la foodtech.

Sur ces deux dernières années, les start-up de protéines alternatives ont récolté plus de 250 millions de dollars d’investissement. Le marché du végétalisme, qui consiste à proposer des alternatives à la nourriture d’origine animale, semble décidément s’imposer comme une des grandes tendances de la planète tech. « Les fonds de capital risque et les investisseurs stratégiques mettent des centaines de millions de dollars sur la table de ces entreprises », constate la plateforme Crunchbase en précisant que les financements pourraient être plus importants encore car les montants des levées de fonds ne sont pas systématiquement divulgués.

Parmi les poids lourds du secteur : la start-up californienne Impossible Foods, fondée en 2011 par Patrick Brown, un biochimiste de l’université de Stanford désireux de trouver une alternative à la consommation de viande et ainsi faire du bien à la planète. La recette secrète d’Impossible Foods ? Un faux steak à hamburger imitant parfaitement l’aspect de la viande bouchère, avec un goût carné et une texture saignante. La start-up utilise une hémoprotéine, appelée leghémoglobine, présente dans les racines de soja, qu’elle transforme en sang végétal en la mélangeant à de la levure.

De la viande végétale en quantité industrielle

Depuis son lancement en juin 2016, le faux steak d’Impossible Foods a fait son entrée sur le menu d’une cinquantaine de restaurants américains. La jeune pousse de Redwood City a même ouvert une usine à Oakland afin d’y produire 450 kilos de viande végétale chaque mois, de quoi garnir environ quatre millions de burgers. « C’est le lieu de naissance d’une toute nouvelle industrie », s’est ému Patrick Brown lors de l’inauguration de l’établissement en mars dernier. Le fondateur et CEO a assuré que « n’importe où les consommateurs iraient acheter de la viande », Impossible Foods « sera présent et compétitif ».

Le portefeuille de la start-up n’arrête pas de grossir : près de 270 millions de dollars au total.

Dont, début août, un tour de table de 75 millions de dollars auprès de Bill Gates ainsi que de Khosla Ventures et Horizon Ventures, investisseurs respectifs d’Instacart et de Waze. Le cofondateur de Microsoft a également misé sur d’autres start-up du même acabit : Beyond Meat et son steak végétal vendu dans les rayons de Whole Foods et Safeway, ainsi que Memphis Meats. Passée par l’accélérateur de startups biotechnologiques IndiBio, cette dernière a réussi à mettre au point du blanc de poulet en laboratoire. Memphis Meat a d’ailleurs annoncé, mardi 23 août 2017, une levée de fonds en série A de 17 millions de dollars. Une opération conduite par Draper Fisher Jurvetson (DFJ), le fonds de capital risque qui a investi dans Tesla, SpaceX ou encore Skype.

La nourriture du futur ?

À l’occasion de ce dernier tour de table, Memphis Meat s’est particulièrement réjoui du soutien financier de Cargill, le géant mondial de l’agroalimentaire. En octobre dernier, Tyson Foods, premier exportateur de viande aux États-Unis, avait annoncé une prise de capital de 5 % dans Beyond Meat. Les mastodontes de l’agroalimentaire traditionnelle parient eux aussi sur ce secteur de la foodtech en finançant des entreprises qui proposent des produits de substitution aux leurs.

Selon Lux Research, « la demande de produits alternatifs à la viande devrait plus que doubler ces sept prochaines années, avec une augmentation de 14 % par an ». Cette tendance est alimentée par le mouvement “vegan”, notamment incarné par des figures de la tech tels que Mark Zuckerberg, mais aussi par des motivations environnementales. Les rapports scientifiques ne cessent de dénoncer l’élevage intensif comme une des causes principales d’émission de CO2 et de consommation d’eau. La Californie a justement l’ambition de réduire ses émissions de gaz à effet d’au moins 40% d’ici 2030. L’État le plus riche des États-Unis est un terreau idéal pour faire germer les start-up de protéines alternatives.

Par Klervi Drouglazet, à San Francisco

Voyage au cœur de la troisième révolution industrielle

Voyage coeur de la révolution industrielle

Le numérique bouleverse en profondeur notre société. Economie, santé, éducation, travail, vie privée, politique… Sandrine Cassini et Philippe Escande nous proposent une plongée dans le monde du capitalisme 3.0.

La machine numérique est en train de s’attaquer à toute la société et personne n’en sortira indemne. Le monde change à tous les niveaux, du plus concret – l’usage des taxis à Paris, la réservation d’un hôtel, la fabrication d’une voiture –, au plus impalpable – les comportements, la façon de penser, de vivre et d’organiser la société. C’est le principe des grandes révolutions industrielles. Elles s’insinuent dans tous les secteurs, et les ­conséquences sociétales marchent de pair avec les bienfaits matériels. Le propos de ce livre (*) est de raconter comment, tout à coup, le monde bascule.

Un vent de révolte

Un vent de panique gagne la France. Le tsunami Internet, qui a déjà détruit une bonne part de l’industrie de la musique et de la presse, s’infiltre désormais partout. Les transports et l’hôtellerie sont les prochains sur la liste. Même le puissant monopole de la SNCF commence à se poser des questions. En septembre 2013, le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, a tenu devant ses troupes un étonnant discours à l’intonation guerrière. Le PDG assure que les nouveaux ennemis de la compagnie de chemin de fer et de ses deux cent soixante mille salariés s’appellent… Google et BlaBlaCar, le site de covoiturage qui transporte chaque mois plus de deux millions de voyageurs. Sa crainte : voir, comme dans le tourisme, émerger de nouveaux intermédiaires qui détournent sa clientèle et lui fassent perdre le contact avec ses voyageurs. Et, pourquoi pas, lui volent un jour son métier ! […] S’ils ont commencé par les industries de contenus facilement dématérialisables, comme les médias ou la musique, les nouveaux seigneurs du capitalisme s’attaquent désormais à la finance, l’énergie, la santé, l’éducation, l’immobilier, la construction et même l’agriculture ! Aucun pan de la société n’est à l’abri de la révolution numérique. C’est justement ce qui caractérise une révolution. […] Parue en septembre 2013, une étude de deux chercheurs de l’université d’Oxford a fait grand bruit. Elle prévoit que 47 % du total des emplois américains sont désormais menacés. Un sur deux !

Google, le nouveau General Electric

La boulimie d’expansion [de Google] n’est pas sans rappeler la glorieuse épopée d’Edison puis de General Electric au début du xxe siècle, explorant le moindre recoin de l’énergie électrique, des turbines de barrage aux ampoules, en passant par l’électroménager, les réseaux électriques et les machines-outils. C’est le propre des marchés non stabilisés et en forte croissance. Aujourd’hui, Google, entreprise de médias, est dans ce moment critique. Sa dernière grosse acquisition est un fabricant de thermostats, Nest, créé par l’ancien concepteur des iPod d’Apple. Une façon d’entrer dans la gestion de l’énergie dans les maisons.

Et après ? Pourquoi ne pas remonter la chaîne de valeur de l’énergie, jusqu’à la production d’électricité ? La société est après tout le premier utilisateur de panneaux solaires aux Etats-Unis. Comme Elon Musk entend le faire en combinant ses voitures électriques Tesla, ses batteries et ses panneaux solaires… Google va même encore plus loin de ses bases en achetant un laboratoire de biotechnologies spécialisé dans le vieillissement et en embauchant des cerveaux de la médecine pour trouver la recette d’une vie (presque) éternelle.

La voiture, le commerce, l’énergie, l’information, la bureautique, l’informatique, la santé, l’assurance… « Bientôt, les deux tiers des patrons du CAC 40 en viendront à se demander si leur premier concurrent demain ne sera pas Google », assure Philippe Lemoine, l’ancien patron de LaSer Cofinoga, président de la Fondation Internet nouvelle génération et auteur d’un rapport sur le sujet pour le gouvernement. Google est le General Electric des temps nouveaux. C’est pour cela qu’il fait peur à tout le monde.

Quand Bouygues a peur d’un thermostat

A Issy-les-Moulineaux, en région parisienne, un « écoquartier » 100 % high-tech et 100 % développement durable a été construit dans l’ancien fort de la ville. Mille six cents logements symbolisent le futur de l’habitat et de la ville intelligents. Tout y est ­connecté. Dans chaque appartement, le résident programme à partir d’un écran tactile, situé dans l’entrée, l’allumage des lumières, de son chauffage et ses volets. L’écran l’informe également en temps réel de sa consommation énergétique. Luxe ultime, le tout est pilotable depuis une application mobile. […] A l’origine du Fort d’Issy, se trouve Bouygues Immobilier, qui a conçu non seulement les bâtiments, mais l’ensemble des services attenants. « On vend de plus en plus de l’usage, plutôt que de la propriété », justifie Christian Grellier, vice-président innovation et développement durable du groupe. Sur un bâtiment, Bouygues Immobilier prend des engagements en matière de consommation d’énergie, ce qui nécessite de capter et d’analyser les données afin d’optimiser la gestion du chauffage ou de la climatisation. A Issy-les-Moulineaux, le groupe a travaillé avec Microsoft et Bouy­gues Telecom. Sur sa route, il croise donc Nest, le thermostat racheté par Google, qui s’insère dans l’habitat et connaît mieux que vous-même vos habitudes de vie et de ­consommation.

Pour le moment, Nest reste un thermostat inoffensif. Mais que se passera-t-il s’il fait son entrée dans tous les foyers, devenant aussi indispensable qu’un smartphone ? « Demain, ils pourront nous dire : je sais comment fonctionne votre bâtiment, et je viens vous vendre les données. Nous voulons garder la propriété de nos données », avance Christian Grellier.

La fin du salariat

Emploi temporaire, sous-traitance, multi-activité, activité autonome, le CDI à vie issu des Trente Glorieuses se fissure sous les effets conjugués de la croissance faible qui perdure depuis les années 1970, et des technologies de l’information, note un rapport du Conseil pour l’orientation sur l’emploi publié en 2014. En France, le succès du statut d’autoentrepreneur, lancé en 2009, et qui a vu plus d’un million de personnes créer leur microentreprise, est la meilleure illustration de ce phénomène. […]

Au départ, travailler en solo ou monter sa microentreprise n’est pas forcément un choix. C’est face à un marché du travail qui ne veut plus d’eux que les individus optent pour l’indépendance. La plate-forme de taxis Uber emploie beaucoup d’anciens chômeurs qui deviennent autoentrepreneurs. Les nouveaux organes de presse font uniquement appel à des pigistes. EBay, PriceMinister ou Amazon, qui permettent à n’importe qui de monter facilement sa petite activité d’e-commerce, sont également des repaires d’actifs en difficulté.

[…] Mais l’indépendance ressemble aussi à une jungle où règne la loi du plus fort. Si Hopwork se vante de « libérer le travail », la plate-forme permet surtout aux entreprises d’attribuer des notes aux indépendants dont elles sont le plus satisfaites, créant ainsi un cercle vertueux (ou vicieux) qui privilégie le plus demandé et rejette le moins performant. Dans ce monde du travail du futur, plus émietté, plus morcelé, deux catégories de travailleurs émergent. D’un côté, les grands gagnants du système, à la fois doués, disposant de compétences rares et valorisées, à l’aise dans ce monde d’ultracompétition. Défaits de l’emprise hiérarchique de l’entreprise, ils gagneront en liberté, se retrouveront sur le même pied d’égalité que le donneur d’ordre. Les autres accompliront des tâches à plus faible valeur ajoutée, peu payées, qu’il faudra multiplier pour gagner de quoi vivre.

L’intimité

En 2010, Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, affirmait que le concept de vie privée était dépassé et, d’ailleurs, que les individus s’en accommodaient très bien. Depuis, le jeune patron milliardaire a adouci ses propos. Et a montré qu’il tenait beaucoup à son intimité, en rachetant les villas avoisinant la sienne à Palo Alto. Vinton Cerf, l’un des pères fondateurs de l’Internet, devenu « chief evangelist » chez Google, avait jeté un pavé dans la mare en lançant que « la vie privée pourrait très bien être une anomalie » de l’histoire. […] De fait, le concept de vie privée est une invention récente. Il prend son essor après la Révolution française, dans la bourgeoisie du xixe siècle. Au Moyen Age, la maison n’est pas un espace privé mais public, un lieu où l’on travaille, où l’on dort. Les pièces ne sont pas séparées. Au départ, le désir de l’intime est mal vu. Il est synonyme d’égoïsme, d’intrigue, de complot, rappelle l’historienne Michelle Perrot.

[…] Le numérique brouille la frontière qui sépare vie privée et vie publique. « Les données personnelles servent à autre chose qu’à de la vie privée, et notamment à de la vie publique, à de l’exposition personnelle, à des modèles économiques », relate Isabelle Falque-Pierrotin, la présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Les individus eux-mêmes attendent beaucoup de leurs données personnelles. « Jusqu’à présent, ils demandaient qu’elles soient protégées. Aujourd’hui, ils souhaitent en “faire ce qu’ils veulent”, ce qui relève d’un dessein individuel », indique la patronne de la CNIL.

Hypercapitalisme, ou partage ?

Sommes-nous à l’aube d’un hypercapitalisme où tout sera marchandise – les corps et les âmes –, porte ouverte à tous les excès et à tous les despotismes ? Nous dirigeons-nous, au contraire, vers un post­capitalisme où le partage remplacera l’échange commercial ? Ou plutôt, quel sera le dosage final entre ces deux solutions extrêmes ? Enfer ou paradis, libération ou asservissement, le monde que nous dessine la révolution numérique fera de nous et des générations à venir des êtres différents… et en même temps si semblables dans leurs élans et leurs doutes. Comme Prométhée, nous toucherons à la puissance divine pour nous apercevoir qu’elle est, à nouveau, plus loin que jamais.

* « Bienvenue dans le capitalisme 3.0 », par Sandrine Cassini et Philippe Escande, éditions Albin Michel, 18 euros.

Article des Echos paru à http://www.lesechos.fr/thema/transformation-digital/021371371499-voyage-au-coeur-de-la-troisieme-revolution-industrielle-1162155.php?fWVkkxDx0VGYhUlO.99#xtor=RSS-38

publié  LE 05/10 À 07:00, MIS À JOUR LE 07/10 À 15:44

 

Terrena crée un fonds pour porter son essor international

La coopérative crée un véhicule d’investissement doté de 25 millions d’euros.

Objectif : faciliter les opérations de croissance externe.

La course à la taille est lancée pour Terrena. S’il atteint 4,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2013, en hausse de 5 %, le groupe coopératif d’Ancenis (Loire-Atlantique) ne se sent pas assez international, ni assez gros pour peser dans certains segments, notamment les semences. « Nous sommes, au plan européen la quinzième coopérative en taille, explique Maxime Vandoni, le directeur général de Terrena.L’ambition, à 2020, est de se placer dans le Top 10. » Pour atteindre cet objectif, le groupe, qui compte 22.000 agriculteurs sociétaires, 12.159 salariés, devrait gagner près de 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Afin de faciliter les opérations decroissance externe à l’international, la coopérative va se doter d’un fonds, Kassiop Invest, une SAS dotée de 25 millions d’euros. D’autres groupes coopératifs, dont Sofiprotéol ou Limagrain, ont créé des véhicules comparables dont l’objectif est « de participer à l’émergence de leaders agroalimentaires et végétal de taille européenne »,poursuit Maxime Vandoni. Il permettra de renforcer les fonds propres des filiales et de sceller des partenariats autour de l’innovation.

Bras armé de la coopérative

L’outil se veut « aux standards de la finance internationale », les mécanismes d’un groupe coopératif n’étant pas forcément bien compris à l’international. Bras armé de la coopérative pour des prises de participations, Kassiop Invest permettra « de faire appel à des fonds extérieurs et de faciliter les tours de table avec des partenaires », poursuit le dirigeant. Selon Hubert Garaud, président de Terrena, un tel véhicule d’investissement doit aussi permettre de garder la souveraineté sur certaines compétences d’avenir. Et d’évoquer par exemple la récente acquisition du malouin Goëmar, spécialiste du biocontrôle,

Kassiop Invest sera managé par un conseil de filiales et de participations ouvert à des administrateurs extérieurs, une nouveauté dans le monde coopératif.

En 2013, la coopérative a multiplié les opérations comme la reprise des maraîchers du Val Nantais ou le partenariat fournisseur-distributeur avec Système U, valorisant le label Nouvelle Agriculture. Une autre alliance est en cours de finalisation avec l’irlandais Dawn Meat. Ce dernier prendrait une participation minoritaire dans Elivia, filiale viande bovine de Terrena. Le groupe ligérien s’ouvrirait ainsi des marchés export, tandis que l’irlandais sécuriserait ses approvisionnements en viande. En 2013, le groupe a amélioré de 52,9 % son excédent brut d’exploitation, porté à 91,7 millions d’euros, malgré une météo défavorable, un coût des matières premières et des foyers de pertes, dont la dinde notamment.

Emmanuel Guimard, Les Echos; correspondant à Nantes

Publié par les Echos à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0203436973034-terrena-cree-un-fonds-pour-porter-son-essor-international-664399.php?utm_content=buffer33934&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

 

Silk Road : le FBI ferme un supermarché du crime en ligne

Le chiffre d’affaires de Silk Road, une place de marché virtuelle où l’on pouvait acheter de la drogue avec des bitcoins, s’est approché de 1,2 milliard de dollars en deux ans et demi.

Silk Road était devenue la place de marché criminelle la plus sophistiquée sur Internet, selon le FBI - Copie d’écran présentée sur le site Wikipedia.

Silk Road était devenue la place de marché criminelle la plus sophistiquée sur Internet, selon le FBI – Copie d’écran présentée sur le site Wikipedia.

Terminus pour la route de la Soie. La place de marché en ligne « Silk Road » a été fermée par le gouvernement américain au début de la semaine, et son gérant Ross William Ulbricht a été arrêté mardi à San Francisco. Cet homme de 29 ans est accusé de conspiration en matière de trafic de drogues, de piratage informatique et de blanchiment d’argent. Le juge de la cour fédérale de Manhattan a également déclaré qu’Ullbricht avait tenté de faire tuer une personne qui essayait de le faire chanter.

« Silk Road est devenue la place de marché criminelle la plus sophistiquée et la plus étendue sur Internet aujourd’hui », a déclaré un agent du FBI. En effet, de janvier 2011 à septembre 2013, cet « eBay du vice » a amassé environ 1,2 milliard de dollars de chiffre d’affaires, dont 80 millions de commissions pour The Silk Road. On pouvait y trouver un gramme de cocaine pour l’équivalent de 127 dollars, du LSD, des amphétamines, de l’héroïne, ou bien engager un tueur à gage dans plusieurs pays. Il était également possible de faire appel à des hackers pour des travaux de piratage en tout genre, ou d’acheter des virus informatiques.

La galaxie du « Dark Net »

Ce supermarché du crime a pu fonctionner pendant 2 ans et demi parce qu’il était invisible pour la plupart des internautes. En effet, The Silk Road fait partie du « Dark Net », un « Internet de l’ombre » auquel on ne peut pas accéder en tapant un mot-clé sur Google. Il faut utiliser Tor, un service gratuit qui permet de dissimuler son identité, et un logiciel opensource issu des laboratoires de recherche de la Navy. On se connecte de façon anonyme via des « tunnels » virtuels, sans laisser de traces.

L’autre élément-clé du succès commercial de Silk Road est l’usage exclusif d’une devise virtuelle, le bitcoin. Cette monnaie cryptée non émise par une banque centrale, qui est également utilisée pour des transactions parfaitement légales, est convertible en devises sonnantes et trébuchantes. Il y aurait près de 12 millions de bitcoins en circulation quatre ans après la création de cette monnaie virtuelle par un groupe de développeurs informatiques. Le bitcoin valait 142 dollars avant mardi. Le cours a chuté à 110 dollars immédiatement après l’arrestation de Ross Ulbricht. Hier, après la médiatisation de l’affaire, il était descendu à 85 dollars.

Par Solveig Godeluck

Source: Les Echos à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0203043968525-silk-road-le-fbi-ferme-un-supermarche-du-crime-en-ligne-613189.php?xtor=EPR-101-[NL_13h]-20131003-[s=461370_n=3_c=304_]-1228232@2

 

 

 

 

Kraft Foods veut convertir tous les Européens au « snacking »

Le numéro deux mondial de l’agroalimentaire multiplie les innovations produit pour se renforcer sur le marché du « snacking ». La consommation de produits alimentaires entre les repas représente un marché de près de 260 milliards d’euros en Europe.

Kraft Foods veut convertir tous les Européens au « snacking »

Le « snacking » partout et à tout moment… C’est un peu l’ambition de Tim Cofer, le patron Europe de Kraft Foods. Rebaptisé Mondelez International depuis la scission des activités américaines d’épicerie le 1 er octobre, le numéro deux mondial de l’agroalimentaire derrière Nestlé veut encourager le « grignotage » sur le Vieux Continent et les repas pris sur le pouce.

Le marché du « snacking » est déjà très important en Europe, même si les modes d’alimentation ne sont pas encore aussi déstructurés qu’en Amérique. Mondelez évalue les ventes à 259 milliards d’euros par an. Le groupe est le premier acteur du secteur, avec une part de marché de 3,5 %. Et son ambition est de passer rapidement à 4,5 %.« Un point de plus nous rapporterait 3,5 milliards de dollars », explique Tim Cofer, dont l’ambition est de « délivrer une croissance forte et constante aux actionnaires ».

Mondelez a des cartes en main pour atteindre cet objectif. Ce groupe de 36 milliards de dollars de chiffre d’affaires (28 milliards d’euros) a pris un poids considérable en Europe en achetant les biscuits LU en 2007 et le britannique Cadbury en 2010. Il possède désormais 59 usines sur le Vieux Continent ainsi qu’un portefeuille de marques comme Milka ou Toblerone. Tout a ensuite été mis en oeuvre pour répondre aux besoins de« consommation de tous les instants » des Européens. Le groupe a analysé les comportements des consommateurs en tous sens. D’après Mondelez, à peine 36 % culpabilisent quand ils « snackent » tandis que 40 % adorent le faire et que 24 % le font« par routine ».

En France, un consommateur sur deux ne prend pas de petit-déjeuner parce qu’il n’a pas le temps. Mais il le regrette. Qu’à cela ne tienne. Mondelez propose un sac petit-déjeuner tout prêt. Des expériences dans les supermarchés tendent à prouver qu’en offrant des solutions toutes prêtes, il était possible de conquérir de nouveaux clients. Notamment pour les biscuits BelVita, (initialement appelés LU Petit Dej), dont le groupe affirme qu’ils contiennent tous les éléments nutritionnels permettant de tenir le matin sans avoir pris de vrai petit-déjeuner.

Chewing-gum à l’unité

Pour développer le « snacking », Mondelez mise aussi sur le fromage. Sa marque de fromage tartinable Philadelphia a été déclinée pour tous les goûts. Nature, light, ultralight, au chocolat, au saumon, aux champignons. En grand format, en petit pour tremper des légumes frais à l’apéritif. Les machines Tassimo, qui fournissent café, thé, chocolat à la maison, proposent des dosettes aux marques du groupe : Cadbury, Milka, Carte Noire… Les chewing-gums sont un autre axe de travail. Le marché est en recul de 3 % par an en Europe. «  On s’est rendu compte que les ados mâchent de moins en moins. Trop absorbés par les écrans », explique Krister Zackari, en charge de l’activité. Le prix est aussi devenu dissuasif et le produit perçu comme manquant de fantaisie. Pour relancer les ventes, Mondelez a conçu les chewing-gums Twist censés «  casser l’ennui » et séduire les poches percées. Dans cette optique, le groupe va lancer un chewing-gum à l’unité pour 10 centimes d’euro. Pour « snacker » à petit prix…

MARIE-JOSÉE COUGARD
Publié par Les Echos à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0202352401758-kraft-foods-veut-convertir-tous-les-europeens-au-snacking-505026.php

Lenovo a bien détrôné HP sur le marché des PC

Le chinois a confirmé ce jeudi les résultats du cabinet Gartner qui l’avait consacré leader mondial du marché des PC. Il annonce des bénéfices en hausse de 13% au deuxième trimestre de son exercice en cours.

LENOVO. Le  fabricant chinois a confirmé être devenu le numéro un du marché des PC.

LENOVO. Le fabricant chinois a confirmé être devenu le numéro un du marché des PC.
REUTERS/Nacho Doce

C’est confirmé par le principal intéressé, Lenovo a indiqué jeudi être devenu le numéro un mondial des PC, et annoncé une hausse de 13% de son bénéfice net au deuxième trimestre de l’exercice en cours. « Lenovo est devenu le numéro un mondial pour les ordinateurs personnels lors du deuxième trimestre de l’exercice et reste le plus gros groupe de PC sur les marchés émergents, dont la Chine », a affirmé le groupe, coté à Hong Kong, dans un communiqué.

>>> A lire: Lenovo, nouveau roi du PC dans un marché en crise

Sa part de marché mondiale pour les PC a atteint le niveau record de 15,6% sur le trimestre de juillet à septembre, soit 0,2 point de plus que son concurrent, l’américain Hewlett-Packard, a-t-il ajouté.

Début octobre, une étude de Gartner avait indiqué que le géant américain HP avait été détrôné par le chinois, en termes de nombre d’ordinateurs vendus. Selon Gartner, Lenovo, qui a racheté en 2005 la branche PC d’IBM, affiche sur la période juillet-septembre une part de marché de 15,7%, et une progression de 9,8% sur un an du nombre des ordinateurs vendus. HP, en pleine restructuration, a en revanche vu ses ventes reculer de 16,4% à 13,55 millions d’unités, soit une part de marché de 15,5%, selon le cabinet de recherches.

C’est la première fois depuis le troisième trimestre 2006 que HP n’arrive pas en première position dans son classement, précisait Gartner, qui soulignait que le marché mondial des PC avait reculé en juillet-septembre 2012 de 8,3%, à 87,50 millions d’unités.

Lenovo l’a bien compris, il doit désormais se tourner vers les marchés en croissance, notamment celui des tablettes et des smartphones. Ce qu’avait confirmé Milko Van Duilj, président des régions Asie-Pacifique et Amérique latine, affirmant que « le déclin des PC était une bonne raison pour se tourner vers les smartphones ». Il occupe déjà la deuxième place sur le marché chinois.

Sur le deuxième trimestre de l’exercice 2012/13, Lenovo indique avoir dégagé un bénéfice net de 162,1 millions de dollars (127,05 millions d’euros), en hausse de 13% sur un an, pour  un chiffre d’affaires de 8,67 milliards de dollars, en progression de 11%.

L’Expansion.com avec AFP - publié le 08/11/2012 à 10:28 à http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/lenovo-a-bien-detrone-hp-sur-le-marche-des-pc_359413.html?xtor=EPR-237-%5bXPN_11h%5d-20121108–1385607@218434826-20121108112139

El Ninõ, l’autre risque météo surveillé par les opérateurs

Le possible retour du phénomène climatique El Niño menace les perspectives de récoltes dans le monde. Et pourrait faire grimper les prix du sucre, du cacao et de l’huile de palme notamment.

La sécheresse qui ravage actuellement les cultures américaines et fait flamber les prix des céréales accapare l’attention. Mais un autre phénomène climatique pourrait chahuter un peu plus les marchés agricoles dans les mois à venir. El Niño : une anomalie causée par le réchauffement des eaux du Pacifique, qui peut modifier radicalement le temps dans de nombreuses parties du globe, de l’Asie du Sud-Est à l’Amérique latine en passant par l’Afrique. Il peut provoquer à l’est des sécheresses intenses, à l’ouest des pluies torrentielles. Pour les experts des Nations unies, El Niño est le principal facteur créateur de catastrophes naturelles au monde. Les deux derniers épisodes, les plus spectaculaires jamais observés, en 1982-1983 et en 1997-1998, ont fait des milliers de morts et causé des milliards de dollars de dégâts économiques.

Pour l’heure, les conditions du retour d’El Niño restent incertaines. Le centre météorologique australien, l’un des premiers pays concernés, estime qu’il demeurerait modéré. L’intensité et la durée du phénomène s’avèrent cependant difficiles à évaluer. Tout comme ses effets sur l’agriculture, qui dépend d’abord du moment de l’année où El Niño apparaît et du calendrier des récoltes dans une région donnée, expliquent les Nations unies. « Si les dernières mesures [de l'indice de l'oscillation australe (SOI), qui donne une indication de la force d'El Niño, NDLR] persistent, nous voyons une menace supplémentaire sur les cultures mondiales dans les mois à venir », prévient Christopher Narayanan, responsable des matières premières agricoles à la Société Générale. Après l’épisode dévastateur de 1998, l’économiste américain Allan D. Brunner a étudié pour la Réserve fédérale les effets historiques d’El Niño sur les prix des matières premières. Il en a déduit que le phénomène climatique représente environ 20 % de la hausse réelle des prix des matières premières, et 15 à 20 % de l’inflation des prix à la consommation dans le monde.

Sucre : manque d’eau en Asie, pluies trop abondantes au Brésil

Le sucre est l’une des matières premières dont les prix pourraient grimper. Certains spécialistes estiment que l’insuffisance des pluies de mousson en Inde, la moins forte depuis 2009, serait liée à El Niño. Les cultures de la canne à sucre sont affectées, et le premier consommateur mondial pourrait limiter ses exportations pour faire baisser des prix domestiques au plus haut depuis fin 2010, selon Bloomberg. Si El Niño se développe au troisième  trimestre, l’état des cultures risque de se détériorer davantage. La Thaïlande, où il fait déjà sec, ne serait pas épargnée. En 2009-2010, la dernière fois qu’El Niño a frappé, la production du deuxième exportateur mondial de sucre a baissé de 4 %. Elle avait chuté de 17 % en 1983 et de 29 % en 1998, selon le département américain de l’Agriculture. Au Brésil, à l’inverse, les pluies pourraient retarder la récolte et nuire à la qualité du sucre du leader du marché. De quoi soutenir les cours dans les semaines et mois à venir, selon la Société Générale.

Cacao : sécheresse en Afrique

Les craintes d’un retour d’El Niño ont propulsé cette semaine les prix du cacao au plus haut depuis quatre mois, alors que la pluie fait déjà défaut en Côte d’Ivoire et au Ghana, les deux plus grands producteurs. La production mondiale de cacao baisse en moyenne de 2,4 % lors des années El Niño, d’après l’Organisation internationale du cacao (Icco). Les analystes de Rabobank estiment que l’offre ne satisfera pas la demande l’an prochain.

Huile de palme : baisse de rendement des palmiers malais

Les cours de l’huile de palme en Malaisie profiteraient aussi de la formation d’un nouveau El Niño. La trentaine d’analystes du secteur interrogés lundi par Reuters voient le prix moyen de la tonne à 3.200 ringgits cette année. Elle valait hier 2.950 ringgits. « Au cours des 25 dernières années, les épisodes El Niño ont toujours provoqué une hausse des prix de l’huile de palme. Le phénomène réduit traditionnellement le rendement des palmiers, limitant l’offre et poussant les prix à la hausse », indique Credit Suisse.

Céréales : menace sur les plantations australiennes

Les pluies que pourraient apporter El Niño aux Etats-Unis arriveraient trop tard pour changer la donne pour la récolte de maïs et probablement de soja. En Australie, en revanche, il entraînerait un temps sec en pleine plantation, alors que le pays prévoit déjà une production inférieure de 18 % à celle de l’an passé. Pour Commerzbank, « les craintes d’une sous-production mondiale sont loin d’avoir disparu ».

MURYEL JACQUE, Les Echos, Par Muryel Jacque

Publié à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0202201318889-el-nin-l-autre-risque-meteo-surveille-par-les-operateurs-350309.php?xtor=EPR-1500-[nl_8h]-20120803-[s=461370_n=3_c=307_]-1225436@1

Alimentation : les Américains se détournent de la mal-bouffe

Les groupes américains font dans le

Les groupes américains font dans le « diététiquement correct ».

PepsiCo se lance dans les yaourts. Campbell Soup reprend un spécialiste de la carotte fraîche. Les ténors américains de l’agroalimentaire s’adaptent aux nouvelles habitudes de consommation. Wall Street les y incite.


Faut-il y voir un effet Obama, Michelle Obama ? En 2009, la première dame des Etats-Unis a planté des légumes bios dans son jardin de la Maison Blanche à Washington. Et, depuis 2010, elle sillonne les écoles américaines pour promouvoir son programme Let’s Move. Objectif : lutter contre l’obésité qui ruine la vie d’un enfant américain sur trois. Plus aucun américain n’ignore la « grande cause nationale » de Michelle Obama. Et tout porte à croire que ça marche. Les chiffres du marché américain de l’alimentaire le démontrent.

Le bio progresse de 9,6%

Les Américains ont modifié leur mode d’alimentation. Ils raffolent du bio. En 2011, les ventes de produits « organics » ont progressé de 9,5% aux Etats-Unis, flirtant avec les 30 milliards de dollars de chiffre d’affaires, selon une étude publiée par le bureau américain d’UbiFrance. Les Américains découvrent les produits laitiers, notamment bios ; leurs ventes ont progressé de 9,6%. « Aux Etats-Unis, a contrario de marchés matures tels que la France et l’Espagne, les ventes de produits ultra-frais sont en forte croissance », confirme Jean-Daniel Pick, directeur associé du cabinet de conseils OC&C, spécialistes des biens de consommation.

Pepsi chasse sur les terres de Danone

Les géants de l’agroalimentaire revoient leur modèle. Quitte à chasser sur les terres des français Danone et Bel qui rencontrent un grand succès aux Etats-Unis. L’un fait un tabac avec ses yaourts à la Grecque, coqueluche des diététiciens américains. L’autre écoule des millions de Mini Babybels, que les femmes avalent en guise de snack coupe-faim. L’américain Pepsico vient ainsi d’annoncer la création d’un joint-venture avec l’allemand Theo Muller, groupe aux 4,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Ensemble, ils construiront une usine à Batavia, dans l’Etat de New-York. Objectif : vendre des yaourts sur son marché historique. Celui qui n’était pas parvenu à racheter Danone en 2005 entre ainsi sur un segment moins controversé encore que les jus Tropicana et les céréales Quaker rachetés respectivement en 1998 et 2001.

Du jus de légumes aux carottes en sachet

Campbell Soup, autre figure de l’agroalimentaire américain, vient, lui, aussi de renforcer son « diétiquement correct ». Le spécialiste de la soupe et des jus de légumes V8 vient de racheter Bolthouse Farms, un spécialiste alifornien des vinaigrettes et des carottes vendues en sachet, notamment sous la marque Green Giant. Montant mis sur la table : 1,55 milliard de dollars, soit 9,5 fois le résultat opérationnel de Bolthouse. C’est cher payé aux yeux des analystes américains. Mais, de fait, Campbell est dans l’air du temps. « Partout dans le monde, les groupes agroalimentaires investissent dans trois voies : les gammes de produits dits sains, dont les yaourts, les catégories à forte croissance, tels que les produits frais et les pays dont le PIB est en forte croissance », observe Jean-Daniel Pick, en citant notamment la prise de contrôle de Yoplait par l’américain General Mills en 2011. Au passage, les groupes américains, qui trustent 30 des 50 places du palmarès des leaders mondiaux des produits de grande consommation établis par OC&C, peaufinent leur profil planétaire.

La success story de Annie’s Homegrown

Ce n’est pas pour déplaire à la Bourse. Les analystes poussent la PDG de PepsiCo, Indra Nooyi, dans cette voie. Et, depuis des mois, Wall Street se délecte des success-stories de l’alimentation équilibrée. Parmi elles, figurent Whole Foods, l’enseigne américaine aux 330 magasins bios qui, malgré la crise, ouvre à tout-va, ou son fournisseur, Annie’s Homegrown. La marque californienne de produits bios en tous genres produits localement (pâtes à pizza, fromages et autres cookies) a été introduite en Bourse en mars 2012 pour lever 95 millions de dollars. Depuis, la valeur de son titre a doublé.

Juliette Garnier

Alors que l’Europe autorise des produits à base de soja transgénique, la France étiquète les produits « sans OGM ».

Le 28 juin dernier, la Commission européenne a donné son feu vert au controversé Monsanto pour la mise sur le marché de produits contenant du soja transgénique MON 87701 X MON 89788.

Les denrées alimentaires, ingrédients ou aliments pour bétail qui contiennent ce soja OGM sont donc autorisés sur le marché européen pendant une durée de dix ans. La mise en culture du soja de Monsanto reste toutefois interdite. De plus, les produits à base de ce soja OGM devront être étiquetés comme tels et Monsanto devra fournir chaque année à la Commission européenne des rapports concernant ses effets sur l’environnement.

Cette autorisation de la Commission fait suite à l’avis de l’EFSA en février dernier sur ce même soja OGM. L’Autorité européenne de sécurité des aliments avait alors considéré que ce soja ne présentait pas plus de risques pour la santé humaine et animale ou pour l’environnement que le soja non génétiquement modifié.

Cette décision européenne intervient alors que depuis dimanche dernier en France les produits alimentaires peuvent à présent être étiquetés « sans OGM ». Pour en savoir plus sur les garanties apportées par ce nouvel étiquetage, n’hésitez pas à consulter notre article du 19 juin 2012 à ce sujet.

Etiquetage sans OGM

Source : agro-media.fr avec la décision d’exécution de la commission du 28 juin 2012, Actu-Environnement.com (Laurent Radisson) et le ministère du Développement durable.

Publié à  http://www.agro-media.fr/actualit%C3%A9/veille-r%C3%A9glementaire/alors-que-l%E2%80%99europe-autorise-des-produits-%C3%A0-base-de-soja-transg%C3%A9nique-la-france-%C3%A9tiqu%C3%A8te-les-produ

Findus veut s’imposer dans l’ensemble du rayon surgelé

Findus France a annoncé la création de nouvelles lignes de production à Boulogne-sur-Mer.
Findus France a annoncé la création de nouvelles lignes de production à Boulogne-sur-Mer. Crédits photo : Nadine Detjen

L’extension de l’activité intervient alors que la société est confrontée à une renégociation très difficile de sa dette.

Rien ne semble affecter la santé et les ambitions de Findus France. «Nous voulons être la marque incontournable du rayon surgelé», déclare Matthieu Lambeaux, PDG de la filiale française de Findus Group (210 millions d’euros de chiffre d’affaires). Le spécialiste des bâtonnets de poisson pané, qui investit aujourd’hui de nouveaux segments du rayon surgelé parmi lesquels le snacking et l’apéritif (bouchées, amuse-bouche, acras…), a vu son chiffre d’affaires croître de 11 % au premier semestre 2012, tandis que sa part de marché a grimpé à 8,2 % (contre 7,8 % en 2011). Numéro un en France, il souhaite renforcer sa présence dans les produits plus cuisinés qui assurent de meilleures marges.

Au même moment, son propriétaire depuis 2008, le fonds d’investissement britannique Lion Capital, fait figure de forteresse assiégée. Findus Group, qui a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de 1,1 milliard de livres, ploie sous une dette estimée à 700 millions de livres, creusée notamment par son activité en Grande-Bretagne et son niveau d’endettement jugé trop élevé par ses banques créancières. Après avoir scindé son activité en «clusters» géographiques dans le but de vendre le groupe par appartement, le fonds a finalement jeté l’éponge. Faute d’accord sur le prix, il a renoncé à vendre ses filiales scandinave et française. Malgré l’intérêt de son grand rival, Iglo(Permira), qui est lui-même désormais à vendre… D’autres fonds, BC Partnersallié à Black­stone, seraient les derniers en lice.

Cette impasse a convaincu le fonds d’investissement Triton Partners, spécialisé dans les investissements en Europe du Nord, de tenter de racheter de la dette du numéro deux européen du surgelé, pour à terme en prendre le contrôle capitalistique. Triton a mis sur la table 230 millions de livres. De son côté, pressé par ses créanciers, Lion Capital, accompagné d’un consortium de banques (JPMorgan, RBS, Société générale…), serait aujourd’hui prêt à injecter 125 millions de livres pour réduire la dette. À ce jour, le propriétaire de Findus n’a pas pris position sur l’offre de Triton.

Propriétaire d’Afflelou

Déjà propriétaire de Picard Surgelés, Lion Capital vient de mettre la main sur l’opticien Alain Afflelou. Il est par ailleurs sur le point de céder les céréales Weetabix. De fait, à l’avenir, le fonds pourrait investir davantage dans les entreprises de distribution que chez les fabricants, selon certaines sources.

Les incertitudes concernant Findus ont conduit les syndicats français, qui avaient reçu en avril dans l’usine de Boulogne-sur-Mer la visite du candidat François Hollande, à solliciter un entretien avec Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports et député maire de Boulogne-sur-Mer. Le ministre, qui a reçu mercredi leur représentant, a promis d’organiser dans les jours qui viennent une réunion autour des représentants de Lion Capital et de ses banques. Soucieux de réaffirmer son ancrage local pour l’avenir, Findus France a annoncé la création de nouvelles lignes de production à Boulogne-sur-Mer.

Publié par Le Figaro à http://www.lefigaro.fr/societes/2012/06/21/20005-20120621ARTFIG00907-findus-veut-s-imposer-dans-l-ensemble-du-rayon-surgele.php

LIRE AUSSI:

» Le marché du surgelé en voie de bouleversement

» Le cri d’alarme de Findus sur la raréfaction du poisson

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