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La Chine ferme une usine de viande fournissant McDonald’s et KFC

Un site de production à Shanghai du fournisseur américain OSI Group, le 20 juillet 2014
Un site de production à Shanghai du fournisseur américain OSI Group, le 20 juillet 2014 (Photo STR. AFP)

La ville de Shanghai a fermé une usine du fournisseur américain OSI Group après qu’il a vendu de la viande périmée à de grandes entreprises de restauration dont McDonald’s et KFC, ont annoncé les autorités lundi, dans ce qui semble être le dernier scandale alimentaire chinois.

Selon la télévision shanghaïenne, qui a rapporté les premières allégations, les employés de l’usine d’OSI en Chine mélangeaient de la viande périmée à de la viande fraîche et ont délibérément faussé l’enquête des contrôleurs de qualité envoyés par McDonald’s.

Parmi les autres clients de l’usine figuraient les chaînes Burger King, Papa John’s Pizza, Starbucks coffee et Subway, a rapporté le Shanghai Daily lundi.

Les responsables locaux ont fermé l’usine dimanche et auraient saisi des produits qui utilisaient de la viande périmée, d’après un communiqué de l’administration en charge de la sécurité alimentaire.

Selon cet organisme, la police enquête et menace de «représailles sévères» pour des cas similaires à l’avenir.

McDonald’s a déclaré dans un communiqué avoir «immédiatement» arrêté d’utiliser la production de cette usine et le groupe de restauration Yum a indiqué que ses restaurants KFC et Pizza Hut avaient également cessé de servir de cette viande.

KFC avait déjà rencontré des problèmes en 2012 quand des niveaux indus d’antibiotiques avaient été découverts dans ses poulets.

La Chine a été ébranlée par une série de problèmes de sécurité alimentaire dus à l’application laxiste de la réglementation en la matière, et aux stratégies de certains producteurs pour la contourner.

L’un des plus gros scandales remonte à 2008, lorsqu’il a été avéré que de la mélamine, une substance toxique, avait été ajoutée à des laits pour bébés, tuant au moins six d’entre eux et rendant 300.000 personnes malades.

Le géant de la grande distribution américaine Walmart a indiqué au début de l’année qu’il renforcerait les inspections de ses fournisseurs chinois, après qu’il a été forcé de rappeler de la viande d’âne qui s’était avérée contenir du renard.

L’année dernière, la Chine a arrêté des centaines de personnes pour des délits liés à la sécurité alimentaire, notamment la vente de viande de rat et de renard étiquetée comme du boeuf et du mouton, après une campagne de répression de trois mois, a indiqué la police.

AFP

Publié par Libération.fr à http://www.liberation.fr/economie/2014/07/21/la-chine-ferme-une-usine-de-viande-fournissant-mcdonald-s-et-kfc_1067641

Agroalimentaire : inquiétude des salariés de l’abattoir Tilly-Sabco

L’avenir de l’abattoir breton de volailles Tilly-Sabco, un des principaux acteurs de la filière poulets à l’export, suscite l’inquiétude de ses quelque 340 salariés qui en appellent à l’Etat, son principal fournisseur ayant cessé l’approvisionnement en poussins en l’absence de garanties de paiement.

« Depuis le 28 juin, il n’y a plus de poussins mis en place chez les éleveurs par Nutréa », une filiale de la coopérative bretonne Triskalia, a expliqué à l’AFP Corinne Nicole, déléguée CGT de cet abattoir dont le principal marché est le Moyen-Orient où il fait face à la féroce concurrence du Brésil.

Les volailles étant élevées environ 45 jours avant d’être achetées par l’abattoir, « il n’y a rien de programmé en termes d’activité à partir de 11 août et jusqu’au 8 septembre », se désole Corinne Nicole. Au-delà, « il faudrait que Nutréa remette des poulets » à l’élevage, poursuit-elle.

« Voilà l’enjeu », pointe la déléguée syndicale, selon laquelle Tilly-Sabco, basé à Guerlesquin (Finistère) « fait vivre au total 1.000 emplois directs ».

« A partir du moment où on n’a pas de vision de paiement des poulets, on préfère ne pas les mettre en place chez les éleveurs », justifie la direction de Nutréa, seul fournisseur de Tilly-Sabco.

Selon Mme Nicole, Nutréa serait « prêt à s’engager s’ils ont des garanties de l’Etat sur le paiement ».

Les salariés de Tilly-Sabco — qui n’en sont pas à leur première manifestation — mais aussi des éleveurs, qui partagent la même inquiétude, se sont mobilisés jeudi et ont notamment bloqué les voies de chemin de fer à Guingamp. Ils prévoient mardi après-midi une nouvelle action, encore secrète, avant une réunion en préfecture de Région, à Rennes, programmée mercredi, selon Mme Nicole.

Les difficultés de Tilly-Sabco, dont 80% de la production est destinée au Moyen-Orient, principalement dans la péninsule arabique, remontent à la suppression au milieu de l’année 2013 des aides européennes à l’exportation pour les poulets congelés — les restitutions — qui soutenaient la filière à hauteur de 55 millions d’euros par an.

- Filière malade -

Les deux groupes français Doux — lui-même touché ces deux dernières années par de graves difficultés — et Tilly-Sabco, étaient les derniers à toucher ces subventions en Europe. Celles-ci leur permettaient de supporter le différenciel de compétitivité avec le Brésil, principal concurrent des Français sur le marché du poulet congelé destiné au Moyen-Orient, un différenciel dû notamment aux coûts de production, aux normes sanitaires et aux parités monétaires.

La France a dégagé, fin 2013, 15 millions d’euros afin d’aider la filière « poulet export » à gérer la fin de ces subventions européennes. De son côté, Tilly-Sabco a récemment bénéficié d’une avance de 4 millions d’euros remboursables de la part de l’Etat, du Conseil régional de Bretagne et de la CCI de Morlaix.

Pour Corinne Nicole, c’est « toute la filière export qui est malade du fait de la concurrence » internationale. « On ne règlera pas le problème de Tilly-Sabco si on ne règle pas le problème de la filière export », analyse-t-elle.

En attendant, il est nécessaire que le gouvernement français redistribue une part de la PAC à la filière volailles, estiment les intéressés. Une aide, plaide-t-on chez Tilly-Sabco, qui serait versée aux producteurs, ce qui permettrait à l’abattoir d’acheter moins cher le poulet vivant et de conserver ainsi les parts de marché sur le Moyen-Orient.

Corinne Nicole évalue le montant de l’aide nécessaire à « 60 millions d’euros par an, pour toute la filière », le temps qu’elle « se restructure, trouve des solutions pour se passer un jour des aides ».

Pour elle, l’enjeu est de taille: « la filière volaille export représente entre 12 et 15.000 emplois directs et indirects en Bretagne », affirme-t-elle.

publié par boursorama.fr à http://www.boursorama.com/actualites/agroalimentaire-inquietude-des-salaries-de-l-abattoir-tilly-sabco-6838089dccd4d2ba25b0dd8c81bd6e5a

source: Agroalimentaire : inquiétude des salariés de l'abattoir Tilly-Sabco dans - Bretagne afpCopyright © 2014 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

L’agroalimentaire à l’offensive contre l’étiquetage des OGM aux Etats-Unis

WASHINGTON, 06 fév 2014 (AFP) – L’industrie agroalimentaire américaine a lancé jeudi une nouvelle offensive pour défendre les OGM, contenus dans 80 % des aliments aux Etats-Unis, rejetant avec force tout étiquetage obligatoire.

Cette initiative menée par une coalition d’organisations agroalimentaires intervient alors qu’une bataille sur l’étiquetage des organismes génétiquement modifiés (OGM) bat son plein dans le pays. Les projets de lois se sont multipliés dans une vingtaine d’Etats en faveur de labels signalant au consommateur que tel ou tel produit en contient. Un tel étiquetage est obligatoire dans une soixantaine de pays dans le monde.

La coalition formée de 29 membres dont la puissante Grocery Manufacturers Association, qui représente les grands groupes agroalimentaires et agrochimiques américains, lance un appel au Congrès « pour rapidement trouver une solution au niveau fédéral qui établirait des normes de sécurité et d’étiquetage des aliments et des boissons produits avec des OGM ». « Une solution fédérale à la question de l’étiquetage des OGM renforcerait la confiance des consommateurs dans la sûreté des aliments aux Etats-Unis, en réaffirmant le rôle de l’Agence des produits alimentaires et des médicaments (FDA) comme seule autorité nationale sur l’étiquetage de ces produits », a fait valoir lors d’une conférence de presse Martin Barbre, le président du Groupement américain des producteurs de maïs. Une telle approche dissiperait « la confusion et l’incertitude d’un patchwork de lois de 50 Etats sur la sûreté et l’étiquetage des OGM », estime la coalition.

Celle-ci propose de rendre obligatoire un examen par la FDA de la sûreté de nouvelles technologiesd’OGM avant qu’elles puissent être commercialisées. Aujourd’hui, l’agence se contente de prendre pour argent comptant ce que déclarent les entreprises, sans contre-vérification.

« LES OGM SONT NÉCESSAIRES »

Concernant les OGM, la coalition propose un étiquetage obligatoire seulement si les autorités constatent qu’un de ces produits pose un risque pour le consommateur. En revanche, insistent les groupes agroalimentaires, « il n’y a aucune raison d’imposer un étiquetage pour tous les produits OGM jugés sûrs », soit la quasi-totalité.

La coalition propose en outre que la FDA établisse des normes fédérales pour les sociétés qui volontairement étiquetteraient leurs produits pour indiquer la présence ou non d’OGM. Enfin, elle demande à ce que la FDA « définisse le terme « produit naturel » » pouvant être appliqué par les sociétés agroalimentaires à leurs produits, permettant de créer un cadre légal de référence pour l’industrie et les consommateurs. « Aujourd’hui, 80 % de notre alimentation contient des OGM dont le maïs et le soja, et il n’y a pas une seule étude scientifique qui montre que ces aliments sont différents des autres », a souligné devant la presse Pamela Bailey, présidente de la Grocery Manufacturers Association.

« Les lois régissant la sûreté et l’étiquetage de nos aliments ne devraient pas être décidées par des campagnes politiques ou des législatures des Etats mais par la FDA », a-t-elle aussi martelé. « Les aliments produits avec des OGM sont sûrs et présentent nombre de bienfaits importants pour le public et la planète », a dit Pamela Bailey, précisant que les cultures OGM nécessitent moins d’eau et de pesticides.

« Avec une population mondiale qui devrait passer de sept à neuf milliards de personnes d’ici 2050, nous aurons besoin de produire 70 % d’aliments en plus et les OGM sont nécessaires », a-t-elle ajouté.

Selon un sondage du New York Times fin 2013, 93 % des Américains sont favorables à l’étiquetage des OGM. Pour Andrew Kimbrell, directeur du « Center for Food Safety », un groupe de défense des consommateurs, cette nouvelle coalition de puissants intérêts est une nouvelle tentative pour contrecarrer les pressions en faveur de l’étiquetage des OGM. « Ils savent que le mouvement dans le public en faveur de l’étiquetage des OGM grandit et que ce n’est qu’une question de temps », a-t-il ajouté dans un communiqué.

Andrew Kimbrell rappelle que ces sociétés agroalimentaires ont dépensé près de 70 millions de dollars en Californie et dans l’Oregon pour faire échouer des projets de lois rendant obligatoire l’étiquetage. Cette question est également un point épineux des discussions entre les Etats-Unis et l’Union européenne sur la création d’une zone de libre échange transatlantique.

Publié par Terre-net à http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/economie-social/article/l-agroalimentaire-a-l-offensive-contre-l-etiquetage-des-ogm-202-97974.html

Les réseaux sociaux en Chine

La Chine est de plus un des pays où les réseaux sociaux sont le plus développés car les Chinois ont besoin de rester constamment connectés à leurs connaissances et leur communauté. Il existe un large paysage dans les réseaux sociaux Chinois avec des utilisations et des interfaces différentes.

Avec presque 600 millions d’internautes, la Chine est un des pays les plus connectés. Mais avec la censure du gouvernement Chinois, le « Great Firewall », la Chine a développé ses propres entreprises web, ses propres applications et ses propres réseaux sociaux.

La Chine est de plus un des pays où les réseaux sociaux sont le plus développés car les Chinois ont besoin de rester constamment connectés à leurs connaissances et leur communauté. Il existe un large paysage dans les réseaux sociaux Chinois avec des utilisations et des interfaces différentes.

Nous verrons d’abord comment se classifient les médias sociaux en fonction de leurs fonctionnalités avec un graphique présentant les principaux médias sociaux. Puis nous vous présenterons les principaux réseaux sociaux Chinois, les entreprises qui les ont créés, ainsi que leur développement dans le pays

Le diagramme du paysage des médias sociaux en Chine

Les réseaux sociaux en ChineLes réseaux sociaux en Chine. Source CIC

La partie « functional networks » correspond aux plateformes fonctionnelles qui servent de support à d’autres plateformes ou qui ont été intégrées dans d’autres plateformes. Cela incluse les sites de questions-réponses, les blogs, les wiki, et les LBS (Location-based services). On y trouve les sites appartenant à Baidu, tels que Baidu Zhidao (questions réponses) et Baidu Baike (l’équivalent de Wikipédia).

La partie « Core Networks » correspond aux principaux médias sociaux chinois qui représentent le nerf de la guerre entre les grosses entreprises du web. En effet on y trouve les microblogs, comme Weibo, les messageries instantanées, comme QQ, les plateformes sociales mobiles, comme Wechat, les sites de partage de vidéos et musiques, comme Youku, les forums, comme Baidu Tieba, l’e-commerce comme Yihaodian, et les SNS (social network services), comme renren (l’équivalent de facebook).

Il est important de noter que les plateformes mobiles sociales sont un élément important nouveau dans ce paysage, car Wechat par exemple, crée en 2011, a déjà 236 millions d’inscrits en Chine et 400 millions dans le monde.

La partie « Value-added social networks » correspond aux plateformes principales, mais avec des services ajoutés. Cela inclus le social commerce, les agrégateurs sociaux, les plateformes de « social gaming » et les moteurs de recherche sociaux comme Bing et Siri.

Enfin, la partie « emerging/niche networks » correspond à des plateformes relativement indépendantes ou qui ciblent des marchés de niche. Cale inclus les sites de voyage, les petits blogs, les sites de rencontre, les réseaux professionnels (l’équivalent de LinkedIn), les sites de partage de photos, et les télés sociales.

Il est important pour une marque de connaître ces principaux sites et leurs utilisations. Mais intéressons nous plus particulièrement aux principaux réseaux, ou en tout cas à ceux qui marchent le mieux en Chine.

Les principaux réseaux sociaux Chinois

Olivier Verot, Fondateur de l’Agence Marketing ChineOlivier Verot, Fondateur de l’Agence Marketing Chine

Weibo

Avec plus de 500 millions d’utilisateurs et 50 millions qui sont actifs chaque jour, Weibo est pour l’instant le leader dans les réseaux sociaux Chinois. Il est souvent comparé à Twitter, mais c’est en fait un mélange entre Facebook et Twitter, puisqu’il est beaucoup plus riche que ce dernier. En effetil a des fonctionnalités qui permettent de créer des fils de discussion, l’utilisateur peut partager des photos et des vidéos plus lourdes que sur nos réseaux occidentaux ; on peut écrire plus de choses que sur Twitter puisqu’avec 140 caractères on écrit plus de choses en chinois qu’en français ou qu’en anglais… Bref, il est en fait assez différent de TWitter.

Il est également très influent en Chine puisque 70% des utilisateurs pensent que les informations de Weibo sont fiables, contrairement aux médias traditionnels Chinois qui sont contrôlés par le gouvernement.

Weibo est bien évidemment également censuré mais les weibonautes réussissent parfois à contourner la censure en inventant des synonymes, ou en relayant les informations très vite. La rapidité et l’influence de ce réseau sont telles que le gouvernement a crée une loi récemment interdisant de créer des « rumeurs » sur les réseaux sociaux. Ainsi un adolescent de 16 ans a déjà été arrêté en Chine pour cette raison.

Weibo a été crée en 2009 par Sina, qui est une grosse entreprise du web qui a eu un chiffre d’affaires de 366 millions d’euros en 2011.

Wechat ou Weixin en Chinois

Crée en 2011 par Tencent, la plus grosse entreprise web chinoise, Wechat possède déjà plus de 236 millions d’utilisateurs en Chine et plus de 400 millions dans le monde. C’est un réseau social sur mobile, qui est privé, contrairement à Weibo, et où l’utilisateur partage des informations avec ses connaissances.

Tencent avait un chiffre d’affaires de presque 7 milliards de dollars en 2012, et c’est la plus grosse entreprise du web Chinois. L’entreprise avait également crée QQ, une plateforme de messagerie instantanée qui avait encore presque 800 millions de comptes actifs en mars 2013. QQ est cependant plus populaire que Wechat, qui lui a été crée pour faire de la concurrence à Weibo, et qui cible plutôt les classes chinoises urbaines moyennes et aisées.

QZone

QZone est encore un réseau social de Tencent, crée en 2005, qui permet d’écrire des blogs, de partager et d’envoyer des photos, d’écouter de la musique, de tenir un journal… Il avait 600 millions d’utilisateurs en 2012 et il est 2ème dans le classement des réseaux sociaux par taux de partages, après Weibo. Les utilisateurs QZone mettent de plus leur profil à jour au moins une fois par mois.

En conclusion, le paysage des réseaux et medias sociaux chinois est un des plus riches du monde puisque, Internet étant censuré depuis plusieurs années, depuis la création du « Great Firewall », les entreprises Chinoises du web ont eu beaucoup de temps pour se développer en créant des systèmes adaptés à la société chinoise. Il est donc important quand une marque veut s’implanter en Chine de connaître ce paysage et ces réseaux, avec notamment les plus important et les plus influents tels que Weibo, et ceux qui se développent très vite tels que Wechat. Sur ces réseaux les entreprises peuvent accroître leur visibilité, faire du buzz pour faire parler d’elles, utiliser les leaders d’opinion pour attirer des fans et des consommateurs…

Pour en savoir plus n’hésitez pas à lire l’article sur le marketing sur Weibo, et celui sur les 10 raisons d’être présent sur les réseaux sociaux chinois.

Auteur : Olivier Verot, Fondateur de l’Agence Marketing Chine

publié Par  le 15 octobre 2013 à http://www.marketing-professionnel.fr/tribune-libre/chine-reseaux-sociaux-chinois-201319.html?utm_campaign=20131017-nonabonnes&utm_source=20131017-nonabonnes&utm_medium=20131017-nonabonnes

Silk Road : le FBI ferme un supermarché du crime en ligne

Le chiffre d’affaires de Silk Road, une place de marché virtuelle où l’on pouvait acheter de la drogue avec des bitcoins, s’est approché de 1,2 milliard de dollars en deux ans et demi.

Silk Road était devenue la place de marché criminelle la plus sophistiquée sur Internet, selon le FBI - Copie d’écran présentée sur le site Wikipedia.

Silk Road était devenue la place de marché criminelle la plus sophistiquée sur Internet, selon le FBI – Copie d’écran présentée sur le site Wikipedia.

Terminus pour la route de la Soie. La place de marché en ligne « Silk Road » a été fermée par le gouvernement américain au début de la semaine, et son gérant Ross William Ulbricht a été arrêté mardi à San Francisco. Cet homme de 29 ans est accusé de conspiration en matière de trafic de drogues, de piratage informatique et de blanchiment d’argent. Le juge de la cour fédérale de Manhattan a également déclaré qu’Ullbricht avait tenté de faire tuer une personne qui essayait de le faire chanter.

« Silk Road est devenue la place de marché criminelle la plus sophistiquée et la plus étendue sur Internet aujourd’hui », a déclaré un agent du FBI. En effet, de janvier 2011 à septembre 2013, cet « eBay du vice » a amassé environ 1,2 milliard de dollars de chiffre d’affaires, dont 80 millions de commissions pour The Silk Road. On pouvait y trouver un gramme de cocaine pour l’équivalent de 127 dollars, du LSD, des amphétamines, de l’héroïne, ou bien engager un tueur à gage dans plusieurs pays. Il était également possible de faire appel à des hackers pour des travaux de piratage en tout genre, ou d’acheter des virus informatiques.

La galaxie du « Dark Net »

Ce supermarché du crime a pu fonctionner pendant 2 ans et demi parce qu’il était invisible pour la plupart des internautes. En effet, The Silk Road fait partie du « Dark Net », un « Internet de l’ombre » auquel on ne peut pas accéder en tapant un mot-clé sur Google. Il faut utiliser Tor, un service gratuit qui permet de dissimuler son identité, et un logiciel opensource issu des laboratoires de recherche de la Navy. On se connecte de façon anonyme via des « tunnels » virtuels, sans laisser de traces.

L’autre élément-clé du succès commercial de Silk Road est l’usage exclusif d’une devise virtuelle, le bitcoin. Cette monnaie cryptée non émise par une banque centrale, qui est également utilisée pour des transactions parfaitement légales, est convertible en devises sonnantes et trébuchantes. Il y aurait près de 12 millions de bitcoins en circulation quatre ans après la création de cette monnaie virtuelle par un groupe de développeurs informatiques. Le bitcoin valait 142 dollars avant mardi. Le cours a chuté à 110 dollars immédiatement après l’arrestation de Ross Ulbricht. Hier, après la médiatisation de l’affaire, il était descendu à 85 dollars.

Par Solveig Godeluck

Source: Les Echos à http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0203043968525-silk-road-le-fbi-ferme-un-supermarche-du-crime-en-ligne-613189.php?xtor=EPR-101-[NL_13h]-20131003-[s=461370_n=3_c=304_]-1228232@2

 

 

 

 

Allergies alimentaires : Nestlé veut breveter une plante médicinale

Allergies alimentaires : Nestlé veut breveter une plante médicinale
(Crédit photo : digital cat – flickr)
Le géant de l’agroalimentaire a déposé une demande de brevet pour utiliser la Nigella sativa. Problème : les ONG indiennes contestent sa légitimité à revendiquer des droits sur une plante de leur médecine traditionnelle.

Nestlé souhaite breveter un extrait de la fleur du fenouilNigella sativa. L’enjeu : avoir l’exclusivité de la commercialisation de ce produit qui permettrait de réduire les allergies alimentaires. Depuis le début des années 2000, le géant de l’agroalimentaire investit en effet dans la recherche sur les aliments médicalisés. Ce marché en plein essor a été estimé à 8 milliards d’euros en 2013. Une stratégie similaire à celle des laboratoires pharmaceutiques ayant recours aux brevets pour protéger ses innovations médicales.

Nestlé revendique ainsi devant l’Office européen des brevets (OEB) la découverte des propriétés de lathymoquinone pour réduire la réaction allergique. La demande de brevet couvre également l’utilisation des extraits de fleur de fenouil, dans lesquels cette molécule est présente en très forte concentration. De fait, la découverte d’un produit naturel limitant les allergies alimentaires représente un marché potentiel considérable : Nestlé cite des études scientifiques montrant qu’un tiers de la population aurait des allergies alimentaires ou une hypersensibilité à des aliments allergènes. Autant de consommateurs pour ses produits.

Aucune innovation justifiant un brevet

Encore plus intéressant, Nigella sativa, appelé aussi cumin noir, est déjà largement utilisé dans l’alimentation. Des extraits peuvent être ajoutés directement dans les aliments, sans avoir recours ni à des études toxicologiques, ni à des produits de synthèse. Nestlé se félicite ainsi de pouvoir utiliser ce produit dans sa gamme NaturNes pour bébé d’origine 100% naturelle.Déposé en 2009, le brevet n’a pourtant toujours pas été accordé par l’OEB. En cause, les nouvelles pièces portées au dossier par l’Inde. La base de données indienne sur les savoirs traditionnels, Traditional Knowledge Digital Library (TKDL), contiendrait en effet plusieurs exemples d’utilisation de Nigella sativa pour traiter les symptômes décrits par les chercheurs de Nestlé. Pour le directeur de la TKDL, les laboratoires du groupe n’ont fait preuve d’aucune innovation justifiant un brevet. Si Nestlé reconnaît que la thymoquinone présente dans le fenouil est utilisée à des fins médicales depuis deux mille ans, il revendique néanmoins l’exclusivité des travaux sur allergies alimentaires… Il revient aujourd’hui à l’OEB de trancher.

Propriétés pour traiter les allergies respiratoires

Plusieurs ONG spécialisées dans les questions nord-sud suivent le dossier de près. Pour François Meienberg, de l’organisation suisse la Déclaration de Berne, l’action de l’Inde devrait empêcher la demande de Nestlé d’aboutir : « Le cas s’est déjà produit en 2010 pour des brevets concernant certaines vertus médicinales du Rooibos, une plante sud-africaine. » Nestlé avait finalement retiré ses demandes, faute de preuves suffisantes sur l’innovation de ses brevets.L’ONG Third World Network, basée en Thaïlande, va plus loin. Cette organisation qui assure une veille sur les questions de biosécurité a recensé les recherches scientifiques faites au Moyen-Orient et en Asie sur l’utilisation médicale de Nigella sativa. Or, plusieurs études mettaient déjà en évidence les propriétés de cette plante pour traiter les allergies respiratoires.

Les ONG ont une autre accusation en tête : la biopiraterie pour non-respect de la Convention sur la biodiversité (CBD). D’autant que Nestlé s’est engagé à respecter le protocole de Nagoya, qui régule l’accès et le partage des ressources génétiques et des savoirs traditionnels. Mais pourNigella sativa« le cas est complexe », explique François Meienberg : la plante est utilisée dans de nombreux endroits du globe et il n’existe donc pas une communauté ou un pays légitime avec lequel négocier le partage des bénéfices liés à l’utilisation de cette plante.

Allergies alimentaires : Nestlé veut breveter une plante médicinale dans - climat politique Novethic_logo-4f113-10-1fd9dCet article de Magali Reinert a été initialement publié le 19 août 2013 sur Novethic, le média expert du développement durable.

source: http://www.terraeco.net/Allergies-alimentaires-Nestle-veut,50843.html

 

Les légumes asiatiques lourdement contaminés aux pesticides

06/2013

Les légumes asiatiques lourdement contaminés aux pesticides

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On savait déjà que les cultivateurs asiatiques qui travaillent massivement pour l’export ont la main lourde en matière de produits phytosanitaires (insecticides, herbicides et fongicides, engrais). Mais c’est la Suisse qui enfonce le clou : un laboratoire confirme la pollution massive et les Autorités sanitaires suisses ont réagi en retirant du marché nombre de légumes importés d’Asie, trop chargés en pesticides.

L’agriculture asiatique : trop de pesticides et fongicides

PesticidesInsecticides, herbicides et fongicides affectent non seulement l’environnement mais aussi la santé humaine. En consommer n’est pas sans conséquence et pourtant, tous ceux qui mangent des légumes qui proviennent de Chine ou d’Asie le font. Or cette zone est devenue une grande zone exportatrice pour bien des produits, comme notamment les champignons qui sont abondamment couverts de pesticides.70% de la consommation de champignons de Paris en France proviennent de Chine et de ses 10 millions d’éleveurs !

En 2012, Greenpeace avait trouvé 29 pesticides dans le thé des Chinois. Il n’y a pas de débat. Comme le confirme l’ONG Food Sentry: les aliments d’origine chinoise sont bien ceux qui posent le plus problème en termes de pollution aux pesticides, malgré une politique qui officiellement cherche à les limiter depuis 2007.

Un rapport qui fait peur : 1 légume sur 4 retiré du marché

Un laboratoire cantonal de Zurich a jeté un froid* et bien qu’on ne veuille pas être trop alarmiste sur consoGlobe, il nous parait important de le partager avec vous :

pesticides-toxique-danger>Sur 230 légumes exotiques prélevés directement aux frontières suis à des fins d’analyse, 63 ont été retirés du marché (27%) à cause de teneurs en pesticides excessives.

Pire, les Autorités sanitaires ont considéré que les légumes pouvaient représenter un danger pour la santé dans 7% des cas !

Le chimiste genevois, Patrick Edder, explique la gravité de la chose et que «les dépassements sont énormes. Il n’est pas rare d’observer des valeurs qui 10 fois ou même 100 fois supérieures aux normes admises». La Confédération suisse a réagi très vite et décidé de renforcer ses contrôles aux frontières.

Les pesticides de plus en plus décriés

L’impact négatif des pesticides sur la santé humaine fait toujours l’objet de débats parmi les chercheurs. Car l’enjeu économique est énorme. Le marché mondial s’élevait en 2011 à 33 milliards d’euros (44 mds $) :

On avait cru un moment, en 2001, à un léger mieux car il y avait un peu moins de pesticides dans nos légumes.  Mais, un récent rapport alarmiste a montré qu’en matière de pesticides, nous sommes plus exposés en France qu’ailleurs.

Developpement durable articleD’où l’importance d’améliorer l’estimation des réels dégâts causés par les pesticides. Le rapport de l’Inserm du 13 juin dernier a dévoilé une étude de grande ampleur qui fait le point sur l’ensemble des connaissances internationales actuelles. C’est déprimant ! Sa conclusion est accablante :  l’exposition à des pesticides, qui s’accumulent dans le sang, «conduit à des augmentations de risques significatives pour plusieurs pathologies», au nombre desquelles figurent les cancers, les maladies du sang, les troubles neurologiques et les malformations.

etoilePlus que jamais, il faut savoir d’où viennent les fruits et légumes que vous achetez et d’interroger votre producteur préféré. Direction l’annuaire des Amap et des producteurs BIO. Bon appétit !

Publié par Consoglobe à http://www.consoglobe.com/legumes-asiatiques-contamines-pesticides-cg

 

Très chères données personnelles

La Data Protection Regulation est un projet de règlement européen visant à améliorer la protection des données personnelles des Européens.

 Un restaurant chic de Strasbourg, proche du Parlement européen. En ce jour d’avril, une quinzaine de convives déjeunent dans un salon privé. Il y a là deux députés, quelques assistants parlementaires, des fonctionnaires de la Commission, et face à eux, quatre membres de l’US Chamber of Commerce, association défendant les intérêts des entreprises américaines partout dans le monde – dont un senior manager arrivé tout droit de Washington.

Au menu du jour, un dossier hautement stratégique et très polémique : le Data Protection Regulation (DPR), projet de règlement visant à améliorer la protection des données personnelles des Européens quand elles sont stockées dans des bases de données ou qu’elles circulent sur Internet. Face aux fonctionnaires de la Commission qui défendent stoïquement leur projet, les Américains mènent une attaque sans merci.

Le DPR a été proposé en janvier 2012 par la commissaire à la justice, Viviane Reding, qui souhaite remplacer les règles disparates de protection de données personnelles actuellement en vigueur dans les 27 pays de l’Union par une loi commune. Pour toutes les démarches, un guichet unique sera instauré : si un internaute allemand est en conflit avec une entreprise basée en Irlande, il ne sera plus obligé de s’adresser à l’agence irlandaise de protection des données. L’agence allemande prendra son affaire en charge.

UN TRÉSOR DE 315 MILLIARDS DE DOLLARS

La Commission souhaite aussi renforcer la règle du « consentement explicite » : avant de s’emparer des données d’un consommateur, il faudra lui en demander la permission. Autre contrainte : la collecte de données sera autorisée uniquement pour servir les « intérêts légitimes » de l’entreprise, dans le cadre de son activité principale. Les entreprises de plus de 250 salariés devront nommer un « délégué à la protection des données ».

Par ailleurs, le DPR réaffirme le « droit à l’oubli » : chacun pourra demander que ses données soient effacées – dans les limites du raisonnable, car sur Internet une suppression totale est souvent impossible. A noter que ce droit ne concernera sans doute pas les données publiées volontairement par un internaute sur un réseau social.

En cas de violation des nouvelles règles, l’amende sera sévère : jusqu’à 2 % du chiffre d’affaires mondial de la société. Le DPR s’appliquera à toute entreprise étrangère visant les consommateurs européens, même si elle n’a pas de filiale enEurope.

Depuis un an, le projet est examiné par le Parlement. S’il voit le jour (probablement en 2014, pour une mise en application en 2016), il affectera tous les secteurs d’activité, publics et privés. Cela dit, les plus directement visés sont les sites Internet et les réseaux sociaux offrant des services gratuits, car leur business model repose entièrement sur la collecte et l’exploitation des données de leurs utilisateurs, pour établir des profils individualisés et envoyer des publicités ciblées. De même, les sites marchands et les applications pour mobiles ont développé des stratégies commerciales sophistiquées, fondées sur des fichiers clients mis à jour en permanence. Selon une étude américaine, les données personnelles des Européens représentaient en 2012 un trésor de 315 milliards de dollars.

UNE FORME SOURNOISE DE PROTECTIONNISME COMMERCIAL

Or, partout en Europe, ce marché est largement dominé par des sociétés américaines – GoogleFacebookAmazonAppleMicrosofteBay –, plus, en coulisses, des centaines d’autres moins connues, qui forment une nébuleuse très dense. Les Américains estiment donc avoir leur mot à dire dans cette affaire. Officiellement, ils sont favorables à l’harmonisation des lois nationales, qui simplifiera les démarches administratives – même si, en réalité, les géants de l’Internet ont su jouer des différences entre Etats : Facebook et Google ont installé leurs filiales européennes en Irlande, où la fiscalité est avantageuse, et où l’agence nationale de protection des données est peu active.

Pour le reste, ils rejettent l’essentiel du projet. Selon eux, ces mesures bureaucratiques sont en fait un nouveau type de « barrières non tarifaires » – une forme sournoise de protectionnisme commercial. Elles viendront alourdir les coûts de fonctionnement des entreprises du secteur, ce qui nuira à l’innovation, à l’investissement et à l’emploi. En particulier, le consentement explicite et le droit à l’oubli sont jugés irréalistes et passéistes.

En fait, le déjeuner de Strasbourg a un objectif précis. Les membres de l’US Chamber sont venus présenter un rapport très alarmiste sur l’impact du DPR, s’il était voté en l’état : diminution des échanges transatlantiques, baisse du PIB européen, et même chute du revenu des ménages pouvant atteindre 3,9 %… Les fonctionnaires réfutent ces chiffres avec force et accusent les auteurs du rapport de partialité, mais les députés et les assistants ont pris note. Puis les Européens s’en vont peu à peu, laissant aux membres de l’US Chamber le soin de payerl’addition pour tout le monde.

VASTE OFFENSIVE AMÉRICAINE

Ces rencontres, très fréquentes à Strasbourg et à Bruxelles, font partie d’une vaste offensive. Les grandes sociétés américaines ont embauché leurs propres lobbyistes, dont beaucoup ont fait une première carrière au sein des institutions européennes. Le responsable de la stratégie politique de Google à Bruxelles, Antoine Aubert, travaillait auparavant pour la Commission européenne. De son côté, pour diriger son bureau de Bruxelles, Facebook a embauché l’Allemande Erika Mann, qui fut députée européenne sociale-démocrate pendant quinze ans. Elle fut aussi présidente de l’association Transatlantic Policy Network, dont la mission est de « promouvoir les liens les plus étroits possibles » entre les Etats-Unis et l’Europe.

Parallèlement, plusieurs lobbies de l’industrie high-tech américaine, comme Techamerica ou Association for Competitive Technologies (ACT), ont ouvert des bureaux à Bruxelles – en général à moins de cinq minutes de marche du Parlement européen. Pour coordonner leur action contre le DPR, une quinzaine d’associations, y compris l’American Chamber of Commerce (filiale locale de l’US Chamber), se sont regroupées dans une nouvelle entité, baptisée Industry Coalition for Data Protection. Son principal porte-parole est l’Interactive AdvertisingBureau, regroupant des professionnels de la publicité en ligne américains et européens.

Le dispositif est renforcé par des instituts de recherche comme l’European Privacy Association, animés par des intellectuels européens, mais financés en partie par des entreprises américaines. Dans leurs publications, leurs conférences et leurs interventions médiatiques, ils relaient le message de leurs sponsors, avec plus ou moins de nuances.

QUATRE MILLE AMENDEMENTS AU DPR DÉPOSÉS

noter aussi l’action des grands cabinets d’avocats d’affaires anglo-saxons. Ainsi, la firme Hunton ESPERLUETTE Williams emploie à Bruxelles une dizaine d’avocats, dont cinq travaillent à plein temps sur des dossiers de protection des données.

Pour aller plus vite, les lobbyistes ont repris à leur compte une pratique classique : ils rédigent des propositions d’amendements prêts à l’emploi, qu’ils envoient aux eurodéputés jugés les plus favorables à leur cause – notamment les conservateurs et les eurosceptiques.

Le résultat est spectaculaire : en quelques mois, plus de quatre mille amendements au DPR ont été déposés, dont beaucoup sont directement inspirés de textes envoyés par les lobbyistes. L’ampleur du système a été mise au jour par le journaliste allemand Richard Gutjahr.

Avec l’aide d’un ami hacker, il a créé un moteur de recherche accessible sur Internet, baptisé « Lobbyplag » : « Grâce à l’aide discrète de quelques assistants parlementaires, nous nous sommes procuré des propositions d’amendements envoyées par les lobbies. Puis, nous les comparons, mot par mot, avec les textes des amendements déposés par les députés. » On découvre, par exemple, qu’un député britannique conservateur a déposé 55 amendements, dont 14 sont en fait des textes envoyés par Amazon, eBay et l’American Chamber of Commerce. Ils visent à supprimer les protections pour les données stockées sous pseudonyme, à baisser le montant des amendes en cas de violation du règlement, à faciliter le transfert de fichiers vers des sous-traitants, ou à limiter les droits des citoyens contre les profilages abusifs.

Cette pratique inquiète le député vert allemand Jan Philipp Albrecht, rapporteur du projet au sein de la commission des libertés civiles, chargée d’amender et devoter le texte :  »Plus de 80 % des propositions d’amendements arrivant de l’extérieur proviennent des entreprises, et principalement des géants de la Silicon Valley. » Il estime que, à la longue, le travail des lobbies s’avère efficace : « Ils sont si nombreux et si actifs que le même message semble arriver de partout à la fois. Cela crée une ambiance diffuse, qui influe sur l’état d’esprit général. » Selon lui, de nombreux députés du groupe PPE (centre droit), qui étaient favorables au DPR en 2012, sont devenus hésitants, ou hostiles. Les députés verts et socialistes, qui souhaitent au contraire un durcissement du projet, se retrouvent sur la défensive.

La commission des libertés civiles souhaite voter le texte amendé avant l’été, mais aucune date n’a été fixée. Commencera alors une nouvelle étape : les négociations entre le Parlement et le Conseil européen, pour arriver à un texte final. Certains Etats membres, notamment le Royaume-Uni et l’Irlande, souvent proches des positions américaines, semblent décidés à intervenir pour réduire les contraintes imposées aux entreprises.

Par ailleurs, le dossier du transfert transatlantique de données va être à nouveau abordé lors les négociations sur le nouvel accord général de libre-échange entre l’Union européenne et le gouvernement des Etats-Unis qui vont s’ouvrir cet été. Déjà, les lobbyistes du secteur privé se préparent pour ce nouveau combat.

Yves Eudes

Article à la Une du Monde.fr à http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2013/06/02/tres-cheres-donnees-personnelles_3422477_3208.html

 

Danone lance l’offensive en Chine sur les produits laitiers frais:

Danone lance l'offensive en Chine sur les produits laitiers frais: dans achats fusions reorganisations 061c6fdfe8a819776c19e9aaac486bfa-0-240-172-3068488

Le PDG de Danone Franck Riboud, le 26 avril 2012 à Paris

Le géant français de l’agroalimentaire Danone lance une offensive sur le marché en plein boom des produits laitiers frais en Chine en s’alliant aux mastodontes chinois Cofco et Mengniu, via la création de deux coentreprises dans lesquelles il va investir 325 millions d’euros.

Cette alliance, annoncée lundi, fait suite à une première tentative avortée de joint-venture en 2007 avec Mengniu, leader des produits laitiers en Chine.

Le projet n’avait alors pas obtenu les autorisations administratives nécessaires mais la porte était restée ouverte à une coopération future.

Danone s’était par ailleurs désengagé en 2009 au terme d’une longue bataille d’une coentreprise créée en 1996 avec le leader chinois de boissons Wahaha, le français accusant le fondateur et ex-PDG de Wahaha, Zong Qinghou, d’avoir dupliqué l’offre de Danone-Wahaha via une quarantaine de sociétés concurrentes.

Mais malgré ces déboires, la Chine, qui tire avec le Brésil l’industrie laitière dans le monde, reste un enjeu crucial. L’Empire du milieu est le quatrième marché de Danone et un axe d’autant plus prioritaire pour le leader mondial des produits laitiers (Activia, Danette, Taillefine…) et des eaux minérales (Evian…) que ses affaires reculent ou stagnent en Europe, où le groupe va supprimer 10% de ses effectifs.

« Combinaison gagnante »

Danone a réalisé en Chine en 2012 un peu plus de 6% de son chiffre d’affaires total, soit 1,3 milliard d’euros sur un total de plus de 20 milliards.

S’il capte déjà bien la demande de laits de qualité pour bébés qui explose en Chine, où les consommateurs restent traumatisés par le scandale du lait contaminé à la mélamine –c’est même ce qui a tiré les ventes de Danone au premier trimestre 2013–, et développe son activité d’eaux minérales, le groupe manquait en revanche de forces pour s’étendre dans les produits laitiers frais, un marché en plein développement.

Danone, qui réalise dans le monde 56% de ses ventes grâce aux produits laitiers frais, a ainsi plafonné en Chine à 25 millions d’euros en 2012 sur ce marché de 2 milliards d’euros.

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Le PDG de Danone, Franck Riboud, le 25 avril 2013 à Paris

D’où le choix de s’allier aux Chinois pour percer, comme l’ont fait plusieurs groupes français comme l’assureur Axa avec la plus grande banque chinoise ICBC ou encore par Suez Environnement, qui s’est uni à Beijing Enterprises dans le traitement des déchets en Chine.

Pour le PDG de Danone, Franck Riboud, « l’alliance des forces de Danone, de Cofco et de Mengniu constitue la combinaison gagnante ».

Avec deux volets. Danone va d’abord créer une première coentreprise avec le poids lourd public de l’agrolimentaire Cofco, actionnaire principal du leader des produits laitiers en Chine Mengniu. Danone en détiendra 49% et Cofco 51%.

L’opération permettra à Danone d’acquérir 4% du capital de Mengniu, créé en 1999 et coté à Hong Kong. Une part valorisée à environ 175 millions d’euros.

« Mais on a l’intention d’aller au-delà de 4% et de monter jusqu’à 10% dans les mois qui viennent. On croit dans le développement de cette société et on souhaite participer au processus de décision », a dit à l’AFP une porte-parole de Danone lundi.

D’autre part, Danone a signé un accord-cadre pour créer une autre coentreprise directement avec Mengniu, dédiée à la production et à la vente de produits laitiers frais en Chine et dans laquelle Danone et Mengniu mettront en commun l’ensemble de leurs actifs. Chiffre d’affaires proforma 2012: 500 millions d’euros. La part de marché de cette joint-venture, dont Mengniu détiendra 80% et Danone 20%, est « estimée à 21% et comptabilisera 13 usines en Chine », précise Danone.

« L’objectif premier sera de développer le produit BIO (Activia) », selon la porte-parole de Danone.

Le français compte profiter de l’expertise de Cofco dans l’agroalimentaire chinois et du vaste réseau de distribution de Mengniu — dont la part de marché sur les yaourts en Chine a atteint 16,8% l’an dernier selon Euromonitor, contre 1,6% pour Danone.

Mengniu table lui notamment sur la capacité d’innovation de Danone pour développer ses produits laitiers frais. Mais pour le leader chinois, s’unir au géant mondial Danone vise aussi à consolider son image, écornée depuis le scandale du lait à la mélamine en 2008 qui avait tué six bébés et en avait affectés 300.000 autres.

Mengniu et Cofco s’étaient déjà alliés en juin 2012 à l’européen Arla Foods, l’un des leaders mondiaux des produits laitiers et biologiques. Cette coopérative basée au Danemark, réunissant plus de 12.000 producteurs et qui vend pour 10 milliards d’euros dans une douzaine de pays.

L’alliance avec Danone n’aura « pas d’impact » sur le partenariat avec Arla Foods, a indiqué la PDG de Mengniu, Elaine Sun.

Vers 14H50 (12H50 GMT), le titre Danone était en hausse de 0,46% à 58,38 euros dans un marché en repli de 0,20%.

A la Bourse de Hong Kong, le titre Mengniu a terminé sur un bond de 10,40% à 27,05 HKD (2,7 euros) dans un marché qui a fini en hausse de 1,78%.

source: afp dans AGROCopyright © 2013 AFP

via Boursorama à http://www.boursorama.com/actualites/danone-lance-l-offensive-en-chine-sur-les-produits-laitiers-frais-061c6fdfe8a819776c19e9aaac486bfa

 

 

Climat des affaires : le « hit parade » des pays où exporter

Les changements sont positifs en Europe de l’Est et dans les pays du Golfe. L’Asie reste sûre.

La mort d’Hugo Chavez, la guerre au Mali et, encore aujourd’hui, la crise chypriote sont autant d’événements qui peuvent contrarier les projets d’exportation des patrons français. En publiant ce matin la carte 2013 des risques à l’exportation , l’américain Aon - numéro un mondial du courtage d’assurance -dévoile les grandes tendances qui ont émergé dans le monde ces derniers mois. Réalisée en partenariat avec l’économiste Nouriel Roubini, elle mesure le climat des affaires dans 163 pays émergents, à l’aune de 9 critères (lire ci-contre). Aon n’est évidemment pas le seul à publier ce type de cartes : de nombreux assureurs et organismes publics (Coface, Euler-Hermès, etc.) y travaillent eux aussi. Son avantage est qu’en tant qu’intermédiaire, il réunit le point de vue d’une grosse vingtaine d’assureurs, et non d’un seul.

Les changements sont très positifs dans deux zones du monde : l’Europe de l’Est et les pays du Golfe. Malgré un niveau de corruption encore important, la Macédoine et l’Albanie figurent parmi les pays ayant le plus progressé ces dernières années. « Les politiques de change et la dette souveraine présentent beaucoup moins de risques, tout comme la violence politique et la criminalité », indique le courtier dans une étude à paraître aujourd’hui. Paradoxalement, ces pays offrent des perspectives d’investissement parfois plus intéressantes que ceux proches de l’Union européenne, telles la Hongrie et la Roumanie, sous tutelle du FMI.

Les pays du Golfe constituent la deuxième bonne surprise de ce millésime. Oman, Bahreïn et les Emirats arabes unis figurent parmi la douzaine de pays qui améliorent leur note cette année. Malgré leur proximité avec certains foyers de tension - le Yémen notamment -, ils deviennent un « hub d’échange international », explique Arnaud de Froideval, directeur du département des risques politiques chez Aon. Un petit miracle, lorsque l’on observe la situation des autres pays du Moyen-Orient et d’Afrique. C’est incontestablement la zone qui régresse le plus cette année : parmi la douzaine de pays qui se font rétrograder, la moitié se trouvent en Afrique (Cameroun, Tchad, Ethiopie, Madagascar, Mali, Namibie). Les révolutions arabes n’ont pas encore permis d’améliorer le climat des affaires en Egypte, en Tunisie et en Lybie. « La transition politique prend beaucoup plus de temps que nous le pensions », explique Arnaud de Froideval. La guerre en Syrie a par ailleurs accru les sources de tension en Jordanie, en Turquie et au Liban, notent les auteurs de l’étude.

Un visage très contrasté

L’Amérique du Sud présente un visage très contrasté. L’Argentine, qui a remis en place un contrôle des changes en 2011, offre un climat peu favorable aux exportations. Les fonds vautours - notamment américains -qui tentent de récupérer leur mise, dix ans après la restructuration de la dette argentine, contribuent à accroître la méfiance du pays à l’égard des acteurs étrangers. Comme en Bolivie, « les politiques publiques sont moins propices aux affaires, l’ingérence politique augmente (…) et les expropriations d’entreprises étrangères se poursuivent ». Le Chili, la Colombie et le Pérou font le chemin inverse : portés par l’envolée du prix des matières premières, ils ouvrent leur économie, dopent la demande intérieure et améliorent leurs institutions.

A quelques exceptions (Corée du Nord, Birmanie, etc.), l’Asie reste la zone la plus sûre pour investir. Le courtier d’assurances adresse un satisfecit tout particulier à l’Indonésie et aux Philippines, qui ont beaucoup amélioré le fonctionnement de leurs institutions et profitent d’un renforcement des échanges commerciaux en Asie du Sud-Est. L’exposition des banques chinoises à la mauvaise dette - produits titrisés, etc. -reste une menace pour les exportateurs français. Mais dans l’ensemble, l’Asie reste pour eux un excellent terrain de jeu.

Publié par Les Echos à http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202649032222-climat-des-affaires-le-hit-parade-des-pays-ou-exporter-550268.php?xtor=EPR-1500-[nl_8h]-20130319-[s=461370_n=2_c=204_]-1228232[_SDV]@1

 

Écrit par Lucie ROBEQUAIN , Les Echos, Correspondante à New York
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